Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (19)

Les 475 commentaires sont triés des plus récents aux plus anciens .

Acces direct aux pages 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10


125. torpedo31200 - 21/03/18 18:41 - (en réponse à : marcel - post # 119)
Pas d' accord sur Infinity 8, le meilleur étant nettement pour moi le Vatine (2), et j' aime bien le Balez (3).
Mais je trouve que ça baisse de tome en tome sur les derniers et j' ai du mal à comprendre pourquoi 2 co-scénaristes pour des scripts aussi moyens, voire très faibles, (pas encore lu le 7).

J' attends quand même le dernier car Killofer.

124. torpedo31200 - 21/03/18 18:29 - (en réponse à : suzix@bdp - post # 123)
Oui revolver sur couverture.
Mais probablement un changement de fichier argumentaire, ça arrive régulièrement.

123. suzix@bdp - 21/03/18 18:11 - (en réponse à : lobabu)
mais j'en sais rien mon bon! (;o)
Je pense que la FNAC a une couv obsolète. Ce doit être un simple oubli de modif parce que la véritable couv' est avec un flingue n'est-ce pas?

122. lobabu - 21/03/18 17:40 - (en réponse à : suzyx)
Mais c'est quoi cette censure à la con? Cela rappelle les années 50 quand la censure française exigeait que Morris dessine Lucky Luke tirant dans une case et la balle dans une autre case pour que les enfants ne soient pas choqués par ce qu'il voyaient. Ou encore le timbre avec Malraux sans sa cigarette. Mais quelle connerie!

121. marcel - 21/03/18 17:24
J'ai lu aussi le tome 2 de Duke.

J'ai bien aime celui-là aussi, avec un scenario qui reste classique mais solide. Comme j'ai pu le dire sur les derniers, c'est ce qu'il faut qu'Yves H. fasse : pas chercher a faire tordu, mais se contenter de raconter une histoire lineaire, avec suffisamment de scènes de bravoure pour qu'Hermann se charge de rendre ca epique.
Et c'est vraiment la pour moi le point essentiel de l'album : depuis qu'il a change sa technique de coloriage, je trouve qu'Hermann a retrouve la niaque, et une certaine luminosite que son dessin avait perdu. Et ca fait vraiment plaisir a lire.

120. marcel - 21/03/18 16:58
J'ai également lu Sandman : Ouverture.



Raaaaah ! Quel plaisir, apres tant d'annees, de retrouver l'univers onirique de Gaiman, ses envolees poétiques, ses royaumes étranges...
Et la prestation graphique de Williams III est vraiment impressionnante. Je ne sais pas jusqu'à quel point Gaiman donne des indications sur la mise-en-scene et le traitement graphique, mais son boulot est vraiment tres reussi, avec meme des différences de rendu a l'interieur d'une meme case, selon le personnage concerne.
Vraiment une bonne lecture, meme si, en fait, l'ambiance etrange creee me semble plus importante que l'histoire elle-même (qui est un prequel direct au tome 1 de la serie precedente).

119. marcel - 21/03/18 16:51
J'ai un peu rattrape mon retard et lu les tomes 4 a 6 d'Infinity 8.
Je continue de bien aimer cette serie, bien ecrite et bien dialoguee. Sur ces trois, je mettrais un bemol sur le dessin de Biancarelli sur le 6, que je trouve en dessous des autres (moins d'elegance et surtout, a l'interieur du vaisseau, on ne retrouve pas le cote foisonnant de creatures qu'on avait chez les autres).

Mais je voudrais surtout souligner la reussite du tome 5, a mon avis le meilleur, co-ecrit avec Davy Mourier (le co-createur avec Trondheim de la web-serie Reboot) et Lorenzo De Felici (dessinateur du nouveau projet de Kirkman).
C'est une histoire de morts-vivants, c'est tres rythme, tres drole, et Trondheim se lache vraiment sur les dialogues.
Ce volume a été le premier ecrit, et l'univers s'est ensuite etendu a partir de celui-ci. Je pense que ce n'est donc pas un hasard.

Bref, une serie-concept qui tient vraiment ses promesses.

118. helmut perchu - 21/03/18 09:54
Quatre couleurs de Blaise Guinin (DL 2014)
J'avais un bon souvenir de cet album entièrement dessiné au stylo quatre couleurs (ce qui donne un truc étonnement sympa), je me le suis relu hier soir et j'ai encore bien aimé. L'histoire tourne autour de 2 étudiants en Fac qui grugent en intervertissant leur identité pour valider un de leur cours.





117. Stefan - 21/03/18 09:29
Docteur Radar 2, Terreur en Italie Par Simsolo et Bézian



Un scénario bien écrit, une mise en scène soignée et le dessin de Bézian virtuose et magistral, à la fois unique, plein de personnalité, torturé, mouvementé et épuré, rehaussé par un superbe traitement des couleurs. Un bien bel exercice de style parfaitement maîtrisé, hommage aux romans feuilletons français de la fin du XIXème et du debut du XXème siècle, mais aussi aux cinémas italiens et allemands des années 20 chers au scénariste.






116. suzix@bdp - 20/03/18 18:29
question : est-ce que sur la couv, Undertaker tient ou non un revolver?

Sur FNAC.com non! mais sur le site de Dargaud oui!! ... comme sur bdtheque.

115. suzix@bdp - 20/03/18 18:23
froggy, tu peux pas dire que cette couv est réussie! Les 3 précédentes je peux te l'accorder mais celle-là ... un mec sur un gros tas de boue qui ruisselle comme un torrent et en fond comme posé, un bourrin (l'animal pas le cow-boy) et un corbac sur un arbre. Waouww!!

114. suzix@bdp - 20/03/18 18:21
LOL! Tu as reconnu la couv' ! (;o) ... dis t'es pas en avance. J'ai cru que tu parlais d'un nouveau tome ... bon faut dire que je ne suis pas ceal de très près.

113. bert74 - 20/03/18 18:12
si c'est celle-là la couverture du 4

112. suzix@bdp - 20/03/18 16:08
Undertaker n'a pas uriné sur une fourmilière cette fois?

111. froggy - 20/03/18 15:53 - (en réponse à : Bertrand )
Je ne trouve pas, elle est tres bien composee.

110. bert74 - 20/03/18 15:51
Cependant, il y a un beau bemol dans cet album, c'est la couverture qui est trompeuse et n'est qu'une scene anecdotique dans le recit.

... et qui est surtout très moche...

