Vlad l'empaleur de Hermann Yves H. - 8 critiques

Série : Sur les traces de Dracula - T. 1
Edition : Casterman
Collection : Un monde
Pages : 72 pages en couleurs
Parution : mars 06
Auteurs : HermannDessinateur Yves H.Scénariste

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Par : le régulateur Voir les critiques de le régulateur (29 janv. 2007)

Cet album est assez difficile à digérer !
Pour ne rien vous cacher, ça a été une souffrance sur les 35 premières pages...
Je ne note pas le dessin d'Hermann qui est toujours bon mais le scénario qui n'en est pas un.
C'est le récit historique qui est indigeste de cette façon, comme une récitation que l'on a pas comprise et qu'on régurgite pour faire plaisir à la maîtresse...
Dans tel pays, à tel date il s'est passé ça puis à tel date et dans ce pays il s'est encore passé ça et gna gna gna blah blah blah.... Berck...
Mauvais, lourd et sans intérêt.

Par : Sep Voir les critiques de Sep (29 sept. 2006)

Difficile pour moi de critiquer cet album. Je n'ai jamais été fan du dessin d'Hermann, mais je reconnais qu'ici, son style fait merveille. Côté scénario, j'attendais beaucoup, trop peut-être, de ce récit consacré au vrai Dracula. C'est un sujet qui m'a toujours passionné, l'histoire de cet homme qui a laissé une telle emprunte sanglante dans l'histoire, qu'il est devenu dans la mémoire mondiale collective, le célèbre vampire. Bram Stocker y est pour beaucoup, mais il faut savoir qu'il a eu l'idée de son livre en visitant les ruines du château de Vlad. Les gens de la région lui racontèrent que ce château était habité de chauves-souris énormes et suceuses de sang. L'imagination de l'écrivain fit le reste. Il paraîtrait que Stocker a été fortement impressionné par la terreur que ces ruines provoquaient sur les gens du coin. Comme si l'ancien maître des lieux régnait encore, après plusieurs siècle, sur la région. Pour en revenir à la BD, je ne nie pas ces qualités : bon dessin, belles couleurs, scénario intéressant. Mais, malgré ses qualités, ce scénario ne fait que survoler très rapidement la vie de Dracula. A mon sens, Hermann-fils aurait dû étaler son récit sur 120 pages minimum, histoire de mieux prendre son temps et de nous laisser nous familiariser avec l'époque, le contexte, et surtout le personnage principal. Là, tout va très vite, et comme, malgré tout, l'histoire est bien écrite (et le sujet très intéressant), le livre se lit très vite. Et c'est avec un gros sentiment de frustration que j'ai refermé cette BD. L'idée de départ était pourtant bonne, mais elle a été trop peu exploitée par les auteurs. Du coup, j'hésite à acquérir l'album consacré à Bram Stocker qui est paru dernièrement, alors que j'étais initialement très emballé par ce projet. Je crois qu'il me faudra encore quelques temps pour oublier la frustration provoquée par la lecture de Vlad l'empaleur.

Par : yvan Voir les critiques de yvan (11 août 2006)

Ce tome est déjà la septième collaboration entre Hermann père et fils et ils s’attaquent ici à l’histoire de Vlad l’Empaleur, alias Dracula. Il s’agit ici de la vraie histoire de Vlad Dracul, le voïvode de Valachie, seigneur de Transylvanie, célèbre pour sa cruauté légendaire, et non pas du vampire originaire du chef d’œuvre de 1897 du romancier irlandais Bram Stoker.

Basé sur des informations historiques et un travail de recherche manifeste en Roumanie, Yves H. retrace l’histoire de ce personnage mythique et célèbre pour avoir fait (selon la légende) empaler jusqu’à vingt mille personnes en quelques jours.

Deux autres tomes suivront celui-ci afin de cerner le mythe de Dracula: un sur le destin de Bram Stoker, à l’origine de la célébrité de Dracula (dessiné par Séra) et un sur la Transylvanie, où naquit la légende de Dracula (dessiné par Dany).

L’histoire commence en 1430, date présumée de la naissance de Vlad Basarab, prince de Valachie sans trône ni couronne, et retracera la vie chaotique de Dracula, sa soif de pouvoir, ses rencontres avec des personnages historiques hauts en couleurs et surtout sa relation haineuse avec son frère Radu. Le tout cadré dans une période violente et instable, dans un contexte de trahisons et alliances fragiles, sur une terre ensanglantée où s’affrontent chrétien et musulmans.

