Quels sont les BONS magazines sur le marché ?

Les 371 commentaires sont triés des plus récents aux plus anciens .

Acces direct aux pages 1 2 3 4 5 6 7 8


121. david t - 01/05/04 00:48
nemortel: le seul bon sujet est un hors-sujet!!! :)

yancomix: merci pour tes corrections sur schulz. pour ce qui est de la crise, je reprends un peu à mon compte une analyse que l'on peut trouver ailleurs (faudrait que je contre-vérifie à la maison mais je crois que la préface au volume 1929-30 de krazy & ignatz chez fantagraphics (superbe édition soit dit en passant) fait mention de ce fait.) je pimente tout simplement ces analyses de mes propres réflexions. en fait, certains s'entendent pour dire que la crise est précisément l'événement qui a mis fin à l'amérique "sans foi ni loi" pour la transformer en l'amérique puritaine que l'on connaît (au point que l'on croit parfois qu'elle a toujours été ainsi!) en bref, la crise, c'est la mort de l'époque du far west...

bon, on le lance, ce sujet "pionniers de la BD américaine 1900-1950" ou non? :)

120. nemOrtel - 01/05/04 00:19 - (en réponse à : Je dis stop aux hors-sujet!)

119. yancomix - 30/04/04 23:40 - (en réponse à : vive les hors-sujets!)
david t > Oui c'est vrai j'ai oublié de citer Schulz!
Que j'adore pourtant!
Mais en fait, là ou Krazy Kat date de 1913, les Peanuts n'apparaissent qu'en 1950. et dans mes propos j'évoquais justement des bandes dessinées antérieures à la seconde guerre mondiale.
Tu me permettras de corriger un peu les dates que tu donnes à propos de Schulz:
- 1947: "Li'l Folks" publié dans le St. Paul Pioneer Press.
- 1948/1950: une quinzaine de cartoons dans le Saturday Evening Post.
- Le 2 octobre 1950 parait le premier strip des Peanuts.
Par contre, ton analyse sur les corrélations entre la crise de 1929 et l'apparition (le retour?) d'une morale puritaine est très intéressante.

118. david t - 30/04/04 19:24 - (en réponse à : petite précision)
pour relativiser, il faut dire que schulz est arrivé quelques temps après herriman et mckay... si je ne me trompe pas, il est arrivé au début de la vogue du cartoon "domestique", qui coïncide avec la crise de 1929...

cette même crise correspond avec l'époque où l'intérêt pour krazy kat plonge à son plus bas. la série finira ses jours dans seulement 40 journaux alors qu'un strip comme blondie en atteignait plusieurs milliers.

la crise marque un point tournant dans la BD américaine. autant les BD d'avant la crise étaient marquées par une fantaisie, voire une liberté morale assez étonnante (pensons seulement au "sexe indéterminé" de krazy, indifféremment mâle ou femelle dépendant des situations, ce qui ne semblait choquer personne avant la crise.) ce qui contrastera énormément avec les BD d'après-crise à la morale rigide et puritaniste où toute référence à la sexualité est bannie (mais pour la violence gratuite, pas de problème), une vague dont on n'est toujours pas sorti d'ailleurs. historiquement, c'est d'ailleurs avec la crise que le puritanisme gagne réellement du terrain aux ÉU...

(vous remarquerez que mes interventions sont presque toujours hors sujet. oups :)

117. david t - 30/04/04 18:56
je vais aller dans le sens de yancomix (comme d'habitude quoi): herriman ou mckay, quand on les lit, on a quasiment l'impression que ça vient de sortir: ça ne vieillit tout simplement pas. même chose pour schulz (qu'on a tendance à oublier puisqu'il est populaire, s'pas? :)

il y a d'ailleurs une jolie anecdote à propos de charles schulz. peu après qu'il mette un terme à sa série peanuts, un interviewer lui rappelle que sa BD a été classée (par le comics journal si je ne m'abuse) comme la deuxième meilleure BD de tous les temps... krazy kat étant la première. du tac au tac, schulz répond quelque chose comme: "vous savez, ils ont fait la même chose avec les films: on dit que le deuxième meilleur film jamais fait est casablanca, qui vient juste après citizen kane... eh bien, ça ne me déplaît pas trop d'être casablanca." :)

on se souvient que schulz devait mourir quelques semaines à peine après avoir abandonné sa série. fait assez frappant qui illustre assez bien combien l'homme était uni à son oeuvre.

