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1101. froggy - 03/01/22 20:50
Quel ratta cette chronique avec ses fautes d'orthographe et ses anglicismes!

Vous connaissiez le verbe "prohibitionner"? Moi pas! J'ai honte!

1100. froggy - 03/01/22 00:51
Fert et Lupano, Blanc autour

C'est une nouvelle BD que j'ai achetée sur le pitch et par le fait que c'est écrit par un scénariste capable du meilleur comme du très bon d'après ce que j'ai lu de lui.


Un peu moins de 30 ans avant la Guerre de Sécession aux USA, en 1832, en Nouvelle Angleterre, une jeune femme blanche, Prudence Crandall, directrice d'une école privée pour jeunes filles de bonne famille, blanche bien entendu, accepte la présence d'une noire. La réaction des familles des jeunes blanches est immediate, elles menacent de retirer leurs filles de l'école. Prudence, qui refuse de se laisser intimider et qui n'accepte que qui elle veut, décide de renvoyer les filles chez elles et de prendre des jeunes noires exclusivement. Cela ne sera évidemment pas du goût des habitants de la petite ville ou l'école se situe; ils vont manifester leur hostilité de plus en plus violemment.

Il est inutile de vous dire que je n'avais jamais entendu parler de ce fait historique jusqu'à ce que je lise cet album. Après avoir wikipedié, j'en ai appris plus sur elle. C'est une belle histoire presque trop belle pour etre vraie, le sort des noirs aux USA dépasse parfois l'entendement pour les gens sensés qui n'appartiennent pas au mouvement de la Suprématie Blanche et autres clowns sinistres du Klan, il en est ainsi de l'histoire de Rosa Parks qui a defié la loi de Jim Crow quand elle s'est assise sur un siège d'autobus réservé aux blancs exclusivement. Mais c'était en 1955 et nous n'en sommes pas encore là. C'est effectivement une belle histoire bien que le denouement en est prévisible, triste et dramatique à la fois. Il faut dire qu'à cette époque, meme dans les états du nord où l'esclavage n'est pas en vigueur, être noir de peau ne signifiait pas que vous étiez libres et egaux en droit.

Un tel sujet méritait seulement une dramatisation par le moyen d'une fiction où l'action avance par le fait d'une poignée de personnages, chacun représentant le groupe auquel il/elle appartient et qui aurait tous gravité autour de Prudence, le personnage principal. Seulement voilà, Lupano a imaginé un personnage secondaire, un jeune noir vivant sauvagement dans la forêt environnant l'école et qui débite des extraits des entretiens que l'esclave rebelle Nat Turner donna à un journaliste avant son execution en 1831. Dans, ces entretiens, Turner, chef d'un mouvement rebelle d'esclaves en Virginie en 1831, décrit avec force detail les massacres des planteurs avec sa troupe tuant hommes, femmes et enfants sans discernement. J'ai eu l'impression que Lupano a crée ce personnage afin de lier la rebellion de Turner et l'ecole de Crandall pour justifier l'attitude des habitants contre l'école et ses nouvelles élèves. En effet, Turner savait lire et écrire, et donc, les locaux avaient peur que si on offrait de l'instruction à des noirs, ceux-ci s'en serviraient pour commettre d'épouvantables exactions à leur encontre, tels les barbares qui deboulèrent sur l'empire Romain au Veme siecle et détruisirent cette si belle civilisation, également adepte de l'esclavage. J'ai trouvé l'ajout de ce personnage inutile, je pense que dramatiquement, le récit aurait été plus fort et plus intense si l'attitude hostile des locaux n'avait pas été ainsi justifiée. Ils sont racistes, tout simplement, bien qu'officiellement l'état dans lequel ils vivent prohibitionne l'esclavage. Cela affaiblit le récit bien que ce personnage sera utilisé lors d'un ressort dramatique important pour l'histoire.

J'ai bien aimé le dessin de Stéphane Fert, il est agréable à voir à l'oeil, ses personnages sont bien réussis, leurs expressions ne laissent aucun doute sur leur etat d'ame au moment précis ou ils parlent. Mettant en valeur le dessin, le scénariste a écrit quelques planches silencieuses où l'action n'avance que par le dessin ou bien ce sont de grandes cases silencieuses annonciatrices de ce qui va venir. Je n'y connais pas grand-chose en matière de logiciel mais j'ai la très nette impression que c'est le même qu'Alexandre Clérisse a utilisé pour ses albums écrits par Thierry Smolderen, Souvenirs de l'empire de l'atome et autres. J'aime bien car cela rend cette BD résolument moderne, bien ancré dans le moment présent.

