La politique c'est naze, lisez plutôt des BD, tome 9

Les 1501 commentaires sont triés des plus récents aux plus anciens .

Acces direct aux pages 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31


251. longshot - 05/11/20 11:04 - (en réponse à : suzix)
En même temps on a un président de la république qui allait au Vatican dire que l'instituteur ne pourrait jamais remplacer le pasteur ou le curé, et une députée de la majorité qui brandissait la bible dans l'hémicycle. Tu imagines si un élu musulman en faisait autant…

250. longshot - 05/11/20 10:59
@ heijingling :

Sauf que la notion de racisme systèmique ne me semble pas non plus un outil efficace.

Elle a été assez peu utilisée, en fait, je pense qu'on n'en est qu'au tout début. Je suis convaincu qu'elle va finir par s'imposer — et se diluer à la fois, parce que ce qui va s'imposer c'est l'approche systémique des sciences sociales : la on parle de racisme systémique, mais on pourrait parler de pauvreté systémique, de transports sytémiques, ça peut s'appliquer à tout.

Et pour la parabole des polygones, elle explique bien, d'un point de vue abstrait, sauf que sa conclusion est inapplicable à la société.

Non mais bien sûr, c'est de la vulgarisation sur un mode ludique d'un modèle très simplifié qui date d'il y a 50 ans. Forcément si tu attendais un programme politique tu vas être déçu, mais ça n'a jamais eu cette prétention. C'est une mini-intro au type de raisonnement qu'on peut mettre en œuvre sur ce genre de problème, c'est tout et dans le genre c'est déjà super bien fichu je trouve.

Et en l'occurence, celle de racisme systèmique, par son application systèmatique, a jusqu'à présent donné des résultat contraire à ses espérances.

?? Je me demande sur quoi tu t'appuies pour dire ça. Il me semble que la notion a été trop peu exploitée pour pouvoir tirer le moindre bilan. Elle me paraît très prometteuse, en partie parce que je suis biologiste et que c'est le genre de méthode que j'utilise, et je vois mal comment on pourrait s'en passer, c'est tout ce que je peux dire.

Ben si, exactement comme le communisme a produit de grandes avancées sociales, et en même temps, et parfois par les mêmes acteurs, des chasses aux sorcières et a détruit de nombreuses vies.

Euh oui mais non, là tu parles de deux choses différentes. On peut avoir des avancées sociales d'un côté et une chasse au sorcières de l'autre, mais on ne peut pas avoir en même temps une chasse aux sorcières et être laxiste envers les sorcières. Bref.


@suzix


Pour moi cela rend tous ces gars coupables

Rha mais t'es fatigant à toujours vouloir désigner des coupables ! Le terme est apparu aux États-Unis dans les années 60, il a été repris par des politiques de tous bords, comment veux-tu que ces gens aient eu la moindre idée des débats qu'on aurait en France en 2020 ?

Et puis par quoi le remplacer ? Genre Rattansi que je citais explique dans la suite du bouquin que vu les confusions autour du terme « racisme institutionnel » il pense qu'il vaudrait peut-être mieux abandonner le concept, qu'il aurait fait son temps… Sauf qu'il propose de parler plutôt de « racisation » institutionnelle. Est-ce vraiment plus clair, vu la façon dont ce terme à été reçu en France il y a quelques années…

Enfin le boulot des chercheurs ce n'est pas vraiment de s'en tenir à une description de la société acceptable par la majorité…

Ceci dit pour moi le point important c'est la notion de système, et comme je disais ça peut s'appliquer au racisme comme à bien d'autres questions.

Aux USA il y a quoi 12% de blacks (dont bcp de métis en fait donc pourquoi seraient-ils plus "black" que "white"?, 15% d'hispaniques (donc des blancs!) et 5% d'asiatiques donc ... 70% de "WASP".

Tes chiffres datent un peu — on est autour de 60 % de blancs, sans compter les hispaniques, et ce chiffre est en diminution rapide. D'après les estimations les blancs-non-hispaniques pourraient être minoritaires en 2050.

Après c'est sûr que l'image que donnent les médias est biaisée…

Sur les « métis » la réponse est simple : comme le rappelle pm la race n'a aucune base biologique. C'est une construction sociale, et aux États-Unis, la règle, traditionnellement si j'ose dire, c'est que si tu avais « une goutte de sang noir » tu étais noir. Ce n'est plus officièlement en vigueur, mais le processus de racisation est toujours à l'œuvre, et la plupart de ceux que tu appelles « métis » vont être racisés comme noirs (« racisés », c'est à dire, socialement leur environnement va leur renvoyer cette identité, ils vont être perçus comme noir, et souvent intégrer ça à leur identité).

Les organisations anti-racistes appuyées par des sociologues refusent donc (au moins en Europe) aux blancs de se plaindre de racisme.

Et tu te plains des généralisations…

On surréagit, je trouve.



@pm (240)

Ça ira pour cette fois, mais que je ne t'y reprenne plus ;)

(Non sans rire, comment peux-tu penser que je mettrais Trump et Biden sur le même plan. En total désaccord avec Piet sur ce coup-là, je suis.)

249. suzix@bdp - 05/11/20 10:59 - (en réponse à : quentin)
Je parle de comprendre que de se faire traiter de "sale gaulois" dans la rue ne soit pas considéré comme du racisme (parce que non systémique) alors que "sale b...." c'est raciste parce que faisant partie d'un ensemble plus large où cette personne visée est victime de discrimination dans sa vie quotidienne et donc à moyen et long terme.
Je parle du nombre de fois où si les positions sont inversées cela fait un scandale d'état avec JT, prises de parole des politiques, manif ... exemple avec la soit-disant étudiante et ancienne de l'UNEF qui écrit détester les blancs presqu'autant que ... les juifs peut-être (pas certain) et demande aux blancs d'arrêter de se reproduire ou dit vouloir tous les gazer. Cela n'a pas fait grand bruit. Pourquoi!? J'imagine même pas le truc de dingue avec manif voire émeutes si c'est un mec d'un syndicat étudiant de droite ou extrême-droite qui dit la même chose avec les rebeu ... pourquoi cette différence de traitement?
Même chose, imagine une attaque dans une mosquée avec un imam assassiné ... on ne parlerait alors pas de simple "extrémiste de droite" ou "extrémiste-catholique" mais de racisme et d'islamophobie ...
Ces différences, les français les voient et les acceptent de moins en moins. La parole se libère. On a bien fait de museler les racistes mais il ne faut pas aller trop loin et considérer que tout questionnement sur ces sujets est raciste.
Enfin, dire qu'il y a un racisme systémique, cela me semble inopportun et faux. Il y a un racisme de classe oui. Et aussi des discriminations à l'embauche ou pour trouver un logement. Et encore faudrait voir si c'est vrai (pour le logement ... amha, c'est assez daté). La police a des comportements discriminants et un nombre non négligeable est raciste (% votant FN élév, c'est un signe qd mpême). Mais de là à dire qu'il y a un racisme systémique, c'est pour éviter de dire un racisme généralisé. Et c'est effectivement difficile à prouver ... en attendant des stat' ...

