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Angoulême 2026
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heijingling
08/02 12:31
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"Il y a une BD de Florence Cestac tres amusante sur ca parue justement dans le fascicule offert lors d'une des Conventions de la BD sises a la Bastille et relatant l'aventure d'un collectionneur enrage qui met enfin la main sur le mythique numero du journal de Mickey paru en juin 1940 au moment de la defaite, un numero tres rare a trouver parait-il surtout en bon etat, le numero 296 si mes souvenirs sont bons."
Selon les miens, de souvenirs, il s'agit plutôt d'un rarrrissime numéro de Grospinson, qu'il trouve entre de très chers Rikiki et Patapon au pays des Trululus et Bebert et les Roploplos (Cestac a mis le doigt sur l'infantilisme débile des noms de personnages de BD FB d'entre les deux guerres).
"J'ai collectionné le journal de Spirou en recueil"
Tu fais bien de préciser, collectionner Spirou en recueils n'est pas la même chose que collectionner les fascicules, tâche autrement plus ardue.
"Comme expliqué dans le BDM, la collection est une affaire de génération. Je suis plutôt 4e, 5e , 6e génération et 6bis."
Cette histoire de générations, ça marche aussi pour le vin, les portes clés et les timbres, ou ce n'est valable que pour les produits culturels de masse?
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pm
(Heijingling) -
09/02 00:07
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Je ne sais pas qui a pu te dire ça mais c'est tout le contraire. Globalement c'est bien plus facile au numéro, les libraires d'anciens regorgent de ces anciens numéros qu'ils n'arrivent pas à vendre mais pour moi ce n'est pas lisible. Au numéros ils sont rangés dans des boites et ne sont jamais lus et rarement feuilletés. De plus il est courant que les numéros soient pliés. Le recueil a l'avantage d'avoir une couverture originale qu'il est agréable d'avoir au moins en très bon état. Le seul inconvénient des recueils est le massicotage mais je préfère quand même a une pliure centrale et a des boites de journaux.
Il n'y a quasiment plus de collectionneur au numéro, du coup même des très anciens ne se vendent pas bien chers. Entre un recueil à l'état neuf et les fascicules le rapport est souvent de un à dix au niveau du prix ( la cote officielle est moins radicale) un peu moins si aucun numéro n'est plié. Il va y avoir quelques exceptions comme le numéro un à l'état neuf ainsi que le numéros charnières, c'est à dire le numéro de début de recueil et celui de fin, car ils sont parfois abîmés ou manquants dans les recueils et ils servent à les restaurer. Il y a également le cas de quelques numéros spéciaux du journal Spirou car, bien souvent ils sont incomplets en recueils, en particulier quand le supplément n'était qu'encartés et non agrafés ( les premiers mini récots par exemple), donc oui ceux là il faut les trouver à part.
Lorsque j'étais libraire je me souviens avoir acheté des lots assez énormes au numéro pour une bouchée de pain lors d'une vente aux enchères, pas les tout premiers mais des années 50 à 72, quelque chose comme ça, et bien complet, pour un prix absolument ridicule. J'ai tout revendu mais très en dessous de la cote.
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pm
09/02 00:12
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L'histoire des générations de collectionneurs de bd vient du fait que généralement le collectionneur cherche à retrouver la madeleine de Proust de son enfance. Je suis, parait il, un rare cas à ne pas collectionner pour cette raison mais il faut quand même que ça me parle un peu. Et puis je ne connais pas tout et je ne collectionne pas tout, je me suis limité à ce que considère comme l'essentiel ,trois journaux, Spirou, Tintin et Pilote, mais on aurait pu ajouter Mickey, Vaillant, Robinson ...
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heijingling
09/02 07:54
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"Je ne sais pas qui a pu te dire ça mais c'est tout le contraire. Globalement c'est bien plus facile au numéro, les libraires d'anciens regorgent de ces anciens numéros qu'ils n'arrivent pas à vendre mais pour moi ce n'est pas lisible. Au numéros ils sont rangés dans des boites et ne sont jamais lus et rarement feuilletés. De plus il est courant que les numéros soient pliés."
Donc, déjà, puisqu'un collectionneur recherche le bon état, et puisqu'il est plus facile de trouver un recueil en bon état qu'un fascicule, collectionner les recueils est plus facile.
