Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (21)

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1251. marcel - 25/01/22 11:38
C'est moi que t'appelles suzix ?...

Il y a eu certaines censures de BD belges assez peu justifiees a une epoque, qui était plus le fait d'une certaine xenophobie culturelle que de l'interet des cheres tetes blondes. Mais peut-être que c'est moi qui interprete et c'était juste de la betise.

1250. egoes - 25/01/22 11:24 - (en réponse à : suzix)
Aucune idée... de quoi parles-tu ?

1249. marcel - 25/01/22 11:08
Ah ouais quand meme. C'était au moment ou la France essayait d'emmerder tout ce qui venait de Belgique, ou rien a voir ?...

1248. egoes - 25/01/22 11:02 - (en réponse à : froggy)
Je te rejoins parfaitement sur le génie de Roba, encore plus au scénario qu'en dessin, selon moi. Aucun de ses gags des "x" premiers albums n'est vulgaire, cynique, déplacé ou méchant. Et, pourtant, ça fonctionne parfaitement et chaque personnage a du caractère ; ce n'est pas fade.
Ca m'a toujours impressionné.
Et, pour suzix : j'ai aussi déjà entendu cette anecdote... incroyable, non ? Je pense qu'il y a aussi eu progressivement une petite évolution de la maman... gentiment cantonnée dans un rôle légèrement "classique" au début ;-)

1247. suzix@bdp - 25/01/22 10:49
vraiment!?

1246. pm - 25/01/22 10:30
Maltraitance envers les animaux ( gag de l’hélicoptère avec les oreilles de Bill il me semble).

1245. marcel - 25/01/22 09:44
Fais-nous rire : c'était quoi le probleme qui a provoque la censure du gag en question ?...

1244. froggy - 25/01/22 01:04
Boule et Bill, Intégrale T1

Cette lecture fut un retour vers un véritable bain de fraicheur et de jouvence, je n'ai pas gaché mon plaisir en jouant au blasé qui a tout lu, tout vu, tout vécu. Cela aurait été malséant.

Lors d'une de nos nombreuses discussions, j'avais écrit que je n'étais plus capable de lire cette série ayant passé l'âge. Je dois reconnaître qu'une fois de plus, j'ai écrit une stupidité car j'avais oublié le talent de Roba pour avoir realisé une bande absolument charmante, absolument pas prétentieuse qui ne songe qu'à divertir et amuser son lectorat qui maintenant doit aller de 7 à 77 ans.
Ce qui a decidé de mon achat est le fait que l'édition de cette intégrale se fait sous la direction des époux Pissavy-Yvernault qui comme à leur habitude et pour la plus grande joie de leurs lecteurs ont réalisé un travail de premier ordre. Pour la première fois, les gags sont publiés dans un strict ordre chronologique. En effet, un gag de Boule et Bill avait été interdit par le comité de censure en France, (l'anecdote est tristememnt authentique, cela ne peut pas s'inventer, Boule et Bill victimes de la censure, c'est incroyable) et les gags avaient ensuite été publiés dans les recueils 60 gags de Boule et Bill de manière plus ou moins disparate. A cela, s'ajoute un gag absolument inedit jamais publié jusqu'à present, ayant été égaré, et puis surtout de nombreux documents et dessins inédits ou jamais reproduits dans un album. On apprend aisni que Charles Dupuis, non content de mépriser son auteur vedette, André Franquin, ne croyait pas du tout en Roba et n'accepta Boule et Bill que du bout des lèvres, la bande s'avérera pourtant un des plus grands succès de sa maison d'edition et Roba de devenir une des plus grandes stars du FB (et d'attendre de recevoir un grand prix à Angoulême comme quasiment tous ses pairs).

Note finale, 5/5. A lire et relire sans aucune modération, c'est même encore mieux que dans mon souvenir.

1243. egoes - 23/01/22 19:32 - (en réponse à : Lien)
SPOILER ALERT !!!!!!
:-)
Je trouve sincèrement que ça lorgne solidement du côté de l'histoire du Valerian de Lauffray et Lupano.
FIN DE LA SPOILER ALERT

1242. Quentin - 23/01/22 18:37
47 cordes, de Timothé Le Boucher chez Glénat.

Ambroise, un harpiste timide et renfermé, tappe dans l'oeil d'une femme richissime, qui peut changer de forme à volonter. Sirène? Vampire? Elle semble n'avoir pas d'âge et elle fraie dans un monde trouble d'êtres aussi riches et intemporels qu'elle. Elle se met en tête de séduire Ambroise à tout prix. Elle le fait mordre à l'hameçon en se présentant à lui comme une cantatrice célèbre qui lui propose de lui offrir une harpe s'il gagne une à une les 47 cordes de l'instruments en relevant 47 défis. Le Boucher mixe une trame de séduction assez classique (à la Djinn aux 30 clochettes) avec une histoire plus sombre de rivalité entre jeunes musiciens d'orchestres, et entre familles d'êtres d'exception. Ambition, talent, séduction, pouvoir, richesse se télescope dans une histoire à l'athmosphère sombre, pesante et angoissante. Même si on ne sait toujours pas s'il s'agit de vampires ou d'autre chose, on est visuellement dans cette tradition là, et c'est visuellement très riche.

