Les 65 critiques de Nathan sur Bd Paradisio...

Je ne suis pas d'accord avec la critique précédente. Je trouve que ce récit est écrit avec beaucoup de pudeur et de tendresse. On y retrouve, certes, des clichés de situations et de réactions, mais malheureusement, c'est parce que ces réactions - qui existent encore tellement - relèvent elles-même du cliché, et qu'on ne veut plus croire cela possible à notre époque.. Il s'agit de l'histoire d'un amour naissant, de l'acceptation de sa propre identité sexuelle, qui va à l'encontre de son éducation, de la crainte du rejet de son entourage, du qu'en dira-ton.. et de la suite de cette histoire, parce qu'elle ne se limite pas à un amour d'adolescentes.. c'est l'amour d'une vie, le Grand Amour, entre deux femmes. Souvent, pas besoin de mots, les regards suffisent, combien de planches et de cases sans phylactères.. Tout est dans le ressenti, l'échange de regards, le geste, l'émotion... Ce récit parle de la fragilité de ces deux femmes et de la force de leur amour. C'est magnifique et j'en ai été bouleversé ! Cela faisait longtemps que je n'avais lu une si belle BD et ça m'a fait du bien !
Suffit-il d'une bonne couverture pour qu'un album se vende bien ? Il faut le croire ; en tout cas, moi, je suis tombée dans le panneau. Un couverture accrocheuse, sexy et glauque à la fois.. Un thème très à la mode, aussi : le trafic d'organes. Le premier album a tous les ingrédients qu'il faut pour faire monter l'adrénaline. On retient son souffle, on tourne les pages de plus en plus vite.. C'est efficace, rapide, on veut en savoir plus.. Avantage pour le lecteur : l'intrigue tient en 2 albums, qui, ô joie, sortent en même temps.. Bonne idée commerciale aussi, bien évidemment, on ne peut pas s'empêcher d'acheter les 2.. Mais au bout de la lecture du second, quelle déception ! Le soufflé retombe comme une crêpe.. C'est alambiqué, avec confusion des situations, lieux et moments, cela devient incompréhensible et finit en queue de poisson.. sans nous avoir donné réellement tous les éléments de réponse, ce qui, je suppose, donnera aux auteurs l'occasion de nous repondre un album ou l'autre... Grosse déception et même pointe d'amertume donc, à la fin du dyptique.. l'impression de m'être fait avoir à l'achat...
Fan inconditionnel de Brunschwig, heureux que j'ai donc été de découvrir sa nouvelle série chez Futuro ! Brunschwig est, pour moi, l'un des rares auteurs à me procurer de tels frissons, de telles émotions - en BD. Et Le Sourire du clown n'a pas failli à mes attentes. Quelle maestria, quel savoir-faire, chers auteurs ;-) ! Un scénario qui vous surprend, qui vous interroge, qui vous plonge dans un univers tellement proche de la réalité.. On vit cet album, on se surprend à y repenser le lendemain, et le surlendemain. C'est une ambiance qui s'installe, qui vous imprègne. Les personnages sont magnifiques, ils sont pleins (par opposition à "creux"), ils sont vivants. Ils ont chacun leur histoire propre, leurs craintes, leurs espoirs, leurs frustrations. Brunschwig arrive tellement bien à faire ressentir leurs caractères en qq cases. On s'attache à eux, on tremble et on pleure avec eux !! Et on sent que le plus terrible est encore à venir.. surtout avec Brunschwig au scénario. Je n'en oublie pas le travail de Laurent Hirn, bien entendu ! Les dessins, les couleurs, les lumières, les ambiances.. magnifique ! Bref, ne passez pas à côté de ce petit bijou, je vous envie d'avoir encore à le découvrir ! Un album fort et plein d'émotions !
