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797. Bert74 - 15/06/17 13:33
Boah, faut pas exagérer avec le Triangle Secret, il a bouclé le truc en 7 tomes en à peine 4 ans et ça se tient bien. Un cycle principal assez ramassé du coup.
Je ne parle pas des Spin Off (qui ne sont pas vraiment des suites d'ailleurs).

Pour Gudesson ce qui m'attirait c'était surtout cette vision géopolitique décalée donnée apporté par l'uchronie. C'est toujours, si c'est bien construit et pensé, un vrai plaisir supplémentaire de lecture d'avoir ce background réinventé derrière. Comme dans Lazarus, Rex Mundi, Watchmen (pour citer les meilleurs du genre). Et pis j'adore quand ils mettent des cartes de géo dans leur BD.

796. TILLIERTON - 14/06/17 21:40
Parmi les premiers Depardieu, j'ai vu " le Camion" inspiré de Duras (chiant ?) et " dites- lui que je l'aime "( the cry of the owl) tiré de P. Highsmith
Le triangle secret : l'exemple de série qui traine en longueur, qui traine....bonne idée de départ, et exploitation commerciale récurrente d'une énigme millénaire.

795. froggy - 14/06/17 20:27 - (en réponse à : Bertrand)
Le pitch de ton truc a l'ai pas mal en effet, mais je me mefie avec Convard. J'ai lu Le Triangle Secret chez un de mes amis a Paris et j'ai arrete au troisieme ou quatrieme titre, cela devenait penible a lire.

Le probleme des bons pitchs est que parfois, cela ne tient pas la longueur quand le scenariste l'etire trop tel un chewing-gum.

794. froggy - 14/06/17 20:20
Sapin, Depardieu, cinq annees dans les pattes de Gerard

Mes lectures se suivent et se ressemblent en ce moment, apres Colette, voici donc la vie de Gerard Depardieu. En fait, ce n'est pas la vie de l'acteur que Sapin nous raconte car cela a un interet tres limite je trouve, c'est plutot un portrait fait a un moment donne de sa vie, un tres long instantane qui durerait cinq ans donc, de 2012 a 2016.

L'auteur commence son ouvrage pour nous raconter les circonstances ou il fut amene a rencontrer le nouveau citoyen russe. On apprend ainsi qu'il travaille en atelier avec Christophe Blain, ce qui me fait penser que j'aurais aime en savoir plus sur le prochain Isaac le Pirate mais comme ce n'est pas le sujet de l'ouvrage, on n'en parle pas.

Un heureux hasard a mis Sapin present lors de la polemique qui eut lieu en France sur l'attribution de la citoyennete russe au natif de Chateauroux. Il revient longtemps et souvent sur la question. Et Gerard n'est pas tres clair sur sa reponse car l'homme est tres complexe. C'est le moins que l'on puisse dire. Il enchaine les tournages un peu partout, Azerbaidjan, Portugal, il le suit dans differents voyages a travers l'Europe, Allemagne, Espagne, Italie, Russie, pays dans lesquels ils mangent enormement. Il croise quelques celebrites, Fanny Ardant, Marina Fois et meme Francois Hollande car Sapin travaillait simultanement sur son portrait de l'Elysee, album sorti l'annee derniere sous le titre, Le Chateau. Il recueille de nombreuses confidences de l'acteur quand ce ne sont pas des confessions et il le voit vivre au quotidien et comment il reagit avec le statut de la celebrite car Depardieu est une star tres connue et selon les jours et ses humeurs il reagit plus ou moins bien quand on lui demande des selfies.

Ce livre est beaucoup plus interessant que celui sur l'Elysee de Francois Hollande car le personnage principal est beaucoup plus haut en couleurs que l'ancien locataire de la residence du president de la republique francaise, (c'est un euphemisme). Gerard Depardieu n'hesite pas a cumuler les contradictions, il vit vite, il voyage tout le temps, ne supporte pas l'inactivite, ce qui doit expliquer sa frenesie de tournages meme pour des cameos ou roles tres secondaires. Sapin nous montre son hotel particulier de la rue du Cherche-Midi, la salle de sejour est remplie d'oeuvres d'art signes entre autres Brancusi, Camille Claudel (tiens donc?). On assiste ainsi a une rencontre entre des galeristes qui essayent de vendre des ouevres a l'acteur, un gout tres eclectique qui ne plairait pas a tous, mais de cela, l'acteur s'en fout eperdument, mais un gout certain. Sapin ne revient pas sur sa carriere cinematographique a part quelques allusions lorsque c'est necessaire quand il parle de certaines personnes avec qui il a tourne. Il faut dire que l'interet n'est plus la en ce qui concerne Depardieu aujourd'hui. Depuis son Cyrano de Bergerac en 1990, on ne peut pas dire qu'il ait tourne des films tres marquants alors que jusque la, c'etait une ascension reguliere en alternant les films avec Marguerite Duras, Claude Zidi, Francois Truffaut et Francis Veber sans compter Resnais, Pialat, Marco Ferreri, Bertolucci et consorts, vous voyez les grands ecarts. En fait et au risque d'ecrire un cliche, Depardieu est un ogre. il devore tout, a manger bien sur, mais aussi les gens qu'ils rencontrent, les choses etc. Et en cela, Sapin nous offre un portrait tres attachant en definitive de l'acteur. Arrive au point ou il en est aussi bien quant a l'argent qu'a la gloire, il a quasiment tout vu et tout vecu, certainement plus que la moyenne des gens, il fait ce qu'il veut car il peut se le permettre, il se fout de l'opinion des autres, la preuve est que lorsque Sapin vient le voir pour la premiere fois chez lui a Paris, celui-lui dit rapidement alors qu'il est juste habille d'un calecon et qu'il part vers sa salle de bains: "Bon, moi, je vais me laver la rondelle" Je trouve cela tres drole bien que tres grossier. D'ailleurs, lorsque Sapin lui presente son projet, il acceptera en demandant de raconter TOUT sans rien cacher ou edulcorer. Ce qui donne lieu a des scenes cocasses telles que celle au debut ou Sapin prend une douche cote a cote avec Depardieu, les deux completements nus.

