Spirou et Fantasio à Tokyo de Christian LerolleJean-David MorvanJose Luis Munuera - 29 critiques

Série : Spirou et Fantasio - T. 49
Edition : Dupuis
Pages : 64 pages en couleurs
Parution : septembre 06
Auteurs : Christian LerolleColoristeJean-David MorvanScénaristeJose Luis MunueraDessinateur

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Par : Olive. (04 oct. 2007)

Autant le duo Tome et Janry avait relancé le personnage de Spirou comme personne d'autres avant lui, allant jusqu'à redefinir les codes et les valeurs de la franchise tout en gardant un esprit décalé et moderne, autant avec le duo Munuera et Morvan, on sombre dans le guignolesque.

Il fallait bien s'y attendre, avec le style de Munuera, très elastique et dynamique, il fallait bien qu'un jour où l'autre l'artiste nous ponde une virée du personnage dans le milieu du Manga !...Et c'est chose faite avec cet album, jeunesse "Naruto" oblige...

Autant j'ai personellement apprecié "L'Homme qui ne voulait pas mourir" même si la fin était très rapide et bâclée, mais là "Spirou à Tokyo" se lit comme une histoire de deux ou trois pages.
Brouillon, avec un scenario lancé comme ca à toute vitesse dès les premières pages, on se sent très vite depassé par ce rythme mené à 200 à l'heure. Les auteurs prennent trop de liberté avec les personnages. Spirou se bat comme un ninja ? Pourquoi pas ! Fantasio se retrouve cantonné à un rôle de debile, dépourvu dans cet album de son célèbre flair journalistique et gaspillant l'argent des deux amis dans des achats énormes (et ce sans même rentrer chez eux avec les produit achetés !) ? Pourquoi pas ! Spip reste cantonné à un rôle de seconde zone, n'étant là que pour discuter avec le narrateur ? Pourquoi pas !!
Tout est permis ici est c'est ce qui rend cet album, pourtant plus riche en pages que les precedents, le plus mauvais de la trilogie de Munuera, malgrès un travail de reperage au Japon minutieux. Trop de publicité, trop d'histoires qui se chevauchent sans que l'on s'en rende compte, non decidemment Munuera et Morvan ne seront qu'un duo de passage de plus dans la longue lignée de la franchise Spirou et Fantasio...

Par : Coacho Voir les critiques de Coacho (14 déc. 2006)

Bon… Comment dire ?...
Jusqu’à présent, je faisais partie de ceux qui plaçaient une grande confiance dans le duo Morvan et Munuera. Car il faut assumer un passé lourd, riche, et il faut prendre ses marques.
En ce sens, Munuera est de plus en plus à l’aise.
Ne me demandez pas pourquoi je suis sensible au dessin de Munuera, c’est ainsi, et ça ne se discute pas. J’aime ses courbes, l’énergie de son dessin, le mouvement permanent… Enfin, après avoir abandonné cette idée de faire des grandes mains à ses personnages, il est de plus en plus à l’aise avec le groom et ses amis.
Dans cet album, je lui reprocherai cependant l’utilisation de dessins d’après photo qui tranchent fortement et nuisent à l’ensemble (Cases des pages 17 et 31 par exemple), et une pinaille choquante de la part d’un vieux routier comme lui (p.39 1° case, la porte ouverte du taxi montre une fenêtre unique et à la deuxième case, la vitre est composée de 2 panneaux…).
Mais on continue d’apprécier les minois attendrissants des enfants, Kow et Loon, qui ne sont pas sans rappeler la craquante Nävis enfant !
Reste ensuite le travail de Morvan… Et là… Ben… Je suis pourtant quelqu’un qui apprécie l’usine à idée qu’est le scénariste et je défends, autant que je suis, la presque totalité de sa production.
Il prend de plus en plus de pages, donnant pourtant donc l’impression de prendre le temps de la narration. Or il semble que l’on se tourne de plus en plus vers le manga avec une accumulation de cases dites d’action. Et de l’action, il y en a, c’est certain ! Mais abondance nuit dit-on…
Je n’ai rien contre le rajeunissement comportemental de Spirou et Fantasio, mais il est des choses qu’il est difficile d’accepter. Et la baston Oyabun contre Spirou le groom Ninja en fait partie !
On sent un peu trop dans cet album le côté guide touristique et c’est assez malvenu.
Les lieux ou références historiques tombent un peu trop comme des cheveux sur la soupe.
Rien de particulier à citer puisqu’il y en a presque toutes les 3 pages.
L’utilisation de personnages emblématique comme Itoh Kata, je dis pourquoi pas ? Mais si c’est juste pour tenter un lien hommage avec le passé, ça n’amène pas grand-chose… Et c’est encore le cas dans cet album.
On passe aussi par la culture japonaise, les Sumos, les senseï (mangakas), la surconsommation.. Mais on fait dire à Itoh Kata « ma puce » à Loon… Je ne crois pas qu’une telle expression puisse être usitée entre 2 asiatiques mais je ne suis pas expert…
Ensuite, le surnaturel… Si c’est amené intelligemment comme dans « L’Ankou », là encore, je suis fan, mais ces enfants aux dons télékynésiques me semblent un peu « pratiques » à utiliser… Et ça n’amène pas grand-chose de plus une fois encore…
Tout au plus à faire des Mékas (pub pour son dyptique avec Bengal ?) qui ressemblent beaucoup à celui de la pub Citroën…
En parlant de pub, que penser de la mise en place personnelle du futur manga Spirou ?
C’est un peu grinçant je trouve et ne laisse rien présager de bon… Mais je peux encore me tromper… Et puis ce besoin de commenter chaque action comme un dessin animé à la Oliv et Tom… Pfffff…
Alors oui, je suis déçu, indubitablement, mais je me dis que les plus jeunes peuvent apprécier, leur jugement n’étant pas aussi déformé que celui des vieux lecteurs dont je fais partie.
Mais si cette génération manga, élevée au rythme soutenu des livres japonais, se contente d’aventure sans queue ni tête, je suis un peu inquiet sur le devenir de la BD franco-belge.
Et puis si on s’adresse aux jeunes, on fait attention à bien les éduquer et à ne pas laisser passer autant de fautes d’orthographe (exemple : « Ils se sont rendu-S- compte »… ).