109. froggy - 20/03/18 00:33
Undertaker 4, L'ombre d'Hippocrate

Cet album est la suite de L'ogre de Sutter Camp que j'avais enormement apprecie. Je vous en rappele rapidement l'histoire, Undertaker et ses deux comparses feminines sont a la poursuite d'un medecin que le croque-mort a connu durant la Guerre de Secession (qui a cesse c'est sur), ce medecin, c'est l'ogre de Sutter Camp qui est un etre monstreux sous une apparence tres debonnaire. En effet, non seulement, il est maitrise l'anesthesie comme personne ayant des connaissances medicales tres poussees, mais il anesthesie aussi tous les gens qu'il croise grace a son bagout et ses paroles doucereuses. La poursuite sera feroce et sans merci de part et d'autres.

J'aime bien la cadence rapide a laquelle sorte ces albums, 10 mois entre les 2 titres, cela nous change du quasi sacro-saint calendrier de 12 a 24 entre deux albums, cher au FB. Le lecteur a ainsi la suite d'une histoire a suspense tres vite surtout que le resultat n'est pas bacle, loin s'ne faut. Je presume que cette deuxieme partie etait a moitie terminee quand la premiere est sortie. C'est vraiment bien de faire cela. Je prefere attendre un peu plus longtemps entre deux cycles mais que les deux ou 3 albums qui en forment un sortent en accelere. Je ne sais pas ce que vous en pensez.

Comparee a la premiere partie, j'ai trouve que cette deuxieme etait un peu moins bien. Elle est bien mais pas aussi bien que la premiere, pour etre plus clair. Les evenements se suivent et Dorison, le scenariste, n'est pas avare de nous montrer la monstruosite du medecin, il est franchement epouvantable, et je me permets d'ecrire qu'il est un des plus beaux mechants que j'ai eu l'occasion de lire dans une BD, je le mettrais volontiers de pair avec Russ Dobbs et Doc Wetchin que Red Dust poursuit dans le Comanche, Le ciel est rouge sur Laramie. Ce type est un authentique fou sadique. Il aime faire mal pour le plaisir de faire du mal.

Ralph Meyer, le dessinateur, illustre parfaitement ce scenario au moyen de grandes planches a fond noir s'etalant sur 2 pages comme il en est de la scene d'ouverture mais aussi plus tard dans le recit. Autrement, il s'est mis au service de son histoire afin de lui donner le maximum d'impact et d'intensite. Je sais qu'ici, la serie a ses detracteurs, mais de mon cote, je ne lui vois rien de reprehensible. Meyer a tres tres bien reussi le personnage de Jeronimus Quint, l'abominable medecin, tel que presente physiquement, il a l'air d'un gros nounours parfaitement inoffensif qui ne ferait pas de mal a une mouche, tout a fait comme Norman Bates, l'aspect nounours en moins.

Cependant, il y a un beau bemol dans cet album, c'est la couverture qui est trompeuse et n'est qu'une scene anecdotique dans le recit.

Note finale; 3/5. Cet album est une conclusion satisfaisante au diptyque mais j'attendais quelque chose de plus fort apres la tres reussie premiere partie

108. Victor Hugo - 19/03/18 23:36

Là je viens de lire Essence de Bernard et Flao chez Futuro. C'est pas très intéressant, une connerie onirique (le purgatoire) qui tire en longueur, qui louche fortement sur Moebius avec des resucées de Fred et des clins d'oeil inutiles à Tintin. Il y a quelques séquences bien foutues, mais au service de quoi? Le dessin est super inégal (mais il y a du très bon), mais l'ensemble est ennuyeux au possible. 27 euros, c'est vraiment se foutre de la gueule du lecteur.


J'ai lu La balade nationale de Davodeau. C'EST DE LA MERDE! Déjà le dessin c'est du gribouilli d'amateur sans talent, digne d'un débile profond parkinsonien, mais le propos est affligeant de connerie, c'est honteux d'être aussi con, lamentable. Comment trouve-t-on des abrutis pour éditer ça? Je vois que c'est la bande d'enculés de la revue dessinée, ce groupe de sacs à merde qui pensent qu'il faut faire moche pour faire mode, bande de connnards!Et le CNL file du pognon pour cette merde????? Tas d'cons!

107. froggy - 18/03/18 21:51
M.A Mathieu, Le livre des livres

Etre ou ne pas etre une BD? Telle est la question qu'on peut legitimement se poser apres avoir repose cet ouvrage.

En effet, l'auteur, specialise dans l'Oubapo comme vous le savez tous (enfin j'espere), nous livre la un livre delivre de toute contrainte scenaristique puisqu'il n'y a pas d'histoire et encore moins de personnages. Durant, les annees 1950, il y a eu le Nouveau Roman, mouvement litteraire dont le chantre fut Alain Robbe-Grillet. Ce mouvement pronait l'absence d'intrigue et meme de personnages tant qu'a faire. C'est exactement cela avec ce Livre des livres ou l'auteur nous offre une nouvelle experimentation litteraire ainsi qu'il en l'habitude pour le plus grand plaisir de ses lecteurs.

L'objet de l'ouvrage est un catalogue de premiers et quatriemes plats de livres imaginaires. C'est tout. Mais ce n'est pas rien comme vous pourrez le constater si il vous prend l'envie de le lire. Vous comprenez maintenant pourquoi il n'y a ni histoire, ni personnages. C'est tout a fait comme consulter le catalogue d'une vente de premieres editions de BD chez Artcurial. La difference est que ce catalogue imagine par Mathieu est beaucoup plus amusant car le mot qui domine son ouvrage et en impregne son esprit est celui de ludique.

Parmi les contraintes que l'auteur s'est imposee, il y a celui des auteurs presumes de ces livres imaginaires mais il y en a beaucoup d'autres dont Quentin nous avait part d'un dans un quizz recent que j'aurais pu trouver si je l'avais lu alors. Ainsi, on s'amusera avec les noms des maisons d'edition tout aussi imaginaires que les livres qu'elles auraient editees, des textes figurant sur ces quatriemes plats, des titres de ces livres et bien entendu car MAM est aussi un dessinateur de talent, des illustrations qui ornent ces couvertures, de la premiere qui est la couverture du Livre des livres a la toute derniere pour un livre qui s'appelle Le livre des livres livres ou il rend un petit hommage au regrette facetieux et brillant ecrivain, Georges Perec. Si vous avez un peu d'imagination, ces dessins de couvertures et ces textes de presentation vous permettront d'ecrire vous meme ce que ce livre aurait pu etre. Je l'ai fait pour certains, mais pas pour tous. Qu'en sera-t-il pour vous?

J'avais ete decu par son precedent opus, Otto, l'homme reecrit, il n'en est pas du tout de meme avec celui-ci.