Ce premier tome fait 380 pages et l'auteur prend tout son temps pour développer le profil psychologique de ses personnages. Le récit est hypnotique et captivant. Il va crescendo, jusqu'à la page finale qui fait un excellent clifhanger.

Troisième album de Le Boucher seulement, et troisième succès fulgurant annoncé. Une belle réussite, une fois de plus

A part ca, quelqu'un devrait dire à l'auteur que le h de "harpiste" est aspiré, et qu'on ne dit par conséquent pas "le nouvel harpiste" mais bien "le nouveau harpiste"...

1241. Lien Rag - 23/01/22 15:34
Bon, on ne peut pas éditer, zut.
Apparemment j'ai encore dit une couennerie, c'est bien la trilogie qui constitue un cycle, dont bien le tome 3 (que j'ai donc lu) le twist.

Par contre, si c'est éventuellement une solution de facilité, je ne vois pas en quoi c'est bateau ni en quoi cela reprend d'autres fins de livres ?

1240. Lien Rag - 23/01/22 15:29 - (en réponse à : Renaissance)
Ah, on ne parle peut-être pas du même Spoiler Twist, vu que je ne suis pas sûr d'avoir lu le troisième tome.

Je parlais de la façon dont ils ont résolu la crise politicienne.
J'ai trouvé ça très bien venu, très SF et assez jouissif (notamment parce que je ne l'avais pas du tout vu venir).

1239. egoes - 22/01/22 17:26 - (en réponse à : helmut)
Et, sans spoiler, j'avais évidemment compris de longue date que la coupable était Madame Pervenche dans la cuisine avec le chandelier.
;-)

1238. egoes - 22/01/22 17:24 - (en réponse à : helmut)
Fin tome 3.

1237. helmut perchu - 22/01/22 15:06
Sans spolier, le twist en question il est à la fin du tome 3 ou du tome 4 ? J’ai cru comprendre que les 3 premiers albums clôturaient un cycle.

1236. egoes - 22/01/22 14:17 - (en réponse à : Lien)
En fait, j'ai trouvé ça très bateau et j'y vois presque une solution de facilité. Cette fin est en tout cas moins bien que celle de l'autre bouquin à laquelle elle m'a fait penser, et qui était -mais c'était logique, vu le style plus humoristique dudit autre bouquin- beaucoup plus jouissive.
Et, en fait, plus j'y pense, plus ça me fait penser à d'autres fins de livre... Bref, j'aime bien la série, mais je reste un peu déçu pour le coup. ;-)

1235. LienRag - 22/01/22 11:29
Le twist final de "Renaissance" est génial,je trouve...

1234. Quentin - 21/01/22 00:12
Où est Anne Frank! d'Ari Folman et Lena Guberman, chez Calmann Lévy Graphic. J'ai dit sur ce forum tout le bien que je pensais de l'adaptation du journal d'Anne Frank en bande dessinée par Ari Folman (également auteur de l'excellent "Valse avec Bashir"). Ari Folman remet le couvert en nous proposant les tribulations de Kitty, l'amie imaginaire d'Anne Frank, à qui elle s'adresse dans son journal. Kitty sort magiquement du journal, prend forme, vole le journal d'Anne Frank (sans qui elle perdrait sa forme), et part à la recherche d'Anne Frank dans Amsterdam. Elle va au pont Anne Frank, à la bibliothèque Anne Frank, au théâtre Anne Frank, et n'y retrouve qu'une image dénaturée de son amie. Elle fait la connaissance d'enfants réfugiés, voleurs à la tire, tombe amoureuse de l'un d'eux, et part en croisade pour les sauver en faisant en sorte qu'on leur donne l'asyle. En gros, le message est que les enfants réfugiés sont les Anne Frank d'aujourd'hui et qu'on leur doit assistance, comme on aurait dû sauver Anne Frank (voilà le véritable message de son journal).

Sur la forme, on retrouve le trait lisse et les couleurs chatoyantes qu'il y avait dans l'adaptation du journal d'Anne Frank. Ca fait presque penser à du Walt Disney, par moment. Le récit est hyper décousu et confus, avec des bonds entre présent et passé, entre "réalité" et imaginaire du journal, d'un endroit à un autre, sans fil conducteur. Sur le fond, c'est tellement pétri de raccourcis, d'amalgames, de bons sentiments empoulés et de morale à 5 balles que ca déforce la cause portée par l'album. Les enfants réfugiés sont présentés comme des voleurs (qui ont le droit de voler car ils ont faim - et c'est d'autant plus légitime qu'ils dépouillent les touristes qui visitent la maison d'Anne Frank et qui ne sont qu'une bande de gros porcs n'en ayant rien à foutre de son journal), la police hollandaise est comparée à la police nazie, les camps de réfugiés aux camps de concentration, l'holocauste au massacre des Apaches au Mexique et des "Namibiens en Afrique" (sic). On apprend également dans l'album que l'Espagne, l'Italie, la Suisse, la France et la Belgique, pays par lesquels les enfants réfugiés sont passés avant d'atteindre les Pays Bas, ne sont pas assez bons pour y trouver refuge. Je ne sais pas bien qui les auteurs espèrent convaincre avec un tel album. Pauvre Kitty, pauvre Anne Frank.

