Tchiii-tchaaa: du pop corn caramel dans le Gesamtkunstwerk (5e partie)

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1299. pm - 10/06/22 11:36
Avec Godard c’est pas compliqué, tout ce qui sort après 1967 est dispensable. Ce cinéaste est mort intellectuellement en 1968.
Maintenant, et depuis pas mal d’années, c’est l’archétype du vieux con antisémite ( il l’a reconnu). Apparemment la haine maintient en vie car c’est le dernier survivant de la bande.

1298. suzix@bdp - 10/06/22 11:33
1295. pm - 10/06/22 11:30 - (en réponse à : Suzix)
À part La Chinoise tu vas vraiment te faire du mal, et te faire gravement chier, à regarder ça.


Je n'ai pas prévu de l'acheter! (;o)

1297. suzix@bdp - 10/06/22 11:32
Je me méfie qd même des DVD non remasteurisés. Certains films projetés sur grand écran sont de piètre qualité. C'est le cas pour mon DVD de "Une femme est une femme". Pas agréable à regarder. Je me sépare d'ailleurs. Enfin, ça vaut qq euros ... et encore si y'a preneur. Par contre le blu-ray de "Bande à part" se vend d'occas' dans les 10 balles soit un peu plus que le prix où je l'ai acheté neuf grâce à une promo FNAC.

1296. pm - 10/06/22 11:31
Je parle du premier coffret.

1295. pm - 10/06/22 11:30 - (en réponse à : Suzix)
À part La Chinoise tu vas vraiment te faire du mal, et te faire gravement chier, à regarder ça.

1294. suzix@bdp - 10/06/22 11:29
et puis un coffret Godard plus connu :

https://www.ebay.fr/itm/144127553004




Les 2 coffrets semblent se vendre dans les 60€. J'ai raté ce second pour bcp moins il y a qq temps. Moitié prix je dirais.

1293. suzix@bdp - 10/06/22 11:25 - (en réponse à : PM & Danyel)
Merci pour ces infos. Il me reste bcp de films à voir, y compris la majorité des Godard bien entendu, donc je ne vais pas faire la chasse à ces raretés. (;o)

Il existe des coffrets Godard. Souvent avec des DVD trouvables à l'unité. Par contre il y a celui-là dont les films sont plus rares : Jean-Luc Godard - Politique



1292. pm - 10/06/22 11:25
Apparemment Une sale histoire est sortie en dvd en 2017.

1291. pm - 10/06/22 11:20
J’ai vu deux fois une sale histoire, moyen métrage mythique d’Eustache.
Lors de mes années étudiantes j’ai suivi avec assiduité le cours de Jean Douchet à Jussieu et il nous l’avait montré ( il joue dedans). Je l’ai revu ensuite à la télévision.
C’est l’histoire d’un type ( Michael Lonsdale) qui devient voyeur en regardant le sexe des femmes par le trou des chiottes des toilettes pour dames.

1290. pm - 10/06/22 11:14
Ah ben Danyel avait répondu avant moi.

1289. pm - 10/06/22 11:13
Suite à des problèmes de droits liés à l’oeuvre de Jean Eustache, la maman et la putain est le film mythique par excellence. Le dvd n’a été édité, confidentiellement, qu’au Japon en 2002, donc suzix peut continuer à le chercher à la fnac…On en trouve parfois des versions pirates ( pas à la fnac !), mais je suppose que, suite à sa (re)sortie en salles il va enfin vraiment sortir dans quelques mois.
Personnellement j’adore Jean-Pierre Léaud. C’est sûr que si on cherche un jeu «  naturel » ça va faire bizarre, mais cet acteur, mythique lui aussi, dégage une telle sensibilité, que chacune de ses apparitions est très émouvante.

