Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (18)

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1451. Stefan - 19/01/18 03:41
Le retour Par Bruno Duhamel, Collection Grand Angle chez Bamboo.



Le Retour est une biographie fictive, librement inspiré de la vie et de l’œuvre de César Manrique, artiste sculpteur espagnol qui, pour sauver son ile natale de Lanzarote des promoteurs immobiliers, par l’envie de la faire vivre économiquement, d’y attirer des touristes, sans la dénaturer, eu l’idée géniale d’en faire une œuvre d’art totale.



Récit extrêmement ambitieux, Le Retour suit les pas d’un policier qui enquête sur la mort de l’artiste, enchaînant le déroulé de l’investigation avec une successions de flashback retraçant la vie du défunt, avec une utilisation particulièrement habile et élégante des couleurs.



A la fois intrigue policière haletante, histoire d’amour, histoire d’amitié, chronique de la réalisation d’un projet fou, ambitieux et visionnaire, réflexion sur l’art, l’égocentrisme de l’artiste et ses failles, sur la société de consommation, le tout servi par un dessin absolument impeccable, le retour réussi l’exploit d’être pertinent sur tous les tableaux.



Grâce à Bruno Duhamel, on peut dire que la BD a maintenant son Citizen Kane et elle n’a vraiment pas à rougir de la comparaison.


1450. Stefan - 19/01/18 03:26
Duel Par Renaud Farace, chez Casterman.



Inspirée de faits historique réels, Duel est, au départ, une nouvelle de Joseph Conrad qui raconte un conflit d’honneur entre deux hussards de l’armée de Napoléon, conflit qui s’éternisa pendant 15 ans en une succession de duels au cours desquels les deux hommes n’arrivaient pas à se départager.



Ce texte inspira le premier film de Ridley Scott, les duellistes. Film que Renaud Farace, pourtant grand cinéphile, n’avait pas vu au moment de faire son adaptation. C’est donc du texte de Joseph Conrad que Renaud Farace repart pour nous en livrer ici une adaptation soignée. N’ayant pas lu la nouvelle originale, je ne peux juger de la qualité du travail d’adaptation en lui-même, mais je peux juger l’album produit qui est de toute beauté. Malgré le côté assez absurde, désuet, voir abscond, aujourd’hui de ces questions d’honneur qui poussaient deux hommes à se battre à mort,



(c’est vrai quoi, c’est pas comme s’il y en avait un qui avait grillé la priorité à droite de l’autre) l’auteur arrive très bien à retranscrire ce conflit et à suggérer les raisons profondes qui poussent cet ancien noble et se roturier, devenus compagnon d’armes, et haut gradés, dans un conflit où se mêlent de manière assez étrange, haine et admiration.



Outre la façon assez remarquable dont il arrive à mettre en scène de manière toujours limpide cette histoire complexe, il faut aussi souligner l’habileté des dialogues. Je ne sais à quel point il a pu emprunter les mots de Joseph Conrad, et quelle et la part de dialogues inventés, et c’est justement là une réussite. Enfin le trait est pour le moins admirable.



Habitué à produire des dessins soignés, nets, précis et détaillés, Renaud Farace livre ici un travail à la plume beaucoup plus épuré, loin de son style de confort habituel. Son trait qui semble dessiné à la pointe du fleuret d’un escrimeur virtuose est en parfaite harmonie avec son histoire.



1449. Stefan - 19/01/18 03:10
Le Privé Vol. 1 (ed. Intégrale) Par Jrmy et Sebba, chez Northstar Comics.



Si vous êtes passé à côté des premiers fascicules du privé, la maison d’édition Northstar comics sort, financé par un Ulule fructueux, une édition intégrale qui regroupe les trois premiers numéros, plus deux inédits dont un hors-série. J’ai déjà écrit ICI, tout le bien que je pensais de cette série. La suite est à l’avenant, intrigue, textes, dessins, narration, c’est toujours aussi soigné.


1448. Stefan - 19/01/18 03:01
King Bling Par Mo/CDM et Laurent Houssin, Collection Alimentation Générale chez Vide Cocagne.



Chroniques d’un dictateur, originellement publié dans Psikopat ou Alimentation Générale. Au menu de ses planches paranoïa, mégalomanie, mauvaise foi, égocentrisme, cruauté. Ce dictateur sanguinaire de papier, fait souvent plus penser à nos président qu’à des vrais dictateurs… mieux vaut en rire.