248. Quentin - 05/11/20 10:35 - (en réponse à : Suzix)
je vois pas comment la majorité des français peut comprendre ce principe

Tu avais pourtant l'air d'avoir parfaitement compris avec ton exemple de contrôle routier et de racisme de classe. Mais est-ce que ton expérience et ton intuition suffisent? As-tu des preuves que le système est biaisé? Quand la discrimination vient d'un système qui est officiellement non-discriminatoire, elle est plus difficile à démontrer.

Après, oui, les statistiques pourraient fort bien montrer que certaines catégories sociales ont plus de délinquants que d'autres. Si tu en conclus superficiellement que ces catégories sont juste une collection de salauds qui ne méritent que la taule, ce n'est pas ca qui va redresser le racisme structurel - au contraire. La bonne approche est d'utiliser les statistiques pour identifier les racines du problème (sans doute liées à des problèmes d'exclusion scolaire et sociale, entre autres, et sans doute également à un problème de racisme structurel) et trouver des solutions en profondeurs.

247. suzix@bdp - 05/11/20 10:18
245. Quentin - 05/11/20 09:27 - (en réponse à : Heijingling)
Rien que le fait que les statistiques ethniques soient interdites en France est une situation légale et "systémique" qui fait que peu de gens arrivent à le dénoncer.


Je suis POUR ces stat' en France. Cela confirmera pas mal de choses négatives et en infirmera d'autres. Par exemple sur la représentation dans les média. Je suis persuadé qu'en France les minorités sont surreprésentées dans les médias. Il y aurait 6 millions de maghrébins soit 9% de la population et pareil de noirs en France, DOM/TOM compris. Je suis prêt à parier qu'il y a plus de 20% de journalistes blacks ou rebeu. Même chose dans le cinéma. Quant aux artistes de one-man-show, le % est bien plus élevé. Par contre, on se rendrait aussi compte de l'origine de la délinquance. Peut-être qu'en fait, exactement comme on voit le % de "non-blancs" plus important qu'il n'est, peut-être que c'est pareil pour la délinquance. La France est vaste et il y a des coins où il n'y a pas presque personne issu de l'immigration. Et pourtant l'état y laisse des flics et des gendarmes! Donc ... on verrait aussi clairement la sous-représentation dans les postes politiques et à responsabilité. C'est certain. De toute façon si ces questions continuent à se poser de plus en plus durement, ces stat' vont devenir inévitables. Cela balayera bcp de fantasmes.

246. suzix@bdp - 05/11/20 09:56
Les organisations anti-racistes appuyées par des sociologues refusent donc (au moins en Europe) aux blancs de se plaindre de racisme. Déjà vu que vous discutez de ce qu'est le racisme publications à l'appui, je vois pas comment la majorité des français peut comprendre ce principe. Je ne vais pas épiloguer vous avez déjà placé la barre très haut.
Je rajouterai juste dans le genre "incompréhension populaire" l'impossibilité de pointer du doigt des situations où les populations issues de l'immigration sont majoritaires et cela à leur avantage et donc en défaveur des autres. L'exemple évident c'est l'équipe de France de football. Ce qui est étonnant c'est qu'il n'est même pas autorisé de se poser la question. La réponse est "on fait jouer les meilleurs". Est-ce qu'on dit cela quand on fait remarquer la même chose pour des postes prestigieux où les minorités sont presque absentes? Ah ben on ça serait raciste. Par contre l'inverse c'est autorisé. Bon vous me direz que je compare qq milliers de footballeurs pros avec des millions de français. Exact. Donc maintenant quand Hamilton (le pilote de F1 multi-champion du monde) demande à ce qu'il y ait plus de noirs en F1, j'aimerais du coup l'entendre aussi pour demander qu'il y ait plus de blancs en NBA ... mais non. Pareil ça doit pas être autorisé comme réflexion. "On fait jouer les meilleurs". Je suis d'accord. Mais cela n'empêche pas de se poser des questions par exemple pour le foot en France sur le type de sélection des jeunes. Laurent avait évoqué cela et il s'était fait descendre en flamme et pourtant il avait en grande partie raison. Au moment où l'on sélectionne les jeunes vers les filaires pro (vers 14/15 ans), en France, contrairement à l'Espagne qui a pourtant dominé le monde du ballon rond de 2008 à 2012 avec 3 titres majeurs d'affilée, on choisit du costaud qu'on fera progresser techniquement. D'ailleurs le championnat de France est connu pour être athlétique. Laurent Blanc avait donc émis l'hypothèse que la filaire française devrait peut-être se repenser en choisissant aussi des joueurs techniques. L'exemple type c'est Griezmann dont aucun club français n'a voulu. Concernant la prédominance des blacks en EdF comme en NBA, le principal élément c'est la sociologie des gamins qui pratiquent ce sport. C'est cela qui joue à la base. En France c'est accentué par le fait que le niveau des grande villes notamment de l'IdF (qui fournit 1/3 des footballeurs pro français) ont un niveau bien plus élevé que les petites villes ou la campagne. Et l'immigration se concentre là où il y a du boulot donc dans les grandes villes. En fait cela explique déjà pourquoi on a cette différence de nombre. Mais du coup il devrait aussi y avoir bcp de rebeu en EdF mais en fait pas tellement ... donc il y a bien un élément physiologique. Mais parler de cela c'est aussi vu comme raciste, les noirs se plaignant qu'on les ramène toujours à leur physique. Moi j'en sais rien. Je constate juste. Ce que je veux souligner c'est cette impossibilité de parler de ces sujets. C'est circulez y'a rien à voir. A nouveau ici, l'anti-racisme balaye les préoccupations de la majorité silencieuse ... les organisations anti-racistes font donc de la ségrégation d'opinion.

245. Quentin - 05/11/20 09:27 - (en réponse à : Heijingling)
Le fait est que lorsqu'on constate une situation raciste, il faut la dénoncer. Le problème est que la plupart des gens sont paresseux, ont la trouille, ou préfèrent ne pas se méler des affaires des autres.

