Tue-moi à en crever de David Lapham - 2 critiques

Edition : Delcourt
Collection : Contrebande
Pages : 252 pages en noir & blanc
Parution : mai 06
Auteurs : David LaphamScénaristeDessinateur

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Par : Coacho Voir les critiques de Coacho (03 déc. 2006)

Beaucoup d’éloges ont été attribuées à cet album de David Lapham, lauréat d’un Eisner Award tout de même, et spécialiste du roman noir.
Dans cet album, dont le titre laisse peu imaginer la moindre concession, Steven, modeste pianiste jazz, rentre un soir chez lui et découvre sa femme pendue.
La machination se met en route, nous happe, nous étouffe, et nous montre toute la cupidité, l’absence de morale, la souffrance psychologique, le voyeurisme des personnages.
Une histoire qui est bien entendu un hommage à ces polars noirs des années 30 ou 50, mais qui bouscule peut-être un peu le genre par son parti pris très cru, très violent, et graphiquement très parlant.
Ceci étant, on peut regretter que ces 240 pages ne soient pas plus propices à une vraie descente aux enfers psychologique, et prendre plus le temps de salir les personnages principaux. Car j’ai eu cette impression de vitesse, peut-être voulue par l’auteur, presque de précipitation, dans la succession des scènes, le tout manquant un peu de fluidité.
Une succession de situations dans un espace temps très variable, mais qui mis bout ) bout ne représente pas un modèle de fluidité donc.
Cela ne reste que mon avis parce que je crois que ça n’a pas eu l’air de gêner forcément tous les lecteurs de cet album !
L’abnégation de Steven frise le sacerdoce, et, au vu de ce qui lui arrive, je dois avouer que j’ai eu du mal à vraiment entrer dans la peau de ce dernier pour essayer de le comprendre.
Le rachat oui, mais à ce prix ?
Une bonne histoire, oui, mais qui ne casse pas 3 pattes à un canard pour moi. J’en attendais sûrement plus de l’auteur de « Balles Perdues »…

Par : Jean-Marc Lernould Voir les critiques de Jean-Marc Lernould (07 août 2006)

"Tue-moi à en crever", de David Lapham chez Delcourt.

Le titre ne laisse aucune place au doute : noir c'est noir.. Ce roman graphique de l'Américain David Lapham, d'ailleurs en noir et blanc, ne voit pas vraiment la vie en rose .. pour le plus grand bonheur des amateurs de polars. Le dessin de couverture annonce le côté obscur de Lapham : deux jambes suspendues dans le vide, une chaussure qui manque. Mort violente. Eve, la riche femme du pianiste Steven, a décidé d'en finir avec la vie, ce qui va sérieusement compliquer la vie du nouveau veuf harcelé par le privé embauché par la belle famille, accusé de meurtre, traqué par les paparazzis et dénigré pour une liaison avec une ex-amie du lycée qui va bientôt occuper le rôle central de l'histoire en imposant au lecteur le très classique et efficace dilemme : ange ou démon ? L'engrenage fatal se met peu à peu en place et rares seront les protagonistes qui survivront à ces quelques 240 pages très drues. Une descente aux enfers dont Lapham (qui a reçu un Eisner Award, récompensant les comics) affiche clairement les influences ; à savoir les films noirs des années 30 à 50 : "Ils étaient capables de tout véhiculer. La sobriété était changée en subversion. La véritable horreur laissée à l'état brut pour bouillonner dans nos mémoires." Et l'hommage est superbe.

Le dernier jour :
"Pardonne-moi,
mais je ne peux plus continuer.
Ce monde ira beaucoup mieux sans moi"
(Une phrase apocryphe attribuée à Eve)


 


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