Note finale 4,5/5. Brillant, deroutant, deconcertant, intrigant mais surtout amusant et jubilatoire, le nouveau Mathieu vous laissera perplexe certainement mais pas indifferent. A lire et relire sans moderation

106. torpedo31200 - 13/03/18 15:39
_ Cinq branches de coton noir, Sente & Cuzor, Dupuis - Aire Libre .
La seconde moitié est nettement plus intéressante, avec une très belle scène tank/soldat/sanglier mais je n' aime pas la fin, que je trouve un peu facile et prévisible au vu du postulat de départ.
_ Serena, Tisbjerg & Anne-Caroline Pandolfo, Sarbacane (bien adapté d' un roman de Ron Rash) . Un personnage féminin très fort, comme rarement abordée dans la bande dessinée, et les années 30 entre la Caroline du Nord et le Tennessee. Quelques défauts, un découpage trop cinématographique, mais de grandes qualités.
_ La déconfiture # 2, Rabaté, Futuropolis
Très bien sauf les dernières pages. Très haut niveau de dialogues.

105. lobabu - 09/03/18 20:23 - (en réponse à : froggy)
D'abord, il ne rencontre pas les Beatles car ils ne sont pas encore formés, mais c'est un clin d’œil assez rigolo (et historique). Pour le reste, l'histoire est très bien menée, pleine d'invraisemblances mais comme peuvent l'être les histoires d'espionnage (sauf celles de Le carré) et je trouve que la méthode d'élimination des leaders est particulièrement bien pensée. Et pis c'est tout!...

104. froggy - 09/03/18 16:48
97. lobabu - 09/03/18 09:26 - (en réponse à : froggy)
Et à propos de Sente, c'est un faiseur inégal mais c'est lui qui a signé la meilleure reprise de Blake et Mortimer avec "La machination Voronov".


Je ne comprends pas ce qu'on trouve de bien dans cet album. Je lui trouve plein de defauts dont l'apparition des Beatles dans un Blake et Mortimer n'est pas le moindre. Je l'avais ecrit dans ce sens dans une de mes premieres critiques sur ce site. Il faudrait que je la retrouve, je ne sais plus ou elle est.


103. pierrecédric - 09/03/18 14:59
M'énerve de faire la bonne âme mais suzy, tu peux en faire un non loin de là...

102. marcel - 09/03/18 14:27
Rien a fout'. Je respecte les traditions.

101. suzix@bdp - 09/03/18 12:49
ah ben bravo! Un bdparadisien aussi respectable que toi!
Tu me déçois beaucoup Marcel! BEAUCOUP.

100. marcel - 09/03/18 10:45
Yatta !

99. suzix@bdp - 09/03/18 10:13 - (en réponse à : froggy)
Je t'avais bien dit que ce Ptirou te plairait! (;o)

98. marcel - 09/03/18 09:47
Avant Boule et Bill, Verron a signe une excellente serie comique, Odilon Verjus, avec Yann, ou il avait ce style la. Et c'était bien marrant.

97. lobabu - 09/03/18 09:26 - (en réponse à : froggy)
Et à propos de Sente, c'est un faiseur inégal mais c'est lui qui a signé la meilleure reprise de Blake et Mortimer avec "La machination Voronov".

96. lobabu - 09/03/18 09:23 - (en réponse à : froggy)
Il ne choisit pas les plus intéressants. Un que j'aimerais voir adapter, c'est "Les rats de Montsouris".

95. froggy - 09/03/18 01:08
Le Spirou de... 12, Il s'appelait Ptirou

Comme vous le savez, Sente est le vautour de la BD FB, ecrivant les reprises rarement peu convaincantes, admettons-le, de Blake et Mortimer et de Thorgal. Il s'en est mieux sorti present avec celle de XIII. Jusqu'a present, sa premiere creation originale, La vengeance du Comte Skarbek ne l'etait pas vraiment car c'etait inspire tres largement du roman d'Alexandre Dumas, Le Comte de Monte Cristo. De vraiment original, il n'y a donc que sa serie avec Francois Boucq au dessin, Le Janitor, et son dernier ouvrage que je n'ai pas encore lu, Cinq branches de coton noir . Vous conviendrez que c'est peu. Et ce n'est pas ce titre qui viendra augmenter ce pourcentage car avec cet album, Sente s'est attaque a un personnage phare de la BD FB, Spirou, profitant de la serie derivee. Avec son dernier Blake et Mortimer en titre, Le testament de William S., il nous offre la son meilleur album, rien de moins.

Le scenariste est parti d'une triste anecdote connue de tous ceux qui connaissent l'histoire du personnage. Pour creer Spirou, Rob-Vel, le dessinateur engage par les Dupuis pour l'animer lors de la creation du journal eponyme, s'etait inspire de l'histoire d'un groom qui travaillait sur un paquebot assurant une liaison transatlantique entre l'Europe et les Etats-Unis. Sente a imagine la vie de ce groom et comment celui-ci acquit une certaine immortalite en etant a l'origine d'un des personnages les plus celebres de la BD FB. Avec beaucoup d'astuce, le scenariste rend aussi un petit hommage a une des series phares du journal, Les belles histoires de l'oncle Paul. En effet, il a construit son histoire sous la forme d'un retour en arriere. La BD commence le soir du reveillon de Noel 1958 chez les Dupuis probablement et l'oncle Paul, leur raconte l'histoire de Ptirou pour faire patienter les enfants avant de se mettre a table. L'action se situe en 1929, alors que la grande crise financiere commence a peine et que les entreprises commencent a degraisser leurs effectifs. Le narrateur a deux points de departs consistant en l'histoire des deux personnages principaux du recit, Ptirou donc et la jeune Juliette de Sainteloi, dont le pere est directeur a la CGT (Compagnie Generale Transatlantique, je prefere preciser). La jeune fille connait de graves insuffisances cardiaques et son pere l'emmene en Amerique afin d'etre soigne grace a un medicament miracle qui vient d'y etre mis au point. Ces deux personnages vont se rencontrer sur le paquebot. On croirait presque au Titanic de Cameron en version BD mais la ressemblance entre les deux oeuvres s'arretent la car il n'y a strictement rien de commun entre les deux, le paquebot de la BD arrivera a bon port a New York, but final du voyage. Sente fait intervenir un personnage d'aviateur, mais aussi celui d'un editeur belge qui a envie de creer un magazine de bandes dessinees et enfin, un steward qui se prenomme Robert et dont le passe-temps favori est de dessiner. Tiens, tiens , nous y voila! Sente joue la carte du melodrame a fond, le pauvre petit garcon orphelin a qui il arrive plein de miseres et la pauvre petite fille tres riche mais aussi tres malade. Il y a des personnages sympathiques, entre autres, l'aviateur a qui le dessinateur a donne le visage de Clark Gable qui etait le symbole de la virilite dans les annees 30 et le steward, et il y a des personnages qui ne le sont pas du tout, le pere de Juliette en tete mais aussi certains travailleurs du paquebot, ceux qui officient aux machines, a fond de cale du navire et qui sont jaloux du personnel de service dont les jeunes grooms, proies faciles pour eux. Ne pouvant pas raconter la fin, je ne peux en dire trop sur tout le recit sinon que cellui-ci est charge en emotions diverses aux characteristiques differentes. Il y a du suspense mais aussi de la joie et de la tristesse entre autres. Certains reprocheront a Sente d'avoir jouer sur toutes ces cordes, a ceux la, je reppondrai qu'elles n'en enrichissent que mieux le recit et puis, qu'il faut le lire au premier degre, il n'y a aucune trace de moquerie ou d'ironie du genre melodramatique dans le recit, le scenariste ne se croit pas plus intelligent que le genre ne l'est. Il s'est mis au service de son histoire, rien de plus.

