Tchiii-tchaaa: du pop corn caramel dans le Gesamtkunstwerk (6e partie)

Les 166 commentaires sont triés des plus récents aux plus anciens .

Acces direct aux pages 1 2 3 4


166. froggy - 02/10/22 21:08 - (en réponse à : n'casciata)
Au sujet d'Edwige Feuillere, je suis en train de lire les correspondances avec des ecrivains de Francois Trufaut, dedans, il y a une lettre assez amusante de Jean Dutourd de 1957 apres une mechante critique du futur cineaste sur un film de l'actrice. Il lui ecrit que Mme Feuillere a la distinction d'une charcutiere et qu'elle joue faux. Il ajoute que c'est pour cela qu'elle devrait jouer le role principal, celui de la cremiere, dans l'adaptation au cinema d'Au Bon Beurre. qui avait ete envisage a cete epoque. Si vous ne le savez pas, ou si vous avez oublie, cette adaptation ne se fit qu'en 1981 pour un telefilm en deux parties, et c'est Andre Ferreol qui joua le role de la cremiere.

165. pm - 28/09/22 12:22
Je ne suis pas un grand fan de Duvivier et je n’ai pas aimé Marie-Octobre que je trouve complètement artificiel. Un casting incroyable pour du théâtre filmé.

164. torpedo31200 - 28/09/22 11:34 - (en réponse à : n'casciata - post # 163)
Pareil, mais je leur préfère encore Pépé le Moko (1937), et surtout Le retour de Don Camillo (1953).
Et pas vus mais il semble que sa période muette est loin d' être anecdotique.

163. n'casciata - 27/09/22 22:13 - (en réponse à : Froggy)
Parmi ses meilleurs films, il y a aussi "La belle équipe", "Panique" (celui que je préfère, réadapté par Patrice Leconte), "Sous le ciel de Paris" et "Voici le temps des assassins" dans lequel Gabin joue un homme mûr manipulé par une jeune femme. Par contre, il a réalisé un nanard total appelé "Golgotha" avec Le Vigan en Jésus et Gabin en Ponce-Pilate (et E. Feuillère jouait l'épouse de Ponce-Pilate) . Apparemment, à chaque fois ensuite que Gabin croisait E. Feuillère dans une soirée, il lui lançait avec un accent de titi parisien très exagéré :"Ça va-t-y, m'dame Pilate ?"

162. froggy - 26/09/22 23:12
Le probleme des Visiteurs du soir aujourd'hui vient du jeu des acteurs, celui d'Alain Cuny en particulier au phrase et a la diction si particuliere.

Je connais peu de film de Julien Duvivier, mais il en a fait 3 qui font partie de mes preferes; Le petit monde de Don Camillo classique des classiques, La fete a Henriette avec Dany Robin et Michel Auclair, un authentique bijou totalement meconnu tellement drole et spirituel. Celui-la, je ne l'ai vu qu'une seule fois au Cinema de Minuit sur FR3 et j'adorerai le revoir. Les americains en ont fait un remake avec Audrey Hepburn et William Holden, Deux tetes folles qui parait-il n'est pas terrible et si vous voyez Melinda et Melinda de Woody Allen que j'ai vu par contre, vous ne pourriez que constater qu'il a plagie le film de Duvivier sans l'avouer.

Et pour en revenir a Duvivier, son troisieme film que j'aime enormement est Marie Octobre avec Danielle Darrieux et le who's who des acteurs francais des annees 50 pour un film choral.

161. n'casciata - 26/09/22 17:36 - (en réponse à : Suzix)
C'est sûr que mon âge avancé me donne un petit avantage sur toi car ce genre de films passait régulièrement à la télévision jusqu'au milieu des années 80, notamment sur FR3 qui diffusait même des films tous les soirs à ses débuts. C'est grâce à cela que j'ai découvert tout cet aspect du cinéma français. De toute façon, je suis attiré par l'image "noir et blanc", ce qui me gêne le plus, c'est la musique.
Un cinéaste que j'aime beaucoup, c'est Duvivier. Il a été inconstant dans sa carrière mais certains films sont des chefs-d'œuvre.

160. suzix@bdp - 26/09/22 11:22 - (en réponse à : Lien)
Je ne sais pas si après avoir baigné dans la culture pop flashy/dynamique/fight des 80's et 90's on soit naturellement amenés à apprécier les films plus soft et lents des 50's et 60's. Alors ceux des 30's et 40's ... n'ayant pas le 1/10e de la culture ciné requise pour avoir un avis tranché, pour ce type de films, je me contente de les recevoir comme ils sont, sans juger. Mais cela ne m'empêche pas de me faire souvent chier. Cependant pas toujours. Les Chaplin par exemple ne sont pas ennuyeux. "A l'ouest rien de nouveau" et "Les croix de bois" non plus. La magie des Tarzan les prémunie aussi qq part d'être has-been. Les Clouzot que j'ai vus, je ne m'ennuie pas non plus. "Jeux interdits" est sublime. Par contre certains westerns ont mal vieilli.

