Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (19)

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868. pierrecédric - 13/12/18 17:18 - (en réponse à : Ragibonus lientonus)
A la fin du 10ème article c'est mentionné.

867. Lien Rag - 13/12/18 17:05
Elle est effectivement très bien cette série d'article sur Lucky Luke, mais Marcel où as-tu vu mention du décès de Morris?

866. froggy - 13/12/18 15:51
857. Danyel - 13/12/18 07:24 - (en réponse à : Murakami et sa liste de courses.)
Le 12 décembre à 20h52, Murakami a posté un avis.
Le jour est à marquer d'une pierre blanche.


Tout a fait, c'est un evenement dans l'histoire de BDP. :))

865. Danyel - 13/12/18 15:36 - (en réponse à : Arrêtez de chipoter.)
Bon allez, ça se voit comme un flocon de neige dans un tunnel si vous préférez. C'est l'idée qui compte.

864. helmut perchu - 13/12/18 14:56 - (en réponse à : marcel)
Il s'agit peut-être de son nez mais du nombril d'une autre personne...

863. marcel - 13/12/18 14:27
ça se voit comme le nez au milieu du nombril.

Houla ! T'es sur que ton kyne t'a remis les organes au bon endroit ?...

862. Danyel - 13/12/18 14:13
Vous etes surs de cela?

I want my nephew. Des couleurs à la main, ça se voit comme le nez au milieu du nombril.

861. helmut perchu - 13/12/18 13:59 - (en réponse à : Fingers)
Super intéressant cette série d'article, merci pour le partage.

Tout comme Bert, Fingers est un Lucky Luke que j'aime beaucoup. Et d'un manière générale je préfère les albums sans Les Dalton ni Rantanplan...

860. pierrecédric - 13/12/18 13:23 - (en réponse à : Le bandit manchot)
Je l'aime bien ce Lucky Luke. Peut-être est-ce due à la présence d'un Louis de Funès plus vrai que nature, même si le personnage disparait trop vite à mon goût, ou au sujet, une machine à sou trimbalée par 2 frères rois du bricolage. Ce n'est pas un chef-d’œuvre ni le meilleur des Lucky Luke, il n'en demeure pas moins un livre sympathique. Pour l'anecdote, il y a une erreur entre le chemin emprunté par nos héros à l'aller et celui utilisé au retour ^^

Je ne me souviens plus trop du bouquin car il a été revendu mais ce gars de BDgest est proche de ce que je pense de ce bouquin, par contre la dernière phrase c'est bien de l'avoir remarqué.

859. Bert74 - 13/12/18 11:25 - (en réponse à : Line Rag # 851)
Moi, j'ai toujours bien aimé Fingers : original et très distrayant !

858. marcel - 13/12/18 10:28
Merci herve.

857. Danyel - 13/12/18 07:24 - (en réponse à : Murakami et sa liste de courses.)
Le 12 décembre à 20h52, Murakami a posté un avis.
Le jour est à marquer d'une pierre blanche.

856. herve - 13/12/18 06:54 - (en réponse à : marcel)
Dans la revue "le hérisson"

855. marcel - 13/12/18 01:03
Murakami : Ca a ete publie dans quel magazine/journal, a l'origine ?...

854. heijingling - 13/12/18 00:54 - (en réponse à : yancomix#848)
Ca a l'air intéressant, merci, je vais me trouver le temps de lire tout cela.

853. Murakami - 12/12/18 20:52
La vengeance du faucon, par Lucien Nortier (Regards)

En étant adhérent de l'association Regards, je reçois leurs publications toujours avec plaisir car cela me permet de découvrir des perles oubliées du patrimoine BD francophone. Et ce nouvel opus entièrement créé par Lucien Nortier m'a très agréablement surpris. Je connaissais déjà ce dessinateur pour d'autres de ses travaux bien plus académiques mais, ici, ce n'est pas du tout le cas et j'ai été très étonné du cocktail de violence graphique, de sexe, de fantastique, le tout dans une ambiance médiévale très bien rendue. Le scénario est solide et on ne s'ennuie pas une seconde malgré les pavés de texte parfois envahissants. Le dessin de Nortier est d'un très bon niveau. Dommage que l'impression ne suive pas toujours en qualité mais c'est souvent le cas pour ces albums en micro-édition.

