Gaston Lagaffe

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277. froggy - 12/04/18 01:11
Il est plutôt sympa Pasamonik, en réalité bdgest est un ramassis de sacs à merde et de gros cons fascistes, des abrutis comme on n'en fait plus, des pochetrons réactionnaires ultimes, un bon gros paquet de fils de pute.

Amis de la poesie, Bonsoir!

276. Victor Hugo - 10/04/18 01:10
Il est plutôt sympa Pasamonik, en réalité bdgest est un ramassis de sacs à merde et de gros cons fascistes, des abrutis comme on n'en fait plus, des pochetrons réactionnaires ultimes, un bon gros paquet de fils de pute.

275. froggy - 10/04/18 00:28

274. froggy - 06/04/18 18:26 - (en réponse à : Marcel)
Toute une education a refaire!

273. pm - 06/04/18 18:18
Comme les livres d'ailleurs.
La vie serait tellement triste sans livres ni films, on a dû être génétiquement modifié car ça parait impensable de vivre sans.

272. pm - 06/04/18 18:14
Dans l'absolu, on n'a meme pas besoin de voir des films.

Ah si, c'est vital !

271. marcel - 06/04/18 17:52
Généralement, j'aime pas le rock prog (Genesis periode Peter Gabriel non plus, par exemple). De Pink Floyd, j'aime juste l'album The wall. Et je ne connais pas (ou alors vaguement entendu) la periode Sid Barrett.
Bref, sur cette periode, je prefere Bowie ou Led Zep.

270. froggy - 06/04/18 17:23
Philippe a raison au sujet de L'esquive, si vous prenez des oeuvres anciennes, tout y est deja et c'est cela qui est fascinant d'ailleurs, de s'apercevoir, qu'en depit des siecles, des contrees et des langues, les sentiments restent les memes. Je ne veux pas me montrer pretentieux en citant des trucs que j'ai lus mais j'ai ete agreablement surpris lorsque je lisais L'odyssee d'Homere d'y constater que cela reste une oeuvre moderne dans certains passages. Et ne parlons pas de la Bible, un veritable roman. J'aurais aime que Kechiche, dans son scenario, amene au moins un personnage a se rendre compte que ce qu'il/elle vit dans sa cite est deja dans Marivaux, et que peut-etre, en maitrisant mieux le langage, cela lui permettrait de pouvoir mieux exprimer ses sentiments. Cependant, la logique du scenario ne peut pas faire cela car, malheureusement ces jeunes n'ont pas ete armes pour avoir de tels raisonnements. J'ai trouve ce film tres pessimiste.

Philippe, je t'envie d'avoir revu ce Rohmer, cela ne m'est pas arrive depuis tellement longtemps. Et je ne sais pas quand cela arrivera.

269. lobabu - 06/04/18 17:09
Comment cela tu détestes Pink Floyd, Marcel?

268. bert74 - 06/04/18 15:48 - (en réponse à : marcel)
Hé ! Moi je continue bien à parler à un mec qui déteste les Pink Floyd...

267. marcel - 06/04/18 15:39
Bien sur qu'on a pas besoin de voir un film pour savoir ca.
Dans l'absolu, on n'a meme pas besoin de voir des films.

266. pm - 06/04/18 13:50 - (en réponse à : Bert, marcel ...)
100% d'accord avec Bert, Kechiche me semble totalement surrestimé, j'ai vu la vie d'Adèle et je n'ai vraiment pas aimé. J'ai trouvé ça extrêmement lourd, sans subtilité, m'as tu vu ...
Ce que dit marcel sur le film que froggy n'aurait pas compris, je ne l'ai pas vu mais je me demande s'il est nécessaire de faire un film pour enfoncer de telles portes ouvertes. Il est tellement évident que facilité de communication ou pas les sentiments et frustrations humaines ne changent guère, même si une verbalisation peut empêcher plus facilement le passage à la violence physique.
Récemment je me suis nettoyé en revoyant Les nuits de la pleine Lune que je n'avais pas revu depuis sa sortie. Un bonheur de cinéma.

