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201. froggy - 02/02/21 04:16 - (en réponse à : Marcel)
Ou m'as tu vu enerve? Je suis trop fatigue pour l'etre. J'ai seulement ete etonne par ta question.

200. marcel - 02/02/21 01:58
Yatta.

C'etait pas un reproche, juste une question sibylline. Faut pas s'enerver comme ca.

199. froggy - 02/02/21 00:22
N'casciata, je l'ai deja ecrit ici, mais je ne sais plus ou, je me souviens parfaitement de la premiere fois ou jai lu le chateau maudit, un souvenir memorable grace a son intensite, je devais avoir 15 ans. Contrairement a toi, j'ai ete completement pris par l'atmosphere de la BD, et comme dans certains romans d'Agatha Christie, je tournais les pages aussi vite que possible tellement le suspense etait presque insoutenable. Le premier surpris par les reactions au livre n'etait rien d'autre que Charlier lui-meme, pour lui, ce n'etait qu'une histoire comme une autre, elle n'avait rien de special en ce qui le concerne. De mon cote, je ne comprends pas comment on peut passer a cote de cet album, (lol).

Marcel: tu fumes trop, tu perds la memoire. Quand l'occasion s'est presentee, j'ai regulierement ecrit qu'Un gosse a abattre est une des oeuvres majeures de Follet. Ancien lecteur de Spirou a l'epoque ou cet episode est paru, je l'ai lu plus d'une fois bien entendu, j'aavis achete l'album a sa sortie. Qu'est-ce qui t'a fait penser que cela n'avait pas ete le cas? Je ne sais pas si toi et les autres l'ont remarque mais meme pour les vieux albums que tout le monde ou presque connait parmi les amateurs de BD, je pars toujours du principe que ma lectrice (Odrade) et mes autres lecteurs ne savent rien de l'album, objet de ma chronique.

198. yancomix - 01/02/21 22:08 - (en réponse à : #197)
Ah oui, très beau livre (imprimé en bleu) cet "Onomatopées" !

197. pm - 01/02/21 19:36 - (en réponse à : Torpedo)
En fait c’est Onomatopées, qui est la vraie suite de Pilules bleues, qui est édité à 500 exemplaires. Celui-là il ne doit pas être facile à trouver aujourd’hui.

196. suzix@bdp - 01/02/21 18:25
Les grigous ! (;o)
Nan je crois pas. Ils ont les leurs. Et surtout je n'ai jamais retrouvé une BD mal rangée (enfin serais-je encore capable de m'en rendre compte?) et encore moins chez eux. Et bordéliques comment ils sont j'imagine mal cette possibilité. Nan je pense que c'est en les ramenant, plaçant, lisant même en faisant gaffe. Ma 2nde fille me pique mes DVD qd des copines viennent à la maison. Des fois elles regardent pas trop ce qu'elles devraient d'ailleurs ... enfin maintenant vu son âge, en théorie elle est sensée pouvoir presque tout voir. Mon pater quand il vient (mais c'est pas souvent) me fait une razzia de dingue. En plus il a une capacité de lecture hors norme donc 10 albums d'une série ça le fait en 1 fin de journée et une nuit! Mais lui il ne les rerange pas alors je sais lesquelles il a lu! (;o)

195. torpedo31200 - 01/02/21 18:08 - (en réponse à : suzix@bdp - post # 192)
J' ai constaté que les maniaques font attention aux bouquins qu' ils achètent, quand ils les choisissent. Pas quand ils les ramènent chez eux. Et peut-être moins quand ils les conservent chez eux.

Je suspecterais tes gamins, vu que tu bosses tout le temps et que t' es jamais chez toi.

194. torpedo31200 - 01/02/21 18:04 - (en réponse à : suzix@bdp - post # 190)
Il y a des lurkers, plein et pour diverses raisons. Certains m' ont identifié ("Mais pourquoi tu vas sur ce forum de c onnards ?"), d' autres non (me souviens d' un client qui parlait de moi sur BDG et BDP mais sans le savoir).

Après, je connaissais des lurkers quasi-quotidiens il y a 5 et 13 ans (qui venaient pas ici pour les bandes dessinées mais pour nemo2 et Pierre Cédric -parti trop tôt-).
Sur les dernières années, je pense que c' est au hasard des moteurs de recherches, BDP étant très bien placé sur Google, probablement à cause de son activité assez ancienne.

