Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (21)

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651. Quentin - 13/08/21 20:54
Un avion sans elle, de Duval et Pinheiro, adapté du roman de Bussi, chez Génat.

Un avion s'écrase dans le Jura. Il n'y a qu'un seul survivant: un bébé. Deux familles le réclament - une de la classe ouvrière, et une de la classe supérieure. A quelle famille appartient-il?

A partir de ce point de départ, l'histoire est un véritable thriller, avec des tensions énormes, des rebondissements en cascades, plein de surprises, et un dénouement que je n'avais pas vraiment vu venir. Et en plus de ca une photo des relations entre classe sociales opposées. J'ai trouvé l'album excellent. Je ne connais pas le roman de Bussi, mais l'adaptation est parfaite. Le rythme est bien maîtrisé et les flash-backs et révélations se succèdent à un rythme soutenu. Et chaque fois qu'on croit tenir le bon bout, paf, tout est remis à plat par un nouveau fait. La mécanique est implacable, et tout tend vers le final qui remet toutes les pièces du puzzle en place. C'est mené de main de maître. Le dessin de Pinheiro est impeccable (si on met à part sa manie de repasser les traits des visages en double ou en triple lignes), avec mention spéciale pour les couleurs. Certaines cases de Dieppe font penser à des tableaux d'Edward Hopper. J'avais un peu acheté cet album suite aux Nymphéas noirs, qui m'avaient beaucoup plus également (encore une adaption de Michel Bussi). Rebelotte: je ne suis pas du tout décu sur ce coup-ci non plus. Je vais peut-être me laisser tenter par ses autres adaptations. Je suis un peu étonné d'apprécier autant quand je pense que Duval est le scénariste de Carmen Mc Callum, qui est une véritable purge.

650. froggy - 13/08/21 05:29 - (en réponse à : Quentin)
Au sujet d'Une nuit a Rome, tu a 4 histoires et demi, les 2 cycles de deux albums chacun plus une petite histoire integree dans le recueil d'histoires courtes, De beaux moments.

Je te trouve severe sur le dessin, Jim est beaucoup mieux que Leo, ce qui n'est pas tres difficile, j'en conviens.

Ce sont les seuls albums signes de lui que j'ai, j'avais achete le premier sur le pitch et ce que Suzix en avait ecrit. J'aime bien mais pas plus que cela, c'est comme lire un magazine avec des sujets a la mode en attendant son tour chez le coiffeur, c'est le genre de livre ideal pour un apres-midi d'ete bien chaud tellement ce n'est pas le genre prise de tete. Je crois que Jim a un certain succes. Ses albums sont dans l'air du temps, y resisteront-ils cependant? Je ne le pense pas.

649. Achab - 13/08/21 00:46
À priori, d’un point de vue taxonomique, sapiens et néandertal, sont bien deux espèces différentes du genre homo.

648. Mr Degryse - 12/08/21 22:59
Tres bonne lecture egalement que ce megafauna

647. LienRag - 12/08/21 16:35
J'ai également lu Mégafauna récemment et également beaucoup aimé...

Par contre tu es sûr que Néandertal fait partie de la même espèce que Sapiens ?
Ce n'est d'ailleurs biologiquement pas une nécessité pour des rapports intimes (cf Whitney Wisconsin, ou une magnifique nouvelle de SF dont j'ai oublié le titre, ou le célèbre "Les amants étrangers" de Farmer, ou la moitié des aventures du capitaine James T. Kirk).

Je regrette un peu que le traitement de Néandertal aie été si peu élaboré, mais ç'aurait été une autre histoire.

Il me semble que reste à écrire la fiction qui traiterait vraiment de la question de comment l'antiracisme résisterait à l'existence de races/espèces différentes, même Vercors a déjà effleuré le sujet.

646. Quentin - 12/08/21 15:54
Une nuit à Rome, de Jim, chez Grand Angle.

Je dois être un des derniers qui n'avait pas encore lu cet album qui a fait le buzz. Retard rattrappé. Au cas où il y en aurait d'autres qui ne l'ont pas encore lu, le synopsis est l'histoire d'un type qui, le jour de ses 20 ans, a fait la promesse de passer la nuit de ses 40 ans à Rome avec sa petite amie de l'époque. 20 ans plus tard, il recoit par la poste la cassette video de la fille, qui lui rappelle sa promesse. Va-t-il tout plaquer pour aller la rejoindre? Pas besoin de spoiler, son choix est couru d'avance. Le dyptique est intéressant pour ses questions existentielles - faut-il se ranger ou vivre à 100 à l'heure? Ferait-on les mêmes choix si on pouvait revenir 20 ans en arrière? Faut-il rester avec la même personne quitte à voir la passion s'émousser petit à petit, ou faut-il la plaquer avant que la musique ne devienne mauvaise? C'est bien narré, il y a quelques phrases choc bien senties, et ca se laisse lire agréablement, malgré un fil scénaristique assez ténu. Côté dessin, ca ressemble à du Leo - ce n'est pas pour froggy. Il paraît qu'il y a une suite (ah ben oui, parce qu'évidemment, ils se promettent de se revoir 10 ans plus tard), mais ce sera sans moi.

645. heijingling - 12/08/21 06:45 - (en réponse à : froggy)
Tu veux parler de l'intégrale sur le très désagréable papier glacé?

644. froggy - 12/08/21 05:36 - (en réponse à : Piet #640)
Tu continues la serie?

643. froggy - 12/08/21 05:35
De mon cote aussi, j'ai toujours pense que Bidouille et Violette est la meilleure serie d'Hislaire. J'adorais quand je la lisais dans Spirou. Elle apportait un tel nouveau ton au journal et correspondait a la periode post Trombone Illustre et etait de pair avec Germain et Nous, j'avais l'age des protagonistes et me retrouvait completement dans ces series.

Et comme Marcel, a l'instar de soeur Anne du haut de sa tour, nous avons tous attendus ce Mordre au travers qui n'est jamais sorti finalement. Et toujours comme Marcel, la sortie du premier tome de Sambre fut un veritable evenement alors, c'etait tellement different de ce a quoi l'auteur nous avait habitue. Et 35 ans apres la sortie de cet album, force est d'admettre que ce premier album est toujours le meilleur. Comme quoi, Yann, le scenariste qui signait Balac pour la circonstance est ou fut capable d'ecrire de bons trucs.

A propos de Bidouille et Violette, je vous recommance l'integrale de 1996, elle contient toutes les planches de La reine des glaces telles que parues dans Spirou, Hislaire en avait enlevees pour l'album, il y en avait plus de 44. Je crois meme qu'il en avait redessine quelques unes.

642. Bert74 - 11/08/21 13:04
Je viens de lire le très plaisant Megafauna, une uchronie très originale dans sa temporalité (ça se passe à un équivalent de tout début de la Renaissance) et dans son décalage historique remontant aux temps immémoriaux.

En effet nous sommes transportés dans une Europe imaginaire où, malgré l'avènement de Sapiens, Neandertal n'aurait jamais chuté et occuperait tout le nord du continent. Ceci met en scène l'existence de deux races humaines sur terre (au lieu d'une seule dans la réalité) dont les échanges sont très, très limités car chacune est retranchée derrière un mur-montagne ancestrale (coucou Georges R. R. Martin).
Dans ce contexte l'histoire présente deux jeunes "moine-médecins" sapiens envoyés au pays des "Nors" pour rétablir un contact perdu depuis des années. Une grande partie du sel de la BD viens de la découverte de cette autre race humaine et de ce qu'a imaginé l'auteur, Nicolas Puzenat, pour son développement civilisationnel (de même que pour celui de la civilisation sapiens qui réserve quelques surprises).
Il y a bien entendu une présentation des bénéfices comparés des échanges entre peuples, y compris dans les plus intimes (on pouvait s'y attendre : tous faisant partie de la même espèce).
Selon moi, le message morale est un peut trop appuyé (la guerre et l'obscurantisme sont inhérents à l'espèce humaine, quelle que soit sa race), mais le tout est très joliment emballé et j'apprécie la lecture fluide que propose cet album.
Je regrette néanmoins un épilogue un tantinet lapidaire qui, en voulant boucler certaines choses, nous laissent un peu sur notre faim/fin.