265. marcel - 06/04/18 13:32
Piet : Il me semblait bien qu'il y avait un truc qui deconnait en écrivant le titre. Bien sur, c'est Entre les murs, je suis con !

Bert : Ca va que t'aimes Desproges, Moore et Les fatals picards, sinon, je te mépriserais.
Plus sérieusement, j'ai pas encore vu La vie d'Adele. Mais il faut.

264. bert74 - 06/04/18 13:10
je n'ai vu qu'une petite partie de l'Esquive, mais je me suis quand même enfilé La Graine et le Mulet et La Vie d'Adèle.

Quelle plaie ! Je me demande encore pourquoi je me suis infligé ça...
Kechiche est un réalisateur honteusement surestimé qui fait du poncif en filmant du poncif. Il croit savoir filmer en faisant des plans grossiers et des mouvements de caméra inutilement alambiqués. Vraiment deux mains gauches.
Et c'est un exécrable directeur d'acteur. En comparaison les Marseillais à Las Vegas c'est du Rohmer.

Je prend le paris que dans 10-15 ans, sa nullité enfin reconnue, il sera devenu culte (au moins au niveau de Max Pecas).

263. Piet Lastar - 06/04/18 12:23 - (en réponse à : marcel)
A mon avis, tu parles d'Entre les murs

262. marcel - 06/04/18 11:01
T'as vu Derriere les murs, de Laurent Cantet ?... Je pense que, dans un genre different, mais avec des points communs thématiques (un prof de Français en banlieue, on ne sort presque pas de la salle de classe), c'est un bon complement.

261. marcel - 06/04/18 10:58
Moi non plus, je ne me suis pas identifié. C'est justement tout l'interet du film de te faire comprendre que, derriere une certaine forme de barriere culturelle (justement quand t'es pas de ce milieu), les sentiments humains sont identiques, quelle que soit la manière de les exprimer. C'est exactement pour ca que je te disais que t'etais passe a cote du film.

260. froggy - 06/04/18 01:11 - (en réponse à : Marcel)
J'ai ete vraiment effare par cela, la pauvrete du vocabulaire de ces jeunes car j'aime tellement les mots. Je ne pouvais pas m'identifier aux personnages principaux. Il faut dire que je n'ai pas grandi dans une banlieue manifestement defavorisee et surtout pas la meme epoque. J'ai l'impression que c'est plus dur aujourd'hui.

259. marcel - 06/04/18 00:40
et pas du tout L'esquive a cause de la violence verbale et de l'incapacite de ces jeunes a s'exprimer autrement que par des cris et des hurlements.
Alors t'as rien compris au film. C'est justement tout l'interet de voir que, que ce soit avec le language delicat de Marivaux, ou avec les blocages d'eloquence des personnages (vocabulaire pauvre et cris par incapacite de s'exprimer), les sentiments restent les memes.

258. froggy - 06/04/18 00:14
De Kechiche, j'ai adore La graine et le mulet qui m'a profondement impressionne.

Par contre, j'ai nettement moins aime La vie d'Adele et pas du tout L'esquive a cause de la violence verbale et de l'incapacite de ces jeunes a s'exprimer autrement que par des cris et des hurlements.

257. marcel - 05/04/18 18:31
Beaucoup aime aussi L'esquive (surtout) et La graine et le mulet.

256. Lien Rag - 05/04/18 18:23
Je n'ai pas vu la Vie d'Adèle (le Bleu est une Couleur Chaude vaut surtout par sa maîtrise du langage de la BD, j'ai du mal à voir comment c'est adaptable) mais j'ai beaucoup aimé l'Esquive et eu un peu de mal avec la Graine et le Mulet (mon premier Kechiche, j'ai eu du mal à comprendre au début où il voulait en venir) mais l'ai trouvé quand même très intéressant...