On le sait deja et ce n'est pas un mystere, Mathieu Sapin n'est pas le meilleur du monde (c'est un euphemisme). Son dessin est tres particulier, et de mon cote, j'aime bien, il a un cote frais et pas sclerose qui me plait. Ses decors peuvent etre tres detailles (la salle de sejour, un plateau de tournage, un diner par exemple) ou tres succincts (la campagne azerbaidjanaise). Cepandant ses anatomies sont parfois bizarres. Quant a Fanny Ardant, je ne l'ai pas reconnue sous la plume du dessinateur, (elle aussi est passee sous le scalpel du chirurgien esthetique?) En ce sens, il faut remarquer que Sapin s'est dessine plus petit qu'il ne doit l'etre afin de mieux mettre en valeur l'artiste et de montrer qu'il n'est jamais qu'un temoin. Il avait fait la meme chose dans Le Chateau.

Il y a beaucoup a dire sur cet ouvrage du fait de la personnalite hors du commum de Gerard Depardieu. On l'aime ou on le deteste, il ne laisse pas indifferent, je considere l'acteur comme prodigieux et j'ai vu enormement de ses films, il est capable de tout jouer, il l'a demontre et le demontre encore lorsque le film en vaut la peine ou qu'il a un bon role. Jusqu'a ce que je lise ce Depardieu, j'etais plus reserve sur l'homme. Je le suis un peu moins maintenant car Sapin explique sa complexite, il n'empeche qu'il devrait faire un peu plus attention a ses amities, telles que celle avec Poutine. Mais peut-etre que cet homme est tres sympathique dans le prive. Apres tout, je me souviens que Claude Chabrol avait dit a la tele que Jean-Marie le Pen etait un de ses potes et qu'il se marrait bien avec lui, ce qui avait rendu Jacques Attali, assis en face du realisateur, apoplectique. C'est peut-etre cela que Depardieu est dans le fond, un provocateur.

Note finale, 4/5. On ne s'ennuit pas une seconde en lisant ce livre. J'ai passe un excellent moment a le lire et je le relirai avec grand plaisir.

793. Bert74 - 14/06/17 13:43
Je ne suis plus attiré par grand chose en FB classique (48cc et tutti quanti), dans les nouveautés, beaucoup plus par ce qui sort en comics. Non pas que je ne lis plus que ça (mes vieilles BD, Tintin, Blueberry, 7 vies de l'épervier, 421, ... suffisent à entretenir mon goût), mais des piles exposées chez le dealer, rien ne me fait vraiment m'emballer en premier regard.

Malgré tout, j'ai été intrigué par le pitch de Gudesonn :
À quoi ressemblerait notre monde si les religions monothéistes n’avaient jamais vu le jour ? Et comment accueillerait-il le messager d’un Dieu unique ? Découvrez-le dans cet ambitieux et captivant thriller uchronique.
Dans cette uchronie religieuse, seuls les polythéismes anciens sont pratiqués.


Sous le haut patronage du vieux routard Convard, l'histoire est plaisamment tourné dans le mode polar nordique (l'intrigue et les principaux personnages mettent en scène les fidèles du panthéon nordique) avec la touche ésotérique (en plus d'être uchronique) qui va bien. Le récit gagnerait à être un tantinet plus structuré, notamment vis à vis de la psychologie des personnages (dont on a surtout peine à appréhender les valeurs morales, sans que ce soit exprès, je pense) et le dessin un peu plus vigoureux (pas fan de toutes les perspectives choisi, moi), mais ça se lit bien.
Si les auteurs tiennent leur promesses de faire appel aux enjeux géopolitiques qu'ils ont imaginés (empire Inca, pharaonie d'Egypte, etc...), ça peut délivrer de la bonne came. a suivre donc.