Par : Général Zantas (06 déc. 2006)

Comment quelqu'un connaissant un peu Spirou et Fantasio peut-il donner plus qu'une étoile à cette m.... qu'est Spirou à tokyo? (une c'est être généreux) S'il vous plaît ,faites du dragonballz tant que ça vous chante mais pas dans spirou. Je ne suis pourtant pas un nostalgique de 50 ans regrettant les merveilles de Franquin, je suis conscient que l'âge d'or est terminé mais il y a des limites à vouloir tuer une série!
Quand Dupuis arrêtera-t-il ce massacre? Nos héros n'ont plus de personnalité. C'est triste de voir Fantasio transformé en pur abruti. C'était mon personnage de bd favori depuis toujours. Ou est passé son côté irritable et sarcastique qui le rendait si marrant? (1 ère page de qui arrêtera cyanure par exemple) J'ai découvert Spirou avec Franquin et su apprécier le style bien propre à T&J. J'avoue que Machine qui rêve m'avait quelque peu bouleversé mais c'était déjà mieux que ces 3 derniers opus asseptisés de tout ce qui fait de Spirou. L'humour? Pas drôle. Scénario? où ça? Dessin? Bon ça passe mais le style élastique moi... J'ai tout simplement l'impression que Spirou est mort avec 'luna fatale' et ça commence à faire un bail de ça. Presque 10 ans. Vivement le one-shot de Tarrin et Yann (a l'air franchement prometteur celui-là) et d'ici là je relis mes prisonniers du boudha et autres Spirou à Moscou. Spirou à Tokyo? hahaha! une vraie farce, à déconseiller. Tu me manques Franquin...

Par : Fanfan (20 nov. 2006)

Dire que cet album est génial, on y va très fort. Dire qu'il est mauvais, on y va très fort aussi. Moi j'ai bien aimé l'esprit de cet album, les 62 pages et puis l'amitié des personnages entre eux. Ca manque dans beaucoup de Bd ; souvent, on n'a pas droit à ce côté affectif important. Là, on sent que Spirou et Fantasio sont amis et qu'ils apprécient énormément Itoh kata. Après, là où ça pêche c'est sur l'histoire. Ce n'est pas très bien construit, beaucoup de choses inutiles sont répétées mais certaines anodines mais qui expliquent des choses sont importantes. Après, je trouve que l'on visite pas mal Tokyo dans cette histoire et certains traits de la société japonaise sont décrits. Après tous ces combats et ces courses-poursuites, ça pourrait varier un peu, ça serait pas mal. On a quand même deux longues courses poursuites durant l'album. Une est de trop. Quant à la bagarre, je n'ai pas aimé le Sangokuspirou mais, comme disait l'oncle Paul dans la jeunesse de Spirou, "Allez une fois tous les 45 ans". J'adore les dessins de Munuera et Morvan devrait plus les exploiter pour la fantaisie. Je trouve Itoh génial dans cet album mais trop sérieux, pas assez fantaisiste. C'est dommage. J'ai été content de retrouver le trio de l'étrange Alcazar et compagnie mais était-il bien utile de tous les mettre ? 2 aurait suffit, Alcazar qu'on ne voit pas beaucoup par exemple aurait pu être absent de cet album et on aurait pu le retrouver seul dans un autre. Ils font un peu trop décors à tous les trois.
Pour moi, "Spirou à Tokyo" est le meilleur album de M et M pour Spirou. J'aurais bien mis 3 étoiles mais comme pour les 2 précédents, il manque un fond dans l'histoire, quelque chose qui nous intrigue. Bon courage à eux pour le 50°.

Par : LightBen (19 nov. 2006)

Contrairement à beaucoup (et le mot est faible), j'adore à fond les trois derniers opus de Spirou et Fantasio, notamment ce dernier à Tokyo...
Les graphismes, du tonnerre, de la jeunesse, ça tue... le scénario idem, et j'adore aussi le fait de remettre tous ces personnages... franchement, je dis vive Morvan et Munuera, ils ont, pour moi, réussi la transition de la série, ce qui est super difficile pour une BD (NB > bravo à Laurent Gerra et la reprise extraordinaire aussi de Lucky Luke).
Et ce qui accentue l'effet, c'est qu'ils ont repris l'affreux n°46, "Machine qui rêve" où les auteurs ont essayé de faire une transition mais l'ont ratée... d'ailleurs, Tome et Janry ont vainement essayé d'ajouter des baisers, du sérieux... mais ça m'a dé-gou-té. Et le 46, le pire... j'ai vraiment eu peur, mais là, je suis super heureux de cette reprise qui garde du comique, qui... enfin, voilà ^^
En gros, ce n°49 : gé - nial. PS : je lui mettrais une note du genre 18/20.

Par : FACcentigrame (25 oct. 2006)

Quelle histoire affligeante si on peut appeler ce qui nous est proposé une histoire. Ca court, ça se bat mais quand l'histoire commence vraiment, à peu près jamais. Juste une question, si on peut m'expliquer. A quoi sert que Loon s'enfuit des mains de Spirou si c'est pour venir le rejoindre 5 pages plus tard ? A rien. Et a quoi sert ce dialogue téléphonique qu'on nous passe à deux reprises sans que ça n'apporte rien mais alors rien à l'histoire ?
Il n'y a pas de fantaisie dans l'histoire, l'histoire de Loon et de son frère n'est pas attristante elle est lourde, pauvre petits enfants aux pouvoirs spéciaux. Et qu'est-ce que c'est ce combat de Spirou qui se bat comme un vrai champion. C'est pas intéressant. Allez, je lâche le mot, j'adore Spirou, je suis ouvert à l'évolution et même partisan de l'évolution, Tome et Janry ont bien fait d'être remplacés car leurs derniers albums commençaient à s'essoufler, j'aime le trait de Munuera et je trouve qu'il est bien pour Spirou, mais ce qui nous est proposé là c'est de la M*****, désolé.
Combien de temps va-t-on se taper des courses poursuites et des jeux de mots vaseux. J'ai regardé les dessins animés sur M6 qui passent en ce moment, béc'est même mieux, il y a certes de la course-poursuite, les scénarios sont très simples mais au moins il y a un scénario (et les jeux de mots sont plutôt bons).
Pour ce qui est du passage à 62 pages, bravo aux auteurs mais essayez de faire une histoire à l'intérieur sinon ça ne sert à rien. Allez, je n'ai pas aimé les 3 premiers Spirou et Fantasio de ce duo. Je leur laisse une dernière chance avec le 50 en espérant que ce ne sera pas un beau gachis. Si c'est aussi bidon, j'espère que Dupuis saura les remplacer et pas par un scénariste qui n'a rien à voir avec l'esprit Jeunesse. Le mieux pour ces futurs auteurs, c'est de commencer dans le premier album qu'ils feront par mettre Spirou, qui se réveille après un long cauchemar, regroupant les trois derniers albums. Il se réveillerait et dirait: "Quelles sales histoires"

Par : Wren (21 oct. 2006)

Contrairement à beaucoup ici, je dois dire que j'ai bcp apprécié cette nouvelle aventure de Spirou et Fantasio ! Rythmée, moderne, dessins soignés,... et surtout reprise d'anciens personnages !
Certains ne font que reprocher l'évolution de nos héros ! et alors ? cela me semble normal. En bref, je conseille vivement cet album.

