Sélection des 20 indispensables de l' été, selon l' ACBD

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106. marcel - 22/06/17 10:24
Je n'ai lu que Imbattable et le Bouzard, dont j'ai dit beaucoup de bien ici. J'ai pas encore lu le Gus...

105. froggy - 22/06/17 00:36
Voici la selection 2017, qu'en pensez-vous?

Charlie Chan Hock Chye : une vie dessinée Sonny Liew Urban Comics
Le Château des étoiles T3 : Les Chevaliers de Mars Alex Alice Rue de Sèvres
Le Coup de Prague Jean-Luc Fromental et Miles Hyman Dupuis
Culottées : des femmes qui ne font que ce qu’elles veulent T2 Pénélope Bagieu Gallimard
Gérard : cinq années dans les pattes de Depardieu Mathieu Sapin Dargaud
Gus T4 : Happy Clem Christophe Blain Dargaud
Imbattable T1 : Justice et légumes frais Pascal Jousselin Dupuis
Jacques Prévert n’est pas un poète Hervé Bourhis et Christian Cailleaux Dupuis
Jean Doux et le mystère de la disquette molle Philippe Valette Delcourt
Jolly Jumper ne répond plus Guillaume Bouzard Lucky Comics
Katanga T1 : Diamants Fabien Nury et Sylvain Vallée Dargaud
Louis parmi les spectres Fanny Britt et Isabelle Arsenault La Pastèque
Mazzeru Jules Stromboni Casterman
Mickey Mouse : Café « Zombo » Régis Loisel Glénat Disney
Monet : nomade de la lumière Salva Rubio et Efa Le Lombard
Paiement accepté Ugo Bienvenu Denoël Graphic
Scalp : la funèbre chevauchée de John Glanton et de ses compagnons de carnage Hugues Micol Futuropolis
La Terre des fils Gipi Futuropolis
Ter T1 : L’Étranger Rodolphe et Christophe Dubois Daniel Maghen
Une sœur Bastien Vivès Casterman

104. torpedo31200 - 25/07/15 16:44 - (en réponse à : Quentin - post # 103)
Il y a des défauts dans Cigish, mais j' y vois plus de qualités et d' ambition que dans beaucoup des titres de la liste de l' acbd (post # 1).

Et il y a des bouts de chienvert dedans, pour les nostalgiques qui regretteraient son départ vers BDGest (merci suzix !)

103. Quentin - 25/07/15 10:38 - (en réponse à : Torpedo)
Ca a l'air bien "Cigish". Merci, je le met sur ma liste d'achat :o)

102. torpedo31200 - 24/07/15 16:13 - (en réponse à : marcel- post # 101)
Oui dans une revue.
Mais si c' est pour avoir des reportages "augmentés et remaniés" comme le dernier Cailleaux en bouquin par la suite (Embarqué), ça va être terrible.

101. marcel - 24/07/15 15:59
Pas tout a fait Torpedo : ce que propose La revue dessinee est generale le travail d'un dessinateur avec un journaliste. Je crois qu'on peut parler la clairement de BD journalistique. Charlie Hebdo en a propose egalement quelques unes au fil des annees.

100. torpedo31200 - 24/07/15 15:21 - (en réponse à : Quentin - post # 99)
Le genre journalistique n' existe pas en bande dessinée. Pour la simple et bonne raison qu' il n' existe pas à ma connaissance d' auteur ayant une formation (et une méthode et des objectifs) journalistique(s). Ce que certains qualifient de bd journalistique, ce ne sont que pour l' essentiel, des auteurs qui vont faire du bateau ou qui visitent des pays étrangers. Soit une escroquerie paresseuse et extrêmement égoïste (dont Fabcaro s' était bien moqué dans son faux bouquin de voyage sur le Pérou)

Le futur passe plutôt selon moi par le mélange des genres et la réinvention des formats narratifs (Last man, Freak Squeele, Cigish ou le maître du je...)

99. Quentin - 24/07/15 12:29
L'apport de l'association a été de libérer la BD des canons d'esthétisme, de format, et de construction de récit qui étouffaient la production d'alors. On a commencé à pouvoir publier à peu près nimporte quel genre de dessin (du moment que ca avait quelque chose d'un peu personnel), en petit format noir et blanc, avec beaucoup d'autobiographie (ou de nombrilisme), ce qui était neuf. Mais l'association n'a pas du tout été la seule - il faut aussi compter les autres (Cornélius, Ego comme X, etc.) Les petits tirages et le paraBD intelligent ont nourri une collectionite qui prend des proportions disproportionnées actuellement (bulle spéculative, à mon avis, quand on voit que la plupart des auteurs collectionnés n'ont, par ailleurs, quasi aucun succès de librairie). Ce que j'en retiens, c'est la révélation de David B. et de Satrapi, ainsi que tout ce que Baudoin y a publié, quelques trucs de Sfar, plus quelques albums épars ici et là (+ Debeurme chez Cornélius). Le reste (Trondheim, Menu, Konture, Stanislas et autres) ne m'intéresse pas du tout, et je le laisse volontiers aux historiens de la BD.

Pareil pour Crumb, Pratt, Chaland, Clerc, Druillet, Eisner, Hernandez, Moebius (les BD, pas les illustrations). Ils ont fait des BD que j'ai d'écorme difficultés à lire jusqu'au bout (j'ai perdu la patience et la ténacité que j'avais il y a 20 ans). Tant mieux s'ils ont influencé les auteurs que j'aime et créé des structures leur permettant de s'y faire publier, mais je n'ai pas assez de place dans ma bibliothèque pour avoir les grands noms qui ont fait l'histoire - j'en ai tout juste assez pour avoir ce que je prend du plaisir à lire (Burns, Clowes, Ware, Tomine, Sacco, Seth, Chester Brown, par exemple).