Aller, 3,33333/5

792. suzix@bdp - 14/06/17 10:22
Lu Les ombres de Sierra Madre #1 de Brecht & Nihoul chez Sandawe (mai 2017)

Excellent western sobre et humain se déroulant au Mexique au début des années 20. Apparemment basé sur des personnages et des faits réel, le héros "Mormon" borderline recueille une jeune indienne sans doute "Apache". Vont-ils revenir la chercher? Non, ils ont tous disparus de ces montagnes depuis des années avec la reddition de Geronimo ...
Avec un recueil de photos anciennes et des commentaires sur les personnages et la période ayant inspiré cet album. Indispensable aux amateurs de western et conseillé aux autres pour passer un bon moment.
Note 5/5.

791. suzix@bdp - 14/06/17 10:15
Lu Zorglub #1 "La fille du Z" de Munuera chez Dupuis (juin 2017)

Excellent album. Lisible à tout âge. Commence par de l'autodérision sur les spin-off (bien vu!). De l'humour et de la tendresse. Des références aux anciens Spirou, peut-être même à Astérix. Une histoires à rebondissements bien amenés. Un dessin agréable. Bref, tout bon. Je conseille fortement.
Note 5/5.

790. froggy - 12/06/17 20:00
Goetzinger, Les apprentissages de Colette

Apres Marie-Antoinette (que je n'ai pas lu) et Christian Dior (que jai lu par contre), Annie Goetzinger s'est lance dans une biographie de la jeunesse de la romanciere. Autant l'ecrire tout de suite, lire cela apres Quartier lointain et Stupor Mundi vous rappelle qu'il n'y pas toujours des chefs d'oeuvre en BD.

Dans Jeune fille en Dior, Goetzinger avait imagine la presence d'un personnage fictif presente aux cotes du couturier afin de mieux raconter son histoire. Ce parti pris etait plaisant et rendait la lecture de cet album tres agreable. Il n'en est pas de meme ici, la dessinatrice raconte les premieres annees artistiques de Colette de son mariage avec Henry Gauthier-Villars dit Willy en 1893 jusqu'a la publication de son roman, Le ble en herbe en 1922 ou elle adopte definitivement son nom de plume qui sera tout simplement Colette au lieu de Colette Willy.

Apres la lecture de cet album, j'en ai conclu que l'ecriture d'une biographie en BD s'apparente plus a une biographie filmee qu'a une ecrite. En effet, le probleme dans ce genre d'ouvrage est l'arc narratif, il faut un drame avec un debut, un milieu et une fin evidemment. La vie d'une personne quelle qu'elle soit est faite de differents moments qui s'ajoutent les uns aux autres et qui eventuellement forment un tout. C'est pour cela que tres souvent, une biographie filmee reprend le moment cle de la vie de la personne parce que cela est impossible, dramatiquement ininteressant et prendrait trop de temps a moins d'en faire une serie tele. C'est le cas ici, car l'auteur a concentre 30 ans de la vie de l'ecrivain en 98 planches et c'est beaucoup trop court. Malheureusement Goetzinger n'a pas reussi a transcrire l'evolution psychologique de son heroine par les dialogues, elle fait en decoupant son recit en petites etapes, le mariage donc, son arrivee a Paris, les premiers mois de la vie conugale avec Willy, son introduction, grace a son intermediaire, dans la societe artistique de la capitale, ses rencontres avec quelques celebrites,ses premiers ecrits etc. C'est certes interessant mais cela est raconte d'une telle maniere que le lecteur ne rentre pas dans cette vie et reste a part, comme un spectateur. En outre, Goetzinger a commis l'erreur de separer ses cesures avec des narratifs et descriptifs qui sont ecrits tellement gros qu'on a l'impression qu'elle hurle et ce des la premiere case. C'est tres bizarre a lire. Je pense que l'auteur aurait du arreter son histoire au moment de la separation avec Willy, ou alors elle aurait du faire plusieurs ouvrages. Elle a survole son sujet sans jamais rentrer dedans. On ne devine pas tres bien que Colette fut une feministe avant l'heure avant Benoite Groult et Gisele Halimi, elle a eu une vie consideree comme scandaleuse a l'epoque, ainsi elle eut des relations sexuelles avec des femmes. Cela au point qu'a son deces, en 1954, l'Eglise Catholique ne l'autorisa pas a avoir des obseques religieuses alors qu'elle eut droit aux honneurs de la Nation, comme le dernier narratif nous le fait savoir.

Cela fait longtemps que je lis Goetzinger et son dessin est toujours aussi plaisant. Mon oeil lui trouve un charme indeniable de par son elegance, un reproche cependant que j'ai trouve un peu plus flagrant cette fois-ci compare a ses opus precedents aux scenarios mieux reussis, c'est son statisme. Elle n'arrive pas a exprimer le mouvement, c'est particulierment manifeste planche 41 ou Colette danse avec des partenaires et on a l'impression en voyant la case (qui fait toute la planche) qu'en fait, les danseuses prennent la pose pour un peintre ou un photographe.

Note finale; 2/5. Goetzinger a peche par une ambition trop grande, le dessin sauve l'album. Cote positif, cela m'a donne envie de lire les romans de Colette, je pense que je vais m'acheter cela lors de ma prochaine visite a Paris.