193. torpedo31200 - 01/02/21 17:49 - (en réponse à : pm - post # 189 Les Miettes)
Heureusement que t' as tous les bouquins. Merci d' avoir corrigé le tirage, je l' avais lu en EO (prêt) il y a 10-12 ans.

192. suzix@bdp - 01/02/21 17:47
et malgré cela il m'arrive de tomber sur des Bd que je sais avoir achetées neuve donc que j'ai choisies et qui ont des rayures, des éraflures et parfois horreur un arrachement. J'ai constaté cela il y a peu sur un album de 2019! ... je comprends pas. J'imagine que certains lisent mes BD quand je ne suis pas là ... (;o)

191. Bert74 - 01/02/21 17:35
Et il faut mettre des surchaussures et une charlotte quand tu rentres dans la pièce bédéphile de suzix. Aujourd'hui, il est tout content de ne plus passer pour un extraterrestre en gardant un masque chirurgicale pour consulter ses albums...

190. suzix@bdp - 01/02/21 17:22
Ma BDthèque voit rarement la lumière du jour. Et quand la lumière ud jour y entre c'est au nord. Je ne fume pas et la majorité est sous vitrage. Mais même ainsi je pense que la couvertures jaunissent.

Torp: il n'y a pas de lurkers. C'est dans ta tête! (;o)

189. pm - 01/02/21 17:13 - (en réponse à : torpedo)
Ah oui, je viens de le réouvrir et c'est évident qu'il est entièrement sérigraphié, en bichro, on sent encore l'encre. en plus c'est indiqué entièrement sérigraphié à 900 exemplaires.
L'album est de 2001, mais apparemment il existe une réed de 2014( probablement plus cheap).

188. torpedo31200 - 01/02/21 17:00 - (en réponse à : pm - post # 185)
Moi j' ai appris le terme "insolé" ce jour.
Je pense que beaucoup l' ignorent, même si facile à deviner.

Moi avant, je demandais simplement (mais j' achète rarement sur le web) si un bouquin a pris le soleil, et surtout si conservé dans un environnement fumeur (les tranches jaunissent beaucoup plus rapidement pour les lurkers qui l' ignoreraient).

187. suzix@bdp - 01/02/21 16:55 - (en réponse à : pm)
les dédicaces de Peeters surtout un peu complètes se vendent très bien. Je dirais dans les 100€ peut-être plus.

186. torpedo31200 - 01/02/21 16:54 - (en réponse à : pm - post # 183 les Miettes)
Oui sérigraphié et facile à vérifier si tu l' as. Nuances de couleur entre chaque page, presque imperceptible et techniquement quasi impossible à réaliser sur une impression traditionnelle, mais si tu observes la première et dernière page, tu le verras.

Pour les gueux qui n' ont pas l' EO comme moi, ne tentez pas ça pour la rééd Atrabile, il n' est pas sérigraphié.

185. pm - 01/02/21 16:50
Demande des photos supplémentaires, et nettes si possible, et pose quelques questions sur l'insolation, sur la négo possible etc. Si le vendeur ne répond pas ou répond n'importe quoi ( genre il ne sait pas ce que veut dire insolé), comme souvent, passe ton chemin.
Si tu n'en veux pas tu me feras un compte rendu. Je trouve ça un peu cher mais il faut voir. Une dédicace de Peeters ce n'est pas très rare et ça ne doit pas se vendre plus de 50 euros (hors album).

184. suzix@bdp - 01/02/21 16:43 - (en réponse à : pm)
oui je zieute le Pilules Bleues en EO dédicacé depuis longtemps. A 250€ avec dédicace ce n'est pas excessif si l'album est en super état. Je n'ai jamais demandé l'état parce qu'à 250€, j'hésite, dédicacé ou pas c'est le montant pour une vente à distance qui me pose problème.

183. pm - 01/02/21 16:37
Les miettes c'était génial, un coté JC Forest, et ça n'a pas vraiment marché, Peeters l'évoque dans Oleg. Mais l'album est beaucoup plus luxueux car chez Drozophile tout est sérigraphié il me semble, la couverture c'est certain, mais même l'intérieur me semble sérigraphié( à confirmer).