Le scenariste s'est offert les services de Laurent Verron pour dessiner son histoire. De celui-ci, je ne connaissais que ses Boule et Bill au temps ou je continuais a en acheter les albums, ce Il s'appelait Ptirou est fort eloigne du style de Roba, c'est carrement un virage a 180 degres. Son dessin est ici semi-realiste, il est vif, enjoue, plein de mouvements et dense, le recit est sur 4 bandes bien tassees et remplit 76 planches allegrement. D'une maniere generale, ses personnages sont bien expressifs a part celui de Juliette a qui le dessinateur a donne trop de gestes qui ne peuvent provenir que d'un adulte et non d'une adolescente, en meme temps, il lui a trop souvent fige le visage, celui-ci conserve la meme expression sur plusieurs cases. Quant au reste c'est a dire les decors, ils sont tres bien rendus egalement, et la scene de la tempete qui est divisee en deux, est remarquable egalement. On est tout a fait dedans.

Note finale, 4,25/5. C'est tout simplement un excellent album de BD qui devrait ravir les plus exigeants. Il remonte considerablement le niveau de cette collection apres trois mauvais albums, La grosse tete, Fantasio se marie, Le Maitre des Hosties Noires Ce n'etait pas trop tot.

94. froggy - 08/03/18 23:20
Je trouve qu'il y a trois problèmes avec Moynot: le dessin est moche, plat, pas net, presqu'amateur. Il ne sait pas adapter les romans.

Quel est le troisieme probleme? Je n'en ai lu que deux.

Je te remercie pour les informations concernant les adaptations, il est vrai que Barral avait bien adapte Micmac moche au Boul'Mich. Cependant, pour avoir lu Boulevard ossements, Moynot s'en etait bien sorti dasn son adaptation car celui-ci aussi est un sac d'embrouilles

93. lobabu - 08/03/18 19:04 - (en réponse à : froggy)
Je trouve qu'il y a trois problèmes avec Moynot: le dessin est moche, plat, pas net, presqu'amateur. Il ne sait pas adapter les romans. Burma, c'est très touffu (j'en lis un d'ailleurs)comme littérature il y a un travail de découpage énorme à faire. Barral sait le faire, même si cela n'atteint pas Tardi, Moynot, il ne sait pas. En plus, on ne peut pas dire qu'il prend les plus intéressants: la nuit de st Germain des prés, c'est assez mauvais.Hors, pour en avoir discuté avec Barral, il semble bien que ce sont les auteurs qui choisissent le roman qu'ils veulent adapter.

92. froggy - 08/03/18 01:27
Nestor Burma 11, L'homme au sang bleu

Finie la grisaille parisienne le temps d'un episode pour l'homme qui met le mystere K.O., direction la Cote d'Azur, c'est a dire Cannes ou c'est un drole de festival qui attend le detective. C'est donc une BD noire sur fond de ciel bleu, comme nous le montre la couverture tres ensoleillee ou on voit Nestor Burma deambulant sur la Croisette avec lunettes de soleil et veston negligemment jete sur l'epaule droite.

Est-ce que cela veut dire que l'intrigue sera plus simple a suivre pour le lecteur comnpare au titre precedent, Nestor Burma contre C.Q.F.D? Que nenni!

A ce petit jeu qui s'instaure entre l'ecrivain et son lecteur, c'est le premier qui gagne. Je ne sais pas si vous etes comme moi mais chaque fois que j'entends cet air la, c'est a dire le bruit que faisaient les touches de la machine a ecrire de Leo Malet sur lesquelles il tapait frenetiquement, je me demande si il s'arretait de temps en temps, rallumait sa pipe et revenait en arriere pour verifier ou il en etait dans son intrigue. En effet, une intrigue de l'ecrivain est rarement simple, ainsi que je l'avais constate quand j'avais lu a la file une floppee de ses romans reunis sous le titre des Nouveaux mysteres de Paris il y a une vingtaine d'annees curieux de savoir comment Tardi les adaptait. Certaines sont plus simples que d'autres, ce n'est pas le cas de celle-ci, je la rangerai dans la meme categorie que C.Q.F.D. du point de vue de sa complexite, un etage en dessous tout de meme car ici, il n'y a pas de changement de nom parmi certains des protagonistes de cette histoire. Il est impossible de resumer cette histoire car Leo Malet s'est ingenie a additionner differentes intrigues qui sont ou ne sont pas des fausses pistes sur celle principale tel un oignon aux couches multiples et innombrables que l'on peut eplucher fort longtemps avant d'en arriver au coeur.

Donc, notre ami Nestor arrive en gare de Cannes en provenance de Paris par le train de nuit, ses services ayant ete sollicites par un noble (l'homme au sang bleu en question), Mr de Fabregues. Or, petit probleme quand Nestor arrive a la demeure de son client, celui-ci est mort pendant la nuit alors que Burma se dirigeait expressement vers les Alpes Maritimes. L'enquete preliminaire de la police, deja sur place, conclue a un suicide. Mais en est-ce bien un se demande Burma. Vous connaitrez la reponse a cette question en lisant cet album, bien entendu. Ou alors demandez a quelqu'un d'autre.