159. Lien Rag - 26/09/22 11:01
C'est très beau "Les visiteurs du soir" mais purée qu'est-ce que c'est lent !


Pis pareil, "la grande illusion" j'ai probablement raté beaucoup de choses dedans parce que je me suis fait un peu ièch...

158. n'casciata - 26/09/22 06:34 - (en réponse à : Victor hugo)
Tout à fait, la 1ere séquence est très bien. Mais j'ai décroché très rapidement ensuite (des la scène de l'accident en fait).

157. Victor Hugo - 26/09/22 00:10
C'est génial La règle du jeu, et la scène d'ouverture avec l'arrivée de l'avion et le reportage radio est superbe, ça n'a vraiment rien de vieillot ou de dépassé, c'est une mise en scène magistrale.

156. froggy - 25/09/22 16:13
De Renoir, c'est La grande illusion qui m'ennuie, je l'ai vu plusieurs fois mais je n'y suis jamais arrive.

La scene de la chasse dans La regle du jeu est extraordinaire par sa violence, violence des images et de son montage qui la renforce. Cette sequence est ponctuee a la fin par cette replique du marquis de La Chesnaye a sa maitresse qui en dit long sur sa personnalite, "Ah vous n'aimez pas la chasse? Et bien, nous irons aux sports d'hiver!" Le seul reproche que Renoir faisait a son film est qu'il n'aurait jamais du jouer le role d'Octave, il a dit qu'il aurait du le confier a Michel Simon.

Quant au Crime de Mr Lange, j'ai ete decu car j'attendais beaucoup du film du fait de son scenariste, Jacques Prevert. C'est une belle affiche pourtant, "Un film de Jean Renoir avec Jacques Prevert au scenario", ce qui sauve le fim est Jules Berry, un de mes acteurs francais preferes qui en fait des tonnes mais quelles belles tonnes. Ainsi, il est sublime dans le role du Diable dans Les visiteurs du soirs, une autre eclatante reussite du tandem Carne/Prevert, juste avant Les enfants du Paradis.

155. torpedo31200 - 24/09/22 13:56 - (en réponse à : n'casciata - post # 153)
Je préfère 5 à 7 autres films de Renoir à La règle du jeu.

154. pm - 24/09/22 11:41 - (en réponse à : n’casciata)
Je regarde régulièrement La règle du jeu, c’est un film magnifique que j’aime sans réserve. Aucun ennui pour ma part, rien que du Cinéma.

153. n'casciata - 24/09/22 07:40 - (en réponse à : Froggy)
"Les enfants du paradis", c'est magnifique. Par contre, "La règle du jeu", je l'ai regardé il y a quelques mois sur Arte et j'ai arrêté au bout d'une 1/2 heure, tellement je m'ennuyais. C'était donc ça le plus grand film français ? Soit je n'ai rien compris, ce qui est possible, soit beaucoup de ceux qui répètent l'affirmation ne l'ont pas vu non plus, ce qui est aussi possible... Tout m'a paru vieillot, dépassé (pourtant j'aime beaucoup Dalio). Au moins, j'ai entendu la plus fameuse réplique du film. De Renoir, je préfère "Le crime de monsieur Lange".

152. froggy - 24/09/22 01:18
Ah Quai des brumes, j'adore! Un dialogue inoubliable entre Michele Morgan et Jean Gabin.



Quant aux Enfants du Paradis, c'est un des meilleurs films du monde tout simplement et selon vos gouts, c'est le meilleur film francais avec La regle du jeu de Jean Renoir. C'est le sommet du duo du realisateur Marcel Carne et du scenariste Jacques Prevert. Arletty y est d'une beaute renversante, Pierre Brasseur y est extraordinaire, Jean-Louis Barrault y excelle dans un role pas si facile que ca, l'amoureux transi et Maria Casares y rayonne. Et puis il y a tous les autres acteurs, Marcel Herrand, Louis Salou entre autres. Ce film est une fete des sens. la fin est inoubliable et c'est la ou on apprend que Paris est tout petit pour ceux qui comme nous s'aiment d'un aussi grand amour. C'est le genre de films qui vous fait aimer le cinema encore plus, bref, c'est genial et il se pourrait bien qu'il soit parmi mes films preferes. :-)


151. n'casciata - 23/09/22 22:39 - (en réponse à : Suzix)
"Quai des brumes", je me souviens l'avoir vu jeune et j'en ai toujours gardé une espèce d'inconfort à cause du personnage du peintre joué par Le Vigan. La scène où il explique à Gabin qu'il peint "des choses cachées derrière les choses" (dans mon souvenir, c'est l'expression qu'il utilise en prenant le cas d'un baigneur) m'avait mis très mal à l'aise (en fait je crois qu'il m'avait fait peur...). J'avais beaucoup aimé le film mais je n'ai jamais voulu le revoir.

