Adaptation cinématographique d'une BD

Les 492 commentaires sont triés des plus récents aux plus anciens .



492. longshot - 21/08/26 11:42 - (en réponse à : frogy)
Elle aussi, tu l'as vue en vrai ? ;)


491. froggy - 21/08/26 05:56 - (en réponse à : Bertrand)

490. Bert74 - 20/08/26 11:51
Pour en rajouter une couche (de peinture) sur ce qu'expose froggy, j'ai moi-même fait l'expérience de découvrir le tableau original du
Déjeuner des Canotiers, lors d'un passage de la collection Philipps à Paris. Tableau archi-connu que j'avais vu souvent dans les livres (ou au cinéma , dans Amélie Poulain, par exemple).
Et bien c'est incomparable et la persistance rétinienne (la mémoire visuelle que j'en ai) s'exerce considérablement plus avec l'oeuvre original dans la présentation qu'en souhaitait l'artiste. En plus, dans ce cas, la toile est immense.


489. froggy - 19/08/26 06:19
"Rien ne vaut la salle, on est completement absorbe par le film, il n'y a rien qui vient vous en distraire"

Hormis le type qui grignote des pop-corns derrière, celui qui sirote un coca, celui qui cause avec son voisin ou au téléphone ou simplement fait de la lumière en regardant son portable, celui qui est très grand et s'assoie juste devant, celui qui se trémousse sur son siège à côté, celui qui te dérange en passant pour aller aux toilettes...


Ca, ca a toujours existe. C'etait meme encore pire avant quand les gens entraient a toute heure dans une salle de cinema sans se soucier des horaires du film et l'ouvreuse qui menait les spectateurs sans entrave grace a sa lampe de poche qui eblouissait les gens deja assis. C'etait un veritable ballet entre ceux qui arrivait en retard et ceux qui partait en plein milieu du film et s'ecriant: c'est la que nous sommes arrives, on peut partir! Et bien sur, on pouvait y fumer abondamment, c'etait un everitable tabagie.


"je ne pense pas que ce soit du snobisme, c'est simplement voir l'objet film dans les conditions pour lesquelles il a ete destine avoir en premier.
Il en est de meme pour les tableaux, il n'y a aucune comparaison entre voir une reproduction meme tres fidele dans un livre et voir le tableau en question accroche au mur d'un musee, c'est le jour et la nuit."

Mauvaise comparaison, d'une part parce que si un film est (ou a longtemps été) destiné au cinéma, les tableaux n'ont été que récemment, et seulement en partie, destiné aux musées, de plus, voir l' original vaut mieux que voir la copie, mais tout film est une copie.


Je ne suis pas d'accord non plus la dessus ou alors tu regardes un tableau comme tu regardes une affiche publicitaire dans le metro ou sur des panneaux geants dans la rue c'est a dire que ca t'en touche une sans faire bouger l'autre. J'en ai fait l'experience saisissante a Madrid ou d'abord au Prado, le tableau de Goya ultra celebre, le 3 mai 1808 a Madrid que je connaissais bien pour l'y avoir vu reproduit dans mon Malet & Isaac a pris une toute autre dimension quand je l'ai vu accroche devant moi dasn cette salle du musee. J'en ai ete absolument bouleverse et m'a emu aux larmes tellement j'ai ete saisi. Je suis reste longtemps a l'admirer, je ne pouvais pas en detacher mon regard pris par la tristesse du tableau qui suinte a chaque coups du pinceau du peintre. C'est un souvenir inoubliable.


L'autre choc ressenti est toujours a Madrid quand j'y ai vu le celebrissime Guernica de Picasso. Il en fut pareil que pour le Goya, il m'a extraordinairement emu. D'abord par sa taille, il est tres grand, et d'une richesse inouie par son contenu. La aussi, j'ai passe beaucoup de temps pour en voir le maximum de detail.



Et pour finir sur ma visite a Madrid, il y a Le jardin des delices de Jerome Bosch qui est aussi saisissant quand on le voit devant soi. Sur celui-ci, on pourrait y passer une vie entiere a l'etudier mais la n'est pas la question.