La BD pour adulte aujourd'hui reste coincée entre des trucs très intimistes ou autobiographiques, et la BD franco-belge classique. C'est là que le genre journalistique peut apporter un renouvellement bienvenu, en traitant des sujets extrêmement forts (actuels, politiques, sociaux, importants) susceptibles d'intéresser un nouveau lectorat, et en renouvellant les codes de la narration pour trouver le bon mélange de documentation, fiction, et de nombrilisme, et arriver à être convaincant dans sa démonstration.

98. pm - 24/07/15 01:24 - (en réponse à : Manu)
Je te sais très connaisseur mais je pense que tu te trompes concernant Moebius/Serge Clerc c'est un peu comme si tu mettais Jijé et Giraud dans le même sac donc Jijé et Clerc, et là tu vois bien que ça ne le fait pas ( je fais partie de ceux qui ne choisissent pas entre Giraud et Moebius et ne voient pas de rupture fondamentale ). Je ne parle ni de talent ni de renommée , Moebius est trop antérieur et trop décallé à la nouvelle ligne claire et à Clerc pour y être simplement rangé.

Sinon, je dirais bien pour t'agacer que je trouve la place de Cuvelier dans ce groupe assez comparable à celle de Larcenet dans le mouvement "Asso" : atypique mais affilié.

Cuvelier est l'un des quatre pionniers du journal Tintin au même titre que Jacobs, Hergé et Laudy. Si l'un de ces quatre est atypique ce ne peut être que Laudy. Cuvelier était graphiquement le maître absolu de cette école très classique voir académique, Hergé en était totalement admiratif.
Je ne pense pas qu'Hergé écrasait plus le journal Tintin que Franquin le journal Spirou, je pense même que ça a été souvent le contraire. Hergé ya été globalement bien moins présent dans son journal que Franquin dans Spirou, sinon leur influence ( voulue par Hergé dans le premier cas, par Dupuis dans le seonc) était sans doute assez comparable.

Je trouve également que ton analyse sur Larcenet et son affiliation par la bande à L'Asso est à la fois très juste et un peu superficielle ( Le combat ordinaire me semble en être la preuve) mais je ne peux guère argumenter davantage ici.

97. Victor Hugo - 23/07/15 23:50
Ahahah! Chris Ware, c'te blague!

96. torpedo31200 - 23/07/15 23:43 - (en réponse à : Manu temj - post # 95)
Pas d' accord avec toi et pm sur la scène indé américaine. Sur le dernier quart de siècle, voire les trente dernières années, je pense que les frères Hernandez, Dan Clowes ou Charles Burns sont au moins aussi importants que Chris Ware.
Par contre, sur son prochain bouquin (Last Saturday lisible en ligne sur The Guardian), je pense qu' il va mettre tout le monde d' accord.

95. Manu temj - 23/07/15 19:49 - (en réponse à : pm, torpedo, etc)
Les auteurs n'en ont pas toujours rien à cirer des mouvements et des tendances. De nombreux "groupes" se sont formés dans l'histoire de l'art et de la littérature, sur des initiatives d'auteurs eux-mêmes...
Mais plus généralement, les acteurs font l'histoire, les historiens l'écrivent et l'analysent a posteriori. Je ne vois pas où serait le problème...

Pour répondre à pm

Larcenet n'est à mon sens pas du tout affilié à l'Association, même s'il a participé à l'aventure Donjon.

Il ne s'y affilierait peut-être même pas lui-même et son parcours est en décalage, mais en portant un regard extérieur sur cette période, il contribue à Donjon, est un des auteurs phares de Poisson Pilote, collabore avec Sfar et Trondheim en ces deux occasions, participe à l'aventure "indé" avec Les Rêveurs, au mouvement autobiographique avec ses livres dans cette maison et livre, avec Le Combat Ordinaire, une des quelques oeuvres emblématiques du succès de la BD "intimiste grand public" issue de ce mouvement. Sans compter qu'on lui a beaucoup reproché sa proximité graphique avec Blutch notamment.

Ensuite même si j'adore Chaland il me semble que l'importance de Moebius dans l'histoire mandiale de la bande dessinée est quand même incomparable.
Bien sûr, mais là on ne parle plus de mouvements mais d'auteurs majeurs. Ils sont encore plus rares.

Mettre Clerc dans la même liste, qui a beaucoup copié Moebius avant de trouver son propre style, ça fait quand même un peu bizarre aussi. Et même en tant qu'école ce n'est pas la même, le fait qu'ils aient dessiné pour les Humanos est insuffisant pour les ranger ensemble.
Je crois au contraire qu'ils font mouvement ensemble en "réaction" à la bande dessinée des années 60, en exprimant les nouvelles tendances de façon différente mais finalement assez cohérente et très représentatives des mouvements d'expression de la jeunesse de leur époque. Leur lien avec Philippe Manoeuvre et la tendance "enfants du rock" est très parlante de ce point de vue.

Chez les américains Chester Brown me semble également très en dessous et Chris Ware très au dessus. Chris Ware me semble d'une importance capitale et sans comparaison avec aucun des autres cités.
Même débat sur les tendances et les individus. Ware joue peut-être avec le recul un rôle plus important que les autres, mais il participe à mon sens, du même mouvement historique.

Enfin si on citeme Hubinon ou Jijé plus polyvalent et maître de Giraud ), il ne faut pas oublier l'école Tintin ( Hergé, Jacobs, Cuvelier, Martin) qui a fait énormément d'émules.
Oui, mais, tu vois, je ne les ai pas cités, justement parce qu'Hergé me semblait avoir pris trop d'importance par rapport aux autres. J'ai eu la même pudeur que toi...
Sinon, je dirais bien pour t'agacer que je trouve la place de Cuvelier dans ce groupe assez comparable à celle de Larcenet dans le mouvement "Asso" : atypique mais affilié.

