BRIAN MICHAEL BENDIS

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53. Niko - 02/02/04 20:28 - (en réponse à : Top 10)
le pire, c'est que sur Top 10 il y a deux ou trois trucs dont je ne suis pas trop fiers, des petits ratés, des imprécisions, des choses comme ça...

alors que sur Batman/Lobo, je suis très content de moi, allez comprendre. (faut dire que Batman/Lobo, c'était simple, il suffisait juste de rajouter quelques louches de conneries à des endroits stratégiques pour que la VF prenne)

52. Odrade - 02/02/04 19:40
Lu TopTen. Me suis bien marrée.
Merci Nico lollll

Lu Sandman en traduction. Quelle cata.


O.

51. Bert74 - 02/02/04 18:02 - (en réponse à : Niko)
Pour Supreme, j'avais posé la question directement à Delcourt (j'ai les deux versions, VO et VF), et ils m'ont répondu qu'ils avaient repris la traduc Panini.

J'voulais juste le nom du responsable qui a mis en route le traducteur automatique sur ce coup là, histoire de lancer une Fatwa sur sa tête...
Faire ça à Dieu-Alan, c'est sacrilège !!

50. luc Brunschwig - 02/02/04 17:43 - (en réponse à : à pm)
Nous voila enfin d'accord.

49. cubik - 02/02/04 17:31 - (en réponse à : cubik@caramail.com)
euh, je voudrai quand meme relever la remarque de jerome degryse (je crois) qui dit que si les lecteurs vont lire des comics et des manga, c'est parce qu'on produit de plus en plus de merdes en europe
euhhh, c'est ptet aussi (et surtout) pasque les gens sont moins sectaires et qu'ils se rendent compte qu'on fait aussi des trucs biens ailleurs, po besoin de trouver un "coupable" pour expliquer le fait que les gens lisent plus de trucs etrangers

48. Niko - 02/02/04 17:26 - (en réponse à : Bert)
pour Smax, dès que c'est fini aux US et qu'on a un créneau éditorial. donc disons dans les 6 à 8 mois à venir.

pour Sam & Twitch, ce n'était pas moi qui traduisais, mais les références (Bilal, etc...) sont dans l'original.

pour Supreme, je n'ai pas lu la traduction Delcourt, et pourt tout dire, j'ignore s'ils ont retraduit, ou repris la traduction précédente chez Panini.

mais bon, je ne vais pas enfoncer trop ouvertement mes collègues....

47. Landry - 02/02/04 17:05
Bon, je prends le clavier pour apporter ma modeste pierre à l'édifice. Avant tout, mettons les choses au clair, j'aime beacoup ce que font et Bendis et Brunschwig... Cela dit, je ne trouve pas que les comparer soit très judicieux, même si l'un n'apprécie pas l'autre et qu'il le dit (c'est son droit), dans le sens où je pense qu'ils n'ont pas le même but quand ils écrivent.
Pour en revenir au débat, j'aime comparer Bendis à Tarantino : des dialogues cinglants, des persos facilement indentifiables voire caricaturés (mais c'est voulu), une construction originale et novatrice etc... tout cela ne se faisant pas forcément en faveur de l'épaisseur de l'intrigue. Mais je ne pense pas que ce soit le but de Bendis... Le mot qui le caractérise le mieux est, je pense, EFFICACITE (dans le découpage, dans les dialogues, dans le déroulement de l'histoire). Ce qu'il veut, c'est mener le lecteur par le bout du nez dans son propre univers, à grands coups de lieux communs s'il le faut (flics gentils mais pas bien malins qui s'opposent aux méchants corrompus dans Sam & Twitch, femme fatale au caractère bien trempé dans Jinx...). No comment concernant ses séries Ultimate.
A propos de ses récentes et répétées nominations à Angoulème et étant donné le caractère novateur (dans la forme, pas dans le fond, on est d'accords) de sa production (toujours excepté les Ultimate), c'est tout-à-fait logique qu'il provoque des réactions épidermiques de la part de ceux qui n'envisagent pas ce média qu'est le Neuvième Art de la même façon que lui. D'où, je pense, la réaction de Luc Brunschwig. Là encore, une comparaison avec Tarantino s'impose : il suffit de se souvenir de la remise de la Palme d'Or pour Pulp Fiction : une femme outrée que ce film soit primé se plaignait bruyamment pendant le discours de Tarantino qui, de son côté, a gardé son calme mais lui a fait un doigt... Je pense que le "cas Bendis" est realtivement similaire : ou on aime, ou on déteste car on ne partage pas son point de vue, à savoir privilégier l'efficacité, la fluidité au détriment de l'intrigue s'il le faut.

46. pm - 02/02/04 16:55
Personne n'a dit non plus que Bendis était le nouveau Will Eisner ou le nouvel Art Spiegelman, ni même le nouvel Alan Moore, puisque tu parles de fond. C'est plutôt un assez bon pro ce qui est déjà pas mal.

45. luc Brunschwig - 02/02/04 16:14
Encore un mot sur Bendis... si je ne considérais pas que c'était quelqu'un d'important dans le métier, je ne m'attaquerai pas à lui avec autant de force (même si bon, je suis tout à fait prêt à aller boire un pot avec ce garçon, moi)... c'est juste que justement, son talent me paraît un peu surévalué... un bel (très bel) univers, nous en sommes tous d'accord, mais une totale incapacité à donner de la crédibilité ou du fond ou ce que vous voudrez à ses histoires...
C'est d'autant plus navrant que sa façon d'écrire donne beaucoup de réalisme à des sujets qui n'en ont pas toujours, alors que le fond de ces histoires tiennent parfois à deux bouts de ficelle mal raccordées entre elles.