Le dessin est quant à lui très appréciable : tout en souplesse et en dynamisme, et pas trop chargé. Il y a notamment une magnifique double page à fond perdu que j'ai bien aimé (malheureusement une seule, quelles bande de feignants ces artistes).
Je remercie aussi chaleureusement l'auteur pour avoir fourni en pages de garde une très belle carte de son uchronie géographique.

Allez un bon 4 Mammouths sur 5 (ouais, parce qu'il y a aussi des mammouths, youpi) !

641. marcel - 11/08/21 11:12
Je suis bien d'accord sur Bidouille et Violette (et particulièrement La reine des glaces). Et puis cette mention d'un prochain episode a la fin du dernier, finalement jamais realise… On a encore espere pendant quelques annees.
Cependant, le premier tome de Sambre, au moment de sa sortie, a quand meme été une sacree claque pour beaucoup, tant dans le dessin que dans l'histoire. Le reste de la serie, c'est déjà plus discutable.

640. Piet Lastar - 11/08/21 09:15 - (en réponse à : froggy)
Tu dois rester sur la seconde partie de ta conclusion. Comme tu l'as remarqué, ce n'est pas la suite de la série mère : changement de maquette, de format, de pagination, de numérotation et d'esprit.
Nous avons à faire à un autre Ric Hochet. Ric Hochet 2.0.

L'autre, le vrai, a eu 77 albums + un inachevé. Impensable de continuer de la sorte tant les derniers étaient indigestes. Se voulant contemporains mais en décalage avec la réalité actuelle.

Pas de Richard ni d'Hermelin avec Zidrou ? (je ne sais plus)


639. pm - 11/08/21 09:08 - (en réponse à : VH)
Comme toi, je pense que Bidouille et Violette est son chef d’oeuvre dont il ne pourra plus jamais se rapprocher. C’est une oeuvre de jeunesse qui demande énormément de fraicheur.
Avec Mademoiselle Baudelaire c’est sur qu’on est plus proche de Sambre que de Bidouille et Violette.

638. froggy - 11/08/21 05:39
Ric Hochet 5, Commissaire Griot

Alors que le Commissaire Bourdon a ete envoye en Casamance au Senegal dans un programme d'echange des polices nationales respectives, la PJ parisienne accueille donc un commissaire bien noir de peau, le commissaire Griot qui donne son nom a cet album. Avec lui, Ric et Nadine vont avoir bien du fil a retordre avec une serie de crimes mysterieux et assez horribles puisque l'assassin met litteralement en application l'expression "avoir le coeur sur la main".

Ainsi que je vous en avais fait part dans ma chronique du precedent, Tombe pour la France ou Ric avait ete appele sous les drapeaux afin d'accomplir son service militaire, la serie semble etre definitivement entre dans un univers parallele qui ne ressemble quasiment plus a celui de celle originale. Cela s'appelle Ric Hochet de par la volonte de l'editeur de continuer la serie coute que coute. Mais cela pourrait tres bien s'appeler Jean Aymar ou Gilles Papignolles pour faire une allusion a la Yann en se referant a la grande serie policiere du FB classique, vous voyez ce que je veux dire. Les points communs sont le heros donc; Nadine, sa petite amie/fiancee; le commissaire Bourdon; son adjoint l'inspecteur Ledru; la concierge de l'immeuble de Ric vue dans les tous premiers episodes pour disparaitre rapidement et finalement la fameuse Porsche jaune. Et c'est tout. Vous me direz, cela devrait suffire deja mais en fait pas du tout car ainsi que je vous l'avais explique, le scenariste, Zidrou, a mis en menage Ric et Nadine, ils vivent ensemble, cela ne me derange pas plus que cela, le probleme est que l'editeur a decide de reancrer la serie a la fin des annees 60, debut des 70 au temps des meilleurs albums de la serie mere et que cela bouleverse completement son esprit puisque les jeunes gens ont un comportement de jeunes d'aujourd'hui; mode de vie, language, attitude generale alors que le cadre de l'action se situe dans un monde bien different de celui du XXIeme Siecle, celui des dernieres annees des 30 Glorieuses, c'etait il y a 50 ans. Il est bizarre que Zidrou ne en 1962 ne se souvienne pas de ce temps la. Ou alors, il a la memoire courte.

Compare a la serie mere, nous sommes dans une quatrieme dimension. On voit des personnages qui portent les memes noms que ceux crees par Tibet et Duchateau mais ils n'ont aucun rapports avec eux. Zidrou se permet des libertes etonnantes avec eux afin de mieux renforcer ce decalage qui n'a pas arrete de me gener dans ma lecture. La plus grande de ces libertes est celle d'avoir fait de l'inspecteur Ledru un raciste. Dans la serie mere, le personnage etait assez ingnifiant, pas vraiment caracterise dans les premiers episodes a part qu'il se se tapait toutes les corvees que lui donnait son superieur hierarchique, Sigismond Bourdon. Plus tard, les auteurs avaient etoffe le personnage en le faisant un homme voulant devenir commissaire a son tour et aussi ayant un fils. Et c'est tout. Je considere que c'est une erreur d'en faire un raciste car cela detruit le peu que Tibet et Duchateau avait fait du peu du personnage. On le sait, et Zidrou le dit par la bouche de Ric Hochet, "le racisme, c'est pas beau!" Merci Zidrou, grace a toi, les racistes ne le seront plus. Quel interet de reduire ce personnage a un si triste et pathetique qualificatif? Tel qu’exprime dans la bouche de Ledru, on a la tres nette impression que l’homme aurait fait ses classes rue Lauriston a Paris durant la 2eme Guerre Mondiale. J’ai ressenti cela de la meme manière que Bravo faisant de l’adorable P’tit Maurice dessine avec tendresse et sympathie par Franquin dans le Spirou et Fantasio, Spirou sur le ring, un fils de collabo et collabo lui-meme dans le deuxieme episode de L’espoir malgre tout. Cela etait d'autant plus surprenant est que le P'tit Maurice en question etait le portrait de l'ami de Franquin, le dessinateur de Lucky Luke, Morris. Je me demande quelle mouche pique les auteurs contemporains de reecrire des personnages secondaires du FB? Personnages qui n'en demandaient pas tant bien sur. A ce rythme la, on devrait bientot voir Lady X devenir la copine de Buck Danny, pour les mauvais qui ont besoin de redemption.

Avec le scenariste, Nadine est devenue journaliste a La Rafale, le journal dont Ric est reporter. Pourquoi pas? Mais pourquoi aussi? Quel en est l'interet? Cela fait deux reporters de la meme bande dessinee travaillant dans le meme journal. C'est aussi une erreur car cela empeche des developpements interessants pour des futurs albums et je crains que nous allons assister a la naissance d'une rivalite entre les deux a moins que le scenariste n'envisage de faire d'eux les nouveaux Sam et Sally de la serie de romans policiers du meme nom ou Jonathan et Jennifer, de la (tres mauvaise) serie televisee du debut des annees 1980, Pour l'amour du risque. Cela veut donc dire qu'il faut s'attendre au pire de ce cote la. On continue dans les griefs? On continue, n'hesitons surtout pas, je suis en en si bon chemin.