1288. Danyel - 10/06/22 11:05 - (en réponse à : Danyel)
Merci Suzix.

Ce film est interdit à la vente partout dans le monde depuis des décennies à cause de problèmes de droit insolubles. Le Japon était la seule exception comme c'est déjà arrivé dans d'autres cas. J'ignore pourquoi. J'ai en tête par exemple la B.O. complète de Ghost Dog qu'on ne trouvait en France qu'en import japonais, donc à un prix prohibitif.
J'ai envoyé un dvd de La Maman et la putain il y a quelques années à un ami cinéphile qui a été prêt à débourser 150 € pour l'avoir (+ frais d'envoi). C'était son prix à l'époque.
On trouve peut-être des copies pirates, mais il faut connaître les filières j'imagine.
Dans cette collection japonaise, il y a deux courts métrages de Jean Eustache, regroupés en un dvd encore plus introuvables, qui coûte plus du double de La Maman. Par contre, je n'ai encore jamais vu le court mythique "Une sale histoire" avec Michael Lonsdale.
Ces problèmes de droits semblent en partie résolus, en tout cas pour La Maman puisque le film est de nouveau montrable en salle.
Il n'avait été jusqu'à présent visible que sur Arte une seule et unique fois et à la cinémathèque française lors de dérogations exceptionnelles.
Sa ressortie en salle est donc un évènement.
J'ai supporté presque quatre heures de Jean-Pierre Léaud, je ne souhaite pas retenter l'expérience pour l'instant. Mais je garde un souvenir ému de ce film déchirant, très marqué par son époque.

1287. suzix@bdp - 10/06/22 08:47
Le DVD (ou Blu-Ray) de "La maman et la putain" n'est à vendre ni sur Ebay ni sur la market place de la FNAC qui sont mes 2 principaux pourvoyeurs. Faudrait essayer chez Gibert sur le boul'Mich. Si eux ils n'ont pas non plus alors je ne sais pas où trouver ça pour toi Danyel!

1286. Danyel - 10/06/22 05:32 - (en réponse à : Danyel)
C'est un avis subjectif
Oui bien sûr, comme tout avis. C’est même le propre d’un avis. Pour faire court j’ai écrit « c’est » et non « à mon avis », « de mon point de vue », « je pense que », « il m’apparaît que », « il me semble que », « d’une certaine façon » et autres précautions oratoires. On admet en général, sauf à vouloir emmerder les mouches, que sur un forum on exprime le plus souvent sa subjectivité. C’est pour cela que tout ceci n’a finalement pas grande importance et que nos propos sont balayés par le vent de l’oubli aussi sûrement que le feu sur la plaine.

C’est dans le mouvement des corps au bout d’un moment qu’on sent la disparition de la spontanéité, l’inclinaison des épaules et de la tête qui devient lourde, dans le mouvement des jambes aussi. Mais le contraste entre les trois comédiens est intéressant (vous noterez que je n’emploie pas l’écriture inclusive) et bien exploité. La bande son arrache, comme toujours avec Godard.

J’ai du mal à prendre ce réalisateur au sérieux, comme toi, j'imagine. Lui-même d’ailleurs, je pense qu’il s’amuse avec la cinéphilie, la critique et le spectateur. C’est pour cela que je l’apprécie d’ailleurs. Son côté inattendu, déroutant, parfois énervant, ses tics de mise en scène, ses propos provocateurs, ses innovations, le jeu avec les règles qu’il s’évertue à briser. Je serais curieux de voir ses films underground, notamment son film autogéré post mai 68 dans lequel tout le monde a voulu tourner.

Bon, sinon ressortent chez vous deux monuments du cinéma : La Maman et la putain et « Saló ou les cent vingt jour de Sodome.
Le Jean Eustache est un chef-d’œuvre bien que je considère Jean-Pierre Léaud comme le pire « « « « « « acteur » » » » » du monde. Il est de tous les plans pendant près de quatre heures et joue tellement mal, qu’il en devient risible. Je recommande en particulier cette scène où il lit un journal à la terrasse d’un café. Il faut voir comment il mime la lecture d’un journal. C’est d’un grand comique. J’ai réussi à mettre de côté mon aversion pour ce type car le film est sublime et bouleversant. J’habite le seul pays au monde où le dvd est vendu légalement. Il coûte environ deux cents euros (envoyez la réanimation pour Suzix).

Ici

On trouve aussi les autres films d'Eustache.