182. torpedo31200 - 01/02/21 16:25 - (en réponse à : pm - post # 178)
Merci d' avoir corrigé. Les propos rapportés doivent donc datés de janvier 2004 (car je me souviens que Lupus et Pilules Bleues étaient tous deux associés dans les propos rapportés). Donc si 3000 ventes fin 2003, le premier tirage devait être à 1000 ou 1500.
Et plutôt 1000 si l' on considère le tirage du précédent Peeters (l' excellent Les Miettes chez Drozophile en 2001 avec script d' Ibn Al Rabin qui était tiré à 500 ex. si je me souviens bien)

181. pm - 01/02/21 16:22
Tu as tous les degrés au niveau de l'insolation du dos, le rouge du dos du mien est devenu un peu rouge-orangé.
Je pense que ça doit être difficile à trouver encore parfaitement rouge. Il faut tomber sur un exemplaire qui n'a pas vu la lumière.
Remarque, moi aussi, à 100 euros je prends un exemplaire impeccable et je revends le mien...au même prix. C'est le genre de vente compliquée ( si je fais des photos de mon album on ne verra aucune insolation), sur internet c'est ingérable et en boutique ce sera la cote, soit 250 euros, et pas sûr qu'il soit vraiment neuf.
En fait ça doit être encore assez cher, il n'y en a qu'un sur ebay , proposé à la cote avec une dédicace mais on ne sait rien sur l'état réel du bouquin ( photos floues) juste donné comme TBE.

180. suzix@bdp - 01/02/21 16:12 - (en réponse à : pm)
Pilules Bleues en EO non insolé, à 100€ je prends! Tu vois que je ne suis pas pingre! (;o)

179. pm - 01/02/21 16:00
À l’époque on m’avait parlé de 1000 exemplaires pour Pilules bleues.

178. pm - 01/02/21 15:55
Pilules bleues est paru deux ans avant Lupus 1 ( 2001 et 2003).

177. pm - 01/02/21 15:52
Mais en effet le tirage de l’eo est vraiment faible. Un peu comme Persépolis 1 par exemple.

176. pm - 01/02/21 15:52 - (en réponse à : Suzix)
J’ai l’eo de pilules bleues...que je ne vends pas. De plus le dos s’est légèrement éclairci avant que je le mette sous cloche ( = dans un placard complètement opaque ), mais 300 à 400 euros c’était avant. À mon avis ça va se vendre difficilement 100/150 euros maintenant.

175. marcel - 01/02/21 15:24
Froggy, je n'arrive pas a savoir en lisant ta chronique si tu as decouvert ces histoires ou si tu les avais deja lues.
Quoi qu'il en soit, ca fait longtemps qu'on dit ici meme (c) qu'Un gosse a abattre est un des plus beaux Follet.

174. torpedo31200 - 01/02/21 15:20 - (en réponse à : Oleg)
Pour Oleg, on m' a annoncé un tirage mais me souviens plus. Je crois que c' était 20 000 ex.(15 minimum amha) mais je ne sais pas si c' est pour les 3 pays (France, Belgique, Suisse)

Donc pour Atrabile, c' est un investissement énorme.

173. torpedo31200 - 01/02/21 15:15 - (en réponse à : suzix@bdp - post # 170)
Premier succès d' Atrabile, premier bouquin à atteindre les 3000 ventes, donc probable 1er tirage à 3000, ou 2500, Lupus 1, paru juste avant, s' étant vendu à + 2300 à l' épqoue si je me souviens bien. (source = un ami qui avait croisé l' éditeur à Angougou à l' époque)

Si je dis des conneries, les éditeurs en disent aussi parfois, volontairement ou non, le monsieur d' Atrabile peut venir ici me contredire.

Après, vaut mieux prendre la réédition d' il y a qq années, il y a des pages en +.

172. suzix@bdp - 01/02/21 15:14
à ma FNAC (plutôt grosse), il y avait une dizaine d'exemplaires.

171. torpedo31200 - 01/02/21 15:09 - (en réponse à : pm - post # 169 Pilules Bleues)
Plus gros succès d' Atrabile, + 100 000 en cumulés sur 15 ans.

Ca me fait penser à un truc, pour Atrabile, Oleg est certainement le plus gros titre de 2021, et j' étais surpris que Mr Degryse doive le commander, une semaine après parution.

170. suzix@bdp - 01/02/21 14:06
au cas où 'lun d'entre vous voudrait s'en séparer, j'ai du mal à trouver Pilules Bleues en EO TTBE. On en trouve soit avec le dos insolé (!?) soit en état moyen soit très cher ... j'ai du mal à me dire que les 300 à 400€ de la BEL sont réels. Enfin vu qu'il n'y a presque pas de passage sur Ebay depuis des années, forcément le prix peut être n'importe lequel en théorie!

