Vide Cocagne

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67. Stefan - 13/03/22 03:15 - (en réponse à : PM)
Ben du coup, merci, j'étais pas au courant pour Shop Talk, ça a l'air mortel.

66. pm - 12/03/22 14:36
Me suis gourré, j’ai confondu avec Shop Talk de Will Eisner.

65. pm - 12/03/22 14:34 - (en réponse à : Froggy)
Tu l’as acheté en anglais ? En France, dans le circuit normal il est annoncé pour le 25 mars prochain.

64. Stefan - 12/03/22 09:28
J'insiste beaucoup sur les frustrations dans mon texte, mais cette aventure ça a été surtout beaucoup de belles rencontres de soutiens et de retours positifs avec des auteurs, d'autres éditeurs, des libraires, des festivals, des journalistes, et des lecteurs.
Tous ces retours, dont le tien, Froggy, qui m'a fait bien plaisir, font qu'on est vraiment heureux d'avoir pu sortir tous ces livres.

63. froggy - 12/03/22 06:40 - (en réponse à : Stefan)
Et pour avoir recommande ici meme Talk show, je t'en serai toujours reconnaissant. C'est un des livres les plus droles que j'ai.

62. Stefan - 12/03/22 03:05
Salut Heijingling,

désolé d'avoir mis autant de temps à te répondre, je me suis lancé dans un petit chantier à la maison et je n'ai pas trop eu le temps de me poser.

Je voulais quand même te répondre parce que tes remarques sont intéressantes et que ça rejoint d'autres discussions qu'il y a eu dans d'autres sujets sur le forum, sur le monde de l'édition sur lesquelles je n'étais pas intervenu par manque de temps, je pense que ce sujet intéresse pas mal de monde ici à juste titre.

Ce que je vais dire là correspond à ma vision de l'aventure Vide Cocagne, ce n'est que mon avis qui n'engage que moi.

Déjà, je ne sais pas trop si on peut dire qu'il nous "manqué" quelque chose. Honnêtement on s'est lancé là dedans sans illusion ni certitude, pour voir. Moi on m'aurait dit à l'époque que ça durerait plus de deux ou trois ans, je n'y aurais pas cru, et je crois pas que qui que ce soit dans l'asso aurait parié sur une activité qui dure dans le temps. L'aventure a duré, au final, 12 ans, on aura pu financer un poste de salarié à temps plein pendant 10 ans, quelques services civiques, et la location d'un local à Nantes, on aura sorti au total plus de 80 livres soit un peu plus d'un livre tous les deux mois ce qui est un sacré rythme pour une petite structure. Dans le lot, il y a eu quelques ratés, quelques regrets, mais surtout une majorités de livres dont on est très fier d'avoir permis l'existence. Et au final on ne s'arrête pas parce qu'on ne peut plus continuer, financièrement, on arrive grosso modo à s'en sortir. On aurait pu décider de continuer. En gros la plupart de nos livres, en fonctions des aides qu'on arrivait à obtenir et des conseils avisés de notre diffuseur, on les sortait entre 2000 et 5000 exemplaires. On en vendait en général autour d'un bon tiers en librairie les deux trois premiers mois après la sortie. Et on écoulait le reste tranquillement au fur et à mesure entre ventes en ligne sur notre site, vente en festival, marchés de Noël, séances de dédicace dans des librairies...

Je n'ai pas vérifié exactement les chiffres, mais je pense que les ordres de grandeurs sont pas trop déconnants. Après il y a quelques livres qui se sont mieux vendus que ça, on en a même quelques uns qu'on a réédité plusieurs fois, en particulier nos collectifs sur des thèmes sociaux, qui correspondent bien, je crois, à une facette majeur de l'essence de ce qu'est Vide Cocagne :









On a aussi eu quelques accidents industriels, quelques livres qui ne se sont pas vendus du tout. Certains c'était prévisible pour diverse raisons, d'autres ça nous a fait plus mal, parce qu'on n'a pas forcément compris pourquoi. (même si on trouve toujours des gens très fort pour expliquer après coup pourquoi c'était évident que tel livre allait marcher et tel autre pas) Pour moi le plus représentatifs de ces accidents inexplicables est Canis Majoris de Loïc Locatelli Kournwsky


(cliquer sur l'image pour voir ce que j'en disais à l'époque)


Ce livre s'est malheureusement très mal vendu.
C'est pourtant un livre magnifique sur le fond comme sur la forme par un auteur qui s'est fait un petit nom dans le milieu et dont les autres livres ont mieux marché, en particulier un très bon Pocahontas qui a reçu pas mal de bonnes critiques. Cet accident en particulier avait d'ailleurs motivé en 2014 notre décision de changer de diffuseur (j'en parlais à l'époque, plus bas dans ce sujet), et au final, on peut constater qu'on a bien fait, on aurait été obligé de s'arrêter en 2014 pour raison financières, si on ne l'avait pas fait, on ne vendait plus rien, ça s'est sensiblement amélioré avec le nouveau et on a pu tenir 8 ans de plus.

