lucky luke

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71. Lien Rag - 10/02/22 19:56 - (en réponse à : froggy 67)
J'avais pas déjà répondu à ce point ?
Parce que en résumé : tu dis des bêtises.

Mais tu me mets un doute : ma mise au point d'il y a quelques jours n'a pas été publiée ou c'est juste que c'était sur un autre sujet ?

70. pm - 06/02/22 23:03 - (en réponse à : Heijingling)
Ah mais quand je dis que je me pose la question c’est que je sais qu’il existe une réponse mais que j’ai un peu la flemme de chercher.

69. heijingling - 06/02/22 21:22 - (en réponse à : pm)
-Quentin: " Je ne sais pas. Je me pose la question"
-pm: "Je me pose juste la question"

Tu ne vas pas t'y mettre, toi non plus :)

68. pm - 06/02/22 17:48 - (en réponse à : Froggy)
Je me pose juste la question, ce n’est pas une attaque.

67. froggy - 06/02/22 16:29 - (en réponse à : philippe #65)
Tu ne vas pas t'y mettre toi non plus! :-)

Bdgest comme BDP est un forum public, les interventions n'y sont pas proteges par un copyright, Ce qu'y a ecrit BPY peut etre reproduit partout. Regulierement ici meme, on fait des copies-colles de page de Wikipedia ou d'autres sites Web.

De toutes facons, j'avais bien precise qui est l'auteur de cette intervention. Je n'ai rien cache.

66. Piet Lastar - 05/02/22 23:28
Bertrand Pissavault-Yverny, c'est le vrai nom de marcel ?

65. pm - 05/02/22 23:23 - (en réponse à : Froggy)
C’est autorisé de pomper une citation d’auteur publiée sur le site d’en face ?

64. froggy - 05/02/22 23:20
Une explication de Bertrand Pissavault-Yverny sur l'interruption de la publication de l'integrale Lucky Luke depuis 2018, il a publie cela en face.

"Je découvre vos messages et je me dois d'y répondre car ils me font un peu mal, je vous l'avoue. Concernant le texte du communiqué de Dupuis sur cette parution, je crains que la mise à jour n'ait effectivement pas été faite. La parution initiale était prévue il y a plus de trois ans et le récit complet de 4 pages "Voleurs de chevaux" ainsi que la nouvelle "Pirates en Pullman" figuraient alors évidemment au sommaire de ce volume 4. Vous imaginez quelle a été notre déception -c'est rien de le dire- lorsque nous avons appris à la dernière minute que ces deux histoires ne pourraient figurer dans ces pages. C'est d'ailleurs la raison qui explique l'interruption de la collection durant toutes ces années. Mille tentatives ont été faites pour récupérer les droits de ces histoires. Du coup, lorsque nous avons compris que ce ne serait pas possible, nous avons dû choisir entre l'arrêt définitif de la collection (de quoi auriez-vous alors accusé l'éditeur ?) et sa poursuite, en renonçant à ces 5 pages. Mais c'est la mort dans l'âme que nous avons dû prendre cette décision, soyez-en certains. J'ai personnellement beaucoup investi dans cette intégrale et n'ai jamais ménagé ma peine pour vous offrir un dossier qui soit le plus documenté possible. Le coup fut d'autant plus dur à encaisser. pour moi.. Pour résumer, Dupuis n'a les droits que des récits publiés en album. Pour les pages inédites, c'est au coup par coup. De mon point de vue, cela conduit à une situation grotesque, mais c'est la réalité. Je tiens toutefois à nuancer les choses. Ce volume contient bel et bien des inédits et plutôt beaucoup : Le récit complet de deux planches "Les 1000 usages d'un chapeau" , par Morris (Ce n'est pas estampillé Lucky Luke mais ça en a la couleur et la saveur !) ainsi qu'"Androclès", un récit complet de 4 pages (toujours de Morris), magnifiquement restauré pour l'occasion. Et il y a encore "Sérénade à Silvertown", une Bande de deux strips ayant servi de concours dans le Journal de Spirou. Vous trouverez encore un article illustré signé Morris "Journalisme au far-west" (2 pages) ainsi que la planche d'introduction de Lucky Luke contre Joss Jamon, qui avait uniquement été publiée dans l'édition française de l'album. Et je ne parle pas des couvertures inédites du journal et de quantité d'illustrations de Morris (hors Lucky Luke), contemporaines des albums de ce volume... Et puis, pour conclure et parce que certains d'entre vous m'ont confié que le dossier d'introduction était souvent une raison suffisante à leurs yeux pour s'offrir ces intégrales, je vous prie de croire qu'à aucun moment, nous n'avons renoncé à l'exigence qui est la notre pour réaliser ce texte. J'ai toujours à cœur d'apporter de véritables informations nouvelles sur le sujet (alors que quantité d'écrits sur le sujets rabâchent les sempiternelles mêmes éléments) et du publier des documents qui soient inédits. Je peux d'ores et déjà m'avancer sur le contenu des prochains volumes, qui contiendront eux aussi des inédits : toutes les couvertures et les dessins d'animation (posters, calendriers, timbres, albums de coloriages etc.) de Morris parus dans le journal (souvent, de superbes illustrations !), l'intégralité des couvertures de l'hebdo néerlandais Pep (de mémoire, 33 illustrations !, l'article "Le marquage du bétail" (par Morris), le strip-concours paru dans le N° 1125,"Rapt au far-west", une histoire des Dalton en deux planches signées... Remacle, le récit complet paru dans Le Point en Belgique "Lucky Luke se défoule", "Carry Nation", "Doc Hollyday" , "Jesse James" et "Les Dalton, désastreux desperados", articles illustrés de Morris sur de véritables héros de l'ouest (Parus dans les Gag de Poche), "Le vacher qui rit" (2 pages par Morris), la planche "Un choix d'assassins", issue du film du même nom. Et j'en oublie peut-être.... A l'issue de la publication des dix volumes de l'intégrale chez Dupuis, il ne manquera que deux récits complets et une nouvelle : Voleurs de chevaux (4 planches), Pirates en Pullman et Le chemin du Crépuscule (2 planches)... Voilà. J'espère néanmoins que ce volume vous apprendra plein de choses et vous donnera envie de vous replonger dans ces albums inoubliables ! Je ne me lasse pas de les relire, quant à moi. Merci à tous pour vos commentaires passionnés. BPY"