Yoko Tsuno est l'une des séries qui a bercé mon enfance et qui m'a fait aimé la bande dessinée. Certains pourront reprocher à cette série d'être un peu dépassée, de ne pas trop avoir évolué en 24 albums, d'autres encore lui reprocheront peut-être un aspect un peu trop technique pour justement une bande dessinée qui est restée très orientée vers un public "jeune", mais moi, je continue à aimer, à apprécier de retrouver cette jeune héroïne et ses copains, les différents univers qu'elle traverse, les amitiées qu'elle se crée tout autour d'elle. C'est vrai que ses aventures sont parfois un brin tordues, mais les rapports humains qui se tissent autour d'elles sont tendres, parfois empli d'humour voire de sagesse. J'ai adoré sa réplique : "La passion se transmet, mais la virtuosité se gagne". Bref, vous l'aurez compris, je recommande cet album aux fans de la série... et espère qu'un nouveau public continue à découvrir cette jeune héroiïne nippone pleine de charme.
Et nous voilà partis pour un grand voyage, une véritable aventure, dans des contrées lointaines, à la découverte de nouveaux horizons, de nouveaux peuples, de nouveaux hommes. Des hommes qui cherchent à élargir les frontières de la connaissance et de la compréhension de peuplades isolées, d'autres qui tentent de trouver des trésors, tentant d'échapper à leurs poursuivants et qui rejoignent les premiers.. Des hommes ayant des valeurs, d'autres moins. Cet album est bien entendu une mise en place, mais déjà bien dense, avec le caractère de certains personnages déjà bien développé, qui donne très envie d'en découvrir plus. N'hésitez pas à embarquez pour cette nouvelle série !
Je ne suis pas vraiment fan du dessin de Sattouf, mais j'adore ses BD reportages.. Fin observateur des rapports humains et des humains eux-mêmes, j'aime la façon que Sattouf a de rapporter les faits mélangés à ses propres émotions et souvenirs. Humble, honnête sur lui-même, ses BD sentent le vécu, l'authentique.. J'ai pris un grand plaisir à lire Retour au Collège, qui a réveillé chez moi bien des souvenirs, tant bons que mauvais.. mais tellement vrais. Je suis certain que chacun de nous se retrouvera dans cette BD. Seul bémol, le fin que j'ai trouvée très abrupte, comme si Sattouf ne savait pas comment terminer ce reportage-bd.. mais bon, c'est vraiment un détail. A découvrir absolument !
Il est très difficile de rester zen après avoir lu ce dernier album de la série Astérix. Outre le foin marketing, les millions engrangés par les éditions Albert René en promo illustrée dans la presse de tout poil (illustrations par Uderzo des numéros "collectors" du CinéTéléRevue, de La Libre Belgique, de la Dernière Heure, rien qu'en Belgique) et le cinéma habituel qui entoure la sortie d'un album de cette série, il restait l'intérêt réel de chaque lecteur que nous sommes de retrouver nos chers héros gaulois que nous avons suivis durant tant d'années. Bien que les derniers albums nous avaient un peu déçus, souvent nous accueillions avec bienveillance les efforts d'Uderzo, seul aux rennes du dessin ET du scénario depuis 7 ou 8 albums. L'homme est charmant, souriant, on lui doit tant qu'on lui passait tout... Mais là, que peut-on trouver comme argument pour défendre le résultat de ce dernier album ? Triste, vraiment triste, c'est l'impression qui m'est restée en refermant l'album. Uderzo ne se targue-t-il pas partout de tenter de respecter au plus juste l'univers créé par Goscinny et lui, voici plus de 30 ans, ainsi que la personnalités des personnages. Ne dit-il pas qu'il n'y aura pas de repreneur de la série par d'autres auteurs après sa disparition, pour éviter tout dérapage, tout mauvais développement de cet univers ? Mais Monsieur Uderzo, qu'avez-vous donc commis dans ce dernier abum ? Trouvez-vous