« Saló », j’en ai déjà parlé, je n’y reviens pas.
J’aime bien ces expériences de films limite des années soixante-dix.

1285. froggy - 10/06/22 04:47
Suzix, a ma connaissance, Godard n'a jamais fait de suite a aucun de ses films.

Je ne m'ennuie pas a Bande a part.

1284. heijingling - 09/06/22 17:23 - (en réponse à : suzix)
En tout cas, ce n'est pas le suivant, Une femme mariée,
qui est un remake godardien de La peau douce, de son copain et rival Truffaut.
En même temps, Bande à part a de forts relents Julesetjimesques, alors, pourquoi pas?

1283. heijingling - 09/06/22 17:16 - (en réponse à : Danyel)
-"Désolé, mais la séquence du madison est chiante."

C'est un avis subjectif (même si je le partage)

-"Trop longue, on voit que les comédiens aussi commencent à s'emmerder au bout d'un moment et ne mettent plus de conviction dans leurs gestes trop répétitifs et automatiques."

Tu vois cela à quoi? Parce que pour moi, le madison est pas une vraie danse, ou plutôt ce n'est qu'un ensemble de gestes simplets, répétitifs et automatiques, qui accompagnent bien cette musique, donc l'automatisme est là dès le départ de la scène.

-"La scène finit par sentir le calcul et l'absence de spontanéité.
Mais c'est Godard, hein."


Voilà, moi je sens le calcul en permanence chez Godard, jamais aucune spontanéité. Mais ce n'est pas ce que je cherche dans ses films (à dire vrai, je n'y cherche pas grand chose, je ne suis pas vraiment fan, quelle que soit sa période). Donc, je trouve cette scène, comme la plupart de celles de Godard, lourdement légère. J'apprécie quelques films, comme La Chinoise, dont la fin désillusionnée est touchante.

1282. suzix@bdp - 09/06/22 17:04
J'ai une question sur la fin de "Bande à part". Godard commente à la fin qu'on pourra retrouver les personnages (les 2 qui sont en vie j'imagine) dans une suite. Est-ce qu'il l'a fait? Si oui c'est quel film?

1281. Danyel - 09/06/22 16:55
Désolé, mais la séquence du madison est chiante.
Trop longue, on voit que les comédiens aussi commencent à s'emmerder au bout d'un moment et ne mettent plus de conviction dans leurs gestes trop répétitifs et automatiques.
La scène finit par sentir le calcul et l'absence de spontanéité.
Mais c'est Godard, hein.

1280. suzix@bdp - 09/06/22 09:39
pardon "vertu" dans "e"

1279. suzix@bdp - 09/06/22 09:32
Hier j'ai vu "La vertue des impondérables" de Lelouch (2019).
Le titre est original (pour une fois!) mais ce n'est pas un Lelouch c'est une mièvrerie. Sans intérêt passez votre chemin.

1278. suzix@bdp - 09/06/22 09:23 - (en réponse à : Froggy)
Je t'ai qd même collé sur une question sur Godard! MouuaaaAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHH . Fierté absolue! (;o)
C'est un joli film. Une friandise qui vieillit très bien (surtout avec un nouveau master video). Dans l'ambiance, les thèmes, la façon de filmer (en N&B notamment et puis les scènes de voiture) c'est très proche de "A bout de souffle" mais ce n'est pas à ce niveau. Il manque le talent de Bébel. Et il y a qq scènes longuettes comme le cours d'anglais. Et puis la discussion au bar avant le Madison justement. Et puis qq dialogues sans grand intérêt. La traversée du Louvre j'ai trouvé ça inutile. Ca vient comme une cheveu sur la soupe. J'ai bien aimé les chemins de traverse qu'emprunte notamment Anna passant de jardin en bord de rivière, traversant sur des barques. Cela m'a rappelé mon enfance.

1277. pm - 08/06/22 23:16 - (en réponse à : Froggy)
Bien triste nouvelle pour Ariel Besse. Il se trouve que je l’ai un peu connue l’année où elle était au cours Florent à préparer le Conservatoire. Juste un peu mais j’ai quelques souvenirs. Elle avait déjà fait beau-père.