44. luc Brunschwig - 02/02/04 16:09
Merci :-)

43. Bert74 - 02/02/04 15:47
Et bien sûr, j'adore L'Esprit de Warren, Makabi, Les Nouvelles Aventures de Mic Mac Adam, ...

42. Bert74 - 02/02/04 15:45
J'ai pas tout lu non plus (y faut que je me fasse Torso et Goldfish), mais globalement je trouve quand même que Bendis apporte un sacré bon niveau aux comics, en particulier sur les ambiances créées dans Alias et dans Sam & Twitch.

Par contre, alors que j'avais beaucoup aimé Powers n°1 (enfin, le premier tome paru chez Semic Books), les n° 2 et 3 m'ont effectivement laissé un goût d'inachevé. Comme une impression qu'en fait il n'y avait pas grand chose à raconter. En plus dans le 3 que j'ai lu hier, il a 3 pages de 4 ou 5 vignettes chacune, strictements identiques (et les pages et les vignettes), pour montrer le temps qui passe (si!). C'est rigolo comme effet de style au premier abord, mais ça sonne un peu creux en prenant du recul (un petit "deux jours plus tard" aurait suffi).
J'adore les dessins de Oeming, mais bon, je vais finir par me demander si faut que j'achète le prochain...

Niko, puisqu'on à la chance d'avoir le traducteur sous la main, je voulais te poser une question : dans le troisième tome de Sam et Twitch paru en Semic Books, les référence aux auteurs de BD européens, elles sont aussi dans la VO, ou c'est ta touche perso ?

Sinon, effectivement, félicitations pour Top Ten, c'est magnifique (la traduc). Quand est-ce que tu te mets à Smax ?

A part ça, quelqu'un connait le traducteur de Suprème (édition Delcourt)? J'ai deux mots à lui dire sur l'inqualifiable platitude de son style...

41. Jérôme degryse - 02/02/04 12:32
J'aime beaucoup Bendis et je trouve effectivement que c'est un des auteurs les plus intéressants des comics. Ce n'est jamais l'originalité de ses hisoires qui m'enchantent mais juste la certitude même si l'album n'est pas grandiose d'avoir un excellent divertissement. Pour l'instant il n' a fait aucun album que je trouve culte mais aucun non plus que je trouve mauvais. Et c'est assez rare pour être appécié.

J'ai bien aimé Torso, Goldfish pour leur aspect purement polar.

Pour le daredevil j'aime surtout le dessin de Maleev.
Powers: agréable mais c'est du déjà vu.
Sam and twitch: mes préférés.

Chez Bendis j'aime cet art du dialogue.Jamais je ne m'ennuis etc.

Sinon effectivement ses dvs commencent toujours mieux qu'elles ne finissent. Mais c'est le cas de 90 pourcent des comics. Et je pourrais rajouter aussi les mangas et la bd européenne.


P.S: si cette année il y a eu tant(et encore) de comics et de mangas nomminés à Angoulème, ce n'est pas parce que ces derniers étaient brillants mais uniquement parce que le reste était pire. C'est la médiocrité de la production actuelle europénne ( je vais me faire taper dessus mais tant pis j'assume)qui fait que les lecteurs vont de plus en plus vers le mang et le comics

40. luc Brunschwig - 02/02/04 12:24 - (en réponse à : à jean-eude)
Une continuité franco-belge... voila quelque chose que je ne saurai laisser passer. Tu parles du Pouvoir ?

39. Jean-eude - 02/02/04 10:08
Il ne faut pas oublier que Bendis est très productif, il a fatalement du déchet, (C’est un reproche qu'on peut aussi bien faire à sfar finalement.) mais reste très au dessus du panier et est particulièrement inventif (le personnage d'alias par exemple) aussi bien sur les dialogues que sur le découpage. Je pense par exemple à la scène de powers ou les deux héros font connaissance pour la première fois dans le bureau de leur supérieur les répétitions de cases (grand classique on est d'accord) et les dialogues fonctionnent à merveille sans etre tape à l'oeil. C'est tout ce qu'on demande et on peut objectivement trouver un grand nombre de biens meilleurs exemples que le mien dans son travail... Ce n'est pas très surprenant que Luc B n'apprécie pas énormément son travail. Bendis a un coté ostentatoire dans ses dialogues et une façon très cabotine (pas systemaqtiquement) de les traiter, mais c'est aussi ce qui le distingue. Pour moi, Luc B représente une certaine continuité dans la BD europeenne que je trouve ennuyeuse et morne, c'est la raison pour laquelle je trouve tres deplacé ce "procès" venant d'une frange qui peine à se renouveller... La façon qu'il a de très certainement hyper écrire, hyper travailler ses récits assèche finalement le plaisir qu'on peut avoir à le lire lui. Cette ecriture tres technique qui ne se permet finalement rien est harassante et laborieuse...Je suppose qu'il voit de l'intérieur les carences du boulot de Bendis mais occulte un peu vite ses qualités. En tout cas je ne prends pas le même plaisir jubilatoire à lire un Bendis que son travail^__^

38. stan prozak - 02/02/04 08:29 - (en réponse à : phillaire2002@yahoo.fr)
Salut à tous
Bendis avec un B. comme bavard ????????
Et si on allait voir du côté d'un Alan Moore ?????????
Tous à salut

37. Niko - 02/02/04 07:47
Perso, ça fait longtemps que je n'ai plus rien à branler des palmares et autres box offices. les choix se font selon des critères qui ne sont pas les miens.

nominer Bendis , c'est dégager d'autres types du tableau, soit. Mais voir Gaiman emporter le prix avec un bouquin génial, mais dont la traduction m'inquiète passablement, et sur lequel le travail éditorial me semble totalement absurde; c'est aussi donner à côté de la plaque, à mon sens. et sans doute plus gravement.