Et puis des exemples comme Persepolis ou Zaï Zaï Zaï, dans la masse des sorties en librairies chaque mois, c'est assez exceptionnel, on ne peut pas trop compter sur de tels coups pour mettre en place un modèle économique. (pourtant on n'est pas passé loin en fait, j'y reviendrai en fin de message.)

Par contre là où tu as sans doute raison quand même c'est que cet arrêt est quand même dans le fond aussi une affaire d'argent.

Là raison principale de notre arrêt c'est le départ de Marianne qui travaillait comme salariée pour nous depuis plusieurs année et qui faisait un travail remarquable et tenait un peu tout à elle toute seule. Elle avait envie d'évoluer, dans son travail, comme dans sa rémunération, c'est normal, la structure ne le lui aurait pas permis. On avait eu quelques autres salariés avant elle, d'autres très bien aussi, un ou deux où ça a été plus compliqué. On n'a pas eu le courage de chercher à la remplacer. Forcément si un miracle éditorial avait eu lieu, elle aurait peut être eu plus d'intérêt à rester, on aurait peut être pu embaucher plus de monde...
Et puis autour de l'arrêt il y a tout un tas de frustration, par exemple celui de ne pas avoir les moyens de mieux promouvoir nos livres pour éviter que certains, comme Canis Majoris (mais aussi d'autres) passent inaperçu.
Mais la plus grosse frustration, sans doute, va me permettre aussi de répondre à ta remarque très juste sur la ligne éditoriale.
Vide Cocagne, en tant qu'asso qui publiait des fanzine avait une ligne éditoriale assez claire, on faisait des fanzines avec des histoires avec une dimension sociale.
Quand on a lancé la maison d'édition, on n'a pas voulu se restreindre à des BD purement politiques ou documentaires, on voulait s'autoriser tous les styles, tous les genres, mais, on voulait, quel que soit le style ou le genre, avoir des bandes dessinées avec un certain fond, quelles gardent toutes, d'une manière ou d'une autre un dimension sociale. Et on a découpé en plusieurs collections, pour essayer d'être plus clairs.
Et puis à cette époque, on avait rencontré Terreur Graphique, qui s'est bien impliqué dans le projet. Il avait tout un réseau d'amis et auteurs, sur une ligne plus humoristique et il a lancé sa collection, Alimentation Générale, collection humoristique au sein de Vide Cocagne.
Peut être que ça a un peu contribué à brouiller l'image de notre ligne éditorial. Il y avait des auteurs de qualité, il a réussi à avoir pas mal de visibilité. Et on s'est rendu compte que mal de gens nous considérait comme une maison d'édition humoristique alors que c'était pas trop l'idée de départ. Honnêtement, je ne crois pas que ça soit vraiment grave. les gens regardent en général les livres avant l'éditeur, parfois ne font même pas gaffe à l'éditeur. Terreur Graphique nous a surtout apporté pas mal de visibilité et quelques très beaux livres. Et puis il a dû quitter Nantes pour des raisons personnelles et, pris par d'autres projet a été moins actifs au sein de l'asso.
Par contre l'autre facteur qui a peut être été plus déterminant dans le flou de notre ligne éditoriale est surtout financier.
Il faut comprendre que quand un grand éditeur signe un auteur pour un album de BD, il lui fourni une "avance sur droit", c'est à dire qu'il lui donne une partie des droits d'auteurs qu'il est sensé toucher sur la ventre des livres à l'avance. Ce n'est pas une vraie avance mais plus une sorte de salaire, dans la mesure où si les ventes ne permettent pas d'atteindre l'avance versée, on ne demande pas à l'auteur de rembourser. (et heureusement, c'est quand même le rôle de l'éditeur de prendre un minimum de risque). Le but de cette avance étant de permettre à l'auteur d'assurer sa survie pendant la création du livre.
Pour pouvoir payer cette avance il faut avoir de la trésorerie.
Or nous chez Vide Cocagne, on n'en avait pas trop de la trésorerie. Surtout qu'on avait fait un certain nombre de choix suicidaires, comme faire imprimer tous nos livres en France, et faire des beaux livres, sur du beau papier, recyclé avec des encres durables. Bref, un coût de fabrication, pour tous nos livres, élevé.
Le prix du livre est réglementé. Sur le prix du livre il y a une marge pour les libraires, qu'on ne contrôle pas, une pour le diffuseur qui nous est imposée aussi.
On voulait mettre au maximum possible la part auteur, et on voulait aussi que le livre au final soit le moins chez possible.
Du coup, ben le seul truc qu'on pouvait baisser au minimum légal pour que le livre soit pas trop cher, c'était la part éditeur. Donc pas de trésorerie mirobolante.
Donc un auteur qui publie chez nous, au final, il s'en sort pas trop mal, parce que la part de ses droits était plutôt généreuse et qu'à quelques malheureuses exceptions près, on arrivait à tout vendre.
Seulement le gros problème c'est qu'on ne peut payer correctement les auteurs qu'après la sortie des livres.(et encore, quand je dis correctement, ça reste des petits tirages)
On a quand même pu faire des petites choses, grâce à des subventions. Mais même là dessus, on n'était pas forcément au top. Je sais qu'il y des petits éditeurs qui sont très forts pour aller gratter toutes les subventions possibles un peu partout. Nous on se contentait surtout d'aides de la région et du CNL, ce qui est pas mal. Mais pas de quoi permettre à un auteur de vivre correctement pendant un an, ce qui est, en moyenne, le temps qu'il faut pour faire un bouquin.
Du coup, ben quelque fois, des auteurs qui venait nous voir avec des beaux projets, qui correspondait bien à ce qu'on aurait voulu publier, on était obligé de leurs conseiller d'aller voir de plus gros éditeurs.
Et nous on recherchait soit des projets déjà terminés (publié dans des blogs, ou prévus chez d'autres éditeurs et finalement refusés au dernier moment, ou chez des éditeur ayant fait faillite quelques fois) ou encore des auteurs ayant un autre métier à côté et donc travaillant sur un rythme plus lent.
Du coup, au grès des occasions, on a sortis quelques livres qui s'éloignaient peut être un peu de ce qui aurait pu être notre idée originale de ligne éditorial, parce que les livres nous plaisaient et qu'on avait l'occasion de pouvoir les sortir.
Et puis aussi, dans ce contexte, là, sur les quelques 80 qu'on a sorti, il y en a peut être eu trois ou quatre, où le résultat final fourni par l'auteur ne nous a pas plu, mais où l'auteur ne pouvait matériellement pas passer du temps à corriger ce qui n'allait pas et où on a sorti le livre quand même parce qu'on s'était engagé à le faire.
D'ailleurs, dans mes critiques de livres que j'ai publiées ici, j'ai toujours essayé de ne rien mettre que je ne pensais pas sincèrement, on peut donc assez facilement voir les livres qui m'ont moins plu, en général, je reste très descriptif et factuel.