Dans la serie mere et a la periode qui nous interesse avant qu'elle vivre avec Ric, Nadine partageait l'appartement de son oncle. On le sait, cela n'est plus le cas ici. Or, dans le scenario, elle n'apprend le depart de son oncle pour l'Afrique qu'apres que celui-ci ait eu lieu en voyant debarquer sur les lieux du crime, le commissaire Griot. Doit-on en conclure que les rapports entre l'oncle et la niece se sont tellement deteriores qu'il ne lui pas a annonce lui-meme qu'il allait partir en raison du programme d'echange? Je sens ici que Zidrou ecrit trop vite, ne se relit pas et ne cherche meme pas a coller un tant soi peu sa realite a celle creee par Tibet et Duchateau il y a 50 ans. D'apres ce que j'ai lu sur les series derivees de Thorgal qui tente de se raccrocher a la serie mere, Zidrou serait tres loin d'en etre le scenariste ideal.

Quoi d'autres encore? Ah oui, Bourdon en Afrique. Je ne sais pas si les auteurs se sont documentes abondamment sur le climat la-bas ou alors ils auraient du lire Le gri-gri du Niokolo Koba dans lequel le dessinateur Fournier avait envoye Spirou et Fantasio. En effet, on voit le commissaire Bourdon continuer a porter sa gabardine sans probleme oublieux des temperatures ambiantes sachanrt qu’elles ne descendent pas en dessous de 23 degres. Ou alors, le commissaire s'est mis au regime et veut perdre du poids en transpirant beaucoup. Mais la dessus, Zidrou ne s'est pas explique, ce qui est bizarre autant qu'etrange.

Je passe rapidement sur l'erreur d'automobiles, en 1968/69, Ric Hochet n'a plus le modele de la Porsche vu dans l'album, il a a ce moment la de sa carriere d'automobilistes fou du malus a cause de tous les accidents dans lesquels il est ou sera implique, une jolie Volvo P1800. Au point ou on en est, cela n'a plus beaucoup d'importance, n'est-ce pas?

Enfin, le climax montre l’apparition du paranormal dans le serie, ce que Tibet s’était toujours refuse a faire alors que Duchateau aurait bien aime aller vers ce genre de sentiers. Je ne peux expliquer plus en detail ce qu’est le climax en question des fois que vous ayez envie de lire l’album, je ne veux pas divulgacher la fin. Pour un Ric Hochet classique, c’est une fausse bonne idee et releve plus de la paresse, on se dit que l’auteur ne savait pas trop comment finir son histoire.

Heureusement que je n’ai pas toutes ces reserves au sujet de dessin. Le dessinateur, Van Liemt tient desormais la serie bien en main et je dois admettre qu’il s’en sort tres bien. Bien que different de Tibet, son Ric me plait bien, il lui a rendu le physique de jeune homme qui correspond bien au dessin qu’avait Tibet alors, c'est-à-dire au moment ou j’ai decouvert la serie et que je l’ai immédiatement adoree. Si seulement les scenarios de Zidrou etaient du meme niveau…

C’est bien la le probleme, ce n’est pas un reboot, ce n’est pas une suite, ce n’est pas Ric Hochet purement et simplement. Cette nouvelle serie n’a plus aucun rapport avec la serie mere. L’appeler Ric Hochet releve de l’escroquerie pure et simple puisque tout ce qui en faisait le charme a disparu. Dans les albums de reference, Ric était comme Jean Marais ou Jean-Paul Belmondo dans leurs films des annees 60, il caracolait a tour de page avec des poursuites en voitures, a cheval, a pied, en bateau, ferraillant avec les mechants, accroche a des grues, des helicopteres, des cabines de telepheriques et de funiculaire ; assomme regulierement et se relevant plus gaillard que jamais, cela n’arretait pas et c‘était formidable de lire cela quand j’avais 12/13 ans. C’était du cinema de papier et je pouvais m’y replonger tant que je voulais, ce que je ne me privais pas de faire. C’était ce que j’esperais revoir quand j’ai appris que la nouvelle serie allait etre reancree dans cette periode. Patatras ! Rien de tout cela n’est arrive. Au lieu de cela, je lis les elucubrations d’un scenariste a qui l’editeur a donne les cles d’un des heros les plus classiques et les plus emblematiques du FB qui fut extremement populaire en son temps, le scénariste fait n’importe quoi et denature la serie mere entiere; editeur qui ne fait absolument pas son travail de verifier si ces nouvelles moutures sont conformes aux canons de la serie mere. On peut reprocher enormement de choses a diverses reprises mais pas au point d’afficher publiquement un tel mepris pour leur serie-mere. Un editeur qui ne fait pas son travail, nous en avons dorenavant l’habitude malheureusement.

C’est d’autant plus risible que je me demande si Le Lombard sait ce qu’il fait. On le sait, Ric Hochet est une serie qui a avec elle la reputation d’etre vieille et depassee. La continuer signifie que la reprise attire plus de lecteurs ayant au moins la quarantaine que ceux plus jeunes, ce ne sont certainement pas les derniers albums de Tibet et Duchateau qui pouvaient seduire une nouvelle generation tellement ils n’etaient pas bons. De fait, pourquoi continuer ce label et ne pas lancer une nouvelle serie policiere au ton resolument moderne et susceptible de jeunes lecteurs ? C’est une question purement rhetorique quie je pose car nous en connaissons tous la reponse, Le Lombard va vendre plus de Ric Hochet du fait que cela s’appelle comme cela plutôt qu’une nouvelle serie signee par un dessinateur pas tres connu et un scenariste au talent tres, tres inegal.

De mon cote, j'aimerais bien faire comme Coluche disait; pour que cela ne se vende plus, il faudrait que les gens ne l'achetent plus. Mais en ce qui me concerne, laisser Ric Hochet serait comme ne plus avoir le complexe de Peter Pan. C'est quand meme la serie qui m'a fait tomber dans la marmite de la BD, ce qui n'est pas rien pour moi.

Note finale: 1/5 si c’est un Ric Hochet. Seul le dessin sauve l'album.
3/5 si on considere que cela n’en est pas un car le scenario n’est pas mauvais du tout. L’ensemble est bien ficele et rend meme acceptable la touche finale de paranormal.

637. Victor Hugo - 10/08/21 23:56
De toutes façons ça ne peut être qu'en dessous de Bidouille et Violette: La reine des glaces que je trouve être un chef d'oeuvre.

636. pm - 10/08/21 19:57
Je viens de lire, j’ai mis deux bons mois pour me lancer mais je ne regrette pas. Contrairement à Quentin, j’ai trouvé ces montages très beaux graphiquement, l’alternance de dessins très poussés et d’autres plus succincts m’a beaucoup plu, peut-être un peu juste narrativement ( il y a une chronologie en fin d’album qui aide un peu ), pas très empathique mais globalement cet album est très intéressant.
J’ai aimé mais je peux comprendre qu’on trouve ça chichiteux.
Mais c’est mille fois au dessus du ratage de XX ème ciel.

635. froggy - 10/08/21 17:12 - (en réponse à : Laurent)
Pas bon signe ca!

634. Victor Hugo - 10/08/21 16:55
Et je vais peut-être le rendre à la biblio sans l'avoir lu...

633. LienRag - 10/08/21 16:07
J'avoue que chez moi aussi il est resté un certain à traîner sous mes yeux avant que je ne décide de m'y mettre...

632. Victor Hugo - 10/08/21 15:06
Je l'ai depuis 15 jours chez moi, je n'ai pas encore eu le courage de le lire.

631. LienRag - 10/08/21 14:56 - (en réponse à : 610)
Bien aimé Mademoiselle Baudelaire moi, même si au milieu je me suis fait un peu ièch.

Et si toutes les planches ne sont pas aussi belles, globalement j'aime bien le traitement graphique - le photoshoppage ne m'a pas sauté aux yeux.

630. froggy - 06/08/21 01:15
Felix, Integrale 11

Ou comme disait l'autre, il ne fallait pas etre presse. En effet, commencee en 1981 par Michel Deligne aux editions du meme nom et apres maints deboires et vicissitudes, le dernier tome de cette integrale d'un heros legendaire de la BD FB est enfin paru, ce qui met dont un terme a cette entreprise. L'aventure aura donc dure 40 ans. Il s'en est passe des choses durant toutes ces annees.