Note : 4/5

852. marcel - 12/12/18 18:18
Merci yan pour les articles sur Lucky Luke. Au-dela de l'interet de l'analyse, j'y ai appris plein de choses (la possibilite de Francis Veber comme scenariste, les conditions surprenantes du deces de Morris, sa propension a modifier les scenarios, parfois par faineantise, ses proces avec Anne Goscinny, puis avec tous ses scénaristes...). Vraiment tres bien.

851. Lien Rag - 12/12/18 18:15 - (en réponse à : Lucky Luke)
C'est très bien le Magot des Dalton, tout à fait Goscinnyien - les autres par contre c'est de plus en plus de la daube...

850. froggy - 12/12/18 17:26 - (en réponse à : Marcel et Danyel-san)
Vous etes surs de cela? Je n'en ai vraiment pas eu l'impression en lisant l'album.

Quoi qu'il en soit, les couleurs ne sont pas une reussite.

849. marcel - 12/12/18 14:20
Non, les couleurs sont faites à la main, comme à son habitude.
Ah oui, de ce côté-là, je suis d'accord, c'est bien du manuel.

848. yancomix - 12/12/18 13:58 - (en réponse à : heijingling (post 839))
Une série de 10 articles intéressants sur le Lucky Luke post Goscinny

847. Danyel - 12/12/18 12:21
Je vous rejoins. Mezek était du Jacobs. Il y avait déjà une certaine imprégnation dans le dernier 7 Vies mais Juillard parvenait à la maintenir à distance. Ce n'est plus le cas. A présent, on dirait qu'il dessine des soldats de plomb.

846. Mr Degryse - 12/12/18 12:08
Si cela se sentait et même sur Merzeck.

La différence de vivacité entre le dernier 7 vies et les premiers ( et même avec ( la folle et l'assassin).

Je crois que son trait est très bon jusqu'à l'oiseau tonnerre après c'est la chute selon moi à cause de son travail sur blake et mortimer

845. marcel - 12/12/18 11:29
Et pourtant, j'ai l'impression que ca ne se sentait pas du tout sur le dernier Epervier, qui a seulement 4 ans, ni sur les couvertures recentes du cycle du Triangle secret. Serait-ce donc un choix reflechi ?...

844. Mr Degryse - 12/12/18 11:06
Ses crayonnés sont toujours beaux mais l'aspect figé des black et Mortimer a terni la vivacité de son dessin encré

843. marcel - 12/12/18 10:29
Malgre tout, j'ai trouve que son style personnel s'etait dilue au profit de celui qu'il a adopte pour ses Blake et Mortimer. C'est toujours du Juillard mais ce n'est plus le meme que celui de Mezek pour reprendre son dernier one-shot en date, c'est a croire que le style de Jacobs a serieusement deteint sur le sien. Il a fait trop de B&M manifestement.
J'ai exactement la meme analyse. Ce qui fait que j'ai laisse tomber ses one-shots.

842. Danyel - 12/12/18 02:10
Je vois mal Juillard se mettre à l'ordinateur à 70 ans. Non, les couleurs sont faites à la main, comme à son habitude.

841. froggy - 12/12/18 00:05
Juillard et Yann, Double 7

Ou quelqu'un a t-il un dictionnaire franco-russe-espagnol dans la salle?

C'est la deuxieme collaboration des deux auteurs apres le bon Mezek, qui a deja 7 ans. Cet album nous entrainait en Israel en 1948 peu apres sa creation. Leur deuxieme opus nous amene cette fois ci en Espagne en 1936 durant la guerre. On va l'ecrire d'emblee, c'est nettement moins bien.

Lulia est une milicienne combattant du cote republicain. Elle est belle et a enormement de courage pour lutter contre les troupes nationalistes, celles de Franco. Roman est un pilote d'avion sovietique engage dans une Brigade Internationale. Il est beau et a enormement de courage pour lutter contre les avions franquistes aides par ceux nazis et fascistes venus d'Allemagne et d'Italie. Le hasard de la guerre va les faire se rencontrer et evidemment ils vont tomber eperdument l'un de l'autre. Bien entendu, les circonstances ne vont pas aider nos tourtereaux a vivre aisement leur idylle naissante.

