Tchiii-tchaaa: du pop corn caramel dans le Gesamtkunstwerk (4e partie)

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662. Victor Hugo - 18/05/21 19:58 - (en réponse à : suzix)
Ca a un rapport avec la BD? Si oui, on retrouve chaque titre dans un titre de BD.

661. pm - 18/05/21 19:34
En fait il y aura plus de trois séances, à Paris les cinémas ouvriront dès le matin, certains dès 8h du matin ! Là il faut être vraiment motivé...et avoir le temps.

660. suzix@bdp - 18/05/21 19:10
Les 4 films sont tournés à Paris (en partie pour "Les derniers jours du monde") mais ce n'est pas la réponse! (;o)

659. suzix@bdp - 18/05/21 19:05
petit quizz cinéma.

A part qu'il s'agit de films français des années 2000 et que j'ai vus récemment, qu'ont en commun "Le genre humain" (Lelouch 2004), "Les derniers jours du monde" (Larrieu 2009), Tanguy (Chatiliez 2001) et "Tout ce qui brille" (Nakache 2010).

Amha, quizz difficile (impossible?) à trouver sans poser des questions ou donner des indices ... mais je me méfie des cinéphiles que vous êtes, j'en vois bien un me sortir la réponse dans top ... 10 secondes! (;o)

658. Achab - 18/05/21 18:12
Et encore plus dans le milieu des réservoirs d’essence.

657. Bert74 - 18/05/21 17:50
Pour votre information, "jauge" est depuis très longtemps utilisé dans le milieu des stades et des salles de spectacles, c'est pas vraiment de la novlangue.

656. Bert74 - 18/05/21 17:48
les tentatives de sorties direct en streaming payant ont pas cartonne. Mulan ou WW84, a genre 30 dollars, ca a pas marche suffisamment pour remplacer une exploitation en salles,

C'est surtout que le bouche à oreille a été assez catastrophique sur ces deux films. En clair, je ne sait pas si ils peuvent tirer des conclusions au regard de relatives merdes. Il y a un biais cognitif assez apparent.

Ils se sont bien gardés de sortir le James Bond sur plateforme, alors que celui-là aurait été la vrai locomotive pour ce nouveau type de distribution. Mais là aussi, ils ont dû avoir peur, entre autre, du seul effet locomotive d'un tel film et que le public reste, dans le fond, attaché à la consommation habituelle et que cela leur retombe sur la gueule.
Ca avait déjà été le cas avec Avatar et la 3D (où tout devait dorénavant sortir en 3D, qu'y disaient). Et comme disait Oscar Wild : "l'expérience est le nom que tout le monde donne à ses erreurs".

655. froggy - 18/05/21 00:03
Merci Philipe.

Ici, aux USA, toutes les salles n'ont pas rouvertes. A Washington, il n'y en a que deux qui l'onf fait. Un grand multiplexe d'une quinzaine de salles a Georgetown et un petit a l'est de la ville. mais rien en centre ville. Les films qui sortent ne sont pas des grosses productions. Je crois que les majors attendent pour leurs grosses artilleries. Elles attendant de voir ce que le marche va donner avec les aspirateurs a spectateurs que sont les films du MCU, le James Bond, Mission: Impossible etc. Elles ne revendent plus leurs films aux plateformes comme Netflix, Amazon et consorts a cause de cela.

654. pm - 17/05/21 23:43 - (en réponse à : Froggy)
C’est la novlangue covid, comme présentiel ou distanciel.
Réouverture des cinémas mercredi avec deux places sur trois neutralisées, le tout sur trois séances seulement (14/16/18). Ça ne donne pas très envie aux distributeurs et aux gérants de salles.

653. froggy - 17/05/21 23:05
Une fois de plus, je vais faire preuve de mon ignorance. Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer par ce que vous entendez en utilisant le mot "jauge"?

J'ai un peu de mal a en saisir la signification.

652. marcel - 17/05/21 20:10
Apparemment, il est prevu 20 sorties par semaine, au lieu des 10 habituelles (ce qui est deja beaucoup).

651. suzix@bdp - 17/05/21 19:57
Le grand "truc" actuel c'est "L'EXPERIENCE". Même aller faire tes courses est parfois vu de cette manière. Donc je ne crois pas à la mort de "l'expérience cinéma". Par contre que tout le monde retourne pas au ciné et que les plateformes ne réduisent le nombre de spectateurs en salle, ça c'est fort possible. Continueront à aller au cinéma, ceux qui y prennent plus de plaisir que de mater Netflix sur leur smartphone.