Note finale, 3/5. Bien sans plus. D'une histoire forte et surtout peu commune car elle est aux limites de l'extraordinaire tellement elle est incroyable, Lupano l'a rendue presque quelconque, c'est devenu plus banal. C'est regrettable car il avait tout en main pour faire une BD inoubliable. Par chance, il a eu la main heureuse en s'associant avec le dessinateur, celui-ci sauve l'ensemble.

1099. pm - 31/12/21 19:18
Personnellement j’ai trouvé ça très clair, facile à lire et bien vulgarisé. Je ne sais plus où j’ai lu que c’était la vulgarisation de son cours de l’école des Mines. Sur le fond je suis plutôt convaincu, je trouve juste que ce n’est pas très approfondi sur les solutions, mais peut-être bien pour cause.

1098. Victor Hugo - 31/12/21 14:55 - (en réponse à : torpedo 1094)
Et 3 ans à bosser dessus (dont 18 mois de retard)
Et je soupçonne Blain de ne pas avoir tout compris à ce qu'il a dessiné, c'est très mal vulgarisé par l'autre connnard et donc parfois hyper confus. Et je ne parle même pas de la mauvaise foi omniprésente.

1097. Victor Hugo - 31/12/21 14:53 - (en réponse à : 1095)
d'une grande honnêteté intellectuelle.
Tout l'inverse,d'une grande malhonnêteté intellectuelle, bref un vrai connnard. Et je l'ai vu sur Arte dans 28minutes, il est encore plus gerbant que dans le pensum abject de Blain.

1096. Lien Rag - 31/12/21 14:47 - (en réponse à : 1091)
C'est intéressant car c'est très typique d'une époque/d'une génération, et donc de l'incompréhension générationnelle.

Je ne sais pas ce qu'il y a eu comme étude historique ou psychanalytique sur ce que cela comporte comme enjeu que cette génération qui considérait le refoulement comme un devoir moral ?

On le voit aussi quand Monsieur le Chien va interviewer des vieux criminels de guerre d'Indochine, et ne comprend pas qu'ils mentent comme des arracheurs de dents, vu qu'il les trouve sympa et qu'ils ont été (pour lui en tous cas) héroïques.

À la limite sur le sujet il y a l'excellent "Bretagne" de Wazem...

1095. Lien Rag - 31/12/21 14:42
Jancovici est critiquable (comme tout le monde) mais c'est très loin d'être un c0nnard, il a fait énormément pour la diffusion d'une vraie connaissance des enjeux du changement climatique, et c'est un excellent vulgarisateur, d'une grande honnêteté intellectuelle.
Ce qu'il dit sur le nucléaire, il y croit sincèrement; et ses arguments sont solides (par contre oui, il escamote un peu rapidement certains contre-arguments).


Pas encore lu la BD par contre.

1094. torpedo31200 - 31/12/21 13:59 - (en réponse à : Victor Hugo - post # 1089)
C' est bien parti pour être le plus gros succès de Blain et son moins bien (dessiné).

Et 3 ans à bosser dessus (dont 18 mois de retard), alors qu' il aurait pu s' atteler au Blueberry 2, Socrate le demi chien 4, Isaac le Pirate 6 ou un Gus 5.

1093. torpedo31200 - 31/12/21 13:55 - (en réponse à : heijingling - post # 1091)
Merci de la précision.

1092. Bert74 - 31/12/21 11:30
Sinon j'ai lu Un Putain de salopard tome 2 de Loisel et Pont. Très chouette, aussi bien que le premier, j'aime beaucoup le dessin d'Olivier Pont (depuis Kucek).

Ah tiens ? Je suis passé à côté de cette série. Rattrapage à faire.
Moi aussi j'aime beaucoup Kucek.

1091. heijingling - 31/12/21 09:00 - (en réponse à : froggy, torpedo31200)
Précision, le père d'Art n'a pas détruit son propre témoignage (les enregistrements que son fils a fait), mais le journal intime que sa femme (la mère d'Art) avait tenu. Apprenant cela, son fils le traite d'assassin, le mettant à ce moment au même niveau que les nazis, car la mémoire de la vie est aussi importante que la vie elle-même, quand celle-ci n'est plus là.