63. froggy - 23/07/21 05:53
Je serai bien curieux de voir cela, mais cela sera sans moi car j'ai arrete de lire les BD de Ralf Konig il y a longtemps qui etaient devenues tout sauf drole et montraient un auteur en serieuse panne d'inspiration.

62. marcel - 22/07/21 18:05
Ca peut etre bien con, ca…


61. froggy - 03/03/21 04:07
J'ai arrete de les acheter apres Cavalier seul paru en 2012 durant ma premiere vague d'arret des series devenues insipides. C'est le deuxieme ecrit par Pennac et Benacquista. Seul petit probleme, pour l'ecrire franchement, je ne m'en souviens plus.

60. torpedo31200 - 03/03/21 01:28 - (en réponse à : Stefan - post # 56)
Comme Marcel pour le premier des Pennac & Benacquista.
Pour le second, pas certain que la présence des Dalton soit de leur initiative.

59. Stefan - 02/03/21 20:52
Je suis quelqu'un qui n'aime pas trop la violence, j'essaie de garder mon calme et d'être toujours bienveillant, tolérant, de comprendre des démarches différentes des miennes, mais je pense vraiment que si au moment où j'étais en train de lire ça, Laurent Gerra était entré dans la pièce tout sourire en demandant : "Et alors?", j'aurais bien été capable de lui foutre mon poing dans la gueule, ça serait parti tout seul. On a tous nos limites. Et franchement, il ne me semble pas avoir lu plus de trois cases, et j'ai craqué, j'ai pas pu en lire plus tellement c'était insondablement mauvais.

58. marcel - 02/03/21 20:05
Guy Lux, bien sur.

57. marcel - 02/03/21 20:02
Pinkerton etait sympa. Du niveau de ceux des annees 80/90, divertissant mais pas tres drole. Mais Gerra, c'est illisible, honteux meme tant il a tout ramene a sa "culture" (de merde). P'tain, Guy et Celine Dion dans Lucky Luke...

56. Stefan - 02/03/21 19:05
Puisqu'on parle de Lucky Luke, ils valent quoi ceux scénarisés par Pennac et Benacquista?
J'avais été pris de violentes nausées en tombant sur quelques cases d'un de ceux de Laurent Gerra dans un tele7jours dans une salle d'attente je sais plus où. Du coup j'avais pas trop osé en lire d'autres après Morris.
Là on m'a offert le dernier de Jul, je l'ai trouvé pas si mal Niveau scénar. Pas génial, mais pas honteux.
Niveau dessin, faut pas regarder de trop près.