Est-ce que cela valait toute cette attente? Bien sur. Felix est le predecesseur de Gil Jourdan et c'est en le dessinant pour Heroic-Albums que Maurice Tillieux a fait ses gammes. le dessin hesitant des debuts et qui devait beaucoup a Herge a laisse place a un veritable professionnle pret a faire le grand saut et entrer aux editions Dupuis meme si il y entrera par la petite porte avec Marc Jaguar dans l'ephemere hebdomadaire, Risque-Tout, qui precede l'arrivee tonitruante de Gil Jourdan dans Spirou qui deviendra rapidement une des plus grandes series du FB.

Ce dernier tome regroupe 3 ou 4 aventures selon ce que vous en pensez. Les deux premieres sont bien connues des lecteurs de Tif & Tondu puisque Tillieux en aura recycle les scenarios pour Le roc maudit et Un plan demoniaque, la ou les deux dernieres ont ete regoupees par Dupuis dans l'album de la collection Peches de Jeunesse, L'affaire des bijoux. L'intrigue de ces deux dernieres est certes differente pour chacune d'entre elles mais elles s'enchainent naturellement. Ce n'est donc pas du materiel inedit stricto sensu, ce qui l'est par contre et apporte une veritable plus-value a cet album est la publication pour la premiere fois de l'integrale du programme non-stop qui lie les episodes l'un a l'autre. Il servait de transition et d'introduction a l'episode a venir.

Ce programme non-stop consistait d'habitude en des strips paraissant regulierement dans l'hebdomadaire dans lequel Felix etait publie. La serie en etait rapidement devenue la plus populaire et le proprietaire et redacteur en chef, Fernand Cheneval, avait trouve ce moyen pour mieux faire patienter ses lecteurs entre deux episodes. Le magazine n'allait pas bien financierement puisque Cheneval n'arrivait pas a le faire distribuer en France, le deuxieme debouche logique pour un journal de BD francophone lui etant ferme, la seule solution etait de fermer boutique, ce qui arriva 6 semaines apres la parution du dernier Felix. Prealablement et comptant sur Tillieux pour maintenir son journal a flots aussi longtemps que possible, celui-ci crea un programme non-stop qui commenca en prologue de l'avant-dernier episode, La resurrection du Potomac, et continua de plus belle apres pour former une veritable histoire en definitive. D'une accroche de un strip ou une demi-planche selon, l'auteur etait passe pour la circonstance a une planche entiere et ce pendant 21 semaines, ce qui constitue la plus longue interruption entre deux episodes de Felix. Ceux-ci faisaient toujours 16 planches, les lecteurs de la revue ont du se sentir gates ne sachant pas que cela en etait en fait le chant du cygne. Toutes ces planches sont restees inedites en album depuis 1956, cela represente 42 pages, elles justifient a elles seules l'acquisition de cet album.

C'est donc avec grand plaisir que j'ai decouvert ces planches qui apportent un eclairage nouveau sur ces episodes car ils expliquent certains dialogues ou courts passages, insignifiants en soi mais qui s'expliquent en definitive.

La qualite de l'impression est excellente comme d'habitude, les pages de couverture sont reproduites en couleurs comem c'etait le cas dans la revue, ils ont respecte la faute d'orthographe du siecle (lol) qui ouvre l'histoire intitulee Le cinquieme cadavre, les planches du programme non-stop ont ete manifestement restaurees en partie du fait de la dispartion de celles originales. Le papier est d'excellente qualite, c'est de la belle ouvrage assurement.

Un arc-en-ciel a envahi mon coeur de lecteur. En effet, je suis heureux de savoir que l'edition de cette integrale est enfin arrivee a son terme et que donc, je connais enfin tous les Felix et je suis triste en meme temps car je n'aurai plus de nouveaux episodes a decouvrir. Si vous aimez le classique FB, je ne peux que vous incitez a la lire. A ce sujet, les Editions de l'Elan reeditent les titres deja epuises si vous avez manque des tomes. Si vous ne connaissez pas, vous manquez vraiment quelque chose de formidable, comme pour beaucoup de choses, on peut vivre sans mais c'est tellement mieux avec.

Note finale, 4,5/5 pour l'album. Je n'ai pas mis la note maximale car j'aime moyennement les deux derniers episodes, mon prefere etant le premier diptyque. Il n'empeche que c'est de la tres, tres bonne bande dessinee.
Pour l'ensemble de cette integrale, 5/5 bien sur, c'est un must.



629. froggy - 05/08/21 00:35
Je n'ai pas trouve Irreversible homophobe. Il y a meme de l'humour et j'ai trouve cela assez drole en definitive parce que cela m'a fait bien rire malgre ce qu'on voit a l'image, c'est lorsque le personnage joue par Cassel va dans la boite gay, Le Rectum, (tout un programme comme aurait dit mon pere. ;)) ), boite qui est en fait un gigantesque lupanar ou tout le monde baise a qui mieux mieux et ou il cherche l'aggresseur de sa femme surnomme Le Ténia; chercher Le Ténia dans le Rectum, il fallait y penser. Comme aurait dit mon pere, ben, mon colon!

Si tu veux voir un film vraiment homophobe realise par un gay de surcroit, c'est Pedale douce. De toutes facons, il n'y a pas plus homophobe qu'un gay reste dans le placard.

628. Victor Hugo - 04/08/21 10:41
Si ce gros débile était cinéaste, il utiliserait des moyens de cinéaste, pas des moyens de fête foraine, comme la caméra émétique pendant 5mn couplée avec des infrabasses. De plus ce film est profondément homophobe, de la manière la plus conne comme de la plus abjecte. Ce truc de merde n'est qu'un vulgaire film de vengeance à la Charles Bronson, le montage inversé ne sert à rien, c'est pour tromper les cons, alors que dans Memento il a un véritable intérêt scénaristique.

627. froggy - 04/08/21 05:17 - (en réponse à : Laurent)
Devant tant d'arguments, je ne peux que m'incliner. :))

626. Victor Hugo - 02/08/21 23:49
Non non, c'est une merde et Gaspard Noe est un metteur en scène de merde, sans talent, il développe une idéologie de merde avec complaisance et tout ça avec une médiocrité affligeante.

625. froggy - 02/08/21 20:34 - (en réponse à : Laurent)
Pour le coup, je suis en desaccord avec toi, que tu n'aimes pas Irreversible, soit et je peux le comprendre tres bien car le film est tres derangeant, il est impossible qu'il plaise a tout le monde, mais que tu ecrives que c'est une merde, je ne suis pas d'accord. Il est tres bien mis en scene avec un veritable point de vue, ce qui n'est pas donne a tout le monde.

Toujours aussi excessif. :))

624. Quentin - 02/08/21 20:11 - (en réponse à : froggy)
Merci froggy. La maladie de Sachs est l'adaptation d'un autre roman de Winckler. Je l'ai déjà mis sur ma liste de trucs à rattraper, avec d'autres livres de Winckler et de Mermilliod.

623. Victor Hugo - 02/08/21 18:48
Comment peux-tu recommander cette grosse merde qu'est Irreversible?

622. froggy - 02/08/21 18:06 - (en réponse à : Quentin)
Au sujet du Choeur des femmes, je n'ai jamais lu des romans de Martin Winckler car les romans medicaux ne me disent strictement rien. Si le sujet t'a interesse, je te recommande par contre le film de Michel Deville, un des meilleurs cineastes francais a mon avis, La maladie de Sachs sur la vie quotidienne d'un medecin genaraliste en province au XXeme siecle, c'est tres bien et Albert Dupontel qui joue le role principal y est remarquable.

Pour Malgre tout, si tu as apprecie la construction retrochronologique, en plus de Memento qui est un film policier, je te recommande egalement Irreversible de Gaspard Noe bien que le film soit assez eprouvant et n'est definitivement pas pour tout public et 5X2 de Francois Ozon, totalement abordable celui-la, ce sont tous les deux des films qui se terminent bien et par un joli plan de surcroit.