1090. Victor Hugo - 31/12/21 00:30
Sinon j'ai lu Un Putain de salopard tome 2 de Loisel et Pont. Très chouette, aussi bien que le premier, j'aime beaucoup le dessin d'Olivier Pont (depuis Kucek).

1089. Victor Hugo - 31/12/21 00:26
J'ai lu Un monde sans fin de Blain et l'autre connnard. C'est affligeant que Blain gâche son talent pour un tel outil de propagande abjecte. Honteux.

1088. pm - 28/12/21 19:40
Le choix n’est pas entre banalisation et oubli !

1087. torpedo31200 - 28/12/21 19:22 - (en réponse à : pm - post # 1084)
La banalisation de la Shoah ne me dérange pas.
Pour au moins deux raisons, la première est qu' il y aura toujours des gens pour dire à d' autres qu' ils n' ont pas le droit de banaliser. Et banaliser un fait historique le fait durer plus longtemps dans la mémoire collective amha.
La seconde, c' est qu' il y a depuis peu une fascination des gamins pour les périodes des guerres mondiales. A évoquer ces périodes, je préfèrerais que la Shoah ou toute forme d' extermination ne soit pas oubliée ou passée sous silence par une fausse pudeur.

1086. torpedo31200 - 28/12/21 19:15 - (en réponse à : froggy -post # 1085)
Me souviens pas que le père de Spiegelman avait détruit son témoignage (mais il aurait pu éviter de discuter avec son fils si c' était son intention). Mais le fils Art n' a pas été gêné quand il a rendu publiques ses conversations enregistrées avec son père, bien après sa mort. A l' occasion d' une réédition anniversaire de son oeuvre la plus connue.

1085. froggy - 28/12/21 17:19
Torpedo:

Quelque chose me dit que ce que j'estime etre le dialogue le plus important de Maus t'a echappe qui est dit par le fils, "Il a fallu survivre aux survivants". Ce que ses parents ont vecu depassent tellement ce que nous pouvons imaginer dans nos pires cauchemars que cela ne peut que laisser des sequelles pyschologiques importantes. Comment reprendre le cours d'une vie normale apres cela quand on a survecu l'horreur? Et ce n'est pas une horreur qui ne durait qu'un instant, cela a dure des heures, des jours, des semaines, des mois, des annees, c'etait permanent, constant, sans repit pour les prisonniers qui n'etaient pas gazes des leur arrivee. Je me repete, comment vivre apres cela? Le jeune Art Spielgeman a eu besoin de raconter le recit de son pere afin de mieux comprendre son geniteur qui ne lui pas a offert une enfance facile a cause de ce qu'il avait vecu. Je te rappelle que sa mere s'est suicidee traumatisee elle aussi par sa vie dans les camps. Et je regretet que son pere ait detruit son temoignage, cela aurait ete un beau complement a celui de son pere, objet du livre. Si cet aspect la t'interesse, je te conseille la BD de Michel Kichka, Deuxieme generation chez Dargaud, elle est tres bien.

Philippe;
Je comprends tes arguments. Malheureusement pour toi, tu sais tres bien que la Shoah va etre banalisee avec le temps, elle ne sera qu'un autre evenement historique qui a affecte l'Histoire. Tu as raison sur le fait qu'elle doit etre traitee avec intelligence, mais cela ne sera pas toujours le cas. Et dans ce que je lis dans Les freres Rubinstein, Brunschwig l'apprehende respectueusement. Il ne l'edulcore pas.

1084. pm - 28/12/21 15:54
Je ne suis pas opposé à une utilisation humoristique, celle de Vuillemin dans Hitler=SS m’avait fait rire ( le SS qui rentre dans la baraquement et à la vue des prisonniers s’écrie «  encore en pyjama à cette heure ? ») mais une utilisation comme un simple ressort dramatique est problématique car il risque de banaliser la Shoah, de gommer son caractère d’horreur absolue ( pas seulement pour les juifs, pour l’humanité), sans objectif rationnel de guerre, voire de la rendre presque acceptable. Pour l’éviter, c’est possible, ça demande une grande conscience historique et une grande intelligence.
C’est sans doute un parti pris mais j’ai des doutes à ce sujet concernant Brunschwig, un peu comme j’avais trouvé le Auschwitz de Croci lamentable.

