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1474. heijingling - 26/05/22 22:46 - (en réponse à : Quentin)
J'ai lu Le sommet des dieux il y a longtemps et n'en n'ai plus que de vagues souvenirs, mais ce que tu en dis est exactement ce que j'ai ressenti en lisant Ailefroide, chaque montagne a sa personnalité, à égalité avec les humains. Je n'ai pas le temps ce soir, mais je vais rechercher des exemples d'où j'ai ressenti cela. Et vais rejeter un œil sur le Taniguchi.

1473. pm - 26/05/22 20:36
Qu’est-ce qu’il raconte comme conneries Q, d’une part il compare ce qui est incomparable ( une autobio et un manga d’aventures ), d’autre part il ne semble pas comprendre ce que l’auteur cherche à faire.

1472. Quentin - 26/05/22 19:04 - (en réponse à : Heijingling)
En y repensant, il me semble que Taniguchi réussit, mine de rien, à faire passer les montagnes pour des acteurs à part entière de l'histoire. Une ascension, dans le sommet des Dieux, ce n'est pas juste un défi aux limites physiques et psychiques de l'alpiniste; c'est aussi un combat entre un homme et les éléments naturels (montagne, météo). Un combat qui doit se préparer humblement, avec respect, connaissance, en essayant d'apprivoiser la montagne. Et chaque montagne a une personalité différente.

Rien de tout ca chez Rochette. Le récit tourne autour de lui et de son compagnon de cordée, et la montagne n'est qu'un décor ou un contexte. La montagne peut être belle, certes, mais cette beauté ne se concoit qu'au travers des émotions des personnages, pas en soi. La montagne peut être dangereuse, mais les accidents qui arrivent, c'est juste pas de chance. Les différents sommets ont beau être distincts, ils sont sans personalité. A certains moments, les dessins de montagne chez Rochette reflètent ses émotions, son état d'esprit, mais là encore, tout tourne autour de l'auteur, et la montagne n'en est que le reflet.

Voilà pourquoi j'ai préféré Taniguchi.

1471. heijingling - 26/05/22 12:49 - (en réponse à : Piet Lastar)
Ele est bien bonne. Et je dirai même plus, le Grand prix pour Hugo Pratt, c'est risotto, et celui pour Rumiko Takahashi, c'est riz vinaigré pour sushis.

1470. Piet Lastar - 26/05/22 10:32
Je garde un bon souvenir du Loup.
Lob a obtenu le GP à Angougou, et ça, ça reste risible.

1469. froggy - 26/05/22 06:51 - (en réponse à : Philippe)
Je suis entierement d'accord avec toi concernant Alexis, son deces premature est profondememt injuste. Et c'est arrive 2 mois avant celui de Rene Goswcinny, une autre immense perte pour la BD celle-la.

1468. pm - 25/05/22 23:25 - (en réponse à : Froggy)
Les planches dessinées par Alexis, dessinateur de génie, perte immense pour l’Histoire de la BD fb car disparu infiniment trop tôt ( je pense qu’il aurait pu être aussi important que Gotlib ou même Moebius) sont très belles, très différentes mais très belles.
Je ne remercierai jamais assez marcel de m’avoir indiquéboù on pouvait les trouver ( sauf trois je crois ).
Rochette a quand même bien assuré derrière.

1467. pm - 25/05/22 23:20
Jacques Lob était un immense scénariste ( un peu dessinateur aussi ). Par exemple le meilleur Jerry Spring est scénarisé par Lob.

1466. pm - 25/05/22 23:18
Le loup c’est bien aussi, moins qu’ailefroide, moins ambitieux aussi, mais quand même bien.

1465. froggy - 25/05/22 19:02 - (en réponse à : Quentin)
Le transperceneige aurait du etre dessine par Alexis. Malheureusement, il est decede brutalement et bien trop jeune en 1977 apres en avoir dessine les premieres planches. C'est donc Jean-Marc Rochette qui reprit le projet et redessina les planches en question.

1464. froggy - 25/05/22 18:57
Vous etes tous tres chauds pour Ailefroide.

1463. Quentin - 25/05/22 18:56 - (en réponse à : Heijingling)
Rochette est un bon exemple pour tester l’influence d’un scénariste, puisqu’il y en a eu 4 différents sur le transperceneige.