Tu montres bien avec ce genre de commentaire que tu ne comprends pas ce qu'est le racisme systémique. Ce n'est pas juste une collection d'actes racistes isolés et condamnables. C'est une situation de discrimination généralisée et intégrée dans un système qui, en apparence et dans ses intentions, n'a rien de raciste. Il est très difficile de dénoncer un racisme systémique parce que déjà, ce genre de racisme est très difficile à démontrer - et ca n'a rien à voir avec la paresse ou la trouille. Rien que le fait que les statistiques ethniques soient interdites en France est une situation légale et "systémique" qui fait que peu de gens arrivent à le dénoncer. Quand quelqu'un "prend son courage à deux mains" et "arrête d'être paresseux" pour le dénoncer, on lui rentre dedans en demandant des preuves qu'il lui est difficile de fournir à cause du système, justement.

Par ailleurs, la législation ne suffit généralement pas pour en venir à bout. Il suffit de voir les inégalités salariales hommes-femmes. Ca fait 20 ans qu'on s'y attaque avec de nouvelles lois, mais les différences perdurent toujours. Et pourtant dans ce cas-ci, les statistiques sont permises et il est facile de démontrer la discrimination systémique, même s'il est très difficile de démontrer et de dénoncer les discriminations au cas par cas. C'est le système qu'il faut changer, mais ca c'est autrement plus difficile que de rédiger une nouvelle loi.

244. heijingling - 05/11/20 01:12
longshot: " je trouve ça très bien et tout à fait normal que des étrangers s'intéressent à la vie politique du pays où il vivent, y compris de manière critique."

Tout à fait. Et droit de vote aux élections locales (communales, etc.) pour les étrangers résidant depuis suffisament longtemps dans un pays. Pour autant que le droit de vote y existe, bien sûr.
La Chine est officiellement une démocratie, mais ils n'en ont pas la même définition que moi.

Et quand la Chine aura remplacé les ÉUA comme gendarmes du monde (sauf accident, comme une guerre, ce n'est qu'une question de temps), cela ne posera aucun problème à tous ceux qui préfèrent la sécurité à la liberté et accepteront de vivre dans une gigantesque prison, surveillés et controlés en permanence, physiquement comme dans la pensée.

243. heijingling - 05/11/20 00:47 - (en réponse à : longshot)
Merci pour l'explication sur la notion de racisme systèmique. Mais je ne suis toujours pas convaincu.
Comme tu le rappelles, toute observation à but opératoire qui semble neutre est en fait toujours une construction, comme la notion d'espèce en effet. Et tu sais donc que toute construction est utilisée tant qu'elle est utile, si elle perd son utilité, on change de paradigme.
Enfin, ça, c'est dans un monde idéal, même en sciences dures, des notions qui ne sont plus vraiment opérantes continuent à être utilisées, alors, en sciences humaines, n'en parlons pas. Et pis, je dirais qu'en politique la majorité des acteurs utilisent principalement des outils de pensée qui ne sont plus adaptés.
Sauf que la notion de racisme systèmique ne me semble pas non plus un outil efficace. De la façon dont elle est utilisée par les militants antiracistes, elle éveille certes quelques consciences, mais elle braque surtout une grande part de la population qui n'est pas vraiment raciste sans être militante antiraciste. Effet de balancier.

Et pour la parabole des polygones, elle explique bien, d'un point de vue abstrait, sauf que sa conclusion est inapplicable à la société. "Tout ce qu’il faut, c'est un changement dans la perception de ce qui constitue un environnement épanouissant."Autrement dit, il faut que tout le monde devienne gentil et tolérant, et le monde ira mieux :)

Et pour l'utilité de la notion de racisme systèmique. longshot: "C'est finalement une approche assez classique d'un point de vue judiciaire je pense, viser les chefs, les organisateurs, les responsables, plutôt que les exécutants qui parfois n'ont même pas conscience de ce qu'il font."

Le fait est que lorsqu'on constate une situation raciste, il faut la dénoncer. Le problème est que la plupart des gens sont paresseux, ont la trouille, ou préfèrent ne pas se méler des affaires des autres. Le fait de parler du racisme dans les médias peut conduire à pousser plus de gens à dénoncer de telles situations, ensuite, à la justice de faire son boulot, et si la justice est gangrenée, la dénoncer aussi. Mais c'est comme pour me too, ou Edward Snowden, il faut un envirinnement médiatique, pas besoin d'une théorie derrière. Et en l'occurence, celle de racisme systèmique, par son application systèmatique, a jusqu'à présent donné des résultat contraire à ses espérances.

"Ça me paraît assez contradictoire que la même approche systémique puisse conduire d'un côté à l'impossibilité d'identifier les actes racistes et d'en blâmer leurs auteurs, et de l'autre, à l'impossibilité d'ignorer les actes sexistes et à faire de chacun un coupable. C'est l'un ou l'autre, ou ni l'un ni l'autre, mais je vois mal comment ça pourrait être les deux."

Ben si, exactement comme le communisme a produit de grandes avancées sociales, et en même temps, et parfois par les mêmes acteurs, des chasses aux sorcières et a détruit de nombreuses vies.

242. pm - 05/11/20 00:37
Obama aurait d’ailleurs dû l’être davantage en Syrie.

241. pm - 05/11/20 00:36
Pas sûr que Biden soit plus interventionniste qu’Obama, qui ne l’était pas du tout.

240. pm - 05/11/20 00:35
Me suis gouré c’était Piet Lastar, j’ai confondu avec longshot. Sorry.

239. pm - 05/11/20 00:34
Trump est un néo-fasciste, Biden un homme de droite modérée ( de gauche modérée pour les USA ), ça me semble hallucinant mais pas très étonnant que des gens d’extrême gauche ne voient pas la différence fondamentale et considèrent que c’est la même chose. Comme Mélenchon quand il dit que Macron c’est pareil que lepen voir pire. C’est un classique qui a commencé en Allemagne sous la république de Weimar où les communistes n’ont jamais voulu se compromettre avec les sociaux-démocrates ( qui étaient bien p’us à gauche que Macron ), qui a amené qui vous savez.

Sinon, heureusement que les USA sont intervenus pour mettre fin à la guerre dans l’ex Yougoslavie car ni l’Onu ni les européens n’en étaient capables et le gouvernement fasciste et raciste de Milisevic faisaient vraiment des dégâts. La politique étrangère américaine n’est pas toujours bien futée mais là c’était le mauvais exemple.

238. suzix@bdp - 05/11/20 00:08
Clinton a pourtant tiré qq balles traçantes !

237. Quentin - 04/11/20 23:27
1)Durant son (premier ?) mandat, Trump n'a pas déclenché de guerre au contraire de tous ses prédécesseurs.

Obama et Clinton n'ont pas déclenché de guerre non plus.

