Les 370 critiques de herve sur Bd Paradisio...

Acheté dès le jour de sa sortie, je me devais de prendre mon temps pour lire cette bande dessinée. D'ailleurs est-ce encore une bande-dessinée ou alors un carnet de croquis, ou un carnet de voyage? Ma foi, les trois à la fois. Et puis de toutes façons, un "Lepage" ne se refuse guère. Plus proche du très réussi "Voyages d'Anna" édité il y a quelques années chez Daniel Maghen que de ses albums précédents, Emmanuel Lepage nous livre là un formidable témoignage sur ces terres froides, témoignage qui nous donne presque envie d'y aller...c'est dire. Il faut prendre son temps pour savourer ces 150 pages, où alternent croquis, dessins en noir et blanc, dessins en couleurs et surtout de superbes planches, surtout les doubles pages inoubliables (ah! admirez l'aurore australe sous les pinceaux d'Emmanuel Lepage !) Cette immersion dans cette communauté atypique (chercheurs, touristes, personnels administratifs et militaires) peut laisser de marbre certains lecteurs mais les amateurs de récits de voyages peuvent retrouver les émotions qui se dégagent d'un livre comme "l'usage du monde" (Nicolas Bouvier ) par exemple. Une bd magnifique à la fois instructive (je ne connaissais des terres australes que les célèbres Iles Kerguelen ), richement illustrée et fort bien documentée. Alors embarquez à bord du "Marion Dufresne" pour un voyage inoubliable. Ce récit est,à mes yeux, une voire la bd incontournable de ce semestre. Un régal.
Album très attendu, en tout cas pour moi. Après un premier opus décoiffant et étonnant, Larcent nous amène dans un univers plus glauque, où Mancini cotoie la lie de la sociéte. Album noir, sombre qui donne parfois la nausée tant l'histoire de Polza nous prend aux tripes. Si l'enquête policère avance à travers les confessions de Polza, j'ai tout de même l'impression que le Blast s'éloigne de notre écrivain-clochard, même sous l'emprise de substance illicite. En effet, le personnage, Saint Jacky, qui donne le titre à ce second opus, occupe une grande majeure partie de l'album. Mais c'est surtout la beauté et l'originalité du graphisme de Larcenet qui éclate à chaque page. Mélant dessin en noir et blanc, à la couleur,pleines pages et" gaufrier", cadres panoramiques et cadre rectangulaires, il nous livre là une fantastique palette de son talent. A dévorer évidement.
Manu Larcenet a osé, il nous a, une nouvelle fois après Le Combat ordinaire, concocté un chef d'oeuvre. Dans un format assez inhabituel pour la saison, Larcenet nous offre les aventures de Polza, ou plutôt ses mésaventures. Prévu entre 3 et 5 tomes (selon que l'on se fie à l'auteur ou à l'éditeur), cette bd mérite que l'on s'y attarde à plus d'un titre. Dessinée au lavis, cette histoire (pourtant prévue en couleur) n'en est que plus poignante car le personnage de Polza, s'il n'est pas sympathique à première vue (d'ailleurs on se demande quel crime il a commis pour être en garde à vue), se révèle être assez mystérieux, voire misanthrope (voir son attitude avec les réfugiés planqués dans la fôret). Mais ce qui m'a le plus attiré dans ce dernier opus de Manu Larcenet c'est le chemin parcouru depuis ....pfff...je ne sais plus. "Blast" est la résultante d'un album , tant décrié à l'époque mais que j'avais adoré, Ex Abrupto et de sa série phare Le Combat ordinaire qui d'ailleurs sont très proches par les thèmes abordés : la mort du père, une sociabilisation difficile, l'incompréhension et une peur de l'autre. Bref, "Blast" est à ce jour l'album le plus abouti d'un auteur tant controversé, si ce n'est le plus controversé" du net depuis quelques années. Chapeau bas.
