La mémoire dans les poches - T. 1 de Luc BrunschwigEtienne Le Roux - 7 critiques

Série : La mémoire dans les poches - T. 1
Edition : Futuropolis/Gallimard
Pages : 88 pages en couleurs
Parution : juin 06
Auteurs : Luc BrunschwigScénaristeEtienne Le RouxDessinateur

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Par : MiaM Voir les critiques de MiaM (26 févr. 2008)

Dés lors ou je commence à aimer une bande dessinée , c'est lorsque sa couverture m'interpèle.Pour moi , une BD ne peut être que plus appréciée si les couleurs et expressions dont nous fait part le dessinateur , sont dotés d'un coup de crayons de maître.
Donc je n'hésiterais pas à vous dire que "la memoire dans les poches" est un ouvrage qui ne peut qu'apaiser notre appétit artistique coté couleurs et personnages que nous fait découvrir Etienne Leroux sur ces 88 planches ( en y incluant bien evidemment la couverture ).
Biensûr , il est evident qu'une BD ne peut-être totalement apprécier que par son dessin , son histoire se doit d'être interressante et c'est donc ainsi , que je peut vous affirmer que cette BD m'a totalement convaincu.
Luc Brunschwig , le scénariste , nous à déjà captivé grâce aux ambiances et intrigues de ses précédentes oeuvres , il est donc sûr que vous ne pouvez qu'apprécier celle-ci.

L'histoire parle d'un viel homme mélancolique , Sidoine , portant un jeune bébé lui -qui se trouve ne pas lui appartenir- en errant dans une banlieue populaire.Dés lors , notre curiosité est présente de même que celles des habitants , plus particulierement ceux d'un bistrot.A cet instant , Sidoine se voit contraint de lever le voile sur sa situation actuelle et ceci a l'aide de "mémoires" se trouvant "dans ses poches".
Ainsi , au fur et à mesure de cette lecture , nous découvrons de nouveaux personnages plus touchants les uns que les autres , notamment la femme et le fils de Sidoine , 3 situations qui se superposent et biensûr comment et pourquoi notre viel homme en est arrivé là.



En conclusion , Luc Brunschwig à su placer de l'intrigue et captiver la jeune fille que je suis , tout au long de son oeuvre, et d'ailleurs , ne la fait que plus interressante et appréciable par le dessin qui est dés plus sublime pour nos yeux.

Par : Coacho Voir les critiques de Coacho (31 déc. 2006)

Luc Brunschwig continue son exploration des mœurs de la banlieue française.
Je suis pour le moment perplexe quant à son inspiration pour le Sourire du Clown, tant la vie de cette banlieue me paraît fantasmée.
En revanche, il me semble que nous sommes plus près d’une certaine réalité avec cette première partie de l’histoire d’un homme qui garde sa vie et ses souvenirs sous la forme de papiers divers dans le fond de ses poches.
Le centre de l’histoire est justement celle de Sidoine, le mari de la figure locale qu’est Rosalie, qui se balade avec un très jeune enfant.
Mais le propos ne se limite pas à ça et, pour ceux qui connaissent bien le mode de fonctionnement de Luc Brunschwig, on se rend compte que c’est en fait le théâtre de situations psychologiques clairement définies qui finissent par exploser pour mieux en libérer leur saveur. Le délitement de la famille Létinal est d’ailleurs le support de cette démonstration que le temps et les épreuves finissent par avoir raison de tout, mais de l’amour le plus indéfectible.
Pendant presque 90 pages vraiment très belles et mises parfaitement en image par Etienne Le Roux, on vit au rythme de ce microcosme passionnant.
Parfois, il est vrai que le scénariste se laisse aller à son pêché mignon qu’est l’idéalisme, ou l’humanisme trop prononcé. Ce qui rend quelques scènes un peu trop naïves, et elles perdent ainsi, à mon sens, un peu de leur portée, ou de leur valeur.
De plus, l’orthographe hasardeuse qui parsème l’album n’est vraiment pas engageante, pour e pas dire repoussante.
Ceci étant, j’attends de voir la conclusion de cette histoire qui nous berce d’espoir et on souhaite un happy-end tant les personnages sont attachants.
Globalement bien joué, et un album qui devrait vous plaire.