Le travail de recherche se retrouve également dans les décors et costumes, même si certains aspects ont été romancés à cause d’un manque de documentation (comme expliqué dans le cahier final qui clôture ce tome). Le dessin de Hermann en couleurs directes se prête à merveille à ce récit historique riche en batailles et en chevauchés. A part pour la couverture plutôt laide, je trouve ce dessin (qui nous livre également quelques planches cruelles avec des scènes d’empalement) splendide.

Mais, cet album de plus de 60 planches est aussi un documentaire où les différentes dates s’accumulent à grande vitesse en ne s’emboîtant souvent que partiellement à cause de nombreuses ellipses scénaristiques ou de zones d’ombre dans l’histoire turbulente et chaotique de Dracula. C’est certes un portrait historique précis, mais qui se lit plus comme un livre d’histoire en voix off, que comme une bande dessinée palpitante.

Par : Canteloup Voir les critiques de Canteloup (21 avr. 2006)

Finalement cet album est conforme à mes attentes dans son traitement historique puisque c'est sous cet angle que l'ont voulu ses concepteurs. Point de spectaculaire à la "Hammer" et point de Van Helsing, juste des faits bruts qui recoupent ce que j'avais pu lire sur le sujet il y a déjà quelques années. Si Vlad Dracul était un personnage sanguinaire, il ne différait que peu de ces congénaires de la même époque quant aux méthodes à employer pour conquérir ou se maintenir au pouvoir. Il l'a juste fait d'une manière plus marquante, plus "choquante". Et le moins que l'on puisse dire c'est que la Hongrie et ses rois ne se sont pas comportés de la manière la plus "catholique". (La Hongrie est à l'origine de la campagne de dénigrement et de la légende "noire" de Dracula, cette légende qui a tant aidé Bram Stoker pour construire son roman "Dracula").
Donc si vous êtes un fan d'histoire et/ou du vrai Dracula (et non du vampire) cet album est pour vous. Si c'est le côté spectaculaire voire grand-guignol qui vous attire, passez votre chemin, vous risquez de vous ennuyer ferme. Dernier point : au passage cela m'a permis de (re)faire le lien avec le "Vlad" de "Je suis Légion" quant au 3° frère de Dracula (Radu). Pratique !

Par : yannick Voir les critiques de yannick (20 avr. 2006)

Pour moi, Dracula a toujours été un personnage sanguinaire, énigmatique, effrayant et mystique à l’image de sa représentation dans le film du réalisateur Francis Ford Coppola. Personnellement, ce long métrage représente le summum du film d’horreur avec ses mouvements de caméra vertigineux et cette forte ambiance gothique qui me donne du malaise. Tout cela, je ne le retrouve pas cet nouvel album des Hermann fils et père.

Dans ce premier tome, le personnage de Dracula m’est apparu trop «humain » par rapport à l’idée que je me faisais de lui. Je n’ai ressenti aucune volonté de la part des auteurs de rendre épique la vie de cet « être sanguinaire ». A la décharges des auteurs, je n’étais certainement la cible privilégiée pour cette lecture puisque les Hermann ont y retracé au plus près la biographie réelle de ce personnage. Par conséquent, cette BD était loin de satisfaire à mes attentes.
Le trait de Hermann est excellent mais il ne permet malheureusement pas de rattraper le manque de mysticisme du scénario. Même les scènes de bataille ne m’ont pas réussi à donner quelques frissons. Dracula ne m’est apparu ni attachant ni répugnant. Seuls quelques passages dans la façon dont Dracula traitait ses ennemis donnent une idée du caractère sanguinaire de celui-ci…

Finalement, je pense que je ne suis certainement pas le type de lecteur privilégié pour cette BD et que je ne lirai certainement pas la suite. Par contre, pour tous ceux qui apprécient la véracité des faits historiques et se balancent complètement de l’image mystique des principaux protagonistes, « Sur les traces de Dracula » pourrait fortement leur satisfaire Au fait, malgré tout cela, je reconnais que « Vlad l’empaleur » est l’album que j’ai le plus apprécié des Hermann fils et père jusqu’à ce jour.

Par : Jean-Marc Lernould Voir les critiques de Jean-Marc Lernould (15 mars 2006)

"Vlad l'empaleur", "Sur les traces de Dracula" tome 1, de Hermann et Yves H. Casterman.

Attention, on ne trouvera pas ici de canines proéminentes : les seuls objets pointus sont les grands pals où sont juchés des suppliciés (ce qui est déjà pas mal). Le dernier ouvrage des Hermann père et fils n'a pas pour vocation d'adapter l'oeuvre de Bram Stoker (le portrait de l'écrivain fera l'objet d'un second tome, puis "Transylvania" ira visiter les lieux où vécut le vampire de légende) mais de puiser aux sources historiques pour tracer la vie du cruel souverain qui servit d'inspiration à l'écrivain britannique.