réellement que vous avez respecté l'esprit du petit village gaulois en le faisant se faire envahier par les extra-terrestres ? Trouvez-vous réellement amusant le fait de ridiculiser vos héros, votre propre création ? Pensez-vous sincèrement encore amuser votre public ? Astérix n'est pas un manga, ni un comics. Qu'est-ce que des robots du genre Goldorak viennent faire dans votre série mythique ? Je suis réellement triste, empli d'incompréhension devant l'ampleur du désastre. N'y a-t-il personne pour conseiller Uderzo dans ses choix éditoriaux, dans les directions prises pour le développement de sa série ? Pour moi, c'est un véritable massacre, tant au niveau du scénario qu'au niveau du dessin. Je n'ai pris aucun plaisir à lire cet album, tant ma tristesse s'allourdissait au fil des pages. Ne parlons-même pas de l'humour qui a presque déserté l'album, Uderzo semble avoir oublié que c'était le point d'honneur de Goscinny de développer d'abord l'humour fin plutôt que l'intrigue d'une aventure. Bref, je me sens las et seul, criant mon désespoir dans un désert où je sais que je ne serai probablement entendu que par des compères qui éprouvent la même tristesse que moi... mais qui, malheureusement, ne sera pas pris en compte par Uderzo pour la suite, j'en suis convaincu...
Comment dire à un auteur qu'on l'aime ? Comment lui dire, sans paraître mièvre ou con tout simplement, que la lecture de chacun de ses albums est un plaisir infini, un moment de pur bonheur, d'intense jouissance ? Bref, si vous rencontrez Larcenet ou son complice Ferri, dites-leur que je les aime !! Et à vous, lecteurs, j'ai juste envie de dire : jetez-vous sur cet album (et sur les précédents aussi, bien entendu). Je l'ai lu hier soir avant de m'endormir, et je me suis endormi le sourire aux lèvres. C'est bourré de tendresse, de justesse, de poésie, de réflexion.. Ca sonne toujours juste, jusqu'aux moindres petits philactères minuscules en fond de case qui vous font craquer, jusqu'aux griffes de Speed le chat, jusqu'au petit noeud orange de Marielle, la compagne de Manu, tout me fait craquer.. Je ressens rarement autant de tendresse à l'égard d'une BD, mais là, j'ai pris mon quotat pour l'année !!
Qui ne connaît pas JC Grangé ou n'a déjà lu au moins l'un de ses romans ? Il n'est pas le premier romancier à se mettre au scénario de BD, et il s'en sort relativement honorablement dans cet album. En effet, suivant une intrigue bien ficelée, un découpage efficace et des personnages bien pensés, le lecteur est emmené sur les pas de l'héroïne dans le monde de la parapsychologie et du psychosensoriel ; au travers d'expériences tant sur les humains que sur les animaux. Tandis que le dessin d'Adamov, sans vraiment nous surprendre, fait ressurgir des traits de personnages qu'on a l'impression d'avoir déjà croisés dans les Eaux de Mortelune, mais finament, ce n'est pas pour déranger la lecture, bien au contraire. Premier album donc de la Malédiction de Zener, bien campé et dont on attend la suite avec bcp d'impatience.
La série Charly a évolué intelligemment au cours de ces années, suivant un fil cohérent, de l'enfance à l'adolescence de celui-ci, avec le comportement et l'appropriation adéquate de ses dons, suivant son âge et le contexte de la série. Autant l'album 10 m'avait complètement séduit, tant par sa finesse, sa pertinence, et la fluidité du récit, tant celui-ci me laisse un goût amer. Déçu même si adepte, bien entendu. Déçu parce que cet album me semble décousu, sans véritable objet, sans cohérence, sans intérêt. L'intrigue est assez fade, le dénouement peu crédible et la fin quasi incompréhensible. Le dessin est pareil à lui-même et soutient des ambiances et des atmosphères assez "classiques". A suivre bien entendu, mais vous voilà prévenus.