Sur la difference entre une reproduction et l'original, il y a aussi l'opera. J'en ai fait l'observation avec La Traviata de Verdi. Je le connaissais deja pour avoir vu le film de Franco Zeffirelli de 1983 et ecoute une version enregistree. Je l'ai enfin sur scene a New York et pareil, c'est le jour et la nuit. J'ai vraiment entendu a quel point le role est difficile et requiert une chanteuse de grand talent, je n'y connais pas grand chose dans la technique de l'art lyrique mais suffisamment pour me rendre compte que c'est un role tres difficile a chanter qui n'est pas a la portee d'une debutante.

En resume, allez au cinema, a l'opera, au theatre, au musee pour apprecier pleinement une oeuvre telle que son creteur l'a concue. Les reproductions sont bien mais en offrent une vision amoindrie.

488. heijingling - 18/08/26 21:13
"Transposé à la bande dessinée on pourrait dire qu'au moins pour les oeuvres ambitieuses, même s'il y a un scénariste distinct, même si le projet est celui d'un éditeur, le dessinateur est le véritable auteur d'une bande dessinée. Ça marche par exemple pour Blueberry qui à mon avis est un chef d'oeuvre grâce à Giraud, Charlier a fait par ailleurs plein de scénarios aussi bon, et souvent similaires, sans qu'on parle de chef d'oeuvre ( au moins pour moi) mais Il y a tellement de contre exemples où l'auteur est le scénariste qui choisit son dessinateur ( Donjon...) , du coup pas certain que cette projection soit très pertinente."

Si, c'est très pertinent, puisque pour donjon les "scénaristes" qui choisissent les dessinateurs sont autant et même plus dessinateurs que scénaristes, c'est donc avec leur sensibilité de dessinateurs qu'ils choisissent un dessinateur.
Et tu l'as bien dit au début, le réalisateur comme auteur c'est le cas uniquement "pour les oeuvres ambitieuses", tandis que pour le tout venant du cinéma, le réalisateur n'est qu'un exécutant parmi d'autres.

487. pm - 17/08/26 17:33
Le fait de faire passer l'auteur d'un film du scénariste au réalisateur a permis de considérer le cinéma comme un art autonome et non plus comme un art littéraire alors que les auteurs de la nouvelle vague étaient eux mêmes profondément littéraires, ce qui est assez paradoxal et savoureux.
Bien sûr ce n'est qu'un paradoxe apparent, la nouvelle vague ne voulait pas détruire la littérature, ils rejettent le cinéma littéraire car, pour eux, au cinéma c'est la mise en scène qui crée un sens et un style, et il s'agit de deux arts distincts. Leur coté littéraire a permis de dégager l'auteur du film ( avec les excès vus précédemment).

Transposé à la bande dessinée on pourrait dire qu'au moins pour les oeuvres ambitieuses, même s'il y a un scénariste distinct, même si le projet est celui d'un éditeur, le dessinateur est le véritable auteur d'une bande dessinée. Ça marche par exemple pour Blueberry qui à mon avis est un chef d'oeuvre grâce à Giraud, Charlier a fait par ailleurs plein de scénarios aussi bon, et souvent similaires, sans qu'on parle de chef d'oeuvre ( au moins pour moi) mais Il y a tellement de contre exemples où l'auteur est le scénariste qui choisit son dessinateur ( Donjon...) , du coup pas certain que cette projection soit très pertinente.

486. pm - 17/08/26 17:08
Et la plupart des cinéphiles d'aujourd'hui ont une position plus mesurée qu'il y a cinquante ans sur la politique des auteurs.