1447. Stefan - 19/01/18 02:52
Les 7 Sherlocks Par Jean-Michel Darlot, Jeff Pourquié et Damien Vidal, Collection Grand Souk chez Vide Cocagne.



Une intrigue solide et un dessin impeccable rehaussé de couleurs magnifiques vous entrainent dans les rues brumeuses de Londres sur les traces de Sherlock Holmes. Une entrée en matière parfaite pour les jeunes néophytes et un immense plaisir de lecture pour tous les amateurs du grand détective.


1446. Stefan - 19/01/18 02:44
Madame Musaraigne change de maison Par Elodie Shanta, Collection Grand Souk chez Vide Cocagne.



Elodie Shanta (a.k.a. Elosterv) nous livre une histoire pour enfants efficace et plaisante servie par un dessin épuré, naïf, harmonieux et expressif.


1445. Stefan - 19/01/18 02:36
Il y a un hippopotame dans mes toilettes Par Aurélien Ducoudray et Thierry Bedouet, Collection Grand Souk chez Vide Cocagne.



Un petit récit rafraichissant et drôle, compté par Aurélien Ducoudray et superbement illustré par Thierry Bedouet. Un livre pour enfants que les parents prennent plaisir à lire et relire à leurs enfants.


1444. Stefan - 19/01/18 02:24
Le Nécrodominicon Par Pixel Vengeur (et quelques guests de luxe), Collection Alimentation Générale chez Vide Cocagne.



Suite des aventures trash de Dominique le tapir. Ce second tome reprend les ingrédients du premier (on ne change pas une équipe qui gagne) : irrévérence, humour trash et absurde, références et surenchère de morceaux de bravoure graphiques.



Dans ce volume le petit tapir est plongé avec brio dans l’univers foisonnant et tentaculairement tentaculeux et jamais éculé de H.P. Lovecraft. L’auteur s’en donne à cœur joie et cette joie est décidément communicative.


1443. Stefan - 19/01/18 02:04
Psychanalyse du Bad Guy Par Wandrille et Matt Dunhill, chez Vraoum.



Wandrille et Matt Dunhill envoient 17 méchants célèbres de fictions chez le psychanalyste. 17 méchants, 17 pages (couv comprise), 17 illustrations, 17 gags, 17 fois le plaisir de croquer du dessinateur et 17 clins d’oeils amusants amusés à des grandes figures de la fiction.


1442. Stefan - 19/01/18 01:50
Je n’ai jamais dit je t’aime Par Alexandre De Motté, Collection Soudain, chez Vide Cocagne.



Je n’ai jamais dit je t’aime est un bel exemple de récit qui doit sa grande réussite à la façon dont l’histoire est racontée. Car cette histoire, autobiographique, au fond, est très banale. Un garçon est amoureux d’une fille. Il ne sait pas trop comment le lui dire.



La mise en scène de cette histoire est admirable. C’est une succession de séquences, parfois, sans relations apparentes entre elles. On enchaine des récits réalistes de la vie quotidienne, des flashbacks, des séquences oniriques, fictives, décalées, des extraits de films imaginaires ou de lectures réelles, avec une liberté totale de style et de ton. C’est admirable, d’une part parce que l’on ne se sent jamais perdu. Chaque scène aussi différente soit elle des précédentes, aussi abrupte que soient les transitions, a toujours un sens et une raison d’être absolument limpide dans le récit global. Et d’autre part, parce que l’on comprend très vite que cette narration n’est pas juste un effet de style, ou une manière de frimer.



On se rend compte que c’est juste une manière extrêmement pudique et efficace trouvée par l’auteur de livrer un récit profondément intime avec sobriété. Chaque scène étant à chaque fois riche de sens et de symboles, sans jamais tomber, ni dans les clichés évidents, ni dans la masturbation intellectuelle. Le récit se déroule avec beaucoup de simplicité, d’honnêteté et de pudeur, dans les méandres d’un esprit bouleversé par une histoire d’amour.



1441. Stefan - 19/01/18 01:35
D’ailleurs Par Alain Munoz, Collection Soudain, chez Vide Cocagne.



D’ailleurs est la mémoire familiale de l’auteur, récits de l’émigration espagnole, d’habitants d’une France rurale dont ils ne font pas tout à fait partie, venus d’ailleurs, ayant atterri là par la force des choses avec en toile de fond la guerre d’Espagne et les horreurs du fascisme de Franco qu’ils ont dû fuir.