55. froggy - 28/02/21 00:16
Au sujet du New York Times, c'est un de mes meilleurs amis juif et newyorkais qui lisait le journal qui me l'avait fait remarquer en me citant quelques exemples. Il m'avait ainsi mentionne les noms des proprietaires du journal dans l'ours et j'avais dit "ah bon!" parce que pour moi, cela n'a aucune importance. Le journal critique Israel bien sur mais leur critiques sont moins violentes que celles sur la France par exemple, j'en etais arrive au point oou je me demandais si le journal n'etait pas francophobe.

J'avais ainsi ete interloque que selon le journal, Asterix etait ne pour contrer les BD americaines qui envahissait la France. Une fake news avant l'heure manifestement!

54. Lien Rag - 27/02/21 23:56 - (en réponse à : Froggy post 52)
Euh...
Tikkun appartient (appartenait ?) à des juifs, Jewish Currents aussi et ça ne les empêche pas de critiquer Israël...
Ta phrase est plus qu'ambiqüe.
Le New York Times est l'emblème de l'establishment américain, c'est plutôt ça la vraie raison.
Chomsky le disait en réponse aux critiques contre l'influence de l'AIPAC¹, il ne faut pas prendre le problème à l'envers, Israël est le chien de garde de l'impérialisme au moyen-orient, c'est ce qui en fait la force apparente, pas un "lobby juif" fantasmé ni le bien réel AIPAC.
C'est assez similaire avec la situation de l'Algérie Française, le lobby Pied-Noir était considéré surpuissant (et il avait effectivement un poids très important tant qu'il servait les intérêts du colonialisme), mais dès qu'il s'est avéré aller contre les intérêts du même colonialisme il a été éliminé sans pitié et dans le sang en quelques semaines (Ferrandez en parle dans Alger la Noire par exemple, même s'il ne va pas chercher les causes profondes et se contente de décrire).

¹Pas pour défendre l'AIPAC évidemment, mais pour défendre la vérité et une approche rationnelle du sujet

53. froggy - 26/02/21 18:09 - (en réponse à : Bertrand)
Tu lis encore Ralf Koenig? J'ai arrete depuis quelques annees, cela ne me faisait plus rire du tout, il se repetait et n'avait plus d'inspiration.

52. froggy - 26/02/21 18:08
Pour avoir lu pendant pres de 20 ans tous les jours le New York Times, le journal est le chantre du bien-pensant et du politiquement correct. Tout le monde y passe et tout y passe dans le monde en entier. Je ne compte plus les fois ou j'ai lu que la France devrait faire ceci ou cela vis-a-vis de certaines categories de gens selon leur vision de New York. Seul l'etat d'Israel est exempt de certaines critiques dependant des circonstances car le journal appartient a des juifs. L'exemple type fut leur refus de publier les caricatures de Mahomet apres le massacre de Charlie-Hebdo cela risquait de heurter leurs lecteurs de confession musulmane. Officiellement, le journal refuse de publier des dessins d'humour.

Le New York Times est un tres bon journal mais parfois un peu chiant, je l'admets.

51. Bert74 - 26/02/21 17:35
Moi qui adore Ralf König (pas au point de virer ma cuti, mais presque), c'est une excellente nouvelle ce Lucky Luke.

Bon, le traditionnel héros de western en version gay, d'autres y sont passé (à la casserole) avant faut dire :


50. Bert74 - 26/02/21 17:28
C'est vrai que Jul la ramène avec l'introduction d'un perso emblématique noir dans Lucky Luke alors que ce vieux con de Cauvin l'a fait il y a près de 40 ans dans les Tuniques Bleues avec l'excellent Black Face, ça fait un peu pitié...

49. Victor Hugo - 25/02/21 15:52
Je vois sur Wiki que c'est Pierre Lacroix, qui a repris la série en 1947, qui a créé Razibus Zouzou.

48. Victor Hugo - 25/02/21 15:49
Et Razibus Zouzou le copain de Bibi Fricotin par Forton.

47. pm - 25/02/21 14:56 - (en réponse à : Achab)
Et qui est bien plus malin que son copain blond.

46. Achab - 25/02/21 14:44
Et y'aurait pas un rôle principal tenu par un personnage noir dans Blondin et Cirage des fois ?