1276. froggy - 08/06/22 22:47
Dans les annees 60, Jean-Luc Godard avait la grace et cette grace s'appelait Anna Karina. Je suis content, Suzix, que Bande a part t'ai tant plu car c'est un des meilleurs films du futur "plus con des maoistes suisses" selon le mechant graffiti qui orna un mur de la Sorbonen en mai 1968. Mais on en est pas encore la.

Avec celui qui etait encore son ami et confrere Francois Truffaut, qui preconisait qu'il fallait toujours faire un film contre le precedent, Godard fit Bande a part pour un petit budget avec des acteurs peu connus alors, en noir et blanc, en hiver a Paris et sa banlieue aux quartiers pavillonnaires, et rapidement compare a la grosse machine que fut Le mepris avec l'actrice la plus celebre au monde alors, Brigitte Bardot alors au faite de sa gloire mondiale, film au format Scope et en couleurs eclatante sous le soleil de Rome et de Capri. Apres ce chef d'oeuvre, Godard offrit a ses fans une delicieuse friandise qui ne fut pas du gout de tout le monde a l'epoque mais qui vieillit merveilleusement bien grace a son humour, sa fantaisie, sa joie de vivre, sa legerete. Bande a part est peut-etre le film le plus leger du franco-suisse, tel La main au collet d'Hitchcock, c'est un film champagne qui vous enivre gentiment par sa grace et sa bonne humeur contagieuse. Comment ne pas sourire en suivant les deambulations des 3 personnages principaux? Ils sont charmants, malicieux, droles et tellement sympathiques. Il faut dire qu'Anna Karina etait bien entouree avec Claude Brasseur et Sami Frey, ce dernier loin des roles du beau tenebreux qu'il a si souvent joue.

Il y a deux scenes cultissimes dans le film, la traversee du Louvre a toute vitesse, nos 3 energumenes voulant battre le record du monde dans cette categorie et le madison dans le bar. Ces deux scenes ont ete reprises et hommagees par des cineastes du calibre de Bernardo Bertolucci et de Quentin Tarantino. Suzix, tu as mentionne cette blague que je connaissais bien avant que je ne sache qu'elle etait de Godard, mais pour moi, le moment du film que je prefere est celui ou Anna Karina s'arrete de marcher dans le jardin de la en tournant son visage face camera en s'ecriant "QUOI?" car elle a entendu qu'on va faire un nouveau plan. C'est le Godard que j'aime, malicieux, jouant avec les codes du cinema, faisant des jeux de mots que je trouve spirituel.

Le film existe alors que le couple Godard-Karina commence a battre de l'aile, il l'aime encore alors qu'elle traverse une periode difficile et il lui offre le role pour lui changer les idees. L'histoire du cinema est pleine de ces histoires d'amour entre un metteur en scene et une actrice et celle qui unit Jean-Luc et Anna est une des plus fructueuses pour les films ainsi generes.

Bande a part est le plus ludique et le plus joyeux des films du cineaste, pres de 60 ans plus tard, il continue a emerveiller ses spectateurs par sa fraicheur restee eternelle.

Voici donc le plus beau madison de l'histoire du cinema. Et comme dirait Luc Lagier de Blow up: "Un madison, oui, pour l'eternite."


1275. froggy - 08/06/22 20:52
Voici une bien triste nouvelle, la comedienne Ariel Besse est decedee hier. Son nom n'est pas tres connu car elle n'a pas fait uen tre sgrande carriere au cinema. Ses seins le sont beaucoup plus par contre car ils etaient montres sur l'affiche du film qui l'a revele et pas n'importe quel film car c'est un de mes preferes pour de multiples raisons, Beau-pere de Bertrand Blier.