Sinon sur le fond tu as peut-être bien raison sur l'influence de la génération Asso. mais est-ce qu'il y a dedans des auteurs exceptionnels qui marqueront l'histoire mondiale de la bande dessinée?
L'histoire mondiale peut-être pas... Pour l'instant, de ce renouveau "indé" mondial des années 90-2010, ça semble bien être Ware, effectivement, qui surnage.

94. torpedo31200 - 23/07/15 16:27 - (en réponse à : froggy- post # 92)
Tu fais bien de rappeler que ce sont les critiques ou les exégètes qui définissent les mouvements, pas les auteurs (qui n' en ont rien à foutre...)

93. marcel - 23/07/15 09:32
C'etait assez mauvais Papier. D'ailleurs, ils ont arrete.

92. froggy - 23/07/15 01:18
Vos interventions sont toutes tres interessantes mais il faudrait aussi se poser la question de savoir si il est vraiment necessaire qu'il y ait toujours un mouvement artistique.

Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, je pense que ces mouvements sont indispensables mais comment un mouvement et quand un mouvement artistique doit-il naitre? Doit-il naitre spontanement tel ce qui s'est passe en Belgique en 1945 ou des talents se sont federes autour de Jije pour Spirou et d'Herge pour le journal Tintin pour donner le resultat que l'on sait. Ou bien, doit-il naitre de par la volonte de certains auteurs qui decident de se grouper afin d'offrir quelque chose de novateur et en reaction contre de stendances vers lesquelles ils ne se reconnaissent pas? Tout le monde sait que c'est comme cela que des mouvememts sont nes tels l'Impressionnisme, le Fauvisme, le Pointillisme, le Cubisme en peinture; le Nouveau Roman dans la litterature; et bien sur la Nouvelle Vague et son equivalent anglais les Jeunes Hommes en Colere pour le cinema auquel il ne faut pas oublier son predecesseur direct dont ils sont une consequence directe, le Neo-Realisme italien. Il est evident que la BD n'est pas en reste, l'Association , comme vous l'expliquiez si bien en est un tres bon exemple.

Tous ces mouvements ne se succedent pas les uns a la suite des autres, ils emergent ainsi tous les 10,15 voire meme 20 ans et plus durant lesquels rien ne se passe jusqu'a qu'un mouvement survient.

En attendant, il faut etre patient pour voir ce qui va eclore.

91. Victor Hugo - 22/07/15 22:48
Ah oui, dans #Papier il y avait aussi des pages genre vieilles pages de Trondheim comme il y a 20 ans, un peu pipi/caca/anus, mais là c'était bien des pages actuelles de Trondheim, c'était marrant d'ailleurs.

90. Victor Hugo - 22/07/15 22:45
En feuilletant #Papier j'ai vu des pages de Sfar, mais ce n'était pas de Sfar (putain ça ressemblait) et plus loin d'autres pages de Sfar, et là... c'était du Sfar (ça ressemblait aussi, mais moins paradoxalement).

89. pm - 22/07/15 21:56
Déjà savoir qui est en train de marquer la Bd française ACTUELLEMENT, ce serait plus sympa comme jeu non?

Non, ça ne veut rien dire. Comment savoir ce qui marque si c'est actuel ?

88. suzix@bdp - 22/07/15 20:31
disons la BD franco-belgo-suisse pour ne froisser personne! (;o)

87. suzix@bdp - 22/07/15 20:30 - (en réponse à : pm)
Déjà savoir qui est en train de marquer la Bd française ACTUELLEMENT, ce serait plus sympa comme jeu non? (;o)

Je propose "Frederik Peeters" et "MAM" même si je n'aime pas tout ce qu'il a fait.

86. pm - 22/07/15 20:15 - (en réponse à : Suzyx)
C'est sûr qu'il faut du temps pour la savoir sauf génie absolu comme Chris Ware par exemple ( pas très vieux).
Les auteurs européens actuels qui marquent ou qui marqueront l'histoire de la bande dessinée c'est un peu plus compliqué car il faut s'extraire des effets de mode. L'aventure éditoriale de l'Association (&Co) en est peut-être un exemple mais ça reste à confirmer avec le temps.
Sinon, et ce n'est pas la même chose, on peut parler des auteurs européens de renomée mondiale. Ils sont de fait très peu nombreux. A mon sens les seuls encore en activité, et je ne les aime pas/plus tellement, ce sont à coup sûr Manara et peut-être Bilal. y en a-t-il d'autres ( Druillet n'est plus vraiment en activité ) ?

85. suzix@bdp - 22/07/15 19:45 - (en réponse à : pm)
quand se rend-on compte qu'un auteur a marqué l'histoire de la BD?
Parce que les auteurs que tu cites ne sont pus de toute jeunesse. Alors je me dis peut-être que c'est fini, peut-être que les auteurs actuels et futurs sont réduits de fait à être des sous-auteurs.

84. pm - 22/07/15 19:25 - (en réponse à : Manu)
C'est marrant je trouve qu'il y a souvent un intrus dans tes listes d'association d'auteurs, dans un sens ou un autre.

Je ne veux pas du tout polémiquer sur internet le concernant mais Larcenet n'est à mon sens pas du tout affilié à l'Association, même s'il a participé à l'aventure Donjon.

Ensuite même si j'adore Chaland il me semble que l'importance de Moebius dans l'histoire mandiale de la bande dessinée est quand même incomparable. Mettre Clerc dans la même liste, qui a beaucoup copié Moebius avant de trouver son propre style, ça fait quand même un peu bizarre aussi. Et même en tant qu'école ce n'est pas la même, le fait qu'ils aient dessiné pour les Humanos est insuffisant pour les ranger ensemble.