Par : Onésime Voir les critiques de Onésime (12 oct. 2006)

Je viens de lire Spirou & Fantasio à Tokyo, et je crois avoir détecté une "coquille". C'est sur la page de garde : il est écrit "Morvan scénario".
Mais ??!?!! C'est pas un scénario ça ?! On dirait du Luc Besson en BD !

Par : Louis Poltron (03 oct. 2006)

Les éditeurs ont des problèmes avec leurs séries trop célèbres. Comme elles marchent, ils acceptent n'importe quoi et le niveau de certaines séries est très bas. Certains auteurs ont du mal à signer leur premier scénario et d'autres, qui en ont plein à leur actif, ne se foulent plus puisque de toute façon, l'éditeur dira oui. Pour cet album, l'éditeur Dupuis n'a même pas du le lire ou alors, on lui a juste dit que ça se passerait au Japon, que Spirou et Fantasio traverseraient Tokyo, ce qui ferait une bonne balade touristique et qu'ils aideraient des enfants aux pouvoirs paranormaux à s'échapper de méchants avec en prime Itoh Kata. Vu sous cet angle, cette histoire est séduisante, pourquoi pas, en plus Morvan est fan du Japon alors ça devrait le faire. Le problème c'est que ça s'arrête là. Il n'y a rien d'autre après cette brève ébauche. Il n'y a pas beaucoup de gags, beaucoup de jeux de mots bidons, et encore, il y en a moins que la dernière fois. L'humour c'est pas son truc à Morvan, ça se sent ; il n'excelle pas dans la catégorie, les répliques de Spip sont vraiment peu intelligentes et mal à propos. Là où il excelle, c'est pour l'action, les boums, les ping, les pofs et les vroum à fond la caisse. Le problème, c'est que s'il n'y a pas d'histoire solide pour entourer tout ça et surtout pas des moments de pause pour faire avancer l'histoire, ça donne quelque chose de très pauvre. Il y a une pause vers le tiers de l'album, où Spirou et Fantasio rentrent à l'hôtel après que la petite fille, qu'ils protégeaient, leur ait échappé. Bein, elle revient et sur deux pages, on nous réexplique qu'elle avait monté un coup avec des SDF alors qu'on l'avait parfaitement compris 3 pages avant, il est inutile d'expliquer plusieurs fois au lecteur la même chose. Pareil pour le moment où Spirou téléphone à Itoh Kata. On nous montre la scène vue du côté de Spirou puis vue d'Itoh Kata 2 pages plus loin, sans qu'on ne découvre quoi que ce soit. Ce qui m'a fait mal au coeur, c'est de voir ce farceur d'Itoh dire la phrase la plus lourde et la plus bidon qui soit dans le cinéma américain : "Messieurs, nous avons un problème". Le pire c'est qu'il n'y a pas vraiment de problème, la situation n'est ni pire ni meilleure qu'elle ne l'était auparavent.
Voilà pour ma critique sur l'aspect scénaristique de l'album. Pour ce qui est des personnages, là encore, il y a un problème de perception des personnages de la part de l'auteur. On peut comprendre très bien que chaque auteur a sa version propre de Spirou mais il y a quand même une moyenne de ressemblance d'où Morvan est très éloigné. Voilà que Spirou est champion d'art martiaux et qu'il met la pâtée aux méchants. C'est très très sérieux. Avant, on avait des situations de combats dans Spirou, qui sont mémorables, comme dans "les voleurs du Marsupilami" à la douane où la bagarre générale est très amusante, on avait une autre bagare dans un avion dans "Spirou et Fantasio à Moscou" au début de l'album, c'était amusant. Là c'est sérieux comme dans les films d'action, il y a du sang, les personnages se font mal. Ce n'est pas intelligent, ce n'est pas intéressant.. Chacun a sa vision de Spirou mais Spirou, ce n'est pas ça, désolé. Fantasio n'est plus du tout fantaisiste ou drôle, il est bête. Donc, ce n'est pas Fantasio. Mais je reconnais que Morvan s'améliore sur ce perso notamment avec sa folie acheteuse qui lui correspond bien.
Pour ce qui est du dessin, je dis chapeau, Munuera s'approche de plus en plus de ce qu'est Spirou, il lui a trouvé l'air qu'il n'avait pas dans ces deux premiers albums. Ca s'améliore même au fil des pages. Au prochain, je suis sûr qu'il y sera complètement mais c'est normal, tous les auteurs sont passés par cette adaptation. Je ne suis pas gêné par ses traits qui s'étirent, j'aime beaucoup son dessin. Spirou est en phase avec son époque sous son trait. Juste une remarque, même si elle a déjà été faite, essayez monsieur Munuera d'allier un peu plus le costume Spirou à Spirou. Là il est déguisé en groom une longue partie de l'album mais si vous arriviez à lui remettre un pantalon rouge à la place de banals jeans dans la vie normale et si vous pouviez lui mettre son chapeau, je suis sûr que ça ne ferait pas patir la modernité de votre trait.
Voilà pour ma critique, j'ai essayé de développer un maximum pour pointer ce qui ne me plait pas dans cet album et qui doit déplaire à beaucoup d'autres. J'espère que les auteurs liront cette critique et qu'elle leur sera positive pour aborder ce grand héros qu'est Spirou. Bonne chance pour le prochain, le cinquantième, en espèrant avoir une bonne surprise ; ce dont je ne désespère pas.

Par : casimodo (03 oct. 2006)

C'est triste. Très triste... et en même c'est écoeurant. Massacrer les héros qui ont berçé mon enfance, ceux qui m'ont fait tant rêver... Massacrer pour réaliser des combats enchaînés ou le scénario est inexistant. Massacrer pour les couleurs trop sombres, glauques, noires. Bref au bout de cette bataille, il n'y a plus rien à en tirer, seul le désespoir des lecteurs compte. J'espère que Dupuis en prendra compte et que Morvan (the scénariste of bastonnade par excellence) sera giclé de chez Dupuis... Munuera ne peut rien pour ça, ça n'est pas sa faute. Enfin si... Il aurait dû refuser de réaliser cet album débile car c'est de la m.rd. et encore le mot est bien faible... (censuré..)
C'est triste, très triste... Il pleut dans nos coeurs de gamins car le rêve est inexistant depuis les 3 derniers albums... 3 albums à oublier très rapidement... et à virer de la bibliothèque... Y a-t-il une cheminée pour brûler ses choses écoeurantes ??? C'est vrai, moi aussi je ne pense pas qu'une étoile soit méritée. C'est un point noir qu'il devrait y avoir...