Je n'ai pas lu tous les romans de la serie, seulement toutes ses adaptations en BD. Apres la lecture du precedent, je me demande si les dessinateurs, Tardi, Moynot et Barral, n'ont pas pris en premier ceux aux intrigues les plus simples pour aller vers ceux a celles de plus en plus compliquees bien que celle du Soleil nait derriere le Louvre etait deja pas mal dans le genre. J'ai deja lu des romans policiers aux peripeties meandreuses mais Malet bat tout ce que je connais jusqu'a present (je precise que je n'ai jamais lu Le grand sommeil de Raymond Chandler, je n'ai vu que le film au scenario aussi sibyllin que le roman dont il est tire parait-il). Je me demande si cela l'amusait beaucoup ou alors, si il avait peur de ne pas remplir ses 200 pages et ajoutait couche sur couche afin d'en donner pour son argent a son editeur et a ses lecteurs. Cela reste a voir. Je n'aime pas trop cela car j'aime bien quand je lis une histoire de bout en bout sans interruptions et sans avoir a revenir en arriere dans ma lecture car a force de digressions et de fausses pistes, je m'y perds et je dois retrouver le fil tel Thesee egare dans le labyrinthe. Les premiers Tardi n'etaient pas du tout comme cela. A mon humble avis, le meilleur scenario de film noir ou tout coule de source et le spectateur n'est jamais perdu durant la vision du film est celui de Robert Towne pour Chinatown de Polanski bien que ce dernier affirme qu'il l'a reecrit de bout en bout car il etait vraiment incomprehensible, ce que je veux bien croire quand on considere les autres scenarios des films policiers de Towne. De toutes facons, cela ne sert a rien de critiquer les romans de Malet, il est decede, les romans sont deja tous ecrits depuis bien longtemps et devant le succes de la serie, Casterman va continuer a en sortir de nouveau et de mon cote, je continuerai a les acheter car j'aime bien les romans, BD et films policiers.

Je ne suis plus aussi emballe que je ne le fus par le desin de Moynot, il faut dire que ses deux derniers albums, hors-Burma, L'homme qui assassinait sa vie et L'original sont execrables aussi bien de par leur scenario que par leur dessin. Comme ici il doit se conformer aux canons graphiques de la serie tels qu'etablis par Tardi, cela va mieux, il a une structure. Malheureusement, il y a des moments ou il se relache et revient a des travers que j'ai commences a deceler dans les deux titres precites c'est a dire, qu'on a l'impression qu'il a laisse une partie de ses crayonnes sur sa planche, aussi bien sur ses personnages que aur des elements du decor, qu'il en a encre tout ou partie et qu'ensuite, il a mis tout cela en couleur. Ce n'est pas un bel effet. Evidemment, le dessin de couverture, bien net, ne laisse pas presager ces moments de relachement. Autrement, le dessinateur s'est amuse a caricaturer quelques uns de ses amis egalement auteurs de BD comme nous en sommes avertis au debut de notre lecture mais preter le visage de Fabrice Neaud au personnage homosexuel de cette histoire manque de tact, je trouve.

Note finale, 3,25/5. J'ai bien aime malgre tout. Ce n'est pas aussi bien que les Burma de Tardi. On passe cependant un bon moment de lecture et c'est le plus important, n'est-ce pas?


91. torpedo31200 - 05/03/18 11:08 - (en réponse à : herve - post # 84 about Cinq branches de coton noir)
Sur la première moitié, je trouve ça un peu bavard, didactique, et pas très fluide, même si Cuzor fait le job.

90. froggy - 04/03/18 22:32
Alix 36, Le serment du gladiateur

Depuis que le comite Martin en charge des series d'un des papes de la ligne claire a confie sa serie reine a Marc Jailloux avec La derniere conquete en 2013, Alix est redevenu une serie phare digne des meilleurs albums signes du createur, ce qui pour moi correspond aux titres des annees 60, des Legions perdues au Dieu sauvage.

Le gladiateur en question n'est pas Spartacus, c'est Acteus, devenu guerrier des arenes a la suite d'une histoire d'amour malheureuse. A Pompei, son chemin croise celui d'Alix qui mettra tout en oeuvre pour que le gladiateur recouvre sa liberte. Cependant, le destin viendra s'en meler. Sur cette trame, le scenariste Mathieu Breda qui n'a signe, jusqu'a present, que les histoires de Jailloux, a tisse une aventure tout a fait digne de ce que Jacques Martin aurait pu ecrire. Alix rencontre a nouveau des personnages vus dans des albums precedents, ou alors on y fait allusion, telle une Comedie Humaine qui aurait lieu au temps de l'Empire Romain. J'aime bien cela dans une serie car cela l'enrichit pour une part et lui donne plus de veracite ou d'authenticite si on fait abstraction du fait qu'un meme heros puisse traverser les pires embuches et epreuves diverses le long de 30, 40 et meme plus parfois albums.

Je ne sais pas si Jacques Martin, decede en 2010 et devenu quasiment aveugle vers la fin de sa vie, a eu l'occasion de voir le dessin de Jailloux. Sa reprise d'Orion, une des dernieres creations martieniennes, m'avait enthousiasme autant par le dessin que par le scenario. Si vous aimez, je ne peux que vous recommander chaudement cet album qui s'appelle Les oracles. Ce dernier opus confirme largement ce que tout le monde sait deja, il est l'heritier graphique de Martin comme Antoine Aubin le serait pour Jacobs et Blake et Mortimer. Si j'etais membre du comite, je remercierais chaudement tous les autres dessinateurs pour leur contribution a la serie, a part un, Ferry, qui a commis le calamiteux Cite engloutie de sinistre memoire, et je ne conserverai que lui. Ses personnages principaux sont plus martiniens que celui-ci ne l'aurait fait. Et en plus, il a eu le bon gout de reprendre le graphisme du maitre de la periode que je prefere de lui, celle-du debut des annees 60 ainsi que je l'ai ecrit ci-dessus. Seuls les caracteres vraiment subalternes sont moins copie-conformes. Cela ne m'a aucunement derange durant ma lecture. Je me demande toujours ce qu'un dessinateur peut bien trouver a imiter a la perfection le graphisme d'un dessinateur dont il reprend sa serie, car quand on y pense, un tel dessinateur fait sa carriere a l'ombre d'un autre plus glorieux surtout quand les editeurs continuent de mettre le nom du (ou des) createur(s) sur les couvertures, le nom du (ou)des repreneurs etant inscrits en plus petit. Je ne sais pas ce que ces dessinateurs en pensent mais les lecteurs y trouvent leur compte. Et avec Jailloux, le compte est bon.

Note finale, 3,75/5. Cet album confirme ma reconciliation avec cette serie que je pensais abandonner. Il est tres bon de bout en bout.