Donc oui, pour ces raisons, effectivement, notre ligne éditoriale a pas forcément été d'une cohérence absolue. On a quand même, dans chacune de nos collections de noyaux représentatifs de ce qu'on voulait faire dont on est très fiers, et quelques rencontres imprévues qu'on est loin de regretter.

Et puis je vais finir par le miracle qui nous a quand même effleuré.
En 2015, on sort Talk Show de Fabcaro, recueil de strip fait, à la base, pour Terreur Graphique et la revue Alimentation Générale. Pour l'occasion, Boris Miroir nous fait une très belle maquette. Fabcaro n'est pas encore très connu. Peu avant la sortie, il nous prévient qu'il va sortir au même moment un autre livre avec Six Pieds Sous Terre. Je saurais plus trop dire d'où ça vient, peut être bien de Fabcaro lui même, mais on décide de mutualiser la communication avec Six Pieds Sous Terre. On envoie les dossiers de presse ensemble aux mêmes médias, on crée une page facebook commune de promotion qui existe toujours ici, on prend des stands aux mêmes festivals, parfois ensemble, on organise des dédicaces communes en librairie...
L'autre album en question c'est Zaï Zaï Zaï Zaï.
Avant la sortie, je lis les deux livres, j'aime beaucoup les deux. Je trouve Zaï Zaï Zaï Zaï plus original, mais je ris plus en lisant Talk Show. Honnêtement on m'aurait dit avant : "L'un des deux sera un phénomène éditorial extraordinaire", je ne sais pas du tout sur lequel j'aurais parié. Et honnêtement aussi s'il avait fallu parier entre tous les livres de Fabcaro sortis à ce moment là, j'aurais surement plus parié sur Carnet du Pérou par exemple. (mais là aussi, je sais qu'il y a des tas de gens très fort pour expliquer après coup que c'était évident que Zaï Zaï Zaï Zaï allait marcher mieux que les autres.)
Bref, les livres sortent, et petit à petit, on entend les gens parler, un peu partout de Zaï Zaï Zaï Zaï, et quasiment rien sur Talk Show.
J'avoue qu'à la fois, on était quand même content pour Fabcaro... et à la fois, on était quand même un peu frustrés.
Et puis finalement, de tout nos livres, c'est le seul qui, depuis qu'on l'a sortie en 2015, tous les mois, on en vend sans rien faire une centaine en librairie. On le réédite régulièrement quand il est épuisé. Alors, ce n'est pas un gros miracle éditorial, mais c'est quand même assez impressionnant (je rappelle, les autres livres, on en vend au mieux quelques centaines, un ou deux milliers max, en librairie les trois premiers mois, et ensuite plus grand chose, sauf ponctuellement quand l'auteur sort un nouveau livre et qu'on a une petite dizaine de commandes à tout casser) Donc, au final, on est quand même bien contents de l'avoir sorti.

(Au passage, Fabcaro, je ne l'ai croisé que très brièvement à Saint Malo, mais c'est un mec en or, qui est resté très humble, accessible et sympathique malgré le succès et qui reste en contact régulier avec l'asso pour prendre des nouvelles.)

Voila voila, merci de votre attention pour ceux qui ont eu le courage de lire tout ça jusque là.

61. Stefan - 24/02/22 13:37
Tu soulèves pas mal de point très intéressants, je vais essayer de trouver le temps de te faire une réponse un peu détaillée.

60. heijingling - 24/02/22 08:55
OK , merci, en regardant vite, comme il n'y a que quelques titres et pas tout ce qu'a sorti Vide cocagne j'ai cru qu'ils n'y étaient pas.