J'adore ce film car c'est un des plus beaux roles de Patrick Dewaere ou il est tendre et vulnerable avec son coeur d'artichaut. Il tombe en effet amoureux de la fille de son amie decedee. Cette fille n'a que 15 ans et elle aussi est folle amoureuse de son beau-pere donc. Le film avait fait un peu de bruit a l'epoque a cause de son sujet, mais ce ne fut pas un scandale comme il le serait aujourd'hui ou comme Lolita de Stanley Kubrick l'avait ete en 1962. Il n'avait ete interdit qu'aux moins de 13 ans. Il est inutile de dire qu'un tel film serait infaisable dans les memes conditions aujourd'hui. C'est incroyable comment la nouvelle generation est plus intransigeante. Apres le tres gaulois Les valseuses, le glacant et etrange Buffet froid, Bertrand Blier demontriat ici qu'il etait capable de tendresse, d'emotion et de retenue, son film est tout sauf scabreux et complaisant, il parle du sentiment amoureux et que parfois, ce n'est pas simple.

Face a un extraordianire Dewaere, la jeune comedienne arriva a tirer son epingle du jeu et elle existe vraiment. Par la suite, elle prefera faire du theatre. Rien que pour ce film, elle restera dans ma memoire de cinephile. Je ne vous mets pas la scene d'ouverture, une des plus belles de l'histoire du cinema a mon avis, je vous mets la bande annonce qui j'espere vous donnera envie de voir ou revoir ce merveilleux film.


1274. froggy - 06/06/22 17:16
1982 fut une annee faste pour Steven Spielberg. Fin mai, son dernier bebe qu'il avait mis en scene, E.T, l'extra-terrestre sortait et etait encense par la critique, Cannes et les spectateurs. 10 jours plus tard, il sortait un film qu'il avait produit et dont il avait ecrit le scenario mais dont il confia la mise en scene a Tobe Hooper, Poltergeist. Ou le versant sombre des banlieues americaines.

C'est l'histoire d'une maison hantee car construite sur un ancien cimetiere comme toutes les maisons du lotissement. C'est une banale famille americaine avec un bon gros chien adorable confrontee a des evenements fanstastiques. J'avais adore le film quand il etait sorti car a l'epoque, c'etait le fin du fin en matiere d'effets speciaux optiques. En plus, le film etait bien ecrit, bien joue et bien dirige, le tout avec une excellente partition de Jerry Goldsmith. Que demander de plus?

On ne saura probablement jamais ce qui s'est passe sur le plateau car on dit que Spielberg en a dirige une bonne partie mais chacun dit qu'Hooper a tout fait, Spielberg n'etait que present qu'en tant que producteur. Il y a au moisn une scene ou je vois volontiers Spielberg la diriger, c'est celle du petit garcon terrorise par l'orage, l'arbre dehors et le jouet illumine par les eclairs.

Il y a quelques scenes marquantes qui m'avaient beaucoup impressionne alors. Le sont-elles toujours aujourd'hui?


1273. suzix@bdp - 06/06/22 00:37
Qui a dit « Vous êtes bien avec la régie Renault ? Dommage, vous auriez pu changer votre air con contre une R8! »

1272. froggy - 03/06/22 22:46 - (en réponse à : n'casciata)
Desole, j'avais oublie de te repondre. Loin de partager ses idees, et de tres loin, j'avais trouve que les confidences de cet homme, Christian de la Maziere, etait la plus interessante du film car il racontait tres bien, comment lui, intelligent et cultive, etait entre dans la Waffen SS. J'avais ete fascine son itineraire. Comment peut-on faire une chose pareille?

Cela etant dit, si vous voulez voir un des meilleurs documentaires jamais realises, il vous faut voir Le chagrin et la pitie.

1271. suzix@bdp - 03/06/22 18:43
pas encore vu "Si c'était à refaire" mais je l'ai en stock! (;o)

1270. froggy - 03/06/22 17:57
Pour moi, Francis Huster sera toujours le professeur super sympa de Si c'etait a refaire de Claude Lelouch avec Catherine Deneuve et Anouk Aimee. En seconde, j'ai eu un professeur d'economie comme lui, nul besoin de dire qu'a 15 ans on l'adorait tous.