650. marcel - 17/05/21 19:12
Un des plaisirs de la vie c’est quand même de sortir en ville pour voir un bon film, puis éventuellement de poursuivre la soirée au resto. C’est quand même autre chose que de voir le même bon film chez soi avec un plateau repas.
C’est fini tout ça ?

J'espere pas ! Tout ce que je peux te dire, c'est qu'avec un groupe d'amis, on a deja prevu quand c'est possible d'aller voir n'importe quoi, meme une merde, juste pour se faire un cinoche.

649. marcel - 17/05/21 19:09
Il y a aussi que juillet/Août ce sont les vacances, l’été, il fait chaud, on a généralement plutôt envie d’être dehors que de s´enfermer.
Par chez moi, on a plutôt envie d'etre dans une salle climatisee avec une glace...
Il y a quelques annees, on ne sortait pas de gros films l'ete, mais ca a beaucoup change, avec d'un part le calage des sorties sur les sorties US, et puis avec les comédies de l'ete, y en a toujours une au moins qui fait un carton.
Comme en plus, moins de gens devraient voyager cet ete, ca peut jouer aussi, je pense...

648. marcel - 17/05/21 19:05
En France ce n’est pas possible pour un film de cinéma de passer directement sur les plateformes. Dans ce cas le film ne sera pas distribué en salles et est plus ou moins considéré comme un téléfilm. C’est le cas des productions Netflix.
Je sais, mais je suis alle verifier les assouplissements dont je parlais : en fait, les films non enore exploites peuvent sortir directement en streaming, MAIS elles gardent le financement du CNC, qui est d'habitude reserve aux films en salles. Je parle des films français, bien sur.

647. pm - 17/05/21 19:04 - (en réponse à : marcel)
Il y a aussi que juillet/Août ce sont les vacances, l’été, il fait chaud, on a généralement plutôt envie d’être dehors que de s´enfermer.

646. pm - 17/05/21 19:01
Un des plaisirs de la vie c’est quand même de sortir en ville pour voir un bon film, puis éventuellement de poursuivre la soirée au resto. C’est quand même autre chose que de voir le même bon film chez soi avec un plateau repas.
C’est fini tout ça ?

645. marcel - 17/05/21 18:58
Des blockbusters en juillet, c’est pas un peu risqué ?
Je sais effectivement pas ce que ca peut donner. Est-ce que les gens risquent d'avoir toujours peur ? Ou bien il y a un "effet ressort", et les gens se précipitent en salles.

644. pm - 17/05/21 18:57
En France ce n’est pas possible pour un film de cinéma de passer directement sur les plateformes. Dans ce cas le film ne sera pas distribué en salles et est plus ou moins considéré comme un téléfilm. C’est le cas des productions Netflix.

643. pm - 17/05/21 18:54 - (en réponse à : marcel)
Ah oui, dernière séance à 18h/19h max, je pense que pas mal de cinémas ne vont même pas réouvrir avant le 9 juin où la séance de 20h pourra avoir lieue à 1/2 ou 2/3 des capacités.
Des blockbusters en juillet, c’est pas un peu risqué ?

642. marcel - 17/05/21 18:53
Logiquement ils ressortent ce qui n’avait pu être exploité sérieusement en octobre 2020 plus des films que la loi française oblige de sortir en salles avant toute autre exploitation( VOD, télévision, DVD...).
Il me semble qu'ils ont assoupli certaines obligations pendant la pandemie.
Je crois qu’il y a des centaines de films en attente, dont les 4/5 sont condamnés d’avance et ne devraient sortir qu’une seule semaine voir qu’un seul jour.
Et beacuoup qui sont passes directement sur les plateformes. C'est dommage pour Comment je suis devenu super-héros, le premier film français du genre, j'aurais ete curieux de voir le résultats commerciaux.
La situation est très tendue, certains pensent que la crise sanitaire va accélérer la mise à mort du cinéma en salles, au profit des plateformes, ce qui sera(it) une énorme régression, artistique et sociale.
Qu’en est-il aux USA ?

Pas si simple aux US, parce que les tentatives de sorties direct en streaming payant ont pas cartonne. Mulan ou WW84, a genre 30 dollars, ca a pas marche suffisamment pour remplacer une exploitation en salles, surtout pour des films a tres gros budget. Ils l'ont bien compris en gardant sous le coude des films prets depuis des mois (Black Widow, Dune, Free guy, etc..).
En revanche, comme ils n'ont pas nos lois, il est possible qu'ils multiplient les sorties mixtes, salles et plateformes.
Ou qu'ils trient les films, salle ou streaming, selon les résultats des séances tests. Disney a directement mis un de ses films sur Disney+ (j'ai oublie le titre, une merde a la Harry Potter) parce que les retours avaient ete exécrables. Et il l'ont ete aussi en streaming.