1233. suzix@bdp - 20/01/22 18:27
ah! je suis rassuré!

1232. froggy - 20/01/22 18:05 - (en réponse à : suzix #1227)
Ne t'inquiete pas, je viens d'en lire qui n'aura pas une bonne note. Il faut que je redige ma chronique.

1231. egoes - 20/01/22 12:25 - (en réponse à : suzix et helmut)
Renaissance,, en tout cas le premier cycle, c'est très bien, mais la fin lorgne tout de même sur le scénario d'un autre bouquin sorti il y a peu.
Je vous laisse découvrir et me demande si vous serez du même avis que moi ;-).

1230. suzix@bdp - 20/01/22 11:08 - (en réponse à : Renaissance)
SF post-apo.

1229. suzix@bdp - 20/01/22 11:07
Complètement d'accord avec toi! J'ai les 4 premiers tomes mais il m'en reste 2 à lire.

1228. helmut perchu - 20/01/22 10:59
Renaissance T1 et T2 Une série SF mainstream chez Dargaud qui a comme principale originalité de raconter l'invasion de la terre par des extra-terrestres via le point de vue des envahisseurs. C'est bien foutu et très plaisant à lire. Hâte de lire les tomes suivants.

1227. suzix@bdp - 20/01/22 09:33
Mais que ce passe-t-il? Un nouveau virus peut-être? C'est une pluie de bonnes notes sur BDP!

1226. froggy - 20/01/22 00:53
Pinheiro, Duval & Bussi, Un avion sans elle

En décembre 1980, un avion des Turkish Airlines faisant la ligne de Paris à Istanbul s'écrase dans un massif montagneux du Jura français. On trouve près des décombres de l'appareil un unique survivant, un bébé fillette de quelques mois seulement. Il y en avait deux enregistrés dans le vol, à quelle famille ce bébé appartient-il? A celle riche et aisée vivant près de Paris ou bien à celle d'origine plus commune, une famille dont les parents vendent des frites dans un camion itinérant sur la côte normande?

Sur une trame peu banale, Michel Bussi, a ecrit un roman qui va et vient dans le temps, l'action se déroule de 1980 a 1998 mais aussi dans les lieux de l'action; Paris, la Normandie, le Jura mais aussi Istanbul. Cette dispute de deux familles appartenant chacune à des milieux sociaux differents et quasiment aux antipodes l'une de l'autre permet à cette histoire de s'inscrire dans un cadre politique et socio-economique qui ferait les choux gras du journal Libération si cela avait été une histoire vraie. Cela n'en rend que l'histoire plus prenante pour le lecteur. Il faut dire que Bussi ne ménage pas ses effets avec de multiples rebondissements qui changent a chaque fois la donne. Je ne vais rien écrire de plus car ce serait vraiment dommage que vous n'éprouviez pas le même plaisir que j'ai eu durant ma lecture, vous savez, ces romans dont on tourne avidement les pages parce qu'on veut absolument connaître la suite tout de suite. C'est ce qui m'est arrivé ici, je l'ai lu d'une traite ne pouvant m'en sortir. Et avec 174 pages au compteur pour cet Avion sans elle, vous avez votre compte de suspense.

Apres le mémorable Nymphéas noirs d'il y a deux ans, Duval signe une fois de plus l'adaptation d'un roman de Michel Bussi, et comme précédememnt, il fourni un excellent travail car il a reussi à contourner savamment le gros ecueil du debut sans avoir donné l'impression de tricher. Je m'arrête la aussi bien sûr.

Si le scénario est brillant, je n'ai pas ete transporté outre mesure par le dessin de Pinheiro que je ne connaissais pas encore. Il est si quelconque et banal qu'à la limite, il arriverait presqu'à eteindre la brillance du scenario. Les décors sont impeccables et les personnages ont tous les expressions adequates, mais ceux-ci ont trop de traits ou alors leurs traits faciaux sont doublés. Et puis je n'ai pas du tout aimé le visage qu'il a donné a Malvina, un personnage très important. Reconnaissons le fait que dessiner le visage d'une adolescente très perturbée psychologiquement n'est pas d'une grande évidence.

Note finale, 4,5/5. Si j'avais aimé le dessin, cet album aurait obtenu la note maximale tellement j'ai été pris.

1225. Piet Lastar - 19/01/22 21:42 - (en réponse à : quentin)
Le meilleure énergie est celle qu'on ne consomme pas. Sinon, on peut se limiter avec l'énergie renouvelable.
Comme personne ne veut VRAIMENT changer de mode de vie, le reste c'est pour se donner bonne conscience et/ou des arguments commerciaux.

1224. Quentin - 19/01/22 21:14 - (en réponse à : Piet)
Oui, tu as raison, le plus simple est de surtout ne rien changer, advienne que pourra, et de laisser l'ardoise aux générations futures. Tu leur diras quoi, à tes petits enfants, quand ils te demanderont ce que tu as fait pour leur léguer une planète moins mal en point que celle dont tu as hérité? Quand ils te demanderont pourquoi tu n'as rien fait alors que tu savais? Tu vas leur dire que tu ne pouvais rien faire tout seul? Qu'ils sont naïf? Qu'ils ne comprennent rien?