Polina par herve
Je fais partie de ceux qui n'avaient guère apprécié les précédents livres de Bastien Vivès. Aucune émotion n'était ressortie du "goût du chlore" ou encore de "Dans mes yeux". Je reconnaissais à ce jeune auteur encensé pourtant par une certaine critique, un seul talent ; celui de maitriser parfaitement le dessin. J'ai donc, malgré tout, succombé à l'attrait d'un nouveau Vivès, eu égard aux bonnes critiques lues ici ou là. Et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un album touchant, émouvant et surtout parfaitement maitrisé. Cette aventure qui s'étale sur plusieurs années m'a littérallement envouté alors que le thème traité, le monde de la danse classique, m'est complétement hermétique. Il faut le tour de force d'un grand auteur pour pouvoir captiver le lecteur parfaitement profane que je suis (et je ne pense pas être le seul) dans une aventure somme toute banale. Mais ce qui fait l'atout de ce pavé, c'est le superbe dessin de Bastien Vivès, un dessin en noir et blanc, tout en mouvement et qui allie à la fois la précision dans les gestes et le flou dans les visages. Ce mariage est une réussitte totale. Avec plus de 200 pages, nous nous attachons aux personnages, en particulier à Polina et son enigmatique mentor,Bojinski. J'ai souffert avec Polina, j'ai ressenti ses déceptions et ses peines mais aussi j'ai été très heureux de l'avoir accompagné dans ses années d'apprentissage de la danse mais aussi de la vie. Merci à l'auteur pour cet ouvrage qui relève à la fois d'un récit sur le monde de la danse, qu'un témoignage plus large sur la création artistisque.
En très peu de temps, Lady S. s'est rapidement inscrit parmi les albums incontournables.Constituée de one shot,cette série m'étonne toujours autant. L'infatiguable Van Hamme sait, dans le présent opus, réutiliser les personnages des précédents albums. Au fur et à mesure des aventures,notre Suzan alias Shania s'émancipe de son, voire de ses pères. En s'inspirant de l'actualité, à savoir la présence de la mafia russe dans le sud de la Fance, Jean Van Hamme nous livre un scénario implaccable et carré, comme (presque)toujours. C'est précis, avec des dialogues riches et surtout fort bien dessiné par Philippe Aymond qui avec son dessin réaliste colle parfaitement à l'histoire. un très bon moment de détente.
Une véritable claque que ce sixième et dernier album de cette série, les auteurs ayant décidé de faire une longue pause. Une réussite aussi bien scénaristique que graphique est au rendez-vous pour nos trois auteurs. Christian Rossi nous propose des planches d'une beauté à couper le souffle, sans parler d'une superbe couverture. Et que dire de Dorison et Nury qui, dans cette course poursuite entre l'équipe de W.E.S.T. et Morton Chapel, entre Chapel lui-même et sa fille, nous font retenir notre respiration jusqu'au final. L'action va crescendo et les scénaristes, à l'image d'un certain Greg, avec "Bruno Brazil" n'hésitent pas à malmener leurs personnages. Un excellent album qui conclut un diptyque où, comme les précédents, la politique du président américain n'est jamais très éloignée de l'action de l'équipe W.E.S.T. Avec W.E.S.T, les auteurs ont su renouveller le Western, à l'image de ce qu'ont fait Boucq et Jodorosky avec "Bouncer"
Retour gagnant pour cette parodie de nos célèbres duettistes. En premier lieu, la couverture est fort réussie et très pertinente. Tout y est, le chronoscaphe, le bus à 3 étages et la dérison, que l'on retrouve dans cet opus. Par rapport à l'aventure précédente, j'ai trouvé l'histoire plus fluide, plus logique (encore qu'à la conclusion de l'album, la logique ne l'emporte pas). C'est très drôle, bien enlevé et moi qui suis un grand admirateur d'Edgar P.Jacobs, j'applaudis à cette irréventieuse reprise. En second lieu, le dessin de Nicolas Barral,même s'il reste éloigné du style du maître du "bois des pauvres" fait tout de même ressortir l'ambiance des années 50 (tant au niveau des couleurs que du lettrage). Evidemment, les références à l'oeuvre de Jacobs y sont logiquement nombreuses ("le piège diabolique", "la marque jaune" avec notamment Big Ben) mais aussi des "privates jokes" avec "menaces sur l'empire" -le MI5 ou MI6, je ne sais plus;et la présence de Winston Churchill). Olrik n'est pas oublié dans cet album où il joue un rôle à contre emploi. Une parodie donc intelligente et surtout très drôle des héros les plus célèbres de la bande dessinée .
Après une trop longue attente de 5 ans, voici enfin le dernier volume de ce cycle. Ce thriller se situe dans un univers assez proche de celle de "W.E.S.T", avec cette mystérieuse brigade des U.P.I. Le dessin, par contre, en est assez éloigné de par son côté informatique un peu trop voyant sur certaines pages. Sinon,le dénouement est assez classique dans cette histoire de vengeance. Récit assez dense, donc assez long à lire, avec des dialogues qui font toujours mouche. Cette fin de trilogie est somme toute réussie mais le délai de parution entre le deuxième et troisième volume me font plus qu'hésiter à me plonger dans un second cycle, qui à la lecture de cet opus, parait inévitable.