789. Bert74 - 12/06/17 11:50
J'ai donc lu Empress et j'ai donc normalement trouvé ça bien sympa.
Comme j'appréhende bien la touche Millar maintenant, je savais à quoi je devais m'attendre et je n'ai pas été déçu. Sa patte technique de scénariste relève comme à chaque fois une histoire qui n'est pas forcément franchement originale (un mélange du backround de Starwars et du concept de Black Science) mais sur laquelle il sait savamment doser les ingrédients pour que la sauce prenne très efficacement. Ce n'est pas forcément un cuisinier visionnaire (il peut l'être, hein, comme avec Ultimates), ce Mark, mais indéniablement de grand talent et c'est au minimum amplement suffisant.
Du côté dessin, ce n'est pas pas le meilleur travail de Immonen (son meilleur boulot c'est sans conteste Nextwave), mais c'est très chatoyant et super accessible.
Et pour revenir sur la polémique d'ampleur galactique du débat marcel/torpédo, j'ignore si la fin cliffhangeresque appelle une suite ou est un simple clin d'oeil, mais dans les deux cas c'est réussi, je trouve (on n'a pas pas forcément besoin de cette suite pour apprécier, mais si elle arrive elle sera bienvenue).

Bref bon moment de lecture. Note : 3,99 €/5.

788. marcel - 12/06/17 11:45
C'est prepublie dans L'immanquable mais je suis a la bourre sur ce magazine...

787. suzix@bdp - 12/06/17 11:38 - (en réponse à : hervé)
L'as-tu lu?
Moi j'ai tenté ... c'est juste illisible.

786. herve - 12/06/17 11:18 - (en réponse à : suzix)
"Giant" est pourtant le coup de coeur de mon libraire ce mois-ci.

785. suzix@bdp - 12/06/17 11:05
J'ai lu la moitié de Giant #1/2 de Mikaël chez Dargaud (juin 2017)

Dargaud a rajouté un autocollant sur la couv où Tripp indique que Mikaël sait raconter des histoires. Je me suis dit que cela allait être super top vu qu'au feuilletage c'était vraiment bien également. Et puis j'ai commencé à lire ... et cela m'a été pénible. La lecture n'est pas fluide du tout. On ne sait pas qui parle (la radio, quel perso), les cases sont difficiles à lire et à intégrer, les bulles sont dans le désordre. BRef, je vais pas aller au bout et je vais ramener cet album.
Note 1/5

784. Quentin - 12/06/17 10:51
Le Caravage, de Manara, chez Glénat. Très bel hommage au célèbre peintre. L'histoire reste malheureusement du Manara - mal agencée, trop théâtrale, prétexte à dessiner des paires de fesses bien rondes. Mais Manara a eu l'intelligence de s'inspirer des décors de Rome tel qu'on en trouve à foison dans la peinture du 17e siècle, et cette déambulation dans une Rome fantasmée de l'époque est vraiment bluffante. L'hommage au Caravage est également très touchant: Manara imagine la production de quelques uns de ses chefs d'oeuvres, et il s'inspire directement du peintre pour produire quelques superbes cases. Je n'attendait pas grand chose de cet album, mais il s'est révélé être une très bonne surprise.

783. froggy - 11/06/17 17:17 - (en réponse à : Jerome)
C'est toi qui m'a fait plaisir en recommandant un si bon bouquin.

782. Mr Degryse - 10/06/17 09:02 - (en réponse à : froggy)
Tu fais plaisir.

Clairement dans mes meilleures lectures de l'année dernière et aussi depuis un moment

781. froggy - 10/06/17 01:41
Nejib, Stupor Mundi

Je sais bien que j'arrive longtemps apres la bataille, l'album etant sorti en avril 2016 mais quand je lis une excellent BD, je ne peux m'empecher de le faire savoir aux 3 peles et au tondu qui frequente ce Forum.

Je ne connaissais absolument pas Nejib jusqu'a present mais il vient d'entrer dans mon radar des auteurs a suivre. Vous savez que l'histoire se situe vers la fin du Moyen-Age en Europe et met en scene un savant de confession musulmanem, Hannibal, qui se refugie avec sa fille paralysee, Houde, et un esclave, El Ghoul, dans un chateau fort des Pouilles en Italie. Ce chateau appartient a Stupor Mundi et y sont loges l'elite de la communaute savante et scientifique de cette epoque venue du monde entier. Comme le dit un des principaux protagonistes de cette histoire, "C'est un refuge contre la betise et l'ignorance".
Stupor Mundi est le surnom donne a l'empereur germanique, il offre asile et protection et finance les experiences de ces scientifiques afin de contrer le Vatican avec le pape a sa tete bien entendu. Hannibal a invente quelque chose d'extraordinaire, mais cette invention inspire la crainte et la mefiance aussi de la part des communautes musulmanes et catholiques que de ses confreres. Parallelement a ces intrigues, l'auteur decrit le cheminement psychologique d'Houde, qui entame une psychanalyse (meme si cela n'en a pas le nom bien entendu) afin de se rappeler des circonstances qui ont provoque sa paralysie, Evidemmment, ces 2 recits, a priori paralleles vont se rejoindre.