485. pm - 17/08/26 17:02 - (en réponse à : Heijingling)
À caricaturer tu finis par raconter un peu n'importe quoi.
Le cinéma est un travail d'équipe avec de multiples acteurs et décideurs à chaque étape. Le plus souvent, mais pas toujours, le réalisateur prend la grandes décisions finales. Le montage est un rouage final essentiel et la plupart des grands réalisateurs d'aujourd'hui ont le final cut, ce qui est loin d'avoir été toujours le cas. C'est essentiellement sur ce point que la politique des auteurs initiée par des journalistes des cahiers du cinéma qui allaient devenir des réalisateurs ( Truffaut, Godard, Chabrol, Rohmer, Rivette etc.) a oeuvré. Ce n'était pas le cas pendant l'âge d'or du cinéma hollywoodien et les grands réalisateurs devaient faire avec. On raconte par exemple que John Ford tournait ses films devtelle manière qu'il n'y avait qu'un seul montage possible. Orson Welles a renié la splendeur des Amberson pour montage refait, nombreuses scènes amputées et fin refaite, Kubrick a renié Spartacus car il n'avait ni la main sur le scénario, ni sur les choix artistiques ni le final cut, plus récemment Lynch a renié Dune car il n'avait pas le final cut etc.
Tout cela montre quand même que l'auteur principal d'un film est le plus souvent le réalisateur, au moins pour les oeuvres marquantes. Il y a des exceptions bien sûr, Autant en emporte le vent est surtout l'oeuvre de son producteur David O Selznick qui a supervisé le film de bout en bout, il a retardé le tournage de deux ans pour avoir Clark Gable, a supervisé les nombreuses versions du scénario, a opéré les choix artistiques majeurs, a eu le final cut. Dans ce cas le réalisateur ( trois en fait sur ce film, Cukor- viré et non crédité/, Fleming- crédité-et Wood- remplace Fleming suite à son épuisement-) devient un exécutant. .
Avant 1957 le film était considéré comme l'oeuvre du scénariste ou du producteur, la loi a changé en 57, en France, où le réalisateur est devenu l'auteur légal.

La politique des auteurs est donc bien une grille de lecture utile qui a permis de reconnaître des génies ( Hawks, Ford, Welles, Hitchcock...), mais pas universelle et parfois dogmatique.

484. heijingling - 17/08/26 14:49
Le producteur aussi est essentiel, surtout à Hollywood (mais pas que), il impose plus ou moins sa griffe, et celle-ci est plus ou moins marquante.
Les acteurs et actrices aussi sont essentiels.
Mais depuis les années 50, il y a le dogme, venu des Cahiers du cinéma, de "la politique des auteurs", qui affirme que le plus essentiel des essentiels est le réalisateur, quel que soit le contexte, et beaucoup de cinéphiles dans le monde entier sont tellement formatés par ça qu'il leur est impossible d'essayer d'imaginer qu'il puisse parfois en être autrement. Un peu comme beaucoup d'écolos considérant l'énergie nucléaire comme le mal absolu...

483. pm - 17/08/26 12:50 - (en réponse à : Piet)
Ce sont des ayatollahs

Bah non, mais si la griffe du réalisateur n'existe pas l'oeuvre n'existe pas, que ce soit historique, issu d'un roman, scénario original de la part d'un tiers ou de lui-même, ou je ne sais quoi. Le réalisateur opère des choix, un autre réalisateur opérera d'autres choix, sa griffe est donc essentielle. Prends l'exemple de l'Odyssée, c'est une adaptation par définition mais entre le film Ulysse de Camerini avec Kirk Douglas et le film de Nolan il y a un monde.
Même pour un documentaire la griffe du réalisateur est essentielle, dans son stock de documents, il choisit il ordonne il fait son film. Avec un sujet identique il peut être bon ou mauvais, c'est bien que ses choix sont essentiels.

482. Piet Lastar - 17/08/26 10:42
Ce sont des ayatollahs ?

481. heijingling - 17/08/26 10:33
Ne dis jamais cela devant un conclave de cinéphiles si tu ne veux pas te faire lyncher...

480. Piet Lastar - 17/08/26 09:19
Je comprends.

Dans ces deux cas-ci, un événement historique et une adaptation de roman, la griffe du réalisateur n'est-elle pas moindre ?

479. heijingling - 16/08/26 23:41
Parce qu'un cinéphile, s'il donne un autre renseignement que le titre d'un film, donne d'abord le nom du réalisateur, et certainement pas celui des acteurs au détriment de celui du réalisateur.
De même un BDphile fera attention au nom de l'auteur, alors qu'un BDphage achètera uniquement sur le nom de la série, pour lui, Lucky Luke par Goscinny ou Gerra, c'est pareil.

478. Piet Lastar - 16/08/26 23:27
Je suis bien d'accord. Mais pourquoi dis-tu ça ?

A mon avis, je vois entre 10 et 20 films par an.

477. heijingling - 16/08/26 23:24
Même si Piet Lastar disait voir 10 films par semaine, il vient de prouver qu'il n'est pas cinéphile.