36. nemOrtel - 01/02/04 23:38 - (en réponse à : cyb.org@free.fr)
Niko > puisque je te tiens, si tu connais des plans sur de la traduction littéraire (je veux pas te piquer ton taf), je suis preneur. En ce moment, c'est un peu la morne plaine niveau commandes, et je sature de la traduction technique. Vous pouvez reprendre une bagarre normale.

35. nemOrtel - 01/02/04 22:50
Je suis assez d'accord avec Luc sur l'aspect laborieux du scénario. Bendis, je me garderai bien de le critiquer, je n'ai rien lu de lui, ou alors à l'insu de mon plein gré.
Mais je comprends la frustration que Luc peut ressentir face aux décisions un peu absconses de certains. L'ouverture à l'étranger, oui, certes, volontiers, mais pas au détriment de la création locale! Perso, je débute en scénar, et après deux ans de "pré-prod" (pour le comparo ciné) sur la trame, je commence seulement à saisir l'ampleur du travail à fournir, qui est gigantesque. En gros, plus on avance, plus on creuse, et plus doit fournir. Construire un scénario m'apparait de plus en plus comme, j'imagine, l'écriture d'une symphonie. On peut avoir de l'oreille, ou savoir jouer correctement d'un instrument, ou encore connaître le solfège, mais pour produire une oeuvre digne de ce nom, la somme de boulot est phénoménale, croyez-moi! Alors de ce qu'on m'a dit de Bendis, il est surtout expert dans les ambiances, les dialogues bien soupesés et emballés. Mais construire une histoire comme Watchmen ou le Pouvoir, par exemple, c'est autre chose, ça ne repose pas sur les personnages uniquement, et ça ne saurait être sauvé par le dessin. C'est une cathédrale ciselée qui ne souffre aucune erreur de calcul. Alors taper sur Bendis n'est peut-être pas très sport ni très confraternel, mais j'ai l'impresssion que les décisions "officielles" ressemblent aux calamiteuses "idées" de nos politiques adorés, qui sont en train de nous foutre dedans, au nom de la sacro-sainte mondialisation.
Bon, je vais aller acheter 20th century boys moi :)

34. Niko - 01/02/04 20:45
le fait est, en tant que traducteur, j'ai déjà eu à corriger ses dialogues à deux reprises, sur des confusions de persos. le truc tout con : deux persos secondaires, dont au cours d'un dialogue il intervertit le prénom.
dans un cas, un perso mort, et l'autre vivant.
dans l'autre, un perso marié et un perso homo.
dans les deux cas, ça se voyait à peine, mais ça m'a quand même arraché les yeux, alors j'ai corrigé.

33. zuepi - 01/02/04 19:40 - (en réponse à : mais...)
Mais , c'est vrai que c'est inégal ... et le très moyen, voir l'erreur narrative (contre sens, oubli, etc...)va de paire avec l'excellent sus nommé, donnant une impression fréquente (et probablement excessivement frustrante pour le scénariste que vous êtes) de loupé ... Il n'est pas rare en effet que l'on se dise: " Mer.. , après l'avoir amené comme ça, sacrifier bêtement cette idée, le c.. ! ".
Néanmoins, il gagne à être lu (vous-même, bien que privilégié dans votre accès à son travail , vous n'y échappez pas) car il y a quelque chose chez Bendis, ce "je ne sais quoi" ;-).
Que la force (de ne pas le lire ... est-ce possible?) soit avec vous...

32. zuepi - 01/02/04 18:49 - (en réponse à : à Luc et Niko)
Pour aller dans le sens de Niko (à force on va bien finir par justifier le choix d'Angoulème ... et répondre finalement à votre question Luc).
Marrant, à chaque fois que j'écris LUC me vient l'envie de vous demander si ... .... est bien votre père (combien de générations vont être conditionnées par ce film, je me demande ...?).
Bref, autre moment très fort (encore plus à mon sens que celui avec Ben Urich) celui de la confrontation avec le Rédacteur du Golden Globe (me rappelle plus de son nom) et le moment ou celui-ci revient sur sa position juste parce que Matt Murdock joue de sa canne d'aveugle ... ici, tant le découpage, que les dialogues sont quasi parfaits(et de cette qualité , ça, c'est excessivement rare ). D'ailleurs cela aurait pu constituer une fin de toute beautée...
Ou encore la superbe double page, illustrant "la spirale de la violence" qui entoure nécessairement la vie des Super-héros (qui de Bendis ou de Maleev, le dessinateur, a sa part là-dedans, je l'ignore, mais c'est habile, et l'effet recherché est atteind).
Il n'y a pas qu'une idée forte dans ce scénario d'ailleurs .
En plus de l'histoire de l'identité secrète divulgée il y a aussi, celui de l'appel à la violence qui entoure cette identité, celui du pourquoi en arriver là (au super-héroïsme)?, quand s'arrêter? et pour quel motifs? le peut-on? n'est-il pas "addict"? etc ... réduire le Daredevil de Bendis à une seule idée ... c'est ... très réducteur . Aucunes de ces idées n'est vraiment nouvelle (mais c'est un autre débat) mais le traitement, à la Bendis (façon urbain et glauque), c'est ... toute une ambiance ... et de superbes moments (cf supra).
Pierre.

