Le sang des voyous de Jacques LoustalPhilippe Paringaux - 5 critiques

Edition : Casterman
Collection : Univers d'auteurs
Pages : 72 pages en couleurs
Parution : août 06
Auteurs : Jacques LoustalDessinateurPhilippe ParingauxScénariste

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Par : Coacho Voir les critiques de Coacho (30 sept. 2007)

Attention, histoire très noire.
Un tueur à gages, au seuil de la mort, va se donner une dernière bouffée d’énergie pour achever l’histoire du plus grand drame de sa vie.
Sa vie est jalonnée de violence et de meurtre et son parcours final ne dérogera pas à ses grands principes…
Une histoire froide et dure qui est pourtant soutenue par un but plutôt porté vers l’espoir mais… A vous de découvrir ce parcours…
On reconnaît évidemment le trait caractéristique de Loustal ainsi que ses couleurs, souvent vives, qui tranchent avec la noirceur du récit de Paringaux.
Mais, et c’est là tout le talent de Loustal, jamais ces couleurs ne jurent ou ne desservent l’histoire… Une histoire glaçante et prenante…

Par : Quentin Voir les critiques de Quentin (11 juin 2007)

Les albums de Loustal que je préfère sont toujours ceux qu'il fait en collaboration avec Paringaux. Depuis "Barney et la note bleue", les deux auteurs se sont toujours complétés à merveille et nous ont offert ce qui se fait de mieux en matière de polar en BD. La poésie et les métaphores du texte en voix off guide celle des dessins et développe un univers de paumés glauque et moite tellement dense qu'il prend aux tripes. "Le sang des voyous" est le plus noir des albums du tandem, mais la narration et la correspondance entre texte et image reste toujours des plus efficace. On en redemande!

Par : yvan Voir les critiques de yvan (11 déc. 2006)

Avec ce polar bien sombre, Paringaux et Loustal signent une énième collaboration sur base d’un roman non-terminé de Paringaux.

Le personnage principal est un tueur professionnel rongé par la maladie et sans aucun respect pour la vie d’autrui. Il a souvent vu la mort de près et voit maintenant arriver la sienne. C’est pour lui le déclic qui lui fait comprendre qu’il est l’heure de régler ses comptes avec un passé douloureux, afin de pouvoir partir en paix et … les armes à la main.

Comme souvent dans les bons polars, c’est une voix-off qui va nous tenir en haleine et nous faire suivre le dernier sursaut de cet homme à la dérive qui a décidé de faire le ménage autour de lui à coup de règlements de compte. Le fait de mettre cette voix-off en bas des cases et d’également y insérer des dialogues, renforce encore un peu plus le décalage entre l’horreur des images et la force du texte.

Niveau graphisme, Loustal nous livre un dessin au style particulier qui colle parfaitement à l’ambiance sordide. Les couleurs sont étonnantes, mais très réussies et font ressortir les quelques flash-back qui nous plongent dans le passé de ce tueur glacial. Les illustrations pleine page sont de véritables tableaux, avec la dernière page de ce one-shot comme apogée.

Tout comme "Achevé d'imprimer", un bon one-shot cuvé 2006 pour les amateurs de polar, mais personnellement c’est "Welcome to Hope" qui reste mon polar favori de l’année.

Par : DR Voir les critiques de DR (29 nov. 2006)

Polar plutôt violent, "Le Sang des Voyous" est donc la dernière collaboration en date entre Jacques de Loustal et Philippe Paringaux. Loustal que j'ai rencontré lors de l'édition 2006 du Festival de Solliès-Ville m'avait confié que "Le Sang des Voyous" était sa bande dessinée la plus noire. Et bien, je confirme. Sans vouloir plagier l'un de nos chanteurs bien connus : "Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir...".

L'histoire scénarisée par Philippe Paringaux nous raconte la dérive sanglante d’un tueur à gage moribond à la recherche de sa fille perdue de vue nombre d'années auparavant. Au cours de son périple, il n'hésitera pas à solder quelques ardoises laissées en suspend. La narration de ce thriller est assez particulière. Les dialogues sont réduits au minimum tandis que des encadrés de textes viennent plonger le lecteur dans l'esprit et les sensations du personnage central. L'atmosphère glauque distillée tout au long des planches de l'album s'en trouve ainsi renforcée.

Coté dessins, je ne suis pas de prime abord un grand fan de ce style graphique, aussi il m'a fallu un moment avant de m'y faire. Loustal a choisi d'illustrer le récit par un trait plutôt dur et froid à l'image de son "héros". Les décors sont très épurés, parfois sommaires, même si certains plans de paysages m'ont réellement emballé, notamment grâce à une mise en couleur des plus réussies.

Une bande dessinée qui vous captivera jusqu’à son terme.

Par : Jean-Marc Lernould Voir les critiques de Jean-Marc Lernould (18 sept. 2006)

"Le sang des voyous", de Loustal et Paringaux. Casterman.

Cela fait 9 ans, depuis "Kind Congo", que les deux complices ne s'étaient pas retrouvés mais ils ont fini par craquer et collaborent une septième fois en forme d'apothéose avec cet album "le Sang des voyous". Le déclic ? Paringaux avait débuté un roman sur un ordinateur portable qu'il s'est fait piquer alors qu'il en était au treizième chapitre. Pas de sauvegarde, pas question de recommencer, sauf qu'il avait fait parvenir quelques notes à Loustal qui a craqué sur une phrase : "les douilles de cuivre rebondissaient sur le carrelage et les jumelles hurlaient de terreur tandis que le sang des voyous éclaboussait leurs robes jaunes.." Pas de doute, il y a clairement un hommage à la littérature noire et au film polar de l'après-guerre dans ce que les auteurs appellent un roman graphique alors qu'on a dans les mains un véritable album de BD, bien que les bulles demeurent rares et que les textes sont comme l'aiment les deux auteurs placés sous les dessins. Mais le graphisme est bien présent et Loustal a davantage de latitude pour des illustrations pleine page qui sont de véritables tableaux tout en s'insérant dans cette trame sordide tissée case à case.

Le récit suit les derniers pas d'un tueur à gages qui voit lui-même arriver la mort le jour où il tousse son premier sang. Mais le solitaire ne veut pas partir seul et dans un dernier sursaut il tire - littéralement - un grand trait sur son passé, règlement de compte sanglant à l'appui, jusqu'au bout de la nuit.

Loustal arrive à faire du noir avec sa palette de couleurs toujours aussi étonnante, soulignée par les phrases incisives de Paringaux : "la fumée des Balto se mélangeait à l'obscurité en même temps que la morphine à son sang". Quelques teintes sépia appuient les flash-back, du temps où le sang des voyous coulait entre leurs tempes, et non sur le carrelage.


 


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