116. yancomix - 30/04/04 13:59 - (en réponse à : nemO)
OK! :^)

115. nemOrtel - 30/04/04 13:36 - (en réponse à : yancomix)
Private joke entre pm et moi ;)

114. yancomix - 30/04/04 13:25 - (en réponse à : pm)
Concernant le savoir de Groensten c'est normal, il n'a que ça à faire! ;^)
Pour Blake et Steig, étant illustrateurs et non dessinateurs de BD ( là je crois que je dis une grosse c… Steig ayant jadis publié des pages dans le New Yorker, il faudra que je vérifie), il est évident que peu de lecteurs de BD connaissent leur travail, à moins de s'intéresser aussi à l'édition jeunesse ou au dessin en tant que tel…
À propos de l'antisémitisme de Voltaire, et bien moi aussi ça me fait chier! J'avoue que je l'ignorais… Aurais-je mal lu Candide?
À Nemo: Drôle de question, non?

113. pm - 30/04/04 13:00
Comme Dieu(;o)(choeurs reggae d'une célèbre chanson de Gainsbourg)
Nobody is perfect.

112. nemOrtel - 30/04/04 12:42 - (en réponse à : pm)
TU ES JUIF???

111. pm - 30/04/04 12:39 - (en réponse à : Yancomix)
Je te remercie beaucoup mais franchement je ne connais pas le dixième de ce qu'un gars comme Groensten doit connaître. Je lis avec beaucoup d'intérêt ce que tu écris avec d'autres sur les influences Sfariennes actuelles de Blake et Steg mais j'avoue à ma grande honte très très mal les connaître(vu au mieux quelques dessins par ci par là).
Je vois que tu as lu les sujets historiques de BDP. Pour l'antisémitisme de Voltaire c'était quand même facile, en tant que juif j'étais un peu au courant même si on en parle très peu(poliakov en parle dans son histoire de l'a&ntisémitisme) et puis récemment Sfar en parle en long et en large dans son Candide chez Bréal, et je peux te dire que Joann ça l'emmerde beaucoup que Voltaire fut antisémite.
(mode "aveu" on)En fait c'est alban qui m'a démasqué, je pratique l'esbrouffe verbale mais n'arrive pas trop bien à argumenter( il me le reproche assez), pas comme je le souhaiterai en tout cas.

110. yancomix - 30/04/04 11:17 - (en réponse à : pm)
«Un Groensten ignare alors...»
???
Ignare?
Et bien si toi tu es ignare, moi je suis carrément analphabète!
je lis pas mal d'anciens sujets et tu y abordes souvent nombres d'œuvres dont je n'ai même jamais lu une seule page!
La cause en est peut-être mon jeune âge ;^)
Et la fois où tu reprends Fabrice Neaud sur l'antisémitisme de Voltaire (et non de Rousseau), chapeau!
Alors "ignare"… Faut pas déconner mon petit pm :^)

109. pm - 30/04/04 10:41 - (en réponse à : yancomix)
Un Groensten ignare alors...
Contrairement à une première impression il n'y a pas de cheminement obligé en bd; tout le monde n'a pas d'abord lu des trucs enfants puis d'autres ado et enfin est allé voir un peu plus loin à l'âge adulte. En effet certains lisent Mattt konture sans pouvoir lire Tintin, personnellement après avoir été fan de blueberry et de Pilote gamin et ado et après un long passage où je me suis désinteressé de la bd, un auteur comme Baudoin a été très important pour moi(découvert à la Fnac par hasard) et sans lui je n'aurai jamais lu Trondheim par exemple, peut-être même que j'aurai continuer à acheter une bd de temps en temps comme ça sans suivre spécialement.

108. Bert74 - 30/04/04 10:33 - (en réponse à : Omaha)
Ben, moi je les avais lu en français et y sont répertoriés sur bedetheque.com, mais je ne sais pas si on peut encore le trouver à la vente (surement en occas').

107. yancomix - 30/04/04 10:18
pm «Peut-être que tu es Smoldo en fait ?»
Ah ouais, peut-être. Et toi, Groensten!?