Chez les américains Chester Brown me semble également très en dessous et Chris Ware très au dessus. Chris Ware me semble d'une importance capitale et sans comparaison avec aucun des autres cités.
Enfin si on citeme Hubinon ou Jijé plus polyvalent et maître de Giraud ), il ne faut pas oublier l'école Tintin ( Hergé, Jacobs, Cuvelier, Martin) qui a fait énormément d'émules.

Sinon sur le fond tu as peut-être bien raison sur l'influence de la génération Asso. mais est-ce qu'il y a dedans des auteurs exceptionnels qui marqueront l'histoire mondiale de la bande dessinée?

83. Manu temj - 22/07/15 15:19 - (en réponse à : pm)
Je me suis sans doute mépris sur ton propos. J'étais assez surpris d'ailleurs de ce que je croyais comprendre...

Ceci écrit, alors, je pense qu'il ne faut pas sous-estimer ce que le "quintet" Blutch, Blain, Sfar, Trondheim et Larcenet, a influencé de la bande dessinée actuelle (sans que je parvienne encore à distinguer vraiment lesquels, de ceux là, ont réellement eu et auront l"influence la plus grande).
David B. et Emmanuel Guibert (dont le talent me coupe le souffle à chaque case) ont des styles graphiques et narratifs plus en décalage avec les 5 précédents, et ont peut être moins fait école.

Ils me semblent assez comparables, collectivement, au plan national en tout cas, et avec le décalage des années et le contexte éditorial très différent de la bande dessinée, à ce que furent Franquin, Peyo, Roba et Morris (ou, plus tard, Moebius, Druillet, Challand et Clerc).

Sans qu'un "journal" ait pu les réunir comme leurs prédécesseurs et nous permettre d'écrire une belle histoire, il me semble qu'effectivement, la continuité qui s'est construite entre 1995 et 2005, autour des premiers succès de l'Asso, puis du lancement de la collection Poisson Pilote et de la série Donjon, est du même ordre. Avec le même mélange de talent artistique et de réussite publique, mêlant ce que la bande dessinée peut avoir de plus noble et de plus marchand.

On a pu aussi observer en parallèle, le renouveau du non fiction comic book, en Amérique du nord, à la même époque : Burns, Clowes, Ware, Tomine, Sacco, Seth, Chester Brown...

Depuis, je ne vois pas effectivement de nouveau mouvement de cette envergure se profiler, ni ici ni ailleurs (mais nous manquons peut-être d'acuité). Réjouissons-nous déjà d'avoir vécu ceux-là !


82. pm - 22/07/15 14:23
Le tour de force de Will Eisner quand il écrit a contract with god, de Spiegelman avec Maus ou même de Pratt avec La Ballade, jalons incontestables du "roman graphique", n'est pas principalement graphique et esthétique,

Ah ben tiens, je ne suis pas du tout d'accord avec cette phrase.
Je crois que tu te méprends sur l'idée que je me fais de l'intérêt d'un original de bande dessinée. Si ce n'était que décoratif ou graphique ce serait toujours de la sous peinture et ça n'aurait guère d'intérêt. Un original doit raconter et dans certains cas être une partie du mythe.

81. pm - 22/07/15 14:12 - (en réponse à : Manu)
Pas d'accord, Reiser reste très recherché( et pas donné !), Pratt ou Eisner n'en parlons pas ( Pratt surtout).
Non, une planche dans une collection ou un musée ce n'est pas seulement un élément décoratif, c'est une pièce d'un tout voir d'un mythe. L'intérêt d'une planche est indissociable de celle de la bande dessinée elle-même , c'est même une étape du travail pas une finalité, ce n'est et ce ne sera jamais un tableau.
Sinon, oui, je vieillis.

80. suzix@bdp - 22/07/15 12:39 - (en réponse à : manu)
Je conçois bien sûr tout à fait ce que tu entends par là, même si ça pourrait faire débat en soi... Qu'est ce qui est "esthétiquement attirant" ? Dans quelle mesure notre histoire socio-culturelle personnelle influe-t-elle sur la définition que chacun de nous a de ce critère ? Une forme d'éducation artistique ou même à la bande dessinée ne les fait-ils pas évoluer ?...


Oui oui on est bien d'accord. Je parle d'attrait esthétique personnel. Certains dessins que je trouve "moches", peuvent plaire à la majorité. C'est d'ailleurs parfois le cas avec certains dessin figés, sombres et tristes dont Delcourt s'est fait la spécialité. Cela fait un carton mais je ne lirai jamais cela ... pour ne pas parler de certains auteurs en vogue estampillés "Association".




Les livres d'auteurs dont le travail peut être considéré par la majorité (si j'en crois ce que je lis çà et là) comme "non attirant" (Joe Porcelino, Simon Roussin, mais parfois Trondheim, Fabcaro, Sfar, Vivès font l'objet des mêmes remarques, ou encore Reiser et Wolinski en leur temps... les exemples sont multiples) ne peuvent-ils pas faire "genre", contribuer à des tendances artistiques importantes pour l'histoire de la bande dessinée ?
N'y a-t-il pas un espace entre ne pas concevoir, pour soi-même, de lire tel ou tel type de livre et dénier, in fine, à ces même livres leur qualité de "bande dessinée" (je ne t'en accuse pas mais quand on lit certaines interventions sur ActuaBD par exemple, on en est là) ?



Ah mais bien entendu que c'est de la BD. A part Vivès et qq Trondheim, c'est déplaisant pour moi à la lecture mais c'est bien de la BD. Tant que cela existe c'est que c'est vendu et donc que cela plait à d'autres ... esthétiquement parlant ou pas d'ailleurs puisque ce n'est peut-être pas un critère essentiel pour tous les bdphiles.