236. suzix@bdp - 04/11/20 20:16
Ce n'est pas en laissant dégénérer une situation qu'on l'a gère bien tant qu'elle ne t'a pas pété à la gueule.
Si les USA ne sortent pas de leur isolationnisme en 1941 après l'attaque de Pearl Harbor (... je me demande encore pourquoi les japonais ont fait ça!?), l'Europe serait peut-être encore nazie ou communiste. Vu les bienfaits de ces 2 idéologies je préfère encore la démocratie américaine avec tous ses défauts.

235. Piet Lastar - 04/11/20 19:45
"Trump est tres dangereux et il est enrageant de voir 70 millions de votants decider en partie du destin d'une partie du reste de la planete."

1)Durant son (premier ?) mandat, Trump n'a pas déclenché de guerre au contraire de tous ses prédécesseurs.
2)Biden risque d'être beaucoup plus interventionniste.

Qui est le plus dangereux ?

234. froggy - 04/11/20 19:41 - (en réponse à : Piet)
Au grand jeu des ideologies au nom desquelles furent commis des exactions, barbaries monstrueuses et massacre en tout genre, je n'en connais aucune qui puisse se prevaloir de ne pas etre responsable qu'elles aient eu lieu sous leur drapeau et depuis tres longtemps. On peut meme citer la Terreur au temps de la Revolution Francaise. Que ce soit les americains ou les communistes, c;est du pareil au meme, il n'y en a pas un piur racheter l'autre.

Et les victimes d'hier qui devienent les bourreaux de demain, je te cite par exemple, les francais victimes des tortures sous le joug nazi, les memes 10 ans plus tard la pratiquant allegement en Algerie.

Mais on s'eloigne du debat, non. Trump est tres dangereux et il est enrageant de voir 70 millions de votants decider en partie du destin d'une partie du reste de la planete.

233. Piet Lastar - 04/11/20 19:03 - (en réponse à : acacia)
Puisqu'on te dit que les Etats-Unis (sauf Trump, lui, il est très méchant) ce sont les gentils. Ils ont été très gentils au Japon, au Vietnam, en Irak, en Afghanistan, à Grenade,à Panama, à Belgrade, ...
Tu ne regardes pas les films ? Ils apportent la paix et le bonheur.

232. n'casciata - 04/11/20 18:55
Le Pakistan et la Turquie sont des alliés anciens des E. U. Après, je les rend pas responsables de tout, mais ils soutiennent l'Arabie saoudite qui depuis 1969 a décidé d'utiliser sa vision de l'islam pour gagner de l'influence dans le monde musulman (on fait pareil sans vouloir ouvrir les yeux) et ont sciemment joué la carte de l'islam en Afghanistan en parachutant missiles et corans pour la résistance des moudjahidines face à L'URSS. Et je suis assez vieux pour me rappeler le délire des médias et des "intellectuels" occidentaux dont les français par exemple autour de cette résistance sans jamais se poser de questions sur ce qu'ils prônaient une fois arrivés au pouvoir. Même remarque pour l'ayatollah Khomeini qui était encensé par Sartre ou Foucault. Je ne crois pas que parmi les grands États, il y ait des "bons" ou des "méchants". Chacun a ses raisons

231. froggy - 04/11/20 17:20
229. Piet Lastar - 04/11/20 17:08 - (en réponse à : froggy)
Je suis navré pour toi qui y vis mais c'est probablement une bonne chose pour le reste du monde.


Je te remercie de ta prevenance a mon egard. Mais je ne suis pas certain des bonnes intentions de la Chine vis-a-vis du reste du monde. Je pense que ce sera ce pays qui va dominer la scene mondiale au XXIe siecle.

Il faur demander a Heijingling qui les connait mieux que nous.

230. suzix@bdp - 04/11/20 17:13
222. longshot - 04/11/20 15:50

@suzix : un des soucis je pense c'est qu'on mélange ces notions telles qu'elles ont pu être développées par des universitaires et telles qu'elles ont été digérées par des militants. La notion de racisme systémique est née aux États-Unis et elle a été très peu développée en France, où elle a surtout été introduite par des mouvements… parfois un peu extrêmes.

[...]On n'a pas décidé comme ça de changer de définition, de remplacer l'une par l'autre, mais en recherche c'est courant d'utiliser en parallèle plusieurs notions voisines — en l'occurence il s'agissait moins de dire que les insultes n'étaient pas équivalentes à des discriminations, encore moins qu'elles étaient moins graves, mais plutôt d'expliquer comment de petites causes qui ne relevaient pas franchement du racisme idéologique pouvaient aboutir à des effets « racistes » à grande échelle — par exemples comment des inégalités héritées du passé pouvent contribuer à maintenir des inégalités dans
le présent. La question du choix du mot ne se posait pas vraiment, mais je suis d'accord qu'elle aurait dû être posée — les chercheurs se posent trop peu la question de la façon dont leurs travaux peuvent être reçus, ou non, par le grand public…


Comme quoi sans avoir lu autant de bouquin que vous mais juste des brides par-ci par-là, je ne suis pas si loin du binz. Si moi je me rends compte qu'il y a un truc qui ne va pas, j'imagine que les sociologues et militants doivent aussi s'en rendre compte. Pour moi cela rend tous ces gars coupables de la méthode conduisant à la mésentente sur le "racisme" dont seuls certains semblent avoir le droit de se plaindre. C'est débile. Il faut écouter les gens. Il faut écouter les "blancs" qui, peut-être à tort, se font des films. Exactement comme on en vient à "débattre" à l'école avec des fils et filles de musulmans parfois à la limite de l'intégriste. Balayer de la main le ressenti des blancs en les prenant pour des racistes et/ou des bas-de-front, c'est la même que de dire à des gosses qui ont de la merde dans la tête qu'ils n'ont rien compris. Bon d'accord d'un côté il y a des enfants en contruction et de l'autre des adultes ... ouaip mais certains votent. Et parfois mal, exemple aux USA ... un gars interviewé hier aux USA explique pourquoi il vote Trump : parce qu'il en a marre de faire partie de la majorité silencieuse qui trime et ne demande jamais rien. Aux USA il y a quoi 12% de blacks (dont bcp de métis en fait donc pourquoi seraient-ils plus "black" que "white"?, 15% d'hispaniques (donc des blancs!) et 5% d'asiatiques donc ... 70% de "WASP". Quand on regarde les news depuis la France, ce n'est pas l'impression qu'on en a. Même chose en France. Il y 6 millions de personnes issues de l'immigration d'Afrique du nord soit "seulement 10%" et pas tous ,loin de là, musulmans pratiquants. Et pourtant putain qu'est-ce qu'on en parle ... il faut écouter la majorité silencieuse sinon un jour elle te sort un Trump des fagots.

229. Piet Lastar - 04/11/20 17:08 - (en réponse à : froggy)
Je suis navré pour toi qui y vis mais c'est probablement une bonne chose pour le reste du monde.