169. pm - 01/02/21 13:49 - (en réponse à : torpedo)
Sans doute davantage maîtrisé que Pilules bleues, ce qui est normal car l'auteur est passé du stade de jeune quasi débutant à auteur confirmé.
Pilules bleues était tout de même un joli choc à sa sortie, et a fait connaître l'auteur. Je ne sais plus combien de retirages il y a eu mais c'est assez impressionnant.

168. torpedo31200 - 01/02/21 13:36 - (en réponse à : pm - post # 162 OLeg)
Oleg de Frederik Peeters (Atrabile) me semble supérieur à Pilules Bleues car plus humble. Plus low-fi et il sait mieux gérer les "respirations" qu' à l' époque.

Respirations qui sont bourrées de références culturelles, et les cinématographiques pourraient alimenter le quizz ici pendant un bon moment (2 pas faciles à identifier je pense).
Mais ça ne parasite pas le récit.

Excellent et fortement conseillé.
(Mais si Atrabile pouvait se remettre à paginer ses bouquins, ça serait bien)

167. n'casciata - 01/02/21 07:56 - (en réponse à : froggy)
Je ne comprends pas cette fascination pour "Le château maudit". Rien ne fonctionne dans cette histoire. Le dessin est moche, le fond de l'intrigue n'a aucun sens, tu comprends dès le début qui est le méchant et point de vue atmosphère ("atmosphère"!), c'est complètement raté. J'ai lu "Les moines rouges" en fascicule, c'était nettement plus prenant. Par contre, les derniers par Follet sont vraiment bons comme certains de Jijé. C'est quand même une BD très inégale.

166. froggy - 01/02/21 00:58
Valhardi, Integrale 6

Voici donc le dernier album de l'integrale de cette serie legendaire qui fit les beaux jours du journal Spirou pendant tres longtemps. Il me faut feliciter les epoux Pissavy-Yvernault qui ont mene a bien cette entreprise a son terme. En effet, il etait temps qu'un lectorat contemporain puisse decouvrir les aventures de ce detective qui connut 3 dessinateurs et encore plus de scenaristes durant les decennies des annees 50 et 60. Ainsi que je vous en ai fait part au gre de mes chroniques de lectures, la qualite de ces histoires varie du pas bon du tout, le deuxieme album de cette integrale n'etant rien d'autre qu'une veritable purge, au sublime puisqu'un des titres de la serie est tout simplement un des chefs d'oeuvre de la BD FB classique, rien de moins me direz vous mais je n'ai pas peur d'employer ce mot quand c'est a bon escient, Le chateau maudit signe Paape et Charlier dont la premiere lecture a marque au fer rouge ma memoire telle la marque infame de la fleur de lys gravee a jamais sur la belle epaule de Milady de Winter et que d'Artagnan decouvre avec horreur dans Les 3 mousquetaires d'Alexandre Dumas, le roman qui enchante petits et grands, jeunes et vieux de par le monde entier depuis sa publication en 1844.

Ainsi, apres Jije, Paape, puis Jije a nouveau, c'est Rene Follet, le dessinateur bien connu des amateurs de BD mais pas du grand public malheureusement qui recut de l'editeur, la charge de reprendre le heros a l'aube des annees 80 apres un hiatus d'un peu plus de 15 ans, sa derniere aventure avait ete Le duel des idoles que Dupuis n'avait meme pas daigne publier en album a l'epoque, la premiere edition sous le label de la venerable maison d'edition de Charleroi n'eut lieu qu'en 1986, soit 21 ans apres sa publication dans Spirou et 6 ans apres la mort de Jije, son dessinateur, qui ne vit donc jamais cet album chez l'editeur dont il contribua grandement a la fortune et a sa place fondamentale dans l'histoire du 9e Art.

Le dosssier d'introduction indique les circonstances entourant cette reprise que personne n'attendait a l'epoque et qui fut une bonne surprise en ce qui me concerne car Dupuis avait commence en 1980 de reediter une bonne partie des titres de son ancien catalogue epuises depuis fort longtemps grace a Thierry Martens qui etait passe de la fonction de redacteur en chef de Spirou a celle de directeur du departement album. On eut ainsi droit aux reeditions des Timour, Jerry Spring, Marc Dacier et bien sur Jean Valhardi. Le redacteur en chef de ce debut des annees 80, Alain de Kuyssche contacta donc Rene Follet et Andre-Paul Duchateau pour cette reprise, ils accepterent tous les deux.