255. bert74 - 05/04/18 11:55 - (en réponse à : froggy)
C'est quand même bien pourri le cinéma d'Abdellatif Kechiche.
Je ne vois pas de raison de ne pas lui taper dessus... Forza Lea !

254. Piet Lastar - 05/04/18 10:33
L'un d'entre vous pourrait-il nous illustrer les différences entre la colorisation originelle (Spirou ou album) et la nouvelle de Jannin. Merci

253. froggy - 05/04/18 00:02
J'avais vu la bande annonce sur youtube et j'avais trouve cela beaucoup plus reussi que ce que j'en attendais. Mais je me mefie des bandes annonces des comedies francaises ou on nous montre le meilleur et quand on voit le film, on est affreusement decu. De toutes facons, il est impossible que le film sorte ici et je le verrai probablement sur TV5 Monde dans quelques annees (si Dieu me prete vie).

Quant a Isabelle Franquin, comme coup bas, ca se pose la. Cela me rappelle l'autre connasse de Lea Seydoux qui a chouigne dans tous les journaux au sujet de La vie d'Adele contre son metteur en scene, Abdellatif Kechiche en disant une semaine avant la sortie du film qu'il avait ete tres mechant avec elle sur le plateau et qu'il ne lui avait que des miseres alors que 4 mois avant Cannes, c'etait le meilleur homme du monde et qu'on a eu la Palme d'Or et tout, et tout.

Ah, ces femmes!

Pour le coup Laurent a raison, quand on voit le traitement que fait subir Frederic Jannin aux planches, cela donne la gerbe. Je suis tres decu par lui, j'adorais Germain et Nous et Arnest Ringard, il est maintenant devenu un parasite et un profiteur tel un morbac s'accrochant desesperement aux basques de la gloire de Franquin. Il vieillit bien mal, lui.

252. froggy - 04/04/18 23:20

251. Victor Hugo - 03/04/18 23:41
Oui c'est qu'une pauvre connasse quoi...

250. Stefan - 03/04/18 23:36
Je ne reproche pas le côté gros gag, je dis que Gaston ce n'est pas QUE du gros gag, or, dans la bande annonce je ne vois que ça et mal filmé, téléphoné, mal rythmé. Après ce n'est qu'une bande annonce, monté par je ne sais pas qui, peut être que le film me surprendra, mais j'en doute un peu.

Je n'ai pas vu Au revoir là haut, mais sur ces précédents films, en particulier, Enfermés dehors, Le vilain et 9 mois fermes, Dupontel arrive bien mieux à filmer du gag burlesque de manière très rythmé, tout en arrivant à raconter une histoire de manière très fluide et à garder une dimension sociale et humaine. Sur les deux derniers, il s'éloigne un peu de ses côtés trash/beaufs habituels pour quelque chose de plus "grand public", mais sans tomber dans le niais. C'est pour ces aspects là, que je pense qu'il pourrait faire quelque chose d'intéressant et à mon avis, il est assez unique en France pour ça.

Sur la poésie il y a une naïveté enfantine chez Pef qui peut être intéressante, effectivement, mais que je ne suis pas sûr de beaucoup voir dans le court extrait qu'on nous propose, même si j'aime bien l'acteur qui fait Gaston pour ça.

Sur la manque de classe du timing d'Isabelle Franquin, je comprends ce que tu veux dire. Mais je suppose que si elle en parle maintenant, c'est que c'est maintenant qu'on lui a posé la question. Et si c'est ce qu'elle ressent, je ne vois pas trop pourquoi elle se priverait de le dire.
Après, je t'accorde complétement que je trouve ça assez con d'avoir refusé de rencontrer le réalisateur, pas très constructif de sa part. Si vraiment elle tenait à améliorer le film elle aurait surement pu essayer d'en parler avec lui.

249. Victor Hugo - 03/04/18 21:24
Comment on peut reprocher le côté gros gag, Gaston c'est du gros gag. Pef a assez de poésie propre pour l'insuffler dans le film, alors que Dupontel est un gros beauf vulgaire et malsain (Au revoir là-haut est un film franchement raté).