476. Piet Lastar - 16/08/26 23:17
J'ai 2 autres films cette semaine. C'est exceptionnel.

Le Retour de Martin Guerre (1982) avec Depardieu et Baye
Rendez-vous avec la mort (1988) avec Ustinov et Bacall

J'ai apprécié les 2.

475. Piet Lastar - 16/08/26 23:14
Moi, le Marsu, je l'ai vu chez moi. Faut pas déconner.

474. pm - 16/08/26 22:59
rang...salle...

473. heijingling - 16/08/26 22:57
@torpedo31200 #464
En France, je voyais des comédies familiales françaises lorsqu'elles passaient à la télé, jamais au cinéma, lorsque je suis parti vivre en Asie, j'ai donc cessé d'en voir.
Et j'ai vu le Marsupilami avec ma fille (qui aime le Marsupilami (BD et DA) et n'est pas encore en âge d'aller seule au cinéma), qui a bien aimé, bien que tout le graveleux lui soit passé à côté (heureusement).

-pm:"Pour dire le fond de ma pensée je suis assez pessimiste concernant l'avenir du cinéma et je ne suis même pas sûr que ce soit encore possible d'être cinéphile en allant à peu près exclusivement en salle."

A Paris, si, ailleurs...

"Ça arrive quand même surtout lors des blockbusters."

En Chine et en Thaïlande, c'est dans toutes les salles que je connais, y compris la par ailleurs excellente BC de Mongkok, quel que soit le film. Hormis à la HK Film Archive (la Cinémathèque de HK)."

"La position idéale en salle, pour une slle normale, 7 ème rand au centre."

N'importe quoi. C'est entre le deuxième et le quatrième rang, centre légèrement décalé à droite ou à gauche.

472. pm - 16/08/26 21:55
Hormis le type qui grignote des pop-corns derrière, celui qui sirote un coca, celui qui cause avec son voisin ou au téléphone ou simplement fait de la lumière en regardant son portable,

Ça arrive quand même surtout lors des blockbusters.
La position idéale en salle, pour une slle normale, 7 ème rand au centre.

471. pm - 16/08/26 21:53
a fait 20 ans que tu n' es pas allé en salles ?

Et au bout de 20 ans il va voir...le marsupilami !

470. pm - 16/08/26 21:48
À 20 euros par mois pour une carte illimitée non, le cinéma n'est pas réservée aux classes aisées !

469. pm - 16/08/26 21:46
Oups, désolé pour le doublon.

Moi aussi je me suis formé au ciné-club et au cinéma de minuit autant qu'au cinéma.

Concernant la bédéphilie elle n'existe pas vraiment au sens de la cinéphilie, le corpus critique a progressé mais reste encore assez peu fourni.

468. pm - 16/08/26 21:34 - (en réponse à : marcel)
au cas ou ca n'aurait pas ete clair : je recuse absolument l'idée selon laquelle la cinephilie, c'est exclusivement en salle.
Mais j'ai jamais dit ça, ou je me suis mal fait comprendre. En revanche la cinéphilie ne peut pas être quasi exclusivement hors cinéma. Les écrans sont une très bonne base pour se forger une culture cinématographique puisqu'il y a de moins en moins de salles à montrer autre chose que des nouveautés et que les écrans sont maintenant de bonnes qualités. Pour dire le fond de ma pensée je suis assez pessimiste concernant l'avenir du cinéma et je ne suis même pas sûr que ce soit encore possible d'être cinéphile en allant à peu près exclusivement en salle. Tu vas me traiter de vieux schnock mais le numérique qui permet à peu près tout est autant un problème qu'une solution.

En revanche la bande dessinée numérique ...

467. torpedo31200 - 16/08/26 21:11 - (en réponse à : pm - post # 465)
Je crois que tu n' as pas vu les records de fréquentation en salles en juin et juillet...