228. froggy - 04/11/20 17:05
Je ne suis pas le meilleur analyste de la politique americaine mais cette election montre clairement que le grand perdant de ce scrutin est le pays tout entier.

Nous assistons en direct au declin de l'empire americain. Bientot mais quand? les invasions barbares.

Une partie des electeurs a rejete Trump, c'est sur, mais ils ne veulent pas vraiment de Biden non plus. Cela promet pour l'avenir.

227. Piet Lastar - 04/11/20 16:58
Sinon, c'est très KKK.

226. suzix@bdp - 04/11/20 16:56
à écrire des conneries ... "penser" pas "pendez" (;o)

225. suzix@bdp - 04/11/20 16:56 - (en réponse à : Acacia)
Pendez que les pays du moyen-orient et d'autres dans leur sillage ont viré dans le religieux à cause de l'intrusion américaine c'est oublié tous les autres pays musulmans qui eux aussi dérivent gravement, Turquie, Pakistan, Bangladesh ... l'erreur est d'avoir viré les dictateurs. En Algérie, sans le régime militaire, on avait une guerre de religion en France dans les années 90.

224. n'casciata - 04/11/20 16:12
Les E.U. ont surtout défendu leurs intérêts au même titre que l'URSS ou la France, etc. Après-guerre, leur intérêt est d'organiser le commerce mondial afin d'éviter une crise de surproduction d'où le plan Marshall qui permet aux États européens d'obtenir des prêts bancaires américains afin d'acheter de la marchandise américaine. il est vrai que le plan a permis à l'Europe de l'ouest de se relever plus vite et de contenir la menace d'un vote communiste en France et en Italie. Après, ils ont soutenu, organisé ou financé de très nombreux coup d’État partout dans le monde dès que leurs intérêts le commandaient (d'ailleurs, ils en envisageaient un très sérieusement en Italie si c'était le PCI qui remportaient les élections en 1947). Et la politique qu'ils ont mené au Moyen orient depuis 50 ans est une véritable catastrophe dont nous payons le prix aujourd'hui.

223. longshot - 04/11/20 15:52 - (en réponse à : suzix)
À propos de l'élection : un des soucis apparemment c'est que les vote par correspondance sont comptés plus tard, et a priori ils ont plus de chance d'être favorables à Biden…

222. longshot - 04/11/20 15:50 - (en réponse à : 'ttention, pavé(s))
@pm :

Pour préciser ma pensée, non seulement je ne trouve pas que le concept de racisme systémique soit très opérant mais je me questionne même sur l'idée qu'il y ait des racistes et des antiracistes. Nous connaissons tous des personnes qui se dient antiracistes mais qui ont des contradictions évidentes dans leur vie et leurs actes. Inversement, c'est assez curieux mais je connais des personnes qui se disent racistes mais qui dans leur vie montrent généralement tout le contraire.

Tiens, tu veux dire, comme si leur environnement influençait leur comportement… Félicitations, je crois que tu commences à comprendre la notion de racisme systémique. :)


Je pense finalement qu'il n'y a que des actes racistes.

'Spèce d'islamogauchiste ! Et la typologie de Taguieff, alors ?


l'antiracisme différentialiste étant à la source du concept de décolonislisme dont celui de racisme systémique est une branche.

J'ai un doute. La notion de racisme systémique est née aux États-Unis, les études décoloniales en Amérique latine je crois. Bon dans les milieux militants ça se mélange un peu beaucoup sans doute, mais à la base en tout cas la notion de racisme systémique n'a rien à voir avec cet antiracisme universaliste dont parle Taguieff. (Par contre ce à quoi on assiste en France en ce moment me semble beaucoup plus proche du racisme « hétérophobe » que de l'anti l'antiracisme universaliste : Darmanin et compagnie sont beaucoup plus « chacun chez soi » que « mélange des cultures ».)

Il y a plusieurs écueils à la notion de racisme systémique, le premier et le plus évident c’est qu’il dédouane la responsabilité individuel du raciste. Ce n’est presque plus de sa faute puisque c’est la société sui est comme ça

Oui et non : ça marche dans les deux sens, en fonction du contexte et à différents niveaux de responsabilité. Il y a un racisme sourd, bas-niveau, qui ne passe pas par de la violence physique mais par des discriminations, des trucs presque invisibles à l'échelle individuelle, difficile à mettre en évidence. Là une vision systémique peut effectivement, dans une certaine mesure, dédouaner en partie les auteurs de ces actes… Mais en même temps elle incite à y prêter plus attention, et elle souligne la responsabilité des supérieurs hiérarchiques qui n'ont rien fait pour prévenir ces actes. C'est finalement une approche assez classique d'un point de vue judiciaire je pense, viser les chefs, les organisateurs, les responsables, plutôt que les exécutants qui parfois n'ont même pas conscience de ce qu'il font.

Le second c’est que son corollaire est d’accepter les supposées spécificités des communautés

Je pense le contraire — cf. le texte plus bas : la notion de racisme systémique est née dans un contexte de lutte contre la ségrégation. Après elle peut s'accommoder d'un certain communautarisme, à partir du moment où il est volontaire et non imposé, mais elle peut aussi s'accommoder d'un certain anti-communautarisme — dans la mesure où, de même, il est volontaire et non imposé.

Le truc je crois c'est que la notion a en effet été introduite ou en tout cas popularisée en France par des mouvements comme les Indigènes de la république, et bon, forcément, ça entraîne des confusions. Mais au fond et à la base, je pense que c'est assez indépendant.

Il m’est incompréhensible da savoir qu’un biologiste qui sait que la notion de race humaine n’existe pas tombe dans ce travers.

Comme l'a dit Quentin, pour n'avoir aucune base génétique, les races ont bien une réalité sociale — sinon c'est le racisme, qui n'existerait pas. (Et pour provoquer un peu : un biologiste est conscient que même un truc aussi « biologique » que la notion d'espèce est une construction sociale, un concept utile pour la recherche et la vie quotidienne mais beaucoup moins évident et naturel qu'il n'y paraît. Alors si on peut considérer que, d'un certain point de vue, les espèces existent, on doit bien pouvoir en dire autant des races…)


Il y a un risque à ne pas distinguer le racisme des "inégalités de réussite entre races", rétorque Samuel Kronen. "En menant une guerre culturelle contre une force structurelle, intangible et généralisée, on se prive de la possibilité d’identifier les actes de racisme et d’en faire honte à leurs auteurs. "Racisme systémique" est une idée de peu d’usage, qui refuse de reconnaître les progrès accomplis dans la stigmatisation des préjugés et la promotion de normes de respect mutuel et de tolérance."