Par : Zou (01 oct. 2006)

Je ne vais faire qu'enfoncer le clou et répéter ce que les précédentes critiques ont déjà dit, mais ce Spirou est d'une nullité effarante. Scénario inexistant, poursuite et baston sans intérêt du début à la fin, esprit Spirou complètement dénaturé. Quant au dessin, je le trouve assez réussi, moderne, mais je pense hélas qu'il ne convient pas du tout à Spirou.
Un album à éviter au plus au point, sauf si vous avez une cheminée chez vous et que vous voulez du papier pour vous chauffer cet hiver (mais ça risque quand même de faire un peu cher).

Par : janoel (30 sept. 2006)

Pendant l'âge d'or de Spirou, le mot d'ordre de l'éditeur était la créativité, la poésie, et bien sûr le rire. Surtout, mais surtout pas de violence gratuite.
Aujourd'hui, le génial créateur du journal spirou (Charles Dupuis) n'est plus, et doit se retourner dans sa tombe. Le mot d'ordre maintenant est fric, fric, et encore fric, et tant pis pour l'esprit Spirou, tant pis pour les vieux lecteurs, l'important c'est le fric. Cette démarche atteint son summum avec cet album qui représente ce nouvel esprit cupide.
Nos deux héros si génials sous Franquin, si poétiques sous Fournier, et si marrants sous Tome et Janry sont devenus deux mercenaires en quête de poursuite et baston.
Morvan que je trouve très bon dans Sillage n'a pas compris les personnages, et emmène dans son "sillage" de médiocrité un dessinateur de talent.
J'ai acheté hier cet album, et c'est bien la première fois de ma longue histoire d'amour avec la bd, que j'ai envie de le rendre à mon libraire...
Bon, je leur laisse encore une chance pour le 50, simplement parce que Yann sera de la partie.
C'est là qu'on se rend compte que malgré des auteurs de talent, l'esprit Spirou, c'était bien Charles Dupuis.
Il y a pas moyen de ne pas mettre d'étoiles du tout ?

Par : zorglube (28 sept. 2006)

Mon coeur est triste et mes yeux en pleur... Comment un si génial éditeur et si culte maison de BD belge peut-elle éditer un "détritus" pareil ?
L'histoire, c'est que des combats sur combats. Il y a plus aucun humour, plus aucun gag (le seul étant Fantasio dans les wc japonais avec le jet de la chasse d'eau. et encore... humhum), plus de poésie, plus aucune chaleur humaine, plus aucune pépite qui nous fait rappeler l'oeuvre de Franquin, et SURTOUT, il y a surtout une utilisation noire et néfaste des personnages de Fournier. Drôle d'hommage pour ce grand bonhomme fort charmant de la BD. Et enfin j'ai remarqué que les couleurs de Lerolle sont dégueulasses. C'est triste...
Il est où le plaisir de rêver ? Quand on lit un Spirou que cela soit du Tome et Janry, Franquin, Fournier, les histoires nous ont tous fait rêvé un jour. Et depuis cette malheureuse reprise par Morvan, il n'y a plus la saveur qui nous emmène ailleurs. Monsieur Morvan ne savez-vous pas faire évader et rêver vos lecteurs... ???

Par : Vivimagination (27 sept. 2006)

C'est triste. Très triste. Spirou et Fantasio étaient avec Tintin mes séries préférées parce qu'ils représentaient des valeurs de l'humour et de gentillesse bien au dessus des autres. Il n'y a jamais de réelle violence dans ces deux séries, les personages agissent avec leur tête et peu avec la bagarre en tout cas pas pour des raisons "d'honneur".
Cet album est hélas un pauvre jeu de combat. Vous savez dans les jeux vidéos de combat, on nous fait une petite histoire à la noix entre les phases de combat. C'est la même chose, seulement on ne peut pas s'amuser à taper.
L'histoire partait mal au début, Spirou qui à l'air de se moquer sans arrét de Fantasio, sympa entre potes, et puis voilà qu'il y a des gens qui volent, des robots construits de la volonté des hommes et comme d'hab avec Morvan-Munuera une grande course poursuite. Vers la page 22, la course poursuite s'achève. Je me suis dit à ce moment que ça pourrait être un bon album, on avait passé la poursuite obligatoire et il restait encore 40 pages alors malgré ce début moyen pourquoi pas une vraie histoire ? Bé déception, ça repart en course poursuite et ça ne s'arrête qu'avec un combat pour régler tout ça. Je suis plus que déçu. J'avais entendu beaucoup de bien de Morvan avant qu'il ne reprenne Spirou, les 2 premiers m'ont passablement fatigués mais j'espérais que ce serait de mieux en mieux, surtout avec 62 pages. Eh bien non, c'estla même chose en plus long.
Je ne comprends pas qu'un éditeur puisse laisser abimer son personnage fétiche par une personne qui ne se foule pas en imagination.

Par : estrabile (27 sept. 2006)

Il y a des bandes dessinées qui représentent beaucoup de gaspillage, et ou les mots pépite et attrape fric font gain de cause. Cet album de Spirou en fait partie.
Pas d'histoire, pas de fil conducteur. Mais juste du baston, du baston et encore du baston. Quand Spirou et Fantasio se mettent à faire des arts martiaux, leur professeur Morvan en est le grand spécialiste de la bastonade en tout genre. Monsieur Morvan, vous êtes ceinture blanche de Judo ou du combat des rues ????
Alors que vient faire Munuera dans la réalisation de ce scandaleux album ?
C'est la question que je me pose. Je me suis fait escroqué en achetant ce torchon à baston et j'ai follement envie de déchirer cette chose et de le retourner avec une gentille lettre à Dupuis pour qu'ils comprennent que c'est du foutage de gueule. Mon dieu, que je regrette les albums de Tome et Janry ! Ils étaient sublimes, même la machine qui rêve !!!
Eux, au moins, ont eu le mérite de faire des dialogues, des scénarios avec une VERITABLE intrigue... A quand un one shot de Tome et Janry pour la suite de Machine Qui Rêve ???

Par : Philippe Belhache Voir les critiques de Philippe Belhache (26 sept. 2006)

"Spirou et Fantasio à Tokyo", Spirou et Fantasio T. 49, par Morvan et Munuera. Dupuis.