466. torpedo31200 - 16/08/26 21:09 - (en réponse à : marcel - post # 457)
Si je devais faire un sondage sur tes habitudes de lectures :
_ Quel est ton support de visionnage préféré ? Format de l' écran. Et quels ont tes logiciels de lecture ?
_ Quelle est la proportion de lectures numériques et papier ?
_ Quelles sont tes habitudes de consommation numériques ? Achat, emprunt ou location streaming, piratage, enregistrement sur support numérique ou physique ?
_ Est-ce que tu les partages ? Scannes-tu des titres papier en numérique ou les traduis-tu ?
_ Comment les lis-tu ? Habitudes de lectures... Eclairage, boisson ou alimentation, créneau horaire de prédilection, multi-écrans ou accompagné de musique ?
_ Outre les questions écologiques, peux-tu mesurer ce que tu utilises en électricité et le temps que tu y passes (par semaine ou par mois) ? Sur smartphone, tu as des applications pour le mesurer. T' imposes-tu un seuil de tant d' heures à ne pas dépasser ?
_ Comment cherches-tu tes prochaines lectures numériques ? Wishlists, consultations de catalogues, recherches de titres précis sur le web ?

J' en oublie, mais si j' étais éditeur de produit numérique, ce sont les premières questions que je me poserais.
Pas si tu rentres dans telle tranche d' âge. Ou à te comparer à l' ensemble de la population.

465. pm - 16/08/26 21:02 - (en réponse à : marcel)
au cas ou ca n'aurait pas ete clair : je recuse absolument l'idée selon laquelle la cinephilie, c'est exclusivement en salle.
Mais j'ai jamais dit ça, ou je me suis mal fait comprendre. En revanche la cinéphilie ne peut pas être quasi exclusivement hors cinéma. Les écrans sont une très bonne base pour se forger une culture cinématographique puisqu'il y a de moins en moins de salles à montrer autre chose que des nouveautés et que les écrans sont maintenant de bonnes qualités. Pour dire le fond de ma pensée je suis assez pessimiste concernant l'avenir du cinéma et je ne suis même pas sûr que ce soit encore possible d'être cinéphile en allant à peu près exclusivement en salle. Tu vas me traiter de vieux schnock mais le numérique qui permet à peu près tout est autant un problème qu'une solution.

En revanche la bande dessinée numérique ...

464. torpedo31200 - 16/08/26 20:50 - (en réponse à : heijingling - post # 462)
Ca fait 20 ans que tu n' es pas allé en salles ?

463. torpedo31200 - 16/08/26 20:46 - (en réponse à : marcel - post # 457)
Rien n' a donc bougé depuis 30 ou 40 ans. C' était sensiblement les mêmes proportions par tranches d' âges. L' âge moyen du spectateur, ou plutôt spectatrice en majorité, a dû baisser de 2 ans depuis le Covid, de mémoire.

Mais je préférerais des chiffres sur les consommateurs et leurs habitudes, pas en rapport à l' ensemble de la nation (prisme du CNC) mais concentrés sur ceux qui font travailler des industries dites populaires, mais qui ne concernent que quelques centaines de milliers de personnes par secteurs.
Quand je cherche des chiffres, accessibles gratuitement, sur le cinéma exploité en salles, je ne trouve rapidement que des résultats de blockbusters et des entretiens de dirigeants de multiplexes. Probablement dû aux IA qui relaient les plus gros chiffres (1000 médias français pollués par l' IA d' après Next).
Ce qui m' intéresse, ce sont les petits chiffres, ceux qui font travailler les gens.

462. heijingling - 16/08/26 20:32
"Rien ne vaut la salle, on est completement absorbe par le film, il n'y a rien qui vient vous en distraire"

Hormis le type qui grignote des pop-corns derrière, celui qui sirote un coca, celui qui cause avec son voisin ou au téléphone ou simplement fait de la lumière en regardant son portable, celui qui est très grand et s'assoie juste devant, celui qui se trémousse sur son siège à côté, celui qui te dérange en passant pour aller aux toilettes...

" et le son y est bien meilleur."

Pour ce qui est de l'importance du son dans les films, on en a abondamment causé il y a peu...

"je ne pense pas que ce soit du snobisme, c'est simplement voir l'objet film dans les conditions pour lesquelles il a ete destine avoir en premier.
Il en est de meme pour les tableaux, il n'y a aucune comparaison entre voir une reproduction meme tres fidele dans un livre et voir le tableau en question accroche au mur d'un musee, c'est le jour et la nuit."