… L'aricle de France Culture est intéressant, mais… Tu as noté le passage où ils précisent la source des propos de Kronen ? C'est un article de Quillette… Enfin j'ai lu l'article, et, bon, c'est bien écrit, hein, mais derrière les faits et les références qui donnent un air sérieux et documenté à l'ensemble ça balance en douce des opinions gratuites, qui en gros se résument à bon d'accord, le racisme systémique ça existe, mais je vais m'efforcer de comprendre l'expression d'une manière déformée pour justifier mon refus d'appeler ça du racisme. Parlons juste d'inégalités, comme ça on pourra se demander d'où elles viennent d'une manière qui fera que je ne me sentirai pas visé — voire qui permettront de soutenir la vision très Quillettienne selon laquelle les inégalités sont tout simplement dues à des différences génétiques entre les races… (Il ne le dit pas comme ça bien sûr, mais vu où il le dit, je crains fort que ça ne soit sous-entendu…)

Le passage cité par France Culture, et avec lequel tu dis être d'accord, me semble particulièrement problématique. D'où ça sort ? J'ai plutôt l'impression de l'inverse, que depuis qu'on parle de racisme systémique on fait beaucoup plus attention à tout ce qui pourrait révéler ce racisme, surtout quand ça provient de flics, de profs, d'élus, enfin de gens dont les actes racistes ont le plus de conséquences.

Curieusement — je reviens à Taguieff et ses critiques sur le féminismes, on a là une notion très similaire, le patriarcat, qui est aussi décrit comme un « système », sauf que là le reproche est pratiquement opposé : on ne pourrait plus rien dire, on ne laisserait plus passer le moindre acte du plus léger sexisme.

Ça me paraît assez contradictoire que la même approche systémique puisse conduire d'un côté à l'impossibilité d'identifier les actes racistes et d'en blâmer leurs auteurs, et de l'autre, à l'impossibilité d'ignorer les actes sexistes et à faire de chacun un coupable. C'est l'un ou l'autre, ou ni l'un ni l'autre, mais je vois mal comment ça pourrait être les deux.





@suzix : un des soucis je pense c'est qu'on mélange ces notions telles qu'elles ont pu être développées par des universitaires et telles qu'elles ont été digérées par des militants. La notion de racisme systémique est née aux États-Unis et elle a été très peu développée en France, où elle a surtout été introduite par des mouvements… parfois un peu extrêmes.




Pourquoi avoir changé de définition? Pour éviter de tout mélanger et de laisser croire qu'un "sale blanc" ou "sale gaulois" prononcé soit égal à la discrimination dont sont objectivement victimes certaines populations. Il a fallu théoriser le "racisme", le faisant passer d'un truc simple évident direct à un truc compliqué, systémique et surtout injuste. Il fallait trouver un autre mot mais pas celui-là.

C'est presque ça. On n'a pas décidé comme ça de changer de définition, de remplacer l'une par l'autre, mais en recherche c'est courant d'utiliser en parallèle plusieurs notions voisines — en l'occurence il s'agissait moins de dire que les insultes n'étaient pas équivalentes à des discriminations, encore moins qu'elles étaient moins graves, mais plutôt d'expliquer comment de petites causes qui ne relevaient pas franchement du racisme idéologique pouvaient aboutir à des effets « racistes » à grande échelle — par exemples comment des inégalités héritées du passé pouvent contribuer à maintenir des inégalités dans
le présent. La question du choix du mot ne se posait pas vraiment, mais je suis d'accord qu'elle aurait dû être posée — les chercheurs se posent trop peu la question de la façon dont leurs travaux peuvent être reçus, ou non, par le grand public…



Pour conclure, je vous traduis un passage de Racism: A Very Short Introduction (c'est une collection de petits livres à la Que sais-je, très bien), d'Ali Rattansi.

L'idée d'un « racisme institutionnel » remonte à la fin des années 60 aux États-Unis, quand Stokely Carmichael et Charles Hamilton l'ont employée dans Black Power (1967), leur mise en cause puissante des inégalités noires persistantes. Carmichael et Hamilton voulaient souligner le processus par lequel — que les attitudes, les motivations et le comportement individuel des blancs soient racistes ou non, tous les blancs bénéficiaient de structures sociales et de formes d'organisation qui disavantageaient continuellement les noirs tout en permettant aux blancs de rester largement en tête en termes de niveau de vie, y compris en ce qui concerne le logement, la santé et l'espérance de vie, les équipements et la sécurité des quartiers, la réussite et les équipements scolaires, le taux d'emploi, le revenu et la richesse.

Ils ont bien précisé que ce processus ne pouvait jamais être totalement impersonnel et non-intentionnel. « Le racisme institutionnel, arguaient-ils, repose sur l'œuvre active et répandue d'attitudes et de pratiques anti-noirs. Le sentiment prévaut d'une position de groupe supérieure : les blancs sont "meilleurs" que les noirs… C'est une attitude raciste qui imprègne la société, à la fois aux niveaux individuel et institutionnel, de manière ouverte ou cachée. »

Le « racisme insitutionel » était utilisé pour souligner le fait que le terrain de jeu où les noirs et les blancs s'affrontent pour des standards de vie décent, n'était pas équitable. Il était
systématiquement biaisé contre les noirs, à la fois en termes d'opportunités et de résultats. Un cercle vicieux retenait les vies noires. Une version de ce point de vue fut entérinée en 1968 par le rapport la comission Kerner sur les soulèvements des ghettos. Le Rapport arguait que les États-Unis étaient en train de se diriger rapidement vers deux sociétés, l'une noire et l'autre blanche, et pointait vers le « racisme blanc » comme le principal problème racial sous-jacent dans la société américaine.

À plus d'un titre, il semble que les choses ont peu changé depuis. Des études comme
Deux nations: Noirs et blancs, séparés, hostiles, inégaux d'Andrew Hacker (1992), Apartheid : la ségrégation et la création d'une sous-classe de Douglas Massey et Nancy Denton (1993), et Whitewashing race : le mythe d'une société qui ne verrait pas les couleurs par Brown et collègues (2003), entre autres, montrent comment le racisme institutionel continue de gâcher des vies noires. Des logements inadéquats, produits d'années de discrimination et de la « fuite des blancs », et des écoles pauvres en resources conduisent à des résultats éducatifs faibles, des taux d'entrée à l'université plus bas, et de mauvaises perspectives d'emploi. Tous problèmes exacerbés par l'hostilité persistante des employeurs blancs. Le résultat est un cercle de chômage élevé, de drogue, de crime et de quartiers dangereux. Des actions de police et des cours biaisés et des resources légales faibles impliquent une proportion plus grande d'arrestations, de condamnations, et des peines plus longues. Les enfants noirs grandisent ainsi dans un environnement qui sape systématiquement leus aspirations et conduit à une sous-réussite massive. Il en résulte que les communautés noires restent au bas de la pile américane, génération après génération.