Par : Quentin Voir les critiques de Quentin (11 sept. 2006)

Un vieil homme se promène avec un bébé dans les bras et cherche un sein pour le nourir. D'où vient ce bébé ? Asseyez-vous au bistrot du quartier et écoutez son histoire... Une histoire sympathique, mais qui pêche par un manque de crédibilité des personnages et par la situation croquignolesque qui ne convient pas vraiment à un sujet si grave. Je dois dire que j'ai été déçu, surtout au vu des critiques précédentes qui me laissaient espérer mieux.

Par : Philippe Belhache Voir les critiques de Philippe Belhache (30 août 2006)

"La mémoire dans les poches", tome 1. De Brunschwig et Le Roux. Futuropolis.

Luc Brunschwig parlait d'explorer de nouvelles voies, de nouveaux modes de narration. Et le moins qu'on puisse dire est qu'il ne déçoit pas, s'emparant pleinement de cette nouvelle liberté offerte par le Futuropolis new look. Avec ses airs tranquille de BD de papa, "La mémoire dans les poches" déroule sur plus de quatre-vingts pages l'histoire faussement ordinaire de la famille Letignac, chronique d'une famille petit à petit en situation d'imploser, sur fond de quotidien des banlieues. Une fable sur l'amour fou, rapportée sous forme d'une improbable confession de bistrot, par le père, un Sidoine Letignal en fuite avec un bébé qui ne lui appartient pas. L'amour excessif et "surprotecteur" d'une mère pour son fils unique qu'elle refuse de voir grandir, l'amour de ce même fils pour une jeune maghrébine en situation irrégulière.. Autant d'éléments qui fondent des comportements extrêmes. Et l'histoire de Sidoine Letignac, perdu entre sa femme et son fils, qui ne sait plus comment réagir, allant de maladresse en maladresse. Avec en surimpression, habilement mis en abyme, son passé d'enfant juif pendant la guerre. Brunschwig tisse sa toile avec patience, prend le temps de poser ses personnages, leur vie, leurs engagements, pour nous permettre de mieux les comprendre, avant de nous imposer leurs dérapages. Le tout avec un soucis du détail – tant dans le vécu de chaque protagoniste que dans leur quotidien - un travail sur la narration et un sens de l'histoire dans l'Histoire qui font parfois penser au travail de Didier Daeninckx, ce prince du polar engagé. Le trait d'Etienne Le Roux excelle à restituer l'univers urbain de "La mémoire dans la poche", dans un registre auquel il ne nous avait pas habitué. Un parti pris graphique qu'il maîtrise complètement, évitant l'écueil du simple rassemblement de "tronches" pour nous offrir des personnages habités. Cette première livraison est simplement une réussite. Et crée une belle attente pour la seconde, rien que pour voir où ce manipulateur roué qu'est Luc Brunschwig tente de nous amener.

Par : yvan Voir les critiques de yvan (22 juin 2006)

Le moment où je commence à apprécier une bande dessinée de Brunschwig, c’est quand je vois son nom apparaître sur la couverture. Le chien sur la magnifique couverture de cet album vous dira certainement qu’il s’agit là du réflexe de Pavlov, et il a probablement raison, car même si je ne sors pas en salivant de chez mon libraire quand j’achète un Brunschwig, j’en sors tout de même avec la certitude de passer un excellent moment au sommet du neuvième art.

C’est donc dans cette perspective pavlovienne que j’ai entamé la première partie de ce diptyque et il ne m’aura fallu que 2-3 planches pour me laisser emporter par ce nouveau récit de chez Futuropolis. Un éditeur où les papys font apparemment de la résistance pour l’instant, car après «Les petits ruisseaux», c’est à nouveau le troisième âge qui prend les avant-postes dans cette histoire.