Je suis tres fleur bleue, je l'admets volontiers et j'aime les histoires d'amour qui se passent sur fond de la grande Histoire. La litterature mondiale regorge de romans plus ou moins excellents se servant de cette trame dramatique. De tete et a la minute ou j'ecris ces lignes, je pense notamment a Autant en emporte le vent pour la Guerre de Secession aux USA et a Guerre et paix pour la guerre de Russie envahie par les troupes napoleoniennes. En BD, il n'y a rien qui me vient a l'esprit. Est-ce que les amoureux vont survivre aux epreuves qui les attendent? Est-ce que leur amour va survivra aussi? Vivront-ils heureux et auront-ils beaucoup d'enfants? Je l'espere toujours quand j'entame la lecture d'un tel livre, j'aime les histoires d'amour qui se terminent bien.

Il faut etre tres doue pour reussir une telle histoire et sincerement, je ne pense pas que Yann le soit tant que ca. C'est un scenariste tres inegal a mon avis meme si je n'ai pas tout ce qu'il a ecrit. Ce que j'ai de lui varie du pire au tres bon. Pour moi, son nom n'est pas un gage de qualite comme pour d'autres scenaristes vedettes, Charlier et Goscinny en tete. On pourrait le comparer a Greg pour l'aspect eclectique de ses albums; aventure, humour, policier, fantaisie, histoire etc. Malheureusement pour lui, il n'est pas le Midas de la BD comme son glorieux predecesseur, tout ce qu'il touche ne se transforme pas en or, loin de la. Il y a beaucoup de dechets dans sa production, celle de Greg est plus homogene a mon avis. Il n'empeche que Yann a d'indeniables qualites dont celle de construire un recit et d'ecrire des personnages interessants c'est le cas ici. L'impression que j'ai de lui a travers ses albums est qu'il a l'air de se considerer plus intelligent que la BD qu'il ecrit et en meme temps d'etre plus intelligents que ses lecteurs. Outre cela mais en meme temps, cela s'en rapproche, Yann ne peut s'empecher de remplir ses BD de references, a la BD, a des personnages historiques, a ses amis, a ce qui lui passe par la tete en definitive. C'est un travers extremement agacant qui laisse toujours les lecteurs non avertis a la porte de ses oeuvres. Je me demande qui est capable de toutes les saisir a part lui bien sur. Peut-etre son dessinateur? Ainsi, ici, par exemple, il en a glisse une sur Les Tuniques Bleues, la serie de Lambil et Cauvin. Le personnage historique qu'il a fait intervenir ici est Ernest Hemingway et on se demande bien pourquoi vu qu'il ne fait pas avancer d'un iota le scenario. On a l'impression que Yann l'a mis dans son histoire afin d'ancrer son recit dans la realite, comme si celle-ci avait ete une histoire vraie, ce n'etait pas necessaire a mon avis.

Un autre des defauts de Yann est de mettre dans la bouche de ses protagonistes lorsqu'ils sont espagnols, allemands, sovietiques ou de toute autre nationalite venant d'un pays non francophone des dialogues dans lesquels ces personnages s'expriment ou jurent dans leur langue natale mais sans faire l'effort d'offrir une traduction pour le lecteur non polyglotte. Ainsi, dans Double 7, les personnages parlent trop souvent dans leur langue natale et je me suis souvent demande ce qu'ils disaient, cela n'est pas tres important car on comprend le scenario mais c'est frustrant. Dans Buck Danny ou Blake et Mortimer, il est aise de saisir le sens de "Blood and guts; Wait and see; By Jove" et autre "Damned!". C'est moins evident quand le pilote russe s'exclame "Yedva ne podbit!". On a echappe au pire cependant, le philactere aurait pu etre en cyrillique. Cela rajoute peut etre de la couleur locale quand c'est fait sporadiquement mais quand c'est systematique, cela devient penible a lire. Ou alors il faut faire comme Goscinny dans La caravane de Lucky Luke ou le coiffeur s'exprime "en francais dans le texte", gag delicieux si il en est. Il y a aussi la derniere planche tres enigmatique ou symbolique mais qu'est-ce que Yann a bien voulu y signifier?