Quant a Peau d'homme, je le trouve surestime, c'est bien mais ce n'est pas si bien que cela ainsi que j'avais ecrit dessus. Je crois que c'est le deces premature du scenariste Hubert juste avant la sortie du livre qui a emu la critique et le public.

621. pm - 02/08/21 15:12
C’est le choeur des femmes, pas le coeur, et c’est juste l’adaptation du roman de Winckler.
Ce serait intéressant de savoir ce que la bande dessinée apporte ou retranche par rapport au roman.

620. Quentin - 02/08/21 13:00
Le coeur des femmes, d’Aude Mermilliod et Martin Winckler, au Lombard. L’histoire d’une femme étudiante en médecine, Jean Atwood, qui devient interne au service du docteur Franz Karma en gynécologie obstétricienne. Elle le fait contre son gré puisque ce qui l’intéresse, elle, c’est la chirurgie réparatrice. Tout de suite, c’est le clash entre Jean, major(ette) de sa promotion, arrogante et sûre de sa supériorité doctorale, et Franz, qui se considère plus comme un soignant que comme un docteur, qui est avant tout à l’écoute de ses patients et de leurs désirs/besoins, et qui ne fait rien sans leur consentement explicite. Deux conceptions totalement opposées de la médecine. Malgré leur désaccord, Franz et Jean font un pacte. Jean suivra Franz pendant une semaine, mordra sur sa chique, fera comme Franz, et sera à l’écoute des patients. Si après une semaine elle veut partir, elle pourra le faire et Franz validera ses 6 mois d’internat. Le livre suit Jean pendant 7 jours, pendant lesquels on la voit progressivement s’ouvrir, apprendre des femmes qu’elle rencontre en consultation, et devenir une véritable soignante. On la suit également dans sa vie privée, qui est turbulente et compliquée. Et ce que ni Jean ni Franz ne soupçonnent, c’est qu’un lien ancien et profond les relie l’un à l’autre…

Je n’avais jusqu’à présent jamais rien lu de Mermilliod ni de Winckler, mais la lecture de cette BD est un véritable coup de choeur (sans jeu de mot). L’histoire est extrêmement bien documentée (Winckler a longtemps exercé comme docteur avant de devenir écrivain), militante sans avoir l’air d’y toucher avec de nombreux témoignages de femmes se trouvant dans diverses situations de détresse, et est également très finement racontée, en construisant mine de rien une trame complexe qui explose à la gueule du lecteur en fin d’album. C’est profondément bouleversant, et ce à plusieurs niveaux de lecture. L’album sera sans conteste parmi mes meilleures lectures de 2021 - probablement la meilleure, mais il reste encore 5 mois…

Peau d’homme, d’Hubert et Zanzim, chez Glénat. Je rejoint la critique d’Hervé faite plus bas. Acheté pour voir cette fameuse BD dont tout le monde parle et qui a raflé tous les prix, j’ai passé un bon moment de lecture et apprécié cet album qui parle de libération sociale, sexuelle et féminine, avec un discours très moderne même si ca se passe au moyen-âge. Sympa, mais tout de même pas un chef d’œuvre non plus. Un peu du même niveau que la sirène du pompier, des mêmes auteurs. Ca part dans ma pile de bouquins à revendre.

Malgré tout, de Jordi Lafebre, chez Dargaud. Encore une BD achetée parce que tout le monde en parle. Il s’agit ici d’une histoire d’amour étalée sur 40 ans, mais qui a la particularité d’être racontée antichronologiquement, en commençant par le chapitre 20 et en finissant par le premier. Alors qu’on lit d’habitude une histoire pour en connaître la fin, ici on la lit pour en connaître le début. Ca rappelle un peu le film mémento, même si le sujet est tout à fait différent. L’histoire se tient et est bien construite, avec des personnages attachants et avec son lot de surprises et de révélations au fil des chapitres (même si ce n’est pas systématique et si certains chapitres sont redondants). Niveau dessin, c’est du Jordi Lafebre : très léché, très lisible, mais plutôt exubérant dans l’expression des personnages (un peu comme dans les vieux fourneaux). On aime ou on aime pas. En ce qui me concerne, ce n’est pas trop ma tasse de thé. J’avais déjà revendu Lydie pour cette raison, et je compte faire pareil avec cet album, même si je l’ai lu avec plaisir et sans jamais m’ennuyer.

619. froggy - 01/08/21 17:23
Quentin:

Le titre du Signe Indien n'est effectivement explique que dans la toute derniere case, c'est le nom de l'organisation criminelle. L'explication n'est pas terrible, il faut l'accepter comme telle. Contrairement a ce que tu ecris que Charlier ne savait pas ce qu'il faisait, je pense plutot qu'il etait deborde de travail et qu'il avait de nombreuses casseroles sur le feu, trop diraient certains. Au debut des annees 60, il multiplie les scenarios pour Spirou et Pilote; Buck Danny, Les Castors, Marc Dacier, Thierry le Chevalier et Simba Lee pour le premier et Barbe-Rouge, Tanguy et Laverdure, Jacques le Gall et Guy Lebleu pour le deuxieme dont il est aussi le redacteur en chef conjointement avec Rene Goscinny. Excuse le du peu! Tu as raison en partie, il avait trouve un titre qu'il estimait bon, il a ecrit le debut de son histoire qui aurait ete en rapport avec et puis il a change d'idee en cours d'ecriture et a lui a finalement trouve une explication, laborieuse j'en conviens.

De mon cote, je suis admiratif devant cela car Charlier avait souvent l'art et la maniere de toujours retomber sur ses pieds meme si l'atterrissage manquait de grace et d'elegance.

Feldoe;

Charlier avait definitivement lache les Castors dans l'episode Prisonniers du large, a la planche 9 exactement. C'est pour cela que je n'acheterai que l'album de l'integrale qui contient le diptyque car il n'en avait ecrit que la premiere partie integralement, Passeport pour le neant.

618. feldoë - 01/08/21 09:02
J'ai beaucoup apprécié cette intégrale de la Patrouille des Castors. J'avais lu la plupart des épisodes dans Spirou, et avais quelques brochés bien lus et relus.
J'ai une préférence pour les 3 premiers Jacques le Gall, mais les Castors, surtout les premiers, offrent ce charme suranné qui a le don de m'immerger dans cette époque au parfum d'enfance.
Les dossiers de l'intégrale sont très riches, mais, de mémoire, les histoires des derniers volumes ne sont vraiment pas terribles. il me semble que Charlier n'en était plus le scénariste. Et j'aime beaucoup moins le dessin de MiTacq à la fin de sa carrière. Je préfère de beaucoup son lavis des premiers Le Gall, ou le trait rigide des premiers Castors.

617. Quentin - 01/08/21 08:22 - (en réponse à : froggy)
Le signe indien a surtout comme particularité de n'avoir rien à voir avec aucun signe indien nulle part. Preuve, s'il en est, que Charlier ne savait pas (ou plus) ce qu'il faisait, qu'il navigait à la petite semaine, voire en pilote automatique, sans aucune vision d'ensemble. Genre: il trouve un titre mystérieux qui sonne bien, se dit qu'il se débrouillera bien pour broder autour, l'oublie en chemin et parle de tout sauf de ca, puis se rappelle du titre à la dernière minute 46 pages plus tard, et place un tatouage de "signe indien" sur le bras du méchant à la toute dernière case. Un véritable foutage de gueule.

616. froggy - 31/07/21 00:27
La Patrouille des Castors, Integrale 3

Je n'avais pas relu les aventures comprises dans ce recueil depuis tres longtemps et bien que ce ne soit pas la serie preferee des amateurs de Charlier, elle n'en reste pas moins indispensable et se doit de faire partie de la bibliotheque de tous ceux qui aiment le scenariste. Meme si ce n'est pas le cas pour celles contenues ici, je considere que la serie a au moins deux des meilleurs scenarios jamais ecrits par lui.