En ce qui me concerne, le meilleur album de la série est sans conteste le premier, scénarisé par Lob. Il y a une force, un rythme, une narration scandée extraordinaire, en sus d’une histoire très bien pensée et ayant plusieurs niveaux de lecture. Malgré un dessin pas tout à fait abouti (son style Edmond le cochon et ses wagons SNCF qui ne font pas vraiment sci-fi font bien sourire aujourd’hui) et bien moins intéressant que ce qu’on trouve dans les albums suivants, c’est quand même cet album que je préfère de loin dans toute la série. Merci Lob. Pour la suite, Legrand et Boquet se défendent, mais Matz a salopé le boulot et Rochette, malgré tout son talent graphique, n'a pas réussi à éviter le naufrage du dernier cycle.

Je ne sais pas ce que vaut Rochette comme scénariste, je n’ai pas lu son album « Le loup » (j’avoue que le synopsis ne me donne pas trop envie). Pour Ailefroide, par moment, je me suis fait la réflexion que le récit paraissait un peu trop artificiel, et je me suis demandé si Rochette aurait pu raconter les choses autrement en étant seul à la manœuvre. Mais je pense néanmoins que comme il raconte des traumatismes personnels, il était sans doute préférable que cela soit digéré et raconté par un autre que lui. Au final, je trouve que la collaboration a bien marché.

En ce qui concerne les dessins de montagne, j’ai relu il y a peu « Le sommet des dieux » de Taniguchi, et c’est quand même autre chose. Rochette est moins réaliste et presque expressionniste par moment. Ca ne me dérange pas, mais je n’ai pas ressenti cette proximité avec la montagne que j’ai eue à la lecture de Taniguchi.

1462. pm - 25/05/22 18:55
Effectivement, Ailefroide est une excellente bande dessinée.

1461. heijingling - 25/05/22 13:15 - (en réponse à : Quentin)
Je le trouve aussi très réussi.
J'avais lu que Rochette en était satisfait, ayant attendu des années avant de le dessiner, car avant cela il dessinait des montagnes en général, comme des arbres, ou des immeubles en général, et comme le font la plupart des dessinateurs, et il a enfin trouvé comment s'y mettre quand il a compris qu'il devait dessiner ces montagnes précises qu'il escaladait. L'aiguille Dibona ne se représente pas comme la pointe du Vallon des Étages, de même qu'un enfant n'a pas la même structure physique qu'un adulte.
Et puis, c'est un ouvrage autobiographique, mais Rochette, qui travaille souvent avec un scénariste, s'est ici adjoint Olivier Bocquet, peut-être pour l'aider à structurer l'histoire, ou bien pour se laisser plus libre d'exprimer ce qu'il veut par le dessin. Je ne sais pas si c'est une information en ta faveur (c'est le scénario qui structure la BD) ou en la mienne (le dessin peut structurer tout autant l'histoire que le scénario, parfois même plus)... :)

1460. Quentin - 24/05/22 08:30
Ailefroide, altitude 3954, de Rochette chez Casterman.

Album autobiographique de Rochette, qui remonte à son enfance en tant qu'orphelin de son père et pupille de la nation. Rochette n'a connu que deux passions dans son enfance: l'art et la montagne. En quelque sorte deux manières d'échapper à une vie quotidienne dans laquelle il ne se sentait pas à sa place. Cet album se focalise sur sa fascination de la montagne, qu'il a eue depuis l'adolescence. On suit le fil de son premier contact, de son apprentissage, de sa progression, des amitiés qui se nouent, des dépassements de soi, des crises d'angoisses quant il frôle la mort, des accidents, des amis disparus. L'album ne couvre qu'une dizaine d'années de la vie de Rochette et s'arrête au moment où il laisse la montagne pour le dessin, mais c'est une décennie riche en défis et en émotions, déterminante pour la manière dont Rochette s'est construit en tant qu'individu. Un très beau livre.

1459. froggy - 24/05/22 00:31
Jonathan 17, La piste de Yeshe

Voici le dernier tour de piste du suisse le plus zen de la planete BD. En effet, l'auteur, Cosey conclut avec cet album les aventures de son heros, ne dans les pages du journal Tintin en 1975. Faut-il rappeler que son arrivee surprit beaucoup aussi bien chez les professionnels de la profession que chez les lecteurs bien sur? Jonathan fait partie de ces tres rares heros de BD qui n'ont pas de profession. A la difference de ses pairs; reporter detective, pilotes d'avion ou de Formule 1, espion, aventurier, cowboy, agents intergalactiques et combien d'autres, nous ne savons pas ce que Jonathan fait. Jonathan est, c'est tout et c'est largement suffisant.