J'espère que vous avez noté les passages où il dit que loin de les exclure ou d'empêcher qu'on les identifie, la notion de racisme institutionnel repose en partie sur des actes individuels.

Et que si Carmichael était un activiste, Hamilton lui est un chercheur en sciences politiques, et que la commission Kerner, ce n'était pas précisément des militants décoloniaux mais des politiciens, républicains et démocrates, des chefs d'entreprise — et, oui, le président de la NAACP, c'est vrai ;)

Le passage en gras (c'est moi qui souligne), c'est tout à fait caractéristique de l'approche systémique — sans d'ailleurs que l'auteur ait l'air d'en être conscient, mais cette notion de cercle vicieux est au cœur des travaux actuels en biologie ou en climatologie. C'est vraiment un des trucs qui justifie le mieux la formule « le tout est plus que la somme des parties » : les mêmes parties, avec une histoire différente, pourraient parfois se comporter très différemment — en mode cercle vertueux plutôt que cercle vicieux, notamment. Quand on est pris dans un cercle vicieux, il est très difficile de pointer une responsabilité, puisque tous les maillons du cercle participent de l'effet. Et j'aurais donc tendance, s'il faut décider de qui est responsable, de viser plutôt ceux qui sont en position d'agir sur l'organisation qui permet à ce cercle vicieux de se maintenir.

221. suzix@bdp - 04/11/20 14:37
outch ...

220. Piet Lastar - 04/11/20 14:19 - (en réponse à : Suzy)
Argh...

219. suzix@bdp - 04/11/20 14:09
Les USA ont "pacifié" le monde au XXe siècle. A leur profit et parfois en balançant des bombes à qq récalcitrant mais ils ont joué un rôle de stabilisateur. Ce sont eux qui permettent la fin de la première guerre mondiale en faisant pencher la balance économique vers les alliés. Même chose pour la 2e guerre mondiale. Ils n'ont pas déclenché ces 2 conflits mais ils les ont terminés. Ils ont ensuite freiné puis fait reculé l'expansion communiste puis ils ont joué le gendarme partout où ça se barrait en couille ... bon le résultat est le plus souvent mitigé depuis 45 mais au moins ils sont "étouffé" les velléités pour foutre la merde afin que cela ne s'étende pas.

218. Piet Lastar - 04/11/20 13:49
Je ne partage pas du tout ton avis.
Bienveillants ? Quand est-ce que les USA ont été bienveillants ?


217. suzix@bdp - 04/11/20 13:33
'scuse, 213 pour Trump.

216. suzix@bdp - 04/11/20 13:28
Le Wisconsin est presque dépouillé et Biden a accru son avance.
Le Michigan est dépouillé à 90% mais Biden a refait bcp de son retard. Si les votes manquants viennent des grosses agglo, c'est jouable. Ca ferait 238+10+16 = 264.
Avec les 6 du Nevada (serré) ça fait 270 sauf erreur.

215. suzix@bdp - 04/11/20 13:22
C'est une mauvaise nouvelle pour toute l'humanité sauf pour les 70 millions des americains qui auront voté pour lui et leur famille. C'est une mauvaise nouvelle pour le pays tout entier qui y perd son âme à être diriger par un débile complotiste et inculte qui mène le pays vers la guerre civile. C'est une mauvaise nouvelle pour le reste de la planète sur le plan des échanges commerciaux, Trump usant de façon encore pire que ses prédécesseurs de la puissance de l'Amérique pour tordre le bras à tout le monde y compris à ses alliés de toujours, France, Canada ... C'est une mauvaise nouvelle pour la stabilité politique de la planète en se retirant des affaires du monde. D'autres moins bienveillants vont les remplacer ... Chine, Russie, Turquie ... c'est aussi une mauvaise nouvelle pour l'humanité lorsque l'homme le plus puissant est aussi débile et méprisable. Et enfin c'est une mauvaise nouvelle pour le climat.
Maintenant si tu arrives pas un coup à 3 bandes à me montrer que ses abus vont pousser le monde à réagir, franchement, c'est que tu es très optimiste.

214. Piet Lastar - 04/11/20 13:08
Serait-ce une si mauvaise nouvelle ?

213. suzix@bdp - 04/11/20 13:03
Je crois que c'est mort.
Biden est à 237 devant Trump qui est à 217 grands électeurs mais il est largement en tête en Pennsylvanie (+20) et en Alaska (+3) soit 240.
Restent :
Nevada = 6 en faveur de Biden mais c'est serré.
Wisconsin = 10 où ils sont à égalité.
Michigan = 16, Trump très légèrement en tête.
Caroline du Nord = 15, Trump très légèrement en tête mais c'est dans le sud entouré d'états qui ont voté Trump ...
Géorgie = 16, Trump très légèrement en tête, pareil que la Caroline du Nord.

Donc je vois mal Biden rester devant. Rien qu'avec la Caroline du Nord et la Géorgie en plus de la Pennsylvanie quasi gagnée et l'Alaska, ça fait 271 ... (:-(

212. suzix@bdp - 04/11/20 07:26
Je le sens pas.
Biden est très légèrement en tête au nombre de grands électeurs mais les états qui restent sont plutôt républicains non ?

211. froggy - 04/11/20 02:29 - (en réponse à : Suzix)
C’est trop tot encore pour la Floride et le Texas.

Sinon, il n’y a pas de surprises. Les etats a l’est restent democrates et ceux du debut du Midwest restent republicains.

Suspense donc!

210. suzix@bdp - 04/11/20 02:05
la Floride c’est perdu ?
Illinois gagné ?
et le Texas ? Houston pour Biden ?

209. suzix@bdp - 04/11/20 01:56
les premiers états qui tombent sont pour Trump ?
C’est grave ou on s’en fout parce que c’était prévu ?
Et la grosse Floride ? C’est serré ?

208. suzix@bdp - 04/11/20 01:54 - (en réponse à : froggy)
alors ça se passe comment ?

207. Piet Lastar - 03/11/20 22:16 - (en réponse à : pm)
Suis très en phase avec ton dernier post.

206. pm - 03/11/20 18:18 - (en réponse à : Longshot)
Je ne suis pas certain que soutenir une enfant à l’évidence manipulée soit d’un grand secours pour sauver la planète. Je ne suis pas sûr non plus que les actions extrêmes d’extinction rébellion fasse avancer d’un poil la lutte contre le réchauffement climatique.
Là où je suis catastrophiste c’est que je pense que c’est plus ou moins fichu, que les actions pour réduire ce réchauffement sont à la fois intenables et insuffisantes , que c’est probablement trop tard et que la cause la plus importante est la surpopulation terrestre. L’être humain est ce qu’il est, on ne peut changer ses comportements qu’à la marge.
Il semble qu’à défaut d’une bonne guerre les épidémies peuvent se charger de la réguler.
Mon pessimisme est sans doute facile, c’est ce que Taguieff a l’air de penser. Finalement il est du coté des volontaristes, donc probablement du tien, qui pensent qu’on peut encore agir et sauver l’essentiel.