150. suzix@bdp - 23/09/22 22:24
Je viens de m'offrir sur ebay les blu-ray de "Les enfants du paradis" et "Quai des brumes". Les deux en édition spéciale (donc avec pas mal de bonus). Ca se trouve sur les sites d'occ' à partir de 15€ pour le premier mais en édition normale et cela est difficile à trouver tout court en France pour le second et vendu parfois 50€. ... je les ai eu pour 5€ l'un. Cela s'est battu pour bcp d'autres blu-ray plus commun mais pas pour ceux-là. Je suis ravi. Ca va être vraiment top. (;o)

149. suzix@bdp - 21/09/22 19:27 - (en réponse à : froggy #147)
L'interview dure 1 heure. Presqu'aussi longtemps quye le film lui-même! (;o) J'aurais bien aimé suivre ça mais 1h, piou ... trop long.

148. froggy - 21/09/22 16:31
Et puis, Woody Allen a annonce qu'il arretait le cinema avec son dernier film en cours de tournage a Paris. A part son premier film, Lily la Tigresse et son avant-dernier en date, jamais sorti ici, pour cause de proces mediatique, Un jour de pluie a New York, j'ai vu tous ses films, c'est un artiste majeur qui prend sa retraite.

147. froggy - 21/09/22 16:27
Philippe, si me souvenirs sont bons, tu nous avait dit que que tu avais suivi des conferences et cours de Jean Douchet, j'ai donc pense a toi en voyant cela sur youtube.


146. suzix@bdp - 21/09/22 10:31
Qui savait que Georges Delerue avait fait la musique de Platoon et Le Mépris!?
Du coup je passe pour un newbie mais avec qq qualités artistiques quand même non!? (;o) MouuaaAAAAAHHHHHHH!!
C'est quand même improbable que je trouve la correspondance! Surtout que j'ai regardé la liste des films dont il a fait la musique, j'en ai vu certains mais il y en a peu dont j'ai un grand souvenir. J'ai plusieurs Truffaut à voir du coup je serai attentif à la musique. Là c'est surtout les violons qui m'ont fait faire le lien.

145. froggy - 21/09/22 05:58 - (en réponse à : suzix)
Il n'est pas etonnant que tu trouves des ressemblances aux musiques de Platoon et du Mepris, elles ont ete ecrites par le meme compositeur, Georges Delerue. Il est un de mes compositeurs de musiques de films preferes. Il a ete le collaborateur regulier de Francois Truffaut mais surtout en ce qui me concerne de Philippe de Broca pour qui il a ecrit de meilleures musiques a mon avis et d'une plus grande variete. Ce film est sa seule collaboration avec Godard.



Quant a la critique du couple que tu vois dans le film, je ne le pense pas. Quand JLG fit le film en 1963, son couple avec Anna Karina don il etait follement amoureux commence a battre de l'aile et il anticipe le moment fatal qui arrivera en 1966. Ce n'est pas un hasard si il a affuble Brigitte Bardot d'une perruque brune au milieu du film la faisant ressembler de loin a sa muse. Le mepris est un des deux films de cette epoque ou marie avec elle, il ne la fit pas tourner dans son film, l'autre etant Les carabiniers. Peut-etre parce qu'elle etait enceinte de ses oeuvres a ce moment la. Toujours est-il que meme quand elle n'est pas dans le film, elle y est presente quand meme d'une certaine maniere.

144. suzix@bdp - 20/09/22 10:44
"La chinoise" c'est très politique non? C'est celui-là qui a été critiqué parce que la vie des étudiants marxistes dans des appartements bourgeois fait complètement fausse?