EIl est difficile de ne pas penser au Nom de la Rose, le roman d'Umberto Eco dont Jean-Jacques Annaud a fait un palimpseste filme. Il y a de nombreuses similitudes, l'epoque, le Haut Moyen-Age, le lieu, un chateau en Italie meme si celui-ci est au sud de la botte alors que dans le roman d'Eco, il se situe au nord, des savants, des religieux, une lutte d'influence, une bibliotheque remplie de livres rares et precieux etc. La principale divergence etant bien entendu le role principal donne a un element du sexe feminin meme si dans la BD, cette femme est une petite fille agee d'une dizaine d'annnees et non une gitane qui va initier un jeune moinillon aux plaisirs de la chair. Egalement, la BD ne se finit par un incendie, encore que... J'ai trouve le scenario d'une intelligence remarquable, parfaitement construit et maitrise de bout en bout. J'ai ete happe tres rapidement par l'histoire et j'ai lu ces quelques 285 pages aussi vite que possible, j'etais presse d'en connaitre la fin car c'est passionnant. Nejib croise les fils de ses intrigues avec une maestria digne des romanciers et autres scenaristes le splus experimentes et les plus aguerris, on ne sait pas ou on va, bien que j'avais trouve tres rapidement la nature de l'invention d'Hannibal, mais on y va surement. L'auteur remet les 2 religions dos a dos en matiere d'intolerance et de refus du progres scientifique. Par les temps qui courent, cela a evidemment beaucoup de raisonnance.

Jerome et Laurent m'avaient prevenu sur le dessin quand j'avais pose la question de savoir si cet album merite un achat de ma part et ils ont ete en deca de leurs descriptions. On essaye de comparer un dessinateur a un autre, a un style, une ecole, un genre etc. J'avais pense comparer Nejib a Vives pour tenter d'exprimer en quoi le dessin de Stupor Mundi est profondement original. Et puis en fait, je me suis dit que non, le dessin de Nejib, est incomparable, et cela il faut prendre le mot dans son sens litteral, c'est a dire qu'on ne peut pas le comparer a qui que ce soit ou a quoi que ce soit. C'est totalement original mais ce n'est pas n'importe quoi. Il est simple et sophistique en meme temps, l'auteur s'arrete parfois sur beaucoup de details tandis qu'a d'autres moments, il est tres elliptique. Il faut le voir pour le croire. Il est evident qu'un tel dessin ne peut plaire a tout le monde car il n'est pas du tout consensuel et n'est pas concu pour flatter le public, a la limite, il peut prendre son lectorat a rebrousse-poil et provoquer une sensation de rejet immediat. Ce qui fait que de nombreux adolescents ne tenteront pas de lire ce livre car il n'est pas d'un abord facile et c'est bien dommage pour eux. Je le sais cas je fus comme cela quand j'ai decouvert Pratt et son Corto Maltese que je lisais dans Pif-Gadget quand j'avais 10-11 ans, je ne pouvais pas le lire, c'etait trop eloigne de la Ligne Claire pour moi et je n'aimais pas du tout. Grossiere erreur que j'ai heureusement repare.

Note finale, 5/5. Brillant, passionnant, erudit, original, palpitant, deconcertant. Bref a lire pour tous ceux qui veulent lire de temps en temps une BD qui sort des sentiers battus

780. froggy - 10/06/17 00:09 - (en réponse à : Torpedo)
775. torpedo31200 - 09/06/17 14:12 - (en réponse à : Quentin - post # 773)
C'est très bien Harmony grâce au talent de Reynes. Mais ce n'est jamais qu' une version franco belge de comics, et ça n'a pas grand-chose de surprenant (une télékinésiste, victime d' expérimentation, en fuite).


Ce n'est pas Carrie donc, alors c'est Furie, toujours de Palma de toutes facons. J'attends de voir la version de Scarface version Spirou, je presume que les "Fuck!" qui emaillent le film seront transformes en "Saperlipopette!".

779. Quentin - 09/06/17 19:16 - (en réponse à : Froggy et Torpedo)
Personnellement, Harmony, je n'ai pas accroché. Mais vu le soin apporté à cette BD, ca ne m'étonnerait pas qu'elle marche très bien. En ce qui concerne le corps d'Harmony, ce n'est pas seulement qu'elle a de jolies formes, mais c'est aussi que le dessinateur en dévoile autant qu'il peut dans les limites du journal spirou, et plus qu'assez pour émoustiller les jeunes lecteurs (assise jambes écartées en cachant juste assez l'entre-jambe pour qu'on puisse se demander si elle porte une culotte ou pas; poitrine peinturlurée où on cache juste le téton, etc.) Bref, une fille super sexy mais qui ne s'en rend pas encore compte et qui reste d'une candide innocence. Si ca ne fait pas craquer les ados, ca...