Bien avant XIII, l'auteur nous presenta d'entree le personnage comme amnesique, c'est le sujet du premier album, Souviens-toi Jonathan..., cela veut donc dire que d'emblee, le personnage est nimbe d'une legere aura de mystere que le mysticisme ambiant accentuera legerement car lie a la zone geographique ou les recits vont se situer le plus souvent, les chaines de montagnes de l'Himalaya et principalement le Tibet occupe. Comment ne pas penser au plus mystique des Tintin d'Herge, Tintin au Tibet, une reference absolument invisible que Cosey a eu l'intelligence d'ignorer (ou presque) pendant ces 17 albums a la difference d'un Yann qui lui aurait cite cet album d'une maniere ou d'une autre a toutes les planches ou presque avec son habituel legerete pachydermique si ce n'est hippopotamesque?

Tel le dernier Buddy Longway de son ami Derib, l'autre grand auteur helvetique du FB qui lui aussi mis un terme a sa serie en 2006, Buddy Longway, pour ceux qui aurait oublie, il n'y a pas vraiment d'histoire dans ce dernier album. Il y a cependant un scenario ou on suit le heros retrouver quelques personnes croisees dans les albums precedents, si on veut faire une reference a Tintin, il faudrait penser alors a Coke en stock, album qui s'apparente a une farandole des amis et ennemis du reporter meme le temps de quelques cases. Il y a le temps qui passe aussi, qu'est-ce que c'est que 3 mois a attendre quelqu'un dont on ne sait meme pas si il/elle viendra? Finalement, faut-il revenir en Suisse, l'autre pays de montagnes dont Jonathan est originaire? Y est-il aussi attendu? Et puis il y a quelques autres choses aussi, celles qui font le charme indefinissable de cette serie decidement tres a part dans le FB.

Le dessin de Cosey est egal a lui-meme, detaille et vague a la fois, detaille car precis, Jonathan a pris quelques rides avec le temps, il a vieilli comme son geniteur qui porte maintenant des lunettes pour travailler. Comme nous tous en fait. Le dessin est plus vague aussi, les regards depassent souvent les interlocuteurs pour aller rever vers d'autres contrees, c'est au lecteur de tenter de deviner ce que ces regards signifient, mais peut-etre qu'ils ne signifient rien, que c'est nous qui nous imaginons nous-meme des choses. Comment savoir?

Bien que je sois triste par le fait que la serie s'arrete, cela me comforte par le fait qu'il est bon qu'un auteur arrete sur une note haute et non comme tant d'autres qui survivent parce que leur auteur ne peut/veut faire autrement. Les derniers albums de la serie n'etaient pas toujours de bonne qualite et cela me desolait quand on les comparait aux autres qui avaient contribue a sa bonne renommee.

Note finale; 3,5/5. On referme cet album avec un arc-en-ciel dans le coeur, tristesse de savoir que c'est le dernier Jonathan et joie de savoir que cela finit sur un tres bon album, cela aurait ete vraiment desolant que Cosey rate celui-la. On ne lui en voudra donc pas.

1458. pm - 21/05/22 17:57 - (en réponse à : Froggy)
Moi, c’est Gaston…mais de rire.

1457. froggy - 21/05/22 17:55
La seule BD qui m'ait vraiment fait pleurer, c'est Maus d'Art Spiegelman.

1456. Mr Degryse - 19/05/22 23:21 - (en réponse à : Herve )
Je ne me souvenais plus d'un album bd qui m'avait ému autant que ce petit frère. Mais tu as raison avec ta comparaison avec le journal de mon père ( mon taniguchi préféré ). Album qui m'avait fait pleurer. Chose rarissime tout support confondu. Cela m'est arrivé parfois au cinéma ( japanese story) mais c'est parce que je suis sensible à la musique.En bd, c'est un exploit et gage d'une franche réussite. Le petit frère est de ce niveau.