Très peu d'échos pour ce livre pourtant très intéressant ?! Kaël, qui mène une vie tout ce qu'il y a de plus tranquille, se prépare intensivement pour le concert de violon qu'il donne prochainement. Mais un jour, Kaël trouve un livre assez étrange dans sa boîte aux lettres, pour lequel il ne peut expliquer son attrait. Ce dernier est écrit dans une langue complètement inconnue, et pourtant il arrive à le lire et le comprendre.. Mais ce qui est bien plus perturbant, c'est que les pages s'effacent au fur et à mesure de leurs lectures... de même que les souvenirs de Kaël... Quelqu'un a intentionnellement déposé ce livre et pas pour le bien de Kaël... C'est le premier album que je découvre de Drommelschlager et je trouve l'essai plutôt bien réussi. Il s'agit bien entendu d'une fiction, mais l'auteur a réussi à construire un univers tout à fait cohérent, à la fois très proche de la réalité, mais avec quelques petits décalages. On assiste à une descente aux enfers, à la fois lente et oppressante. Le lecteur ne peut s'empêcher de ressentir un certain agacement : "Mais pourquoi Kaël n'arrête-t-il pas de lire ce foutu bouquin s'il en connaît les conséquences..?" ..Preuve que le lecteur est pris et que le procédé fonctionne. Les dessins sont parfois un peu raides, mais cela ne gêne pas trop la lecture et l'on ne peut qu'encourager l'auteur à poursuivre après ce premier album !
Le vagabond par Nathan
Le Vagabond est un récit noir et fort, un scénario redoutable soutenu par un dessin impeccable (qui n'est d'ailleurs pas sans faire penser à celui de Mattotti). Alors qu'une action digne d'un polar soutend le récit, vous ne verrez pas de courses folles ou des tirs de mitraillettes dans tous les sens, mais une réflexion posée, un récit quasi philosophique sur le sens donné à toute une vie. Vous ouvrez le Vagabond et vous entrez dans un monde à part, vous êtes fasciné par l'ambiance qui s'en dégage. Le dessin est magnifique, les couleurs splendides. Ces dernières sont un mode d'expression en soi, parfois très fortes voire criardes ou violentes, parfois très sombres voire glauques. Le scénario est parfaitement rythmé, sans longueur ni dialogues inutiles. Un très bel ouvrage que je vous recommande ! NB : Cet album inaugure la nouvelle collection Urbaine des éditions Caravelle (label Glénat).
Excellent ! Pour les amateurs du genre, vous allez vous régaler. Un Jean Van Hamme au mieux de sa forme. Les deux derniers albums étaient déjà d'un très bon niveau (depuis qu'il s'était enfin détaché des scénari de ses romans), mais celui-ci confirme la tendance et c'est un réel plaisir. Tous les ingrédients classiques (jolies femmes, beaux mecs, argent, gentils, méchants, course-poursuite, etc..) sont bien entendu réunis pour que la sauce prenne, mais ce Largo Winch devient de plus en plus intéressant. Il reste malgré tout le héros (sans peur et sans reproches (?)) "beau-portefeuille-belle-gueule" de la série, mais il s'épaissit, il s'humanise.. Il peut être pris en défaut, la série accepte de montrer les travers du système de l'argent facile, des grosses entreprises et conglomérats, de l'écrasement de certains plus petits acteurs, de l'ignorance dans un tel groupe d'actes plus isolés.. etc ET même le fait que les amis d'un héros aussi propre sur lui peuvent être fatigués de sa compagnie, même s'ils n'ont pas grand chose à lui reprocher ! Du grand art. C'est prenant et efficace. Vivement la suite !