31. Niko - 01/02/04 17:24
oui, bon, je suis d'accord avec toi sur le fait que ça puisse aller plus loin, mais n'oublions pas qu'on est chez Marvel, et qu'un certain statu-quo doit rester en vigueur. malgré tout, les scènes de salle de rédac avec Ben Urich et Jameson, pour ne citer qu'elles, sont très bien campées, bien écrites, avec des détails très bien vus. et les super-vilains, justement, Bendis nous la joue service minimum sous ce chapitre, ce qui est tout à son honneur.
et Cauchemar reste un très beau chapitre de Daredevil, peut-être justement parce qu'on le voit peu, et que le protagoniste principal est Ben Urich, qui reste un de mes persos préférés dans la série.

30. luc Brunschwig - 01/02/04 16:46
Ni fan de baston, je suis... et toujours attiré par les atmosphères mises en place par Bendis, je reste... mon regret vient plutôt de son incapacité à raconter une vraie histoire, avec des tenants et des aboutissants surprenants et clairement posés. Tiens, prend ses Daredevil : tu ne trouves pas qu'on aurais pu faire quelque chose de plus passionnant du fait que son identité secrète soit dévoilée ? On en reste à un super-vilain qui vient faire du barouf sous ses fenêtres et à une meute de journalistes qui campent au même endroit.
Curieux d'ailleurs qu'il n'y ait plus un seul journaliste au moment où Mister Hyde vient tout casser.

29. Niko - 01/02/04 16:24
bon, ben joke avoué est à moitié pardonné.

mais oui, il y a une exception Bendis. il écrit du comics au rythme du manga. et comme les bastons homériques l'emmerdent copieusement, ça donne ce truc curieux, que je trouve plaisant pour ma part, vu que sur du super-héros, ça crée tout de suite un effet de distance très intéressant, un petit décalage, ce je ne sais quoi qui est l'effet Bendis, quoi...

28. luc Brunschwig - 01/02/04 16:18 - (en réponse à : à Niko)
euh... Niko, c'était un joke...
N'empêche, me voila d'accord avec tous tes coups de coeur... sauf sur Bendis, comme quoi, il y a une exception Bendissienne que j'ai du mal à m'expliquer, d'où sans doute ce forum.

27. Niko - 01/02/04 15:32 - (en réponse à : 30 %)
tu exagères. il ne représente pas 30 % des sorties quand même, même en VF. il y a Strascz.... Straz... Stracsz... Bref, le type qui écrivait Midnight Nation, dont on parlait tout à l'heure, il y a Mark Millar (the Ultimates, de la balle, Authority, une tuerie), il y a Miller, toujours lui, Moore.... Disons que Bendis a l'avantage d'une certaine nouveauté, et d'une hype liée à des dialogues un peu Tarantinesques.
mais 30 %, non.

voilà.

26. luc Brunschwig - 01/02/04 15:13 - (en réponse à : à pm)
En effet, le travail de Bendis m'attire, parce qu'il squate presque 30 % des sorties comics et que le comics, c'est ma culture... et qu'à chaque fois on me dit, tu verras, cette fois, ça va te laisser sur le cul. Je ne suis pas suicidaire, c'est juste que j'ai des facilités à accéder à ses livres, puisque ma femme est responsable d'un rayon comics.

25. cubik - 01/02/04 14:06 - (en réponse à : cubik@caramail.Com)
bon ben sur bendis, moi je trouve qu'il fait un boulot honnete
mais effectivement, il s'essoufle vite parfois
genre powers, j'ai bien aime le premier tome, les 2 suivants m'emballent tout de suite moins
et c'est vrai que les longues pages de dialogues, a force, ca peut devenir fatigant
apres, comme je l'avais dit a Luc Brunschwig a angouleme d'ailleurs, je trouve que son boulot sur daredevil est excellent
en meme temps, j'ai po encore lu le dernier tome de son histoire, mais les tomes 4 et 5 (surtout le 5) des 100% daredevil sont vraiment bon, a mon gout
apres, on peut aussi discuter de sa nomination
autant j'aime cet album, autant je trouve qu'effectivement, il n'avait pas forcement sa place dans ces nominations, je pense que c'etait plutot histoire de montrer le cote international des prix
mais il est bon quand meme :)

24. zuepi - 01/02/04 13:11
Bonjour à tous.
Pour essayer de rester dans le cadre de la question posée par Luc B. ... En effet, Bendis est probablement surestimé , et si on l'on devait chercher un album supèrieurement construit sur les 1700-1800 sorties en 2003, il y a fort à parier que l'on en trouverait bien un de très belle qualité (là je laisse libre court au goùt de chacun), et du coup explique assez mal la reconnaissance témoignée à Angoulème pour son travail.
La question donc est : pourquoi une telle reconnaissance? plutôt que : est-ce mérité?
Elle est là , et ce n'est pas , je pense , le résultat d'une paresse du jury (se serait trop facile) mais bien plutôt le fait que son nom jaillit spontanément dans l'esprit de la pluspart de ses membres (du jury).
En effet, j'ignore si quelques uns parmis vous ont déjà participé à un travail visant à établir un consensus, mais justement tout le problème est là ... il faut arriver à mettre tous le monde d'accord, d'ou souvent la demi-teinte du résultat obtenu. Et si un nom revient souvent... du coup il est sur la liste finale.
Ceci étant posé, il y a indéniablement une "patte" Bendis, que tous l'on s'accorde à lui trouver, y compris vous, Luc. Et cette qualité, tiens probablement plus à "l'ambiance" générale de ses séries (entretenue par un choix graphique judicieux, et un dialogue accessible, abondant, actuel, un peu psychologie de comptoir, mais qui satisfait bien notre penchant "voyeuriste" , c'est clair il ne fait pas dans le minimaliste )qu'à une orfèvrerie scénaristique.
Et il faut bien le reconnaitre finir est manifestement la faiblesse de Bendis, mais par contre quels débuts de séries ! Souvent superbes! (Mais ce défaut,il n'en a pas le monopole, je me souviens avoir eu le souffle coupé par le tome 1 de l'esprit de Warren ... Là, ou il y a particularisme chez lui , c'est dans ce côté un peu systématique à être moins performant sur la fin).
En tout cas je vous salue cordialement Luc, vous faites un travail de belle qualité.
Pierre.
A Niko: puisqu'il apparait que vous êtes le traducteur de la série "Midnight Nation", là aussi , un grand bravo, joli travail ... je viens de lire le tome3 chez sémic ... un très grand moment ! Il n'y a vraiment que dans les comics que l'on trouve de telles ambitions thématiques (je pense d'ailleurs qu'il y eu un dessinateur différent sur cette série, que se serait devenu un classique , par exemple Maleev, pour rester dans le sujet ...).