Ce qu'il a manqué à Vide cocagne c'est un soudain hyper best seller, comme Persepolis ou Zaï zaï zaï.

J'ai lu et aimé certains ouvrages de Vide cocagne, mais personellement un truc me gène chez cet éditeur. Je suis tombé sur ce commentaire: "Grand Souk est une collection orchestrée par Fabien Grolleau et Thierry Bedouet ; avec elle, tout un bazar de livres colorés, vivants, drôles, intelligents, à destination de la jeunesse ! Dans la continuité de la ligne éditoriale de Vide Cocagne, Grand Souk, ce sera des livres drôles, citoyens, variés". Or justement je ne vois pas de ligne éditoriale, pas d'auteur emblèmatique. il y a un Park Yoon-sun, mais je l'associe à Misma, Fabcaro (6 pieds), Erre (un peu partout), Marc et Pep (maintenant dans Spirou), et même Fabien Grolleau publie essentiellement ailleurs. Donc ce n'est pas un éditeur que je suis parce que je ne lui vois pas de spécificité (une collection, un auteur, une thématique (comme Steinkis, qui est très politique), je n'y ai pas fait de découverte, et c'est ce que j'attends d'un éditeur, qu'il me fasse découvrir des auteurs ou des points de vue.
Ainsi, tu présentais ainsi Alimentation générale: "80 pages de BD sans bla bla". Il y a plein d'auteurs que j'apprécie dans cette revue, mais une revue sans blabla est pour moi juste un catalogue, sauf à avoir une identité ou un regard graphique particulier, ce qu'elle n'a pas, vu la diversité des auteurs et l'absence de thème.

59. Stefan - 23/02/22 19:55
Si si, ils y sont, c'est juste que c'est en vrac.

De la collection jeunesse, il y a pour les tous petits :
madame musaraigne
la gardienne de mes nuits
l'ile aux crabes
l'anniversaire du grand mammouth
il y a un hippopotame dans mes toilettes
bricoles et bestioles

Pour les plus grands :
Les 7 Sherlock
mekka nikki
feya t2
feya t1

58. heijingling - 23/02/22 16:33
Plus bas est indiquée une collection pour enfants, ça m'intéresse, mais ils n'apparaissent pas sur ton lien. Sont-ils encore disponibles (hors Amazon, s'entend)?

57. Stefan - 23/02/22 13:54
;)

Ha ben Vide Cocagne va continuer à exister, ça va probablement ralentir un peu là, le temps de gérer les changements qui arrivent, mais il y aura probablement d'autres projets.

56. suzix@bdp - 23/02/22 11:39 - (en réponse à : stefan)
oui je sais pour ton autre boulot! C'est surfeur c'est bien ça? (;o)

par SBF je pensais à Sans Bd Fixe! (;o)

55. Stefan - 23/02/22 11:29
Merci Lionel.

Moi j'étais bénévole, j'aidais un peu de loin, notamment en venant spammer de pub sur des forum pour essayer de tenir au courant de l'existence de nos livres, et en réalisant de temps en temps quelques tâches administratives simples, mais j'ai un autre boulot à côté.

Ça a été une belle expérience et une belle aventure avec pas mal de frustration aussi, c'est sûr, mais il y a quelques livres quand même dans notre catalogue dont on est assez fiers.

54. suzix@bdp - 23/02/22 10:18
Belle aventure. Fatigante apparemment! (;o)
Editeur finalement c'est bcp de boulot et un peu de plaisir.
Bonne continuation.
Je vais regarder les albums du catalogue.

Et toi Stefan, du coup, tu es SBF ?

53. stefan - 23/02/22 02:11
Salut,

après 12 ans d'activité éditoriale, Vide Cocagne va arrêter de sortir des livres en librairies fin 2022.

Un petit mot d'explication d'un des membres fondateurs :