Le papy en question s’appelle Sidoine Letignal et il a la mémoire dans les poches, car souffrant de troubles de la mémoire il doit user de copions pour rafraîchir ses souvenirs. C’est en se trimballant avec un nourrisson dans les bras au milieu d’une banlieue populaire, qu’il s’attire bien vite la suspicion du lecteur et des habitant. A l’aide de flash-backs habilement distillés il va tenter d’expliquer les événements qui l’ont conduit à se retrouver avec un enfant qui ne semble pas être le sien.

A l’aide d’une narration exemplaire, cette chronique sociale va prendre de la profondeur au fil des pages. Notre vision des faits et des personnages va s’étoffer, tout en gardant une partie suffisante du mystère pour le deuxième tome.

J’ai vraiment bien aimé le dessin d’ Etienne le Roux, un trait fin, des couleurs directes et des personnages expressifs. Le tout dans un album de 88 pages d’une qualité éditoriale (couverture, papier, etc) qui commence à devenir une image de marque chez Futuropolis.

Bref, un scénario mené une nouvelle fois de main de maître par Luc Brunschwig et pourvu d’un dessin superbe, chez un éditeur qui commence à faire office de bijoutier au sein du neuvième art.

Un éditeur qui me gâte en tant que fan de Brunschwig («Le Sourire du clown», «Après la guerre») et qui ferait bien d’offrir une bavette avec le prochain Brunschwig, car mon syndrome pavlovien devient de plus en plus aigu !

Par : Pierre-Paul Voir les critiques de Pierre-Paul (22 juin 2006)

A milles lieues du "Sourire du Clown" et pourtant si proche... Deux histoires très différentes, dans un monde si semblable: celui des banlieues, des laissés-pour-compte, de la pauvreté et de l'exclusion. Le terreau de beaucoup d'histoires de Brunschwig, en quelques sortes.
Celle-ci tombe à pic dans le climat actuel en Belgique, et dans une certaine mesure en France: comment ne pas penser à ce qui ressemble déjà à un "Julie & Melissa Bis" à Liège, comment ne pas penser aux églises squattées par des sans papiers à Bruxelles et ailleurs en lisant "La Mémoire dans les Poches" ?
La construction du récit est plaisante: c'est une histoire racontée par Mr Létignal, homme d'âge mur qui n'a plus toute sa mémoire, et son auditoire est pendu à ses lèvres en demandant des précisions quand ce n'est pas clair. En racontant, Mr Létignal est pris de "flash" rapportant à sa propre enfance. Là, on est un peu déçu parce que on n'apprend pas grand chose sur ces flash backs, je suppose que ce sera plus clair dans le tome 2. Rien à redire sur le dessin de Le Roux, de même que sur les couleurs. Cote globale: 4/5.

Par : herve Voir les critiques de herve (11 juin 2006)

Cette bande dessinée est véritablement prenante. Le dessin d'Etienne Le Roux est superbe. Et encore, je ne parle pas de la qualité éditoriale de cette bd (dessin, couverture, quatrième plat)... bref tout est réussi. Très beau livre de 88 pages !
Luc Brunschwig joue, comme souvent dans ses scénarii, entre le passé et le présent d'un même personnage, en l'occurence Sidoine, (et puis, après "les petits ruisseaux" de Rabatté, cela fait plaisir de voir les "vieux " à l'honneur), figure emblématique de sa cité. (Réminiscence du "sourire du clown" dans doute). En s'affranchissant du carcan des 48CC comme le définit JC Menu, en mettant en avant des personnages communs, pas très beaux, aux caractères ambigus et changeants (voir le père et la mère de Laurent), Brunschwig et Le Roux, signent là une oeuvre originale et émouvante.
Beaucoup de questions sans réponse dans ce premier volume notamment sur la petite enfance de Sidoine, pendant la guerre, enfance apparement traumatisante qui sans doute guide ses actions dans cette première partie. Une dernière chose, en achetant cet album, je me suis demandé "quelle drôle de titre !", et au fur et à mesure de la lecture, lorsque l'on voit ce petit bonhomme sortir de sa poche tant de papiers, on se dit "Ah, bien sûr!". Très beau livre à découvrir.


 


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