Chute de vélo par Nathan
Comment Davodeau fait-il pour sonner toujours aussi juste, sans jamais se répéter ? Chaque album réalisé est un hymne à la vie, la vie de tous les jours, la vie telle qu'on la connait et non telle qu'on nous la montre au cinéma. Ce sont des petits soucis quotidiens ou de grands drames familiaux, mais tellement proches de la réalité qu'on ne peut s'empêcher de se demander si ce n'est pas du vécu... Davodeau nous raconte-t-il sa vie ? Ou vit-il ses albums ? L'histoire de cette famille en vacances, la vie des parents, des enfants, de la grand mère, des déjeuners au soleil, des jeux dans l'herbe, des chutes à vélo, des cris d'enfants, ça sent bon comme si on y était. Et en trame de fond, un secret bouleversant, qui nous fait frémir, voire même verser quelques larmes. Merci Monsieur Davodeau pour ces cadeaux que sont chacun de vos albums.
Merveilleux, sensible, poétique, tels sont les mots qui me viennent à l'esprit à la lecture de ce conte. Quel plaisir que cette collection Latitudes chez Soleil, chaque album s'y trouvant s'est révélé jusqu'à présent d'excellente facture. Le récit est tendre, il tient bien entendu du conte, mais pourquoi ne pas se laisser aller, se laisser bercer par ce qu'il nous raconte. Quant au dessin, quelle surprise ! Le trait de Parnotte n'a décidément rien à voir avec sa première série "Les Aquanautes". Plus doux, plus rond, moins anguleux et moins achuré, il est parfaitement adapté au récit. De même que les couleurs, d'ailleurs ! Ne ratez pas cet album, donnez-lui sa chance, surtout à l'approche des fêtes de fin d'année.. Quel beau cadeau à faire à un être aimé...
Benjamin Tartouche a tout pour être heureux.. et du jour au lendemain, il perd tout.. avec l'espoir de retrouver une partie grâce à une assurance prise récemment... Mais qu'a-t-il fait au bon Dieu pour tomber sur des gens si peu scrupuleux ? Parce que de son assureur, de la secrétaire de ce dernier, de son banquier ou de l'expert, il est difficile de déterminer qui remportera la palme de la malhonnêteté, de la méchanceté et de la bassesse.. C'est une véritable descente aux enfers qui conduira Benjamin au bout de ses limites.. Qu'a-t-il donc bien pu faire pour mériter un tel sort ? Chabouté est au mieux de sa forme, excelle dans ce récit et son plaisir de dépeindre cet univers est palpable tant dans sa manière de la conter que de la dessiner. Quel excercice ! Quel travail. C'est noir à faire peur... et tellement juste, tellement proche d'une réalité de tous les jours que cela fait frissonner... Petite cerise sur le gâteau, Chabouté à la couleur, c'est également une touche de magie (noire ? ;-) en plus. C'est un régal pour les yeux.
JD Morvan est décidément un scénariste très impressionnant. De plus en plus prolifique, il multiplie les nouvelles séries, auprès de maisons d'édition différentes. Et malgré cette multiplicité, la qualité des univers reste de grand niveau. Que demande un lecteur, finalement, à un scénariste : de l'emmener dans son univers, de le faire rêver, de le déconnecter de la réalité... Et bien, Morvan y arrive étonnemment bien à chaque fois, sans redondance entre ses univers, ni faiblesse dans ses scénarios. Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup apprécié le premier tome de Lord Clancharlie, nouvelle série chez Delcourt. Univers original et cohérent, personnages étonnants, particuliers et touchants... Un scénario en deux temps, un présent et un flash back, un rythme excellent. Bref, je me suis régalé... Et ce que sous-entend l'histoire pour la suite, donne autant de frissons que d'envie de pouvoir déjà la lire (NB : je n'ai pas lu le roman dont est inspirée la BD). Seul petit point noir, le découpage vraiment trop morcellé de ses pages (même remarque pour les deux derniers albums de Sillage). L'imagination Morvannesque n'acceptant pas de se limiter aux 46 pages imposées par les éditeurs, elle trouve 1001 astuces pour réussir malgré tout à glisser en un album toutes les cases qu'elle imagine.. mais cela donne parfois des pages un peu lourdes et indigestes... Mais c'est finalement bien peu de choses en regard de la qualité de l'album complet...