"
Nous aurions sans doute dû nous appeler les éditions 2022 !
Oui, la maison d’édition Vide Cocagne s’arrête à la fin de l'année pour ne demeurer qu’une association locale nantaise, s’occupant de bande dessinée autrement, sans ambition éditoriale particulière, nous verrons bien comment nous évoluerons, ce que nous ferons. Sans regret, avec fierté.
Mission accomplie !
Quand Thierry et moi avons créé Vide Cocagne en 2003, nous avions l’intention d’en faire un laboratoire qui nous permettrait de découvrir le métier d’auteur et d’éditeur, nous voulions développer notre art, chacun de notre côté mais ensemble, en se serrant les coudes, en s’associant.
De notre point de vue, c’est donc une réussite, Thierry est un illustrateur et auteur de livres jeunesse reconnu, je suis l’auteur BD que je rêvais d’être ; des auteurs comme tous les autres, débordés, à flux tendus, se battant pour vivre de leur travail et pour qui, suivre la création de livres et gérer une maison d’édition avec une belle ambition devenait tout simplement impossible.
D’autres nous ont rejoint en cours de route dans cette aventure associative, je pense principalement à Émile et Thomas qui développent maintenant la Maison et le Festival Fumetti, deux projets initialement impulsés par Vide Cocagne : des institutions en passe de devenir des acteurs essentiels dans le paysage de la bande dessinée française. Merci également à Terreur Graphique qui a intégré l’équipe en créant la revue puis la collection « Alimentation Générale ». Merci à eux pour leur aventure Vide Cocagne.
Aujourd’hui, Mariane qui portait à bouts de bras l’association avec un grand mérite et une belle énergie a légitimement envie d’autres aventures professionnelles : nous la remercions d’avoir porté le rocher de Sisyphe/Vide Cocagne, aussi bien et aussi longtemps – pourtant qu’il était lourd à rouler ce rocher - et nous lui souhaitons une belle route. Merci à toi, Mariane !
Merci aux bénévoles qui ont un jour soutenu Vide Cocagne dans notre délire, impossible de citer tous ceux qui nous ont aidé de près ou de loin : mais un petit merci plus particulier à l’indéfectible président Stefan. Et des remerciements affectueux à Mathias et Vegas.
Merci à tous les auteurs et autrices qui nous ont fait confiance. Nous avons essayé de défendre au mieux vos livres, nous n’aurons pas tout réussi mais nous aurons essayé. Notre catalogue est varié, joyeux, risqué, ambitieux, nous sommes fiers de tous ces beaux ouvrages et espérons qu’ils revivront ailleurs, d’une manière ou d’une autre.
Enfin, évidemment, merci à tous ceux qui nous ont soutenus et qui ont défendu nos livres, diffuseurs, journalistes, libraires, festivals ; merci surtout surtout surtout à tous ceux qui ont acheté, lu et aimé nos livres. Merci à toi lecteur, lectrice, mon amour !
Partir un jour.
Aujourd’hui, avec le départ de Mariane, nous avons pesé le pour et le contre : continuer, chercher quelqu’un d’autre ? Ou s’arrêter ? Nous avons choisi d’arrêter.
Depuis un moment le système de la chaîne du livre, qui nous impose un rythme de parution élevé (pas de nouveauté, pas de rentrée d’argent), nous pesait. Nous voulions faire les choses plus simplement, plus librement, plus en accord aussi avec nos pensées, comme quand nous avons commencé avec des fanzines.
Nous sommes avant tout des auteurs qui jouions à l’éditeur par amour des livres, mais les livres ont besoin d’un éditeur à temps plein, un éditeur qui mouille la chemise, qui va au front ! En tant qu’auteurs, nous avons maintenant des exigences, que nous peinions fortement à mettre en place en tant qu’éditeur ; ça devenait là encore trop compliqué d’avoir la double casquette. Sans regret donc, avec même un peu de soulagement tant la tâche est devenue ardue.
J’en profite pour saluer nos collègues éditeurs indépendants à la Don Quichotte qui continuent le combat pour éditer de beaux livres. Plus particulièrement les éditeurs nantais bien sûr mais surtout les 6 Pieds Sous Terre pour leur soutien en festival ! J’invite au passage mes collègues auteurs à se pencher un peu plus sur les conditions d’édition d’un livre indépendant, ça n’est pas de tout repos non plus !
Tel le phœnix ?
Ce n’est pas la première fois Vide Cocagne fait sa mue, c’est même dans sa nature : aussi nous ne fermons rien, nous laissons la porte ouverte, nous laissons l’association se reposer un peu et nous verrons bien ce que l’avenir lui réserve.
Fabien Grolleau
"



Et vous pouvez trouver nos livres encore disponnibles ICI

52. stefan - 29/06/18 16:52
Ils nous avaient fait une preview de Madumo de Fabrice Erre, et il me semble bien qu'en effet, ils l'avaient fait gracieusement.

Et quand j'avais posté une critique du Voyage d'Abel auto édité par Bruno Duhamel et Lisa Belvent, la critique avait plu aux admins de BDGest, ils leur avait fait une preview et il me semble bien aussi que c'était cadeau.

Après il est possible que certains éditeur plus gros paient, mais je ne suis pas sûr, je pense que justement ils ne les font pas payer pour garder la liberté de choisir les albums qu'ils mettent en avant dans ce cadre là. (mais je ne suis pas catégorique là dessus)

51. heijingling - 29/06/18 16:19
Les pubs présentées comme telles, nombreuses sur bdgest, comme les bandeaux qui annoncent une sortie, sont évidemment payantes, mais j'avais l'impression que les previews étaient comme une mise en avant d'un coup de coeur des admins du site, une pub gratuite en quelque sorte. Je dois être vraiment naïf.

50. torpedo31200 - 29/06/18 15:43 - (en réponse à : heijingling - post # 49)
Ben il me semblait évident que les publicités payaient l' hébergement du site il y a quelques années.
Je n' y vais plus depuis 5 ans, peut-être que Nexus ou Corbulon paient avec leur argent de poche, mais j' ai un léger doute...

49. heijingling - 29/06/18 02:54 - (en réponse à : torpedo31200 post#38)
"T' es gentil mais BDGest est trop cher pour eux."
Veux-tu dire que les éditeurs payent pour avoir des previews sur Bdgest ?

48. stefan - 08/03/17 03:21

47. suzix@bdp - 03/04/15 11:31
effectivement!