1269. suzix@bdp - 03/06/22 08:52 - (en réponse à : froggy)
Je trouve que Francis Huster joue parfois faux. Enfin dans les qq films où je l'ai vu. Il a fait une grande carrière sur les planches, c'est peut-être différent mais les deux films qui me viennent en tête c'est "Le diner de con" (1998) où il joue très très mal le rire. Cela en est même gênant. Dans "Tout ça ... pour ça!" (1993) qui est "un de mes films préféré" (;o), ce n'est pas le meilleur acteur, de loin. Il me reste "La femme publique" et plusieurs Lelouch avec lui à regarder mais sa présence me met un frein.

1268. n'casciata - 03/06/22 07:10 - (en réponse à : Froggy)
Ce que chacun avait fait pendant la guerre n'était sans doute pas la question que l'on se posait dans le milieu artistique (ou les autres milieux d'ailleurs). Beaucoup auraient été gênés pour répondre. Dans "Le chagrin et la pitié", un français (Christian de la Maziere) témoigne de son engagement dans l'a la waffen-SS. Il avait participé à
la défense du bunker de Hitler. J'ai recherché qui était cette personne: il était devenu journaliste puis agent artistique, de Gabin notamment. Lequel avait cessé toute collaboration (si je puis dire) avec dès qu'il l'a appris. Il avait aussi été un moment le compagnon de Bardot et de Gréco. Comme quoi, on arrive à donner le change.

1267. froggy - 03/06/22 01:18 - (en réponse à : Jerome)
C'est sur que si on aime ni Francis Huster, ni les films de Jacques Demy, c'est difficile d'apprecier Parking a sa juste mesure.

1266. Lien Rag - 02/06/22 19:41
Malgré le côté sympathique du casse de Spaggieri, il avait été monté pour financer les réseaux d'extrême-droite, notamment en amérique latine (des gens charmants quoi).
Giovanni a-t'il été attiré par ce sujet pour cause de proximité idéologique ?

Par ailleurs je n'ai ni vu ni lu Canicule mais la BD de Baru est complètement ratée, il passe son temps à dire qu'il fait chaud (un élément central de l'intrigue) mais sans jamais arriver à le montrer à part en affublant ses personnages de grosses gouttes de sueur, cela tombe complètement à plat...

1265. suzix@bdp - 02/06/22 12:28
il me semble qu'il considérait cela comme un demy-ratage plutôt!

1264. heijingling - 02/06/22 10:38 - (en réponse à : Mr Degryse)
Vous êtes au moins d'accord sur un point, puisque Demy lui-même considérait Parking comme un ratage complet.

1263. Mr Degryse - 01/06/22 23:05
Je passe sous silence les films de Demy. Je déteste

Peau d'Âne est une souffrance. Jamais pu arriver à la fin des parapluies de Cherbourg.

Si canicule est nulle, je n'ose évoquer parking qui est peut-être le plus grand navet que j'ai vu

1262. froggy - 01/06/22 23:01 - (en réponse à : Philippe)
Et il a cache cela aussi longtemps? En tournant avec les plus grandes pointures du cinema francais? Est-ce que Belmondo, Ventura, Delon, Bourvil, Gabin, Girardot, Melville, Verneuil, Becker, Sautet etaient tous aveugles ou ont fait l'autruche en refusant de voir l'evidence? C'est ca qui m'etonne dans ce silence persistant autour du passe de Giovanni.

1261. heijingling - 01/06/22 22:45
-Mr Degryse: "La grande découverte du film fut Jacques Perrin. J'aimais déjà l'acteur dans les quelques films vus jusqu'ici ( souvent des 2nd rôles)"

Il est surtout connu par ses premiers rôles chez Jacques Demy, c'est en tout cas ainsi que je l'ai découvert.

1260. pm - 01/06/22 21:57 - (en réponse à : Froggy)
Mais bien sûr que Melville l’ignorait, il a dû se retourner dans sa tombe, son passé carcéral était connu mais il a bien caché son passé de milicien qu’il a même essayé de nier longtemps. Cette ordure a même essayé de se faire passer pour résistant.

1259. froggy - 01/06/22 21:51
Le trou est un chef d'oeuvre tu veux dire.