Ce récit subtil et nostalgique est porté par un trait puissant et admirable, quelque part entre Baudoin et Pratt. A mon humble avis, Alain Munoz est un digne héritier de ces deux grands, à découvrir.


1440. Stefan - 19/01/18 01:18
Comme un frisson Par Aniss El Hamouri, Collection Soudain, chez Vide Cocagne.



Renata se sent paumée, toujours amoureuse de son ex un peu con qui a refait sa vie avec une autre, elle essaie d’écrire un roman qu’elle n’ose pas envoyer à des éditeurs et supporte de plus en plus mal les jugements de sa famille bourgeoise qui voudrait la voir suivre une voie stable et classique.



La rencontre brutale avec deux SDF va faire basculer sa vie, déjà aux limites des normes de la société, dans la marginalité, dans un monde de violence et de délits.



Le dessin d’Aniss El Hamouri est visiblement influencé par les comics américains, dans la caractérisation des personnages, dans la façon de représenter leurs postures, de mettre en scène les mouvements des corps et la violence, mais avec une épure, une sobriété, dans les traits, très BD indé.



Ce graphisme fort et spectaculaire au service de cette histoire qui explore le mal être post adolescent et les noirceurs de notre société, quelque part entre Fight Club, Orange Mécanique, Trainspoting, Bernie et Les Valseuses, fonctionne à merveille. Le résultat est un récit marquant et fascinant.


1439. Stefan - 19/01/18 01:17
Gustave Caillebotte Par Laurent Colonier, chez Glénat.



Ce livre nous raconte une tranche de la vie de Gustave Caillebotte, peintre impressionniste mais aussi riche collectionneur et mécène. Il s’attarde sur cette période de la vie de Caillebotte où, son tableau, Les raboteurs de parquets, qui deviendra l’une de ses œuvres majeures, est refusé par l’académie des beaux-arts. Caillebotte décide alors de financer lui-même des expositions pour faire connaitre ses œuvres et celles de ses camarades impressionnistes rejetés, comme lui, par la critique de l’époque.



L’auteur utilise très habilement le double statut de Caillebotte. À la fois grand artiste un peu oublié de l'Histoire, resté dans l'ombre des Sisley, Degas, Monet ou Cézanne... Et à la fois grand mécène collectionneur visionnaire qui a compris avant tout le monde le génie de ces derniers et les a soutenus de manière décisive.



Ce double statut de Caillebotte fait de ce livre une réflexion puissante sur la reconnaissance artistique, l'aveuglement des académismes établis et le décalage entre la démarche d'un artiste et la façon dont il est perçu par ses contemporains. Bien sûr, cette réflexion n’est pas nouvelle, mais cela change un peu de la voir portée par un autre peintre que Vincent Van Gogh et, personnellement, cela a, au moins, eu le mérite de me faire découvrir le travail, et le personnage de Caillebotte que je ne connaissais pas.



Quant au dessin, il est tout simplement magnifique. Par ce contraste entre un trait noir réaliste et précis, qui croque de manière très détaillée et documentée le Paris de l’époque, et un travail très complexe, presque impressionniste sur les couleurs, c'est un hommage subtil au style très particulier de Caillebotte, à la fois impressionniste et quasi photo réaliste.


1438. Stefan - 19/01/18 00:44
Le conflit Israélo-Palestinien Par Vladimir Grigorieff et Abdel de Bruxelles, Collection La petite bédéthèque des savoir chez Le Lombard.



D’une certaine manière ce livre se heurte un peu aux limites du concept de cette collection. Je pense que pour bien faire les choses, il aurait fallu au moins trois tomes à cet ouvrage, un sur les origines historiques du conflit, de l’antiquité au début du XXème siècle, un sur la première moitié du XXème siècle et le dernier de 1948 à nos jours. Quand, comme moi, on s’est un peu intéressé à ce conflit, qu’on l’a un peu étudié à une époque, en allant consulter des sources historiques, mais qu’on ne se souvient pas de tout en détail, ce livre a un petit côté frustrant. Il y a plein de points qu’on aimerait voir approfondis. Oui mais voilà, les auteurs de ce livre ne disposaient que d’un court chapitre d’une centaine de pages en petit format, ils ont essayé de faire au mieux. Bien entendu, concernant un sujet potentiellement aussi polémique, ils ont fait preuve de beaucoup de rigueur pour s’en tenir aux faits historiques et pour nous présenter les différentes phases de ce qui est probablement le conflit le plus complexe et inextricable de notre histoire récente.