A part cela, il est manifeste qu'il s'est serieusement documente sur la question et la partie du scenario qui a trait aux manigances de Staline qui avait envoye des hommes dans la peninsule iberique afin de contrecarrer Franco et ses troupes est tres interessante a lire, ce n'etait pas seulement de pures questions ideologiques qui l'avait fait agir. Si le debut est assez long a se mettre en route, le recit ne commence vraiment que lorsque Lulia et Roman se rencontrent et la fin est tres reussie, hormis cette derniere planche, of course!

On ne presente plus Juillard bien sur et entre nous soit dit, il est evident que je n'aurais pas achete cet album sur le seul nom de Yann. Je trouve son dessin toujours aussi superbe et elegant. Malgre tout, j'ai trouve que son style personnel s'etait dilue au profit de celui qu'il a adopte pour ses Blake et Mortimer. C'est toujours du Juillard mais ce n'est plus le meme que celui de Mezek pour reprendre son dernier one-shot en date, c'est a croire que le style de Jacobs a serieusement deteint sur le sien. Il a fait trop de B&M manifestement.

Je finirai sur les couleurs que je n'ai pas trouve reussies et surtout tres visibles. Je ne suis pas sur que les couleurs realisees par ordinateur rendent justice au beau dessin de Juillard, les degrades et les ombres portees sur les visages a cause d'un element du decor ou de l'arete du nez sont trop envahissantes, elles choquent.

Note finale, 2/5. Pas terrible au final

840. froggy - 11/12/18 21:10
Morris avait investi dans une photocopieuse a la fin de sa carriere. Il l'a largement rentabilisee comme on a pu tous le constater dans ses derniers LL.

Je ne suis pas d'acccord sur les Iznogoud de Tabary seul, c'est la serie qui m'a fait decider qu'il etait temps d'arreter de continuer toutes les series a tout prix. Le dernier que j'ai lu de lui etait franchement tres mauvais.

839. heijingling - 11/12/18 17:07 - (en réponse à : Stefan, Quentin)
Oui, pour Uderzo, les premiers sont en effet pas mal, quoi que moins bien que les Goscinny pour moi. On met en général l'accent sur les scénarios de Goscinny, mais Astérix, c'est exceptionnel autant grace aux scénarios qu'aux dessins et la mise en page, qui contribuent largement à la dynamique de l'ensemble. Les albums deviennent bien moins bons aussi quand Uderzo vieillit et qu'il assure moins le dessin (il ne fait plus l'encrage par exemple).

Un qui m'étonne, c'est Morris, qui faisait de bons scénarios avant l'arrivée de Goscinny, et et n'en a plus fait un seul par la suite; lassitude, désintérêt? Pour le dessin aussi, il se laissait un peu aller depuis les années 80.

Sinon, Tabary a aussi bien repris Iznogoud.

838. froggy - 11/12/18 01:04
J.C Denis, La terreur des hauteurs

Ou on apprend que l'auteur a peur des hauteurs.

On ne peut pas qualifier cet album de journal intime, il n'y pas de revelations fracassantes sur la vie debridee de Denis et ce n'est pas du tout sexuel bien au contraire. Il n'empeche que le heros principal est bien l'auteur qui se met en scene lui-meme, il y parle d'une phobie qui le tourmente depuis bien longtemps, l'acrophobie ou en langage courant, il est sujet au vertige. Denis fait le recit de differents histoires plus ou moins marquantes toute trait a cette peur irraisonnee. Il le fait sous la forme de retours en arriere nes de la discussion qu'il a avec une de ses amies les plus proches, cette discussion a lieu a un endroit de Corse appele le Chemin des Douaniers qui comprend a un moment, un endroit fort perilleux pour toute personne atteinte de cette phobie. Ce n'est evidemment pas par hasard que Denis a choisi ce lieu pour servir de de cadre a son livre. Il alterne ces histoires qu'il a apparemment toutes vecues sans souci de chronologie. Mais cela n'a aucune importance et le lecteur s'y retrouve aisement. Denis s'exprime avec humour. De surcroit, il n'a pas peur de se montrer dans des situations embarassantes alors que sa phobie lui a joue des tours. On apprend aussi que Philippe Druillet, l'auteur de Lone Sloane, en souffre egalement, ce que Denis apprend de la bouche meme de son confrere lors d'un festival de BD qui les reunissait tous les deux aux Baux de Provence.