"trop n'est pas assez" Long pavé que cette bd autobiographique !mais quel pavé ! J'ai été littéralement happé par cette histoire . "On the road again" aurait pu être le sous-titre de cet opus. Rien ne nous est épargné dans ces souvenirs: ni le viol, ni les appétits sexuels des machos italiens, ni les errances dans les rues romaines. Récit fort bien raconté même si le dessin n'est certes pas l'atout majeur de l'album, mais la sincérité de l'auteur l'emporte évidemment. J'avoue avoir eu du mal à comprendre les motivations de l'auteur pour cette escapade, ou plutôt cette longue fugue à une époque où, heureusement pour elle, le sida n'était pas encore aussi répandu. Témoignage d'une époque, pas si lointaine, où la liberté rimait aussi avec une certaine liberté sexuelle; d'une époque aujourd'hui révolue , celle du mouvement punk ou plutôt pour cet album, de l'esprit punk, qui allait aussi bien avec l'insousciance qu'avec ses aspects plus durs comme la violence et la drogue. Cet album mérite amplement son prix à Angoulème. C'est une histoire forte, qui peut parfois paraitre suréaliste tant le comportement des deux amies, Ulli et Edi, ne s'inscrit plus dans l'ère du temps. Deux gamines inconscientes en fugue en Italie et cela donne ce très bel album. A lire évidement.
Dans le genre de bd pour adultes contemporaines, Bruce Morgan, anagramme d'un dessinateur d'ouvrages plus sages, se distingue. Réédition de l'album de 2001 (paru en deux parties),nous suivons ici les aventures de Valérie, jeune institutrice nommée dans un village des pyrénnées. Les aventures deviennent de plus en plus glauques, de plus en plus hard pour finir dans une déchéance complète. Bruce Morgan nous offre une palette de tout ce que le porno peut offrir:du triolisme au gang bang, en passant par le lesbianisme ou la soumission. Contrairement à beaucoup d'albums du genre, Bruce Morgan n'essaie pas de dessiner de superbes femmes et des apollons mais des personnages communs, que l'on peut croiser tous les jours. Avec un trait simple et épuré, Morgan Bruce signe là un bon album, d'une série qui en comptera 4, avec "l'esclave sexuelle", "la revanche",et "la vicieuse". Evidemment, lecture à réserver à un public très averti , car les éditions "Dynamite" versent plus vers la pornographie que vers l'érotisme. Pour ceux qui veulent découvrir d'autres albums de la même veine, je conseille la lectures de bd d'Ardem, autre pseudonyme d'un auteur (très)connu du 9ème art.
Les deux auteurs nous avaient offert une des bande-dessinées les plus remarquées de l'année, à mon humble avis, "block 109" . Cette oeuvre m'avait subjugué et j'étais impatient de découvrir ce nouveau one shot. Sans doute ,la barre étant placée très haute,je m'attendais à un nouveau chef d'oeuvre. Changement de format,changement de pagination obige(après le pavé de 200 pages,nous revenons à l'album cartonné classique de 56 pages), je me suis senti un peu frustré dans la lecture. En outre, l'aspect uchronie de l'histoire est beaucoup moins présent que dans le précédent album et nous retombons dans une aventure plus classique, celle de la vie de l'escadrille Normandie-Niemen durant la seconde guerre mondiale (avec évidemment des dates différentes), avec ses combats aériens, ses doutes et ses pertes. Par contre, le graphisme est toujours aussi époustouflant, entre le crayonné et le dessin.Les doubles pages sont d'une beauté à couper le souffle, vraiment Ronan Toulhoat possède un talent indéniable. A signaler que Canal Bd a sorti une édition à tirage limité (800 exemplaires) qui est de très bonne qualité, avec une couverture faisant songer à une affiche de propagande soviétique de la seconde guerre mondiale. Cet album est à lire non comme une uchronie (car sur ce terrain, j'ai été décu) mais comme l'histoire d'une amitié entre soldats. Un livre qui mérite le détour
Après un album "Etoile rouge", un peu décevant (mais la barre était placée très haute avec leur premier album) revoilà nos compères Vincent Brugeas et Ronan Toulhoat qui nous présentent leur nouvel album. Outre mon admiration pour leur rythme de production assez soutenu, j'ai adoré cette uchronie qui est beaucoup plus proche de l'univers de l'excellent "Block 109" que ne l'était l'"Etoile rouge". Beaucoup d'allusions renvoient d'ailleurs à l'album fondateur, la plus flagrante étant la présence du sergent Steiner alias Walter Schell (mais j'avoue qu'il m'a fallu la dernière page du livre pour faire le rapprochement, signe peut-être que l'on peut lire les trois albums de cet univers séparement). Si le scénario, comme certains l'ont souligné, évoque avec intelligence des films comme "Platoon" ou encore "Apocalypse Now", je suis resté scotché devant la technique avec laquelle Ronan Toulhoat dessine cette jungle hostile, et ces mercenaires du Nouvel Ordre Teutonique. Un vrai film de guerre se déroule devant nos yeux. Vincent Brugéas n'est pas en reste en nous perdant en fausses pistes dans cette jungle hostile. Le dessin a gagné en maturité, le scénario en densité, bref que dire de plus sinon lisez le !