On revient souvent sur ce forum à la 2e guerre mondiale et au choix entre le bien et le mal. Aujourd'hui, nous sommes à un carrefour où il faut de nouveau prendre position, et où on sera sévèrement jugé dans 30 ans sur les choix que nous prenons aujourd'hui.

1223. Piet Lastar - 19/01/22 19:34
La voiture électrique ne parait top que chez les vendeurs, publicitaires et autres lobbyistes.

1222. pm - 19/01/22 19:03
De plus l’éolien, tout compris, est loin d’être neutre en carbone, fabriquer les éoliennes est très carbonivore, tout comme leur entretien et probablement leur démantèlement. C’est un peu comme la voiture électrique, ça parait top mais quand on regarde le cycle de vie complet, de la fabrication à la destruction, c’est beaucoup moins net.

1221. pm - 19/01/22 18:47 - (en réponse à : Quentin)
Pas sûr que l’éolien soit le bon cheval. Au Danemark, qui est plat et venteux, peut-être, mais ce n’est pas transposable partout, toujours parce que ce n’est pas stockable à un coût raisonnable ( et pas seulement ), et qu’en cas de période sans vent on compense avec des centrales à charbon, catastrophiques pour le climat.

1220. Piet Lastar - 19/01/22 18:19
Accélérons le réchauffement climatique comme ça on ne devra plus se chauffer !
C'était pourtant simple.

1219. Quentin - 19/01/22 18:09
La France vend des centrales nucléaires, dont le marché est en perte de vitesse. Le Danemark (pays sans nucléaire) et l'Allemagne (qui sort du nucléaire) sont leaders mondiaux dans l'éolien, une industrie en pleine croissance. La France n'a aucune industrie éolienne. Je pense que c'est parce qu'elle mise tout sur le nucléaire - elle mise sur le mauvais cheval.

1218. Quentin - 19/01/22 18:03 - (en réponse à : pm)
il faudra également réduire fortement la consommation d’énergie par l’humanité

Oui, c'est ca la clé en fait. On ne peut plus continuer à consommer toujours plus pour toujours moins cher. La fête est finie, et on doit changer nos manières de consommer.

1217. pm - 19/01/22 15:08 - (en réponse à : Quentin)
Les risques du nucléaire existent mais sont tout de même assez limités. À ce jour le nombre de décès dû au nucléaire civil est très limité et ne concerne finalement que Tchernobyl dont la technologie obsolète n’est pas utilisée en France.
Je pense qu’il est actuellement préférable d’exporter de l’énergie nucléaire que de laisser les énergies sales perdurer, ce qui n’empêche pas de mettre l’accent sur le renouvelable qui pose également pas mal de problèmes ( dépendance auprès de la Chine pour le solaire, nuisances importantes pour l’éolien …) et surtout apprendre à le domestiquer et le stocker. Tant qu’on ne saura pas le stocker à des coûts raisonnables on aura le choix entre une énergie sale qui fiche en l’air la vie sur Terre à court terme et une énergie propre sui comporte des risques à long terme.
Mais bien sûr, le nucléaire n’est, pour l’instant, au moins tant que la fusion n’est pas au point, pas la panacée, et il faudra également réduire fortement la consommation d’énergie par l’humanité. Nous n’en prenons pas vraiment le chemin et, sauf revirement très rapide auquel je ne crois guère, nous allons tout droit vers des catastrophes écologiques qui engendreront un chaos planétaire.

1216. Quentin - 19/01/22 14:29 - (en réponse à : pm)
Bien sûr qu'il faut une alternative durable si on ferme le nucléaire. Mais le nucléaire pose tellement de risques et de problèmes de déchets qu'il n'est pas raisonnable de construire de nouvelles centrales, comme va le faire la France (ce n'est même pas une question d'autosuffisance; c'est juste pour exporter encore plus d'électricité chez les voisins). Le nucléaire hypothèque vraiment l'avenir des générations futures. En plus, en s'enfoncant dans le nucléaire, la France est en train de rater le coche des nouvelles technologies et des énergies renouvelables. Au final, ca lui coûtera très cher.

1215. pm - 19/01/22 11:05 - (en réponse à : Quentin)
Depuis l’arrêt du nucléaire l’Allemagne émet énormément de CO2 avec ses centrales à charbon et a un bilan carbone désastreux, même si elle corrige ce phénomène petit à petit. Le nucléaire a des défauts, eux aussi peuvent peu à peu se corriger, mais entre deux maux il faut choisir le moindre. Bref, le temps de mettre au point des énergies alternatives pérennes ( le renouvelable pose actuellement le problème de l’intermittence et du stockage )et non dangereuses, l’humanité risque fort d’avoir disparu de la planète ou d’avoir engendré des problèmes tels que ce sera le chaos généralisé. Et ça c’est du court et moyen terme, c’est à l’échelle de ce siècle. Le nucléaire, qui n’émet pas de CO2, n’est pas la solution ultime mais permet d’amortir un peu le choc.

1214. suzix@bdp - 19/01/22 11:02
je me doute bien mais le 2/2 c'est abusé dans ce cas non? Ou alors ils refont un dyptique avec un titre légèrement différent ? Moi j'achète en tout cas.