89. herve - 03/03/18 23:31 - (en réponse à : suzix)
Je tremble de peur :-)

88. Suzix@bdp - 03/03/18 23:22 - (en réponse à : Hervé #84)
Je viens d'acheter "Cinq branches de coton noir" d'Yves Sente & Cuzor suite à ta critique alors que je l'avais laissé en rayon depuis janvier ! ... T'as un peu la pression là maintenant ! (;0)

87. feldoë - 03/03/18 19:44
Pour que Froggy, dont je lis régulièrement les critiques sans intervenir, ne se sente pas trop seul, et comme je me sens profiteur donnant peu de moi-même sur ce forum semblant vivre ses ultimes convulsions, je recopie ici ma petite intervention mise dans le sujet Giardino. Et je vois pour l'occasion qu'elle rejoint celle de pm.

Donc Jonas Fink de Giardino, tome 3.
J'ai relu et re-savouré les deux précédents l'an dernier, en prévision de celui-ci.
Après une si longue attente, ce volume 3 de Jonas Fink ne déçoit pas !
Le contexte historique est particulier, avec l'espoir suscité par le Printemps de Prague, pendant que simultanément se prépare ce qui y mettra fin.
Le dessin de Giardino reste d'une grande classe, très clair, superbe. Je regrette seulement le format réduit des planches par rapport aux volumes précédents. Ce tome 3 (volume 2 dans cette édition) contient un texte introductif de l'auteur, revenant sur ce qu'il avait écrit dans l'édition précédente, encore porté il y a plus de 20 ans par l'espérance de 89. Il contient aussi quelques dessins bien agréables à regarder, dont je ferais bien mon ordinaire pour décorer ma bibliothèque, voire ma véranda pour l'un d'eux (le repas sous la tonnelle).
De la grande bd ! Même si je suis généralement bon public (j'apprécie les reprises de Lefranc et Blake et Mortimer), ça faisait bien longtemps que je n'avais pas lu quelque chose d'aussi immersif...

86. froggy - 03/03/18 17:49
Merci Herve de venir ecrire sur ce sujet, je me sentais un peu seul ces derniers jours.

85. herve - 03/03/18 10:27
TER #2 Rodolphe & Dubois

Si le dessin de Dubois est toujours aussi bon (jetez un coup d’œil au cahier graphique), ce second volume prend un tournant beaucoup plus classique. Le mystérieux "Mandor" semble un peu perdre de son prestige, et s'efface un peu au profit du groupe.
A partir du moment où, à la fin du premier volume, on découvrait ce qui se cachait derrière "TER", il y a beaucoup moins de surprises dans le deuxième volume.
Néanmoins, j'ai envie de connaitre la fin dans le prochain volume.
Il faut tout de même souligner un rythme de parution soutenu, sans pour autant nuire à la qualité du dessin

note:3/5

84. herve - 03/03/18 09:59
Cinq branches de coton noir Yves Sente & Cuzor

Cette épaisse bande dessinée (170 pages tout de même) marquera sans nul doute l'année 2018.
Loin des reprises plus ou moins heureuses de séries phares comme "Blake et Mortimer" ou "Thorgal", Yves sente nous livre là un scénario original et passionnant comme il l'avait magistralement fait avec "la vengeance du comte Skarbek".
Nous suivons ici le destin de ces trois soldats noirs, ces "monuments men" pris dans le débarquement de 44 et dans la bataille des Ardennes, à la recherche du premier drapeau américain.
En révélant la particularité de ce drapeau confectionné par Betsy Rose, Yves Sente nous plonge dans la guerre d'indépendance de 1776, mais aussi dans la lutte contre la racisme, à travers l'histoire d'Angela Brown.
Mêlant fiction et réalité, cet ouvrage est remarquable.
Il l'est d’autant plus que l'histoire est illustrée par Cuzor. J'ai eu l'occasion de feuilleter la version noir et blanc (un peu chère)de cette aventure, et bien je dois dire que la version dite commerciale,rehaussée par la palette de couleurs de Meephe Versaevel, est encore plus réussie.

Une histoire forte, mise en lumière par un dessin talentueux....que demander de plus?

J'en conseille vivement la lecture.

note:5/5

83. herve - 03/03/18 08:53
La déconfiture #1 Rabaté

Dans un style très épuré, Pascal Rabaté nous offre sa vision de la débâcle de 40 à travers le regard d'Amedée Videgrain, simple soldat désabusé.
Ce premier volume se lit bien mais cela sent le déjà vu. Ce thème a maintes fois été traité au cinéma ( on pense évidement aux films de Robert Lamoureux -"la 7ème compagnie" ou encore à "jeux interdits" avec ce flot de réfugiés mitraillé par l"aviation allemande).
Reste des dialogues bien troussés et percutants sur cet épisode qui traumatisa l'armée française.

un généreux 3/5

82. froggy - 02/03/18 18:38
Les Vieux Fourneaux 4, La magicienne

Autant l'ecrire tout de suite car creer un suspense en la matiere est completement inutile et surtout profondement stupide, cet album est le meilleur depuis le premier de si heureuse memoire, Ceux qui restent.

La magicienne qui donne son titre a cette histoire n'est qu'une sauterelle, un veritable insecte et non Mireille Darc dans le film du meme nom. Elle est une espece protegee dont la presence empeche l'expansion de l'usine locale qui fait la fortune des environs. Un conflits d'interets entre en jeu entre des ecologistes venus creer une ZAD (Zone a defendre, cela existe vraiment a propos?) et les industriels. Parallelement a tout cela, il y a plein d'autres choses qui se passent que je ne peux pas resumer en details, Lupano, le scenariste, fait cela beaucoup mieux que moi, et puis surtout, cela serait gacher le plaisir de votre lecture.

En effet, Lupano, avec un art consomme de scenariste, a agence petites et grandes intrigues qui donnent a cet album une tres grande satisfaction pour le lecteur. Tout coule de source, tout est minutieusement construit, les scenes et sequences s'additionnent et donne a la fin un tout coherent, un detail a priori insignifiant peut se se reveler etre important en definitive. C'est un veritable travail d'orfevre qui nous est offert la. On peut le considerer de pair avec les meilleurs scenarios de Jean-Paul Rappeneau, le metteur en scene de cinema, qui est un veritable maitre en la matiere. Lupano s'offre meme le luxe de prendre son temps a faire une planche similaire, la 14. Je croyais que cela etait une erreur d'impression aisni que j'en avais fait mention dans une intervention precedente, mais en fait pas du tout, c'est effectivement la meme mais les couleurs et les textes sont differents. C'est une tres bonne idee, subtile de surcroit, qui m'a un peu desoriente au debut mais qui s'avere tres fun en definitive.

Le dessin de Cauuet evolue lentement mais surement. Il a maintenant tous ses personnages bien en main et il n'est pas pour rien dans le succes merite de cette bande dessinee.