Une courte histoire de 8 planches, Le dossier X, fut realisee servant de mise en jambes, elle est digne de Duchateau, ce n'est qu'un whodunit a la Ric Hochet mais avec une pointe d'horreur qu'on ne connaissait pas alors chez le scenariste, on le decouvrit plus tard dans quelques Ric Hochet qui etaient plus sanguinolents. Cette histoire etait restee inedite en album depuis 1981. Puis c'est une longue mettant en scene un pirate des temps modernes ecumant les mers d'Afrique, Le naufrageur aux yeux vides, qui marque le vrai retour de Valhardi. Ici, Duchateau se met avec succes dans les souliers de Charlier et offre au lecteur une veritable aventure ou le heros aura fort a faire l'opposant a un adversaire extremement dangereux. C'est une excellente histoire remplie de rebondissements en tout genre avec son quota de scenes d'action et de suspense.

Las, a la suite d'un changement de redacteur en chef au journal et du fait que Rene Follet repugnait a dessiner des trucs qui ne lui plaisaient pas, des automobiles entre autres, Duchateau ne lui ecrivit pas un autre scenario et c'est Jacques Stoquart qui avait ecrit des Stany Derval pour MiTacq en attente de scenarios de Charlier pour Les Castors, qui fut sollicite. Celui-ci imagina une histoire qui ne tient qu'en un seul mot; poursuite.

En effet, quelque part, au bord de la mer, un jeune garcon est poursuivi pour avoir ete temoin de quelque chose qu'il n'aurait pas du voir. Recueilli par Valhardi, le duo va etre confronte par de mysterieux poursuivants en helicoptere dans une region completement inondee a la suite de la rupture d'une digue et soumise a une violente tempete. On aurait pu appeler cette aventure, Histoire d'eau mais je ne pense pas que cela aurait ete du gout des Dupuis. Ce scenario renforce dans le cote abstrait, il n'y a pas d'explications; qui sont ces poursuivants? Qu'a vu l'adolescent? Pourquoi veulent-ils le tuer? Nous n'avons pas de reponses a ces questions et cela n'a strictement aucune importance car ce qui compte dans ce recit, c'est l'instinct de survie qui anime Valhardi et son protege. Il faut sauver sa peau, c'est tout et c'est largement suffisant. Ici, le fameux McGuffin cher a Hitchcock n'existe meme pas, c'est un tour de force qu'a reussi le scenariste qui je pense a ete inspire par le film de Joseph Losey, Deux hommes en fuite ou on ne sait pas pourquoi ces deux hommes sont poursuivis. Ils le sont, le reste n'est que billevesees.

Un gosse a abattre dure 45 planches et c'est une veritable fete pour les yeux. J'ai l'impression que Follet a aime se scenario et qu'il lui a donne le meilleur de lui-meme. Cela peut se lire rapidement puisque le scenario est reduit a sa plus simple expression ou plus lentement au choix pour admirer le dessin. Il y a de belles scenes, celle du tigre par exemple, il y a de l'action et du suspense, cela n'arrete jamais et on arrive au bout de ces 45 planches aussi essoufle que nos deux heros. Follet a magnifie le scenario de Stoquart au dela de toute esperance ainsi qu'il l'avait 16 ans auparavant avec Tillieux qui lui avait ecrit le magnifique S.O.S Bagarreur.

Malheureusement, il n'y a plus eu d'autres aventures de Valhardi, cette aventure fut son chant du cygne, mais quel beau chant nom de nom! Un gosse a abattre est le deuxieme meilleur Valhardi apres Le chateau maudit, tous auteurs confondus et j'ai pris enormement de plaisir a le relire. Cela aurait ete bien qu'il y en eut d'autres mais cela ne fut pas le cas, contentons de ce que nous avons.

Note finale, 4/5. C'est une belle fin de carriere pour Valhardi grace a l'immense talent de son dessinateur.ne boudez pas cet album, il devrait rejouir tous ceux qui aiment les beaux dessins.