Pour le dessin, il est egal a lui-meme, peut etre un peu plus relache que celui de son dernier ouvrage que j'ai acquis de lui, Luc Leroi plutot plus tard mais le lecteur accepte cela sans problemes du fait de la nature meme de ce livre que l'on pourrait qualifier de journal ou l'auteur explique publiquement pourquoi il a parfois agi de telle ou telle maniere dans sa vie, a cause de cette terreur des hauteurs.

J'ai beaucoup le passage ou Denis fait dans l'auto-parodie puisqu'il a y glisse une aventure fictive de son heros fetiche, Luc Leroi, qu'il met en scene dans un western intitule, Luke Leroy contre la Terreur des Hauteurs. Avec beaucoup de maitrise, Denis fait avancer son recit sans que l'on ne s'ennuie une seule seconde grace a un scenario qui n'est pas peut-etre pas en beton, mais surtout grace a un decoupage et un art de faire glisser les scenes de transition entre le present et le passe qui demontrent amplement qu'il sait ecrire une BD. Comme tout le monde le sait, ce n'est pas donner a tout le monde, loin s'en faut.

Le seul reproche que l'on pourrait reprocher a l'auteur avec ses deux derniers albums est de manquer d'inspiration, le dernier Luc Leroi empietait largement sur les plates-bandes de Woody Allen et de son film, Minuit a Paris, celui-ci n'est qu'une introspection, il s'est servi de sa peur pour remplir 138 pages. Comme quoi, il avait a dire sur la question. C'est vrai mais ce sont tout de meme deux bons albums et c'est le plus important.

Note finale, 3,25/5. Je suis un peu severe dans ma notation a cause de la legerete du sujet. Cela est cependant un tres agreable divertissement ou vous sourirez souvent mais sans rire aux eclats toutefois. Et le dessin est toujours aussi bien.

837. Victor Hugo - 11/12/18 00:00
Oui, très bien Stupor Mundi, mais là Swan c'est de la merde.

836. froggy - 10/12/18 23:54
Marcel; tu dois faire partie des rares a ne pas avoir aime le premier Sasmira. C'est bien, il en faut.

Laurent: ce que tu as ecrit sur le dernier Nejib m'inquiete un peu. J'ai tellement aime son precedent, Stupor mundi que j'ai prevu de me prendre celui-la. Avais-tu lu Stupor?

835. Victor Hugo - 10/12/18 16:10
Lu le Batman de Marini. Beau boulot, lecture agréable, quelques super dessins, un fin qui laisse dubitatif.

834. Victor Hugo - 10/12/18 16:08
Lu deux bouquins qui sont des gribouillis informes. Les éditeurs ne payent plus la création, est-ce une raison pour publier des storyboards ou des torche-culs?
Swan de Nejib et Bonjour tristesse de Rebena. A chier.

833. Stefan - 10/12/18 09:05
Ils sont rares, les dessinateurs qui, grisés par le succès d'une série, s'affranchissent de leur scénariste pour voler de leurs propres ailes et arrivent à la hauteur de celui qu'ils ont débarqué.

Je suis justement en train de lire l'intégralité des Jérôme K. Jérome Bloche. Dodier a réussi haut la main le pari. C'est une série que j'avais découverte relativement petit, vers 8 ou 9 ans, je crois, suivie jusqu'au tome 6 ou 7, il me semble et un peu oubliée. Là j'en suis au tome 23. C'est vraiment du très beau boulot.

heijingling => jusqu'à "La rose et le glaive" inclus, avec "Le grand fossé", "L'odyssée d'Astérix", "Le fils d'Astérix", et pour moi le meilleurs de cette période "Astérix chez Rahàzade", Uderzo s'en est plutôt bien sorti tout seul. A tel point que c'est difficile de comprendre comment ceux qui ont suivi peuvent être de telles catastrophes.