1083. torpedo31200 - 28/12/21 15:07 - (en réponse à : pm - post # 1081)
Perso, c' est plutôt Maus que je trouverais indécent. Notamment la façon d' utiliser et d' exploiter les souvenirs de son père, et même post mortem (enregistrements audio)

J' espère que des auteurs non juifs utiliseront les camps de la mort. Et même à des fins humoristiques. Après votre mort.

1082. froggy - 28/12/21 06:49 - (en réponse à : Philippe)
Je sais que tu es tres sensible a la question de la Shoah, on en a deja traite ici au sujet des deux premiers tomes de cette serie. Il se trouve que moi aussi. Mais je ne vois rien de choquant a l'utiliser pour une license romanesque a des fins dramatiques tant qu'elle est traitee proprement. Je ne sais pas ce que tu avais pense de La vie est belle de Roberto Benigni qui frole le bon gout a mon avis. Faire d'Auschwitz un terrain de jeu pour enfants afin de l'epargner est un des sujets les plus casse-gueules qui soit, si ce n'est le plus casse-gueule. Jerry Lewis ne l'a que trop bien su avec son film qui n'est jamais sorti, The Day the Clown Cried.

Tout evenement historique de la meme ampleur que la Shoah peut etre l'objet d'une fiction ou en etre un ressort dramatique. L'esclavage aux Etats-Unis, la 1ere Guerre Mondiale, les guerres napoleonnienes, le genocide au Rwanda, l'apartheid en Afrique du Sud, le SIDA, la guerre d'Algerie et les tortures commises par les autorites francaises ou de moindre envergure mais aux consequences toutes aussi dramatiques pour les infortunees victimes telles que la pedophilie dans l'Eglise Catholique ont deja ete traite au cinema ou dans des romans sans que personne ne s'en offusque.

Brunschwig, qui est juif, je me permets de te le rappeler, ne prend pas cette partie de son scenario a la legere, bien au contraire. Il rappelle bien ce qu'a pu etre l'horreur de ces camps. Je l'ai deja ecrit ici mais je pense que la question de la Shoah sera plus traitee dans l'avenir par le biais d'une fiction que par des documentaires.

Le plus important est qu'elle ne soit pas oubliee, les fictions qui font intervenir la Shoah ajoutee aux documentaires des survivants contribue au devoir de memoire que ceux-ci ont legues aux generations futures.

1081. pm - 28/12/21 01:00 - (en réponse à : Froggy)
Je n’ai évidemment pas lu l’album mais d’après ce que tu en dis Brunschwig utilise les camps de la mort comme un simple ressort dramatique, ce que je trouve particulièrement indécent. Il n’a jamais lu Maus Brunschwig ou ne l’a pas compris ?

1080. froggy - 28/12/21 00:26
Les frères Rubinstein 3, Le mariage Bensoussan

Ce nouveau tome des aventures des deux frères continue à alterner les scènes entre le camp de Sobibor où Moïse est prisonnier et le passé en France durant l'hiver 1933-1934 sur fond de crise politique due au scandale Stavisky et la montée de l'extrême-droite qui trouvera un de ses points culminants avec la sombre journée du 6 février 1934.

Dans cet album, le scénariste, Luc Brunschwig ne ménage pas ses efforts pour faire rebondir l'action régulierement, cela n'arrête quasiment jamais et j'aime vraiment cela car on ne s'ennuie pas une seconde en lisant les péripéties vécues par les deux frères. J'ai tourné les pages avidement durant ma lecture afin de savoir ce qui allait se passer. En faire l'énumeration serait fastidieux et surtout un beau divulgachage pour ceux qui comme moi préfère ne rien savoir d'une histoire avant que je ne la découvre lors de ma lecture si c'est une BD ou un roman ou de ma vision si c'est un film. On notera cependant que les scènes ayant lieu au camp de Sobibor sont terrifiantes du fait de l'épouvantable cruauté et de la totale absence d'humanité des nazis, Moïse, l'intellectuel et le plus cérébral des deux frères, y est confronté à un choix terrible qu'un officier nazi le force à faire pour s'amuser. En lisant cela, je n'ai pas pu ne pas penser au choix de Sophie dans le roman du même nom.

Au sujet du scénario, très curieusement, car d'habitude Brunschwig n'élude pas les difficultés scénaristiques, bien au contraire, il les embrasse comme si elles stimulaient sa créativité, le voyage aux USA est complètement ellipsé. D'une case à l'autre, les deux hommes et la petite formation de jazzmen qui les accompagne se retrouvent de France à Hollywood, c'est d'ailleurs là que commençait le premier tome.