23. Maravilla - 01/02/04 12:41
C'est toi qui a traduit Top Ten?
Ouaouw, félicitations, ça n'a pas du être évident. Par contre (mais je ne saurais te dire où), je me souviens m'être fait la réflexion, à un moment où deux, que le traducteur défaillait. Mais, comme tu le dis, on se souvient des erreurs. Pas de la performance.

Tu as lu l'analyse complète, case par case, disponible sur le Net? Ca pourrait t'amener des infos complémentaires.

22. Niko - 01/02/04 12:25 - (en réponse à : traductions)
eh bien, merci de cette considération. j'ai suffisament râlé à propos de traductions déficientes (quelqu'un se rappelle de la traduction du début de Watchmen, chez Aredit ?) pour me mettre au boulot avec application. parfois avec de grand moments de fierté (des solutions trouvées à des problèmes de références ou de jeux de mots intraduisibles) et des moments de honte pure (un ou deux contresens vraiments épouvantables).
traducteur, je dirais que c'est un métier de chien : le bon traducteur ne se voit pas. Quand il est bon, on ne voit plus que le texte, le dialogue et le scénario (la nomination d'une de mes traductions l'année dernière pour le prix du meilleur dialogue, par contre, je n'ai toujours pas fini d'en rigoler. c'était sur un Bendis, d'ailleurs). Le traducteur, on ne voit son boulot que quand il se plante.
alors en effet, j'essaie de faire mon boulot du mieux que je peux. En évitant Thor et le Surfer d'Argent qui parlent djeuns. En essayant de comprendre les références obscures (j'en ai chié sur Top 10).

et je m'apperçois que j'en suis à nouveau à faire grassement mon autopub. alors autant boire la coupe jusqu'à la lie, que dis-je, jusqu'à l'hallali, et en vérité je vous le dis : Spawn Simonie c'est trop de la balle.


ps : et je maintiens que Bendis c'est bien. je suis d'accord avec le fait que sur le fond, ses intrigues sont bateau, mais c'est un formidable ambianceur, qui tient bien ses perso.

merci de votre attention.....

21. pm - 01/02/04 11:50
j'ai quasiment lu l'intégralité du travail de Bendis

C'est donc que quelque part tu es attiré, ou à chaque fois c'est juste pour vérifier que c'est bien toujours aussi mauvais!

20. luc Brunschwig - 01/02/04 11:44
La comparaison avec Scorsese, je ne la fais pas moi-même, dans le sens, où j'ai commencé le Pouvoir des Innocents sans connaître le 10 e des références que Larry vient de donner. Pour moi, la BD n'est pas le cinéma du pauvre... c'est ma passion, le média dans lequel j'ai toujours voulu m'exprimer. Aujourd'hui j'y suis, et les sirènes du cinéma ne m'ont pas encore séduites, très loin de là.
Pour finir, et tenant quand même à expliquer mon coup de sang... contrairement à certain qui n'ont lu qu'une ou deux de mes séries, j'ai quasiment lu l'intégralité du travail de Bendis et y est toujours retrouvé un sentiment d'inachevé et de duperie (dans le sens où tous ces personnages parlent sensiblement de la même façon, ce qui n'est pas, selon moi,la meilleure façon de caractériser un personnage). Autre problème, le sentiment de lire des histoires qui n'ont pas véritablement de fond... on fait monter la mayonnaise pour découvrir souvent que le scénariste n'a pas franchement donné de bases solides à son histoire. Si vous tâter du scénario, vous vous rendrez compte que le plus difficile est d'emmener son histoire vers quelque chose : ce que Bendis ne fait quasiment jamais... et que le plus facile est de faire artificiellement monter la sauce, parce que n'ayant pas de véritable base, on pourra tout expliquer par une pirouette.
Pour finir, les raisons de mon coup de gueule (voir post d'origine) est le fait que Bendis ait vu son travail nominé trois fois en deux ans aux alph-art... après lecture de Daredevil, je peux vous dire qu'il y a quelque chose d'insultant pour les auteurs franco-belge à imaginer que le jury n'a pas trouvé au moins une BD européenne supérieure à ce qu'a fait Bendis.

19. pm - 01/02/04 11:28
Mais pourquoi vouloir obligatoirement ramener au comparatif! On s'en fout de Brunschwig!