832. heijingling - 10/12/18 08:30 - (en réponse à : Quentin)
Uderzo?

831. Quentin - 10/12/18 08:24 - (en réponse à : Marcel)
C'est le tandem Makyo-Vicomte qui a fait Ballade au bout du monde. Sans les dessins de Vicomte, ca n'aurait pas eu le succès qu'on a vu. Makyo n'est pas un mauvais scénariste, mais il n'a jamais rien fait de génial non plus (y compris dans Ballade au bout du monde). Ceci dit, il faut bien reconnaître qu'il n'y a que le premier cycle qui est réussi. Les suivants sont mauvais.

Ils sont rares, les dessinateurs qui, grisés par le succès d'une série, s'affranchissent de leur scénariste pour voler de leurs propres ailes et arrivent à la hauteur de celui qu'ils ont débarqué. L'exception qui confirme la règle est pour moi Yslaire, qui a bien fait de larguer Yann dans la série Sambre.

830. marcel - 10/12/18 02:29
Il s'est fait aider de son frere, Toldac, avec qui il avait pourtant ecrit Les Bogros. Et, oui, c'etait rate.
D'ailleurs, ils ont sorti une nouvelle serie cette annee, avec Makyo au dessin, mais j'ai pas lu.

829. heijingling - 10/12/18 02:23
Makyo, je ne le suis pas, mais j'avais de l'estime pour lui en vertu de ses premières oeuvres (Gully, J.K.J.Bloche, les Bogros, Grimion...), mais il a commis La grosse tête de Spirou, et cela, c'est impardonnable (il s'est fait aider, en plus. Organisation de malfaiteurs, c'est une circonstance aggravante.)

828. marcel - 10/12/18 02:14
Perso, je n'avais deja pas aime le tome 1 de Sasmira, et ne suis pas alle plus loin. J'avais deja trouve ca assez creux et sans interet. Mais peut-être que tout simplement, Vicomte n'est pas un bon scenariste. Apres tout, il n'etait "que" le dessinateur de la Balade au bout du monde. Et bizarrement, c'est lui qui en a recupere la "reconnaissance" du metier et des lecteurs, alors que c'est pour moi le talent de Makyo qui en a fait la reussite. Pendant ce temps, celui-ci a continue a ecrire des scenarios, plus ou moins réussis et que je n'ai pas tous lus, et j'ai l'impression que tout le monde s'en fout.

827. marcel - 10/12/18 01:56
marcel tu dis que tu as aimé Le hasard, bien que certains passages soient trop ardus pour toi; selon moi, pour un album de vulgarisation, c'est donc un échec
Oui, je suis d'accord, le cote vulgarisation est certainement rate (d'ailleurs, meme si elles sont loin, j'ai fait des etudes de math, hein ! Alors imagine un litteraire pur jus qui essayerait de lire ca !), mais je ne l'ai pas lu pour le theme mais parce que c'est Lecroart, et que j'aime son ton et sa fantaisie. Maintenant, il est clair que ce n'est pas non plus mon album prefere de lui...

826. heijingling - 10/12/18 00:51 - (en réponse à : longshot, marcel)
Je ne suis pas spécialiste de Bouzard, c'est lui-même qui dit au début qu'il ne connait rien au rugby et qu'un quiproquo l'amène à un match de rugby alors qu'il s'attendait à du foot. C'est d'ailleurs son regard de béotien raleur qui fait le sel de l'album.
Pour Lécroart, je pense comme marcel, ses albums de l'Association, sans être des pavés, racontent une histoire longue et dense, et sont très inventifs et maitrisés.
Dans cette collec, il y a toujours un spécialiste hyper pointu pour un album somme toute assez court, c'est trop, il vaudrait mieux selon moi un bon pédagogue (marcel tu dis que tu as aimé Le hasard, bien que certains passages soient trop ardus pour toi; selon moi, pour un album de vulgarisation, c'est donc un échec), et surtout qu'il y ait une complicité avec le dessinateur (qui y est toujours co-scénariste) pour éviter des ratés comme le volume sur les Droits de l'homme, dans lequel les auteurs n'ont pas su ou pu trouver la bonne distance.