205. suzix@bdp - 03/11/20 17:44
Le "racisme" sur les origines géographiques et la couleur de peau se confond aussi avec racisme de classe. Je suis certain que les rebeu éduqués, friqués, bien sapés et parlant bien connaissent bcp moins de pb de racisme "systémique".
Je vais au taff en costard et en voiture de fonction donc plutôt récente. Je ne suis JAMAIS arrêté lors de contrôles routiers. Ce n'est jamais pour moi sauf la fois où pdt 15 jours j'avais roulé dans une vieille familiale avec la parechoc qui pendait ... là oui, je me suis fait arrêter 2 ou 3 fois sur la période. Depuis plus jamais. Mon oncle, instit' hirsute roulant toujours avec des caisses pourries se faisaient aussi systématqiuement contrôlé ... et ils prenaient aussi des prunes lorsque d'autres repartaient avec le sourire du gendarme ... bon il est aussi un peu anarc donc ça aide pas. (;o)


204. pm - 03/11/20 17:13 - (en réponse à : longshot)
Sur sa page wikipedia tu as le paragraphe sur la typologie des racismes, et des antiracismes.
Je cite: " Typologie des racismes

James Baldwin en 1955. Il exprime un antiracisme différencialiste dans un dialogue avec Margaret Mead.
Ces analyses distinguent deux idéaux-types distincts de racisme exposées en détail dans La Force du préjugé (1987) :

D’une part, un racisme « hétérophobe », « pseudo-universaliste », qui rejette la différence et prétend assimiler à une identité unique les groupes voulant conserver leurs différences. Ce racisme est basé sur une logique inégalitaire, et fonde ses catégories sur les caractères somatiques (couleur de la peau, taille, forme du crâne, etc) des individus. C’est le racisme de l’Empire colonial français, plus exactement d’un certain discours colonial, à distinguer des pratiques sociales et politiques. La « bonne conscience coloniale », c’est la bonne conscience de celui qui croit réaliser la perfection du genre humain, et qui se sent le droit de dominer, puisque, de cette domination, les groupes « inférieurs » dominés ne peuvent que profiter ;
D’autre part, un racisme « hétérophile », qui prône le particularisme, et entend conserver des différences exclusives entre les groupes. Cette forme s’appuie sur une logique différentialiste. Parfois décrite comme un « néo-racisme », elle fonde ses explications du cours de l’histoire ou du fonctionnement social sur des catégories élaborées à partir de traits culturels (mœurs, langue, religion, etc). Il s’agit dès lors de séparer, de ne pas mélanger, et Taguieff parle de « mixophobie ».
Il va de soi, et ce point est très important, que les idéaux-types ne décrivent pas la réalité historique, ils proposent simplement des outils intellectuels pour stimuler la réflexion. Pour lui, ces deux racismes appellent pour les contrer deux anti-racismes symétriques. Au racisme « hétérophobe », s'oppose un antiracisme « différentialiste », lié au relativisme culturel. Il prône l'égale reconnaissance des cultures dans une perspective universaliste. Au racisme « hétérophile » et « mixophobe », s'oppose un antiracisme universaliste de teneur « assimilationniste », qui plaide pour le mélange des cultures et l'universalité des valeurs humaines."


Ca me semble être une bonne base de réflexion, l'antiracisme différentialiste étant à la source du concept de décolonislisme dont celui de racisme systémique est une branche.

203. pm - 03/11/20 16:59 - (en réponse à : Longshot)
Je ne suis effectivement pas trop d'accord avec le passage que tu cites mais en revanche assez d'accord avec cet autre taguieff

Pour préciser ma pensée, non seulement je ne trouve pas que le concept de racisme systémique soit très opérant mais je me questionne même sur l'idée qu'il y ait des racistes et des antiracistes. Nous connaissons tous des personnes qui se dient antiracistes mais qui ont des contradictions évidentes dans leur vie et leurs actes. Inversement, c'est assez curieux mais je connais des personnes qui se disent racistes mais qui dans leur vie montrent généralement tout le contraire.
Je pense finalement qu'il n'y a que des actes racistes.

202. pm - 03/11/20 16:36 - (en réponse à : Quentin)
Et si je tiens un poste influent dans une administration, et que moi et mes collègues discriminons les citoyens en fonction de leur couleur de peau, alors on peut parler de racisme systémique

Je parlerai plutôt d'un racisme généralisé dans une profession. Encore une fois je trouve que systémique ça dédouane le raciste, "c'est pas de ma faute si je suis raciste, c'est le système qui veut ça, dans mon boulot si on ne veut pas se faire mal voir il faut être raciste...". Pour moi ce sont des bêtises, il y a des racistes, beaucoup , à des degrés divers, c'est peut-être un penchant primaire, c'est à chacun d'y résister. Il y a éventuellement des états racistes, plus beaucoup je pense, mais si on est dans un état de droit démocratique, les lois sont antiracistes et si ces lois ne fonctionnent pas bien il faut les améliorer pour les rendre plus efficaces. Un racisme systémique voudrait dire qu'on a instauré , souvent insidieusement, un système qui nous oblige à être raciste. C'est bien trop facile.

J'ajoute que ta notion de racisme systémique peut très bien s'appliquer au racisme anti-blanc ( dans un groupe de jeunes des quartiers difficiles ça ne doit pas être très facile de se montrer antiraciste et pas antisémite ) que les adeptes du concept récusent. N'importe quel groupe ayant un tout petit peu de pouvoir peut imposer son petit système et ses propres discriminations.



 
Actualité BD générale
Actualité editeurs
Actualité mangas
Actualité BD en audio
Actualité des blogs des auteurs
Forum : les sujets
Forum : 24 dernières heures
Agenda : encoder un évènement
Calendrier des évènements
Albums : recherche et liste
Albums : nouveautés
Sorties futures
Chroniques de la rédaction
Albums : critiques internautes
Bios
Bandes annonces vidéos
Interviews d'auteurs en videos
Séries : si vous avez aimé...
Concours
Petites annonces
Coup de pouce aux jeunes auteurs
Archives de Bdp
Quoi de neuf ?
Homepage

Informations légales et vie privée

(http://www.BDParadisio.com) - © 1996, 2018 BdParadisio