Bert74 «ou (quel dommage!) "Omaha danseuse exotique"...»
Oh oui, c'était génial ça! Existe t'il une édition française de ces bouquins?

Manu Temj «c'est quelque chose qui fonctionne avec des gens qui ont souvent déjà une bonne éducation artistique»
Ou avec des personnes qui aiment lire. Dans ce cas là, il semblerait que des auteurs comme Baudoin, ou Boilet, répondent aux attentes d'un public plus "littéraire". Il y a effectivement plus à se mettre sous la dent avec "La Peau du Lézard" qu'avec "Lantruc de Truc" (ceci dit sans mépris).
Autrement, oui, tu as raison…
«A propos de Mac Cay ou Herriman, ils étaient prodigieusement avant-gardiste à leur époque. Peuvent-ils être rangés dans la catégorie des auteurs classiques ? Je n'en suis pas certain. Les surréalistes ou les cubistes sont ils devenus des peintres "classiques" ?»
Question difficile!
Il faudrait créer un sujet pour pouvoir en discuter longuement.
Pour faire (très) court, Herriman ou McCay ou les cubistes, appartiennent aujourd'hui à l'Histoire. Quand tu dis qu'ils «se classent maintenant dans une catégorie plus pointue» c'est qu'une majorité de lecteurs se contrefout carrément de bandes dessinées ayant plus de 5 ans (rangées ensuite au rang de vieilleries), c'est devenu de l'Histoire effectivement. Personnellement je les lis pour le plaisir énorme qu'elles me procurent et ce n'est qu'après que je suis effaré de voir les dates de création!
Peut-être Herriman n'est-il pas un classique parce qu'il n'a pas fait "école", contrairement ensuite à Hergé ou Franquin?

106. spip - 30/04/04 10:08
...juste pour dire que mettre Guardino et Sokal dans la meme categorie ne me parait pa très juste:j'ai toujours trouvé le dessin de Sokal laborieux,bourré d'erreurs d'anatomie,avec des codes graphiques parfois vieillots,un encrage lourdingue...ce qui m'a toujours empeché de lire Canardo(erreur certainement...une fois "plongé" dedans,ça doit etre pas mal...)...Guardino est un excellent dessinateur,certes dans une vague classique "post-disneyenne"réaliste ...mais avec une maitrise de son graphisme assez peu commune dans sa categorie...

105. Manu Temj - 30/04/04 09:44 - (en réponse à : yancomix)
ma femme par exemple, qui quand je l'ai rencontrée n'avait pas un passé de lectrice de bande dessinée, je lui ai tout de suite fait lire "Un Rubis sur les Lèvres" et "Le Premier Voyage" de Baudoin.

Pourquoi pas, mais c'est quelque chose qui fonctionne avec des gens qui ont souvent déjà une bonne éducation artistique, au sens large, et/ou une sensibilité particulière aux travaux plus introspectifs (ce qui, là aussi, va en général de paire).

Attaquer directement avec Baudoin, auprès de quelqu'un qui n'a non seulement pas de véritable culture BD, mais qui en plus, n'est pas vraiment porté sur les activités culturelles en général, c'est la quasi certitude d'aller au casse-pipe (j'ai essayé plusieurs fois...) : "C'est chiant, ça ne veut rien dire, je n'ai même pas lu en entier, mais c'est quoi ton truc ?!?! Ah au fait, j'ai un autre pote qui m'a refilé un truc génial par contre, Lanfeust de Troy, tu connais ?"

A propos des "classiques", je rejoins absolument pm sur son diagnostic. Les travaux anciens, notamment américains, se classent maintenant dans une catégorie plus pointue, connue et appréciée seulement par des gens qui s'intéressent particulièrement à l'histoire de la bande dessinée. Pourtant, il est vrai que dans l'absolu, un auteur comme Milton Caniff est plus classique que les classiques (voir comment il a pu influencer Uderzo ou Pratt, par exemple).

A propos de Mac Cay ou Herriman, ils étaient prodigieusement avant-gardiste à leur époque (à tel point qu'ils le restent !). Peuvent-ils être rangés dans la catégorie des auteurs classiques ? Je n'en suis pas certain. Les surréalistes ou les cubistes sont ils devenus des peintres "classiques" ?