778. Quentin - 09/06/17 19:08
Nuages et pluie, de Loo Hui Phang et Philippe Dupuy. Même scénariste que pour l'odeur des garcons affamés, et pourtant énorme contraste entre les 2 albums. On a ici un conte philosophique sur l'amitié, l'amour, la jalousie, la séparation et le deuil, qui est par moments très beau, mais par moment également obscur et incompréhensible - qui se perd en tout cas dans un symbolisme qui n'est pas facile à décoder. Bref, avis un peu mitigé, même si au final, le bon l'emporte sur le mauvais. Il aurait été intéressant de voir le même scénario dessiné par Peeters.

777. Mr Degryse - 09/06/17 17:56
J'avais bien aimé le roman. Mais là c'est vraiment pas beau

776. herve - 09/06/17 16:17
La pharmacienne Igor& Boccère, Esparbec

Avec « la pharmacienne », Igor et Boccère (qui ne font qu’un) adaptent un des romans les plus connus, voire le meilleur (avec « la foire aux cochons » et plus récemment « le fruit défendu ») d’Esparbec, écrivain que j’adore. Ce roman est même repris dans l’anthologie des lectures érotiques de Jean Jacques Pauvert.
Après l’inoubliable « chambre 121 » (et sa « suite 121») et le moins bon «Voyage en profondeur », Igor & Boccère ont enfin eu l’honneur de décrocher un grand format couleur aux éditions «dynamite ». Rien que la couverture, qui reprend celle du roman publié en 2003 vaut le détour !
Igor & Boccère adaptent avec (presque) fidélité le livre d’Esparbec (encore que certains personnages passent à la trappe, comme le frère de Bébé, ou encore le cousin Jérôme qui est remplacé ici par un copain de fac, ou certaines situations – comme l’inceste et une scène homosexuelle entre Ernest et le frère, disparaissent purement et simplement dans la bande dessinée) et nous offrent une fin originale et drôle non présente dans le livre
En tout cas, on y retrouve l’ambiance du livre où, au final, tout le monde couche avec tout le monde, et dans toutes les positions. Evidemment, les courbes généreuses et avantageuses de la belle pharmacienne sont parfaitement mises en valeur, comme je l’imaginais à la lecture du roman. C’est un ouvrage franchement pornographique, assez réussi, à ne pas mettre entre toutes les mains, servi par un dessin qui sans nul doute aurait gagné à être un peu plus soigné au niveau des visages des deux femmes. En effet, on confond parfois Laura, la mère, avec Bébé, la fille…….un peu comme les deux lascars de la maison, Beau et Ernest, en fin de compte !
Bref, une très belle adaptation que je recommande vivement.


note:4/5

775. torpedo31200 - 09/06/17 14:12 - (en réponse à : Quentin - post # 773)
C' est très bien Harmony grâce au talent de Reynes. Mais ce n' est jamais qu' une version franco belge de comics, et ça n' a pas grand-chose de surprenant (une télékinésiste, victime d' expérimentation, en fuite).
Il est vrai que Dupuis y croyait beaucoup au tome 1, en terme de marketing. Tellement que ça en devenait presque gênant...

774. froggy - 09/06/17 00:34
Au sujet d'Harmony, a voir la couverture, on a l'impression qu'on va lire une adaptation de Carrie, le roman de Stephen King en BD. Mais une Carrie anorexique. Il faut croire que Francq, le dessinateur de Largo Winch, fait des emules. A la difference de Quentin, je ne trouve pas cette adolescente aux formes parfaites pour reprenfdre tes termes, ou alors, elle devrait se faire modele chez Elite, le seul bureau au monde ou les fenetres doivent absolument rester fermees sous peine de voir les employees s'envoler au premier courant d'air

773. Quentin - 08/06/17 19:09
J'ai aussi lu Harmony dans le mega spirou de décembre (192 pages pour 4,9 euros). Dessin hyper léché, influencé par les comics (genre NYX de Quesada). Superbe adolescente blonde aux formes parfaites, à la fois très forte et très fragile. Scénario maîtrisé qui campe les protagonistes, donne envie de lire la suite, et laisse entendre un jeu de chat et de souris complexe et nerveux. On sent que tout est bien formaté par Dupuis, qui va mettre toute sa force de marketting pour promouvoir cette série. Bref, tous les ingrédients pour en faire un grand succès de librairie pour ados. C'et certain qu'elle ira loin, cette petite Harmony.

772. marcel - 08/06/17 14:46
Les recueils sont vendus en librairie, oui (et par internet, bien sur). Mais, deja, t'as a peu pres zero chance d'en voir a la Fnac, et un libraire inde en commandera peu.
Moi, j'ai pas le probleme : mon libraire doit en commander 2 ou 3, et il m'en met direct un de cote. Je sais meme pas ou est le rayon ou il garde ceux qui lui restent (s'il lui en reste ?...).

Ah oui, accessoirement, c'est moins cher en recueils.