Pour ma part, devenant un vieux con, je suis plutôt victime de rejets "scénaristiques". Je ne conçois plus de lire des sagas d'espionnage politico-financiers d'avocats machos recyclés dans la bédé, des uchronies écrites par d'éternels post-ados ayant mal digéré leurs connaissances scolaires sur la deuxième guerre mondiale ou des récits légendaires formidables à base de jeunes "élus" destinés à sauver leur monde de la menace d'un Sauron de pacotille à l'aide de l'épée magique des confins du royaume des Terres de l'inquiétude éternelle...

Je vois que nous évitons aussi les mêmes albums! ... comme quoi hein on est peut-être pas si éloignés que cela au niveau bdphilie! (;o) ... je te charrie!

79. Manu temj - 22/07/15 12:24 - (en réponse à : suzix)
Il se trouve que certains amateurs de BD dont je fais partie mais ai-je besoin de la signaler, ne conçoivent pas de lire un album dont l'esthétique n'est pas attirant.

Je conçois bien sûr tout à fait ce que tu entends par là, même si ça pourrait faire débat en soi... Qu'est ce qui est "esthétiquement attirant" ? Dans quelle mesure notre histoire socio-culturelle personnelle influe-t-elle sur la définition que chacun de nous a de ce critère ? Une forme d'éducation artistique ou même à la bande dessinée ne les fait-ils pas évoluer ?...

Mais oublions, ce n'est pas le débat...

Les livres d'auteurs dont le travail peut être considéré par la majorité (si j'en crois ce que je lis çà et là) comme "non attirant" (Joe Porcelino, Simon Roussin, mais parfois Trondheim, Fabcaro, Sfar, Vivès font l'objet des mêmes remarques, ou encore Reiser et Wolinski en leur temps... les exemples sont multiples) ne peuvent-ils pas faire "genre", contribuer à des tendances artistiques importantes pour l'histoire de la bande dessinée ?

N'y a-t-il pas un espace entre ne pas concevoir, pour soi-même, de lire tel ou tel type de livre et dénier, in fine, à ces même livres leur qualité de "bande dessinée" (je ne t'en accuse pas mais quand on lit certaines interventions sur ActuaBD par exemple, on en est là) ?

Pour ma part, devenant un vieux con, je suis plutôt victime de rejets "scénaristiques". Je ne conçois plus de lire des sagas d'espionnage politico-financiers d'avocats machos recyclés dans la bédé, des uchronies écrites par d'éternels post-ados ayant mal digéré leurs connaissances scolaires sur la deuxième guerre mondiale ou des récits légendaires formidables à base de jeunes "élus" destinés à sauver leur monde de la menace d'un Sauron de pacotille à l'aide de l'épée magique des confins du royaume des Terres de l'inquiétude éternelle...
Il ne me viendrait pas à l'idée pour autant de considérer que ces nombreux livres ne contribuent pas à l'histoire de la bande dessinée et, peut-être même, ils en sont les fondements ou le ferment de son évolution à venir.

78. suzix@bdp - 22/07/15 11:52
Avec les dessins moins chiadés, la question est toujours jusqu'où ne doit-on pas aller?
... même chose avec les dessins trop travaillés d'ailleurs!

Il se trouve que certains amateurs de BD dont je fais partie mais ai-je besoin de la signaler, ne conçoivent pas de lire un album dont l'esthétique n'est pas attirant.

77. Manu temj - 22/07/15 10:59 - (en réponse à : pm)
Ceci dit ce critère est un peu biaisé justement parce que tu soulignes la primauté du narratif qui est essentiel.

Plus qu'un peu si tu permets ! Tu ramènes étonnamment la valeur d'un auteur dans l'histoire et les courants artistiques de la bande dessinée à l'esthétique de son dessin, sortie, qui plus est, du cadre du livre pour rejoindre les murs du salon ou du musée.
C'est extrêmement réducteur.

Une planche de Reiser, de Cabu ou de Claire Brétécher (pour ne parler que d'auteurs français, car on aurait pu ajouter Feiffer ou Copi par exemple), dont l'influence a aussi été incontestable à cette époque ne correspond pas plus à ces critères qu'un dessin de Trondheim, Sfar ou Menu.

Le tour de force de Will Eisner quand il écrit a contract with god, de Spiegelman avec Maus ou même de Pratt avec La Ballade, jalons incontestables du "roman graphique", n'est pas principalement graphique et esthétique, même si chacun de ces livres a, de ce point de vue aussi, une grande valeur.

Tu vieillis ! Ton activité commerciale perturbe ton analyse... ;o)

76. pm - 21/07/15 15:20
Bien sûr que l'Association a eu et a sans doute encore une très grosse influence sur les jeunes générations. Je ne sais pas si elle plus ou moins importante que Pratt ou Moebius ( les romans (A Suivre) sont très influencés par Pratt et tout le monde voulait copier Moebius , avant qu'on s'aperçoive que le génie n'est pas copiable) mais de qui dans la mouvance Asso peut-on qualifier d'auteur majeur ? le recul est sans doute encore nécessaire mais un bon baromètre , me semble-t-il , est de savoir de quel auteur souhaiteriez vous ardemment posséder une planche ?
De Blain à coup sûr qui peut-être vaguement assimilé ( quelques pages publiées dans lapin) , de Blutch qui est davantage un immense dessinateur qu'un grand auteur de bande dessinée, de Stanislas quid e fait se rattache davantage à la nouvelle ligne claire type Chaland/Ted benoit..., certaines planches ou couvertures de Sfar, de Guibert sans doute, de Menu pour le fun, de David B éventuellement, mais rien comparé à une planche de Moebius, de Pratt ou de Chaland, sans parler des auteurs classiques Tintin-Spirou.
Ceci dit ce critère est un peu biaisé justement parce que tu soulignes la primauté du narratif qui est essentiel.