1213. marcel - 19/01/22 09:55
Mais ... dans ce cas pourquoi laisser entendre, à la dernière page, que Fabio le frère machiavélique pourrait s'en sortir si ce n'est pour faire une suite!?
Un classique. Ils annoncent un dyptique, et si ca cartonne, ca devient une serie.

1212. suzix@bdp - 19/01/22 09:07
Aussi achetés aussi lus. Et j'ai passé une très bonne soirée!

No zombies #2 de Bornyakov & Peru chez Soleil (janvier 2022)

Suite du tome 1 donc qui est lui-même la suite de "Zombies" (5 albums de 2010 à 2015) et "Zombies néchrologies" (3 albums de 2014 à 2017). Comme pour le tome 1 lu durant les fêtes, c'est une très bonne BD post-apo zombie. Faut aimer c'est sûr mais c'est maitrisé, pas de manque de cohérence. Des idées et des nouveautés comme les zombies chiens de garde avec des casques de football pour qu'ils évitent de mordre! Oui ce genre de détail plait aux amateurs du genre. (;o) La narration est fluide et il me semble que le dessin s'est amélioré depuis le tome 1. Que demander de plus!?
Note 4,5/5.

Ellis Island #2 de Miras & Charlot chez Bamboo collection Grand Angle (juin 2021)

J'ai bcp aimé le tome 1 lu il y a 3/4 semaines. Du coup il a fallu que je trouve le tome 2 sorti en juin. C'est toujours une sorte de dessin à la Dumontheuil de la bonne époque autour de "Qui a tué l'idiot?". Tout aussi coloré avec une ambiance étrange. Tonio doit rester sur Ellis Island avec Giuseppe avec lequel il s'est lié d'amitié "à la vie à la mort". L'intelligence, le visage aimable et l'anglais de Tonio protégé de Giuseppe le voyou vont faire merveille. Ils se trouvent un "chez eux" sur Ellis Island. Et quand Nadia l'ancienne petite amie laissée au pays y débarque et s'y trouve bien, cette petite ile devient leur paradis américain! Je conseille.
Apparemment c'est terminé puisque Grand Angle a écrit 2/2 sur le dos de l'album. Mais ... dans ce cas pourquoi laisser entendre, à la dernière page, que Fabio le frère machiavélique pourrait s'en sortir si ce n'est pour faire une suite!?
Note 4,5/5.

1211. froggy - 19/01/22 00:58
Et dire qu'il y en a ici qui n'aime pas Gaston Lagaffe! Comment est-ce possible?

Je l'ai regulierement ecrit ici mais dans mon Pantheon des meilleures BD, j'ai inscrit les albums 6 a 10 de la premiere collection Dupuis aux cotes de La Marque Jaune, Les bijoux de la Castafiore et La ballade de la mer salee, c'est absolument phenomenal, et le mot est faible. Herve, je trouve ta note un peu faible, seulement 6/5? :-)

1210. herve - 18/01/22 23:09
Intégrale Gaston Lagaffe

Depuis longtemps, Gaston Lagaffe a accompagné ma vie. Je me souviens des albums qui trainaient ici ou là dans la maison familiale de vacances que je partageais avec mes cousins lorsque nous avions une quinzaine d’année, albums que l’on s’échangeait le soir.
Avec le temps, j’ai acheté peu à peu les recueils de Gaston, mais dont les éditions ou les numérotations changeaient au fil des ans, si bien que j’avais une collection assez disparate des Gaston. Il a fallu que les éditions Hachette proposent une édition assez belle en 2015, avec frise et dos toilé, pour qu’enfin, je puisse acquérir la collection complète, collection qui a fini dans les mains de mon père qui ne se lassait pas de lire Gaston Lagaffe, et était assez admiratif de travail réalisé par les éditions Hachette.
J’ai, à la mort de mon père, récupéré l’ensemble de la collection Gaston Lagaffe, mais je n’ai pas résisté à l’envie d’acquérir l’intégrale Gaston, qui vient d’être rééditée dernièrement sous une nouvelle couverture. Bien sûr, le format est plus petit, mais cela n’est pas dérangeant, et la présence de suppléments publiés dans le journal "Spirou " est un atout de cette édition.
Avec "Les Tuniques Bleues" ," Sammy" ,ou" Le Scrameustache", les pages consacrées à Gaston étaient celles que j’attendais le plus dans le journal Spirou dans les années 70.
J’avoue avoir un faible avec les histoires de Gaston Lagaffe avec Fantasio, en particulier celles liées à la signature des contrats avec de Mesmaeker ou encore avec le gaffophone. Les planches de l’époque avec l’alter ego en latex de Gaston me font encore hurler de rire, même après moults lectures ! Au fil des pages, on se demande encore comment Franquin a pu produire tant de gags sur tant d’années, en multipliant les séries (Spirou et Fantasio, Modeste et Pompon)
Au fil des albums et des années, le dessin de Franquin devient plus nerveux, ce qui coïncide presque avec l’arrivée de Prunelle sur le devant de la scène, et les décors plus fouillés. Les thèmes évoluent également avec le temps, de la flemmardise sympathique au bureau, Gaston devient un chantre de l’écologie avant l’heure et un adversaire acharné des parcmètres (c’est peut-être d’ailleurs, les gags qui avaient moins de résonances pour moi à l’époque –j’avais 13 ans- )
J’ai relu les 913 gags de Gaston Lagaffe présents dans cette intégrale, et je suis toujours aussi admiratif du travail de Franquin, que je place au sommet de mon panthéon avec Hergé, Jacobs, Peyo, et Tillieux. Et on ne peut que souligner l’honnêteté et le courage de Franquin, lorsqu’il met en avant les noms de Jidéhem, ou d’Yvan Delporte sur la couverture de ses albums, à une époque où les co-auteurs n’avaient pas droit de cité
C’est une série qui ne vieillit pas avec le temps, et qui traverse les générations, j’en suis la preuve.
Avec des personnages secondaires à jamais gravés dans la mémoire des lecteurs, Mademoiselle Jeanne, Monsieur Boulier, Lebrac, De Mesmaeker, Labevue, Longtarin, Prunelle et Fantasio, Franquin a inscrit dans le monde du 9ème art, une œuvre inoubliable et magistrale avec son Gaston Lagaffe .
Cette intégrale est une occasion unique, pour ceux qui ne connaissent pas encore l’œuvre de Franquin, et pour les autres aussi, de découvrir ou de relire les aventures de Gaston.
En un mot, chef d’œuvre !