Note finale, 4,75/5. Une incontestable reussite et puis surtout, on s'amuse enormement pendant la lecture

81. froggy - 01/03/18 00:47
Murena 10 Le banquet

4 ans apres le deces du createur graphique Philippe Delaby, le scenariste Jean Dufaux nous offre un nouveau tome des aventures du romain vivant au temps de Neron. Delaby a ete remplace par le dessinateur italien Theo, que je ne connaissais jusqu'a present que pour la serie Le pape terrible sur scenario de Jodorovski. Apres la Renaissance Italienne, Theo remonte le temps pour aller au temps de la Rome Antique.

La Rome Antique n'est pas romantique pour un sou, surtout quand c'est Neron qui en est l'empereur. Murena se reconcilie avec lui au debut de l'album mais Murena disparait des rues de Rome apres avoir ete violemment attaque, il sortira de cette aggression amnesique. Au meme moment, des conspirateurs tentent de tuer l'empereur et les soupcons de ce dernier se portent bien entendu sur Murena, qui est incapable de se defendre pour cause mais qui aussi ignore qu'on le recherche dans tout Rome.

Dans la preface qu'il a ecrite, Dufaux nous fait part que ce scenario a ete tres difficle a ecrire du fait des circonstances. On le serait a moins, je comprends que ce bebe a ete accouche dans la douleur et j'aurais aime apprecier plus que cela cet album mais cela ne m'a ete possible, malheureusement. La faute en incombe au scenario que j'ai trouve moins interessant. Il faut dire qu'utiliser la ficelle de l'amnesie pour faire avancer l'action releve d'un manque d'originalite flagrant, on ne savait deja pas soigner une amnesie au 20e siecle (cf. XIII), qu'en est-il au 1e siecle? Dufaux ne donne pas encore la reponse, il faudra attendre l'episode suivant. Comme Murena est le heros, cette intrigue constitue la part du lion de l'album, il y a celle des conspirateurs bien sur et de Neron qui tente de decouvrir ce qui se passe entre deux fetes auxquelles il participe. Cela ne suffit pas pour combler l'insatisfaction nee du ressort a l'amnesie. J'excuse Dufaux bien sur, il a eu du mal a se remettre a l'ouvrage apres une telle perte. J'espere sincerement que la suite sera du meme tonneau que les premiers albums qui m'ont tant fait aimer cette serie. J'ai cru comprendre de toutes facons, qu'il ne restait plus beaucoup d'albums a ecrire, je presume qu'elle s'arretera avec la mort de Neron.

Il est evident qu'il n'etait pas facile de passer apres Delaby, Dufaux a eu de la chance que Theo accepte de prendre la releve car bien que son style soit completement, il en est tout de meme suffisamment proche pour que la rupture de ton se passe sans anicroches. Je n'avais pas lu un Murena depuis le dernier paru jute avant le deces premature du dessinateur, Les epines et je n'ai pas ete choque outre mesure. Il est evidemment certain que lorsque je relirais la serie, cela me sautera aux yeux. Cependant, ayant eu l'occasion d'apprecier le travail du nouveau dessinateur sur sa serie avec Jodorovski, j'ai pu constater qu'il avait enormement de talent et avant meme que je ne lise cet album, je savais que Murena etait entre de bonnes mains. Cette lecture a confirme ma presomption. Les scenes de banquet sont richement dessinees, il ne manque pas une guirlande de fleurs aux portiques, les romains sont tout aussi decadents dans une veine realiste qu'ils ne l'etaient sous la patte d'Uderzo dans Asterix chez les helvetes, la reference etant la meme, le Satyricon de Petrone pour Murena et le film de Fellini qui en est tire pour le deuxieme, il en est de meme pour les decors, les bagarres sont bien violentes et sanguinolentes. Une reserve cependant sur ce point, quand Murena se fait frapper au visage plusieurs fois avec un poing d'acier, toutes ses dents lui restent (desole Jerome, il ne sera pas ton client!). Les planches sont bien composees avec une mention speciale pour la toute derniere qui est remarquable de par son originalite et sa sobriete, j'ai trouve que c'etait une excellente idee graphique. Elle finit l'album sur une note tres haute.

Note finale: 3,25/5. C'est plus pour le dessin que pour le scenario, cela se lit sans probleme mais cela se lit sans enthousiasme non plus. Cependant, le lecteur a de la chance de voir un dessinateur du talent de Theo succeder a Delaby.


80. froggy - 27/02/18 01:32
L'avocat 3, La loi du plus faible

Cet album marque la fin de ce cycle des aventures de Leopold Sully-Darmon, plus communement appele sous le sobriquet de LSD. J'ignore encore si il y aura une suite, n'etant pas dans le secret des dieux au Lombard, je ne suis pas en mesure de savoir si cette serie a connu suffisamment de succes pour qu'elle puisse continuer. Si cela n'est pas le cas, on peut d'ores et deja constater que les auteurs et l'editeur ont eu la courtoisie de conclure ce cycle et de ne pas laisser le lecteur en rade en plein milieu d'une intrigue. On peut les en remercier pour cela.

Cela etant dit, je me permets de vous rappeler les episodes precedents. LSD est l'avocat de la veuve et de l'orphelin et a pour sainte patronne Ste Rita, et non St Yves comme il se devrait. En effet, il s'est specialise dans les causes perdues c'est a dire, les cas impossibles a defendre. En l'occurrence, l'affaire dont il a a s'occuper est relative a une iraqienne accusee de crime contre l'humanite, rien que ca, LSD est certain de l'innocence de la prevenue. Mais est-elle si innocente que cela? Si vous voulez le savoir, je vous invite a aller lire l'album car il ne faut pas compter sur moi pour vous le reveler. Parallelement a cette intrigue, un journaliste freelance enquete sur notre sombre heros (c'est un mulatre) et a decouvert qu'il a participe au groupe terroriste Action Directe dans sa jeunesse. Mais ce fouille-merde n'est peut etre pas tant une ordure que cela. Sur cette question, on le saura dans les prochains albums, si jamais prochains albums il y aura.