248. Victor Hugo - 03/04/18 21:19
Une connasse parce que pour tenter de saboter la sortie d'un film la veille du jour J il ne faut être rien d'autre qu'une connasse. Surtout que par ailleurs elle laisse massacrer ce qui est réellement l'oeuvre de son père ( et non pas une adaptation périphérique) en laissant un gros mauvais comme Jannin venir chier ses couleurs de merde sur les dessins (j'en parlais déjà post 237). Cette pauvre conne veut juste essayer d'exister un peu par un pouvoir de nuisance, affligeant. Son comportement fait honte à la mémoire de son père, bien plus que ce film qui n'a même pas l'air raté (Pef est loin d'être mauvais, c'est un réalisateur qui sait filmer des gags, chose très difficile).

247. Stefan - 03/04/18 21:14
La bande annonce me fait pas envie.

Il y a le côté graphique à peu près respecté, et le côté gros gag. Mais Gaston, c'est de la poésie, du subversif, une critique du monde du travail, un pionnier de l'écologie. De ce que montre la bande annonce, ça n'a pas l'air vraiment développé.

J'aurais été curieux de voir un film Gaston Lagaffe réalisé par Dupontel, je pense qu'il aurait eu une vision plus proche de celle que j'ai.
J'aime bien Pef, moi, mais là, pas vraiment convaincu par ce que montre la bande annonce.

246. pierrecédric - 03/04/18 18:58
D'habitude je suis rarement d'accord avec Laurent mais là je souscris un petit chouïa, parce qu'en même temps adapter ce type de BD en film c'est mission quasi impossible.

245. Quentin - 03/04/18 18:26
Pourquoi la fille de Franquin est-elle une connasse?

244. Piet Lastar - 03/04/18 18:21
En quoi la fille de Franquin serait une conasse ? Ce film fait très peur. "Désastre" me semble un terme pertinent.

243. lobabu - 03/04/18 18:07 - (en réponse à : Victor Hugo)
Et bien, ça, c'est fait! Et bien fait, avec franchise!

Et qui PEF fait-il rire en règle générale d'ailleurs?

242. Victor Hugo - 03/04/18 17:51
Celui du Figaro:

Gaston Lagaffe : pour la fille de Franquin, l'adaptation de Pef est «un désastre»


Isabelle Franquin n'a pas mâché ses mots pour qualifier le film de Pierre-François Martin-Laval, en salle mercredi, inspiré de la bande dessinée de son père.

«Ça fait mal, très mal même, car j'assiste impuissante au désastre, en espérant de tout cœur que le public saura distinguer le bon grain de l'ivraie, si je puis dire». Les propos d'Isabelle Franquin ont été sans appel sur l'adaptation au cinéma de la bande dessinée de son père, en salle mercredi signée Pierre-François Martin-Laval, alias PEF.



Interrogée par le journal belge L'Avenir, celle qui ne possède qu'un droit moral sur l'œuvre de son père a expliqué n'avoir rien pu empêcher, «même si les acteurs sont mal dirigés, le scénario débile et le rythme des gags catastrophique» a-t-elle affirmé au quotidien. Et ce malgré sa réprobation concernant la première version du scénario: «Elle était inqualifiable, pleine d'aberrations: Gaston y abandonnait son chat et sa mouette. Ou chauffait la start-up où il travaille en introduisant un tuyau d'arrosage dans le derrière d'une vache. Là, j'ai dit “niet”.»

«C'est une BD culte. Moi-même, si on m'avait dit: Tel réalisateur va adapter Gaston, je crois que j'aurais eu des préjugés. Pas la violence de certains, qui n'ont d'ailleurs pas vu le film», a réagi le réalisateur.