1455. herve - 19/05/22 22:24
Le Petit frère Jean Louis Tripp
Jean Louis Tripp continue de m'étonner. Après "Extases", où l'auteur s'était mis littéralement à nu, il nous offre un nouveau livre autobiographique déchirant avec "le petit frère", un drame qu'il a vécu à 18 ans avec la mort de son frère, Gilles.
C'est une de mes lectures les plus émouvantes et poignantes de cette année.
A travers près de 330 pages, nous suivons une famille recomposée et aussi déchirée , par le deuil d'un jeune enfant, mais surtout la culpabilité ressentie par Jean Louis Tripp avec cette main lâchée, main qui reviendra comme un leitmotiv dans ce récit.
L'auteur restitue parfaitement ce drame de cet été 1976, avec ce décalage avec un pays en grandes vacances: "les gens étaient heureux. Et nous , avec notre convoi funéraire, on était presque déplacés", écrit -il.
Avec cet album, Jean Louis Tripp a choisi le dessin en noir et blanc sur I-pad, ce qui ne nuit nullement à la qualité graphique.
Seules quelques planches en couleurs , vers la fin de l'album, viennent apporter un brin d'optimisme, comme si Jean Louis Tripp avait enfin tourné la page, et s'était enfin apaisé.

Un album très fort, et qui rejoint dans mon panthéon personnel un album aussi fort dans l'émotion que "le journal de mon père" de Taniguchi..
Bref, un petit chef d’œuvre à lire et à relire.

note: 5/5

1454. herve - 17/05/22 22:51
Buck Danny #59 : Programme Skyborg

Je continue d'affirmer que les couvertures des derniers "Buck Danny" sont souvent ratées. Avec ce dernier opus, je n'ai pas changé d'avis ! C'est d'ailleurs le seul reproche que je puisse faire à cet album, car j'ai vraiment aimé le scénario.On ne s'ennuie guère au fil de la lecture. L'histoire est assez originale, avec cet affrontement entre les pilotes de l'US air force et l'intelligence artificielle, et le dessin n'est pas en reste . Je regrette juste que Zumbiehl insiste un peu trop sur le devenir du métier de pilote face aux nouvelles technologies , par Tumber. Les scènes de combats aériens sont nombreuses et bien dessinées.
Il faut souligner que le scénariste a eu la bonne idée ne pas introduire dans cette aventure, le personnage de Lady X qui était omniprésente dans les derniers albums, lui préférant Sato.
Malgré le nombre d'albums déjà parus, je ne me lasse pas de cette série, qui semble avoir trouvé avec Formosa et Zumbiehl, sa vitesse de croisière.

Note :4/5

1453. pm - 17/05/22 17:34
Les Arènes

1452. froggy - 17/05/22 16:07
Merci Philippe, je vais voir cela la prochaine fois que je serai a Paris. Quel en est l'editeur stp?

1451. pm - 17/05/22 15:37
Fritz Lang le maudit Dessiné par Liberge et scénarisé par Delalande.
Quoi de plus judicieux, a priori, pour réaliser une bande dessinée sur le maître de l'expressionnisme que de la faire dessiner par un des rares dessinateurs de BD expressionniste.
En 110 pages nous est raconté la première partie de la vie de Fritz Lang jusqu’à son départ de l’Allemagne nazie. Le contexte de la montée du nazisme et de la prise du pouvoir par Hitler n’est absolument pas occulté et est historiquement assez précis. Le scénario est relativement complet et mis à part son passage par Paris avant de partir pour les USA( les toutes dernières pages de l’album) qui est zappé, l’ensemble est fidèle et cohérent. La distance progressive que prend sa relation avec Théa von Harbou est plutôt bien menée.
Le dessin de Liberge reste du dessin de Liberge, foisonnant, surchargé, parfois brouillon, une splash page réussie, des couleurs directes omniprésentes et ternes, bref il faut pouvoir adhérer mais cet auteur a son style.
Un album curieusement passé complètement inaperçu, ce qui est largement injuste.
Pourrait intéresser froggy.

1450. froggy - 12/05/22 18:31
J'ai enormement aime le film tire de Trois jours et une vie, je vous en avais fait part quand je l'avais vu sur TV5 l'annee derniere, surpris de voir enfin un bon film francais recent. Cela m'a donne envie de lire le livre.

Mais la semaine derniere, j'ai achete pour la premiere fois depuis tres longtemps le jour de sa sortie le dernier roman de Celine qui vient de sortir dans la Blanche chez Gallimard, Guerre, le Lemaitre sera pour la prochaine fois.