Mais de plus, un collectionneur recherche la complétude, or,durant les années 60, seul le cahier central des numéros spéciaux était repris dans les recueils, donc il faut trouver les fascicules à part. Ensuite, à partir du début des années 70 jusqu'à maintenant pratiquement un Spirou sur deux a un supplément non repris dans les recueils, donc à partir de cette période ils faut trouver les fascicules avec supplément, tâche des plus difficiles, bien plus que de trouver des recueils en excellent état.
Donc ceux qui collectionnent les Spirou en recueil et non à l'unité ne sont pas de vrais collectionneurs puisque -1 ils recherchent la facilité -2 ils ne sont pas complétistes.
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heijingling
(en remet une couche) -
09/02 07:57
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Puisque les recueils recueillent les fascicules, un collectionneur d'EO va rechercher les fascicules autant sinon plus que les recueils.
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pm
(Heijingling) -
09/02 10:19
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puisqu'il est plus facile de trouver un recueil en bon état qu'un fascicule
À nouveau c'est faux, les recueils sont souvent frottés, pas les journaux. En fait tu énonces des trucs sans savoir et il se trouve que tu tapes à coté. Et tu as la loi de l'offre et la demande, une très grosse offre pour les journaux et quasi pas de demande.
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Quels albums achetez-vous ?(33)
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Kipkool
(glinggling) -
08/02 13:57
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"Ercol(e)", c'est uniquement lorsque j'essaie de passer pour un grand séducteur italien.:-D Bref, c'était une erreur dans le journal Spirou.
Merci pour ton appréciation du dernier chapitre.
Pour le grimoire, puisque la mamie possède une édition ancienne, il m'a semblé logique que les nouvelles formules y soient ajoutées tous les x temps (ou temps x, n'est-ce pas, cher Igor?).On n'en est pas non plus à la 1247e édition.
Pour le terme "créatif", j'en reparle au début du tome 3 (aucun lien avec S. Daney dont j'avais complètement oublié l'existence). :-) Et à la fin du tome 3, je reviens aussi (de manière ô combien subtile) sur le fait que Pym a continué à utiliser le mot "mamie" après la fameuse révélation.
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helmut perchu
(suzix 128) -
08/02 18:45
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Lu. Vieillot et grotesque. Pas un seul personnage un peu attachant. Aucun intérêt.
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herve
08/02 22:09
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le décalogue : intégrale Frank Giroud & Cie
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heijingling
(Erkol) -
09/02 09:58
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Tant que j'y suis, je mets tout ce que j'ai écrit dans ma chronique des numéros de Spirou concernant ta série, chapitre par chapitre donc:
" -1: le début d’une nouvelle série jeunesse fantastique (tiens donc...), de nouveaux venus, le scénariste Fuat Erkol, qui met en scène des personnages de parias avec Pym, qui donne son nom à la série, jeune orphelin élevé dans les bois par sa grand’mère, situation des plus classiques, mais auquel il adjoint un hibou grincheux qui ne peut voler et un cheval qui ne peut marcher sur quatre pattes. Si la dessinatrice Clémentine Bouvier a fait un hibou très disneyen, le cheval, de par sa strature, est plus original, et les couleurs directes de la forêt nocturne ou automnale donnent assez de force aux cases pour qu’elles puissent se passer de bord.
-2: Deuxième chapitre aussi de Pym et la forêt éternelle, avec un changement complet de décors et d’ambiance, puisque l’on passe de l’étrange quatuor de personnages dans une chaumière au fond d’une sombre forêt à un château royal peuplé de nobles aux costumes chatoyants et une patisserie aux gateaux qui le sont tout autant, et la dessinatrice coloriste Clémentine Bouvier se plait visiblement autant, avec ses couleurs informatiques et son dessin de toute une ville médiévale, dans un univers que dans l’autre.
-3: La couverture est une réalisation de Clémentine Bouvier, la dessinatrice de la nouvelle série Pym et la forêt éternelle, et le dessin informatique comme le dessin animé y sont très apparents, mais utilisés à bon escient, les personnages au centre délimités par un trait fin, les arbres proches par un trait flouté, et les arbres et buissons à l’avant et l’arrière plan non cernés de traits, comme les yeux lumineux observant les personnages, pour donner une sensation de profondeur et d’étrangeté, cette inquiétante étrangeté ainsi qu’écrit sur la couverture, terme consacré bien choisi, puisqu’il qualifie l’étrange dans le familier. C’est bien de cela qu’il s’agit dans cette histoire, puisque l’on apprend dans ce troisième chapitre que mamie Rose et les deux animaux parlant qui s’occupent de Pym lui cachent un secret de famille (on pouvait s’en douter). Deux secrets de famille même, puisqu’il y en aurait aussi un dans l’histoire que conte mamie Rose. Dans les planches, le dessin de Clémentine Bouvier reflète l'opposition entre deux mondes, le présent dans la forêt et le passé en ville, avec ses forts contrastes de couleurs et sa mise en scène allant de trois à six bandes par page. Elle confirme dans Bienvenue dans mon atelier son goût pour le médiéval fantastique, son intérêt pour le dessin d’animaux, la mise en couleurs, ainsi que le piédestal que représente toujours le journal de Spirou pour un auteur de BD. De jolis Jeux de Frédéric Antoine et Yoann Morin sont consacrés aux « quatre saisons de Pym ».