Non! Lorsqu'un auteur vient en son nom sur un forum public dire le plus grand mal d'un de ses confrères( en fait de créer un sujet pour ça, et il n'en est pas à sa première attaque sur ce forum), sans grand risque ici d'être lu par ledit confrère, il n'est pas possible de faire abstraction du travail de cet auteur.
Personnellement j'aime bien ce que j'ai lu de Bendis(Torso en particulier) et j'aime bien aussi ce que j'ai lu de Brunschwig, sans trouver aucun des deux extraordinaires. En revanche j'ai un peu de mal à "comprendre" la comparaison qui peut être fait avec Scorcese, que j'admire, au moins dans ses dix premiers films. De toutes les façons je méfierai toujours de la bd qui singe le cinéma, ça me parait une approche fondamentalement vaine et erronée, la bd ne pouvant alors qu'être le cinéma du pauvre.

P.S: ceci étant dit je trouve le temps relativement long en ce qui concerne le dernier tome de l'esprit de Warren, qui me semble au départ être la série la plus intéressante de Brunschwig.

18. Pijiel - 01/02/04 11:26
Difficile.
J'adore le travail de Bendis. C'est,à mon avis, un des meilleurs dialoguistes de la bédé. Il réussit toujours à donner l'impression que ses textes ont été pris sur le vif.
J'adore aussi le travail de Luc Brunschwig.
Comme quoi les gouts et les couleurs...

17. Maravilla - 01/02/04 11:10 - (en réponse à : jean-eude)
Mais pourquoi vouloir obligatoirement ramener au comparatif! On s'en fout de Brunschwig! Il lance un sujet précis, pourquoi retomber obligatoirement dans le (très limité) "et toi, tu t'es vu?!". On n'est plus au collège.

Si on devait tous se plier à cette (brillante) logique, toi Jean-Eude, tu devrais t'en tenir au mutisme parce que tu n'as rien fait. Donc, dans ta logique, tu es pire que Brunschwig: un incapable. Et moi de même. C'est vraiment d'un niveau...

Le sujet, c'est: Bendis, surestimé? Et pas Brunschwig vs Bendis. Si, si, je te jure, relis bien.

16. luc Brunschwig - 01/02/04 10:56
Tiens... ça m'apprendra à venir dire du mal des gens après avoir joué le grand gentil sur le forum "l'arrêt de la série Violine"... sans doute fallait-il que je contre-balance toute cette énergie positive offerte aux bédéparadisiens, par un peu de rage bien humaine, ma foi.
Désolé de voir que pour défendre Bendis on se sente obligé de me casser... j'espérais simplement rencontré des gens qui me convaincraient de regarder le travail de mon collègue avec un autre regard.
à Niko,
je suis heureux de te rencontrer ici et de pouvoir te féliciter pour l'exceptionnel travail que tu fournis sur les traductions de Sémic... bravo ! C'est que du bonheur de trouver une retranscription aussi forte de BD que certains traîtent avec bien moins d'égards (dommage que tu ne sois pas sur le coup des traduction des intégrales Spiderman et X-men). je me souviens du Dark Knight de Miller et de sa traduction, très sèche, dans l'édition Aedena... et de sa traduction alambiquée (justement pour se différencier de la traduction Aedena) faite pour Zenda et qui est toujours celle en vigueur. Merci de ne pas trahir le rêve.

15. Jean-eude - 01/02/04 10:27
Larry, en plus de te regarder écrire, comme tu le faisais, petit paon re-luisant, sur le forum de Neaud, tu as le mérite de passer à coté de ma remarque. Là, c'est certain, Luc B va t'aimer, tu es beau Larry phraseur. Luc B intervient sous son vrai nom (c’est courageux je l'admets) pour critiquer une personne qui le dépasse et de loin. C'est donc lui qui se met dans cette situation et prête le flanc à ces remarques... Luc B est loin d'être un manchot intégral, c'est un auteur honnête qui ne brille pas par ses innovations et le pouvoir est pas mal geignard re-désolé... On va peut être lui inventer des critiques louangeuses pour me faire mentir, mais je doute que ça me fasse changer d'avis... Larry, t'es parfait dans le rôle de l'empesé de service lourdaud et pataud qui n'a rien à dire, jamais, comme d'habitude tu rajoutes du bruit en commentant une intervention ce qui n'a strictement aucun intérêt. Ton absence d'objectivité, doublée d'un aveuglement profond, puisque tu prends simultanément la défense d'un livre que tu n'as pas lu et en attaque un autre que tu n'as pas lu non plus te discrédite bien assez comme ça... Tu pourrais cesser de me ramener régulièrement à une personne qui semble t'avoir maltraitée dans le forum, ça t'avance à quoi? Allez, cherche bien, tu dois avoir un yatta à faire, cherche te dis-je...

14. Niko - 01/02/04 10:06 - (en réponse à : Goodwineries et retour au débat)
le goodwin c'est quand on commence à se traiter de nazis les uns les autres (où de FN, de Madeliniste, tueur d'enfants ou autre sale engeance) ce qui généralement indique qu'il vaut mieux mettre fin au débats, dont le pourrissement a largement dépassé la date de péremption portée sous l'emballage.
Wul merci, on n'en est pas encore là.

pour en revenir au débat qui nous occupe, je suis d'accord avec le fait que Bendis ne soit pas Moore, que Bendis ne soit pas le scénariste parfait, et tout ça, mais je trouve que ses Daredevil sont franchement de la bonne came, et que globalement , sa production est au-dessus de la moyenne (sauf sur les séries Ultimate, où j'ai largement tendance à lui préférer Millar, qui a l'intense avantage d'être quelqu'un de fondamentalement méchant) et sur Elektra (où il n'a peut-être pas totalement compris le personnage).
Sur Daredevil, il est vraiment bien (je trouve, ça n'engage que moi, après tout)
Alias, je le lis toujours avec plaisir (on est bien d'accord, Cage, il passe vraiment par l'entrée des artistes, non ? certains lecteurs refusent cette interprétation)
Powers, je me régale à le traduire (malgré quelques diffucultés techniques), pareil pour Goldfish et Torso.


et en dernier lieu, opposer Scorcese à Daredevil est totalement imbécile. D'un côté, un a un vrai auteur, de l'autre, une license sur laquelle quelques grands auteurs se sont faits les dents aussi.
Alors opposer Scorcese à, mettons, Miller, oui, ça a un sens et ça peut faire avancer le débat.
mais opposer Scorcese à Daredevil, c'est de la malhonnêteté intellectuelle.

voilà.