L'annonce de l'adaptation de Gaston Lagaffe au cinéma a créé de nombreux remous dans le landerneau de la BD. Pour l'historien et spécialiste de bande dessinée Didier Pasamonik, interrogé alors par Le Figaro , le passage au cinéma de Gaston Lagaffe suscitait même un vrai scepticisme.


«Gaston, c'est véritablement une critique du tertiaire, de la vie de bureau telle qu'on la concevait dans les années 1960 et le tertiaire signifiait quelque chose à cette époque. Aujourd'hui, il n'existe pour ainsi dire plus. La réalité du bureau est de plus en plus liée à Internet», expliquait-il.

Avant de tempérer: «Cela dit, le bureau de Gaston était déjà une fiction en soi. Le local des éditions Dupuis n'était pas comme ça. C'était une pure convention de ce qu'on imaginait être une rédaction d'un journal pour enfants dans les années 1960. C'est le secret d'une BD réussie. Celle qui fait un contrat avec le lecteur et qui s'en sort malgré les absurdités intrinsèques aux conventions proposées. À l'instar de Spirou en costume de groom alors qu'il n'est pas groom. Si le réalisateur a bien compris cela, il peut y arriver...» Le pari est loin d'être gagné.

241. Victor Hugo - 03/04/18 17:48
L'article de l'Avenir.

La fille de Franquin réagit à la sortie du film Gaston Lagaffe: «J’assiste impuissante au désastre»
Interview : Michaël DEGRÉ

Ce mercredi sort «Gaston Lagaffe» au cinéma. Une sortie qu’on a vendue et défendue chez Dupuis. Question de gros sous. Isabelle Franquin, la fille d’André, regrette, elle, cet énorme gâchis, indigne du travail de son créateur. Et espère que le public ne confondra pas «le bon grain avec l’ivraie».


Isabelle Franquin, avez-vous vu le film de Pierre-François Martin-Laval (PEF)?


J’ai été forcée dans l’exercice du droit moral que j’exerce toujours sur l’œuvre de mon père depuis qu’il a vendu les droits patrimoniaux en 1986 et 1992 à Jean-François Moyersoen (NDLR: homme d’affaires monégasque et fondateur de Marsu Productions, qui les a lui-même revendus à Dupuis en 2013).

En quoi avez-vous été associée au projet?

La conception de ce film et la vente de ses droits ne sont pas de mon fait. C’est d’ailleurs une chose que je n’aurais pas faite si ça n’avait tenu qu’à moi. Il ne me reste que le droit moral, lequel m’a permis d’avoir accès au scénario. Et sa première version était inqualifiable, pleine d’aberrations: Gaston y abandonnait son chat et sa mouette. Ou chauffait la start-up où il travaille en introduisant un tuyau d’arrosage dans le derrière d’une vache. Quand on sait la manière dont Gaston traite ses animaux et la façon dont mon père les a mis en scène dans ses séries, sérieusement…

Vous leur avez fait part de ces remarques? Et ils en ont tenu compte?

Là, j’ai dit «niet», à ça et une série d’autres détails du même acabit. Et de manière assez abrupte, d’ailleurs, je dois bien le dire. Mais bon, ce scénario était vraiment mauvais. Déjà, placer Gaston dans le contexte actuel, au sein d’une start-up, était une mauvaise idée. C’est comme le couper de son biotope naturel qu’est la rédaction de Spirou. Mais le droit moral, s’il a le mérite d’exister, est assez restreint. Et ne me permet de modifier que quelques détails, tandis que je suis quand même obligée de m’incliner devant d’autres choses. Je n’avais donc pas le pouvoir d’empêcher ce film., même si les acteurs sont mal dirigés, le scénario débile et le rythme des gags catastrophique.

Vous avez eu des contacts réguliers avec la production? Et Pierre-François Martin-Laval (et interprète de Prunelle, l’autre personnage principal du film)?