Cet album contient les histoires suivantes, Le traitre sans visage, Le Signe Indien, Les Loups Ecarlates et finalement Menace en Camarque, ce sont toutes des aventures qui ont lieu en France. En effet, il avait ete reproche a Charlier de faire vivre des aventures hors du commun pour des adolescents apres les avoir envoyes en Inde avec Sur la piste de Mowgli et en Afrique avec Le secret des Monts tabou. Retour au bercail donc pour nos scouts ou cette fois au lieu de retrouver l'heritier perdu d'un maharadjah ou une mine d'or, ils vont affronter espions, Le traitre sans visage, Les Loups Ecarlates, une organisation criminelle avec a la cle le carburant miracle qui sauvera la planete, le Signe Indien et finalement des industriels sans aucun scrupules dans Menace en Camarque. Je ne vais pas raconter chaque histoire en detail, je preseume que nombre d'entre vous les ont deja lues et relues, quant aux autres, je ne peux que vous inviter a les decouvrir car c'est formidablement rafraichissant de lire cela.

Il est inutile de dire que ces histoires sont invraisemblables du fait de la nature meme des heros, des adolescents donc. mais cela l'est tout autant pour les autres heros charlieriens qui survivent a tout grace a leurs capacites pulmonaires hors du commun et des miracles qui arrivent a repetition pour les sauver toujours in extremis d'une mort certaine et de repartir a chaque fois de plus belle reprendre leur exploits. A croire qu'entre deux aventures, ils allaient tous se recueillir a Lourdes devant la Grotte de Massabielle afin de beneficier des faveurs de la Sainte Vierge. Je n'y croyais pas du tout a 15 ans quand je decouvrais la serie mais je trouvais cela tres divertissant. Cela l'est toujours.

J'ai ete ravi de me plonger dans ces aventures qui sont d'authentiques madeleines proustiennes en ce qui me concerne car ainsi que je l'ai ecrit plus haut, j'ai trouve rafraichissant de les relire. Avec l'age et le temps, il est certain que mes gouts ont evolue, je suis plus a meme de lire des BD aux themes plus adultes ou qui traitent de sujets qui auraient ete impensables quand j'etais adolescent. C'est bien pour cela que j'ai aime me replonger dans ces histoires ou il n'y aucune arriere-pensees, aucun sous entendus. Ce sont des BD qui ont ete realises a une epoque revolue mais pourtant pas si lointaine que cela, elles sont donc le fruit de leur epoque, on peut en rire mais pas s'en moquer. Elles sont remplies de bonnes intentions, les bons sont recompenses et les mechants punis. Charlier savait y faire pour inventer des histoires abracadabrantesques et pourtant si credibles. Quant a Mitacq, son dessin est tres agreable et certaines scenes sont particulierment reussies, l'orage dans la foret qui ouvre la premiere aventure ou le perilleux sauvetage du jeune gitan par Poulain dans le dernier titre de l'album.

Ce tome de cette integrale contient une histoire que je n'aime pas trop, c'est Le Signe Indien. Le debut nous fait introduire un aviateur, Alain Saintigny, en perdition dans un orage et sauve par les Castors. Chose inhabituelle chez l'ecrivain, il tue le personnage 10 planches plus loin dans un accident d'avion sous les yeux effares des adolescents. J'ai toujours ete tres choque par cette scene tres violente car l'ecrivain avait pris son temps pour nous decrire l'homme de la maniere la plus sympathique dans les premieres pages. D'une maniere generale, quand Charlier tue un personnage sympathique, il a commis une faute tellement enorme, trahison ou lachete, que sa redemtpion ne peut arriver qu'avec la mort; St Helier dans Pour l'honneur des cocardes, Tanguy et Laverdure, Rygman-San dans Avions sans pilotes et Charlie Lester dans Un prototype a disparu, tous les deux dans Buck Danny. Avec ce Saintigny, un des rares personnages sympathiques dont Charlier a developpe le personnage et qu'il tuera sans remords est Crowe, le metis vu dans le premier cycle des aventures de Blueberry. Plus de 30 ans apres ma premiere lecture de cette aventure des Castors, je trouve cette mort toujours aussi choquante, un veritable traumatisme de lecture d'adolescence. Le dossier introductif de ce tome explique que Charlier avait ete bouleverse par la mort d'un de ses amis pilote, Leon Biancotto. Il voulait ainsi montrer que la mort peut survenir a tout instant. Comme d'habitude avec lui, Charlier recyclait tout ce qu'il pouvait afin de mieux servir ses intrigues.

Ce dossier introductif signe Gilles Ratier, un autre grand specialiste de Charlier avec Jean-Yves Brouard, est tres bien et tres complet avec de nombreux documents inedits; diverses correspondances; materiel publie dans Spirou mais jamais repris en album et projets et ebauches de couvertures des albums par Mitacq. Sur cette question, on apprend que la serie a ete egalement ete victime de la censure comme cela etait arrive souvent avec Buck Danny. Il y a la censure interne a Dupuis, le projet de couverture du Traitre sans visage a ete refuse au motif qu'elle est horrifiante. Et celle externe pour Spirou et Fantasio dans la poursuite au grand magasin dans La corne de rhinoceros, des armes dessines par Mitacq ont ete effaces des planches. Autres temps, autres moeurs.

Le bonus final consiste en la reproduction d'un mini-recit de Mitacq ecrit par Yvan Delporte, La patrouille des Zoms. C'est mignon, sympa et sans pretention aucune.

Note finale, 4/5. Ce n'est pas une BD prise de tete et c'est de l'aventure a foison qu'il faut prendre strictement au premier degre ecrite par le meilleur scenariste de BD specialiste du genre et tres bien dessinee. C'est une lecture ideale pour l'ete aussi bien pour la sieste que pour une chaude soiree bercee par les crillons.

615. froggy - 29/07/21 23:00
Hyppolite & Zabus, Incroyable!

C'est sa selection pour le meilleur album d'Angouleme 2021 qui a remis cet album dans mon petit radar. L'histoire me plaisait bien ainsi que le dessin, j'ai achete des albums pour de moins bonnes raisons que ca.

Jean-Loup est un petit garcon age de 11 ans vivant en Belgique. C'est un garcon curieux et comme il est dit dans la presentation du personnage, il est curieux de tout mais il est egalement bizarre. En effet, il tient des fiches toutes numerotees sur tous les sujets possibles et imaginables, cela va de la tectonique des plaques a la reproduction des gnous en Siberie, c'est vous dire. Mais Jean-Loup a surtout atteint de nombreux TOC, de troubles obsessionnels de comportement, il a ainsi regle sa vie afin de se proteger. Son ami imaginaire n'est rien d'autre que le roi des belges. En effet, ses parents sont singiulierement absents de sa vie, il parle a sa mere dont l'urne funeraire se trouve dans sur une commode de sa chambre. Quant a son pere, il est tellement occupe par son travail qu'il en neglige son fils. Heureusement pour le gamin, il y a son oncle, le frere de sa mere qui parfois le prend en charge. La vie de Jean-Loup aurait ete terne et morose si un evenement absolument minuscule tellement il est insignifiant ne va la bouleverser de fond en comble. C'est ce que raconte l'album.