Au final ce livre est une belle introduction, un moyen simple, déjà, de se protéger un peu de la désinformation qui peut exister, de part et d’autre, autour de ce sujet, et une première étape qui donnera envie au néophyte curieux d’approfondir. Le dessin, passant du réalisme précis, au symbolique didactique sert admirablement le propos, rendant la lecture claire et agréable.



1437. torpedo31200 - 17/01/18 19:27 - (en réponse à : froggy - post #1435)
OK Si ça peut te faire plaisir.

1436. TILLIERTON - 17/01/18 18:37
C'est pas moi qui avait décelé l'éventualité que tu travailles dans l'industrie pharmaceutique ? Tu affiches la même morgue et la même certitude que les vendeurs de médocs que j'ai pu recevoir avant de leur mettre un coup de pied aux fesses . La même obstination/incrustation de taenia

1435. froggy - 17/01/18 15:13 - (en réponse à : Torpedo)
Tu m'as donne une idee. Je vais le compacter et le mettre sous la forme de suppositoires.

1434. suzix@bdp - 16/01/18 19:11 - (en réponse à : Torp')
Et puis l'avantage d'offrir ce que tu considères comme mauvais c'est que tu n'as aucune attente suite à ce cadeau! Toi cela te manque pas et t'es même pas en train de stresser pour savoir si l'autre a également aimé ... que des avantages! Voire même si par le plus pur des hasards dont seule Mère-BDNature à la secret, la BD est appréciée c'est la beurre, l'argent du beurre et le cul de le crémière!

1433. suzix@bdp - 16/01/18 19:04
"tapé Ces daubes" ...

1432. suzix@bdp - 16/01/18 19:03
... mais sans dire que ce sont des merdes évidemment! Parce que y'a pas de raison qu'il n'y ait que moi qui me soit taper ses daubes!

Remarque une fois, un ami auquel j'avais offert deux albums que j' n'avais pas du tout aimé, m'avait dit qu'il avait adoré !!!

1431. torpedo31200 - 16/01/18 19:00 - (en réponse à : suzix@bdp - post # 1430)
Moi aussi. Mais est-ce que tu donnerais un "étron" ?

1430. suzix@bdp - 16/01/18 18:58
Moi je les donne quand ils veulent pas partir assez chers.

1429. torpedo31200 - 16/01/18 18:57
Non mais c' est une vraie question, comment faire disparaître un bouquin qu' on déteste, si on ne peut le retourner ?
Le jeter en découpant les pages des tranches de carton ? Le brûler ? Jamais testé mais je ne pense pas que ça brûle très bien...
Les industriels belges les brûlent, les français les compactent. Mais comment faire pour un particulier ?

1428. suzix@bdp - 16/01/18 18:43
Il habitait pas loin de la Trump tower ... mais ça a pas bien fonctionné!

1427. suzix@bdp - 16/01/18 18:43
Il doit les offrir à des amis américains pour les cultiver!

1426. torpedo31200 - 16/01/18 18:39 - (en réponse à : froggy - post # 1425)
Par avion ou par bateau ?
Non mais sérieusement, tu fais quoi des bouquins que tu détestes, au point de les comparer à un étron ? Tu les conserves ?

1425. froggy - 16/01/18 18:22 - (en réponse à : Torpedo)
Mais il est pour toi, bien sur. Il te convient tres bien. Je te l'envelopperai dans un beau papier marron, une couleur appropriee n'est ce pas?

1424. torpedo31200 - 16/01/18 17:46 - (en réponse à : froggy - post # 1422)
Tu as fait quoi de l' étron, jeté ou compost ? Ou retourné ?

1423. suzix@bdp - 16/01/18 16:42
"Les Danois" est plus une BD sur la réaction de la société et ce que cela engendre ... et sur ce que le lecteur pense de tout cela. On s'en fout de la raison technique de ce phénomène.