Que penser de cette nouvelle mouture ? Au delà de la querelle entre les Anciens et les Modernes, cet album possède une identité propre. S'il reprend certains éléments qui ont fait le succès de la série - on y retrouve le Fantasio technophile compulsif de "QRN sur Bretzelburg" - l'action prime dans un album mené à deux cents à l'heure, soutenu par le graphisme ébouriffant du graphiste espagnol José Luis Munuera, effets de vitesse et cadrages grand angle garantis. L'humour est un peu plus présent que dans les précédents tomes et le propos est équilibré. Mais Jean-David Morvan cède à ses vieux démons, surchargeant le contenu des planches malgré un format élargi à soixante-quatre pages. Et ne fait finalement qu'effleurer la personnalité de ses personnages. Itoh Kata lui-même, facétieux magicien mycologue (ou le contraire) créé il y a quelque trente ans par Jean-Claude Fournier, devient une figure monolithique, sorte de sensei japonais respecté mais sans réelle fantaisie.

Le personnage principal de ce nouveau "Spirou et Fantasio" reste finalement Tokyo, cité décrite avec une volonté documentaire, bien éloignée des capitales fantasmées déjà traversées par les deux héros. Une volonté qui justifie l'édition en parallèle d'un numéro 49Z - intéressant mais pas incontournable - en collaboration avec le journaliste Boris Demaria et le mangaka Hiroyuki Ooshima. Ce nouvel album est à cheval entre deux mondes, l'univers Spirou classique et l'imaginaire débridé de Jean-David Morvan. Il peut repousser ou séduire selon que l'on adhère à l'un ou à l'autre. Le numéro 50 de la série, dont la parution devrait coïncider avec les 70 ans de Spirou, devrait trouver un nouvel équilibre, co-écrit avec un ancien de la maison, le scénariste Yann. Il devrait également marquer le retour du savant fou le plus gaffeur de l'histoire de la bande dessinée (roulement de tambour), le grand Zorglub. De quoi susciter de nouvelles attentes.

Par : herve Voir les critiques de herve (23 sept. 2006)

Morvan persiste et signe dans ce 49ème album : les courses poursuites sont toujours aussi nombreuses ici, au détriment de l'intrigue.
Même si la pagination augmente au fur des aventures imaginées par Morvan et Munuera (48 pages pour "Paris sous Seine", 56 pages pour "L'homme qui ne voulait pas mourir" et 62 pages pour le présent volume), le scénario est semé d'invraissemblables combats.
Il faut croire que le Japon ne porte pas chance aux héros mythiques, on ne peut pas dire que "Les 3 formules du Prof. Sato" de Blake et Mortimer figure parmi les meilleurs de la série ; sans parler du dernier et désastreux Astérix (avec la bataille comics/mangas).
Les clins d'oeils sont nombreux dans cette nouvelle aventure de Spirou : on retrouve les personnages créés par Fournier, et aussi le prochain Spirou version manga (qui sortira prochainement). Morvan a profité de son séjour à Tokyo (cf "Spirou et Fantasio 49Z") pour nous livrer quelques éléments de la vie japonaise (les nouvelles technologies, le consumérisme galopant, le Yamanote et les Yakuzas).
Autant le fantastique ou les situations invraissemblables (cf le G.A.G, la Zorglonde) passaient bien avec Franquin, autant ici, les pouvoirs paranormaux des enfants me paraissent totalement étrangers au monde de Spirou. J'ai eu plus l'impression de lire parfois des pages de "Domu - rêves d'enfant" de Katsuhiro Otomo.
La génération des premiers lecteurs de Spirou et Fantasio (la période Franquin, j'entends) sera, une nouvelle fois, perdue dans cet album qui bouscule complètement l'univers de nos deux héros.
Tout n'est pas négatif tout de même. Fantasio, grand gaffeur devant l'éternel, est souvent placé dans des situations amusantes et originales (l'utilisation des WC, sa folie dépensière...). Le dessin de Munuera me plait beaucoup, en outre.
Malheureusement le poids des prédécesseurs des deux auteurs est tel pour le lecteur, qu'il ne peut faire abstraction de Franquin, de Tome et Jarry, de Fournier par exemple.
Les lecteurs qui découvriront Spirou avec Morvan et Munuera aimeront peut-être, mais moi, cet album me laisse un goût amer, une nostalgie du passé. Bof, sans plus.

Par : Nicolas GRAPPIN (23 sept. 2006)

Je suis justement en train de lire cet album de Spirou et je résume. De l'action, de l'action, encore de l'action et de l'action. Bref, que de l'action pour une histoire qui ne comporte aucun scénario. Les personnages se bagarrent de tous les côtés ou tombent, chuttent et la trame de l'histoire est inexistante. Il n'y pas d'histoire sinon que Spirou et Fantasio doivent retrouver des enfants avec de grands pouvoirs. On reconnait le découpage de Morvan car les pages comportent souvent plein de petites vignettes (en moyenne 12...). Mais alors l'esprit Spirou est où ????
Il n'y pas plus d'esprit Spirou, mais ceci est une généralité. Car depuis la reprise de la série par Morvan-Munuera, notre groom Franquiniste (rappelons que Fournier, Tome et Janry avaient réalisé des albums dans l'esprit du Maitre Franquin) est bien mort... Paix à son âme en attendant sa résurrection sous les crayons de Yann et Tarrin.

Par : Spirou devenu Spouri (22 sept. 2006)