771. suzix@bdp - 08/06/17 14:29 - (en réponse à : marcel)
Tu achètes les recueils en librairie (moi je les vois pô!) ou bien tu les reçois en abonnement?

PS : je n'achète que les revues hebdo et uniquement en vacances ou lorsque la couv est faite par un auteur intéressant. Mais j'en rate la plupart n'allant pas vérifier les couv sur le site Dupuis et ne passant assez en librairie/papeterie/tabac! (;o)

770. marcel - 08/06/17 14:13
comme d'autres trucs du genre Mèche Rebelle, et il y avait encore un plein potentiel...
Meche rebelle, ils ont tente de la relancer sous un autre nom, en changeant de collection, et ca n'a pas marche non plus alors ils ont laisse tombe.
Alexia, je crois qu'il y avait eu une embrouille, genre ca se vendait pas trop mal mais ils ont arrete quand meme.

769. marcel - 08/06/17 14:11
Uniquement les recueils, oui, parce que c'est plus facile a stocker.
Sinon, non, je ne lis pas tout Spirou, je zappe les series que je ne lis plus depuis longtemps (Cedric, Les femmes en blanc, Yoko Tsuno, Pierre Tombal, ...), celles a qui j'ai donne la chance pour un ou deux albums mais qui sont vraiment trop pourries (Le Marsupilami, Aria, Bulbox, ...), mais pour celles qui demarrent, quand meme, j'accorde une chance aux deux premiers tomes.
Il y a un cas different, c'est Melusine, que je ne lisais plus depuis des annees, et que j'ai repris depuis que Clarke en ecrit de scenario : c'est devenu franchement meilleur.
Donc, globalement, je dirais que je lis les deux tiers (et une bonne partie du redactionnel, tres bon), sauf periode vraiment pourrie sur les histoires a suivre (s'ils enchainent Aria, Yoko Tsuno, ...)

768. Bert74 - 08/06/17 14:00 - (en réponse à : marcel #763)
Franchement, moi, j'aurais préféré qu'ils continuent Les demons d'Alexia.

Ben ouais... Pourquoi ça s'est arrêté ça d'abord ?
C'était même pas parti en couille comme d'autres trucs du genre Mèche Rebelle, et il y avait encore un plein potentiel...
Je sais que les auteurs sont partis sur une autre série, Hell School, mais qui était bien moins sympa à mon sens, et qui a périclité aussi de toute façon.

767. suzix@bdp - 08/06/17 12:28
Tu lis donc tout Spirou magazine? ... y'a pas que de la BD "premium" pourtant!

766. suzix@bdp - 08/06/17 11:58
Tu achètes les recueils uniquement?

765. marcel - 08/06/17 11:17
Raison tres simple et logique : c'est prepublie dans Spirou, et avec le decalage des recueils, la, je suis sur debut 2016. CQFD.

764. suzix@bdp - 08/06/17 11:02 - (en réponse à : marcel)
Je suis curieux de savoir pourquoi tu as lu cette BD en particulier. Or les comics dont tu te goinfres, y'a qd même des dizaines d'albums plus prometteur et plus axés "adultes" que cet album ... qui a bien un an déjà non?

763. marcel - 08/06/17 10:55
J'ai lu le premier tome d'Harmony, de Mathieu Reynes.



Une jeune fille se reveille dans une cave, amnesique, un vieil homme prend soin d'elle, ou la sequestre, on sait pas trop. Elle semble avoir des pouvoirs.
Je viens de vous donner le pitch... et vous resumer a peu pres tout l'album. Encore le syndrome du tome de mise-en-place ou il ne se passe pas grand-chose. Accessoirement, le peu qu'on voit est quand meme archi-use.
Une possibilite tout de meme que les deux scenes au tout debut, qui semblent sans grand rapport avec le reste, prennent de l'importance par la suite (les notes du tome 2 sur bedetheque, franchement meilleures, semblent l'indiquer). Mais en attendant, c'est quand meme tres creux.
Graphiquement, en revanche, j'ai trouve ca tres agreable : un dessin elegant (mais la couverture est ratee), une mise-en-scene maitrisee et efficace.

A la limite, dans le genre "BD pour ado avec des gamins a pouvoir", et malgre la aussi une certaine accumulation de cliches, j'ai prefere le tome 1 de Magic 7, bien plus riche au point de vue de l'intrigue.
Juste dommage ce dessin a la Monster allergy... Il semble y avoir toute une generation d'italiens qui sont tous dans le meme style.



Mais j'ai quand meme l'impression que Dupuis essaye plein de series fantastiques avec des gamins, pour tenter de reproduire le succes de Seuls. Il y a Frnck aussi, qui est sorti y a pas longtemps.



Franchement, moi, j'aurais prefere qu'ils continuent Les demons d'Alexia.

762. Quentin - 08/06/17 10:45
Quand je pense que l'album version luxe est en bichromie... Beurk. C'est fade et ca perd une grande partie de son charme

761. suzix@bdp - 08/06/17 10:45
ah mais les couleurs "flashies" ne sont pas un défaut sous mon clavier. De ce point de vue, je place Peeters comme un disciple de Dumontheuil! (;o) J'aime bcp les deux.