note:6/5

1209. Quentin - 18/01/22 22:35
Droit du sol, de Davodeau, chez Futuropolis. Davodeau part en randonnée pour relier la grotte du Pech Merle au Bure, site où les déchets nucléaires francais devraient être enfouis pour 100.000 ans... On suit Davodeau pendant 800 bornes, le long de paysages superbes, avec quelques arrêts dans des zones bétonnées, et parsemé de conversations à la fois imaginaires et réelles (qui ont eu lieu en ville mais qu’il retranscrit dans sa randonnée) avec des spécialistes qui ont un avis qualifié sur le nucléaire, la sémiotique, la conservation des œuvres graphiques, et le militantisme écologiste. Il transparaît que Davodeau est un écolo opposé à la destruction de la nature et à l’enfouissement des déchets nucléaires et le but est une réflexion sur la profondeur historique et l’héritage auquel on laisse aux générations futures.

Sur le fond, je suis bien d’accord avec Davodeau : le nucéaire pose tellement de risques que c’est une aberration, et il faudrait tout faire pour en sortir (comme en Allemagne ou en Belgique) au lieu de s’y enfoncer davantage. J’ai ainsi appris que la France a balancé 17.000 tonnes de déchets radioactifs dans les océans, avant de commencer à plancher sur l’enfouissement des déchets en France dans des couches d'argiles à grande profondeur. Le problème de cette solution est que les déchets nucléaires dégagent de l’hydrogène qui, au-delà d’une concentration de 4%, pose de graves risques d’explosion. Bref, si la ventilation du site s’arrête pendant quelques jours, on risque la catastrophe (et sur des milliers d’années, le risque est tout à fait réel). Un spécialiste invité par Davodeau préfère donc une solution de moyen terme : un enfouissement réversible à flan de montagne, histoire de donner du temps à la recherche. En quelques siècles, on peut raisonnablement espérer trouver une meilleure solution pour neutraliser la radioactivité. On apprend également que la France, soi-disant berceau des droits de l’homme, est complètement à la botte du lobby pro-nucléaire et utilise la législation anti-terrorisme pour terroriser les militants, les mettre sur écoute, sous surveillance, en garde à vue, et pour les bâillonner, ce qui a d’ailleurs fait l’objet d’un rapport officiel de la Fédération Internationale des Ligues des des Droits de l’Homme, une instance onusienne dont le rapport sur les pratiques de l’état francais est accablant. Davodeau a tout à fait raison d’attirer l’attention sur un problème méconnu, et que la plupart des gens préfèrent ne pas connaître pour pouvoir continuer à dormir sur leurs deux oreilles. Comme il le dit lui-même dans un autre contexte, il est facile de se laisser berner par l'illusion que ce qu'on ne voit pas n'existe pas.

Sur la forme, c’est de la randonnée du début à la fin, et c’est lassant, quoiqu’assez beau et reposant. La randonnée pure et les rencontres fortuites remplissent environ 75% de la BD, et les dialogues avec des spécialistes pas plus que 25%. On est loin des reportages plus fouillés qui font les meilleurs albums de Davodeau. Qui plus est, on y retrouve les mêmes défauts que dans Sapiens de Harari, Vandermeulen et Casanave : on a de longs dialogues entre des personnages qui se baladent, sans aucune iconographie particulière expliquant des propos parfois assez techniques. On est au niveau zéro de la vulgarisation et c’est très décevant. Le pire est que les dialogues sonnent aussi faux que les interviews du journal télévisé. Il est évident que Davodeau a tout réécrit, ce qui qui fait perdre aux dialogues leur authenticité. Bref, un livre plutôt sympathique et avec quelques aspects intéressants, mais globalement raté. Dommage. Le sujet méritait mieux que ca.