641. torpedo31200 - 17/05/21 18:45 - (en réponse à : pm - post # 638)
+ de 400 films en attente mais pour 5 à 6 mois d' exploitation.
Y aura des dégâts mais beaucoup seront distribués.

640. torpedo31200 - 17/05/21 18:42 - (en réponse à : pm - post # 637)
Jauge à 50 % le 9 juin (+ couvre feu à 23h), puis à 100% le 30 juin.

639. marcel - 17/05/21 18:40
Jauge réduite au tiers de ses capacités, donc aucun blockbuster ne devrait sortir avant un moment ( la rentrée ?).
Et puis y a toujours un couvre-feu, donc pas de seance le soir. Donc y a essentiellement des reprises de films sortis juste avant le confinement d'octobre (le Maiwen) et des films pour enfants.
Mais des blockbusters sont prévus des juillet (Black Widow, Transylvania 4, Kaamelott, et surement d'autres).

638. pm - 17/05/21 18:35
Logiquement ils ressortent ce qui n’avait pu être exploité sérieusement en octobre 2020 plus des films que la loi française oblige de sortir en salles avant toute autre exploitation( VOD, télévision, DVD...). Je crois qu’il y a des centaines de films en attente, dont les 4/5 sont condamnés d’avance et ne devraient sortir qu’une seule semaine voir qu’un seul jour.
La situation est très tendue, certains pensent que la crise sanitaire va accélérer la mise à mort du cinéma en salles, au profit des plateformes, ce qui sera(it) une énorme régression, artistique et sociale.
Qu’en est-il aux USA ?

637. pm - 17/05/21 18:28 - (en réponse à : Froggy)
Jauge réduite au tiers de ses capacités, donc aucun blockbuster ne devrait sortir avant un moment ( la rentrée ?).

636. froggy - 17/05/21 18:05

635. suzix@bdp - 10/05/21 10:49



BA assez fidèle au film.

634. suzix@bdp - 10/05/21 10:16
vu 2 films ce week-end.

La conquête de 2011 qui raconte 5 ans de la vie de Sarkozy entre sa nomination à l'intérieur par Chirac qui lui refuse le poste de 1er ministre lors d'une scène très drôle de cruauté intellectuelle jusqu'à son élection et le départ (le 3e) de Cecilia. Certains en ont parlé il y a qq semaines ici. J'ai adoré ce film. Déjà de part les prestations de Denis Podalydès (qui avait été loué ici aussi si j'ai bonne mémoire) et Bernard Le Coq. De Villepin incarné par Labarthe est un peu moins bien joué car plus caricatural. En qq minutes j'y ai cru. Instantanément téléporté dans l'intimité d'un Sarkozy plus vrai que nature. Juste génial. Les arcanes du pouvoir, les guerres fratricides incessantes, les orientations prises (ou simulées) pour manipuler l'opinion, tout ça on connait. Par contre, je ne savais pas que Sarko avait été autant chamboulé par sa crise de couple et le(s) départ(s) de Cécilia. Si on en croit le film très bien documenté (je vais y revenir) il a donc mené de front la campagne présidentielle victorieuse (qu'il ne distingue pas de son exercice du pouvoir en tant que ministre ou chef de l'UMP, c'est un tout pour lui) et donc sa vie privée mouvementée et très malheureuse. Un sacré tour de force! Je n'aime ni l'homme ni l'homme politique mais c'est qd même fortiche. BCp se seraient écroulé ou auraient fait faux bond. Je prends cette fiction comme assez fidèle à la réalité puisque le scénariste principal, Patrick Rotman qui a apporté l'histoire à Xavier Durringer explique dans le making-of qu'il a tout lu sur le sujet soit des dizaines de livres et de journaux. De plus, la production s'est appuyé sur un journaliste politique qui a suivi l'UMP dès le début des années 2000 et qui a donc voyagé avec Sarkozy (si j'ai bien compris) et qui faisait donc partie d'un cercle fermé. Le making-of explique aussi les réticences à faire un biopic politique en France où les médias, le milieu des affaires et le politique sont entremêlés. Sont aussi expliquées les lois qui doivent être respectées pour éviter un procès. Après le film et lea making-of, on se rend compte de la somme de travail pour ce film qui est donc à mon sens une grande réussite.