Et voici le nouveau Spirou... Disons-le, on aurait pu s'en passer. Je voudrais rappeler à Mr Morvan la préface de Radar le robot (ce n'est pas un manga, hein, mr Morvan ! c'est un des premiers Franquin (voir HS n°2) où il est dit à juste titre que ; à partir de ce récit, Franquin fera évoluer le personnage, "Il en fera un héros pacifiste quoique efficace, un personnage éloigné des épopées sauvages de notre époque... L'intelligence sera désormais sa meilleure arme" (dixit M. Archive).
Voilà, pour dire que c'est pas parce qu'on est dans une époque où la mega baston poursuite à fond la caisse et vas-y que que je te flingue à tout va, ça marche, qu'on est obligé de faire pareil !
Alors quoi, Morvan, il se dit que les gens, les gamins, ça adore l'action, les robots et les coups de feu dans les films et comme il veux faire lire Spirou aux gamins et ben, il fait pareil ?
C'est pas super réfléchi ! Franquin et les autres, eux, ont fait réfléchir les gamins, il y avait de l'action, mais ils les ont fait réfléchir. On dirait que Mr Morvan n'a dans sa tête que ses vieux challenges commerciaux, et cela ne fait pas de bons auteurs de BD, croyez-moi.
Franquin leur a fait leur maison, T&J ont continué en les montrant fauchés, et étant gamins, on avait un peu mal de les voir comme ça, nos héros, on voulait qu'ils soient libres...
Hébé, avec Morvan et Munuera, ils sont libres, hein ! Fantasio (si si, le gigolo sans classe en kimono bleu) est pété de tune et se paye 3000 gadgets Hi-tech (quel bel exemple ! Bravo ! ça va encore plus donner aux gamins l'envie de lire des BD une fois qu'ils auront un peu grandi ! ne parlos pas de ce manga) et Spirou peut se payer ses cours de karaté - aîkido - kaméhaméha.
Morvan et Munuera sont quand même les seuls à ne toujours pas avoir répresenté la maison de nos deux héros. On va me dire que ce sont des détails, mais pour moi, ce sont ces détails qui font la série.
Les gens qui aiment bien cet album, c'est normal : il n'y a que de l'action, et moi le premier devant un bon film qui bouge, j'aime bien et je suis pris dans le truc jusqu'au bout, mais là, écoutez, on parle pas de ça, on parle BD et Spirou. Il faut déployer autre chose.
"Mais on va pas refaire du Franquin" qu'on nous dit.. Exact, ce serait idiot mais il convient de faire une bonne sauce : pas un film de Mortal combat, pas un condensé sans REFLEXION de ce qu'aiment les gosses d'aujourd'hui, sinon ce serait trop facile : Stalone nous fait le prochain Spirou ("Spirou au Viet-nam avec une M-4 et Spip un bandana, et la vieille leçon au bout de deux heures de massacres : faut pas faire la guerre ! Merci, on le savait, on te rappelle Sylvester !!!).
Alors Morvan, pour se défendre, nous dit qu'il veut quand même dénoncer des trucs (ex : le massacre des indiens dans le 48). Oui enfin bon, trois lignes au milieu de tant de pages de baston de flingues et d'un Spirou ultra-violent (qui donc participe à tout ça sans réfléchir et en fonçant, là je parle plus du 49) ça ne peut pas tenir la route ! Ok, il y a parfois de bonnes répliques dans ce 49ème opus, mais ça ne sauve rien.
Ok, il y a parfois de beaux décors dans ce 49ème opus, mais ça ne sauve rien non plus. Je ne vais pas m'étendre sur le dessin de Munuera, je ne dis pas que son style est moche, je trouve simplement qu'il ne convient pas tellement pour un Spirou (parce que Spirou Fil de fer, merci, mais bon !).
Je préfère m'étendre sur Mr Morvan, que les journalistes préfèrent toujours plus rencontrer. Et parler de ce machin que j'ai peur d'appeler un scénario, ce machin que si vous l'auriez vu au cinéma, je suis prêt à parier que vous auriez pour beaucoup dit haut et fort (moi le premier) : La vache, mais quel navet de film d'action pourri, ha ha ha, 2 sur 20 !!! (soyez sincère, SVP).
Spirou en manga je suis pas trop pour, mais pourquoi pas !?! Seulement voilà, Morvan le commercial nous vend un manga à la sauce Naturo pour encore une fois séduire les jeunes sans les faire réfléchir ! On est loin d'un superbe manga réalisé par un des ces maîtres Mangaka, sorte de dieux du dessin. Là encore, échec !!! Mais peut-être réussite commerciale pour Morvan, il sera content et pourra se vanter !
Allez je vais arrêter là et me relire mes vrais Spirou et penser qu'à la place du 47 de Morvan et Munuera, j'aurai pu lire le 47 de Tome & Janry, un surement magnifique "Spirou à Cuba".
A ce propos, messieurs Morvan et Munuera, lisez "La vallée des bannis", un condensé de décors superbes, de rapports nouveaux entre les persos, une belle évolution et de l'action, juste ce qu'il faut ! (Je parle des albums de Tome & Janry, car apparement ici, nos détracteurs sont énervés d'entendre prononcer le nom du Maître : Mr André Franquin, et car Morvan-le-Magnifique a découvert Spirou avec Tome & Janry sans approfondir plus la réflexion et le génie scénaristique présent dans l'oeuvre de Franquin).

Par : sangorou (22 sept. 2006)

Un guignol ultra sérieux, dans une sorte de Japon médiéval en kimono rouge, suivi d'un espèce de crétin en kimono bleu qui, dès la troisième page, se prend un coup de poing kaméahméah ultra violent qui le fait valdinguer quelques mètres plus loin... Une main le rattrape et le remonte à la surface, puis une sorte de Pokémon écureuil qui se la joue blasé rapporte tout un tas de merdouilles high tech à son gentil maimaître... Non, je ne divague pas, il s'agit bien de Spirou et Fantasio, le 49° opus de Morvan et Munuera. Que dire, je ne sais même pas si j'ai envie de me lancer dans une sorte de critique sur l'album. Quand j'ai découvert Spirou, c'était celui de Franquin, un des chefs d'oeuvre du 7°art, l'oeuvre absolue de notre maître à tous André Franquin. Une sorte de génie indéfinissable surplombait ses albums, un graphisme jamais égalé, des histoires pleines de poésie, de charme qui racontaient aux enfants et aux adultes la vision de Franquin. Quand Zorglub repart sur son vélo dans le 15, déprimé, lessivé de son cuisant échec, personne ne reste indifférent, quelquechose se passe. Nous avons pitié de Zorglub, puis le lendemain, nous nous sentons tous un peu Zorglub. Ca, c'est la magie de la bande dessinée de Franquin. Raconter des choses importantes sans entrer sans une sorte de cavalcade houleuse, les raconter simplement avec un noble regard. Voilà dans quoi la jeunesse des années 50-60 était bercée. Et maintenant, on s'adresse aux enfants en leur montrant un Spirou qui fait du karaté et qui, sans réfléchir, se lance à la poursuite d'un yakuza et qui le frappe violemment. Puis un Fantasio d'une connerie indescriptible qui balance : gaffe à tes dents, en frappant un autre yakuza. Sans parler du découpage de l'histoire qui se veut très speed, gave au plus vite le lecteur, de ce scénario, pas réfléchi, qui n'a que pour but de faire plaisir son créateur, manga, katana, tokyo, robots, sf, high tech, et surtout "fight". De ce dessin mauvais, exagéré au possible dans les mouvements, où la jambe de Spirou s'apparente à une paille. Et de ces couleurs mochardes au possible avec un petit détourage à l'aérographe sur la gamine... Sans me prononcer sur tous ces points, nous arrivons dans une phase où la bande dessinée n'a plus ce côté rêveur du travail fait main, de ses valeurs... Le manga marche, et le franco belge doit suivre... Alors voilà, je n'insulte en aucun cas Morvan, Munuera et Lerolle, mais par pitié, qu'il aient un temps soit peu de respect pour leurs prédecesseurs, qui se sont efforcés de faire évoluer Spirou mais en gardant son esprit.