Mauvaise comparaison, d'une part parce que si un film est (ou a longtemps été) destiné au cinéma, les tableaux n'ont été que récemment, et seulement en partie, destiné aux musées, de plus, voir l' original vaut mieux que voir la copie, mais tout film est une copie.

461. froggy - 16/08/26 20:19 - (en réponse à : Marcel)
Tu as raison en partie sur le fait que la cinephilie n'est pas l'apanage des salles. Comme toi, une enorme part de celle-ci vient de la television ou j'ai decouvert de nombreux classiques et chefs d'oeuvre du cinema.

Cependant, j'agree entierement avec Philippe lorsqu'il s'agit d'apprecier un film. Rien ne vaut la salle, on est completement absorbe par le film, il n'y a rien qui vient vous en distraire et le son y est bien meilleur. J'en avais fait l'experience avec Les oiseaux d'Hitchcock qui a une bande son qui rend le film encore plsu terrifiant qu'il ne l'est visuellement, ce dont je ne m'etais jamais rendu compte quand je le voyais a la tele. Ne parlons pas de films comme Lawrence d'Arabie et 2001, l'odyssee de l'espace qui ont une toute autre dimension en salle. Meme les films en noir et blanc et en format carre sont mieux, je ne pense pas que ce soit du snobisme, c'est simplement voir l'objet film dans les conditions pour lesquelles il a ete destine avoir en premeir.

Il en est de meme pour les tableaux, il n'y a aucune comparaison entre voir une reproduction meme tres fidele dans un livre et voir le tableau en question accroche au mur d'un musee, c'est le jour et la nuit.

Voir un film a la tele, c'est tres bien, mais le voir en salles, c'est nettement mieux.

460. heijingling - 16/08/26 20:15
-marcel."Et, au cas ou ca n'aurait pas ete clair : je recuse absolument l'idee selon laquelle la cinephilie, c'est exclusivement en salle."

Si, si, c'était très clair, mais je pense que personne ici n'a vraiment affirmé ça (même quelqu'un, que je ne citerai pas, mais qui est par ailleurs persuadé qu'un collectionneur de BD est uniquement quelqu'un qui collectionne des EO des années 30 à 70 en état neuf), et certainement pas moi, qui allait bien sûr parfois au cinéma avec mes parents, mais a commencé ma cinéphilie, c'est-à-dire voir aussi de vieux films, m'intéresser à de multiples aspect du médium, lire dessus, en discuter, critiquer, analyser, avec les ciné-clubs de la télé.

"C'est une hierarchisation des pratiques culturelles terriblement elitiste, voire meprisante."

Oui, bien qu'il existe indiscutablement une hiérarchie des pratiques culturelles.
Et le binge watching que permet la technologie actuelle (ou cinéphagie) est à la cinéphilie ce que l'alcoolisme est à l'oenologie.

"Les "assidus" (au moins une fois par semaine), c'est 3% des spectateurs (mais un quart des recettes).
Les "reguliers" (au moins une fois par mois), c'est un quart.
Les "occasionnels (moins d'une fois par mois), c'est ce qu'il reste, donc 72% (pour environ 30% des recettes).

Evidemment, les assidus, c'est des urbains, plutot aises, soit jeunes (moins de 25), soit seniors."


Ha ben ça ressemble beaucoup aux chiffres de la répartition des richesses dans le monde...

459. marcel - 16/08/26 19:20
Il manquait un chiffre a mes indications : le nombre median de films en salle par an, c'est entre 2 et 3.

458. marcel - 16/08/26 19:15
Et, au cas ou ca n'aurait pas ete clair : je recuse absolument l'idee selon laquelle la cinephilie, c'est exclusivement en salle. C'est une hierarchisation des pratiques culturelles terriblement elitiste, voire meprisante.

457. marcel - 16/08/26 19:05 - (en réponse à : pm)
Je pense que ta vision est celle d'un homme de ton age. Voir un film chez soi (il y a maintenant de super ecrans et beaucoup de choix sur les plateformes ou en VOD) n'est pas moins "voir un film" que d'aller au cinema. On fait avec ce que l'on a.
Perso, ayant grandi sans cinema, j'ai pourtant beaucoup regarde de films enfant, dont des classiques grace au cine-club et cinema de minuit. Est-ce moins cinephile que d'aller dans un cinema germanopratin ?
Et aujourd'hui, avec les moyens actuels, il y a des possibilites folles pour les gamins qui en ont envie.