75. torpedo31200 - 21/07/15 14:32 - (en réponse à : pm +suzix@bdp)
Et plus largement, je ne pense pas qu' on soit dans une époque propice aux mouvements ou aux vagues, vu que les grands groupes éditoriaux se veulent fédérateurs, omniprésents et multi-collections plus ou moins annoncées afin de légitimer une identité d' éditeur au catalogue le plus vaste possible.

Ou alors ça serait un mouvement d' extermination par étouffement, ne surtout pas laisser la place à des petits jeunes qui voudraient tout révolutionner et les absorber au plus vite (comme directeurs de collection).

74. torpedo31200 - 21/07/15 14:23 - (en réponse à : pm - post # 73)
Sfar et Trondheim ont eu à mon sens plus d' influence sur la jeune génération qui a suivi, que Pratt ou Crumb à leur époque.
Et je ne parle pas de reconnaissance mais bien d' influence.
Parce que si Pratt, Crumb ou Moebius ont montré qu' on pouvait explorer de nouveaux territoires, Sfar, Trondheim et d' autres ont montré que l' essentiel était de bien raconter des histoires.
(Et un des problèmes de ce mouvement, c' est qu' on s' est aperçu que beaucoup de jeunes auteurs ne savaient pas raconter...)

Et même dans l' apport esthétique et formel, l' influence de Sfar, Trondheim et Larcenet (pas dans L' Asso mais me semble au moins aussi important) me semble plus diffuse (certes à cause de l' explosion du nombre d' auteurs) mais bien plus réelle que les auteurs-explorateurs à univers propres des années 70.

73. pm - 21/07/15 13:37 - (en réponse à : Manu)
Ah oui, j'ai oublié Davodeau dans les succès Futuro ( surtout celui sur le pinard, multiréédité , oublié le titre).
Non, je ne sous estime pas leur travail et je suis tout à fait d'accord avec toi, rien de bien nouveau éditorialement parlant mais de bons bouquins , et j'en ai plein, j'en ai trop.
On pourrait dire que Futuro1 a été le début de la comète et futuro2 la queue, le chant du cygne ?
Sinon, c'est exactement ça, est-ce qu'on est dans une phase conjoncturelle, comme à la fin des années 80, ou est-ce plus structurelle ? Zat is my question.
Et finalement l'Association qui a été à mon sens le dernier grand mouvement, est peut-être plus intéressant en tant que mouvement qu'en tant qu'auteurs phares pris séparément. Finalement de bons auteurs, voir très bons, mais pas de grands auteurs, pas de Moebius ni de Pratt ni de Chaland ni de Goscinny ni de Crumb...

72. Manu temj - 21/07/15 13:22 - (en réponse à : pm)
Suzix a tendance à survaloriser Futuro2, toi tu sous-estimes beaucoup la qualité de leur travail je trouve... (sans doute la nostalgie rampante pour Futuro1, le vrai, et les traces des débats qui firent rage au moment de la relance du label...) ;o)

Les livres de Lepage recueillent un fort joli succès. Flao a conquis sont petit public. Davodeau fonctionne tout de même très bien et a sorti chez eux quelques livres très respectables. Les bouquins de Mathieu Blanchin sont sans doute plus confidentiels mais méritent le détour... Kongo, L'Entrevue sont de forts jolis livres. Il n'ont pas fait que des erreurs éditoriales !

71. Manu temj - 21/07/15 13:14 - (en réponse à : pm, suzix)
Même en supposant que de plus en plus de jeunes auteurs potentiels se dirigent plus volontiers vers le numérique que vers la BD (moins moderne et connue désormais pour ne pas payer), il y a toujours beaucoup plus de candidats sortant des écoles qu'il n'y en avait il y a 30 ou 40 ans (et pour cause, il n'y avait pas d'écoles dédiées)...
Je ne crois pas que le supposé manque de vitalité actuel vienne de là.

En plus, vous jugez cette "période creuse" avec un recul de quelques mois. Est-elle significative ? D'autant qu'elle a eu des précédents (fin des années 80).

J'ai la sensation pour ma part que (au moins dans la "classe moyenne supérieure", malheureusement la consommation culturelle des classes sociales les moins favorisées est re-devenue proche de zéro), les jeunes enfants re-lisent plus de bande dessinée qu'il y a 10-15 ans. En garderont-ils une trace dans leur comportement d'ados et adultes ?

La génération qui a été la plus grosse lectrice de mangas s'installe dans la vie active. Que fera-t-elle de son pouvoir d'achat dans 10 ans ? Comment familiarisera-t-elle ses propres enfants à la pratique de la bande dessinée ?

Il est encore un peu tôt pour prédire la mort de la bande dessinée, en tout cas par au regard (biaisé, qui plus est, par nos comportements de sur-consommateurs marginaux) des derniers mois.

Dans une grosse librairie de chaîne, j'entendais l'autre jours deux jeunes adultes deviser des séries en cours et regretter que Saga doive finalement s'arrêter plus tôt (se conclure en 7 tomes). Cette addiction au feuilleton interminable, peut-être amenée par le manga et bien recyclée par les comics ces derniers temps, n'est-elle pas un autre signe que le marché à encore de l'avenir ?

Après, cet avenir nous conviendra-t-il à nous ? Devrons-nous nous replier sur ce que nous considérerons comme des classiques et compléter notre sacro-sainte collection en regardant vers le passé plutôt que vers la nouveauté ? Ca c'est une autre histoire !