165. heijingling - 01/02/21 00:04 - (en réponse à : pm#128)
Coïncidence, je lis justement en ce moment Wittgenstein in Cambridge, sa correspondance en lien avec Cambridge, de 1911 à sa mort en 1951, et les premières de ses lettres sont justement adressées à Russel, qu'il appréciait beaucoup (dans la première il lui demande d'ailleurs de ne pas s'offusquer parce qu'il n'a pas aimé Moore, ni dans le fond ni dans la forme, qu'il ne sépare d'ailleurs pas).

164. helmut perchu - 31/01/21 21:48 - (en réponse à : Oleg)
Je suis justement en train de lire. Peeters règle quelques comptes au passage...

163. pm - 31/01/21 16:58
Pilules bleues 20 ans après mais sans le SIDA ni le petit garçon et en essayant de s'en distancier.

162. pm - 31/01/21 16:48
Oleg de Frederik Peeters
C'est un peu Pilules bleues 20 ans après, c'est extrêmement beau graphiquement et une fois entamé le livre est impossible à lâcher. Beaucoup de choses ( introspection, réflexion, oeuvre in progress...), très bien maîtrisé, difficile pour le moment d'en dire davantage mais c'était vraiment une belle lecture.

161. torpedo31200 - 31/01/21 14:52 - (en réponse à : Quentin - post # 160)
Quimby the mouse.

Plus jeune, je n' appréciais que peu son travail, que je trouvais trop cynique, bavard et virtuose (dans le mauvais sens du terme)
Mais il y a 3 éléments qui m' ont fait changer considérablement d' avis, et je ne suis pas loin de penser que cet auteur/citoyen déborde d' amour pour son prochain =
_ Les sublimes maquettes de l' anthologie Peanuts chez Fantagraphics (et reproduites par Dargaud pour la traduction),
_ The Last Saturday (série numérique gratuite pour The Guardian, vers 2014), peut-être son chef-d' oeuvre et une très bonne utilisation du format.
_ et moins connu, les bouleversantes et passionnantes préfaces des rééditions de Walt & Skeezix de Frank King chez Drawn & Quarterly depuis 2005. (Pas traduites)

160. Quentin - 31/01/21 09:20 - (en réponse à : Danyel)
Merci d’avoir corrigé le titre :-) Ca m’étonne que tu ne voies aucune empathie chez Ware, alors que moi je la vois partout chez lui (à la différence de Clowes, par exemple). Je n’ai pas lu « Monograph » ni « Kimby the mouse » auxquels tu te réfères. Dans Rusty Brown, l’empathie tient notamment au fait que le harceleur, qui n’est qu’un crétin bête et méchant du point de vue de Rusty Brown, se voit dédier un chapitre entier dans lequel Ware se fait en quelque sorte son avocat de la défense en exposant les traumatismes qu’il a vécus dans son enfance malheureuse. Cela n’excuse en rien ses actes odieux, mais cela les explique. Au seuil de la mort, il se retrouve complètement dérouté et pris de remords, et on a presque pitié de lui. Empathie, donc. L’histoire de la maîtresse d’école noire à la fin de l’album est (malheureusement pour toi, fidèle lecteur) une des meilleure et se finit sur une grande réconciliation. Que Ware, en tant qu’auteur américain mâle et blanc, ose se mettre dans la peau d’une femme noire, c’est non seulement très courageux (ca va à contre courant du politiquement correct), mais cela demande surtout une solide dose d’empathie. Ware se met aussi en scène lui-même en tant que professeur de dessin dans l’école de Rusty Brown, et il n’est pas tendre avec lui-même. Il est aussi pathétique que les autres et il prend la position de témoin plutôt que celle de juge. A mon sens, il évite ainsi de moraliser ou de prendre parti – et donc de se moquer de ses personnages.