Derrière une très belle couverture signée Manchu, se déroule une véritable course poursuite entre Venise et la Turquie à la recherche de la mystérieuse jeune fille venue du plus profond des temps. C'est rapide, bien mené. On passe de scènes d'actions sous les eaux, aux poursuites en voiture , en passant par un combat aérien. Bref, on ne s'ennuie pas une seconde dans ce quatrième opus d'une série qui continue à tenir ses promesses avec içi un mélange de James Bond et une pincée de Thorgal (cela fait certes un grand écart). Le titre "révélation" n'est pas usurpé car l'intrigue avance à grand pas avec quelques réponses à nos questions.
J'avais seulement lu, mais sans enthousiasme, les deux premiers volumes de cette série. Et puis est arrivée cette superbe intégrale en noir et blanc qui a complétement relancé mon intérêt pour cette histoire. En premier lieu, je suis resté scotché par le dessin de Lionel Marty, qui prend toute sa dimension avec les pages en noir et blanc. Les pleines pages comme la vision de Jérusalem ou encore celle de la macabre vue de la mosquée d'Al Aqsa, sans compter les innombrables scènes de bataille sur deux pages vous donnent une idée du talent de Lionel Marty. Contrairement à la version couleur des albums, l'atrocité des combats ressort encore plus en noir et blanc. Car c'est bien sur l'aspect sanglant des croisades (Thirault s'est d'ailleurs inspiré de la première croisade) que repose le scénario. Philippe Thirault nous propose un sacré mélange entre réalité et fantastique, le tout mélé d'une sombre histoire d'amour où gravitent trois personnages essentiels: l'envoutante et mystérieuse princesse, chef des guerriers Tafurs, Istavana; Hermance dit pieds du diable, doté de pouvoirs surnaturels et enfin Live Noir, guerrier sanguinaire et fanatique. Ces trois personnages sont lancés vers Jérusalem pour délivrer le tombeau du Christ. Thirault , grâce à une documentation solide, fait cotoyer ses personnages avec Godefroy de Bouillon, Hugues de Bonnefoy et autres croisés célébres. Une aventure sanglante, cruelle où les combats sont dessinés avec un réalisme qui peut parfois repousser le lecteur mais qui, pour ma part, m'a complétement conquis. Une très belle réussite.
Ce neuvième volume s'inscrit dans le droit fil des séries américaines à la mode où avocats, policiers et juges se disputent les premiers rôles. Même si c'est assez expéditif,en 48 pages, nous avons là tout le système pénal américain qui défile sous nos yeux: aux témoins récusés, en passant par les manoeuvres plus ou moins légales des avocats, rien ne nous est épargné. Et cela est assez efficace dans cet opus scénarisé par Denis Lapière et Franck Giraud, évidememt. Même si je n'ai pas trouvé le dessin d'Olivier Berlion aussi bien soigné que d'habitude, cet album colle parfaitement à l'esprit de la série.
Comme pour le deuxième volume de cette série ("le fils") avec le dessin de Daphnée Collignon, celui de Loïc Malnati tranche vraiment avec l'ensemble des albums déjà parus. Cela freinera certains pour l'achat de cette série mais pour ma part, j'ai apprécie le dessin épuré, avec un encrage assez épais de Malnati. J'ai eu l'impression que l'histoire faisait une pause avec cet opus ,où Ellen rejoint des néo-baba-cools lors d'un road movie avant que l'histoire ne la rattrape.Fallait- il pour autant consacrer 46 pages? Je n'en suis pas si sûr.Cette équipée semble, comme les blagues que se racontent les protagonistes, datée voire incongrue dans le déroulement du destin d'Ellen. Bref, un album assez bancal, un album de transition sans doute, avant d'aborder enfin, "le procès".