1208. herve - 18/01/22 18:01
Thorgal #39 : Neokora
Déçu par les derniers albums de la série, j'avais cessé l'achat des albums depuis le tome 36 "Aniel".
Et voici que l'on m'offre les trois derniers de la série dont "Neokora", qui ajouté aux deux tomes précédents, me réconcilie avec cette série que je suis depuis plus de 30 ans. Le dessin de Vignaux renoue en effet avec le trait des premiers Thorgal, même s'il n'en atteint pas encore la maitrise (mais il s'en approche), ce qui est bon signe.
Yann, qui m'a parfois déçu, signe là un scénario intelligent et qui nous renvoie aux anciens albums. Le seul point qui m'a dérangé c'est la représentation de Kriss de Valnor ; Yann en fait une véritable hystérique !
Mis à part ce reproche, cet album se présente comme la première partie d'un diptyque qui s'avèrera , je l'espère prometteur.

note :4/5

1207. Quentin - 17/01/22 18:30
Les cahiers d'Esther, tome 6 (15 ans), de Riad Sattouf chez Allary. J'avais été un peu décu d'une baisse du régime dans le tome 5, mais le tome 6 m'a de nouveau enthousiasmé. On retrouve l'humour espiègle qui fait le succès de la série, avec en plus qu'on est cette fois en plein dans la pandémie de covid, ce qui fait que cet album est encore plus que d'habitude un véritable témoin de son époque. Ce sera un des livres vers lesquels les générations futures se tourneront quand elles voudront comprendre ce que la pandémie a signifié pour nous au quotidien.

Le jeune acteur 1 (Les aventures de Vincent Lacoste au cinéma), de Riad Sattouf, publié chez Les livres du futur. Comme indiqué dans le titre, on suit l'émergence de Vincent Lacoste comme future star de cinéma. Ca commence avec Sattouf et son rapport au cinéma de Truffaut et de Jean-Pierre Léaud, son égérie. Puis on suit le casting qui va révéler Lacoste et d'autres, puis on suit le tournage, le retour de Lacoste à l'école, et enfin la présentation du film "Les beaux gosses" au festival de Cannes. Comme toujours avec Sattouf, c'est drôle, très bien construit, bien raconté. Bref, très bien de bout en bout. Mais c'est surtout à la lecture de cet album qu'il devient clair que c'est plus beaucoup plus un livre de et sur Sattouf que sur Vincent Lacoste. Le langage de Vincent Lacoste est le même que dans les cahiers d'Esther ou même dans l'arabe du futur. On retrouve les mêmes vannes dans les expressions des personnages, les mêmes tics (une personne va renifler quand elle est gênée, par exemple), etc. etc. Ca continue de marcher assez bien, mais l'impression de déjà vu est partout et il y a un risque que ca va finir par lasser s'il n'arrive pas à se réinventer. On pourrait peut-être lui conseiller de se pencher un peu plus sur la vie des vieux au lieu de toujours regarder la vie des jeunes. Le résultat serait sûrement plus surprenant que de répéter une ènième fois les mêmes figures.

1206. froggy - 15/01/22 18:45
Ronzeau & le Quellec, Les amants d'Hérouville

Ou vie et mort du compositeur Michel Magne.

Cet album est la biographie du musicien assez connu qui écrivit de nombreuses musiques de films dans les années 60 et 70 dont certaines sont devenues indissociables de certaines scenes, je pense notamment au final de Mélodie en sous-sol avec la piscine qui se remplit de billets. Avec l'argent ainsi gagné, il put s'offrir un château en région parisienne dans le Val d'Oise qu'il transforma en un studio où certaines des plus grandes stars de la pop et du rock américain, anglais et français bien sur vinrent y enregistrer quelques uns de leurs albums. On y vîmes ainsi Elton John, David Bowie, Grateful Dead, Pink Floyd mais aussi Eddy Mitchell, Magma, et bien sur Johnny Halliday. Le Chateau d'Hérouville ne deviendra pas aussi légendaire que les studios EMI d'Abbey Road, Beatles obligent, mais il a sa part dans les grandes heures du rock des années 70.

On croise dans cette biographie les noms précités mais on assiste aussi à des rencontres improbables telles celels avec Françoise Sagan, Bernard Buffet et Roger Vadim, les 4 travaillèrent sur un ballet intitulé Le rendez-vous manqué, la première écrivit le livret, le deuxième conçut les décors, le troisième fit la mise en scène et Magne se chargea de la musique bien entendu. Etonnant mélange de talents divers, je me demande ce que le résultat fut. La vie de Magne fut remplie de ces rencontres avec des artistes venus d'horizons divers.