Hier j'ai vu "Le mépris". Il me semble que je l'avais déjà vu parce qu'il y a plusieurs scènes qui m'ont semblé familières. La première scène avec BB qui demande à Piccoli s'il aime chaque partie de son corps est hypnotique. La scène avec Jack Palance qui part avec elle en voiture et la tête de BB quand Piccoli arrive enfin est intrigante. Et puis ensuite, on se fait chier très vite parce que ça tourne en vaudeville entre deux adultes qui se font des reproches à la Gainsbourg "je-t'aime-moi-non-plus". Et d'un autre côté, BB a 28/29 ans et elle crève l'écran. J'ai bien aimé les traductions toutes personnelles de l'assistante du producteur! Ah et puis la musique effectivement, sublime. Ca ressemble à celle de Platoon avec les violons. Le pb est que j'ai avec les 6 films que j'ai vus de Godard c'est qu'il y a trop de moments faibles. C'est aussi vrai dans "A bout de souffle" (notamment quand Bébel et avec Jean Seiberg dans la chambre). C'est une constante. On dirait que Godard met à l'épreuve les spectateurs. Godard est exigent avec eux, leur imposant ces temps faibles comme une épreuve à passer pour faire partie de ses disciples. L'autre élément qui apparait dans certains films c'est la critique de la société. Pas tellement dans "A bout de souffle" qui est plus insouciant mais pour les autres, derrière l'histoire très (trop!) simple il y a une critique. Dans "Week-end" c'est la critique de la société petit-bourgeois des loisirs du dimanche. Dans "Le mépris" c'est celle du couple. Dans "Bande à part" et "Une femme est une femme", je ne parviens pas à savoir ce que Godard a voulu faire. Mais quand il critique le couple (en général ou celui des 60's?) à travers les chamailleries de "Le mépris" , je trouve qu'il est possible de faire une histoire autour de cela. Ou bien d'avoir une véritable histoire et d'y incorporer des critiques ou des thèmes sociétaux ou politiques. L'impression que donnent ses films et que Godard est monomaniaque, comme incapable de traiter plusieurs sujets simultanément. En plus en prenant BB comme la femme de ce couple en plein doutes, ça ne colle parce que BB même lorsqu'elle tente de jouer la femme soumise, on sent clairement rugir le moteur de la liberté. J'y reviens, BB c'était qqchose quand même! Bon du coup, je ne sais pas si je garde "Le mépris". La musique, BB ... ça le fait quand même non!?

143. Lien Rag - 20/09/22 10:40 - (en réponse à : Les Carabiniers)
Godard lui-même a reconnu à ce sujet (mais, comme le corbeau de la fable, un peu trop tard) que "pour faire un film sur l'ennui, il n'était peut-être pas obligé de faire un film ennuyeux"...
(citation non verbatim)

142. froggy - 20/09/22 05:10
Laurent a mentionne le deces d'Irene Papas la semaine derniere, information passee a l'as pour cause de JLG et de QE2. J'ai vu tres peu de choses avec elle, et je retiendrai seulement Z de Costa-Gavras, un de mes films preferes et la serie televisee que j'avais enormement aimee quand j'etais petit, L'odyssee d'apres Homere ou elle joue Penelope. Je ne sais pas si elle est disponible en DVD ou en VOD mais si vous avez l'occasion, je vous la recommande, c'est vraiment tres bien, c'est une formidable serie d'aventures.

141. froggy - 20/09/22 05:04 - (en réponse à : suzix #137)
De cette liste, les deux seuls que je n'ai pas vus sont Les carabiniers et La chinoise.

Philippe? Torpedo? Jerome peut-etre?

140. froggy - 20/09/22 05:00
On va en finir avec Godard pour le moment jusqu'a la prochaine fois que l'occasion d'en parler se presentera.

J'avais vu cette emission et je l'avais trouvee tres bien. Il faut dire que j'ai toujours beaucoup aime les entretiens de Bernard Pivot dont le meilleur est pour moi celui de septembre 1984 avec Marguerite Duras qui etait fascinant.


139. suzix@bdp - 19/09/22 17:16
135. froggy - 18/09/22 22:24
J'espere que quelqu'un colligera un jour ses aphorismes et autres formules qui ont fait sa fortune. Certains sont devenus tres celebres, celui-ci entre autres extrait de Masculin-feminin, JLG cuvee 1966, et qui est tellement vrai: "Nous sommes les enfants de Marx et Coca-Cola".


Cette réflexion est effectivement attibuée au film "Masculin Féminin" mais il y a un phrase proche soit dans "Week-end" soit dans "Pierrot le fou" puisque je n'ai pas vu le premier mais les 2 autres ... bizarre.



138. pm - 19/09/22 17:01
Une réplique qui en dit long sur la misogynie de Godard, dans Masculin Féminin ( film que j’aime bien).
- Dans Masculin il y a masque et il y a cul.
- Et dans Féminin ?
- Dans Féminin il n’y a rien.

137. suzix@bdp - 19/09/22 15:59
Avec mon oeil de néophyte, je trouve que Godard aurait pu et même aurait dû faire de bons films en même temps qu'il bousculait le cinéma. Quand j'ai vu "A bout de souffle", notamment certains plans très graphiques (merci le N&B), j'ai été séduit et je me suis dit de façon fort naïve que ses films suivants seraient mieux construits, aller, plus complets et mieux maitrisés. ... je n'ai pas encore tout vu et sans doute que je ne verrai pas tous ses films jusqu'à la frontière qu'il a lui même tracé qu'est "Week-end". Mais comme j'ai vu plusieurs films en peu de temps, j'ai les idée très claires. Voici les films de Godard entre "About de souffle" et "Week-end". En gras ceux que j'ai vu (revu pour Pierrot), tout récemment.