1449. Mr Degryse - 12/05/22 18:28
et je ne me suis pas attaché du tout au perso.

J'avais plus d’attache pour le mec d'American Psycho. C'est dire

1448. Mr Degryse - 12/05/22 18:26
rien de neuf

Robert Merle le faisait déjà dans la mort est mon métier avec bien plus de talent.

1447. pm - 12/05/22 17:30
On s’attache aux personnages même à des salauds comme Sadorski, qui ont des réactions contradictoires, c’est ce qui en fait l’intérêt.

1446. Mr Degryse - 12/05/22 17:05 - (en réponse à : pm)
Pour moi, c'est la caractéristique du roman wikipedia.

Le mec a lu des trucs. Superbe mais il est incapable d'En faire un livre. Donne tes sources mais ne fais aps semblant d'écrire un livre.

Abandonné après le livre 1 et je n'irai pas lire la suite.

Et cette période est mieux traitée ailleurs. D'un point de vue roman, hein.

1445. pm - 12/05/22 16:38
https://www.bepolar.fr/Qui-est-l-inspecteur-Sadorski-L-interrogatoire-de-Romain-Slocombe

1444. pm - 12/05/22 16:32 - (en réponse à : Mr Degryse)
Il y a cinq tomes de Sadorski, un sixième et dernier est en route.
Sans être de la haute littérature, ce n’est pas mal écrit, très documenté, peut-être trop et Slocombe se perd parfois dans des micro détails. Mais c’est une vision que je pense réaliste de l’époque, où tout était noir, désespéré et désespérant. Ça va à contre courant de ce qu’on a voulu nous faire croire pendant des années sur l’occupation. C’est basé sur des faits réels et un flic réel nommé Sadosky.

1443. pm - 12/05/22 16:22 - (en réponse à : Danyel)
J’aime beaucoup ses Sadorski, c’est parfois difficilement soutenable, je n’y vois pas de complaisance mais une documentation très précise et réaliste sur la période et sur la noirceur du monde lorsqu’il n’y a plus aucun garde fou.
Mais je conçois qu’on trouve ça too much.
La débâcle reprend quelques personnages secondaires de Sadorski, la famille riche de la rue d’Eylau.

Bon, là- rien à voir- je viens de terminer un chef d’oeuvre qui n’a rien à voir «  La pastorale américaine » de Philip Roth. Ce n’est pas de la littérature aussi facile que Lemaître ou Slocombe, mais c’est un roman de haute volée, très riche et hyper bien construit, ça a 25 ans mais ça reste très moderne et d’actualité.

1442. Mr Degryse - 12/05/22 14:00
J'ai détesté son Sardorski à Slocombe pour les raisons évoquées par Danyel mais aussi car c'est très mal écrit.

Il fait passer Philippe Kerr pour un immense écrivain.

1441. Danyel - 12/05/22 13:30
Je vais peut-être passer directement à la nouvelles trilogie alors.

Concernant Slocombe, je trouve ses Sardorski abjects, complaisants et hypocrites. J'ai vraiment du mal avec cette partie de son œuvre qui me semble n'être qu'un prétexte à assouvir ses fantasmes de violence et de sadisme. C'est au plan strictement littéraire que je trouve ces livres profondément déplaisants. Il use de procédés (des digressions de plus en plus longues notamment) qui finissent par desservir son propos et dissimuler ses motivations réelles sous un verni historique. Son faux journal d'Hélène Berr contenu dans un des volumes de Sardorski m'a franchement déplu (en plus d'être pauvrement écrit comparé à l'original).
J'aime beaucoup ses polars japonais et son travail d'illustrateur, très influencé par Bazooka. Ses photographies d'infirmières estropiés me laissent par contre de marbre.
Slocombe écrivain se laisse souvent dépasser par sa documentation. J'ai l'impression qu'il cherche à la "rentabiliser" en l'étalant le plus possible quitte à rappeler des évidences historiques. Lemaître est beaucoup plus léger dans ce domaine.

Est-ce que La débâcle reprend des personnages de Sardorski en préquel ?