Etienne Le Roux illustre très bien cette histoire sans artifices, il faut dire que le sujet ne s'y prête pas beaucoup, les pérégrinations des deux frères ne sont pas du tout les mêmes que celles vécues par les personnages joués par de Funes et Bourvil dans La grande vadrouille. Etrangement, ce n'est qu'avec ce ce tome que j'ai remarqué le gros nez de Salomon, le frère débrouillard et malin comme un singe. C'est le seul élément non réaliste du dessin. Je me demande si c'est pour encore plus accentuer la surprenante absence de ressemblance physique entre les deux frères? Ils sont effectivement très dissemblables. Peut-être que cela sera un nouveau ressort dramatique dans une histoire qui n'en manque décidement pas.

Note finale, 4,5/5. C'est toujours aussi bien. Vivement la suite!

1079. pm - 27/12/21 16:04 - (en réponse à : Piet)
Pour le western, malgré le buzz autour de cet album et le casting prestigieux je ne l’ai pas pris et je ne suis pas étonné par le résultat, c’est le piège des collectifs.
Pour le Holmes, nous ne sommes pas d’accord ( probablement ma pire lecture de 2021) mais ton avis m’intéresse.

1078. Piet Lastar - 27/12/21 14:33


Un beau casting et de l'ambition pour un piètre résultat. En mode PSG... Cet album n'a pas de cohérence. Chacun joue sa (minuscule) partition sans envie ni âme.
Cette montre est un liant artificiel entre des historiettes trop courtes pour raconter quelque chose. Le western a besoin de temps, d'ambiance, de lenteurs et d'accélérations, de mystères et de révélation. Ce qu'Ogier avait pourtant compris dans Buffalo Runner...
"

Excellent moment de lecture. Le scénario est très holmesien et le découpage original et plaisant. Le choix des deux tomes permet de grands dessins et une bonne aération du récit. On en redemande !

1077. pm - 21/12/21 12:13 - (en réponse à : Mr Degryse)
Exactement. Et je n’ai toujours pas compris pourquoi l’automobiliste n’a pas fait demi-tour. Pour le bus OK, mais à la place de l’automobiliste j’aurai sans doute tenté le coup quitte à faire une longue marche arrière.

1076. Mr Degryse - 21/12/21 11:03 - (en réponse à : pm)
Oui j'ai bien aimé aussi Clapas. Mais il est vrai qu'on a quand même l'impression de lire une variation de Delivrance sans banjo et sodomie dans les bois.

1075. pm - 20/12/21 19:32
La bibliomule de Cordoue de Lupano et Chemineau
Fable historique en faveur du livre et de la connaissance. Le livre étant quasiment mon Dieu, le fond m’est très sympathique. Ce livre est un bel objet, jolie maquette, jolie couverture, tranche colorée.
Malheureusement il faut reconnaître que l’ensemble est un peu léger, bons sentiments, sympathique, pas formidable non plus, dessin moyen, encrage parfois un peu sale, scénario plutôt léger, spéculations finales prévisibles. Bref, un album que je qualifierai de moyen plus.
Livre cher ( 35 euros ) au demeurant.

1074. froggy - 19/12/21 18:42
Martin Milan, Intégrale 4

C'est l'album final de cette intégrale, et contrairement à ce que les histoires contenues dans le tome 3 pouvaient laisser présager, la série s'est terminée en un véritable feu d'artifice.

J'ai énormément aimé les derniers tomes de cette série, 3 histoires de 44 planches; L'ange et le surdoué, Le cocon du désert, La goule et le biologiste, 2 courtes parues dans les Tintin spéciaux qui succédèrent aux Tintin Super Pocket et une nouvelle illustrée publiée dans un de ses pockets, inédite en album et reprise ici afin de justifier le terme d'intégrale si galvaudé chez les éditeurs. La place de cette nouvelle à la toute fin de ce tome constitue la seule entorse à la chronologie de cette intégrale, il aurait du être dans le tome 2 puisqu'il est paru en 1973 entre Les hommes de la boue et Mille ans pour une agonie. Et cerise sur le gâteau, le dossier a inclus quelques pages de pastiches et la planche de Godard pour Les aventures mystérieuses et rocambolesques de l'agent spatial, le récit à tiroir construit en forme de cadavres exquis et realisé par tous les auteurs du Lombard pour célébrer le 40ème anniversaire du journal Tintin et publié dans l'album, L'aventure du journal Tintin. On ne peut pas faire plus complet n'est-ce pas?