Les scenaristes, Laurent Galandon et Frank Giroud, ont rempli cet album d'une intrigue principale, qui se resoud ici et d'une secondaire et peut-etre meme d'une tertiaire, cela reste a voir, qui devraient faire l'objet d'une suite. C'est un thriller juridique avec donc ses scenes de tribunal, ce qui, a ma connaissance, est assez rare dans la BD FB, et ses rebondissements en pagailles grace a certains coups de theatres judicieusement bien places dans l'histoire afin de rebondir l'action et garder l'attention du lecteur en permanence. Le scenario suit donc des recettes eprouvees depuis longtemps aussi bien dans la bande dessinee qu'au cinema, la television mais aussi la litterature policiere. Ce n'est pas original mais quand c'est bien fait, comme j'ai trouve que c'etait le cas ici, on en redemande toujours. les auteurs ont reussi la mission qu'ils se sont assignes eux-memes, distraire le mieux et le plus intelligemment possible leurs lecteurs. Il n'est pas besoin d'etre specialiste de questions juridiques pour comprendre les details techniques qui emaillent cette histoire, les auteurs ne pretendent pas donner un cours de droit.

Du fait que la serie s'inscrit dans la collection Troisieme Vague au Lombard, le dessinateur, Frederic Volante, fait bien son travail, sans plus. Son dessin est lisible, les planches et cases sont bien composees, ses personnages sont cependant un peu raides meme si leurs sentiments sont bien exprimes sur les visages. on ne va pas s'extasier sur son dessin ni dans un sens, ni dans un autre. C'est du travail honnete, sans chichis. Je n'ai que quelques titres de cette collection mais d'apres ce que j'ai pu voir en en feuilletant certains sur les etals des libraires, j'ai l'impression que tous ces dessinateurs sont un peu interchangeables en definitive.

Note finale: 3,5/5. Cet album conclut de maniere satisfaisante cette histoire. J'espere que nous aurons droit a en lire d'autres. Sinon, c'est comme vous voulez, il est aussi bien achetable en librairie qu'empruntable en mediatheque. Quoi qu'il en soit, vous passerez un bon moment avec ce LSD

79. froggy - 26/02/18 21:18
Sempe & Goscinny, le petit Nicolas

Faisant fi des avertissements lus lors de la sortie de cet album, il m'etait impossible que je n'en fasse pas l'acquisition aimant enormement les deux auteurs dont ce fut leur premiere collaboration. Et cela d'autant plus que j'en avais entendu parler depuis tres longtemps et que j'avais vraiment avoir de lire les toutes premieres histoires du Petit Nicolas en bandes dessinees, ne connaissant bien entendu que les histoires publiees dans les recueils, que vous trouverez dans toutes les bonnes librairies a un prix qui vous fera rire.

Je ne regrette pas mon achat car cela complete ma connaissance des deux auteurs mais cela ne veut pas dire que cela soit bien car cela ne l'est que tres moyennement. En effet, ces gags en une planche ont ete publies dans l'autre hebdomadaire des Editions Dupuis, Le Moustique, qui pour ceux qui ne le sachant pas n'est diffuse qu'en Belgique car il y est le Tele 7 Jours local. Il y a eu 28 gags tous parus entre septembre 1955 et mai 1956. Comme il faut bien remplir un album de 46 planches, l'editeur y a inclus 2 nouvelles du Petit Nicolas deja connues qui viennent en complement de 2 gags que le scenariste avait repris, cela permet au lecteur de constater la difference. Et cette difference n'est pas en faveur des gags, il faut bien le reconnaitre.

Le scenariste Goscinny ici ne met en scene que le heros titre, ses parents et le voisin Mr Bledurt, c'est l'orthographe de son nom ici. On ne trouve nulle part trace de la bande ses copains et l'action des gags se situe principalement dans la maisonnee. Leur principe est que Nicolas fait une betise et c'est le pere qui en subit les consequences. C'est donc une bande tres gentillette tout a fait dans l'air du temps de ce qu'on pouvait trouver dans ce genre de magazines dans les annees 50 et 60. Goscinny y fait ses gammes dans le genre, ce qu'il ecrira pour Franquin dans Modeste et Pompon sera nettement meilleur. On le sait, le genie de Goscinny eclatera pour les histoires longues telles que Lucky Luke, Spaghetti, Oumpah-Pah et bien sur Asterix.

On ne saura jamais ce que la carriere de Sempe aurait ete si il avait continue a faire des bandes dessinees puisque nous savons tous qu'il orienta celle-ci pour devenir un illustrateur hors-pair. Reconnaissons que ce sont ses toutes premieres oeuvres, son dessin est tres raide et n'a pas encore la souplesse de ce qu'il fera plus tard. C'est donc le travail d'un debutant qu'il nous faut considerer ici, c'est interessant a voir mais sans plus et cela nous permet d'apprecier encore plus son oeuvre ulterieure que personnellement j'adore.

Note finale: 2,5/5. Comme pour les Thierry le Chevalier de Charlier, cet album n'est vraiment que pour les aficionados de Sempe et Goscinny, c'est une curiosite et cela ne va pas plus loin que cela.

78. marcel - 26/02/18 17:24
Sur un forum ou Trondheim intervient régulièrement... et que je n'arrive pas a retrouver, la, tout de suite...
Sinon, je lis les recueils, donc avec un an de retard, et je ne compare pas avec les albums, mais, oui, a priori, tout est d'abord passe dans Spirou. Meme quand il y a du caca ou des quequettes.

77. froggy - 26/02/18 17:02 - (en réponse à : Marcel)
Je comprends mieux maintenant. Mais ou as-tu lu ca? Dans Spirou?

A propos de ce que j'ai ecrit sur certains gags qui auraient ete impubliables dans les pages du journal il y a 25 ans, est-ce qu'ils y ont parus? Ou sont-ce des inedits publies pour la premiere fois dans l'album? Je te pose la question parce que tu nous a ecrit que tu lisais les recueils du journal.

76. marcel - 26/02/18 01:43
Pour la premiere fois et je suppose que c'est le signe annonciateur de la fin des albums, il n'y a pas d'etui avec une couverture signe par une guest-star, mais j'ai beaucoup aime le dessin du 4e plat qui rend hommage a un grand de la BD recemment disparu, Gotlib.
Ils avaient justement demande a Gotlib de faire l'etui. Je trouve ca bien qu'ils aient choisi de ne pas le remplacer.



 
Actualité BD générale
Actualité editeurs
Actualité mangas
Actualité BD en audio
Actualité des blogs des auteurs
Forum : les sujets
Forum : 24 dernières heures
Agenda : encoder un évènement
Calendrier des évènements
Albums : recherche et liste
Albums : nouveautés
Sorties futures
Chroniques de la rédaction
Albums : critiques internautes
Bios
Bandes annonces vidéos
Interviews d'auteurs en videos
Séries : si vous avez aimé...
Concours
Petites annonces
Coup de pouce aux jeunes auteurs
Archives de Bdp
Quoi de neuf ?
Homepage

Informations légales et vie privée

(http://www.BDParadisio.com) - © 1996, 2018 BdParadisio