1440. pm - 12/05/22 12:39
Trois jours et une vie c’est effectivement un très bon roman de Pierre Lemaître.
De mon coté je n’ai jamais été déçu par cet auteur, j’ai beaucoup aimé la trilogie précédente ( on ne peut pas vraiment parler de suite d’Au revoir là-haut), le deuxième est un hommage à Alexandre Dumas et au conte de Monté-Christo et le troisième nous raconte la débâcle de mai-juin 1940. Pour ce dernier j’ai lu à la suite le roman de Slocombe qui se passe au même moment, et qui est sorti à peu près en même temps, et qui est beaucoup mais alors beaucoup plus sombre.
Le premier de cette nouvelle trilogie, le grand monde ( il veut faire trois trilogies ) se passe en 1948, entre Beyrouth, Saïgon et Paris. Il y a toujours du polar et du politique, de l’humour aussi, et il y a une grosse surprise vers la fin du livre absolument intraduisible en image( bd ou ciné) sauf à tricher.

1439. Danyel - 12/05/22 11:26 - (en réponse à : Danyel)
Cadre noir est l’un des meilleurs romans de Pierre Lemaître. Cela fera donc, comme l’explique très bien pm une BD inutile, voire médiocre, de plus à encombrer les linéaires.
Le sujet de Cadre noir n’est pas l’histoire d’un cadre qui veut retrouver sa dignité par tous les moyens. C’est le contraire.
Le récit montre jusqu’à quel point on peut perdre toute dignité, au point de trahir ses proches, pour retrouver ce qu’on estime être sa dignité laquelle repose en réalité, comme le montre Lemaître, sur de fausses valeurs : le statut social renvoyé par la société, l’aisance matérielle et le pognon.
A ce titre, le personnage le plus généreux , le seul digne et désintéressé (avec un seul autre personnage) est un clochard, soit un homme qui appartient à la catégorie des invisibles, de « ceux qui ne sont rien » comme dirait le roitelet.
Cet homme est le contre point symbolique du Cadre et l’illustration d’une société qui juge la valeur des individus sur leur statut social et méprise les petits.
D’ailleurs le Cadre l’apprendra à ses dépens dans les toutes dernières pages glaçantes du livre. Un ultime retournement qui enfonce le clou et clôt la démonstration.
Cadre noir est le livre le plus politique de l’auteur. Cette dimension est toujours présente dans ses livres à des degrés divers.
Le thème m’a rappelé « Le Couperet » de Donald Westlake sur un sujet similaire. Mais ce livre est tourné vers le second degré et un humour grinçant.

Je n’ai pas aimé « Au revoir là-haut », on n'y retrouve pas la fureur des précédents livres de Lemaître, tout y est trop mécanique dans les procédés narratifs (c’est ce qui a dû plaire à ces baltringues du Goncourt). Je n’ai pas lu les suites et n'ai donc aucune envie de voir le film.
Le dernier livre de Pierre Lemaître que j’ai lu est « Trois Jours et une vie » où comment passer toute sa vie hanté par un remord né d’un acte abominable commis dans sa jeunesse. Un court et très beau livre dans la veine sociale de Stephen King quand il est à son meilleur.

1438. suzix@bdp - 11/05/22 21:32
J’ai bcp aimé le film “Au revoir là-haut” mais je n’ai pas lu le roman.

1437. froggy - 11/05/22 20:57
C'est vrai que le film de Dupontel m'a decu compare au roman que j'avais adore.

1436. pm - 11/05/22 20:22
J’aime beaucoup Pierre Lemaître, dont je viens de lire le dernier roman ( Le grand monde- addictif comme les précédents ), mais jusqu’à présent ses adaptations BD, celles de De Metter, sont plutôt médiocres et inutiles.
Comme c’est de la bonne littérature populaire, facile à lire, je ne voisbpas l’intérêt de ces adaptations.
Même l’adaptation ciné d’Au revoir là-haut m’avait laissé sur ma faim.

1435. froggy - 11/05/22 19:00
Merci Totom pour ce conseil. Je suis alle voir en face et j'ai vu que c'etait une adaptation d'un roman de Pierre Lemaitre, pour lui aussi ca marche fort depuis le Goncourt d'Au revoir la haut.
De toutes facons, je viens de l'inscrire sur mes futurs achats.

1434. totom - 10/05/22 15:33
Je conseille Cadres noirs chez rue de sevre épisode 1/3
Un ancien drh qui perd son job et se retrouve prêt à tout pour retrouver sa dignité
Il entre dans un engrenage infernal mais semble malgré tout maîtriser une partie de la situation
Dessins un peu du genre de Homs
4/5



1433. pm - 09/05/22 20:46 - (en réponse à : Torpedo)
Solomon est américain, enfin franco américain, et vit aux Etats-Unis où ce prénom est relativement courant et pas spécialement connoté ( les prénoms bibliques y sont très courant, et pour rappel, Soda est Pasteur).
J’espère que tu te te trompes et que je n’emploie pas les mêmes techniques argumentatives que Zemmour, mais je ne suis pas juge.
Tous le monde sait ici ce que je pense de Q, et pourquoi je le pense, s’ils suivent les sujets polémiques de bdp, il est inutile d’y revenir. Là j’ai juste voulu faire un bon mot suite à sa chronique, je reconnais volontiers que ça ne mène à rien. Dont acte.