Par : Festnoz (22 sept. 2006)

J'ai vu récemment les épisodes dessins animés de Spirou et Fantasio à la télé et j'ai trouvé ça plutôt pas mal mais je me disais que quand même, la BD c'était bien mieux niveau histoire. Après lecture de cet album, je me dis faux. Il ne se passe rien. 2 gamins qui volent et qui peuvent faire léviter des objets sont enlevés. Spirou et Fantasio en récupère un. On les poursuit, on les poursuit et puis finalement on fait une bonne bataille pour éclater les méchants. Fin de la poursuite, les gentils gagnent bien sur. Zut, j'ai presque raconté toute l'histoire en si peu de mots. Monsieur Morvan n'aurait pas dû reprendre Spirou et Fantasio, il aurait dû reprendre Dragonball Z, il y aurait excellé.

Par : Sep Voir les critiques de Sep (21 sept. 2006)

Après les détracteurs, place au(x) supporter(s). Personnellement, j'ai bien aimé ce Spirou à Tokyo. D'ailleurs, à part Paris sous Seine, que j'avais moins apprécié, je trouve la reprise de Morvan et Munuera plutôt réussie. Bien sûr, ce n'est pas du Franquin, ni du Tome et Janry, ni du Fournier, du Rob-Vel, du Jijé, du Nic et Cauvin ou du Chaland (j'en ai oublié ?). Non, rien de tout cela, c'est du Morvan et Munuera. Comme à chaque nouvelle reprise, il y a forcément ceux qui suivent et ceux qui ne suivent pas. Mais Spirou est une série hybride, qui a toujours suivie (inévitablement)la personnalité de ses auteurs. Donc il ne faut pas être surpris du régulier changement de style de la série. Et c'est d'ailleurs ce qui la rend si percutante, si vivante :au fil des décennies, Spirou a toujours été "adopté" par des auteurs en phase avec leur génération. Imaginez si aujourd'hui, Spirou nous était présenté à la façon de Franquin ou de Fournier. J'apprécie énormément ces auteurs, la plupart de mes albums préférés de la série sont signés Franquin, mais si, en 2006, je devais trouver en librairies des nouveaux Spirou fait "à la façon de Franquin", je pense que je ne pourrais pas m'empêcher de ressentir une sorte de malaise. C'est un petit peu ce qui arrive avec Blake et Mortimer. Beaucoup reprochent aux auteurs de raconter des histoires de la façon de Jacobs, et trouvent que B et M est une série des années 50 dont les albums sortent en 2000... Le même problème se pose pour Spirou. Que faire ? Raconter des histoires style Franquin, ou allez de l'avant et vivre avec son époque ? Je crois que les auteurs et les éditions Dupuis ont eu raison de faire le choix d'actualiser sans cesse la série. C'est une politique qui devrait permettre à Spirou et Fantasio (et Spip), de vivre pour encore longtemps de nombreuses aventures. C'est tout le mal que je leur souhaite.

Par : zer50100 (21 sept. 2006)

Je ne suis pas du tout d'accord avec les critiques précédentes connaissant parfaitement Spirou et Fantasio car ayant la collection. C'est vrai que Morvan et Munuera font de Spirou un autre style mais je trouve que c'est à chaque auteur d'y mettre un style différent tout en respectant les personnages. Ce n'est certes pas à la hauteur de Franquin mais trés franchement, pas grand monde ne l'a été. Ce que je remarque avant tout c'est la qualité graphique. Les paysages et les personages principaux ainsi que les figurants sont tous magnifiques. Pour ce qui est du scénario, certes, on y voit beaucoup de combat mais tellement bien interprété et différent des albums précédents (les combats en un contre un me font d'ailleurs beaucoup penser à cowboy beebop). Je trouve que le nouveau Spirou et bien plus intéressant et plus humain quant aux dialogues. Les sarcasmes de Spirou sont tellement rares ! Et surtout, Spirou est bien plus ancré dans la réalité où on y dénonce pas mal la société de consommation avec Fantasio ! C'est vrai que Itoh Kata n'est vraiment pas le même personnage que dans les albums de Fournier, mais n'était-ce pas voulu pour rendre une histoire plus dure ! Ce qui manque le plus à Morvan et Munuera, je crois, c'est de créer un personnage atypique et nouveau pour la série comme l'ont fait les différents auteurs (mis à part Nic et Cauvin). Je trouve que cet album est une réussite et est certes différent de tous ceux parus !

Par : Dligeant13 (19 sept. 2006)

Troisième Morvan-Munuera et troisième raté. Pas d'histoire, une intrigue peu épaisse bien trop sérieuse pour Spirou et Fantasio. Spirou a l'air de mépriser son compagnon et il y a de quoi, puisque Fantasio est posé comme un crétin dans cette histoire. C'est violent, c'est sérieux, il n'y a pas de deuxième degré et il ne se passe rien. Tokyo que je ne connais est assez bien représenté, on visite bien. Mais hélas, tourisme-course-poursuite, ça ne fait pas une histoire. J'ai espéré que ça s'améliore au fil des albums de ce duo, ce n'est pas le cas. Je crois qu'ils n'avaient signé que jusqu'au numéro 50. J'espère que ce sera leur dernier. En attendant un autre duo productif et plus dans l'esprit. Pas Tarrin, il est trop lent.

Par : Pinpompin (18 sept. 2006)

C'est du Spirou cette histoire ? Certes y a un gars roux déguisé et pas habillé en groom accompagné d'un écureuil qui court dans tout les sens de Tokyo. Mais non, c'est pas lui. Il se bat comme Jetli ou Sangoku. Je croyais qu'il avait perdu un peu d'entrainement depuis sa victoire contre Poildur (un truc beaucoup plus réaliste et drôle). Sinon le chauve débile à coté de lui, c'est Fantasio? Il n'a plus sa coupe fantaisiste. Ses cheveux sont trop courts.
Il manque encore une chose pour que ce soit un Spirou et Fantasio : une bonne histoire, voire juste une histoire. Monsieur Morvan, une histoire ce n'est pas une longue poursuite avant de faire un combat pour régler tout ça où les gentils battront les méchants. Pauvre Itoh Kata, un des personnages les plus drôles et les plus fantaisistes de la série n'est plus qu'un gars ultra sérieux et ennuyeux au possible. Messieurs les auteurs, je ne vous dis pas merci d'abimer ainsi une si belle série.