Meme pour les BD, tu as tort en disant qu'il faut aller en librairie : il y a la BD numerique, qui est consommee a un point que tu n'imagines meme pas (et c'est bien le probleme).
Regarde rien qu'ici, qui est un repere de vieillards maintenant, ce sale punk d'Helmut (qui n'est plus si jeune) est revenu a la BD par le numerique. Et il n'est pas moins bedephile que toi avec tes EO.

L'important, c'est la culture, pas le moyen part lequel on l'atteint. Il y a un certain snobisme parisien dans ta facon de voir les choses (mais je t'aime bien quand meme, hein).

Et pour ce qui est de la frequentation, plutot que de parler dans le vide et faire des suppositions selon vos entourages, voici les chiffres officiels du CNC :

En France, un spectateur qui va au cinéma se rend en salles en moyenne 3,8 à 4,3 fois par an (selon les chiffres du CNC).
Globalement, environ 60 % à 65 % de la population va au moins une fois par an voir un film sur grand écran.

Chiffres clés de la fréquence
Moyenne par spectateur : Environ 4 entrées par an pour les personnes qui y vont.
La moitié des gens : Plus de 54 % des Français vont au cinéma 3 fois ou plus chaque année (données d'une étude Ipsos relayée par Le Parisien).
Ceux qui n'y vont pas : Environ 18 % à 35 % de la population ne s'y rend jamais de l'année.

Les différences selon l'âge
Les jeunes (moins de 25 ans) : Ils y vont souvent (environ 4,2 fois par an) et constituent le public le plus fidèle.
Les seniors (60 ans et plus) : S'ils sont un peu moins nombreux au total à y aller, ceux qui le font ont la fréquence la plus élevée (plus de 5 entrées par an).
Les assidus : Une petite part du public (les très grands fans) y va chaque semaine et pèse lourd dans le total des places vendues.

Les "assidus" (au moins une fois par semaine), c'est 3% des spectateurs (mais un quart des recettes).
Les "reguliers" (au moins une fois par mois), c'est un quart.
Les "occasionnels (moins d'une fois par mois), c'est ce qu'il reste, donc 72% (pour environ 30% des recettes).

Evidemment, les assidus, c'est des urbains, plutot aises, soit jeunes (moins de 25), soit seniors.

456. Piet Lastar - 16/08/26 17:50 - (en réponse à : gling gling)
Oui, les blagues avec le viagra notamment.

455. torpedo31200 - 16/08/26 17:45 - (en réponse à : pm - post # 451)
Vrai.
Je vais déménager bientôt et mon premier calcul, c' est être à 8, 16, 15 et 20 mn de mes cinémas de prédilection.

Vu le Nolan (The Odyssey), bien mais je crois préférer le Kirk Douglas de 1954 réalisé par Mario Camerini, plus familial et plus modeste, mais avec Nausicaa.

454. heijingling - 16/08/26 17:16
Vu aussi. Je m'attendais a moins vulgaire pour un film familial, mais cela faisait plus de 20 ans que je n'avais pas vu de comedie familiale francaise, et en ignorais son evolution.

453. Piet Lastar - 16/08/26 17:02
Pour être dans le bon sujet, j'ai vu Marsupilami...

Je m'attendais à pire.

452. pm - 16/08/26 16:45
Une moyenne sur tout un pays en comptant absolument tout le monde, sans tenir compte de la disparité, qui va être en partie indiquée par l'écart-type, n'a guère d'intérêt. Si tu as cent personnes qui vont une fois au cinéma par an ce n'est pas la même chose que si tu as 99 personnes qui n'y vont jamais et une qui y va cent fois.
Tu me donnes l'impression de ne pas avoir fait beaucoup de statistiques descriptives.

451. pm - 16/08/26 16:35 - (en réponse à : Piet)
Ah oui, bien sûr, il est plus difficile d'être cinéphile si on habite la campagne qu'une grande ville comme Paris. De même qu'il est plus difficile d'être vigneron à Paris qu'en Bourgogne. La cinéphilie est une passion urbaine et Paris reste la ville du cinéma, bien moins qu'avant cependant. De nombreux amoureux du cinéma sont venus emménager à Paris pour le cinéma, en particulier s'ils souhaitent en faire leur métier mais parfois simplement pour assouvir leur passion.