104. Bert74 - 30/04/04 09:28
Moi, des êtres humains à tête d'animaux, j'ai jamais pu

Donc, exit Carlos Nine, ou (quel dommage!) "Omaha danseuse exotique"...

103. pm - 30/04/04 08:55 - (en réponse à : yancomix)
Peut-être que tu es Smoldo en fait ?

102. yancomix - 29/04/04 23:10 - (en réponse à : pm)
Ce qu'il y a de bien avec pm, c'est que je n'ai pas besoin de tout expliquer!
Oui oui, je pensais à Herriman ou McCay (ou Frank King ou Walt Kelly ou Crockett Johnson)…

101. pm - 29/04/04 20:59
Les classiques de la bd franco-Belge c'est Tintin-Spirou-Vaillant(souvent oublié parce qu'ils n'avaient pas une politique d'albums) et Pilote, non? Avant il y a des termes dans le BDM âge d'or, etc... ou alors on sort du franco-Belge et on passe aux américains(herriman, Mc Cay...) très en avance évidemment.

100. nemOrtel - 29/04/04 19:41 - (en réponse à : Oooooooooooooooh...)

99. yancomix - 29/04/04 19:38 - (en réponse à : pm)
«Et puis allons, Breccia, Baudoin ou Muñoz ou Baru c'est épatant graphiquement, même époustouflant, jamais gratuitement à mon avis c'est ce qui est important.»
Mais refuser l'esbroufe ce n'est pas non plus dessiner comme un pied! Je n'ai jamais prétendu ça!
Évidemment que Baudoin ou Breccia ou Muñoz sont des virtuoses du dessin (Crumb voyant Baudoin dédicacer aurait déclarer qu'il était le meilleur dessinateur du monde), mais leurs images sont toujours au service de ce qu'ils racontent! Voir les propos de Rabaté que j'ai recopié dans mon post n°96.
Ceci dit, être un virtuose n'est pas nécessaire pour être un grand auteur de bande dessinée.
«Sans pour autant rejeter ce qui l'est..classique.»
Je suis obligé d'avouer que ma femme reste hermétique à Tintin par exemple. Mais elle comprend ma passion pour Macherot ou Tillieux.
Il faudra un jour parler en détail de ce terme: "classique". Il semble désigner souvent les bandes dessinées des années 50… Mes classiques à moi sont antérieurs et je ne sais jamais comment les nommer du coup.

98. pm - 29/04/04 19:25
Une certaine virginité peu amener à apprécier des choses un peu moins classiques.

Sans pour autant rejeter ce qui l'est..classique.
Blacksad ce n'est pas une bd que je souhaite spécialement défendre mais je trouve que c'est du bon mainstream, un bon fleuf quoi.
Et puis allons, Breccia, Baudoin ou Muñoz ou Baru c'est épatant graphiquement, même époustouflant, jamais gratuitement à mon avis c'est ce qui est important.
Et Giraud c'est pas aussi par l'esbrouffe qu'il a inventé énormément de choses, en se plantant aussi éventuellement(certaines planches de Blueberry ne sont pas faciles à lire de prime abord), il l'avoue lui-même dans son autobio. Il cherche à dessiner ce que personne n'arrive à dessiner, et le fait est qu'il y arrive le sagouin.

97. yancomix - 29/04/04 18:42 - (en réponse à : Bert74)
«Plus que le terme "éducation", c'est "l'entraînement" (dont parlait Yancomix) qui est important»
Oui, entraînement ou éducation, ça revient un peu au même, non?
Mais ça n'est pas obligatoire: ma femme par exemple, qui quand je l'ai rencontrée n'avait pas un passé de lectrice de bande dessinée, je lui ai tout de suite fait lire "Un Rubis sur les Lèvres" et "Le Premier Voyage" de Baudoin. Sans passer par la case Tintin ou Astérix.
Et bingo!
Aujourd'hui, c'est elle qui va acheter les livres de Julie Doucet, Boilet ou Vanoli!
Je ne raconte pas ça pour étaler ma vie, mais nous autres lecteurs de BD depuis toujours sommes pétris d'habitudes qu'il peut-être difficile de combattre. Une certaine virginité peu amener à apprécier des choses un peu moins classiques.