825. froggy - 09/12/18 23:32
Sasmira 4, La petite boite rouge

Ou plus dure sera la chute.

Resume des epidodes precedents: a la suite d'un accident spatio-temporel, Stan et sa fiancee, Bertille, se retrouvent au debut du 20e siecle. Ils y rencontrent la belle et mysterieuse Sasmira, qui s'avere etre une egyptienne immortelle. Celle-ci tombe amoureuse du beau jeune homme. Mais Bertille vieillit rapidement. Pour sauver sa vie, ils doivent revenir le plus rapidement possible a leur epoque, c'est a dire a la fin du 20e siecle. Y arriveront-ils malgre toutes les embuches que leur creent Sasmira?

Comme tout le monde, il y a 21 ans, j'avais acquis le premier tome de ce qui etait la nouvelle serie de l'auteur de Balade au bout du monde. Comme tout le monde et telle soeur Anne du haut de sa tour, nous attendimes la suite qui se faisait attendre, attendre, attendre. 14 annees s'ecoulerent ainsi avant de la decouvrir. Cette fois-ci Laurent Vicomte ne dessinait plus, c'est Claude Pelet qui en prit la charge. Mais comme comme leur collaboration s'est soi-disant tres mal passee, c'est un troisieme dessinateur, en fait une dessinatrice, Anais Bernabe, qui prit la releve. A priori, cela du mieux se derouler car c'est elle qui signe le dessin de ce quatrieme et dernier album toujours sur scenario de Vicomte semble-t-il.

Pourquoi semble-t-il? A l'issue de ma lecture, j'ai eu la tres nette impression que l'editeur Glenat a voulu que cette affaire soit reglee au plus vite afin de passer a autres choses, ce qui expliquerait le fait qu'il n'y a eu que deux ans d'intervalle entre les tomes 3 et 4, alors qu'il y en avait eu cinq entre les 2 et 3. J'ai toujours lu que la serie devait comporter entre quatre ou cinq albums. Nous savons maintenant qu'elle en fera quatre. Lorsque Glenat l'a mise a son catalogue, je presume que dans les termes du contrat liant la maison d'edition grenobloise a Laurent Vicomte, il devait y avoir une stipulation que celui-ci devait livrer la suite le plus rapidement possible. Comme il s'est fait attendre pour des raisons que j'ignore (je prends avec de tres longues pincettes les rumeurs courants sur les forums de BD sur l'etat de sante de l'auteur), Glenat lui aurait force la main et lui aurait impose un collaborateur, puis un autre par la force des choses. Est-ce qu'il avait redige un scenario complet pour ce quatrieme tome avec decoupage et dialogues? J'en doute sincerement tellement le ton general de ce livre est different des trois autres. Il y a bien sur un synopsis mais a mon avis, cela n'est pas alle plus loin de la part de Vicomte. Quelqu'un d'autre l'a fait pour lui et n'a pas signe. Je me suis profondement ennuye durant ma lecture alors que ce n'avait pas ete le cas avec les trois autres. Il ne se passe rien ou pas grand-chose, on imagine le negre de Vicomte (a propos, en ces temps de politiquement correct, emploie-t-on toujours ce vocable dans le monde de l'edition?) ayant l'oeil gauche sur le synopsis y sabrant tout ce qui lui semblait inutile afin de boucler cette serie en 62 planches et l'oeil droit sur son PC y tapant furieusement pour le decoupage et les dialogues. Le recit est scinde en deux parties avec un epilogue, la deuxieme etant, n'ayons pas peur des mots, carrement grotesque telle qu'elle a ete ecrite et dessinee. L'epilogue nous apprend donc quelle est cette mysterieuse vieille femme que Stan a rencontre a la porte cochere de cet immeuble de l'Ile St Louis a Paris, est-ce Sasmira ou Bertille? Je ne vais pas l'ecrire ici meme mais si vous voulez aller au plus vite et le savoir, je vous invite a aller feuilleter cet album chez votre libraire le plus proche et aller directement a la fin sans passer par la case depart. Evidemment, vous ne toucherez pas 200 Euros.