Les éditions Dupuis ont eu la bonne idée de sortir cette intégrale en noir et blanc. La même chose en couleur...je crois que je serai passé à côté. Fan de noir et blanc, je n'ai pu m'empêcher de m'arrêter devant cette bande dessinée. Car mon dieu que Jijé a du talent...certaines planches sont d'une beauté à couper le souffle. J'ai le souvenir d'albums de Jerry Spring en collection souple , avec des couleurs jaunies....et là je redécouvre cette série, qui certes avec Blueberry, Comanche, Bouncer ou encore les one shot de Vatine, semble avoir veillie mais qui respire la nostalgie et le côté boy-scout. Le scénario n'était, on le sait, pas le fort de Gillain mais il s'en sort très bien dans ses premiers albums...même si les rebondissemenst de dernières minutes comme dans "trafic d'armes" ou encore le caractère un peu caricatural des personnages (voir "Yucca Ranch") peuvent quelque peu rebutter un public plus jeune. Une superbe intégrale, précédée d'un dossier complet, qui devrait donc ravir, les lecteurs les plus anciens comme moi.
Asterios Polyp est un livre bien singulier, aussi bien sur la forme que sur le fond. Le choix d'une couverture n'est certes pas heureuse à mon goût (j'ai du faire plusieurs librairies avant de trouver un exemplaire en bon état, sans les coins écornés) mais David Mazzucchelli a su élaborer un dessin et un scénario très original et surtout une mécanique bien huilée. D'ailleurs, je rapproche cet album du fameux "Jimmy Corrigan" tant rien n'est laissé au hasard dans cette histoire: chaque personnage possède sa propre chartre graphique, Astérios n'apparait que de profil pendant tout l'album,chaque période posséde ses propres couleurs (le bleu ou le rouge pour la période avec Hana, le jaune pour son errance après l'incendie de son appartement) Un roman graphique d'une très grande qualité où les références mythologiques sont nombreuses. Astérios Polyp c'est évidemment une adaptation d'Orphée et de sa descente aux Enfers- comme par hasard,il rencontre Willy Illium qui veut adapter "Orphée underground"-, c'est aussi Ulysse résistant aux sirènes (ses élèves). Un roman graphique très exigeant , tant rempli d'allusions et de références, qu'une relecture est à conseiller. L'album incontournable de 2010 est là, ne passez pas à côté.Il commence par ailleurs à amasser une jolie petite moisson de prix. Incontournable vous-dis-je.
Liz & Beth par herve
Les éditions Delcourt ont eu la bonne idée de réunir dans une très belle édition les aventures de Liz et Beth, aventures évidement à ne pas mettre à portée de tous. Ce qui retient l'attention, outre les prouesses sexuelles de nos deux amies, c'est le superbe dessin de G.Levis, alias Jean Sidobre, illustrateur du célèbre "Club des cinq". Il n'y a pas à dire, il sait dessiner les femmes. Les différentes histoires de cette intégrale mettent surtout en scènes des femmes entre-elles, quelques scènes de SM -style histoire d'O- et de déniaisement d'adolescents. Les aventures se déroulent le plus souvent dans un cadre assez huppé (châteaux, belles demeures) où les bonnes et gouvernantes jouent un grand rôle.Seules l'histoire du détournement d'avion tranche avec l'ambiance du livre. Plus proche des films érotiques voire pornographiques des années 70 que des films X d'aujourd'hui, cette bande dessinée ravira les nostalgiques de cette époque. A lire et à ranger dans vos bibliothèques en hauteur à cause des enfants.
Sixième tome de cette trilogie (et oui Loisel et Tripp ont inventé la trilogie en 8 volumes)qui n'en finit pas de me ravir. C'est vrai, il ne se passe pas grand chose dans ce village Quebecquois (contrairement à un certain village Gaulois, plus vivant). Pourtant Marie va semer la zizanie dans la quiétude de ces habitants plutôt austères. Loisel et Tripp , par un sacré tour de force,arrivent à me captiver par un scénario où, il faut l'avouer, le calme domine(le plus grand évènement réside dans l'attaque d'un ours). Une description parfaite d'un monde en (presque)autarcie (sinon le magasin général n'existerait pas), une description reposante qui de volume en volume exploite les qualités et défauts des habitants. Le dessin de Loisel et Tripp est toujours aussi réussi, et je regrette donc encore plus l'arrêt brutal de "l'arrière boutique du magasin général", qui reprenait les crayonnés de l'album. Je me doute que certains vont trouver que les auteurs tirent un peu sur la corde du succès mais cet album vient relancer la série avec une Marie transformée par son séjour à Montréal.
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