Tiens, bizarre, aucune critique pour cet album ? Serait-il passé inaperçu en cette rentrée assez prolifique ? Il est quand même à noter la brochette d'auteurs qui signe celui-ci : Le Tendre, Rodolphe et Labiano, rien que ça !! Il est vrai que la couverture ne paie pas de mine et n'aura peut-être pas le pouvoir attractif suffisant pour attirer le lecteur qui ne connaît pas l'album et ne le cherche pas précisément, mais il vaut néanmoins le détour ! Un bon polar, des personnages bien campés, une intrigue en deux tomes. Un rien de déjà vu dans les ingrédients : un "héros" qui a perdu la mémoire et qui est replacé par son entourage dans une famille et un cadre qu'il ne reconnaît pas, et pour cause, il est inventé de toutes pièces.. Pas de chances, ce dernier, Mister Gorges en l'occurrence, commence à avoir des doutes. Là où ça commence à se corser, c'est lorsqu'une journaliste pense y reconnaître un personnage qui a marqué l'actualité quelques mois plus tôt, et pas nécessairement d'une manière très glorieuse. Bref, de quoi tenir le lecteur en haleine et espérer voir sortir rapidement le second tome de cette série qui paraît dans la collection Signé du Lombard.
Ne boudons pas notre plaisir de retrouver, en pleine forme comme toujours, notre jeune héroïne de SF made in Sillage. D'où vient cette petite déception qui pointe son nez dans les nombreuses critiques émises ci-dessous ? Nävis est toujours aussi charmante, elle vit des aventures toujours aussi intéressantes et originales de par les univers qu'elles découvrent, leur mode de fonctionnement et leurs traditions.. Alors, peut-être effectivement qu'une légère lassitude s'installe auprès des lecteurs qui apprécient toujours Nävis mais souhaitent la voir vivre des choses différentes.. Yes, mais différentes comme quoi.. ? Difficile pour les auteurs de relever à chaque album un nouveau défi ? Nävis évolue, rencontre de nouvelles têtes, se forge un caractère et une expérience, mais peut-être serait-il temps de nous en dire un peu plus sur son passé, ses origines, etc.. et la voir se choisir un chemin de vie.. parce que jusqu'à présent, elle vit, s'amuse, suit le convoi de Sillage et le destin qu'il lui réserve, mais le choix lui est rarement proposé de choisir elle-même sa voie... Quant au dessin, même remarque que certains ci-dessous et que l'année dernière, ils sont superbes, mais on les apprécie finalement que très peu tellement ils sont enfermés dans des cases minuscules, qu'il faut parfois une loupe pour en apprécier tous les détails. Dommage ! Est-il absolument impensable de penser à des aventures en 2 tomes qui laisseraient davantage d'espace au scénario et aux séquences, ainsi qu'au superbe dessin de Buchet.. Bon courage pour la suite !
Zidrou au scénario évoque pour moi le comique, le léger, la jeunesse, comme l'élève Ducobu, Choco, les Crannibales et bien d'autres encore. D'où l'agréable surprise de cet album qui voit un auteur sortir complètement de son registre, et ce avec brio. Original, sensible, il revisite les croyances sur les "anges gardiens", qui ne sont peut-être bien différents de l'image que l'on s'en fait et qui ne sortent pas nécessairement du paradis non plus. Qui tire les ficelles, quel rôle jouons-nous chacun là-dedans, etc.. Ce n'est certainement pas moralisateur. Mais plutôt une sorte de "bras de fer" entre enfer et paradis, entre acteurs de notre destin.. C'est à la fois léger et prenant. Bonne surprise également du côté du dessin de Mattéo, dont je ne connais aucune autre réalisation qui se donne à fond dans cet album, même si certains détails ou traits des visages gagneraient à être un peu mieux finis. Bref, un bon conseil de lecture pour un premier album très prometteur.
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