L'histoire est racontée sous la forme de retour en arriere avec en scène d'ouverture, le drame qui scinda la vie du compositeur et dont il ne se remit vraiment jamais, l'incendie d'une des ailes du château en 1969 celle qui contenait toutes ses archives, toutes ses compositions, tous ses enregistrements, tout disparut dans les flammes. C'est son épouse Marie-Claude qui raconte son histoire avec ses débuts dans le Paris de l'immédiat après-guerre, ses compositions avant-gardistes et le début du succès avec ses partitions pour le cinéma et l'achat du château. Marie-Claude et Michel se sont rencontrés par hasard et ce fut le coup de foudre immédiat. Avec elle, le compositeur vivra des années heureuses dans son château devenu un studio d'enregistrement tres couru. Mais la réalité le rattrape, Magne n'est pas tout un gestionnaire, c'est un artiste. Il faut dire qu'il depensait tout son argent en soirées somptueuses et que les parasites qui rodent autour de ces gens dispendieux étaient à la fête, la table était ouverte à qui voulait à Hérouville. Ruiné, devenu aigri et amer et surtout dépressif, Michel Magne se suicidera en 1984. Ses anciens célèbres amis lui avaient tourné le dos dont Jean Yanne pour qui il avait écrit toutes les musiques de ses films dans les années 70 et qui fut même le témoin de son mariage. Ah le showbiz et ses amitiés factices!

J'ai bien aimé cet album sur ce musicien dont je connais bien de nombreuses de ses compositions pour le 7e Art. C'était un homme assez fantasque et aimant bien les excentricités mais qui fut victime de ses propres outrances, bien que pas si outrancières que cela tout bien considéré. Sa veuve le décrit comme devant avoir beaucoup de charme; ce qui arrive a être bien retranscrit en bandes dessinées, ce qui n'est pas si évident que cela.

Je ne connaisssais rien du dessinateur jusqu'a présent et j'ai bien aimé son style bien que j'ai du mal à trouver les mots pour le caractériser. Il a recrée les différentes célébrités vues dans l'album, elles sont toutes reconnaissables et elles pourraient être toutes sorties de l'imagination du dessinateur. Le récit est entrecoupé de photographies alors qu'elles y sont evoquées, ou rassemblées dans ces collages et compositions les mixant avec du dessin, j'ai egalement aimé ce parti pris qui ajoute a cette biographie, cela ne plombe pas du tout la lecture.

Note finale, 3,5/5. Il est bien que les auteurs aient pris leur temps pour réaliser cette biographie. En effet, la BD fait 220 planches a peu près, cela permet de couvrir largement la vie du regretté et talentueux compositeur. Il permet en plus de révéler sur comment cela se passait les coulisses du show biz en France, tout n'y est pas glamour, loin s'en faut.

1205. pm - 15/01/22 12:18
Très bons ces deux Lapinot pattes de mouche, très drôle.

1204. pm - 10/01/22 18:32 - (en réponse à : Quentin)
Non, sur une bande dessinée on ne se fout pas du dessin, qui fait partie de la narration.

1203. froggy - 10/01/22 18:19 - (en réponse à : Quentin)
Tu regardes TF1 au Danemark?

1202. Quentin - 10/01/22 00:33
Merci egoes.

Le journal télévisé de TF1 ce soir a parlé de contraception masculine et de slips chauffants, ce qui m'a rappelé que j'ai lu à Noël le livre "Contraceptés" de Daudin, Jourdin et Lee, chez Steinkis. La BD a dû toucher une corde sensible, car le jour après ma lecture, on en parlait dans le journal et j'entendais une interview d'un des auteurs à la radio.

Le point de départ est que la contraception féminine ne se passe pas bien pour plein de femmes à cause du traitement hormonal qui dérange leur équilibre, ce qui pose la question de savoir pourquoi on en est toujours "nulle part" pour la contraception masculine. Les auteurs passent beaucoup de temps à discuter du "slip chauffant", qui consiste en fait à se promener avec un slip qui remonte les testicules, qui sont par conséquent 2 degrés plus chaud, ce qui suffit à arrêter la production de spermatozoïdes après quelques mois. La BD montre toutes les difficultés culturelles, légales, et autres, qui font que cette méthode apparemment efficace reste toujours méconnue. Tout cela est replacé dans le contexte de l'histoire de la contraception, y compris les piqûres d'hormones pour les hommes (sujet rapidement expédié) et la vasectomie, qui était interdite en France jusqu'en 2001 (j'en suis tombé sur mon cul en apprenant ca. Dans la BD, on dit que c'est parce que les médecins Francais voyaient cela comme une mutilation. Ailleurs, on dit que c'était pour encourager la natalité!!!)

Le dessin est bien moche (il suffit de voir la couverture) mais encore une fois, on s'en fout. Il sert bien la narration, qui n'est pas mal foutue. Ca se lit bien et le récit coule à son rythme. Les auteurs prennent le parti de se mettre en scène dans leur enquête. L'un d'eux finit d'ailleurs par adopter le slip chauffant en fin de parcours. Le principal intérêt de cet album, à mon sens, est l'éducation à la contraception masculine, le tout dans un discours très "féministe" (ou plutôt genré, disons, mais tenu cette fois par des hommes) expliquant d'où vient la discrimination contraceptive actuelle. Mon plus grand reproche, c'est que le préservatif est à peine mentionné (et quand il est mentionné, c'est pour dire à quel point il dérange la sexualité du couple). Ce simple "oubli" du préservatif, de son histoire, de son rôle contre les MST (y compris le SIDA) suffit à démontrer à quel point l'album est partial, ce qui lui faire perdre une bonne dose de crédibilité. C'est dommage. La BD reste courageuse et intéressante malgré tout, mais cet important sujet méritait un traitement un peu plus global et plus objectif.



 
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