Sur Giovanni, je viens d'aller consulter sa page sur Wikipedia. Je me demande si Jean-Pierre Melville, ancien resistant et de confession juive, pouvait ignorer cela quand il a adapte son roman, Le deuxieme souffle. Melville qui frequentait la pegre parisienne du quartier de Pigalle apres-guerre, et ces gens la savent tout sur tout le monde. Ils ne se seraient pas confies au metteur en scene sur le passe de l'ancien malfrat devenu ecrivain?

1258. pm - 01/06/22 21:46
Il a été condamné à mort pour triple assassinat après torture, Cohen un marchand de vin et deux frères Peugeot. Le mec sympa quoi !

1257. froggy - 01/06/22 21:42 - (en réponse à : Jerome)
Canicule ( Yves Boisset, 1984)

Il a des films sur lesquels on tombe comme ça au hasard dont la couverture, le casting, le sujet nous font nous demander : pourquoi n'ai je jamais entendu parler de ce film ? " On appréhende. On se dit que si ce film est tombé aux oubliettes du monde cinéphile, c'est qu'il doit y avoir une raison.


Il y en a une tres bonne, c'est archi-nul de archi-nul. Au point que j'ai renomme ce film Caninul, ca lui va beaucoup mieux comme pour Le marginul et Le professionnul. Le point commun entre ces 3 films est Jean Herman/Vautrin, hasard ou coincidence malheureuse?

Le film adapte le roman éponyme de Jean Vautrin. Je n'ai pas lu le roman mais la bd adaptée par Baru.

Tu devrais. Il est 100 fois mieux que ses deux adaptations car la BD est toute aussi ratee que le film. Ce qui me permet de penser que le roman est inadapatable car c'est plutot glauque, la famille bauceronne est particulierement gratinee en terme de degenerescence, et nul n'est arrive a retranscrire par l'image le style si particulier de la prose vautrinienne.

Au sujet des Egouts du paradis, je me souviens que le film est plutot bon, je ne l'ai vu qu'uen seule fois il y a bien longtemps. Il est surtout nettement mieux que le film de 2008, Sans arme, ni haine, ni violence de et avec Jean-Paul Rouve dans le role de Spaggiari sur le meme sujet.

Pour en finir avec Jose Giovanni, je recommande tres, tres chaudement, le dernier film de lui que j'ai vu de lui au cinema, Mon ami le traitre avec un des meilleurs acteurs francais de sa generation et beaucoup trop rare au cinema a mon gout, Thierry Fremont. D'ailleurs, considerant les revelations que Philippe nous a faites sur le passe plus que trouble du metteur en scene, cela m'interesserait de le revoir sous un jour nouveau. J'avais enormement aime ce film.

1256. pm - 01/06/22 21:42 - (en réponse à : Froggy)
C’était pas le même niveau hiérarchique que Papon. Ce dernier était un haut fonctionnaire vichyste, Giovanni, de son vrai nom Damiani, issu d’une famille aisée et d’éducation bourgeoise ( collège Stanislas et Janson de Saîly) c’était la pègre alliée aux nazis.
Arrêté en 1945, Damiani a fait onze ans de prison avant d’être gracié puis, sous son nouveau nom, a écrit des romans avant de passer au cinéma.

1255. pm - 01/06/22 21:31 - (en réponse à : Mr Degryse)
Le cinéma de Giovanni est très p’an-plan, parfois de bonnes histoires mais la mise en scène est bien lourde.
En revanche l’adaptation de son roman Le Trou par Becker est un très bon film.

1254. Mr Degryse - 01/06/22 21:05 - (en réponse à : Pm)
Je sais pour Giovanni. C'est d'ailleurs pourquoi je n'avais pas vu ces films.
C'est suite à la vision d'un documentaire sur Lino Ventura qui découvrit par lettre anonyme le passé de Giovanni que j'ai eu envie de tenter.
Comme quoi on peut-être un salaud et bon realisateur ( surtout scénariste)!

1253. froggy - 01/06/22 20:57
Je ne savais pas ca pour Jose Giovanni. Est-ce que lui aussi a connu les memes gens qui avaient couvert Maurice Papon apres la guerre et lui ont permis de prosperer?