Les derniers jours du monde de Larrieu & Larrieu (2009) avec Mathieu Amalric, Catherine Frot, Karin Viard.
Film apocalyptique et intimiste français. Oui c'est possible! (;o) C'est un film plutôt rare en DVD que j'ai cherché qq temps avant de le trouver à un prix correct (10€ port compris quand même). Cela débute à Biarritz dans un appartement dont je situe très bien l'emplacement. Lorsque j'y retournerai (sans doute pas cet été désolé Stefan (;o) ça me fera un truc de plus à raconter sur cette ville où on a des souvenirs de famille ... d'avant ma naissance même! Bref, ce n'est pas le sujet. Cela débute dans un Biarritz presque normal sauf qu'il y a des pénuries, que les sirènes hurlent parfois pour annoncer des pluies de cendres et des hommes en combinaison font des prélèvements. L'histoire s'écrit sur une année via des flashbacks. Le héros Robinson est séparé de sa femme pour suivre une folle histoire d'amour avec une très jeune femme androgyne qui le fascine. Alors que le monde part en vrille depuis plusieurs semaines (ou mois, on n'en sait rien) Robinson ne pense qu'à la retrouver, elle sa liberté, son insouciance. Il ne fait aucun plan dans le cas où la situation devait empirer. Il reste là, à vivre une vie presque normale. D'ailleurs ce point est un peu mal vu. Si des types en combinaison et masque à oxygène faisaient des prélèvements dans les rues, j'imagine mal les habitants continuer à vivre à la terrasse des cafés ... et puis l'eau jaune fluo qui coule à un moment du robinet, pareil, c'est pas un truc possible pour continuer à avoir une vie normale. Ces qq broutilles "apo" mises à part, c'est plutôt bien vu. La panique lors des annonces, les bouchons à la sortie de Biarritz. Les gens qui s'habituent à la mort au coin de la rue ou dans la voiture qui les précède n'empêchant pas de faire un barbecue le long de la route (ce n'est pas avec les 200 à 300 morts journalier actuel qu'on pourra dire qu'un tel comportement serait impossible!). Au fil de sa "fuite" improvisée (il part avec 2 bouteilles de rouge et un peu de bidoche pour toute vivre!) et irréalisable pour retrouver sa fille en Espagne (qui bien entendu a déjà pris la mer), il retrouve Catherine Frot qu'il avait connu à Biarritz et puis aussi sa femme et bien entendu Laetitia. Les catastrophes s'enchainent sans qu'il y ait d'explications entre attaques chimiques, tremblements de terre, bombes, attentats ... en réaction avec cette fin du monde qui s'annonce apparemment les processions et le suicide souvent collectif semblent être très répandus. J'imagine qd même assez mal la population réagir ainsi. Ah oui et puis ça baisse à la moindre occasion. On voit bcp de corps nus, masculins et féminins (vraiment nus hein, sans rien cacher). et puis partouzes et inceste tant qu'on y est. Karin Viard est incendiaire dans une des scènes avec Robinson. Héros qui n'a qu'une idée en tête, retrouver Laetitia. Rien d'autre ne compte pas même sa propre vie puisqu'il va refuser à deux reprises une solution pour s'échapper de ce merdier. Il "survole" l'apocalype. L'amour lui permet de flotter comme intouchable. Il voit les morts, la panique mais lui il reste très calme. Il est ailleurs. Est-ce que finalement cela ne serait pas le secret en cas d'apocalypse? A méditer! (;o)
Un très bon film, original, pour adulte hein! (il y a des scènes explicites) mais un peu léger sur le traitement de certains points "apo". A voir pour qui aime le genre.

633. suzix@bdp - 08/05/21 14:46
vu hier soir “J’ai toujours rêvé d’être un gangster” de Benchetrit (2008) avec Édouard Baer, Jean Rochefort, Bouli Lanners ou encore Bashung et Arno dsns leur propre rôle.

Tourné en N&B cela raconte les tentatives ridicules de débutants qui s’essaient au banditisme. La BA est vraiment bien mais elle ne dit rien des lenteurs de l’histoire qui se traîne. Baer en braqueur losers taciturne est pas à son meilleur. Lanners est pas mal et Jean Rochefort (petit rôle) aussi. On pourrait voir dans ce film la vie de gangsters en 4 étapes de leur parcours criminel : débuts difficiles (attaques de ka cafétéria), coups un peu plus évolués (enlèvement), vrais malfrats (la planque) et fin de vie morose et sans le sou ... mais ça fait qd même léger pour 1h50.
En conclusion, je me suis ennuyé.