96. yancomix - 29/04/04 18:33
Ah d'accord, il s'agissait de Blacksad! Je n'avais effectivement rien pigé (le "Miaou" de Manu Temj m'avait fait penser au "Chat de Rabbin")…
«Je n'en connais pas beaucoup qui détestent le dessin de Blacksad»
Euh, oui le dessin de Guardino ne me plaît pas du tout (comme à peu près tout les machins disneyens, idem pour Masbou ou Sokal). Mais la trop forte fréquentation de Breccia a du brouiller ma vision à jamais.
«l'esbrouffe c'est plutôt des gars comme Varanda, non?»
L'esbroufe ou l'épate graphique c'est quand un dessinateur fait péter les biceps, quand au détriment du récit il se lance dans la démonstration de son énorme talent, un jeu de garçon habitué aux vestiaires en somme.
"Je pense que trop de gens font des catalogues de possibilités du dessin. Quand on voit une planche avec une case en plongée, puis une contre-plongée, puis un plan rapproché, puis un plan général, certains s'extasient en disant: "Formidable, il sait tout dessiner ce monsieur!" Ce à quoi je réponds: il sait peut-être tout dessiner mais il ne sait pas choisir! Ce n'est pas parce qu'on connaît quatre synonymes pour désigner la même chose qu'il faut les employer tous". C'est Rabaté qui dit ça.
Je suis d'accord avec Danyel, Sfar ne doit avoir qu'une trouille, c'est effectivement que le lecteur sorte de sa lecture pour se dire 'halala que c'est joli", le piège c'est que certains sortent de la lecture pour se dire "halala qu'est-ce que c'est moche"…
Du coup je ne suis pas d'accord avec ToFra, Sfar est loin de l'épate graphique: sa mise en page dans 6 cases identiques, sa capacité à adapter son dessin et son encrage à ce qui est raconté à ce moment-là, voir par exemple les différentes apparitions du chat dans "Le Chat du Rabbin", tour à tour léger, grave, réaliste, bouffon, etc…

95. Danyel - 29/04/04 17:46
Tu veux dire le bon endroit pour aborder le sujet. Soit précis un peu Nem.
Tiens j'ouvre une charentaise pour dire que j'ai trouvé ta critique d'Innocence très intéressante. Je ferme la charentaise.

94. nemOrtel - 29/04/04 17:35
Que ça n'est pas le bon sujet.

93. Danyel - 29/04/04 17:31
Moi, des êtres humains à tête d'animaux, j'ai jamais pu. Même gamin ça me faisait chier. Donc Blacksad et consorts, j'évite. Mais je reconnais néanmoins que le dessin est remarquable.
Quand à dire que Sfar fait de l'esbrouffe, j'aimerais bien que quelqu'un développe, parce que je trouve son dessin tout sauf séduisant ou impressionnant. Je n'y vois aucune prouesse graphique et je soupçonne parfois Sfar de s'ingénier à rendre au contraire son dessin "repoussant" (je mets des guillemets) pour forcer le lecteur à ne pas s'arrêter dessus. Qu'en pensez-vous ?

92. Manu Temj - 29/04/04 17:03
Oui... J'évoquais bien Blacksad...

Oui ! Le dessin de Blacksad est virtuose et magnifique.

Blacksad est-elle une bande dessinée extraordinaire pour autant ?
(Vous voyez bien que dès qu'on écrit Blacksad personne n'est d'accord...)

Mais j'en aurais autant pour certaines oeuvres de Varanda, ou de Marini, par exemple.

91. RamoNash - 29/04/04 16:34 - (en réponse à : aka country joe mcdonald)
Je peux donner un "e" si ça peut aider.

90. nemOrtel - 29/04/04 16:18 - (en réponse à : pff)
Et voici un m

89. nemOrtel - 29/04/04 16:18 - (en réponse à : nb)
L'esbrouffe n'enpêche pas le talent.

88. pm - 29/04/04 15:31
Je n'en connais pas beaucoup qui détestent le dessin de Blacksad. On peut ne pas y être très sensible, personnellement j'aime au moins autant Canardo, mais c'est quand même pas désagréable. l'esbrouffe c'est plutôt des gars comme Varanda, non?

87. RamoNash - 29/04/04 14:55 - (en réponse à : amha)
Je pense qu'il s'agirait d'un Humphrey Bogard à oreilles pointues plutôt.