Dans le dossier qui ouvre cet album qui est en fait des réflexions et confidences de Christian Godard, celui-ci explique qu'avec Milan, il voulait faire ce qu’il voulait sans se soucier de savoir si cela allait plaire à l'éditeur et encore moins au public. Les circonstances s'y prêtent, le journal Tintin dans lequel la série paraissait disparait pour laisser la place a Hello Bédé. Le dernier Milan à y être publié sera L'ange et le surdoué. L'auteur en profite pour changer d'éditeur et passer chez Dargaud pour les deux derniers sans qu'ils ne soient prepubliés nulle part.

Je n'ai pas très envie de résumer ces histoires car l'auteur a décidé d'y privilégier l'émotion sur l'action et l'humour au détriment de tout ce qui fait une histoire de BD classique où tout se doit d'être expliqué. Godard nous montre son héros intervenant avec des gens que nous n'avons jamais vu avant et que nous ne verrons jamais après, qui est Helene avec qui il téléphone au début du Cocon du désert? Et dans le même album, comment se finit-il? Godard ne résout pas son histoire complètement, la fin est ouverte. Quid de Klebsky, le chien de Milan venu de nulle part et qui a une boule lumineuse dans l'oreille droite? Pour tout vous dire, cela ne m'a pas du tout gêné, bien au contraire, j'ai trouve cela audacieux de la part de l'auteur qui n'a pas peur de déranger les habitudes des lecteurs. Il demande à ce que nous suivions dans ses tribulations à travers le monde. Ou plutôt non, en fait de monde, la première histoire contenue dans ce recueil se déroule dans le Périgord, on peut difficilement faire moins exotique et la troisième en région parisienne près de l'aérodrome de Villacoublay. Nous y ferons même de connaissance Madame Milan Mère, un personnage hauts en couleurs d'ailleurs. La deuxième se passe en Australie. Des 3 récits contenus dans cet album, c'est celui que j'ai preféré grace aux personnages bien écrits et à cette fin ouverte très émouvante, si ce n'est bouleversante.

J'ai aussi trouvé que le dessin était meilleur pour ces 3 aventures que pour les 3 précédentes, Martin y est nettement mieux dessiné. Godard avait opté pour un réalisme avec un soupçon de comique et cela convient tres bien à l'ensemble.

Pour finir cette chronique sur la nouvelle, celle-ci joue egalement sur l'émotion et sur la relation d'un père et de son fils. Cela doit etre important pour l'auteur car c'est un thème qu'on avait deja vu dans la serie, Les clochards de la jungle et surtout dans sa série de science-fiction dessinée par Julio Ribera, Le vagabond des limbes.

Note finale, 5/5. Apres les décevants récits du tome 3, Godard avait renoué avec ceux-ci au genre d'aventures de Martin Milan dont j'avais tant aimé les premiers épisodes. Le moins que l'on puisse écrire est que les adieux de Martin Milan à la bande dessinée sont superbes et dignes de lui.



1073. pm - 19/12/21 17:20
Clapas de Moute ( a priori pas le notre )
Livre lu un peu par hasard, ma fille l’ayant gagné pour une performance théâtrale avec ses élèves.
Quelques personnes se retrouvent bloquées par un éboulement et un effondrement de route dans les Alpes drômoises où les portables ne passent pas ou très mal. Ils décident de poursuivre à pieds et sont pris en charge par des paysans/chasseurs locaux.
Suite à une dispute familiale, tout va déraper. On se retrouve alors dans un thriller où la survie devient l’enjeu. C’est plutôt bien mené, le bouquin fait un peu penser au film Délivrance et le scénario a un coté très cinématographique. Le dessin est plutôt simple, la belle couverture n’en est pas représentative, mais la narration est graphiquement efficace.
Une bonne découverte.

1072. pm - 19/12/21 14:37
Mais ceux qui ont aimé « Ces jours qui disparaissent » devraient aimer 47 cordes.

1071. pm - 18/12/21 21:28 - (en réponse à : Helmut)
47 cordes de Timothé Le Boucher
Gros livres de 400 pages qui n’est qu’une première partie.
Conforme à ses deux précédents livres, ce récit est original, étrange, jeune, bien construit, plutôt brillant mais très froid.
Difficile d’en dire plus pour l’instant mais j’attends la seconde partie.