46. Stefan - 03/04/15 11:23
Ha dommage, c'est Fabien Grolleau qui va interviewer Tanquerelle en plus.

45. suzix@bdp - 03/04/15 09:41
suis sur Nantes ce week-end justement! Occupé mais j'y suis mais c'est mardi! (;o)

44. stefan - 03/04/15 03:17
Au fait, pour ceux parmi vous qui sont sur Nantes:

CLIC

43. stefan - 02/04/15 19:10
Ha? bah, on verra. Honnêtement, on n'aurait pas pu continuer chez l'ancien longtemps comme ça, alors c'est un peu quitte ou double.

42. torpedo31200 - 02/04/15 18:40 - (en réponse à : Stefan - post # 39)
Ce qui me faisait croire que vous manquiez de contacts avec d' autres acteurs, c' est le simple fait que beaucoup de ceux que je connais manifestent des échos très différents de ceux que tu entends.
En d' autres termes, changer de diffuseur n' était pas judicieux, ou plus prosaïquement s' apparente à un suicide éditorial.

41. Stefan - 02/04/15 17:05 - (en réponse à : Suzy)
Oui, je sais bien, j'ai une Fnac pas loin de chez moi, à Bayonne.
Dans les petites Fnacs, le responsable du rayon BD, si il commande des livres pour son magasin sans avoir un client derrière, la centrale de la Fnac lui envoie pas toujours même si elle en a 300 en stock qu'elle a placé nulle part.

40. suzix@bdp - 02/04/15 16:55 - (en réponse à : stefan)
Cela ne te rassurera peut-être pas mais à part les FNAC "huppées" de Paris downtown, aucune n'a tout ce qui sort, même chez les gros éditeurs.

39. Stefan - 02/04/15 16:38
On parle avec tout le monde tu sais, on n'est pas sectaires. Les libraires, tous ceux qu'on croise, les éditeurs, aussi (Même pas mal, Warrum, six pieds sous terre, Hoochie Coochie, Sarbacane... on a des contacts amicaux réguliers avec tous ces gens là et d'autres et on discute), des auteurs et des lecteurs sans arrêts en festival notamment, à notre boutique aussi et, accessoirement sur les forums ou facebook, on en trouve aussi. Je ne comprends pas bien ce qui te fait croire que ça pourrait ne pas être le cas.

Si le diffuseur est motivé pour diffuser un livre, je ne vois pas pourquoi on l'en empêcherait, Ulule ou pas. Nos livre on a envie de les faire vivre le mieux possible. Le Ulule, il a bien marché, mais il a touché principalement notre petit réseau d'amis facebook et d'amis d'amis.

J'ai l'impression que tu crois que je me plains en accusant notre ancien diffuseur de tous nos problèmes. Ce n'est pas le cas. On avait un vrai problème avec notre ancien diffuseur parce qu'il ne plaçait pas nos livre comme on l'aurait espéré. Bien trop souvent, les lecteurs et libraires à qui on parlait n'avaient pas du tout entendu parlé de nous, les petits éditeurs à qui on parlait et qui avait eu une expérience similaire à la notre nous disaient plus de bien du nouveau que de l'ancien. Même son de cloche chez pas mal de libraires avec qui on a pu discuter.

On a fait le pari de changer. Pour le moment, les choses nous semblent plus sérieuses avec le nouveau. J'entends bien ce que tu me dis, on sait bien que rien n'est gagné. Je sais bien que c'est avant tout à nous de nous bouger pour nos auteurs et de communiquer le mieux possibles avec nos maigres moyens. Ce qu'on essaie de faire.

Mes messages ici ont deux buts:
1 - récupérer des infos en discutant avec des lecteurs pour voir si d'ici j'observe un changement (mais je ne me contente pas de ce point de vue pour tirer des conclusions hâtives)
et aussi
2 - parce que ça me semble un moyen de sensibiliser les gens qui viennent ici à notre démarche de parler un peu de tout ça. En tant que lecteur moi même, ça me semble intéressant de savoir comment les BDs arrivent ou non jusqu'à mon panier, et je pense que ça peut intéresser d'autres gens sur ce forum.

38. torpedo31200 - 02/04/15 15:52 - (en réponse à : Stefan - post # 32)
Faudrait aussi parler avec d' autres acteurs du marché, des lecteurs, des libraires, des vendeurs, d' autres éditeurs de structure équivalente. Et arrêter de tout ramener aux forums et aux diffuseurs.

Pour la collection Alimentation Générale, si préfinancée par Ulule, pourquoi les librairies en prendraient ? Pourquoi des représentants se battraient pour vos livres, si ils sont déjà vendus avant ?

37. Stefan - 02/04/15 15:46
Merci à tous pour vos retours en tous cas.

Je continuerai à vous donner des infos comme ça, sur comment on s'en sort, si ça vous intéresse.

36. torpedo31200 - 02/04/15 15:46 - (en réponse à : suzix@bdp - post # 33)
T' es gentil mais BDGest est trop cher pour eux. Et il n' y a que des gros éditeurs dans tes exemples, excepté Steinkis.