632. froggy - 06/05/21 20:55
Aujourd'hui est l'anniversaire d'Orson Welles, cela vaut bien un petit Blow Up non?



C'est aussi l'anniversaire de George Clooney, de Christian Clavier et d'Anne Parillaud. Mais de cela tout le monde ici s'en fout un peu, non?

C'est aussi l'anniversaire de Max Ophuls. De lui je n'aime vraiment que Madame de..., ce qui n'est donc pas suffisant pour que je m'apesantisse longuement sur lui.

631. froggy - 06/05/21 19:19 - (en réponse à : Suzix)
Tu vas au cinema?

630. suzix@bdp - 06/05/21 18:49
Il a prévu de tourner le 2e volet avec un imam homo. Il terminera sa trilogie avec un rabbin trans.

629. suzix@bdp - 06/05/21 18:46
J'ai vu ce matin la BA. Ca a l'air très sympathique! (;o)

628. froggy - 06/05/21 18:45
Le nouveau Verhoeven.



Ca sent la controverse.

627. suzix@bdp - 30/04/21 23:49
625. froggy - 30/04/21 23:33
Suzix, je ne passe pas ma vie sur BDP tu sais.


ah bon!? tu aurais donc mieux à faire !?

626. suzix@bdp - 30/04/21 23:41
Exact. Démonstration par l’exemple de Froggy de ce qu’est le suspens selon Hitchcock ! Quel hommage !

625. froggy - 30/04/21 23:33
Suzix, je ne passe pas ma vie sur BDP tu sais.

Pour en revenir a Fenetre sur cour, c'est un des mes films preferes d'un de mes cineastes preferes. Je ne suis pas tres original la dessus, je vous le dis tout de suite. Le film est une des oeuvres majeures d'un des artistes les plus importants de l'histoire de l'art, tous arts confondus. Ce n'est pas pour rien que Truffaut, dans la preface de son livre d'entretiens avec lui a ecrit, reprenant une citation de Jean Cocteau apres la mort de Marcel Proust,; "Son oeuvre continuera a vivre tel les montres des soldats morts sur un champ de bataille qui continuent a fonctionner" Belle metaphore n'est-ce pas? La litterature sur Hitchcock n'arrete pas, il vient recemment de sortir ici une nouvelle biographie dont les critiques en ont ecrit le plus grand bien et qui donne un nouvel eclairage sur ses 53 longs metrages. Cela s'appelle The 12 lives of Alfred Hitchcock, je l'ai achete mais pas encore lu donc je ne sais pas quel traitement est reserve a Fenetre sur cour.

Je vais ecrire un peu sur le film parce que j'aime bien ecrire sur des choses que j'aime et dire que j'aime le film, ce n'est rien de le dire. Je me souviens encore de la premiere fois ou je l'ai vu, c'etait au Gaumont Les Halles a la seance de 14 heures juste apres mon dernier partiel de fevrier en 1984 profitant enfin de la ressortie des 5 films d'Hitchcock invisibles depuis plus de 20 ans. C'est un chef d'oeuvre de legerete et de profondeur en meme temps. Truffaut, futur grand cineaste de la chose amoureuse en 1963, annee ou les entretiens eurent lieu, avait bien compris que le film etait avant tout une histoire d'amour decomposee en plusieurs morceaux; le couple en devenir, Stewart/Kelly, la jeune fille qui attend son fiance, Miss Torso, les jeunes maries, la femme seule qui se desespere d'avoir un comapgnon, Miss Lonelyheart, le vieux couple sans enfants qui a reporte toute son affection sur leur chien, et enfin le couple marie mais qui ne s'entend plus, la femme restant au lit toute la journee, Lars Thorwald. C'est pour cela que le film est absolument extraordinaire, en face de l'appartement de Stewart, c'est la vie qui s'offre en spectacle. Comment ne pouvons-nous pas nous y reconnaitre? On a tous ete amoureux, subit des chagrins d'amour, etc. C'est LE sentiment universel qui reunit tous les habitants de la planete et l'action bien qu'elle se passe a New York, pourrait se passer n'importe ou ailleurs dans le monde. L'intrigue policiere n'est qu'un pretexte pour Hitchcock pour nous montrer sa vision du monde a ce moment de la sa vie.