1422. froggy - 16/01/18 16:39
Au sujet de la note donnee aux Danois sur BDGest, cela ne veut strictement rien dire. Il faut voir celle de ce que je considre le meilleur album de l'annee derniere, Gustave Caillebotte, aujourd'hui, elle est 1.1/5 avec 37 votes. Alors que Survivants, anomalies quantiques, episode 5 obtient 3.6/5 sur 30 votes. Chacun sait ici meme ce que je pense de cet etron dessine. Or un etron a une fonction, celle de nourrir entre autres, les mouches. Je ne vois pas celle de cet album.

1421. froggy - 16/01/18 16:32 - (en réponse à : Suzix)
Les danois me tente assez. J'ai peur cependant que le pitch soit meilleur que l'album.

Est-ce un mystere? C'est a dire que l'intrique tourne autour de pourquoi tous ces enfants naissent blonds aux yeux bleus? Dans ce cas, est-ce que l'explication finale est acceptable.

Ou bien, est-ce que le postulat de depart n'est qu'un pretexte pour voir comment les gens reagisssent? Une BD sociologique en quelque sorte.

1420. bert74 - 16/01/18 11:07 - (en réponse à : herve #1416)
des clins d’œil appuyés

Ca c'est la marque de fabrique de Sente. Et c'est bien pour ça que je ne supporte pas ses scénarios.
Le principe du clin d’œil en art est qu'il doit justement être furtif et quasi-inaperçu (et c'est pour ça que ça s'appelle comme ça).
Ce tâcheron en fait des caisses à chaque fois et prend vraiment ses lecteur pour des cons.

1419. suzix@bdp - 16/01/18 08:59
Lu Les Danois de Clarke chez Le Lombard (janvier 2018).

Deux enfants blonds naissent dans la même chambre d'hôpital en Danemark. Petit ennui, la mère et le père du second sont maghrébins ... mais les analyses génétiques indiquent qu'ils sont bien les deux parents. Les cas vont se multiplier laissant la place entre panique chez le plus grand nombre dont les états et satisfaction pour certains qui y voient un juste retour des choses chez les "Danois"! A ce moment on se dit que l'auteur marche sur des oeufs ...
Je craignais une daube ou un sujet délicat mal traité. A cela s'ajoutait la note de 2,4/5 sur BDGest après 9 votes ... Il n'en est rien. C'est un excellent album que je conseille ... et je me demande bien d'où peuvent venir toutes ces mauvaises notes!?
Note: 5/5.

1418. froggy - 12/01/18 18:54
Cosey, Calypso

L'annonce l'ete dernier de la prochaine parution d'un Cosey en noir et blanc tel un bon Hugo Pratt ou un Comes m'avait fait saliver d'avance l'ayant toujours lu en couleurs aussi bien ses Jonathan que ses un-coups. J'etais tres impatient de lire cela. En fait, ce que j'ecris n'est qu'une figure de style car je suis un etre d'une patience legendaire. Aussi legendaire que mon incommensurable modestie, c'est vous dire.

J'aime beaucoup l'auteur, je considere que son Grand Prix d'Angouleme est tout a fait merite. Je pense que j'ai tout de lui, j'avais cependant fait l'impasse sur son Mickey sorti chez Glenat car le sujet ne m'interesse pas du tout. J'etais donc vraiment ravi de decouvrir son nouvel album, le dernier de lui que j'avais etait Celle qui fut, le dernier Jonathan qui date de 2013 et probablement le dernier tout court de la serie qui le fit connaitre, album que je n'avais pas tellement aime et qui conclut mal la serie.

L'album nous raconte l'histoire de deux etres que la vie a separe peu apres l'adolescence alors qu'ils s'aimaient, Gus qui est reste en Suisse et de Georgia Gould, nee Georgette Schwitzgebel. Pourquoi ce changement de nom chez la dame en question? Car Georgette fut decouverte par un metteur en scene d'Hollywood en vacances dans la Confederation Helvetique et qui la ramena dans ses bagages a Los Angeles et en fit la vedette d'un film appele Calypso, film qui remporta un enorme succes a travers le monde et fit de la jeune suissesse une immense star connue dans le monde entier. Le temps a passe, l'etoile de la star a pali et la dame est revenue en Suisse pour se faire soigner. Elle contacte son amour de jeunesse, Gus, qui evidemment lache tout pour la retrouver. Ils se revoient donc et elle lui fait une proposition d'affaire tres curieuse, et c'est un euphemisme. Gus accepte car apres tout il en a vu d'autres ayant commis quelques peccadilles dans sa jeunesse qui lui ont fait connaitre le confort des etablissements penitentiaires helvetes. Or, rien ne se passe comme prevu.