35. marcel - 02/04/15 15:15
Mon exemple n'est peut-etre (surement) pas significatif, mais mon libraire ne commande pas les albums Vide Cocagne, et ne les a donc pas en rayon (malgre le changement de diffuseur). De ce que j'ai compris, c'est la politique de retours du diffuseur qui ne lui convient pas.
En revanche, il m'a dit que si je voulais un album, il pouvait me le commander. Donc, une preview comme celle de BDGest peut amener les lecteurs qui sont dans mon cas a demander a leur libraire. Mais c'est donc une demarche volontaire, aucune chance de coup de coeur au feuilletage en rayon...

34. suzix@bdp - 02/04/15 15:10
Je pense que vu le type de BD "confidenteilles" que vous proposez, il y a des chances que ce soient des amateurs chevronnés qui vont principalement acheter. Et eux, se renseignent sur le net. Alors un grand ++++ pour les preview en tout genre.

33. suzix@bdp - 02/04/15 15:08
Sur 2014 pour te donner une idée j'ai acheté les titres suivants en grande partie parce que je les ai vus en preview (sans doute sur BDGest):

* La révolution Pilote 1968-1972 de Nicoby & Aeschimann paru chez Dargaud (janvier 2015)
* L'île aux femmes de Zanzim paru chez Glénat (janvier 2015)
* Buffalo Runner de Oger chez Rue de Sèvres (janvier 2015)
* L'Algérie c'est beau comme l'Amérique de Grand & Burton chez Steinkis (janvier 2015)
* Black Science #1 de Scalera & Remender chez Urban Comics (février 2015)
* Le reste du monde de Chauzy chez Casterman (avril 2015) (peut-être me souviens plus bien)


... donc 6 sur 23 ... un quart. Bon ensuite, il faut que je les vois en rayon. A part "L'Algérie" que j'ai cherché en rayon, les autres je les ai reconnus dans les nouveautés.

32. Stefan - 02/04/15 14:59
Torpedo C'est la notion d'ambitieux qui me semble subjective.
Pour ce que tu dis sur les tirages, on s'appuie en général sur l'avis du diffuseur justement qui a une meilleurs expérience que nous. On a aussi fait, pour certains livres, des plus petits tirages qu'on n'a pas fait diffuser oui.
Quant à la quantité de titre, ça dépend aussi du financement. Par exemple, la collection Alimentation générale, celle dirigée par Terreur Graphique, on l'a lancée grâce à un Ulule qui a très bien marché, on a donc des préventes assurées, et comme ce sont des auteurs qui commencent à avoir un petit nom, un tirage important et une diffusion semblaient logique.
Pareil pour les livres où on a une subvention du CNL, ce n'est pas évident et ça implique déjà un tirage important qui doit figurer dans le dossier. ça serait bête de pas profiter de ce coup de pouce si on peut l'avoir.

Suzy C'est très difficile de savoir à l'avance comment un livre va être reçu et pourquoi. Statistiquement, on a quand même souvent des chances de pas se tromper en disant que ça va pas marcher si l'auteur est pas très connu et l'éditeur petit. Par contre c'est très facile après coup, par contre de trouver des explications plausibles. Je me trompe peut être, mais je ne suis pas sûr que beaucoup de libraires spécialisés lisent les previews de BDGest. C'est déjà pas possible de lire tout ce qu'ils reçoivent dans leur boutique. Mais c'est sûr que c'est très agréable et appréciable, pour nous d'être mis en avant comme ça.

31. torpedo31200 - 02/04/15 14:38 - (en réponse à : Stefan * post # 29)
Pas si abstrait que ça. Si éditeur associatif et tirage à 500 exemplaires, faut essayer d' en vendre 300 en festivals. Pas la peine d' insister pour les placer en librairies.

Si éditeur pas associatif et qui vise des succès à 2500 ou 3000, faut sortir moins de titres et se concentrer sur les plus ambitieux, quitte à se les faire piquer par des industriels ou à être obligé de changer de diffuseur si l' on frôle les 7 à 10 000.
Dans tout marché, il y a des théorèmes et des référents, ce n' est pas si abstrait.

30. suzix@bdp - 02/04/15 14:26 - (en réponse à : stefan)
quel timing! Et je suis certain que cela joue sur les lecteurs et donc sur les libraires et peut-être aussi sur les FNAC (moi sûr!)

29. Stefan - 02/04/15 14:09
Torpedo => "le niveau pour être en librairie" ça me semble être un concept très abstrait. Si il y avait des gens qui savaient exactement ce qui a le niveau ou non pour être en librairie, on y trouverait moins de livres médiocres. Et il y en a un paquet. J'ai l'impression que ce qui compte en premier c'est le nom sur la couverture et en deuxième la puissance de feu de l'éditeur. Mais si on reste sur ces critères, on n'a pas beaucoup de nouveautés originales.
Quoi qu'il en soit, tu as sans aucun doute raison, (sauf qu'on vient sur Paris présenter nos livres avec nos crêtes, nos chiens, nos 8.6 et tout), on a bien conscience de ce qu'on est dans ce marché, on voit bien comment d'autres qui ont plus de bouteille et d'arguments éditoriaux que nous galèrent déjà. On est très lucide sur la maigreur de nos chances à long terme. Mais on n'a pas grand chose à perdre. Tant qu"on arrive à ne pas perdre des sous, on sort des bouquins qui nous plaisent, des bouquins qu'on a envie de voir et d'acheter en librairie. Si un jour ça s'arrête, tant pis, au moins, on aura essayé, on sera pas resté dans notre coin à nous plaindre.