Hitchcock, grand cineaste nevrotique par excellence, ses films sont des cauchemars eveilles, devait a ce moment de sa vie traverser une periode plus serene pour lui car il va faire 4 films d'affilee qui sont plus legers que les autres. Apres avoir rencontre Grace Kelly, dont il etait tombe amoureux mais sans jamais la harceler (a la difference de Tippi Hedren 10 ans plus tard) et fait avec elle, Le crime etait presque parfait, va donc enchainer coup sur coup, Fenetre sur cour, La main au collet, Mais qui a tue Harry? et L'homme qui en savait trop, deuxieme version. Ses films sont plus legers dans leur thematique que ses precedents, la loi du silence manque cruellement d'humour. Apres que Kelly ait quitte Hollywood pour Monaco, et donc l'ait quitte lui, il va revenir vers des films plus graves a commencer par Le faux coupable, le Hitchcock le plus pur qui soit probablement et un des plus beaux car il n'y aucun des artifices techniques que le cineaste a aime utiliser.

Donc, quand il tourne Fenetre sur cour, tout va bien pour lui, il est revenu en forme et au succes commercial avec L'inconnu du Nord-Express, il a un grand studio derriere lui qui lui assure les moyens de faire les films qu'il veut et comme il veut, la Paramount, une actrice qu'il aime et un acteur dont il a fait son alter-ego dans ses films, James Stewart. Le tournage s'est parait-il merveilleusement bien passe. Le resultat est probant. L'entree en scene de Grace Kelly est a mon avis la plus belle introduction d'un personnage feminin au cinema, elle petille instantanement et on se demande ce qui retient James Stewart de ne pas etre deja amoureux d'elle. Il y a d'ailleurs ce tres beau plan sur le visage de l'acteur ou on voit que ca y est, il est amoureux. Cela vaut celui sur le visage d'Ingrid Bergman dans La maison du Dr Edwardes ou on voit qu'elle tombe instantanement amoureuse de Gregory Peck. J'adore ces deux plans, ils demontrent que le cinesate etait capable d'exprimer a l'ecran la soudainete de ce sentiment sans qu'un seul mot soit prononce.

Le film vieillit merveilleusement bien. Seul le trucage de l'helicoptere est genant avec la transparence quand Stewart tombe de la fenetre. C'est un des deux seuls plans du film ou la camera sort de l'appartement de Stewart car tout le film est entierement concu de son point de vue, la camera n'en sort jamais. Ce qui renforce l'aspect subjectif. Pour Hitchcock, c'etait un film extremement simple a faire, je filme Stewart regardant a travers la cour, je filme ce qu'il voit, je reviens sur lui pour montrer sa reaction. Et voila! J'ai mon film! Tout simple n'est-ce pas?

Pas tant que ca, car malgre son manque apparent de prouesses techniques, Hitchcock avait invente le split-screen, vous savez, l'ecran divise en plusieurs images. Cela est evident quand la camera est en plan large et on voir les differentes actions dans les differents logements de l'immeuble d'en face. Ce sont autant de petites vignettes qui composent l'image.

Pour conclure, c'est un film d'une richesse quasi infinie et surtout profondement distrayant. Truffaut en avait repris le principe des habitants de l'immeuble, petit theatre du monde dans Domicile conjugal mais sans lui donner l'infinite variete que Hitchcock avait reussi a recreer et reproduire dans son gigantesque decor qui est l'ecrin du film.

624. Achab - 30/04/21 23:18 - (en réponse à : Suzix)
L'illustration de ce que disait pm finalement...
Quel suspens !

623. suzix@bdp - 30/04/21 20:52
1h45 depuis ton message annonçant ton commentaire sur "Fenêtre sur cour". Ca c'est du teasing! (;o)
Je sens que ça va être fouillé comme analyse. Je le savais que tu en mourrais d'envie!

622. froggy - 30/04/21 19:06
Avant que je n'en vienne a Fenetre sur cour, je voudrais ecrire une derniere chose au sujet de Luc Besson, j'aime bien ses premiers films car il engageait toujours un acteur que j'aimais enormement trop tot disparu lui aussi et que j'apprecie toujours autant de voir quadn l'occasion se presente, je parle de Jean Bouise. Rien que pour cela, Luc Besson n'est pas totalement mauvais, un bon metteur en scene engage toujours des bons acteurs pour leur donner des bons roles.

621. suzix@bdp - 30/04/21 13:32
quand ça m'intéresse j'aime bien approfondir un peu.