45. heijingling - 25/02/21 12:43
Non, il confond Baba de Barbe Rouge, et le pirate noir d'Astérix, qui en est la parodie. J'avais bien dit que je n'allais pas répertorier toutes les erreurs factuelles, sinon je n'en finirais pas. Mais bon, visiblement, ce journaliste ne s'intéresse pas aux faits, et au besoin il les tord pour les conformer à son idéologie.
Et comme tout idéologue, il ne comprend pas ce qu'est une parodie, une mythologie, une légende, il prend tout au premier degré.
Cet article n'a d'autre intérêt que de révéler un certain état de déliquescence du NY Times et de la société.

44. froggy - 25/02/21 04:43
Dans cet article, il y est aussi ecrit que Baba, le geant noir dans Barbe-Rouge, n'est caracterise que par le fait qu'il ne prononce pas les r occultant le fait qu'il est present dans toute la serie et a sauve un certaine nombre de fois les heros d'une mort certaine.

Cet article simplifie beaucoup de choses.

43. heijingling - 25/02/21 03:55
J'oubliais la phrase suivante, qui m'a bien fait rire:

"Mr. Berjeaut found archive photos that the book’s graphic artist, Achdé, used to draw Black characters."

Achdé est un graphic artist, alors que Wallace Wood, Alex Raymond, Crumb, ne sont habituellement qualifiés que de cartoonists. C'est beau...:)

42. heijingling - 25/02/21 03:51
Merci, froggy, d'avoir peiné pour la Chine.

Je ne dirai rien de l'interprétation du journaliste, par contre, dans le factuel, il a vraiment mal fait son boulot.

For the first time in a comic book classic, Black characters enjoy full-fledged roles, equal to those of white characters.

Rien que dans Spirou,dans Le boxeur noir, La puce est le personnage central, à égalité avec Spirou, histoire parue pendant la guerre en plus, soit une attaque directe de la propagande nazie. Toujours dans Spirou, Le personnage de Tuté Tougouré aide Spirou et Fantasio tout au long de l'album, il est plus présent, plus intelligent et plus utile que les autres personnages de l'histoire, en dehors des héros. J'arrête ici, je pourrais continuer.

Reeves and a hurricane help avoid turning Lucky Luke into a “white savior” — a trope that Mr. Berjeaut became conscious of during his research.

Il a du faire des recherches pour voir que ce trope avait déjà été tourné en dérision dans Lucky Luke il y a longtemps, dans l'album dont le titre est tout simplement Le cavalier blanc. Pas doué, le mec.

Lucky Luke, the iconic cowboy, also seems less sure of himself, in a society in flux.

Ce n'est pas la première fois non plus que LL est complètement paumé, dans La guérison des Dalton par exemple. Et il y en a d'autres où il est à la ramasse et se ridiculise, dans Ma Dalton par exemple. Et pas besoin de se vanter, toute sociéte est toujours en flux,parfois plus puissamment que d'autres, pas seulement dans la société que pronent le journaliste et Monsieur Berjeault.

Je ne relève pas tout, j'ai autre chose à faire, mais uniquement dans les derniers paragraphes, trois erreurs ou grossières approximations successives, ce qui fait beaucoup pour un journal qui se veut d'un niveau supérieur aux tweets de Trump.

41. froggy - 24/02/21 19:30

40. marcel - 24/02/21 19:29
Ca peut etre marrant, ca.

39. yancomix - 24/02/21 19:20
Ralf König, donc.

38. yancomix - 24/02/21 09:40
Un Lucky Luke par Ralf König très bientôt.

37. heijingling - 24/02/21 02:54 - (en réponse à : torpedo31200#36)
Petite précision pour Lucky Luke. Morris revisitait les mythes du far-west mais essentiellement par le prisme du cinéma US. Qui utilisait très peu de héros black pendant les 30 premières années de la série BD, et quasiment aucun pendant les 20 premières.

Oui, bien sûr, quand je parlais de légende du far-west, c'est surtout celle construite par Hollywood. De là aussi la présence de nombreux acteurs essentiellement hollywoodiens dans Lucky Luke, Jack Palance, Lee van Cleef, Mae West, John Barrymore, Wallace Beery, Lee Marvin (En remontant le Mississipi), Boris Karloff (le masque du sorcier dans Chasseur de primes), David Niven, Hitchcock, Sean Connery, W.C.Fields, et, plus loin d'Hollywood, Goscinny, Hubinon...

(Du coup, je me demande si Jul a lu beaucoup de Lucky Luke et si il perçoit les références cinématographiques de Morris...)

Disons que ce n'est pas son propos...