86. Bert74 - 29/04/04 14:35
On déconne pas avec De Cape et de Crocs, y en a qui pourrait le prendre au premier degré...

Plus que le terme "éducation", c'est "l'entrainement" (dont parlait Yancomix) qui est important : j'ai rencontré des personnes qui véritablement n'arrivaient pas à lire des BD. Leur cerveau n'arrivait pas à se plier à la gymnastique d'aborder la planche comme un tout, et elles étaient en permanence à se demander s'il fallait mieux commencer par les dessins ou le texte (des personnes majeures, hein).

Sur le sujet, ce que je regrette dans les critiques de Bodoï c'est qu'elles sont trop souvent sur des nouvelles séries (je doit avoir des exemplaires où ils ne parlaient que de tomes 1), en plus bien avant que la BD ne sorte.
De fait, je n'arrive pas vraiment à prendre du recul, sur un texte si court, sur un album ou une série dont je n'ai jamais entendu parler auparavant.

85. pm - 29/04/04 14:12
De Cape et de croc ? sasmira ?

84. ToFrA - 29/04/04 13:51
C'est pas totalement faux de dire que Sfar donne dans l'épate graphique.
En developpant son style très à part, en se démarquant en se donner une force (pseudo ou non) intellectuelle je pense que Sfar donne dans l'épate visuelle.

Mais je ne suis pas sûr que l'on parlait du chat du rabin là...

83. yancomix - 29/04/04 13:44 - (en réponse à : Manu Temj)
Euh…
Excuses-moi, mais je ne suis pas sûr d'avoir bien saisi ton propos.
«au moins pour l'épate graphique, nous avons tous en tête le nom d'un auteur, et donc d'une série (miaou !)»
Tu fais allusion au "Chat du Rabbin", n'est-ce pas?
Trouves-tu que Sfar fasse dans l'épate graphique?

82. Manu Temj - 29/04/04 12:37 - (en réponse à : Yancomix)
Je crois qu'au moins pour l'épate graphique, nous avons tous en tête le nom d'un auteur, et donc d'une série (miaou ! ;o)), qui ne fait pas tout à fait l'unanimité sur ces threads...

...et ce quels qu'en soient nos avis personnels à tous les deux...

81. yancomix - 29/04/04 11:24 - (en réponse à : Manu Temj)
Je pense, en parfait philosophe-analyste de comptoires que je suis aussi, que les 2 possibilités que tu décris sont très liés l'une à l'autre:
Une certaine éducation (l'œil est un muscle et le cerveau aussi, il faut les entraîner) se mêle à nos goûts qui eux dépendent de pleins d'autres trucs.
On a beau m'expliquer que Bertrand Tavernier ou Stanley Kubrick font des films remarquables, rien à faire, ça ne marche pas avec moi!
En fait, l'éducation seule ne suffit pas, ou alors on se transforme en universitaire et ça, je ne le souhaite à personne ;^)
«Je crois d'ailleurs que 80% au moins des intervenants sur ce forum sont de cet avis»
Il n'y a que là que je ne serais pas aussi optimiste que toi! Il n'y a qu'à voir le nombres de sujets qui s'enthousiasment pour des trucs juste pour l'épate graphique, ou au contraire juste pour un "scénario en béton"…
Je ne cite pas de BD correspondant à ces définitions, pas fou ;^)

80. Manu Temj - 29/04/04 11:06 - (en réponse à : Yancomix)
Nous sommes d'accord !

Je crois d'ailleurs que 80% au moins des intervenants sur ce forum sont de cet avis (à l'exception de quelques chantres dogmatiques du "beau dessin", aux tendances trolliennes affirmées). Pour autant, il reste que nous ne sommes pas toujours parfaitement en phase sur l'appréciation de tel ou tel album, dans cet esprit.

Deux possibilités donc :

- ou la lecture avertie de la bande dessinée nécessite une forme d'éducation (Larcenet en parle dans un intreview du tout dernier Bedeka, que j'ai finalement acheté...), et dans ce cas nos différences d'appréciations se résument à des différences de niveau. Je suppose que cette idée est partiellement vraie. Chacun d'entre-nous a pu constater l'évolution de ses goûts parallèlement à son niveau de connaissance de la BD. Pour autant, je répugne à croire que c'est la seule chose à prendre en compte.