Pour etre certain de ce que j'allais faire, pour autant qu'on puisse l'etre avant d'acheter un album, j'en avais feuillete les premieres pages sur le site de Dargaud et j'avais suffisamment apprecie pour que je procede a l'acte d'achat. J'ai beaucoup aime le debut de cette histoire, le garcon est tres attachant avec ses handicaps, on est empathie avec lui. Le scenario est raconte a la maniere d'un conte de fees, les premiers mots auraient tres bien pu etre; il etait une fois un petit garcon etc. L'histoire avance pas a pas, assez lentement, a son rythme avec des temps d'arret ou Jean-Loup doit faire face a des obstacles qu'il estime insurmontables tel retourner pour la premiere fois dans la chambre de sa mere depuis qu'elle est partie. Malheureusement, mon interet s'est attenue alors que l'histoire avancait a cause de trop de divergences qui ne font pas avancer le recit. En effet, les auteurs ont en meme temps mis en images les pensees nees de l'imagination fertile de l'enfant et le recit proprement dit. Et a un moment, il y a tellement de recits accessoires ou qui sont un peu trop longs que mon interet s'est amoindri. Et puis, il y a la fin qui change la perspective de toute cette histoire qui se resume en definitive a la reponse d'un enfant a un evenement tragique et traumatique qui n'est pas forcement de lui auquel on s'attendait.

J'ai bien aime le dessin qui est faussement naif. On lui trouve un air de Sempe, pas tant que cela a mon avis, le seul air de ressemblance serait dans les hachures et des petits personnages perdus au mileu d'un decor surcharge par des livres telles l'illustration de la couverture et quelques cases faisant toute la page disseminees ici et la au long de l'album. Les personnages ne sont pas du tout "sempeiens", Jean-Loup n'est pas du tout le petit Nicolas. Il y a des scenes que j'ai beaucoup aimees ou par exemple, l'enfant est dessine tout petit afin d'exprimer son etat d'esprit. J'ai aussi aime la maniere dont ont ete dessine d'autres scenes telle que celle ou l'enfant doit prendre le couloir pour acceder a la chambre maternelle. Le dessinateur s'en est tres sorti pour exprimer en dessins le desarroi du petit garcon et la difficulte si ce n'est l'impossibilite d'y arriver. Au cinema, cela aurait ete montre par le fameux effet de distorsion de l'image invente par Hitchcock pour Sueurs froides afin de montrer le couloir qui s'etend infiniment dans l'espace. A l'oppose, je n'ai pas du tout aime la metaphore ou Jean-Loup se voit en un gigantesque etron humain survole par des mouches afin de montrer a quel point il est embarrasse en public. Bien que ce soit juste, j'ai trouve cette metaphore deplacee et inappopriee pour cet album, elle est tres si ce n'est trop forte pour qu'un enfant se voit comme cela.

J'ai egalement apprecie les couleurs de l'album qui sont a dominates bleues grises pour la vie quotidienne et qui se parent de couleurs plus gaies quand l'oncle arrive ou quand Jean-Loup sort de sa routine quotidienne.

Note finale, 3/5. L'album est bon mais il ne m'a pas autant plu que ce que j'en avais espere en lisant les premieres pages, la fin est convenue comparee a un recit qui laissait augurer plus d'originalite.

614. froggy - 27/07/21 00:24
Aymond & Christin, Est-Ouest

Apres l'avoir lu, je dirais que cela devrait plutot s'appeler Ouest-Est mais c'est plus difficile a prononcer dans ce sens la et cela sonne mieux a l'oreille aussi.

Cet album est l'autobiographie partielle de Pierre Christin, le scenariste entre autres de Valerian et des premieres BD d'Enki Bilal, les legendes d'aujourd'hui. N'importe quelle bibliotheque de BD se doit d'avoir au moins un album ecrit par lui, si ce n'est plusieurs, a mon avis, il a ecrit au moins un chef d'oeuvre Les Phalanges de l'Ordre Noir qui a ete une revelation en ce qui me concerne quand je l'ai lu a sa sortie en 1979.

L'auteur n'a pas choisi un ordre strictement chronologique pour raconter sa vie, il commence par son voyage aux USA ou il y est professeur a l'universite de Salt Lake City en Utah, la capitale mormonne de l'etat mormon. Il y arrive en 1965 et malgre l'austerite et la rigueur des lois et des habitants de cet etat, ce qui avait ete evoque tres succinctement et encore plus rapidement par Jean Graton dans le Michel Vaillant, Mach 1 pour Steve Warson, il est seduit par l'immensite des paysages, et la decouverte de visu de Monument Valley ou on s'attend a tout moment a voir John Wayne ou Henry Fonda galoper sur leur cheval. J'avais ressenti la meme chose quand j'y suis alle a mon tour. Ces paysages sont extraordinaires en soi, mais ils sont devenus legendaires par la magie du cinema et la grace des films de John Ford. C'est la ou il fait la rencontre de Jean-Claude Mezieres avec lequel il creera Valerian. Mezieres voudrait plutot etre un veritable cow-boy, il travaille d'ailleurs dans un ranch. Etant dans le pays, il en profite pour y voyager, de la Californie a l'ouest a New York a l'est. Il decouvre pele mele des jazzmen qui lui sont inconnus car leurs disques n'ont pas encore traverse l'Atlantique, la condition des noirs, il est dans le pays alors que le Mouvement des Droits Civiques y est en plein effervescence avec le Dr Martin Luther King a sa tete, et puis le mode de vie des americains si differents de celui en France alors, l'air conditionne omnipresent, des sodas partout, la vie a credit etc. Amerique; terre de contraste dit le cliche. Quand on arrive du Paris de l'immediat apres-guerre, il est certain que le contraste est saisissant.

La deuxieme partie consiste justement en l'enfance et l'adolescence de l'auteur dans la capitale. Cela permet de faire le lien avec la suite de la carriere en France ou il revient en 1967. Il s'installe a Bordeaux ou il enseigne a la faculte. En meme temps, il devient scenariste a temps partiel pour Pilote, Rene Goscinny et Jean-Michel Charlier, alors a la tete du journal, l'ont engage ainsi que son ami Jean-Claude Mezieres. C'est avec lui qu'il sillonnera l'est europeen qui faisait alors partie du bloc sovietique. On le sait et il ne s'en est jamais cache, Pierre Christin etait politiquement a gauche. Nous dirons que tel le voyage d'Andre Gide en URSS en 1936, son sejour a l'est lui aura dessille un peu les yeux. De son sejour derriere le Rideau de Fer, il en fera une de ses meilleures, Partie de chasse, toujours avec Bilal.

Le dessinateur que Christin a choisi pour illustrer sa vie est Philippe Aymond qui n'est pas un inconnu pour lui puisqu'il faisait partie de l'equipe de dessinateurs qui officiait pour feue la serie Canal Choc au debut des annees 90. Depuis, Aymond a dessine ApocalypseMania et surtout Lady S. avec Jean Van Hamme au scenario. Dernierement, il a repris Bruno Brazil pour Le Lombard. C'est donc un dessinateur realiste qui fait tres bien son boulot, je dirais meme plus, je le trouve meilleur ici que sur Brazil. Ses decors sont impeccables et il dessine tres bien les voitures, ce qui m'impressionne toujours autant, surtout pour celles que je voyais circuler au temps ou j'etais petit, la Renault 10, l'automobile utilisee pour le voyage dans l'est, est criante de verite. Ses personnages sont bien rendus, on reconnait parfaitement Charlier et Goscinny, et Christin bien sur. Cependant, il y a une case durant le voyage dans l'est ou il l'a fait tres fortement ressembler Mezieres a Michel Platini, l'ancieur joueur de football vedette francais des annees 70. Le decoupage et la mise en page sont impeccables. Comme d'habitude, je conclus cela en ecrivant que c'est du bon travail.

Note finale, 3,5/5. C'est une agreable seance de rattrapage que je me suis offert avec cet album sorti en 2018 qui m'a fait replonger dans les annees 60 et 70 et aussi sur la fascination qu'ont pu exercer les USA sur les baby boomers francais meme si ils etaient d'une opinion politique differente.

613. froggy - 26/07/21 00:15 - (en réponse à : Quentin)
Merci pour la recommandation du dernier Denis, j'ai bien fait de ne pas le prendre. Et l'Hislaire ne me dit rien du tout.