PEF, dès que j’ai reçu son scénario, je n’avais plus du tout envie de le rencontrer. Et je ne l’ai, donc, jamais rencontré. Le producteur, je l’ai vu deux fois. Et je dois dire qu’il a été très franc avec moi: il m’a dit qu’il serait impossible de placer Gaston à l’époque où il a été créé, car le contexte d’une rédaction de journal ne parlerait plus aux jeunes d’aujourd’hui. Il a ajouté que les décors coûteraient aussi moins cher si l’action se déroulait à notre époque. Il a notamment cité Le petit Nicolas, dont l’adaptation se déroulait dans les années 60, et qui avait coûté très cher. Ce qui n’avait pas empêché le deuxième volet de se planter royalement.

On sent que ce naufrage vous fait mal…

Ça fait mal, très mal même, car j’assiste impuissante au désastre, en espérant de tout cœur que le public saura distinguer le bon grain de l’ivraie, si je puis dire.

Quel objectif poursuit, selon vous, Dupuis à travers ce type d’adaptation?

Dupuis, ou plutôt Média-Participations, sa maison-mère, espère que le film attirera un nouveau jeune public, les 8-10 ans d’aujourd’hui, et que l’on renouvellera ainsi le cheptel de lecteurs. Leur problème avec Gaston, c’est qu’on ne peut plus le faire revivre puisque mon père a bien dit, de son vivant, qu’il ne voulait pas qu’on poursuive ses aventures après lui. C’est, en quelque sorte, un personnage «mort». Mais moi, je pense qu’on peut continuer à le faire exister autrement, en multipliant les initiatives, comme la restauration des couleurs des albums Gaston ou les expositions au C.B.B.D, au Centre Wallonie Bruxelles et à la Bibliothèque du Centre Pompidou à Paris.

Les porteurs du projet de film disent pourtant être des «amoureux» de l’œuvre de votre père…

Oui, mais ça, c’est la rhétorique habituelle: ces gens-là n’aiment rien tant que de sortir les violons pour dire leur amour de son œuvre. Mais derrière, il n’y a généralement rien, sauf un appétit pour le lucre. Dans ce cas-ci, c’était assez notable. Et dans le cas, plus précis, de PEF, on peut se demander si ce type a jamais lu un seul album de Gaston. Ce qui m’embête le plus, avec ce genre d’initiative, c’est la dilution du personnage dans des entreprises commerciales comme celles-là. C’est préjudiciable. Il y a peut-être moyen de faire un bon film à partir de Gaston, mais pas comme ça. À la limite, le Fais gaffe à la gaffe de Paul Boujenah (NDLR: sorti en 1981) était plus proche de l’esprit Gaston que celui de PEF. Alors que, franchement, ce n’était déjà pas une franche réussite.

Pourquoi elle ne peut rien faire

En France comme en Belgique, le droit d’auteur se divise en deux catégories: le droit moral et le droit patrimonial. Le droit moral protège les intérêts «non économiques» d’un auteur.

Soit, par exemple, le droit au respect de l’intégrité d’une œuvre. Les droits patrimoniaux, cédés par André Franquin à Jean-François Moyersoen en 1986 et 1992 concernant Gaston Lagaffe mais repassés dans le giron de Dupuis à leur rachat en 2013, permettent à son détenteur d’exploiter l’œuvre en question comme bon lui semble à des fins économiques. Ne disposant plus, pour lutter, que du seul droit moral, Isabelle Franquin ne pouvait donc pas s’opposer, légalement, au tournage de Gaston Lagaffe.

PEF: «Ça a été lourd à porter»
Réalisateur de cette adaptation (ratée) qui a été « lourde à porter », Pierre-François Martin-Laval, alias PEF, vient néanmoins contredire Isabelle Franquin: il est un vrai amoureux de Gaston Lagaffe: «C’est un mélange de burlesque de poésie et d’absurde.