620. pm - 30/04/21 13:25 - (en réponse à : Suzix)
Ah, au moins on ne peut pas dire que tu ne cherches pas à te renseigner.

619. suzix@bdp - 30/04/21 12:58
bon du coup je suis allé voir ce qu'est le code Hays.
Et dans ce film Hitchcock est borderline du coup puisque Grace va dormir chez James hors mariage ... même s'il n'est pas fait allusion à un rapport sexuel, elle est en chemise de nuit.
Et du coup je ne vois pas lien entre avoir des femmes libres et le code Hays. Ce serait même l'opposé de ce code plutôt rétrograde:
Selon wiki:

"Le code Hays, appelé officiellement Le code de la production (The Production Code) présente les éléments suivants dans cet ordre :
Principes généraux
« Aucun film ne sera produit qui porterait atteinte aux valeurs morales des spectateurs. De la même manière la sympathie du spectateur ne doit jamais aller du côté du crime, des méfaits, du mal ou du péché ».
« Des standards de vie corrects, soumis uniquement aux exigences du drame et du divertissement, doivent être montrés ».
« La loi, naturelle ou humaine, ne sera pas ridiculisée et aucune sympathie ne sera accordée à ceux qui la violent » (Jean-Baptiste Thoret remarque que cela est notamment valable pour le gangster et la femme déchue (en)2).

« L'importance de l’institution du mariage et l'importance de la famille sont primordiales aux yeux des rédacteurs du code Hays pour qui les films ne doivent pas suggérer que la promiscuité sexuelle est quelque chose de normal ou d'habituel.

L'adultère, parfois nécessaire dans le contexte narratif d'un film, ne doit pas être présenté explicitement, ou justifié, ou présenté d'une manière attrayante.
Les scènes de passion. a) Elles ne doivent pas être présentées sauf si elles sont essentielles au scénario. b) Les baisers profonds ou lascifs, les caresses sensuelles, les poses et les gestes suggestifs ne doivent pas être exposés. c) De manière générale la passion doit être traitée de sorte que ces scènes restent au-dessus de la ceinture (« do not stimulate the lower and baser element ») (« La présentation de chambres à coucher doit être dirigée par le bon goût et la délicatesse »[réf. nécessaire])
Toute référence à la perversion sexuelle est formellement interdite.
La traite des Blanches (désignée comme White slavery dans le code Hays) ne doit pas être abordée (« White slavery shall not be treated ».).
La présentation de rapports sexuels interraciaux (« Miscegenation ») est interdite."

618. suzix@bdp - 30/04/21 12:47
617. pm - 30/04/21 12:37 - (en réponse à : suzix)
Concernant la modernité du personnage de Grace Kelly ou du féminisme d'Hitchcock je pense qu'il s'agit plutôt d'un érotisme ardent sous le code Hayes.


Si tu le dis. Mais l'impression actuelle, 65 ans après, est sans doute bien différente. Dans "Les Oiseaux", même chose, Tippi Hedren va draguer l'homme qui l'intrigue. C'est peut-être un fantasme sexuel de Hitchcock mais le résultat en est des jeunes femmes libres et fortes.

617. pm - 30/04/21 12:37 - (en réponse à : suzix)
Concernant la modernité du personnage de Grace Kelly ou du féminisme d'Hitchcock je pense qu'il s'agit plutôt d'un érotisme ardent sous le code Hayes.

616. Victor Hugo - 30/04/21 12:36
"exactement ce qu'Hitchock n'aime pas, la surprise ne doit pas venir de la tromperie du spectateur."

C'est pour ça qu'Alfred regrettait dans Stage Fright (le grand alibi 1950) le flash-back mensonger.

615. pm - 30/04/21 12:33
j'aurais bien vu un twist final

Tu aurais mal vu alors parce que ce serait exactement ce qu'Hitchock n'aime pas, la surprise ne doit pas venir de la tromperie du spectateur. Pour Sir Alfred, le suspens n'est pas qu'on ne sait pas ce qu'il va se passer, le suspens c'est qu'on sait mais ni quand ni comment. L'exemple qu'il avait choisi est celui de la bombe sous la table, si elle explose sans qu'on s'y attende, bon ben elle explose c'est un choc sur l'instant, ça ne l'intéresse pas trop, si on sait qu'elle va exploser sans savoir quand c'est ce qui crée la tension et tient en haleine le spectateur.

614. suzix@bdp - 30/04/21 12:16
allez à la demande générale et surtout de mon pote Froggy qui meurt d'envie d'en parler, j'ai regardé hier soir, pour la première fois "Fenêtre sur cour" (ou "Rear window" pour le puristes que bcp d'entre vous êtes sorti en 1954).