Par : JMC (15 sept. 2006)

Je suis de plus en plus attéré par la reprise de Spirou que j'ai lue en parution hebdomadaire. Morvan ne se cache pas d'être fasciné par les mangas. Le problème me semble qu'il n'a retenu guère plus que 2 choses : les poursuite, la baston. Voilà effectivement à quoi se résume une nouvelle fois l'aventure, ce qui est bien maigre et répétitif (cela ne fait jamais que la 3ème fois en trois albums qu'ils nous servent le même scénario). Mais cela ne fait pas une histoire. Dans la BD d'aventure classique comme au cinéma, il faut quand même un peu de sauce pour faire passer le plat. C'est ce que ne comprend pas Morvan ou ce qu'il est incapable de faire. Il n'y a rien à quoi se raccrocher. Le découpage est fait en dépit du bon sens (parfois j'ai renoncé à compter les cases ; n'y-t-il d'ailleurs personne chez Dupuis qui relit la BD avant l'impression ?) mais je me demande dans quelle mesure il ne cherche pas à cacher l'absence de scénario. Et puis, il manque 2 autres ingrédients qui ont fait la réussite de Spirou depuis au moins Jijé (je n'ai jamais lu Rob-Vel): l'humour et la poésie. Il serait temps que les gens de Dupuis-Dargaud se posent des questions sur la pertinence du choix des auteurs pour la reprise. Le mieux serait quand même de laisser leur à d'autres.

Par : Mau (12 sept. 2006)

Troisième Spirou et Fantasio de Morvan et Munuera, le rythme de parution est bon mais les histoires sont nulles. Je résume l'album : poursuite, on rentre à l'hôtel, poursuite et puis mortal combat et puis fin. Il n'y a pas d'histoire, juste une succession de courses poursuites très bien faites, ma foi, mais qui n'apportent rien à une histoire vide. Morvan n'a pas l'air de savoir ce que aventures signifie. Pire que tout, d'un album à l'autre, on a la même situation. Dans "Paris sous seine", quand le centre Pompidou explose, Fantasio s'accroche à la jambe de Spirou et Spip à la jambe de Fantasio. Dans "L'homme qui ne voulait pas mourrir", lors de la poursuite de la voiture en fantacoptère, Spirou s'accroche à la jambe de Tanzafio, Fantasio s'ccroche à Spirou et un bandit est récupéré en vol par Fantasio. Dans cet album, même péripétie avec l'assenceur volant et le méchant accroché à la jambe de Fantasio lui même accroché à la jambe de Spirou. Ils le font exprès de refaire 3 fois la même situation en trois albums ou il perdent très vite la mémoire. Pourtant il n'y a pas grand chose à retenir de leurs histoires. C'est plat, pas original et même pas drôle. De tout l'album, il y a un gag drole : les clés des casiers. Sinon, on doit se taper des jeux de mots bidons. Que penser d'une histoire de petite fille aux superpouvoirs qui peut faire bouger des objets immenses et peut voler elle même ? On peut juste en penser que ce n'est pas du Spirou et Fantasio qui, de toute façon, ne font que passer dans cette aventure comme si ils avaient autre chose à faire. Si Morvan pouvait aussi s'abstenir des remarques bidons à la hollywood : "Messieurs nous avons un problème" ça serait bien aussi. Les auteurs n'ont pas encore réussi à comprendre que Spirou c'était de l'humanisme et surtout pas du sérieux lourd.
Très déçu par cette album, heureusement le dessin et joli mais si Munuera pouvait se creuser la tête pour trouver un habit plus Spirou à Spirou, naturellement sans qu'il se déguise en groom ce serait bien. S'il vous plait monsieur Munuera juste 2 choses le pantalon rouge et le chapeau.
Bon courage à ces deux pour le prochain album qui, j'espère, sera réussi pour un cinquantième mais pour qui j'espère aussi ce sera leur dernier.

Par : m'enfin Voir les critiques de m'enfin (10 sept. 2006)

Comme beaucoup de mes amis qui ont suivi cette histoire dans Spirou Hebdo, je suis déçu, mais déçu !!!! Après un "homme qui ne voulait pas mourir" plein de promesses (à mon goût), les auteurs nous livrent quasiment la mème chose : une course poursuite parsemée de baston. Voir Spirou mettre une raclée à un yakusa.... Où va t'on ?
Bientôt, comme dans Astérix, on verra apparaitre Goldorak, et Spirou l'écrasera à mains nues. Les auteurs sont passé du côté obscur : le manga !
Même le dessin de Munuera, dont je suis fan, n'est pas au niveau, avec ces 15 cases par pages !
Sésolé pour les fans de manga, mais pour Spirou, on attend tout de même autre chose... Vivement Tarrin !!

Par : estrapin (08 sept. 2006)

Une critique avant la parution en album, c'est dans le possible car cette aventure de Spirou et Fantasio est parue dans Spirou Hebdo...
Eh oui, Morvan et Munuera ont encore saboté l'esprit Spirou. On reconnait le découpage de Morvan en y insérant plus de 12 vignettes par case. Mais l'histoire ?
Le seul (oui le seul) point positif de cette bande dessinée, c'est d'avoir rendu un éphémère hommage à Jean-Claude Fournier, poète et dessinateur Breton, qui avait très bien repris Spirou derrière le grand Maitre Franquin. Je fais illusion à Itoh Kata.
Et le reste ? Un scénario sans queue ni tête ou il y a (encore) que des bagarres mais pas de trames de fond. Bien maigre ingrédient pour un bien faible scénario.
Heureusement que le grand scénariste Yann co-écrit le prochain Spirou car lui pourra sauver des eaux et de la noyade notre groom légendaire. Morvan est un bon scénariste de SF ou de manga version combat, mais pas aussi bon pour la reprise de Spirou.
Les dessins de Munuera sont à nouveau médiocres. Je ressens un manque de confiance dans ses traits. José se recherche mais n'arrive pas à s'identifier face à ce fiasco qu'est le scénario de Morvan.
Nous attendons avec impatience le Spirou digne de Franquin, celui de Tarrin et de Yann qui va paraitre dans moins de 6 mois : Le tombeau des Champignacs.
Alors Monsieur L'editeur, quand est-ce que Tarrin reprendra la série officielle avec Yann ? Bientôt j'espère ...
Vous l'avez compris : ce nouveau Spirou de Morvan et Munuera est un échec. A passer à la trape !


 


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