Et ça, c’est tout ce que j’aime. » L’ex-Robin des Bois savait, quoi qu’il en soit, que ce projet susciterait un rejet fort: «Et c’est bien normal: c’est une BD culte. Moi-même, si on m’avait dit: ‘‘Tel réalisateur va adapter Gaston’’, je crois que j’aurais eu des préjugés. Pas la violence de certains, qui n’ont d’ailleurs pas vu le film, mais je n’aurais pas pu m’empêcher de me dire: dans quoi s’embarque-t-il? Puis de me demander: a-t-on vraiment besoin de ça?» Et puisqu’il fait les réponses et les questions, on va le laisser répondre à celle-ci: « Il ne faut pas, mais… on peut. Car quand c’est réussi, ça fait tellement plaisir… » Du plaisir, on peut le lire ci-dessous, Isabelle Franquin en a pris fort peu. Mais là aussi, PEF relativise: «On m’a rapporté qu’elle a trouvé que j’étais resté fidèle à l’univers de son père. Et la preuve, c’est qu’elle a laissé le nom de son père au générique, alors qu’elle aurait pu demander à le faire enlever.»

240. Victor Hugo - 03/04/18 17:43
Je crois qu'il faut se rendre à l'évidence: La fille de Franquin est une connasse.

239. froggy - 03/04/18 17:14

238. froggy - 16/02/18 16:34

237. Victor Hugo - 06/02/18 19:36
Le boulot de Jannin sur Gaston est honteux, les couv sont particulièrement dégueulasses, du boulot de très mauvais amateur.

236. Piet Lastar - 06/02/18 19:04 - (en réponse à : marcel)
Il y une gastonophilie comme il y a une tintinophilie. Tant qu'il y a des collectionneurs pour acheter, il y a des éditeurs pour vendre

235. bert74 - 06/02/18 15:39
C'est Bertrand qui l'a fait quoi...

(mais c'est pas moi !!)

234. marcel - 06/02/18 15:03
Attendez, c'est la meme edition que celle limitee a 5000 exemplaires de l'annee derniere (!!!)... mais avec un album de moins, le 21, Ultimes bévues. Ce qui signifierait donc qu'il n'y a pas les gags realises apres fin 1986 ?!!
Putain, je comprends rien, je reste avec ma collec de Spirou, c'est plus simple.

233. marcel - 06/02/18 14:55
Dupuis reedite bientôt tous les Gaston, avec me semble-t-il encore un nouveau decoupage, de nouveaux titres et une nouvelle tomaison (20 tomes, dont je ne sais meme pas s'ils sont chronologiques).
Voici la description de l'editeur :
Cette toute nouvelle édition de la collection Gaston Lagaffe intègre toutes les planches réalisées par André Franquin, certaines inédites. Chacune d'elle a été minutieusement remasterisée d'après le trait original, et délicieusement recoloriée au plus près des souhaits de l'auteur.
(Apparemment, c'est Jannin qui chapote tout ça).

Gne ?... Y a encore des Gaston inédits ?...

Bon, sans deconner, ils pourraient pas une bonne fois pour toute faire une edition chronologique, avec tous les gags, les couvertures, les En direct de la redaction et les illustrations isolees ?... Une vraie edition definitive, comme ca, on n'en parle plus. C'est pourtant pas dur, il suffit de prendre les journaux de Spirou dans l'ordre !

232. Stefan - 02/02/18 09:12
ils auraient surtout dû demander à Eric Salch de la faire l'affiche, là, ça aurait été drôle.

231. César - 02/02/18 05:29
Non mais... pourquoi Gaston est boutonneux?

230. bert74 - 31/01/18 17:14
Ah oui j'avais pas vu la mouette (ni le poisson). Ca aurait été encore plus drôle, donc. Voir même sur la Fiat.

Manque aussi Cheese, sinon.

229. marcel - 31/01/18 17:04
Pour le chat, la mouette et le poisson rouge. D'ailleurs, je remarque qu'il manque la boule de bowling...

228. bert74 - 31/01/18 17:01
Pourquoi, il n'y a pas de flèche pour le chat ? Ca, ça aurait été drôle....



 
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