On part donc de la naissance de Vlad Dracul vers 1430, dans une Transylvanie prise entre le marteau et l'enclume, c'est à dire baladée entre les Turcs et les royaumes chrétiens dont on ne sait pas lesquels sont les plus sanguinaires. Les Balkans sont déjà un véritable panier de crabes et le Vlad en question subira moult péripéties avant de rendre les armes, ce qui donne un récit assez compliqué à suivre (tout le monde n'a pas une épouse d'origine roumaine comme Yves H). La succession de scènes de batailles peuvent parfois paraîtrent fastidieuses malgré un dessin toujours autant virtuose d'Hermann (le père) et comme Vlad doit mériter son surnom d'empaleur, on assiste à une orgie d'atrocités.

Le scénariste affirme avoir voulu tenir à respecter au plus près les détails historiques tout en tordant parfois le nez à la réalité : "plutôt que se planter en tentant de faire du pseudo-authentique, on a opté pour le spectaculaire. On a imaginé un palais massif, écrasant, totalement irréaliste" avoue Yves H. Cela dit, il n'y a pas mort d'homme à part les quelques milliers d'empalés, et les amateurs de BD historiques s'y retrouveront.

La tirade du jour :
"Qu'il vienne donc ce bâtard !
Je lui réserve le plus long de mes pal !"

(faut pas énerver Vlad..)

Par : herve Voir les critiques de herve (12 mars 2006)

Contrairement au livre de Pascal Croci et de Françoise-Sylvie Pauly « Dracula, le prince Valaque Vlad Tepes » (Emmanuel Proust Editons), c’est toute la vie de Dracula qui est retracée ici par Yves H. C’est donc sous l’angle purement historique, que la vie de Vlad Dracula est abordée.
Et l’on voit vraiment que, de toutes les époques, l’histoire des Balkans fut une histoire tourmentée et complexe : affrontements religieux, militaires, trahisons et reversements d’alliances, conflits, coup d’état, bref une mine (sans faire de jeu de mots) d’inspiration pour scénaristes.
Car c’est cela l’histoire de Vlad l’empaleur, une saga formidable et cruelle, une épopée sanguinaire... alors amateurs de vampires et de surnaturel, passez votre chemin. Place aux combats, à l'aventure et à la vengeance.
Le tout est magnifiquement mis en scène par Hermann, dont le dessin en couleurs directes, met parfaitement en relief à la fois l’horrible (les empalements) mais aussi la déchéance d’un prince sans couronne, souvent abandonné par les siens, ou encore la cruauté du moyen-âge.
D’ailleurs, je trouve que le dessin d’Hermann s’affine dans le présent opus
Seul hic au tableau, la couverture, qui me fait plus songer à un album de Glénat (collection Vécu) d’il y a 20 ans, qu’à une nouveauté. Je n’y reconnais guère le style hermannien.
Contrairement à ses précédents albums, Yves H. commet là un scénario plus linéaire, moins alambiqué, truffé de détails historiques qui fera la joie des amateurs, non seulement d’Hermann, mais aussi de bd en général.
Cette perspective historique, et souvent romanesque (avouée dans le cahier en annexe) m’enchante.
Un véritable plaisir des yeux (malgré des scènes insoutenables), un plaisir de lecture, une narration réussie, bref une collaboration enfin, si je puis dire, parfaite entre deux auteurs. Bravo.

Par : Gasoil Voir les critiques de Gasoil (11 mars 2006)

Dessin collant tout à fait avec le type d'histoire, on connait Hermann, rien de neuf à l'ouest. Mais le scénario .... Pénible. On se croirait vraiment dans un livre d'histoire pour étudiants de 3ème année préparatoire.
Sans doute que ces chers héritiers du trône d'un empire dont j'ignorais jusqu'à aujourd'hui l'existence ont-ils fait 15 allers-retours en prenant-perdant le pouvoir mais alors fallait-il chosiir un tel sujet qui a peu d'intérêt historique.
Je ne suis pas fasciné par le pal (y a intérêt si vous voulez suivre) et le scénario n'accroche rien. Je suis péniblement arrivé jusqu'au 3/4 de l'album qui m'avait pourtant attiré par un premier coup d'oeil aux dessins.
Le choix du sujet s'il s'agit d'un sujet historique nécessite quand même de voir s'il peut ou non, passionner le lecteur et surtout de ne pas le détailler comme une succession de faits quasi tous identiques les uns aux autres.
Aucune identification négative ou positive possible à aucun personnage.


 


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