J'ai beaucoup aime le scenario que Cosey a pris le temps de developper sur exactement 100 planches. Les 3 personnages principaux sont bien developpes, il nous offre la possibilite de s'attacher a eux. L'histoire avance a son rythme qui n'est pas celui rapide d'un thriller, cela aurait pu, ce rythme est plutot lent, mais attention, lenteur ne veut pas dire ennui car entre le pretexte de cette histoire et l'ecriture des personnages qui sont aussi forts l'un que l'autre, mon attention a ete captee de bout en bout et n'a jamais faibli.

En ce qui concerne le dessin, Cosey sait composer ses planches, de grandes cases qui rappellent le format scope au cinema afin de mieux situer les personnages dans le decor, ce sont generalement des planches decoupees en 3 bandes qui renforcent ce sentiment. Par contre, il n'a pas reussi a dessiner correctement la femme qu'est Georgia. Telle qu'il l'a reproduite, elle ressemble plus a un homme qu'autre chose. C'est tres surprenant de sa part car dans tous ses autres albums, les personnages feminins sont tres reussis. C'est a croire que son predecesseur au Grand Prix d'Angouleme, Hermmann, lui a donner des conseils. On le sait, Hermann, n'est pas Manara ou Gibrat quand il s'agit de dessiner une femme. Quant au noir et blanc, j'ai trouve que Cosey n'en avait pas utilise toutes les possibilites. J'ai bien l'impression qu'il n'a pas utilise la couleur pour justifier son dessin dans les cases sous-marines ou on voit l'extrait du film Calypso. Et j'ai trouve ces cases tres belles.

Note finale: 3/5. C'est un Cosey honnete, donc un album honnete mais je n'y pas retrouve ce charme que j'aimais tant dans ses precedents albums.

1417. suzix@bdp - 08/01/18 09:47
Lu TER #1 & #2 de Dubois & Rodolphe parus chez Maghen en avril et septembre 2017.

BD fantastique sur un thème très 80's mais on adore quand même! On dirait du Bourgeon en moins cru, moins sexe et moins cruel ... mais en plus facile à suivre! (;o)
Je rajoute ces deux albums dans mon best-of 2017 !
Note 5/5.

1416. herve - 07/01/18 12:39
Il s'appelait Ptirou

Avant tout, je dois préciser que j’ai abandonné la lecture des " Spirou et Fantasio" depuis quelques années. Bien sûr, je m’étais rué dès leur sortie vers les albums "Une aventure de Spirou vu par… ", mais quelle déception ! Les repreneurs, pourtant reconnus, comme Vehlmann, Frank Legall ou Yoann ou encore Fabrice Tarrin n’ont pas réussi à me convaincre. Pire, j’ai revendu toute cette collection, à deux exceptions près : le formidable " le journal d’un ingénu" d’Emile Bravo , et " le groom Vert- de- Gris " (malgré quelques maladresses) de Yann & Schwartz. Depuis, j’évite tout achat de la série " Spirou" depuis la désastreuse reprise de Morvan & Munuera (j’ai également revendu les albums de cette période) ou de ses déclinaisons.
Difficile en effet de succéder à Franquin, même si la période Fournier était plaisante, et si Tom & Janry avaient réalisé de très bons albums, sans oublier Nic & Cauvin, qui rétrospectivement, nous avaient offert des histoires correctes. Dommage que Chaland n’ait pas continué sa propre version, qui ravivaient les nostalgiques des premières aventures de Spirou et Fantasio.
Nostalgie justement, c’est sur cette vague que navigue " Il s’appelait Ptirou " de Verron et Yves Sente. Tout d’abord, c’est le côté " rétro " du dessin qui m’a attiré. N’ayant pas lu les autres albums de Laurent Verron, ce fut une belle découverte.