70. pm - 21/07/15 12:57 - (en réponse à : Suzyx)
Non, je ne compare pas si loin, simplement je trouvais que ça bouillonnait pas mal autour des années 2000 , en particulier grâce à l'asso, et maintenant je trouve que ça ronronne.
Je me demande juste si j'ai raison ou si c'est moi qui suis dans le creux de la vague.

69. suzix@bdp - 21/07/15 12:44 - (en réponse à : pm)
Sur la désuétude de la BD, là tu marques un point! Il y a un risque pour que cela se ringardise et pour que les jeunes générations ne lisent plus cela. Qui vivra verra! Même chose pour la BD numérique même si sur ce point je connais déjà la fin de l'histoire ... la BD papier va disparaître. Sans doute pas en 10 ans mais d'ici 20 ou 30 ans, je demande à voir dans ma boule de cristal.
Cependant mes gosses aiments bcp lire des BD. Ils sont demandeurs. Mon fils m'a tanné le mois dernier pour que j'accepte qu'il lise les 8 tomes de "Seuls" avant ses 10 ans! ...

68. suzix@bdp - 21/07/15 12:38 - (en réponse à : pm)
Tu regardes ce qui se fait là tout de suite + qq années auparavant et tu compares cela à tout ce qui s'est fait depuis 1930! ... compare plutôt l'évolution de chaque décennie et tu seras moins catégorique.

Sinon, je trouve aussi que ces derniers mois les sorties sont sans intérêt. Je ne sais pas si cela se sent sur les ventes ou si c'est uniquement moi qui ne trouve pas chaussure à mon pied. Mais je ne jette pas pour autant les 10 dernières années et je laisse de l'espoir à l'avenir. On a qd même des auteurs "jeunes" de grande qualité. Je pense notamment à Frederik Peeters.

67. pm - 21/07/15 12:32
Et ce n'est pas très grave d'être dans le creux de la vague, ma réflexion est de me demander si la bande dessinée n'est pas un art un peu désuet en 2015. Ce n'est pas qu'il n'y a plus rien à explorer mais que les talents n'y sont plus guère attirés et vont voir ailleurs.
J'espère évidemment me tromper.

66. pm - 21/07/15 12:24 - (en réponse à : suzyx Manu)
Futuro2 n'est en aucun cas un courant, c'est juste une vague tendance éditoriale un peu feu de paille et ça ne marche vraiment pas très bien. Il y a très peu de succès éditoriaux chez eux, à part Gibrat je crois même qu'il n'y a rien du tout et ce sont des albums qui s'oublient très vite une fois la curiosité de la nouveauté passée, et parfois même avant; Par exemple le dernier Cailleaux se trouve déjà moitié prix.
En fait avec Futuro2 s'il y a de bons albums il n'y a guère de surprise et pour rappel Hureau s'était fait virer pour trasherie. Ils avaient quand même sorti l'album mais en prévenant l'auteur "plus jamais".
Concernant la bd journalistico/reportage c'est possible mais il faut voir dans le temps. Généralement ce genre de bandes dessinées n'a plus guère d'intérêt sorti du contexte du moment, sauf à rejoindre l'histoire ( Sacco, même si ses partis pris sont parfois très gênants et limite escroquerie intellectuelle) ou le récit d'aventure ( Le photographe de Guibert qui est un exemple parfait de ce qui est passionnant dans le genre). Par exemple j'aime bien Davodeau mais ça m'étonnerait que je relise Rural.
Bref, je persiste quand même à penser qu'on est dans un creux de vague.

65. suzix@bdp - 21/07/15 10:15 - (en réponse à : manu)
Je persiste et je signe : d'une décennie à l'autre il y a bien du "nouveau" sous les éditions Soleil comme sous les autres! (;o)
Je comprends que tu chérisses la BD de tes meilleures années mais cela ne peut t'empêcher d'apprécier l'actuelle avec autant de bienveillance. Sursum corda!

64. Quentin - 21/07/15 10:02 - (en réponse à : Victor Hugo)
Futuro a été relancé par des anciens de Dupuis, Gnaedig et Gendrot (et même l'attachée de presse, la charmante Evelyne) qui s'occupaient d'Aire Libre. C'est normal que les auteurs les suivent

A te lire, on comprend bien que futuro a reproduit du Aire Libre sous un autre label (même équipe, mêmes auteurs), et c'est ca que je voulais dire.

63. Manu temj - 21/07/15 09:30 - (en réponse à : suzix)
Manu et toi, vous oubliez le paquet cadeau!! A Noël, tu offres des Lego Star Wars à ton gosse sans papier qui brille et ruban? Sans même la boite? Tu offres à ta femme, une nuisette dans le sac en plastique Auchan? ... la présentation est importante. Tout le monde l'a compris dans ce bas monde sauf qq bdphile croulant?

Oui, c'est du marketing. Je ne dis rien d'autre. Mais placer le marketing au premier plan en en présentant les résultats comme "l'évolution ultime de la bande dessinée" c'est positionner la réflexion sur la BD dans un champ strictement mercatique ; ce que je récuse.
La BD est certes un produit qui doit se vendre, mais j'espère qu'elle reste (parfois) autre chose et c'est cet "autre chose" qui m'importe le plus. Je ne suis pas collectionneur pour que mes BD "fassent beau dans mon salon" (d'ailleurs elles n'y sont pas).

Par ailleurs, ton argument ne vaut pas tripette pour comparer la bande dessinée actuelle à celle des 30 dernières années. Certes les albums de chez Futuro sont très "beaux" et attirent le chaland, mais les albums [A Suivre] et Aire Libre étaient eux-aussi magnifiques (avant que ces standards ne se démodent un peu). Nihil novi sub sole.