Passons maintenant au dessin. La aussi, la difference de ton avec les tomes precedents est notable et la aussi, elle n'est pas en faveur de la qualite generale du livre. Pour le tome 3, la dessinatrice avait mis ses mains dans celle de Lecomte et avait reussi avec plus ou moins de bonheur a conserver un semblant d'unite graphqiue a l'ensemble, plutot moins que plus ont dit les mechantes langues. J'avais considere le resultat comme acceptable lorsque je l'avais lu. Mais avec cet album, je ne peux plus ecrire cela. Est-ce qu'elle a ete pressee par le temps forcee par l'editeur de respcter le delai que celui-ci lui avait impartie? Je le crois volontiers tellement elle n'a plus fait aucun effort, ou si peu, pour respecter le style de Vicomte. Ou alors, elle a trouve le scenario tellement bete qu'elle s'est dit que cela n'avait aucun importance apres tout. Baclons tout cela et passons rapidement a des choses qui m'interessent beaucoup plus. Ou sont passees la chaleur du dessin, sa sensualite, son animalite, toutes ces qualites qui ont fait du premier tome une des meilleures BD que j'avais jamais eu l'occasion de lire alors. Manifestement parties dans les limbes. Et le lecteur de se desoler de lire cela. Et d'enrager.

Ce ne sont que des supputations de ma part mais je me pose les legitimement quand on sait que cette serie aurait du etre une des plus belles et parmi les meilleures du FB. Elle avait tout pour elle et elle s'est fletrie comme la vieille femme qui ouvre cette histoire. C'est triste d'ecrire cela mais c'est la realite.

Note finale, .75/5. Insipide.

824. marcel - 09/12/18 21:36
Ou Joan Baez...

823. froggy - 09/12/18 21:25
Bien sur, c'est comme le musicien de jazz, Artie Shaw. Cela ne peut faire rire que des francophones.

822. marcel - 09/12/18 21:22
Ta vanne ne marche pas dans la langue d'origine...

821. froggy - 09/12/18 20:28
815. marcel - 07/12/18 15:40
Ah ! J'oubliais : c'est là-dedans qu'il a cree Flex Mentallo, personnage qu'il a ensuite developpe avec Frank Quitely dans une mini-serie.
.

C'est un gag ce nom? Pourquoi pas Jimmy Grenadine pendant qu'on y est?

820. longshot - 09/12/18 16:15 - (en réponse à : marcel)
Oui oui, je sais bien qu'il a fait d'autres trucs, c'est juste que je n'ai encore pas eu l'occasion de les lire... Même dans Spirou, je me souviens — tu n'avais pas dû le lire, si tu n'as que les recueils — d'un supplément avec une histoire dont il fallait plier les planches pour rabouter les cases de gauche à droite et dévoiler ainsi d'autres dialogues.

Mais justement, il n'y a pas grand chose d'oubap... esque ? d'oubapiel ? Enfin qui rappelle l'OuBaPo dans cet album-ci. Alors que le sujet aurait pu s'y prêter...

Je me suis aussi demandé ce que j'en aurais pensé si je n'y connaissais rien. Me souviens que Stefan avait aussi eu un avis mitigé sur un album de la collection dont il connaissait assez bien le sujet. Et comme je disais j'ai beaucoup aimé celui sur la Bible. Ça peut jouer...

819. marcel - 09/12/18 14:51
J'avais parle a l'epoque du Lecroart (auteur que j'adore). Ne connaissant pas grand chose au sujet (contrairement a toi), je dois avouer que certains passages etaient trop ardus pour moi. Mais la lecture m'avait plu quand meme, papillon a la con compris. Manifestement, nous n'avions pas les memes attentes.
Le Bouzard etait, lui, effectivement excellent. C'est les deux seuls que j'ai lus.

Sinon, de Lecroart, il ne faut pas se limiter a ses fifiches dans Spirou : pilier de l'Oubapo, il a realise plein d'albums a contraintes vraiment excellent (si tu aimes par exemple MA Mathieu). Un album cyclique (la suite de la fin est au debut), un palindromique (lisible dans les deux sens), quelques pages lisibles soit normalement, soit facon manga VO, et plein plein plein d'autres idees formidables. Et ce sont des albums qui tiennent sur la longueur.



 
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