- ou alors, il y a quelque chose de tout à fait personnel et subjectif à chaque lecteur, qui fait que le niveau d'une oeuvre ne s'apprécie qu'à la lumière du "plaisir" pris par son lecteur et non du travail de son auteur. (je m'exprime sûrement assez mal sur ce sujet, l'expression philosophique n'a malheureusement jamais été ma spécialité...). Ce que je tiens pour partiellement vrai également, mais partiellement seulement.

Evidemment, en parfait philosophe-analyste de comptoir, un rien trop consensuel dans ses partis-pris, je penche pour une combinaison assez inextricable de ces deux aspects.

79. yancomix - 29/04/04 10:09 - (en réponse à : Manu Temj)
«Une bonne BD c'est avant tout une bonne histoire. (…)une bonne histoire c'est un bon scénario, mais c'est aussi un dessin qui sert et renforce la trame du récit afin que s'expriment émotions, suspens, ambiance, etc...»
Je suis porté à croire qu'une bande dessinée réussie est une bande dessinée où le dessin et le récit sont imbriqués de manière si inextricable, qu'il est impossible d'imaginer l'un sans l'autre.
Ce qui fait que j'aime autant Macherot que Mattotti!
Je traduis (très) approximativement un extrait des carnets de Chris Ware où nous voyons Quimby monologuer:
"La bande dessinée est avant tout un médium visuel.
Mais il existe une grosse différence entre "voir" et "lire".
La différence qui sépare la bande dessinée de la peinture et de la littérature.
Quelque chose qui est ensemble et simultanément vu et lu".
Quimby termine en disant:
"Comment mélanger ces éléments effectivement?"

78. Manu Temj - 29/04/04 09:46 - (en réponse à : pm)
OK, BoDoï est loin d'être parfait, mais c'est devenu une habitude... Et puis leurs critiques sont vites lues et permettent de se faire une idée assez correcte de ce à quoi s'attendre. C'est souvent suffisant...

Pour répondre à Kapslock :

Je suis absolument de ton avis. Une bonne BD c'est avant tout une bonne histoire. De fait, pour retrouver le vieux débat "le fond, c'est la forme", une bonne histoire c'est un bon scénario, mais c'est aussi un dessin (éventuellement innovant), qui sert et renforce la trame du récit afin que s'expriment émotions, suspens, ambiance, etc...

Je n'ai pas retrouvé complètement ça dans Sam Lawry, dont la lecture est agréable, mais qui n'est certainement pas un chef-d'oeuvre. Dans le genre "BD mainstream", j'ai été par exemple, beaucoup plus convaincu par Makabi (qui a eu le droit à la note maximale dans ma base de données perso., ce qui n'arrive que 4 ou 5 fois par an...)

Bref, l'innovation comme le classicisme se défendent, s'ils apportent au récit.

Dans cet esprit, je ne suis pas non plus de ceux qui encensent systématiquement les "nouveaux auteurs" publiés en indé. Le travail de Peeters sur le tome 2 de Lupus m'a absolument enchanté, celui de Thompson sur Blanket, dans un cadre émotionnel comparable, m'a moins convaincu...

Tu ne me retrouveras donc jamais sur un clivage dogmatique BD mainstream / BD d'auteur. Je ne fonctionne pas comme ça. Toutefois, force est de constater, que ces derniers temps, j'ai été plus souvent convaincu par des travaux "d'auteurs" que par des travaux "mainstream". Question d'aspirations personnelles, sans doute...

77. pm - 28/04/04 19:30
Un jour...Il faudrait que je songe à me relire....

76. pm - 28/04/04 19:07
Je ne pense pas que l'innovation soit un critère secondaire, je ne le pense pas du tout. Je dirai plutôt que je me pose la question de savoir ce qu'une lecture m'apporte.Ce n'est pas que sam lawry soit mainstream qui me gêne c'est tout simplement que c'est une bd sympa mais quand même pas géniale quand même.
Ah oui personnellement même le scénario de Sulis j'ai bien aimé et d'autre part j'ai trouvé enfin quelqu'un qui sait utiliser son ordinateur pour les couleurs.
mais comme beaucoup l'argument principal est que je n'apprend rien que je ne sache déjà, les critiques sont nombreuses mais faibles ama.