-4: On arrive au milieu de l’histoire de Pym (quatrième chapitre sur sept), avec un changement de décor et de couleurs et un découpage rapide pour une course poursuite dans la forêt, suivie d’une longue scène dialoguée avec un noble venu à la fois de la ville et de l’histoire racontée par mamie Rose dans le chapitre précédent, les mondes (ville et forêt, passé et présent) se rencontrent, ce milieu de l’histoire en est aussi un tournant, on y voit d’ailleurs pour la première fois ces hurleurs qui donnent leur nom à cet épisode, La nuit des hurleurs. Fuat Ercol et Clémentine Bouvier maitrisent bien leur narration. [...]Dans Tanis, une longue séquence dialoguée, dont la comparaison avec celles des autres séries (à suivre) de ce numéro peut être fertile. Stéphane Perger reste toujours en gros plan sur les deux personnages, pour donner du mouvement à la séquence uniquement en exprimant leurs gestes et mimiques, avec force champs-contrechamps. Lambil utilise tous les moyens traditionnels, varie les plans, large ou resserré selon les personnages s’exprimant, varie les cadrages, horizontaux ou en plongée, et fait des hors-champs, sur la rue ou sur des animaux. Quant à Clémentine Bouvier, elle varie peu les angles de vue (pas de champ-contre champ, une seule plongée et un hors champ, lorsque la conversation se termine) mais joue sur le zoom et la profondeur de champ. Trois générations, trois styles.
-5: Rebondissements en chaine dans le nouveau chapitre de Pym, lors d’une séquence nocturne en nuances bleutées réalisée par la dessinatrice et coloriste Clémentine Bouvier, le scénariste Fuat Ercol a créé une surprise, le brave Elliot n’étant qu’un monstre qui avait pris son apparence, surprise qui amène une révélation, mamie Rose est une « bien-née », soit une sorcière du monde de Pym, révélation qui va vraisemblablement en amener une autre, au vu de l’insistance sur l’âge de mamy Rose (deux remarques du hibou parlant et une de mamie Rose elle-même rien que dans ce chapitre).
-6: Dans Pym et la forêt éternelle, la grande révélation attendue arrive, dans un nouveau flash-back, maintenant que tout est mis en place, l’action commence enfin, par une attaque de créatures de cette forêt entourant la cabane du petit héros en devenir et de sa famille magique.
-7: Fin de Pym et la forêt éternelle en un volumineux chapitre de dix pages, pour laquelle je traite tout de suite de deux détails qui m’ont sorti de l’histoire, pour revenir ensuite sur une vue d’ensemble. Page 15 du journal (les planches ne sont pas numérotées) Rose, la grand’mère de Pym (qui ne l’est en fait pas, comme on l’a appris, mais que Pym continue à appeler mamie) parle d’une « vieille édition » d’un grimoire en précisant que ceux « d’aujourd’hui comportent quelques dizaines de pages supplémentaires ». Les intégrales avec bonus pour collectioneurs existaient donc déjà ? Puis elle parle des « créatifs » (les guillemets sont dans le phylactère) qui créent « de nouvelles formules à partir de formules déjà existantes » reprenant ainsi, dans la fonction et le nom, ces « créatifs » que Serge Daney opposait aux créateurs. Au final, Rose aura été la vraie héroïne de ce premier volume, par les secrets qu’elle retient ou distille, par tout ce qu’elle a donné à Pym, jusqu’au sacrifice dans un coup de thêatre final. Les auteurices Fuat Ercol et Clémentine Bouvier ont bien mené cette Nuit des hurleurs, en distribuant assez de cartes pour que Pym puisse dorénavant s’en sortir lui-même et que l’on soit intéressé par la suite de ses aventures, et en en gardant en réserve assez pour que Pym, ses amis et le lectorat continuent à avoir de nouvelles surprises. "
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