1252. pm - 01/06/22 20:06
Membre du PPF ( parti collaborationniste ) supplétif de la gestapo pour arrêter les réfractaires du STO, pillage des biens des juifs à Lyon avec des cartes de la police allemande, l’ordure totale.

1251. pm - 01/06/22 20:02
José Giovanni un authentique salaud, collabo avec les nazis et condamné à mort à la libération.

1250. Mr Degryse - 01/06/22 18:27
La Voglia Matta ( Luciano Salce, 1962)

Antonio Berlinghieri, un ingénieur de quarante ans séparé de son épouse s'en va rendre visite à son fils placé en pensionnat. Sur la route il dépanne une bande de jeunes allant passer le week-end au bord de la mer. Dans cette bande dont les membres n'attirent pas vraiment la sympathie, il remarque Francesca qui s'amuse à le provoquer. Notre ingénieur tombe sous le charme et finit par intégrer le groupe ne voulant pas perdre de vue cette jolie jeune fille et se nourrissant d'illusions, allant même jusqu'à supporter les humiliations que lui feront subir le groupe.

J'ai souvent du mal avec les "comédies" italiennes. Sans que je sache vraiment pourquoi. Formellement c'est réussi. Sociologiquement plutôt juste . Est ce parce que je ne supporte aucun personnage que je trouve insupportables ? Ce film ne déroge pas à la règle.

Thématiquement le film est très proche du fanfaron. Il est cependant moins réussi. Il y avait un rythme, une qualité croissante dans le film de Dino Risi qu'on ne retrouve que partiellement ici. Le rythme est moins maitrisé et le film tire un peu en longueur par moment.
La qualité première du métrage est indubitablement Catherine Spaak. Elle était au summum de sa splendeur et on comprend pourquoi Antonio joué par Ugo Tognazzi craque pour elle. Francesca, c'est la jeunesse, l'insouciance, la beauté, la joie de vivre incarnée. Libre et amoureuse des hommes, de la vie. Qui s'amuse à vivre. Et qui s'amuse avec son vieux séducteur sur le retour dont elle se moque. Cependant si on comprend pourquoi physiquement le macho est attiré par cette jeunette, on a du mal à croire à son basculement. Il est décrit au départ comme un italien macho et séducteur dans toute sa splendeur. Il est aux commande de sa belle voiture comme il gère sa vie. Les femmes sont à ses ordres, il en use comme il veut, il est au centre des choses, il mène son existence comme il l'entend. Il ne pense qu'à lui. Et on ne peut pas dire qu'il soit sentimental. C'est même tout le contraire. Comment cet ingénieur (terme dont les jeunes usent et abusent), rangé, sérieux peut-il se laisser entraîner par cette gamine et sa bande de crétins heureux, superficiels qui ne pensent qu'à l'amusement et changent d'humeur comme de maillot de bain entre deux danses ?
Il est en décalage permanent avec cette une jeunesse frivole qu'il ne supporte pas lui-même si ce n'était ce désir de séduire la jeune fille qui le pousse à rester toute une journée avec elle et participer à leurs jeux et délires.
Le film montre cette génération comme essentiellement superficielle, avec leur désir fou à eux qui consistent à brûler la vie dans les plaisirs, les jeux et les défis triviaux. A un seul moment, cette surface légère, lors de la scène du slow, laisse entrevoir une sensibilité cachée sous leurs dehors futiles.
Francesca (C.Spaak) mène Antonio par le bout du nez. C'est à la fois pathétique et drôle car évidemment, l'homme qui à l'âge de son père et pourrait aujourd'hui presque tomber sous le coup de la loi, n'arrivera pas à ses fins.

Donc même si c'est certainement le but, je déteste quasi tous les personnages et j'ai eu envie de noyer cette bande de jeunes durant tout le film.

Il est aussi dommage que l'actrice semble doubler sur la plupart es scène à part quand elle chante.

Reste quand même de très belles scènes ( la scène ou Franseca saute de voiture en voiture ,la scène du campement sur la plage, le final poignant sur les pleurs d'un Antonio ) et une jolie musique d'Ennio Morricone.



 
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