Je n’ai pas lu Building stories de la même manière toi. Je n’y vois pas beaucoup de situations sordides ni de détails peu ragoûtants – rien que des choses on ne peut plus crédibles qui peuvent arriver à tout un chacun (le père meurt d’un cancer, le chat aussi, son premier petit ami la plaque, elle le revoit 20 ans plus tard lors d’une soirée, elle dit des conneries lors d’un important dîner d’affaire de son mari, etc. etc.). Il y a bien la toilette bouchée par une serviette hygiénique ou la belle mère qui téléphone au moment où elle suce son mari, mais j’y vois plutôt du vécu que du sordide. Le fait que Ware raconte l’histoire d’une femme est une approche volontairement et explicitement ancrée dans l’empathie, ce qui est très bien expliqué ici dans « Someone I am not ». Ware essaye de se mettre dans la peau de gens qui sont très différents de lui, et cette démarche empathique est un défi en soi, si pas le but ultime de l’essai. A mon avis cependant, ce but n’est qu’à moitié réalisé car je pense que Ware met beaucoup de lui-même dans le personnage féminin (qui habite par exemple à Oak Ridge, comme Ware). Donc si la femme ou certains personnages sont mesquins, je ne pense pas que le but de Ware soit de s’en amuser, mais plutôt de les voir comme une image miroir de soi-même invitant à l’introspection. J’y vois plus d’autodérision que de cynisme. Après avoir eu des idées suicidaires à 18 ans, la femme finit « heureuse », avec son gentil mari, sa fille, sa maison, sa voiture, son chat et sa nourriture aux multi-céréales bio, malgré son angoisse de fin du monde et de maman névrosée ou sa culpabilité vis à vis de sa copine suicidée et de sa chatte euthanasiée. Ware se met (lui et sa famille) à nu à travers ses personnages et nous invite à faire pareil de notre côté. Le livret qui m’a sans doute le plus touché est celui sans paroles, à l’italienne, où on voit la mère et sa fille qui grandit. C’est tout simple, c’est super bien vu, et c’est émouvant et très beau (zéro détail sordide ou peu ragoûtant). Sur un autre feuillet, ce sont surtout les réflexions « adultes » et « philosophiques » de sa fille qui sont extrêmement touchantes. Le genre de truc qui ne s’invente pas et qui ne peut qu’être ancré dans une situation réelle que Ware a probablement vécue en tant que père.

En ce qui concerne les flèches de narration dans tous les sens, je pense qu’elles sont inutiles et que Ware aurait mieux fait de ne pas les mettre. Tu peux très bien lire les textes « dans le désordre » et tu constateras qu’au final, la planche garde toujours tout son sens.

159. heijingling - 31/01/21 07:06 - (en réponse à : Sadisme...)
Anecdote dans un entretien avec Peter Maresca sur Du9, à propos du Walt et Skeezix qu'il a fait avec Ware:
"y avait juste un seul souci avec Chris. Je lui ai dit : « Je suis vieux et j’ai la vue qui baisse, s’il-te-plaît, est-ce qu’on pourrait avoir le texte dans un caractère plus grand qu’une taille cinq ? » Et il m’a dit : « Non, il faut que ça s’accorde avec le graphisme, on ne peut pas faire ça ». Il est toujours très poli mais il savait ce qu’il voulait au niveau du design, et comment pouvais-je remettre cela en question ? Quelques-uns se sont plaint de la typographie minuscule, mais de manière général c’était accessoire car le design du livre est tout simplement superbe."

158. Danyel - 31/01/21 04:23
Je crois au contraire que Ware n'a aucune empathie pour ses personnages. Il se complait dans le misérabilisme et le sadisme (voir ce qu'il fait subir à la tête de chat dans Kimby the Mouse).

Builidng Stories est une lecture des plus déprimantes. Ware instille son mal être personnel au lecteur en accumulant les situations sordides, les détails peu ragoûtants et les personnages mesquins dont on est censés s'amuser.

Il est aussi sadique à l'égard de ses lecteurs eux-mêmes en rendant ses livres le plus difficile possible à lire dans d'inutiles et compliqués systèmes narratifs improvisés. D'où les sens de lectures aberrants et les flèches de guidage quand il ne sait plus où placer ses cases ou ses digressions.

Pour avoir une bonne idée de ce que Ware a dans la tête et la façon dont il travaille, il faut lire "Monograph", son auto monographie, un livre monumental, écrit en tout petit qu'il faut tourner dans tous les sens. Le bouquin pèse plusieurs kilos et sa taille le rend très difficile à manipuler. Il nécessite une loupe pour lire les notes de bas de page qui doivent être écrites en corps 6, encore plus petit que le texte principale.
Au détour de certaines pages on voit le goût pour le sadisme de Ware à l'égard des plus faibles (notamment des enfants avec des scènes de violence et de pédophilie suggérées) et son auto dépréciation systématique.
On va sans doute objecter que c'est de l'humour noir ou du second degré. Mais accumulé sur des centaines de pages, cela finit par devenir gênant.


J'ai longtemps aimé Ware, mais maintenant je suis beaucoup plus réservé sur son travail.
Sans compter que j'ai acheté Rusty Brown sur plusieurs années à chaque nouvelle parution et que je m'aperçois qu'il offre 45 pages inédites dans le recueil (l'histoire avec la Noire ne figurait pas dans les volumes isolés).
Je trouve c'est une drôle de manière de remercier ses lecteurs les plus fidèles.