612. froggy - 26/07/21 00:14 - (en réponse à : Jerome)
Sur Facebook, il y a un groupe de fans et admirateurs des films d'Hitchcock, Sueurs froides y est largement le film le plus traite et nombreux sont ceux qui detestent le film et le trouvent mauvais. Cela donne lieu a quelques discussions animees aux limites de l'amabilite mais toujours sans insultes, enfin jusqu'a present. Certaines interventions sont vraiment tres interessantes et tres instructives, elles revelent certains details ou aspects du film sur lesquels je ne m'etais pas attarde.

C'est incroyable ce que ce film recele en lui. Chacun reagit differemment en le voyant et en le revoyant.

611. Mr Degryse - 25/07/21 19:32
Je ne connais personne qui considère Vertigo comme un navet. Ni même un mauvais film.

610. Quentin - 25/07/21 18:45
Mademoiselle Baudelaire, d’Yslaire, chez Aire Libre. Biographie de Baudelaire, racontée par Jeanne, sa maîtresse et muse mulâtre, avec qui il entretint une longue relation passionnée et tumultueuse. Biographie romancée, donc, puisqu’on ne sait quasi rien de cette Jeanne qui a partagé la vie de Baudelaire. Yslaire poursuit son tableau du 19e siècle, en se focalisant cette fois sur le milieu des poètes et des peintres, avec un petit détour par la Réunion (l’île Bourbon).

C’est bien documenté et la narration est bien construite, avec un recours judicieux aux poèmes de Baudelaire. Très influencé par les fleurs du mal, Yslaire a dessiné beaucoup de sexe, de manière très explicite et sulfureuse. C’est plutôt inattendu dans la collection Aire Libre. Le dessin est par moment très beau et inspiré, surtout dans les moments passionés et allégoriques, et par moment juste esquissé. Ce mélange est malheureux et souffre d’un manque d’homogénéité. Ce qui m’a le plus dérangé, ce sont les nombreux montages et effets Photoshop, que ce soit les retouches de vieilles photos d’époque floutées et regribouillées, les reproductions de tableaux du Louvre ne respectant pas les perspectives, les effets de flous artificiels qui donnent mal aux yeux quand on les regarde, et jusqu’au pages dont le fond est une imitation de papier à gros grain, qui est du plus vilain effet, sans parler de l’horrible traitement des couleurs. L’album est donc une bonne histoire, bien racontée, mais avec dessins et maquette bricolés, comme si Yslaire ne maîtrisait pas bien son outil. Il avait déjà essayé ce genre de technique avec le XXe ciel, sans grand succès, mais ici c’est bien pire.

Reliefs de l’Ancien Monde, de JC Denis, chez Futuropolis. Recueil d’histoires courtes publiées principalement dans les années 1990 et au début des années 2000. J’avais arrêté d’acheter les albums de Denis, tellement les derniers étaient décevants, mais vu la période, qui correspond à ce que je préfère chez lui (Bonbon piment, l’ombre au tableau, quelques mois à l’Amélie, etc.), j'ai quand même craqué et j'ai acheté l'album, dans l'espoir de trouver de bonnes choses. Las, à part une bonne histoire en 5 planches, tout est à jeter.

609. froggy - 23/07/21 05:51
Je trouve interessant de voir vos reactions au sujet de La Marque Jaune. Peu importe l'age ou vous l'avez lu pour la premiere fois, vous y avez ete receptif ou pas. C'est comme pour Sueurs froides d'Alfred Hitchcock, certains le considerent comme etre tres mauvais et un des pires du metteur en scene, pour ainsi dire un navet; d'autres ne font que bien aimer, et enfin, il y a ceux qui le portent aux nues, j'en fais partie, et le considerent comme un chef d'oeuvre, son meilleur film assurement, et le meilleur film du cinema tout simplement.

De mon cote, je l'ai lu au moins une bonne douzaine de fois, si ce n'est plus, et meme si je n'eprouve plus le meme entrain que la premiere fois, je ressens toujours enormement de plaisir a le lire. Je ne le trouve pas poussiereux du tout car comme l'a si bien ecrit Philippe, j'en adore son aspect operatique. Et le scenario est formidablement bien rythme avec ses moments forts et ceux plus lents. C'est bien pour ca que je l'ai inscrit dans ma liste de mes 3 albums preferes.

608. LienRag - 22/07/21 22:39
J'avais absolument adoré la Marque Jaune quand je l'avais lu ado, mais c'est vrai que j'ai retenté il y a quelques années et que l'effet était quand même nettement moins puissant...

607. pm - 22/07/21 14:45
Personnellement je n’ai lu Blake et Mortimer qu’adulte, la marque jaune en 95 ( j’ai un truc pour m’en souvenir ), à 38 ans, et les autres à la suite, donc pas dans l’ordre. Et malgré le coté théâtral ça m’a beaucoup plu, sauf les deux que cite Hervé et que je n’ai lu qu’une fois. J’aime beaucoup le dessin de Jacobs et lire les albums dans leur édition originale est un grand plaisir, l’impression et les couleurs sont magnifiques, le papier est très beau, la maquette de la couverture également. Ces albums étaient imprimés en héliogravure, le trait est très précis. J’ai de nombreuses éditions pour chaque album mais les eo sont incomparables en qualité, jusqu’à l’affaire du collier.
Je suis tombé il y a peu sur un lot des cahiers de la bd première époque ( Schtroumpf ) et il y a une interview de Jacobs où il apparait qu’il était parfaitement conscient des redondances texte/image et du côté théâtral qu’on lui reprochait déjà, à vrai dire c’était l’effet recherché en lien avec ces années de chanteur d’opéra.

606. Danyel - 22/07/21 12:40
Et puis aussi Olrik qui n'en finit pas de revenir.

605. Danyel - 22/07/21 12:38
Je ne me souviens plus quand j'ai fait ma première tentative. Probablement jeune adulte. La toute dernière date du premier confinement pendant lequel Dargaud avait mis en ligne l'album.
Ben pareil.

Pour moi, B&M est vraiment un truc poussiéreux et qui devait l'être déjà à l'époque de sa publication. Les premiers Tintin étaient cent fois plus modernes !
La narration est pesante, redondante avec l'image, le style des dialogues et des récitatifs désuet, les personnages figés dans des poses théâtrales, les couleurs moches, l'encrage lourdingue, la typo en cap et bdc ital indigeste avec des justifs trop longues.
J'ai essayé d'autres albums avec pas plus d'envie de poursuivre la lecture.
Ces séries n'intéressent plus que les vieux nostalgiques. J'aimerais connaître l'âge moyen du lecteur de B&M. En tout cas les ventes diminuent régulièrement, comme tout le franco-belge d'ailleurs.

Découvrir et aimer des choses sur le tard n'a rien à voir avec l'âge. Par exemple je me suis régalé à lire l'intégrale de Sergent Laterreur ce mois-ci alors que je détestais cette BD quand elle était publiée dans Pilote.

604. herve - 22/07/21 12:31
J'ai découvert les B&M vers mes 15 ans, je crois.
Depuis, je les relis avec plaisir plusieurs fois par an (seuls "l'énigme de l'Atlantide" et "les 3 formules du prof Sato" laissent perplexes)
Je possède l'ensemble de ces albums dans plusieurs éditions différentes, c'est dire si je place Jacobs dans mon panthéon des auteurs de bd

603. Mr Degryse - 22/07/21 11:13
J'ai bien entendu lu les Blake et Mortimer. Pas relu depuis des années car le style verbeux fait que els albums me tombent des mains.

Mais même à l'époque adolescente ou j'vais peu d'albums dont je lisais "les classiques" à la maison, la Marque jaune n'a jamais été mon Blake et Mortimer préféré. Je lui préférais d'autres

602. suzix@bdp - 22/07/21 10:57
Les dessins sont figés chez B&M. Et les bulles interminables. Et c'est pas fun en général et ça fait vieillot, même déjà dans les années 80/90. Et puis les enquêtes policières ne m'ont jamais attirées. Pour moi cela fait bcp trop de points négatifs.



 
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