C'était à Khorsabad de Cédric HervanJacques Martin Simon Christophe - 4 critiques

Série : Alix - T. 25
Edition : Casterman
Pages : 48 pages en couleurs
Parution : octobre 06
Auteurs : Cédric HervanDessinateurJacques MartinScénariste Simon ChristopheDessinateur

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Par : Adepte des premiers Alix (24 nov. 2006)

Que dire ...? D'abord soyons bon et juste, le bon point : le dessin des dernières pages est enfin digne d'une série comme Alix. Bien que les chevaux ne semblent pas très convaincants, ni les bateaux d'ailleurs.

Pour le reste, quelle déception ! Si je prends la plume -- je n'ai jamais écrit ici -- c'est dans l'espoir que la reprise d'Alix s'améliore, mais il y a encore vraiment beaucoup à faire. Mais les commentaires des abonnés de ce forum parviendront-ils à Jacques Martin et aux éditions Casterman ?

On passera rapidement sur le dessin de la première partie qui n'est pas à mon goût. On a déjà relevé son aspect statique. Mais comparons la Griffe noire et à C’était Khorsabad : 48 pages dans le dernier album, 64 pages dans le classique. Et qu’on ne me dise pas que ce n’est plus possible : la reprise de Blake et Mortimer se fait sur 64 pages. Une moyenne de 7 cases par page dans le dernier album, une moyenne de 11 à 12 cases par page dans la Griffe noire. Trop de gros plans dans le petit dernier. Des couleurs délavées dans les dernières pages de C’était Khorsabad, des couleurs franches et claires dans la Griffe noire.

Ce manque de pages et de cases ne permet pas le développement d’une histoire intéressante, bien structurée, avec des rebondissements crédibles.

Au lieu de quoi, on assiste à des scénarios assez enfantins, à un Arbacès fantoche, à un Scevolla à la psychologie mal dégrossie, à des coups de théâtres téléphonés et souvent peu crédibles (la jeune Chinoise (!?!) perdue en haute Mésopotamie qui s’éprend subitement d’Enak et qui se sacrifiera pour éteindre un feu quelques pages plus loin, Claudius devenu aveugle qui malgré sa cécité va délivrer Alix quelques pages plus loin, un Énak qu’inexplicablement on allait laisser en otage, etc.). Intrigue dont on semble essayer de compenser les puérilités par quelques filles aux seins nus qui feraient public adulte. Ça devient lassant, mieux vaut une bonne intrigue à la Griffe noire sans jeunes filles aux seins nus (et même sans jeunes hommes complètement nus au saut du lit, autre nouveauté inutile des derniers albums). Et puis, Alix qui semble venir chercher les traces de sa sœur en Orient n’en ramène qu’un compagnon d’errance devenu aveugle, compagnon qui ne semble être placé là que pour servir à un seul rebondissement. Désolé, la mayonnaise n’a pas pris, je n’ai à aucun moment cru en l’intrigue ni pensé que la mission échouerait, ni m’être exclamé devant l’ingéniosité des procédés utilisés pour parvenir à accomplir cette mission.

Ne parlons, même pas du nouveau de langue qui semble trahir son manque d’études classiques : « Sa richesse est réellement incroyable », mon fils de 12 ans écrit comme cela. Évitez le verbe être, plutôt mettre « inouïe ». Étrange évocation multiple de l’Anatolie comme province romaine. C’est un anachronisme : Anatolê (génitif anatoles) ne désigne que le Levant en latin [cf. Gaffiot], pas l’Asie mineure, enfin il n’y a pas de province de ce nom en Asie mineure à l’époque d’Alix. Les provinces étaient la Cilicie, la Lycie et Pamphilie, l’Asie, la Galatie (mais dans les terres), la Cappadoce (idem), la Bithynie et Pont (du côté du Pont Euxin). Cela crée une impression de travail bâclé, d’amateurisme.

Notons aussi la mode moderne des « sh » anglais pour écrire la chuintante dans les mots exotiques (je ne pense pas que ce soit le cas dans la Tiare d’Oribal ou Alix l’intrépide), on était plus cultivé et moins anglomane.

Par : Sep Voir les critiques de Sep (26 oct. 2006)

Malgré l'évident talent de J. Martin et des ses collaborateurs, je n'ai jamais accroché à l'esprit d'Alix. Je les ai cependant tous lus, jusqu'à Vercingétorix, cherchant à comprendre les raisons du succès de cette série, en vain. J'ai retenté l'expérience avec "C'était à Khorsbad"... toujours pas. Pourtant, le dessin est élégant, les décors somptueux (c'est d'ailleurs ce que j'ai toujours préféré dans le dessin de Martin), mais décidemment je n'arrive pas à plonger dans l'histoire. Finalement, les seuls albums de J.Martin que je conserve dans ma bibliothèque sont les séries documentaires : "les voyages d'Alix"...

Par : Malabar (24 oct. 2006)

Très belle couverture, un peu dans l'esprit de "L'Empereur de Chine" et dessin satisfaisant, sans excès : il manque à mon sens, les grands décors que Martin savait si bien réaliser. Mais il y a progrès depuis les albums précédents question personnages, c'est indéniable ! On aimerait juste voir Alix moins statique. Martin le dessinait toujours en mouvement, sautant, virevoltant, alors que depuis sa reprise par d'autres dessinateurs, il est étrangement immobile !
Pour l'histoire, c'est assez simple, ça manque de souffle et de profondeur, même si plusieurs séquences sont très réussies. Mais dans l'ensemble, ça se lit avec plaisir, mais sans surprise : Arbacès est toujours bien là !

Par : Spipp (20 oct. 2006)

Ce nouvel Alix m'a bien plu. Le dessin est enfin à la hauteur et le scénario, même s'il n'est pas transcendant, est très agréable à lire. La transition entre Martin et Maingoval, qui le seconde dans le scénario, se passe donc sans trop de mal, mais Maingoval fait un peu plus dans la facilité : beaucoup de bonnes idées, mais leur développement ne se fait malheureusement pas.
Mais dans l'ensemble, la série repart et c'est ça l'essentiel !


 


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