13. larry underwood - 01/02/04 01:06
C'est "la chasse au troll" dans mon cas ;o)

Tiens, prends l'fusil : y r'mue encore !

12. Maravilla - 01/02/04 01:03
Ouais, j'ai compris quelques jeux: y'a le "yatta" tous les cent messages, et le golwin aussi (ou goodwin j'ai pas bien compris).

C'est quoi le jeu quand c'est le concours de fritage? Faut que je m'intègre moi...

11. larry underwood - 01/02/04 00:33
CHRONOMÉTRÉ, il est tard.

10. larry underwood - 01/02/04 00:32 - (en réponse à : et voilà...)
J'ai chronomométré dès l'instant où j'ai vu que Luc avait créé ce sujet, me demandant en mon cynisme intérieur combien de temps il allait falloir à notre petite troupe favorite pour rappliquer et critiquer directement l'auteur du post au lieu de chercher à lui répondre sur la questions qu'il a engagée. Moins de 5 heures. Je suis surpris, j'avoue, je pensais que ça irait plus vite.
Jean-Eude, mon pauvre Jean-Eude, d'abord on sait tous très bien que "Jean-Eude" n'existe pas, que c'est un pseudo de plus parmi les quelques idendités idiotes que ton "moi véritable" s'amuse à disperser joyeusement sur le forum, riant de te savoir ainsi à l'abri de quelque vindicte populaire et teigneuse.
Ta réaction est d'une banalité, d'une "normalité" à ce point terrifiante que j'en ris autant que d'un bon classement des 25 tubes de légendes sur TF1. Tu es plat, prévisible, pathétique dans tes efforts amusants à te constituer une "personnalité" de Grand Critique... pour le coup, le fameux argument "commence donc par dessiner/scénariser/te branler avant de venir critiquer ceux qui y arrivent" s'écrase par terre. Alors tu cherches, habile, précis, le nez furetant dans le supplément blagues de télé Z, une bonne petite répartie que tu espères cinglante à balancer au scénariste qui a l'outrecuidance de venir faire caca devant ta porte. Ce n'est pas tant la critique de Luc B. qui te gêne, mais bien ce sentiment étrange et grattant qui t'irrite l'amour-propre : quelqu'un a fait à ta place une remarque un peu féroce sur le travail d'un autre, alors forcément, bah oui, ça énerve, oh ben non alors c'est moi normalement-euh.
Je n'ai pas lu le Daredevil dont il est question, mais curieusement, l'avis de Luc suivi de ta réaction ô combien attendue me pousse davantage à relire Le Pouvoir des Innocents qu'à claquer mon argent gagné à rien glander dans une BD dont un auteur que j'admire a laissé entendre qu'elle était pourrie. Quant à ton jugement puéril sur le Pouvoir et sur le travail de Luc B... et ben, que veux-tu que je te dise ? Tu te détruis très bien tout seul. Tu n'as lu que le Pouvoir, tu es donc incapable de fournir une appréciation réelle basée sur une connaissance de l'oeuvre d'ensemble. "Qui ne soit pas juste acceptable mais lisable avec plaisir"... on dit "lisible", évidemment, je te reprends juste pour la forme et aussi parce que ça me fait plaisir, un peu... et comme tu n'as rien lu d'autre, je te renvoies donc à toutes les autres BD scénarisées par lui. Histoire que tu aies un peu de matière, avant de dire de nouvelles conneries qui, j'en suis sur, ne manqueront pas de me distraire.