Côté scénario, Yves Sente, si souvent décrié, notamment sur sa reprise de " Thorgal " et de certains " Blake et Mortimer ", s’en sort ici magistralement. En débutant l’histoire à la manière des . "belles histoires de l’oncle Paul", que je lisais dans ma jeunesse dans les périodiques conservés par mon père, il fait un beau cadeau aux nostalgiques du journal. Pari risqué mais pari réussi, au delà même de mes espérances.
Le scénario repose sur plusieurs intrigues sur fond de début de récession de l’année 1929, le tout pendant une traversée transatlantique. On retrouve de l’aventure, du suspens, des clins d’œil appuyés (avec Robert Velter), un début de romance le tout sur un ton mélodramatique assez inattendu pour une aventure évoquant " Spirou ".
Car cet album n’est pas une histoire de " Spirou", une de plus, mais un véritable hommage au personnage, à sa genèse, et à son créateur, Rob- Vel.
Très bel album qui me réconcilie enfin avec le personnage.

A lire d’urgence.

note: 5/5

1415. Quentin - 06/01/18 17:28
Gustave Caillebotte, de Colonnier. Lu surtout par curiosité, après le compte rendu dithyrambique de Froggy. J’avoue que je n’avais jamais entendu parler de Caillebotte avant cette BD, qui a donc comblé une grande lacune dans ma culture générale. L’oeuvre du bonhomme est édifiante (quand on sait que c’est grâce à lui que l’état Francais a acquis tant de toiles impressionnistes), donc le sujet est porteur et intéressant. A ce niveau là, la BD tient ses promesses et donne à voir non seulement la démarche artistique de Caillebotte, mais aussi et surtout tout ce qu’il a fait pour soutenir et promouvoir ses amis peintres. C’est presque à se demander ce que l’impressionisme serait devenu sans Caillebotte! Bref, c’est assez pédagogique, surtout avec le dossier en fin d’album, qui est très bien fait et donne plus de détails historiques, ce qui complète bien certains épisodes de la BD.

Le travail sur les couleurs est superbe. Les dessins en soi ne m’ont pas vraiment interpellés, mais le boulot semble correct. Le parti pris de présenter de nombreuses cases comme des tableaux impressionistes est très intéressant et du plus bel effet, mais nuit malheureusement à la fluidité du récit. Je n’ai pas trop apprécié les nombreuses cases représentant des tableaux impressionnistes exposés ou en train d’être transportés. On a l’impression que les images ont été copiées-collées et elles semblent sortir des cases (elles ne correspondent pas avec le dessin des cases, et elles en ressortent comme un coup de poing dans l’oeil). C’est assez dérangeant. J’ai eu la même impression avec certains visages, dont le style ou le rendu n’est pas en phase avec le reste de la case. Côté récit, ca balance entre la vie de Caillebotte, son approche artistique ainsi que celle des impressionnistes, son rôle de mécène, et une série d’anecdotes relativement quelconques (le coup de poing de Pissaro, la rencontre avec le rabotteur, les commentaires de certains visiteurs ou des peintres sur ces commentaires, etc.). On trouve par moment quelques cases surchargées de phylactères jouant sur plusieurs niveaux différents et qui ne communiquent pas entre eux, ce qui ne marche pas super bien. Bref, une BD intéressante et ambitieuse, pleine de bonnes idées et de bonnes intentions, mais assez brouillon et qui hésite entre plusieurs pistes, sans avoir de ligne directrice claire.

1414. herve - 05/01/18 18:24
L'esprit de Lewis- acte 1 Santini & Richerand

Prévue en deux volumes, cette histoire de l'écrivain et du fantôme est plaisante à lire. Sur fond de romantisme (rappelé par une case hommage au tableau du "voyageur contemplant un mer de nuage" page 27 et 57), nous suivons Lewis pris dans les tourments de l'inspiration, en vue d'écrire un roman, avec l'aide de Sarah, le fantôme. Les pleines pages oniriques sont assez belles, en tout cas le style de Lionel Richerand me rappelle celui d'Hervé Tanquerelle.
Le scénario est assez bien enlevé, mais peut-être un peu trop sage.
A découvrir.

note; 2,5/5

1413. Quentin - 05/01/18 17:55
Ar-Men, de Lepage. Superbe dessins et superbe hommage aux Bretons, à la Bretagne et aux grands phares égrenés le long de la côte. Mais récit décousu, qui saute d'une époque à l'autre (présent, années 1960, 19e siècle, temps mythique de la ville d'Ys) sans qu'on comprenne vraiment de quoi il s'agit. L'album hésite entre l'histoire de l'île de Sein, l'histoire du phare d'Ar-Men, l'histoire d'un de ses gardiens, l'histoire d'un type qui lui rend visite pendant 20 jours, et un reportage fait par Lepage lui-même (sans doute la partie la moins compréhensible). Le tout est assez confus, même si ca reste très beau et très impressionnant.