1960 : À bout de souffle
1960 : Le Petit Soldat
1961 : Une femme est une femme
1962 : Vivre sa vie
1963 : Les Carabiniers
1963 : Le Mépris
1964 : Bande à part
1965 : Alphaville
1965 : Pierrot le Fou
1966 : Masculin féminin
1966 : Made in USA
1966 : Deux ou trois choses que je sais d'elle
1967 : La Chinoise
1967 : Week-end

Il me reste "Le mépris" ... j'en ai discuté avec des amis ce dimanche qui ont vu la rédif. Ils ont pas tenu plus de 20 minutes. ... je ferai mieux, promis, j'ai bien tenu jusqu'à la fin de "W-E" ! (;o) Et j'aimerais voir "Masculin féminin" et "Deux ou trois choses que je sais d'elle".

J'ai l'impression que plus le temps avance, moins les films sont construits, plus Godard expérimente, moins il en a foutre de ce que donnera le film. Il oeuvre pour le cinéma et ensuite pour le communisme. Alors pourquoi ne pas faire de superbes films qui auraient ébloui le public et la critique au lieu de se foutre de toutes les convention comme un ado en plein crise!? ... un génie qui ne parvient pas à se maîtrise c'est triste non? Je ne sais pas si c'est judicieux mais on pourrait le comparer à Gainsbourg en un sens. Or ce dernier faisait régulièrement des chansons sublimes entre ses frasques télévisuelles! ...

136. froggy - 19/09/22 05:28
C'est bete, j'avais rate ca lors de sa diffusion sur France 3. Qui l'avait vu alors?


135. froggy - 18/09/22 22:24
Quand Godard parle de Hitchcock

Pour en revenir au Mepris, j'aime beaucoup cette critique du film que je trouve fort a propos: "Et mon cinema, tu l'aimes mon cinema?" :-)

J'espere que quelqu'un colligera un jour ses aphorismes et autres formules qui ont fait sa fortune. Certains sont devenus tres celebres, celui-ci entre autres extrait de Masculin-feminin, JLG cuvee 1966, et qui est tellement vrai: "Nous sommes les enfants de Marx et Coca-Cola".

134. froggy - 18/09/22 20:42
Dans mon souvenir, on voit apparaitre le maoisme de Godard dans Pierrot le Fou avec des allusions ici et la sur l'imperialisme americain et la guerre du Vietnam. C'est donc en 1965. Apres, cela n'arrete plus effectivement.

Par contre, son antisemitisme ne s'est revele qu'apres. Peut-etre est-ce du a son engagement pro palestinien, donc contre la politique de l'etat d'Israel? Et tout cela aurait degenere en un antisemitisme et a eructer des horreurs sur la Shoah?

133. pm - 18/09/22 11:11 - (en réponse à : Froggy)
Après 67, et même un peu avant, il est impossible de séparer les opinions politiques de Godard et ses films.
Il a quand même eu le nez creux de s’intéresser au maoïsme un an avant Mai 68, surtout qu’il y avait peu de signes annonciateurs.

132. froggy - 18/09/22 05:16
Bien apres coup, Godard a dit que la musique de Georges Delerue etait tres mauvaise alors qu'il est reconnu que le tres, tres talentueux compositeur a ecrit une des plus belles musiques de films de toute l'histoire du cinema pour Le mepris.

Voila bien, une preuve supplementaire que le monsieur vieillissait tres mal.

Il faut reconnaitre que la periode feconde de JLG, les annees 1959 a 1967, est le soleil de sa vie et illumine toute son oeuvre posterieure. Quand on pense a lui, on se refere quasiment uniquement aux films de cette periode et tres peu aux periodes suivantes qui sont nettement moins interessantes bien que non denuees de qualite, il faut le reconnaitre.

Quant a ses opinions politiques, je vais faire l'autruche et separer l'homme de l'oeuvre, une fois de plus tel ce que je fais pour Celine. J'adore son sens de l'humour et ses aphorismes, il etait intelligent et avait beaucoup d'esprit. Il y a tant a dire sur JLG tellement l'homme etait petri de contrdictions.