1070. pm - 15/12/21 13:23
Couvreur ( damné smartphone !)

1069. pm - 15/12/21 13:22
Le faux Soir de Durrieux, Lapiere et Couvreir.

Je ne connaissais pas du tout cet épisode glorieux de la résistance belge. Pendant l’occupation, le grand quotidien francophone belge ( oui, celui où Hergé a prépublié ses albums, du Crabe aux pinces d’or jusqu’au trésor de Rackham le Rouge ) est passé sous domination de l’occupant nazi et est communément appelé «  Le Soir volé » ou «  Le soir emboché ». Quelques résistants décident de publier un faux numéro en 43, en réussissant à bloquer la distribution de l’officiel, avec des articles satiriques ne manquant pas d’ironie. On reconnait bien là l’espièglerie belge qui recherche l’efficacité par la dérision. Pourtant réalisé sans violence, les nazis ne goûtèrent guère cet humour et les auteurs finirent par être retrouvés, déportés et plusieurs n’en revinrent jamais ou en piteux état.
Cette histoire pleine de bravoure est édifiante mais le livre m’a paru un peu court. On ne sait quasiment rien des protagonistes, l’ensemble n’a pas été assez mis dans une perspective historique, celle de la résistance belge, que je connais peu. Très content de connaître les faits, je suis quand même resté sur ma fin.
À noter un fac-similé de ce faux Soir, devenu collector, inséré dans l’album.

1068. suzix@bdp - 15/12/21 10:16
ce mec était dingue.

1067. pm - 15/12/21 10:13 - (en réponse à : Suzix)
Oui, c’est la drôle de théorie de Chabrol.

1066. suzix@bdp - 15/12/21 08:36
1063. pm - 14/12/21 20:29 - (en réponse à : Suzix)
Euh, il faut réviser la notion de pair/impair.


ah oui pardon! (;o)

Je résume :

"Les films impairs on les aime au premier visionnage mais pas au second et les pairs uniquement au second."

Questions : est-ce que sa théorie continue à savoir qu'au 3e visionnage on aime à nouveau les films impairs et on n'aime plus les films pairs ?

1065. torpedo31200 - 14/12/21 21:07 - (en réponse à : pm - post # 1053)
Oui le Rabaté est excellent. Peut-être son meilleur.

Pour Le Ministère secret, préféré un peu le 2 au 1 car plus drôle et fou mais tjs mal dessiné.

1064. pm - 14/12/21 20:29 - (en réponse à : Sorry)
C’est ennuyeux pour les films pairs évidemment.

1063. pm - 14/12/21 20:29 - (en réponse à : Suzix)
Euh, il faut réviser la notion de paie/impair.

1062. suzix@bdp - 14/12/21 20:00
Les films pairs on les aime au premier visionnage mais pas au second et les impairs uniquement au second?

Ça m’arrive d’être un peu déçu quand je vois un film pour la seconde fois notamment quand c’est basé sur du suspens ou un twist. Forcément. L’inverse … j’ai pas de souvenir ! Forcément aussi ! (;0) … comme tu dis tant pis pour les films impairs !

1061. pm - 14/12/21 18:23
Il s’agit des films qu’on aime une fois sur deux, et c’est très ennuyeux pour les films impairs.

1060. suzix@bdp - 14/12/21 16:05
effecivtment aucune idée de ce qu'est la théorie de Chabrol sur les films pairs et impairs.

1059. pm - 14/12/21 15:29 - (en réponse à : Suzix)
En fait, en tant que «  libraire », si je n’aime pas une bd, je peux la retourner chez mon dealer dans la limite d’un an après sa sortie, sauf pour les commandes fermes ( en général TT et TL). Pour le Sherlock Holmes le 1 avait plus d’un an ( je voulais absolument tout lire d’une traite…j’ai eu tort) et surtout je savais que c’était recherché.

1058. pm - 14/12/21 15:18 - (en réponse à : Suzix)
Toi, tu ne connais pas le théorie de Chabrol, des films pairs et impairs!

1057. suzix@bdp - 14/12/21 14:50
PS : les dvd et bluray ça chiffre autant que les BD si achetés neuf à sortie. Mais je les achète d'occas' pour la plupart donc, mettre du côté un DVD payé 2€, ça fend moins le coeur qu'un album EO état neuf que j'ai mis 5 minutes à choisir et qui a couté 8 fois plus.