450. Piet Lastar - 16/08/26 12:52
Les possibilités d'aller au cinéma tous les jours me semblent plus grandes à Paris qu'à Champagnac-la-Prune ou à Saint-Laurent du Maroni. Me trompé-je ?

Et une moyenne sur 2 individus ou sur tout un pays, voyons !

Je suis d'accord, être cinéphile ne se résume ni à regarder des films et encore moins à aller au cinéma.


449. pm - 16/08/26 11:58 - (en réponse à : Piet)
Ton post 246 est très énervant. Si tu vas voir 2 films par an et torpedo 100 , la moyenne est de 51 et effectivement elle ne veut strictement rien dire.
Et penser qu'à chaque fois qu'on est largué( parce qu'on n'a pas envie de faire l'effort) c'est que l'autre est un snob élitiste c'est aussi très énervant.
En plus tu as le dictionnaire contre toi...

448. pm - 16/08/26 11:50 - (en réponse à : Piet)
Je ne sais pas si le Robert est germano pratin pour toi mais voici la définition.

"Un cinéphile est une personne qui aime le cinéma avec passion. Ce n'est pas seulement quelqu'un qui regarde des films, mais aussi quelqu'un qui cherche à comprendre, analyser et approfondir sa culture de l'art cinématographique sous toutes ses formes. ."

Ne pas confondre avec cinéphage ( qui consomme beaucoup de films).

447. pm - 16/08/26 11:47 - (en réponse à : Piet)
Les moyennes ne veulent rien dire ? On croit rêver...


Je confirme, sans l'écart-type ni la répartition par décile voire centile ça ne veut pas dire grand chose.

446. Piet Lastar - 16/08/26 11:08 - (en réponse à : pm)
Les moyennes ne veulent rien dire ? On croit rêver...

Notre désaccord est juste sur la définition d'un cinéphile. Tu l'associes au lieu cinéma, moi au films.

Je pense que tu as une vision germanopratine.

445. pm - 16/08/26 11:02
Et il y a les festivals. Quand je vais au festival du film américain de Deauville c'est trois ou quatre films...par jour, comme lorsque je vais au festival de théâtre d'Avignon c'est bien quatre ou cinq pièces par jour. Dans les deux cas j'y vais deux ou trois jours.

444. pm - 16/08/26 10:56 - (en réponse à : Piet)
Tu te trompes complètement et tes moyennes ne veulent rien dire. La plupart des gens ne vont plus ou très peu au cinéma, une minorité y va régulièrement, genre deux ou trois fois par mois, mais ce n'est pas de la cinéphilie, ils ne vont ni sur les forums de cinéma ni acheter des revues de cinéphile genre positif ou les cahiers du cinéma ( je ne parle pas des revues grand public style Première) qui ne doivent tirer qu'à quelques milliers d'exemplaires.
Enfin, un cinéphile ne va pas considérer qu'aller au cinéma est un simple loisir, c'est sa passion, son activité principale.

443. pm - 16/08/26 10:49
Lire une BD, c'est comme regarder un film chez soi. Les chiffres sont évidemment supérieurs.

Non, une bd il faut aller l'acheter, à moins de se faire livrer par Amazon, et dans ce cas je ne l'appelle pas bédéphile.
Je pense que tu vas très peu au cinéma mais un cinéphile y va au moins aussi souvent, et probablement davantage à cause du prix ( une carte illimité c'est autour de 20 euros par mois soit à peine plus qu'une bd) qu'un bédéphile achète de bd. Mais ce n'est pas le seul critère, on peut être bédéphile juste lecteur en empruntant quinze bd par mois à la bibliothèque locale alors qu'un cinéphile aujourd'hui va alterner le type d'écrans, les films anciens étant de moins en moins projetés en salle. Je ne suis pas sûr d'être encore cinéphile mais je l'ai été et la semaine dernière j'ai voulu revoir les quatre films avec Bogart-Bacall ( to have and have not, The bi g sleep, Dark passage et Key Largo) en louant sur diverses plateformes, et ça m'a fait très plaisir.



 


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