131. pm - 17/09/22 16:17 - (en réponse à : Suzix)
Comme Le Mépris est adapté d’un roman de Moravia on pourrait croire que le scénario est plus construit, mais en fait c’est comme le mari/compagnon de Sandrine Rousseau, il est déconstruit. Godard n’a visiblement rien à foutre de l’histoire et c’est la déconstruction qui l’intéresse, le mythe Bardot avec une perruque brune ( mais Godard reste très attentif à ses fesses), Lang et Palance assez curieusement employés, superbe musique mise par dessus les dialogues…

130. suzix@bdp - 17/09/22 14:39
non j’aurais pas dû écrire un film plus construit mais un scénario plus construit !

129. suzix@bdp - 17/09/22 14:38
Vu 5 Godard en peu de temps. Tous avant « Week-end ». Mon dernier ce sera « Le mépris ». Pour le moment je constate une montée dans le foutraque au fil des qq années depuis le sublime « À bout de souffle ». Même Pierrot le fou est caractérisé par un jemenfoutisme évident. Du coup Le mépris étant antérieur j’ai bon espoir d’y trouver un film plus construit.

128. pm - 17/09/22 12:52
Sur Godard encore, savoir s’entourer fait partie du talent. Il a su trouver des financements, des acteurs vedettes, un chef opérateur de talent ( Coutard) et a fait créer à Delerue sans doute une des plus belles musique de film ( le Mépris qui tient davantage par sa musique que par ses vedettes).
Ce type a finalement su créer son propre mythe de son vivant, ce qui n’est pas donné à tout le monde. De l’esbroufe à ce niveau c’est du talent.

127. pm - 17/09/22 11:26 - (en réponse à : Heijingling)
Je parle du Godard jusqu’en 1967, pas du vieux con antisémite qui n’a plus rien à dire de sa longue fin de carrière pitoyable.
Mon rapprochement avec Menu comporte évidemment de nombreuses limites mais ce sont tout de même deux leaders de leur propre nouvelle vague. Dans ce rapprochement, Trondheim serait alors Truffaut.
Dire que Godard ce n’est que de l’esbroufe me parait tout de même exagéré, c’est beaucoup d’esbroufe mais pas uniquement, je trouve qu’il filme plutôt bien et puis oser, même un truc improbable, un faux raccord par exemple, et le montrer, c’est déjà pas mal. Ensuite il y a plein de défauts de fond insupportables, son mépris des femmes qu’il rabaisse et méprise constamment, même celles dont il se dit amoureux, sa malhonnêteté qui semble assez viscérale, etc.

126. heijingling - 17/09/22 07:52
Et je reviens sur le "charme" de Godard. Toujours la deuxième vidéo, quand Zagdanski parle de la Shoah et que pendant ce temps Godard, ostensiblement, tripote son cigare (6'10) ou le suçotte (12'20), c'est juste un bouffon répugnant.

125. heijingling - 17/09/22 07:33
-pm:"Menu est probablement un des auteurs qui réfléchit le plus, et avec intelligence, sur son art"

Ha ben là, ça le différencie beaucoup de Godard, qui, point de vue intelligence, est assez superficiel et approximatif. On le voit bien dans cette vidéo:

https://www.youtube.com/watch?v=krChPnrSBAs

Son truc, c'est le montage, il veut faire surgir des sens nouveaux en accolant des images qui n'ont à priori rien à voir entre elles mais dont lui ferait percevoir le lien , et en mettant dessus une bande son (textes et musiques repris de ci de là) selon le même procédé. Sauf qu'il s'arrête à la ressemblance formelle (on le voit bien quand il nous dit pourquoi il accole telle et telle image), point de vue pensée, il en est resté aux gens qui classaient les dauphins avec les poissons parce qu'ils leur ressemblent. L'anatomie comparée à la Cuvier c'est un premier pas fondamental, mais s'arrêter là, comme le fait Godard, c'est se mettre des œillères qui empêchent de comprendre la plupart des rapports, bien plus fondamentaux.
Godard a le sens des images et formules choc, mais dès qu'on y réfléchit un peu, on comprend que ça ne va pas très loin.

Par contre, il est roublard

Mais bien sûr c'est incomplet, il y avait bien d'autres choses chez Godard, un charme qui n'existe pas chez Menu.

Voila, c'est un charmeur, avec ses images choc et ses formuls définitives, et son personnage qu'il a construit avec son phrasé douceureux, ses écharpe rouge, ses cigares:

https://www.youtube.com/watch?v=uKyjZSl4DdU

L'uniforme de Menu, son chandail à rayures, a une double justification: c'est un uniforme qui le place en personnage de BD classique (de Tintin à Corto Maltese en passant par Spirou, Astérix et Achille Talon), et ça le rapproche en image de Picasso, Puisque Menu a toujours voulu mettre la BD au niveau des autres arts. Le look de Godard, c'est juste un logo, parce qu'il sait se vendre mieux ainsi (comme dit plus bas, il a toujours trouvé des producteurs pour le financer malgré ses échecs commerciaux permanents depuus 50 ans; un génie de la séduction et du commerce).