Dans le documentaire en fin d'album, c'est marrant de voir Emmanuel Lepage se la jouer un peu à la Nicolas Hulot. Il finira peut-être ministre un jour.

1412. herve - 05/01/18 17:35 - (en réponse à : marcel)
aucun souvenir non plus, pourtant je l'ai lu cette série !

1411. marcel - 05/01/18 15:58
Yep, je l'ai lue ! Mais j'ai completement oublie ce qu'il s'y passait...

1410. bert74 - 05/01/18 15:21 - (en réponse à : hervé #1407)
Il y avait encore avant la série "Le Linceul" (dans la défunte collection "La Loge Noire") qui parlait d'exactement la même chose, non ?

1409. herve - 05/01/18 12:28 - (en réponse à : Lien Rag)
"Trois christs" était un concept intéressant mais mal exploité. C'était quasiment une démarche mathématique qui malheureusement m'avait peu touché au final.

1408. Lien Rag - 05/01/18 08:10
Tu lui reproche quoi, à l'excellent "Trois Christs"?

1407. herve - 04/01/18 20:48
"Le Suaire" #1 Eric Liberge, Gérard Mordillat & Jérôme Prieur

Les scénaristes, Gérard Mordillat et Jérôme Prieur ont acquis une certaine aura avec leur film "Corpus Christi",et sont donc parfaitement bien placés pour cette nouvelle série qui s'inspire de l'origine du Saint Suaire. Après le très critiquable "Trois Christs" de Bajram et Valérie Mangin, voici donc de nouveau le linceul de Jésus au centre des intrigues d'une série prévue en trois volumes.
En partant d'un postulat rationnel sur l'origine de ce linceul, les auteurs introduisent l'histoire de Lucie, une nonne du XVème siècle, partagée entre la religion et son amour de jeunesse.
Même si cela parait assez simple, je pense qu'à l'aune des deux prochains volumes,cette histoire prendra une autre dimension.
Mais, ce qui fait la force de ce premier volume, c'est évidemment le superbe dessin d'Eric Liberge (je n'avais pas encore lu une de ses bandes dessinées) qui adopte ici un dessin en noir et blanc qui sied parfaitement au scénario.Se déroulant dans la Champagne pouilleuse,l'ambiance hivernale y est fort bien décrite.
Que ce soit les scènes relatant la peste, ou encore celles se déroulant au monastère, nous sommes vraiment plongé dans le moyen-âge.
Pas trop de surprises dans ce tome 1, mais une interprétation rationnelle du mystère du Saint Suaire, avec un scénario qui devrait prendre son élan avec le prochain volume, déjà prévu cette année, le tout servi par un dessin magnifique.
A suivre....

note: 3/5

1406. feldoë - 04/01/18 08:52
J'ai bien aimé aussi ce dernier Lefranc "Le principe d'Heisenberg". En particulier le dessin et les couleurs, mais le scénario m'a bien plu aussi, simple mais efficace (alors que le précédent de Corteggiani m'avait un peu déçu - Mission Antarctique, malgré un bon début d'album).
Le prochain Lefranc est déjà annoncé pour le printemps, "La stratégie du chaos", par Régric et Seiter. J'avais moins apprécié de ce binôme "L'homme oiseau"...

1405. TILLIERTON - 04/01/18 05:09
Un très bon Lefranc vient de sortir, fidèle aux origines de la série . Alvès bluffant et Corteggiani qui maitrise parfaitement son scénario . Le meilleur album de reprise

1404. totom - 02/01/18 14:51
Très bon la bd Delcourt , savais pas que c’etait déjà sorti en intégrale

1403. Lien Rag - 02/01/18 12:55
Les Valérian sont tous bons (sauf les Armes Vivantes - et j'ai pas trop aimé les Foudres d'Hypsis non plus) jusqu'à Sur les Frontières...

1402. herve - 02/01/18 10:07 - (en réponse à : Quentin)
J'ai beaucoup aimé, moi aussi, "Je, Francois Villon" (bien que le dernier volume soit un peu long)
Comme quoi, à défaut d'aimer les livres de Teulé , je me rattrape sur les adaptations.



 
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