62. Victor Hugo - 20/07/15 21:04
Futuro a pompé la moitié de ses auteurs à succès dans le catalogue Aire Libre

Portenimwak, Futuro a été relancé par des anciens de Dupuis, Gnaedig et Gendrot (et même l'attachée de presse, la charmante Evelyne) qui s'occupaient d'Aire Libre. C'est normal que les auteurs les suivent, ils travaillent avec des personnes, pas des concepts/entreprises, ils n'ont rien pompé du tout.

61. suzix@bdp - 20/07/15 20:10 - (en réponse à : quentin)
Manu et toi, vous oubliez le paquet cadeau!! A Noël, tu offres des Lego Star Wars à ton gosse sans papier qui brille et ruban? Sans même la boite? Tu offres à ta femme, une nuisette dans le sac en plastique Auchan? ... la présentation est importante. Tout le monde l'a compris dans ce bas monde sauf qq bdphile croulant? ... parfois c'est la mise en forme qui crée l'envie donc le produit! Quelle est la différence entre aller dans une salle de cinéma 3D son dolby atmos et se faire le même film sur un écran cathodique de 20 ans d'âge? ... hein quelle différence? ... c'est pourtant EXACTEMENT le même film! La même histoire. Les mêmes acteurs. Presque les mêmes couleurs!

60. Quentin - 20/07/15 20:02
Futuro a pompé la moitié de ses auteurs à succès dans le catalogue Aire Libre (qui était en crise éditoriale à cette époque, si j'ai bien suivi), et l'autre à Delcourt et parmi les potes à Brunschwick, je suppose. D'accord pour dire que c'est passablement bon (il y a du très bon et du très mauvais; c'est très inégal) mais que ca n'apporte rien de nouveau. Rien dans la liste de Suzix qui n'aurait pu être publié ailleurs. Futuro a cannibalisé les autres et n'a rien apporté à la BD, si ce n'est quelques beaux albums.

59. torpedo31200 - 20/07/15 19:47 - (en réponse à : suzix@bdp - post # 58)
Suis assez d' accord sur le fait qu' il y ait pas ou peu de courants, et plutôt des idées de marketings recopiées à l' infini.
Les vrais courants sont identifiés et référencés dans le BDM 10 ans plus tard. Peut-être parce que recul historique nécessaire.

PS: Et tu n' es toujours pas parti. Quand je pense que Chienvert est maintenant sur BDGest avec le suceur, le shériff et le fou...

58. suzix@bdp - 20/07/15 16:59 - (en réponse à : manu)
Je ne cherche à convaincre personne! (;o)
Je dis que des "courants" forts et puissants y'en a pas tant que cela. Qu'il faut peut-être être plus modeste et simplement constater les évolutions d'une décennie sur l'autre. Car oui, la BD évolue. Pas avec des grands bons mais elle a changé et elle continue à changer. Et tout y participe. Dans le monde BDphile il n'y a pas que le style. Déjà il y a le scénar, le dessin et la mise en case. Déjà cela fait 3 choses qui peuvent évoluer séparément. Il y a les thèmes et l'objet lui-même. Et pas toujours pour la colectionnite. Tiens au autre exemple d'évolution de la BD. Les grands formats "Delcourt" à dos noirs avec des histoires contemporaines d'espionnage, de complexe constructions politici-financières, toujours très (trop) sérieuses (à mon goût) ont fait venir plein de bobo mâles à la BD. Tant mieux. Non la Bd ne change pas entièrement. Mais par petites touches, elles n'est jamais la même que l'année d'avant.

57. Manu temj - 20/07/15 16:36 - (en réponse à : suzix)
Oui. Je sais que je suis assez égocentrique. Et puis je préfère dire et écrire des trucs qui font réagir plutôt que des pisser froid en permanence. Le consensuel est lénifiant.

Alors moi je t'écris que ce qu'a fait Futuro c'est une belle rénovation de packaging tout à fait dans l'air du temps du "roman graphique à la française" lancé par bien d'autres avant eux. Leur catalogue n'a absolument rien d'innovant ou d'original sinon le choix du cartonnage de couverture.

D'ailleurs, une bonne part de leur auteurs stars sont des transfuges de collection tout à fait comparables que proposaient d'autres éditeurs (Dumontheuil, Lax, Davodeau, Lepage, Gibrat, Denis, Rabaté...)

Je dirais même qu'ils font dans la grande majorité des cas des choix éditoriaux justement très consensuels, dénués de risques idéologiques (à quelques rares exceptions comme Sacco ou, éventuellement Hureau, que tu soulignes mais qui sont minoritaires et sont, pour le coup, issus directement de l'édition indé période 1990-2010).
Comment peut-on parler, dans ces conditions, de "courant" ou de "nouveauté". C'est une très belle continuation, de qualité, bien propre sur elle.

Pas très difficile de donner des exemples. Chaque mois en librairie, il y a des albums qui paraisent sous le "format Futuro". La plupart des grands éditeurs (pour ne pas dire tous) sortent ce type de bouquins depuis 2 à 3 ans. Dupuis, Dargaud, Delcourt ... et il y a aussi des petits éditeurs qui ont choper le format. Physalis avec "Sang Noir" par exemple.

La bande dessinée n'est donc qu'une affaire de "format", et encore, de format de couverture... Intéressant comme vision des choses, très "collectionneur". J'en ai pour ma part une vision plus centrée sur le contenu.


Alors voici les Futuro que je connais le mieux pour les avoir dans ma bdtheque et avec en gras ceux que j'aurais mal vus chez Aire Libre (même si je ne connais pas super bien cette collection
J'enlèverai encore Martha Jane Canary qui aurait fait un très beau Aire Libre... en 3 volumes... Et même, pourquoi pas Pauline et les loups garous qui n'a rien de très décalé.
Quant à Gipi, il aurait été parfaitement à sa place dans [A Suivre].

Tu ne me convaincras pas...



 
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