Son approximation qui va souvent jusqu'au n'importe quoi, on la retrouve dans la seconde vidéo, face à Zagdanski (que je n'aime pas beaucoup, il fait trop dans la provoc), qui lui est précis dans ses question (auxquelles Godard répond à côté, en esquivant en ne finissant pas ses phrases). Prmier exemple, dès le début, quand il dit vouloir montrer les Palestiniens car ceux-ci ont été constament dissimulés et ignorés, dès les débuts de la photographie en Terre Sainte. Ben non, vieux, enlève tes œillères, sur les photos depuis toujours, on voit des paysages (c'est la Terre Sainte, tout de même) et des habitants locaux, soit Arbes que tu prétends avoir été dissimulés (et quelques Juifs folkloriques, aussi) : https://www.museedelaphotographie.com/fr/expositions/voyage-en-terre-sainte-a-travers-les-photochromes-de-1880-a-1895/

Dernier truc rigolo, toujours la deuxième vidéo, quad Zagdanski, toujours provoc, dit que les Juifs se sont laissé massacré (question con; déjà, beaucoup des Juifs qui ont survécu sont des hommes, la plus forte mortalité a été chez les vieux, les femmes et les enfants, ça explique un peu. Et puis, on peut dire ça de tous les massacres: puisque la guerre des tranchées a été un tel enfer, pourquoi si peu de poilus se sont révolté, alors qu'ils avaient des armes en plus?), Godard, à 11 minutes 28, dit "ils ne se sont pas laissé massacrer, ils l'on voulu un peu".
J'adore le "un peu", il sait bien qu'il dit un truc immonde, injustifiable et indéfendable, mais il sait bien qu'il a un public friand de ses phrases choc. Mais il sait bien qu'il va trop loin, alors il rajoute "un peu" pour atténuer, se laisser une porte de sortie, parce qu'il ne perd jamais de vue qu'il est là pour séduire. Et qu'il a toujours été un peu lâche, aussi, comme le lui reprochait Truffaut.
J'avais déjà mis cet extrait de leur correspondance, mais je la remets, elle en vaut la peine (en plus, pour suzix, ça parle de Week-end).
http://cinemadanslalune.net/?p=83

124. froggy - 17/09/22 01:16
Mais il y a ca aussi, on peut dire avec raison que Godard a mal vieilli.


123. froggy - 17/09/22 01:10
C'est sur cette 2e partie que Godard fait dire de longs textes politiques. L'un contre la colonialisme et l'autre axé communiste.

C'est ce que j'ai oublie d'ecrire hier soir au sujet de Week-end, c'est avec cd film que JLG a dit avec son sens d ela formule qui le caracterise, "Il ne faut plus faire des films politiques, il faut faire politiquement des films". Et de fait, il joignit le geste a la parole.

Et puis, j'ai trouve ca sur le web:


122. suzix@bdp - 16/09/22 10:48
J'ai commencé "Pierrot le fou" que j'ai vu il y a longtemps donc bien avant que je vois "A bout de souffle" et "Une femme est une femme". Et je crois avoir déceler une malice de Godard. Au début Bébel croise Anna Karina employée comme baby-sitter. Il la ramène chez elle et on comprend qu'il se sont connus qq année auparavant. Bébel dit 4 ans, Anna dit 5 ans 1/2! Ils décident ensuite de partir ensemble vers le sud. Et là je crois que Godard joue avec le spectateur. 4 ans auparavant Godard tournait "Une femme est une femme" avec ces mêmes acteurs et 5 ans 1/2 avant il tournait "A bout de souffle" dans lequel Bébel voulait partir en voiture pour l'Italie avec sa charmante étudiante jouée par Jean Seberg. ... est-ce que dans l'esprit de Godard, "Pierrot le fou" ne serait pas à la fois la suite de "Une femme est une femme" ou une fin alternative de "A bout de souffle" ? ... voilà voilà. Je ne sais pas si c'est connu ou si de tels rapprochements ont été ou si carrément Godard l'a expliqu"é"é lui-même. En savez-vous plus ?

121. suzix@bdp - 16/09/22 10:29 - (en réponse à : Froggy)
"Week-end" ... je l'ai terminé avant-hier. Ouaip, je rentre parfois trop crevé pour tenir tout un film. Triste vie! (;o)
Bon la fin est un peu moins désagréable que le début parce que c'est moins bruyant. C'est déjà ça. Et le cannibalisme façon post-apo donne un petit souffle mais ça va pas chercher bien loin. C'est sur cette 2e partie que Godard fait dire de longs textes politiques. L'un contre la colonialisme et l'autre axé communiste.
Je trouve déplacé de la part de Godard d'avoir oeuvrer pour le communisme lui qui a choisi le nationalité suisse, pays bien connu pour être à gauche et abrité un tas de prolétaires! Et puis aussi comment peut-on à la fois fustiger le colonialisme français en Afrique tout en soutenant le communisme et donc à cet époque l'URSS qui a asservi la plupart des pays de l'Europe de l'Est? De plus si Godard avait réellement voulu influé sur les esprits, il aurait fait de "Week-end" un bon film! (;o) MouuaaaAAAAAAAHHHHH.