Suzy => J'ai envie de dire: "TADAAAAAA!"

28. torpedo31200 - 02/04/15 13:05 - (en réponse à : Stefan - post # 26)
Mais une partie non négligeable de vos titres n' ont pas le niveau pour être en rayon. Ils sont sympas, édités par une structure associative, mais les deux tiers des tirages se vendront plus en festival et autres manifestations du livre.

Ceux "dirigés" par Terreur Graphique me semble un peu plus ambitieux. Mais je crains que Belles Lettres les poussent trop et que ça tue la structure d' ici 2017. Parce qu' avec 70 % de retours, Belles Lettres ne se battra plus pour vous, et aura même des résultats en dessous de la période Makassar.
Et je connais plusieurs vendeurs qui pensent que vous souffrirez bien avant. Parce que Belles Lettres ne va pas se battre pour des petits punks associatifs, qui ne se déplacent peut-être pas pour présenter leurs bouquins en réunion.

27. suzix@bdp - 02/04/15 12:39 - (en réponse à : stefan)
person, ce qui marche vraiment bien avec moi ce sont les prépubs avec 10/15 pages. Notamment sur BDGest.

26. Stefan - 02/04/15 12:34 - (en réponse à : Torpedo)
Oui, je vois aussi cet aspect des choses.

Mais là on ne peut s'en prendre qu'à nous même et à nos choix.
C'était beaucoup plus frustrant de ne pas arriver jusqu'aux rayons.

On verra les retours et l'accueil global de nos livres bien assez tôt...

25. suzix@bdp - 02/04/15 12:06
Les rayons des 2 FNAC que je fréquente le plus souvent ont pas mal évolué sur les 18 derniers mois. Par exemple : rassemblement FB avec les mangas. Avant il y avait une grande cloison entre les deux "mondes" ... maintenant ils partouzent! Développement des Comics aussi. Parfois des zones à thème. Et un peu de paraBD fait son apparition. Les petits éditeurs trouvent aussi leur place mais cela depuis des années maintenant.

24. torpedo31200 - 02/04/15 11:43 - (en réponse à : Stefan - post # 23)
Si la photo est récente, ce n' est pas une bonne nouvelle. Probablement 10 en mise en place, 0 vente. Donc taux de retour trop important et Belles Lettres cessera de vous chouchouter d' ici la fin de l' année.

23. Stefan - 02/04/15 09:45
Bon, déjà une différence par rapport à avant, pour la première fois, je suis entré dans une Fnac et j'ai trouvé une de nos livres mis en avant sans que j'ai eu besoin au préalable d'aller harceler une vendeuse pour ça:


22. stefan - 01/02/15 00:15
Ben, on fait ça dans les villes où on a des gens qui participent ou qui ont été publiés. Tours, Nantes, Biarritz, Lyon. On a deux auteurs sur Bruxelles, ils ont été en contact avec des librairies, il y a même eu des dédicaces d'organisées, mais je ne saurais pas te dire de quelles librairies il s'agit.

21. Quentin - 31/01/15 23:45
Au début des éditions indépendantes, les auteurs/éditeurs démarchaient eux-même les libraires. Ils venaient avec leur valise pleine de livres, les présentaient au libraire, qui faisait son choix et présentait les BD. Quand le conatct passait bien, certaines librairies organisaient même des événements spéciaux pour mettre en avant telle petite maison d'édition, ce qui leur donnait une grande visibilité.

Je ne sais pas combien tu payes ton diffuseur pour faire ce boulot, mais un billet de train pour Bruxelles serait sans doute un meilleur investisement. Rien ne vaut le contact personnel

20. stefan - 30/01/15 23:41
Tu as parfaitement raison Quentin. Mais si le diffuseur ne présente pas nos livres au libraire, ce qui fait parti de son rôle, il y a très peu de chance qu'il, le libraire, les lisent et ça réduit d'autant les chance qu'il les aime et les expose.

D'où, l'importance d'avoir un diffuseur qui a un bon réseau de libraires ciblés pour être intéressés par le genre de livre que l'on fait, même si évidemment, c'est nécessaire, mais pas forcément suffisant.

19. Quentin - 30/01/15 23:31
Jamais vu ces livres dans les librairies spécialisées à Bruxelles. Ceci dit, je n'y vais qu'une à deux fois par an et je rate beaucoup de choses. Je ne regarde donc en général que ce que les libraires ont bien aimé et décident de mettre en avant. Mais pour ces livres là, par contre, l'exposition est très forte, et sur de très longues périodes (parfois plusieurs années). Donc si tu veux que tes livres se vendent là-bas, il faut d'abord convaincre le libraire de les lire, puis espérer que ca lui plaira. S'ils ne les lisent pas, c'est pas la peine, ca ne sera pas mis en avant et ca passera inaperçu, quelque soit le diffuseur que tu utilises.

18. stefan - 30/01/15 23:23
Ha, c'est chouette, merci pour l'info.



 
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