1056. suzix@bdp - 14/12/21 14:42
Je plussoie sur la revente des albums qui n'ont pas plu ou tout simplement qu'on ne souhaite pas conserver. Aucune raison de garder des choses pour rien. Déjà que plusieurs ici pourraient nous dire que la bibliothèque c'est encore mieux! (;o)
Avec les Bd j'ai un peu de mal à revendre direct parce que ça chiffre un peu plus mais avec les DVD, à chaque fois que j'en ai terminé un, il va soit avec ceux que je garde soit dans le carton à revendre. En moyenne c'est du 50/50. Je le note sur une appli et pratiquement tous ceux qui ont 3/5 ou moins partent. Et bcp aussi de 3,5/5 mais ce n'est pas un régle stricte. Il m'arrive même de mettre 4/5 et de ne pas garder ou 3/5 et de garder. Tout ça pour dire : revendez ou donnez, ça libère l'esprit et de l'espace! (;o)

1055. pm - 14/12/21 14:10
Au fait j’ai revendu les deux «  Dans la tête de Sherlock Holmes », et très bien revendu. Pour ceux qui n’ont pas aimé non plus, le 1 peut se revendre 60 à 100 euros, évidemment en eo et neuf ( neuf comme suzix, pas neuf comme froggy…), apparemment il a très vite été épuisé.
Je revends très peu de mes propres BD mais ceux là je ne les ai vraiment pas aimés et c’est sans regret que nous nous sommes quittés. L’acheteur, lui, était très content car il cherchait le 1 depuis des mois.

1054. pm - 14/12/21 13:40
Le ministère secret 2 de Sfar et Sapin.
Le premier tome m’avait fait bien rire par son propos complètement à la fois très référencé et déjanté. À mon humble avis les jeunes lecteurs de Spirou ne doivent pas comprendre grand chose, mais y-a-t-il encore beaucoup de jeunes lecteurs de ce vénérable magazine?
Le deuxième tome «  Trembler en France » va probablement encore plus loin dans le délire mais, probablement parce que l’effet de surprise est passé, il m’a beaucoup moins fait rire, et j’ai à peine esquissé quelques sourires.
La série doit continuer, un troisième album est noté à paraître, je ne sais pas si j’en serai.

1053. pm - 14/12/21 13:30
Sous les galets la plage de Pascal Rabaté.
C’est l’histoire d’un jeune homme de bonne famille qui s’apprête à intégrer Saint-Cyr en 1962 et qui se retrouve seul chez lui pendant une semaine de vacances. Il tombe amoureux d’une jeune fille issue d’une bande de cambrioleurs dans laquelle il décide de s’intégrer, en opposition frontale avec toute son éducation, ses amis et toute sa famille.
C’est un récit anarchiste très rafraichissant, et finalement fort avec une morale anticonformiste, et malgré quelques petits anachronismes ( en particulier de langage ) sans gravité on entre facilement en empathie avec le propos.
J’adore le dessin de Rabaté, auteur très doué, avec ici un choix de couleurs pâles d’une grande élégance.
Un très bel album et un de mes coup de coeur de 2021.

1052. pm - 08/12/21 20:02
Winston Smith une vie
L’intégrale des 5 albums, de Perrissin et Martinez.
C’est l’histoire d’un écrivain anglais un peu oublié, contemporain d’Orwell, l’auteur de 1984 ( si vous vous souvenez du nom du héros vous tenez une piste ) et d’Huxley, l’auteur du meilleur des mondes. L’histoire est racontée via un manuscrit découvert à sa mort dans les années 80 par la fille de la personne à qui il était destiné.
On a en parallèle l’histoire de cet homme, depuis ses années d’école ( deux tomes ) jusqu’à sa disparition dans les alpes en 1984( tiens tiens), et la recherche du lien sui l’unit avec la mère, décédée elle aussi, de celle qui découvre le manuscrit.
L’histoire est vraiment bien menée, c’est une lecture très agréable très en phase avec l’histoire de la première moitié du XX ème siècle, avec tout de même un défaut important, le dessin, pourtant très classique, n’est pas à la hauteur avec des cases parfois complètement ratées, des visages tordus.., C’est vraiment dommage parce que Perrissin a vraiment bien mené son récit. J’ai l’impression que le succès n’étais pas au rendez-vous car la série devait être en six albums, or le cinquième condense les deux derniers.
C’est typiquement le genre d’album à lire en intégrale.



 
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