Je connaissais le pitch et j'avais vu qq scènes, peut-être la BA, sais plus trop mais je ne crois pas avoir vu des parties du film. Des fois on tombe sur une rediff et on mate qq dizaines de minutes mais là je ne crois pas. Donc j'étais assez "neuf" sur le coup.

Je vais donner mon avis de néophyte. C'est un film espiègle. Pour moi ce film est bonbon. Une boite à surprise. Avec la plus belle, la plus envoûtante "Grace Kelly". Comme je l'ai dit ailleurs, "Grace Kelly, c'est quelque chose quand même!". "Cinégénique" m'a répondu Laurent. Effectivement, dans ce film (j'ai pas dû la voir très souvent), elle est hypnotique mais si on fait un arrêt sur image, c'est juste une belle femme un peu froide et hautaine avec un visage plutôt carré. C'est lorsqu'elle bouge qu'elle est sublime. Tout en subtilité. Pourtant dans ce film c'est une jeune actrice de 25/26 ans. Donc elle se sublime dans ses mouvements. Grace Kelly c'est une gazelle de Thomson, élégante, nickel mais c'est quand elle bondit qu'elle exprime toute sa nature. Vopilà, j'ai trouvé! Grace Kelly c'est l'intercase du scénario d'une BD haletante.

Et puis ensuite il y a le contexte du film à savoir pourvoir observer la vie des gens dans leur intimité. Hitchcock a inventé la téléréalité avant l'heure. Il est toujours fascinant de regarder un immeuble en fin de journée. Les appartements étant souvent semblables d'un étage à l'autre, les vies y sont pourtant tellement différentes. Je ne sais pas si en 54 ce huis clos est une idée originale mais c'est agréablement mis en lumière et c'est encore bien trouvé aujourd'hui même s'il y a des livres et des BD sur ce thème.

Vient ensuite le crime, l'enquête et sa résolution. C'est la partie la moins originale puisqu'il se passe effectivement ce qui avait été prévu par les enquêteurs en herbe. Comme écrit par ailleurs j'aurais bien vu un twist final. Genre, le criminel n'est pas celui qu'on croit et encore mieux, Hitchcock (qu'on aperçoit dans l'appartement du pianiste) aurait pu semer tout au long du film des indices qu'on n'aurait pas remarqué étant focalisé sur le supposé meurtrier et son appartement ... il y avait largement moyen, surtout pour ce maître du suspens. Donc pour conclure sur le point qui m'a le moins convaincu, c'est l'intrigue que je trouve trop simple. Et j'en ai déjà parler ici, c'est souvent le défaut que je trouve aux films des 50's et 60's. Ils sont trop lisibles, trop simples. La trame se déroule et rien ne vient la perturber. On surprend le spectateur mais avec des choses prévisibles.

Pour terminer sur une note très positive, j'ai apprécié la modernité du personnage joué par Grace Kelly ... contrairement à celui de James Stewart. Elle drague ouvertement un homme et lui demande le mariage. Déjà dans les 50's cela ne devait pas tellement se passer ainsi. Et elle s'invite même à dormir chez lui alors qu'ils ne sont même pas mariés. Ma grand-mère aurait dit d'elle "c'est une fille de mauvaise vie!" (;o) ... mais Hitchcock s'en fout du "qu'en dira-t-on". Ses personnages féminins sont libres. C'est aussi le cas de la jolie danseuse et puis aussi de la jeune mariée de gauche. Et puis même quand elles sont malheureuses comme la voisine du rez-de-chaussée, elles se battent. Ca c'est très moderne et j'apprécie bcp. A montrer. Merci Mr Hitchcock pour ce féminisme avant l'heure.

613. froggy - 30/04/21 00:38
J'ai revu Fog de John Carpenter, film que j'avais vu a sa sortie et qui m'avait fait moyennement peur. Aujourd'hui, il ne m'a pas fait peur du tout. L'histoire du brouillard malefique qui emmene avec lui son cortege de marins morts 100 ans avant et qui reviennent se venger n'est franchement pas terrible. Son seul attrait est de voir la mere et la fille ensemble dans un meme film, Janet Leigh et Jamie Leigh Curtis. C'est un peu leger tout de meme.

C'est donc un Carpenter mineur qui ne laisse en rien presager de ses films suivants, The thing, Christine et Starman qui sont franchement excellents.



 
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