75. Kapslok - 28/04/04 18:33 - (en réponse à : pm)
Je ne vois pas pourquoi le fait qu'une BD soit mainstream devrait forcément lui valoir une critique mitigée ou négative. Concernant Sam Lawry, oui c'est mainsteam, mais c'est super bien ficelé, du beau boulot. Quand le plaisir est au rendez-vous, mainstream ou pas, franchement, c'est pas la question.
De même, l'innovation n'est qu'un critère secondaire, qui n'a de sens si l'oeuvre est (en plus d'originale) intéressante.
Par exemple, dans Ferraille, tout est innovant. Mais bien la moitié des pages est décousue ou tout simplement ennuyeuse à mourir. Heureusement, l'autre moitié est géniale et compense largement le reste.

J'ai aussi lu la critique sur "Sulis et Demi Lune" dans Bedeka. Une critique tellement négative, que je suis allé feuilleter l'album pour me rendre compte (bizarre comme parfois l'anti-pub fait de la pub, par ricochet). Je te l'accorde, le graphisme est "innovant". Pas très joli selon mon goût, mais très original.
Oui mais le graphisme, je m'en fous ou presque: pour moi, une bonne bd, c'est d'abord un bon scénar. Et là dessus, non, vraiment... Sulis et demi lune n'ira pas rejoindre ma bibliothèque.
Néanmoins : si si, *c'est de la bande dessinée*, et à part un règlement de compte entre le journaliste et l'auteur, on ne comprend pas pourquoi tant de haine. OK, le lettrage n'est pas très heureux, mais le fait que la police utilisée dans l'album soit une police gratuite de Windows ou une police payante, c'est quand même pas non plus un critère de sélection.

Hormis cet article et quelques autres sur lesquels je n'étais pas d'accord, je trouve que Bedeka, comme Ferraille, est plutôt agréable à lire. La plupart des critiques me conviennent, dans leur écriture et leur argumentation. Et j'apprécie surtout qu'il y ait un si grand nombre de critiques. Je ne les lis pas toutes, mais la présentation très claire permet de "faire son marché" (ce qui devenait super-compliqué vu le rythme de sorties d'albums actuellement), de découvrir des albums qui ne sont pas mis en avant dans les librairies (typiquement : Sam Lawry). Ou des albums que je n'aurais pas spontanément eu l'idée d'ouvrir(comme Lincoln).

Quant à savoir quels sont les "bons" magazines de BD... je n'en connais pas de mauvais !
J'achète, selon l'actu, l'humeur du moment et le budget : Bedeka, Bodoï, Bang! (quand même trop cher par rapport au contenu), 9e art (cher aussi mais vraiment génial, ça) pour les mags sur la BD, Fluide Glacial, Ferraille, Psikopat pour les mags de BD.
Ah si, j'ai essayé "J'aime la BD!", mais euh... ben non, j'ai passé l'âge. En revanche, Tchô!, c'est HYPER-bien !

74. pm - 27/04/04 18:17
Ceci dit je ne lis presque plus Bodoï non plus, ça ne m'apporte pas grand chose car je n'aime pas les prépubs, les critiques sont très bof, il reste les interviews et autres mais c'est quantitativement très peu de choses.

73. pm - 27/04/04 18:15
Pas lu le premier mais franchement encenser Sam Lawry(comme toi sans être nul c'est quand même pas la bd du siècle ni même du mois) et descendre aussi petitement un véritable auteur comme Cadelo ( qu'on peut ne pas aimer mais en tant qu'auteur), pfff...

72. rolodulieu - 27/04/04 17:37
OUi, et les albums qui ont une page de pub dans le journal ont toujours une très bonne critique.



 
Actualité BD générale
Actualité editeurs
Actualité mangas
Actualité BD en audio
Actualité des blogs des auteurs
Forum : les sujets
Forum : 24 dernières heures
Agenda : encoder un évènement
Calendrier des évènements
Albums : recherche et liste
Albums : nouveautés
Sorties futures
Chroniques de la rédaction
Albums : critiques internautes
Bios
Bandes annonces vidéos
Interviews d'auteurs en videos
Séries : si vous avez aimé...
Concours
Petites annonces
Coup de pouce aux jeunes auteurs
Archives de Bdp
Quoi de neuf ?
Homepage

Informations légales

(http://www.BDParadisio.com) - � 1996, 2012 BdParadisio