760. Quentin - 08/06/17 10:43 - (en réponse à : Suzix)
Je trouve que la fin n'est pas ratée dans celui-ci. Elle est quelque part l'aboutissement de tout ce qui précède, donc une fin assez logique, finalement. Pas du tout comme dans Pachyderme ou Château de sable, par exemple. Et les couleurs ne sont pas du tout flashy dans cet album.

759. Suzix@bdp - 08/06/17 08:49
Peeters fait presque toujours d'excellentes BD dont les particularités sont la singularité, des couleurs flashies et des fins ratées. C'est à nouveau la même chose pour ce western fantastique.

758. Quentin - 08/06/17 08:19
L'odeur des garcons affamés, de Loo Hui Phang et Frederik Peeters, chez Casterman.

J'avais décidé de ne pas l'acheter, vu mes grandes déceptions en lisant les albums de Peeters de ces 8-10 dernières années, mais je me suis quand même laissé convaincre par mon libraire. Bien m'en a pris, car c'est probablement la meilleure BD que Peeters ait produite depuis bien longtemps.

Une histoire dense, à l'athmosphère pesante, pleine d'intrigues et de mystères. Un très beau travail sur les couleurs. J'ai trouvé ca très particulier et très réussi. La collaboration avec Loo Hui Phang a vraiment bien fonctionné.

757. Achab - 07/06/17 23:39
Les XIII de Sentes, empruntés en mediathèque.
Pas mal le coup du Mayflower, mais ça part un peu en vrille avec l'hérédité larger than life de XIII. Sans compter la coïncidence énorme qui fait que le tombeur de la conjuration des XX est par le plus grand des hasard l'héritier du secret qui menace le niveau supérieur du dit complot.

756. herve - 03/06/17 17:10
XIII Mystery #11 :Jonathan Fly

Avec cet album consacré à Jonathan Fly, Luc Brunschwig nous replonge avec brio dans les meilleurs albums de Jean Van Hamme "le dossier Jason Fly" et "la nuit du 3 août".
Il retrace habilement une partie de l'histoire des Etats Unis, à travers des personnages très reconnaissables , même s'ils ne portent pas leur nom véritable (on y croise Hoover, les époux Rosenberg, les défenseurs des droits civiques etc.).
Mais on croise aussi dans cet opus de vielles connaissances comme David Dwight et son père Rigby Dwight, le jeune Zeke mais surtout le jeune Jason Fly.

Entre histoire de gosses et règlement de compte entre adultes, le scénario tient sacrément la route. Du bout boulot signé Luc Brunschwig, comme à son habitude. Il s'en parfaitement fondu dans le monde imaginé par Van Hamme, en reprenant à son compte l'image du père, Jonathan Fly, avec sa préface dédiée à ses enfants.
Après "Calvin Wax", encore un très bon album de la série "XIII mystery"
Il ne faut pas oublier le travail d'Olivier Taduc qui nous offre un dessin qui n'est pas si éloigné que cela du style de William Vance.

note :4/5

755. stefan - 01/06/17 23:14

754. torpedo31200 - 01/06/17 11:27 - (en réponse à : froggy - post # 746)
Il le cite régulièrement comme un de ses artistes préférés.

753. Bert74 - 01/06/17 09:51
Quitely sur Jupiter's Legacy


752. Bert74 - 01/06/17 09:47
C'est clair que Parlov, et en particulier dans Starlight, est d'inspiration éminemment Moebusienne : une sorte de Bati qui aurait mieux digéré les leçons du maître.

Quitely tire entre du Moebius et du Alex Ross, voir un peu de Geoff Darrow dans sa manière de figer le détail (Geoff Darrow qui était un proche de Giraud, d'ailleurs), mais possède bien sûr un style propre, que personnellement je vénère.

Après c'est vrai que la couv' là-dessous fait un peu penser à l'apparition de Ohr dans l'Incal...

751. Mr degryse - 01/06/17 09:34
Icare est effectivement l'un des plus mauvais Taniguchi. Mais daube........... Toujours est encore de l'exagération.

750. Quentin - 01/06/17 09:17 - (en réponse à : marcel)
Oui, Moebius a été jusqu'à influencer Taniguchi, pour qui il a d'ailleurs scénarisé Icare - sans doute la pire daube que Taniguchi ait jamais produite (merci Moebius).

749. marcel - 01/06/17 00:36
Apres, Giraud/Moebius a probablement influence a des degres divers 50% des dessinateurs réalistes des 50 dernieres annees (jusqu'aux US et au Japon)...

748. marcel - 01/06/17 00:32
Oui et non. Il y a une petite influence Moebius peut-être sur ce dessin, mais Quitely a un dessin assez personnel (tres apprecie).
Si tu veux du clairement moebiussien, il faut plutôt regarder du cote de Starlight du meme Millar, avec Parlov au dessin, dont Bert parlait juste en dessous. J'avais colle quelques images avant sa sortie.



 
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