157. Danyel - 31/01/21 03:47
Building stories.

156. froggy - 31/01/21 00:44
450 pages pour le Fauve d'or d'Angouleme 2021! Ce n'est plus un roman, c'est carrement une diarrhee. Peut-etre faudrait-il l'appeler L'accident de chiasse?

Ok, je ->

155. Quentin - 30/01/21 22:06
La lecture enthousiasmante de Rusty Brown m’a donné le courage de m’attaquer à un autre pavé de Ware chez Delcourt, Urban stories, que je gardais au frais depuis quelques années et que j’ai fini cette semaine. Urban stories raconte des fragments de la vie d’une femme, et se présente comme un gros coffret comprenant une douzaine de livres et livrets de différents formats – BD classique, journal à déplier, livret à l’italienne, livrets de feuillets, grande planche cartonnée dépliable, etc. Ces différents formats permettent à l’auteur d’explorer différents genres de narration – strips humoristiques, gags en une page, suites de cases sans parole, gaufrier, etc. Une troisième forme d’expérimentation se retrouve dans la mise en page, qui est par moment beaucoup plus éclatée que d’habitude, même chez Ware. La disposition des cases et textes sur certaines planches force le lecteur à tourner le livre dans tous les sens pour pouvoir comprendre ce qui est dessiné et écrit. Cette foison de formats et de styles narratifs fait que Ware réussit à rompre la linéarité de la lecture (sans pour autant déforcer la compréhension du lecteur). Il est difficile de savoir par où commencer et par où finir la lecture, que ce soit dans l’ordre des livrets ou dans l’ordre des cases d’une planche. C’est déroutant car on est habitué à autre chose, mais c’est un véritable tour de force qui est tout à fait remarquable. Et ca marche à merveille pour illustrer les réflexions obsessionnelles qui tournent en rond dans la tête de quelqu’un qui déprime, ou pour aborder différents aspects d’une vie, dans toute sa complexité.

L’histoire d’une fille quelconque n’a, a priori, rien d’intéressant en soi. Il ne lui arrive rien de captivant, juste un quotidien désespérément répétitif, lamentablement cliché, et terriblement banal. On retrouve une fois de plus cette fascination très Nord-Américaine pour la vie quotidienne et les crises identitaires de Mr et Mme tout le monde (on retrouve ca chez Clowes, Tomine, Seth, etc.). Comme si le désir d’aller si loin dans la super banalité prenait ses racines dans le besoin de faire pendant au super héroïsme de l’autre grande tradition de BD américaine. Ware démontre une fois de plus une grande empathie pour ses personnages, aussi pathétiques soient-ils. Ce qui requiert sans doute une grande dose d’auto-dérision – il doit certainement puiser une partie de ses idées dans sa propre expérience personnelle. Il a en tout cas une incroyable capacité d’introspection et un formidable sens des détails – on est constamment émerveillé, touché ou amusé par l’une ou l’autre case saugrenue. Bref, c’est beaucoup plus qu’un exercice de style ; c’est une véritable œuvre monumentale qui restera comme un témoignage de notre époque.

154. torpedo31200 - 30/01/21 18:03 - (en réponse à : Quentin - post # 150)
Thanks.

153. pm - 30/01/21 16:09
Toujours en très très gros le théorème d’incomplétude de Gödel repose sur le paradoxe du coiffeur, qui coiffe toutes les personnes ne se coiffant pas elles-mêmes.
S’il ne se coiffe pas il se coiffe ce qui est contradictoire.

152. pm - 30/01/21 16:00 - (en réponse à : Longshot)
Ça me parait difficile de faire autrement que de survoler les travaux de Russel sans entrer dans le dur et faire vraiment des maths et plus précisément de la logique mathématique.
En très gros l’idée de Russel est d’espérer que l’ensemble des mathématiques soit formalisable à l’aide de symboles logiques, c’est à dire de créer un système d’axiomes parfaitement cohérent permettant d’exprimer l’ensemble des mathématiques. Il a souvent cru approcher du but mais c’était un leurre comme l’a démontré Gödel avec ses travaux sur l’indécidabilité ( Gödel démontre que certains énoncés mathématiques ne sont ni vrais ni faux ).



 
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