"Une trame ultra-classique... Des dialogues pontifiants... Un peu geignard sur les bords..." et blablabla... des clichés de critique, des archétypes de remarques faciles, du vent, du creux, un grand vide comparable à celui qui se loge entre tes deux petits yeux. Félicitations, tu dois être ravi, t'as réussi à m'exaspérer. Pas à m'énerver, hein, c'est pas la même chose : non, m'exaspérer. Ça veut dire que je suis lassé par tant de mesquinerie. Parce que pour m'énerver il te faudrait bien d'autres ressources, petit scarabée.
Le Pouvoir, justement, part d'une intrigue empruntée à Taxi Driver (on a les influences qu'on peut : certains c'est Daredevil, d'autres Scorcese... enfin bon.) et à partir de cette thématique de base, relativement "classique" je t'accorde juste ce point-là, il développe tout un réseau de récits parallèles, chacun d'égale importance, sans jamais nous perdre. La narration est un modèle : c'est précis, rythmé, les différents temps forts sont tous liés les uns aux autres, le nombre de personnages et d'intrigues secondaires ne perd jamais le lecteur et lui donne au contraire le sentiment d'une vaste comédie, d'un agencement méticuleux de pièces de puzzle... à l'image de ce que la trame majeure est en train de nous raconter. Le fond qui impose la forme, la forme qui entre en résonnance avec le fond. A cette maïeutique, Luc intégre ses références culturelles personnelles qui viennent se fondre idéalement dans le cadre d'ensemble : le ciné, surtout, et des films majeurs sont convoqués, non gratuitement mais toujours pour servir le propos. Taxi Driver, déjà cité, puis Platoon, The Deer Hunter, When we we're kings, un petit côté Les Affranchis pour le portrait réaliste de la mafia, Raging Bull (Scorceese, toujours)... et d'autres films essentiels comme Short Cuts ou Magnolia (postérieur au Pouvoir, c'est pour l'exemple) dont la structure éclatée "en papillon" correspond à celle du Pouvoir. Le ton geignard, ma foi, je regrette sincèrement qu'un homme dont le fils vient d'être abattu se mette à pleurer, oui ça m'ennuie, pffff vraiment c'est pas crédible : qu'est-ce que c'est que cette drôle de manie d'être triste quand son enfant meurt ? Je comprends pas ce que les scénaristes ont dans la tête, décidément...
Enfin, le Pouvoir est aussi une critique d'un monde sur-médiatique, dédié aux apparences, et dans lequel l'individu a disparu, effacé par l'écrasante présence des chiffres, des statistiques, des sondages. Les élections se gagnent sur une série de nombre alignés, et Jessica cherche "tout simplement" à remettre l'être humain au centre du débat. Alors excusons Luc d'avoir un peu de clairvoyance, et de s'inquiéter de la société dans laquelle nous vivons, bien plantés devant les écrans le soir des élections, la bouche garnie de commentaires idiots et inutiles sur la couleur de cravate du mec qui débite un programme mécanique que nous n'écoutons même plus. Le message du Pouvoir est naïf ? Pour moi, il est humaniste. Je n'ai jamais compris en quoi des sentiments tels que l'altruisme, la générosité, la conviction, pouvaient être montrés d'un doigt ricanant sous prétexte que "c'est mignon". C'est lamentable de mépriser la dévotion et le partage, se sont peut-être bien les seules valeurs qui valent qu'on se donne un peu la peine. Juste un peu, pas grand-chose, mais un peu. C'est déjà pas mal. Alors mon bon Jean-Eude, je te salue... jusqu'à la prochaine fois.

9. Maravilla - 31/01/04 23:08
Eh eh, 'lut Rico ;o)

Jamais lu Brunschwig. Mais pourquoi vouloir rentrer dans le comparatif obligatoirement? On parle de Bendis, rien que Bendis.

Tu le trouves pas ultra-surestimé toi?

8. Pat boon - 31/01/04 22:57
Ah non, Romu,

le gusse le + surestimé c'est ce guignol de Sfar !

Et pis sinon, brian Michael Bendis, ça pète plus que Luc Brunschwuing.

7. Maravilla - 31/01/04 20:59
Je partage l'avis de Luc. Si Bendis ne faisait autant de bruit, on aurait dit que c'est un bon auteur, du talent certes, et voilà.

Mais là, tant de battage, tant de récompenses... Et ce Monsieur qui est "très courtisé par Hollywood", comme si cet intérêt "supérieur" lui donnait un crédit de bédéaste supplémentaire, alors que pour moi c'est un sympôme manifeste de ses limites (le cinéaste frustré qui passe par la BD pour faire du cinématographe en papier glacé, en oubliant les spécificités de la BD).

Je dirais, pour aller dans le sens de Luc, que Bendis est un bon auteur, mais également l'auteur le plus surestimé à l'heure actuelle.

6. BWayne - 31/01/04 20:56
Je trouve pour ma part que la réputation de Bendis est effectivement un peu surfaite. Ses histoires, en général, ne cassent pas la baraque. Elles commencent souvent bien mais tombent le plus souvent à plat (Powers, Sam and Twitch, Daredevil 100%...).
TOUTEFOIS, je m'en voudrais de ne pas mettre en avant "Daredevil : Cauchemar" réalisé en collaboration avec David Mack qui est un véritable petit bijou (voir les deux superbes tomes dans la collection "Prestige" chez Semic). Une série de lui que j'apprécie aussi énormément, c'est "Alias" (à ne pas confondre avec la série télévisée, svp !) L'héroïne est exceptionnelle et même si les scénarios ne sont pas révolutionnaires, l'ambiance est magnifiquement travaillée.

5. saps - 31/01/04 20:33 - (en réponse à : Luc Brunschwig)
que l'on n'aime pas ce que fait Bendis est tout à fait concevable (pour ma part j'adore), car son univers est très particulier. Mais de là à le descendre de la sorte, et gratuitement, surtout venant d'une personne du même métier, là c'est un peu fort...

4. Jean-eude - 31/01/04 20:08
Houlaaaa, on pourrait me dire, viiite, ce que le Mr Brunschwig a vraiment fait de correct, c'est à dire qui ne soit pas juste acceptable mais lisable avec plaisir? J'ai seulement lu "le pouvoir des innocents", mais après le constat un chouia véhément dont il fait preuve sur un excellent scénariste( ce qu'il est très loin d'être à mes yeux, désolé hein, c'est un peu bavard pontifiant "le pouvoir" et surtout, incroyablement déjà vu puisque ça se campe complètement dans une trame ultra classique et que les thèmes, la façon dont ils sont abordés n'apportent rien de très nouveau, ce serait même un peu geignard sur les bords...) je voudrais avoir un avis plus complet avant de me prononcer...
Sans effectivement révolutionner le genre, Bendis à le mérite de bien tenir ses récits, les personnages qu'il met en scène sont rapidement attachant, le premier chapitre de powers est un vrai bijou d'efficacité. Il est plutôt inventif, pas de façon systématique et gratuite qui plus est. Je préfère me dire que cette "attaque" à pour but de remettre dans une perspective plus juste un auteur sans doute un rien surestimé, mais de là à le descendre de la sorte...
Son seul boulot critiquable me semble aussi etre Ultimate.



 
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