120. froggy - 16/09/22 05:45
Week-end ou "le film trouve a la ferraille" selon l'epigraphe qui ouvre le film. Cela en dit long sur le ton du film. Le morceau de bravoure du film est le long travelling lateral sur l'embouteillage sur la route de campagne ou alors le celui circulaire dans la ferme un peu plus tard. L'excellente biographie du metteur en scene par Antoine de Baecque explique la genese du film et le resitue dans le contexte chronologique dans la carriere de JLG. Le film n'est pas un chef d'oeuvre, tres loin de la, mais il est tres important car effectivement c'est le dernier de la grande periode, ou il rompt avec le cinema d'une certaine maniere. En cela, JLG etait bien un precurseur des futurs evenements de mai 68 car Week-end date de 1967. Et bien avant le devenu celebre editorial dans Le Monde de Pierre Viansson-Ponte qui date de mars 1968, Jean-Luc Godard s'ennuyait.

Le metteur en scene n'aimait pas son couple vedette Mireille Darc et Jean Yanne, il les a souvent maltraites durant le tournage mais ils n'ont rien dit et ont accepte de faire ce qu'il leur demandait sans rechigner. Il faut dire que Godard sachant que ce film serait le dernier classique qu'il ferait n'a pas hesite a sacrifie sa propre voiture, on la voit bruler dans une scene. 6 ans avant La grande bouffe de Marco Ferreri, Godard denoncait sans ambage la societe de consommation et la fin des 30 Glorieuses qui vont vers une impasse. De ci et la, il y a quand meme quelques notes d'humour, mais ce n'est plus l'humour facetieux des premiers films, on y trouve cependant un des traits d'humour que je prefere le plus dans son oeuvre,(il y en a beaucoup), c'est le FLSO ou le Front de Liberation de la Seine & Oise. Cela me fait toujours sourire.

Il a cependant rate quelque chose car il aurait pu finir son film en voyant son couple Yanne/Darc brule vif dans leur voiture. Cela aurait ete franchement drole.

119. Lien Rag - 14/09/22 22:37 - (en réponse à : 52)
Emmanuelle, j'ai tenu 5 minutes...

Gwendoline, j'ai pas vu le film mais la BD est sympa avec un très joli encré (et de belles aquarelles pour les rares planches qui sont en couleur), même si évidemment il ne faut pas demander de scénario.

118. Piet Lastar - 14/09/22 19:08 - (en réponse à : pm)
Je sais cela, je donnais juste mon avis.

Aujourd'hui, il y a des thèses universitaires sur des sujets qui paraitront mineurs dans des siècles.

Je pense que nous devons être humbles sur notre époque et ses atouts. Demain fera le tri.

Que restera-t-il de la BD et du cinéma dans 200 ans ?

Pour la musique, la peinture et la littérature, on sait.

117. suzix@bdp - 14/09/22 18:59
ah oui et au tout ils sont dans leur appartement, discutent entre eux puis avec leurs amants respectifs. C'est là quon' comprend qu'ils veulent voir l'autre disparaitre. Ensuite il y a une bagarre en bas de leur immeuble. Sans lien avec l'histoire. Puis Darc en sous-vêtements fait des confidences à son amant sur une sauterie (réelle ou fantasmée) entre elle et un couple. Ses mots sont couverts mais on entend assez distinctement des détails sexuels assez directs. Après ils partent en emboutissant une voiture, bagarre avec la conductrice et le mari sort avec un fusil et leur tire dessus quand ils s'éloignent ... voilà voilà.



 
Actualité BD générale
Actualité editeurs
Actualité mangas
Actualité BD en audio
Actualité des blogs des auteurs
Forum : les sujets
Forum : 24 dernières heures
Agenda : encoder un évènement
Calendrier des évènements
Albums : recherche et liste
Albums : nouveautés
Sorties futures
Chroniques de la rédaction
Albums : critiques internautes
Bios
Bandes annonces vidéos
Interviews d'auteurs en videos
Séries : si vous avez aimé...
Concours
Petites annonces
Coup de pouce aux jeunes auteurs
Archives de Bdp
Quoi de neuf ?
Homepage

Informations légales et vie privée

(http://www.BDParadisio.com) - © 1996, 2018 BdParadisio