1432. torpedo31200 - 09/05/22 18:38 - (en réponse à : La porte de l' univers - Goossens - Fluide Glacial)
Bon ou très bon Goossens (un peu long sur la fin), 2 gags géniaux qui seront certainement enviés par des générations d' artistes.
Partiellement pré-publié dans le magazine Fluide.
Les fans peuvent y aller les yeux fermés.

1431. torpedo31200 - 09/05/22 18:26 - (en réponse à : Piet Lastar - post # 1430)
On m' a déjà repris sur ce raccourci, mais si un programme politique "promet" de favoriser une nationalité sur d' autres, à mon sens c' est le début du nazisme. Et sans cette différence, le concept n' existe pas.

1430. Piet Lastar - 09/05/22 18:04
"A une époque où l' on ignorait si on allait basculer sous un régime nazi"

Tu es si vieux que ça ? Tu as donc connu la Drôle de Guerre, le marché de la BD devait être bien différent. Tu avais déjà des albums ?

1429. torpedo31200 - 09/05/22 17:41 - (en réponse à : pm - post # 1428)
Réalisé hier que la définition d' antisémite avait changée.
(Oui je suis allé vérifier rapidement car dans ma perception du monde, les gens ne peuvent être compartimentés par leurs épidermes, couleurs de cheveux, orientations sexuelles, habitudes alimentaires, croyances religieuses, nationalités ou plus clivant: la Guinness est-elle vraiment de la bière ?)

Donc l' ancienne version reposerait sur la haine, et la nouvelle sur le mépris. Ce qui constitue une grosse différence, et si le terme est nuancé, on peut supposer qu' il y a malheureusement une plus grande tolérance à accepter cet atroce concept.

Alors si tu penses vraiment que Quentin ou d' autres te veulent du mal (je reste sur l' ancienne définition), pourquoi communiquer sur un prénom qui a une signification très prononcée, même pour un agnostique convaincu ? A une époque où l' on ignorait si on allait basculer sous un régime nazi. Et sur un forum où il y aurait au moins une personne qui te haïsse.
C' est débile.

Après, pour les références à l' ennemi commun qui synthétise deux des trois plus gros défauts des personnages politiques, tu as les mêmes techniques d' argumentation. Soit tu proclames l' évidence, soit tu t' offusques.
Et c' est assez récent, car tu ne le faisais pas ou peu il y a encore 2 ans. Je suppose que c' est le climat anxiogène de la campagne électorale.

1428. pm - 09/05/22 03:46 - (en réponse à : Torpedo)
Zemmour est antisémite, maurassien, pétainiste et donc antisémite ( le fait qu’il soit juif n’y change rien), je ne sais pas pourquoi tu le cites à tout bout de champ me concernant, c’est mon ennemi et je le hais.
En quoi me suis-je étalé récemment sur ma vie privée ? Parce que j’ai dit que j’avais deux petits enfants ! Et c’est quoi le rapport ?
Concernant Quentin, je me suis freiné, ce que je pense de son antisémitisme est en réalité bien plus virulent et plus grave. Je trouve alors croquignolette sa critique du livre d’Eisner.

1427. torpedo31200 - 09/05/22 01:21 - (en réponse à : froggy - post # 1426)
Pm, il aime se créer des ennemis depuis peu.

J' ignore si j' ai déjà lu quelque chose de plus violent que "viscéralement antisémite" associé à d' autres qualificatifs peu nuancés.
Et si il le pense depuis 20 ans, pourquoi cette insulte après s' être récemment étalé sur sa vie privée ? Provocation ou absence de réflexion ?

1426. froggy - 09/05/22 00:56
Qui a remis une thune dans le bastringue?

1425. torpedo31200 - 09/05/22 00:56 - (en réponse à : pm - post # 1420)
L' élection présidentielle est finie, va falloir abandonner la grammaire lexicale de Zemmour.



 
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