36. torpedo31200 - 24/02/21 02:12 - (en réponse à : heijingling - post # 31)
Petite précision pour Lucky Luke. Morris revisitait les mythes du far-west mais essentiellement par le prisme du cinéma US. Qui utilisait très peu de héros black pendant les 30 premières années de la série BD, et quasiment aucun pendant les 20 premières.

(Du coup, je me demande si Jul a lu beaucoup de Lucky Luke et si il perçoit les références cinématographiques de Morris...)

35. torpedo31200 - 24/02/21 02:01 - (en réponse à : heijingling - post # 31)
Globalement d' accord avec toi et Quentin.
Mais le journaliste écoute trop Jul et pas pour les bonnes raisons.

Après c' est vrai que j' attends trop des medias dits sérieux, d' une façon générale.

En France, hors lauréats ou distinctions annuelles qui font références (médiatiques et qui confortent les journalistes dans une forme de paresse), l' art n' est abordé bien souvent qu' à partir de 100 000 ventes, spectateurs ou visiteurs. Les journalistes ressemblent de plus en plus à des logiciels qui sélectionnent leur sujet d' abord par le prisme des ventes (souvent rappelé dans l' article ou le sujet -comme pour justifier le fait d' en parler, hors de toute analyse critique-). Et ensuite il y a un angle de travail social, impact, ou accueil critique. Mais très rarement artistique (sauf si co-produit par la chaîne de télévision).

Ca revient à exclure une grande partie de l' activité culturelle. Et ça fausse parfois la perception qu' ont les gens de cette activité. Effarant le nombre de gens qui pensent qu' un bouquin est tiré à 10 fois plus que son réel tirage, souvent compris entre 1000 et 3000 exemplaires.
J' espère ne pas avoir été trop long.


34. torpedo31200 - 24/02/21 01:27 - (en réponse à : post # 33)
Je connais au moins 2 personnes qui lisent le NY Times régulièrement (numériquement) et ils ne sont pas américains.

33. froggy - 24/02/21 00:52
Je rappelle que cet article est ecrit par un americain POUR des americains et non pour des francais qui savent lire l'anglais. Il est donc porteur de thematiques locales.

32. froggy - 24/02/21 00:50 - (en réponse à : Heijingling)
Je te fais un copie-colle, j'espere ne pas etre poursuivi par le journal pour vol d'article surtout quand c'est pour la Chine. Je me defendrai en disant que c'est pour une bonne cause.

Lucky Luke, the Comic Book Cowboy, Discovers Race, Belatedly

For the first time in the Franco-Belgian comic book classic, Black characters have full-fledged roles and are drawn without the racist depictions that marred the genre.

PARIS — A few years ago, Julien Berjeaut was a cartoonist coming off a hit series when he received the rarest of offers in the French-speaking world: taking over a comic book classic, Lucky Luke.

The story of a cowboy in the American Old West, Lucky Luke was only one of a handful of comic book series that, for generations, had been an integral part of growing up in France and other francophone countries. Children read Lucky Luke, along with Tintin and Astérix, at their most impressionable age when, as Mr. Berjeaut said, the story “enters the mind like a hammer blow and never comes out.”

But as he sought new story lines, Mr. Berjeaut grew troubled as he reflected on the presence of Black characters in Lucky Luke. In the nearly 80 albums published over seven decades, Black characters had appeared in only one story, “Going up the Mississippi” — drawn in typically racist imagery.

“I’d never thought about that, and then I started questioning myself,” he said, including why he had never created Black characters himself, concluding that he was subconsciously avoiding an uncomfortable subject. “For the first time, I felt a kind of astonishment.”
The result of Mr. Berjeaut’s introspection was “A Cowboy in High Cotton,” which was published late last year in French and is now being released in English. His aim, he said, was to tell the story of Lucky Luke and recently freed Black slaves on a plantation in Louisiana, with the book’s narrative and graphic details reimagining the role of the cowboy hero and the representation of Black characters in non-racist terms. For the first time there is a Black hero.

“What’s different in this Lucky Luke, and what makes it powerful, is that it breaks stereotypes within a classic series where Blacks were represented in stereotypes,” said Daniel Couvreur, a Belgian journalist and expert on comic books. “It’s no longer ‘Going up the Mississippi.’ Things have changed, and, in Lucky Luke, they also change.”

Touching a classic and childhood memories is a fraught exercise even in the best times. But the new book went on sale amid a heated national debate over race, police violence and colonialism, as parts of the French establishment criticized what it regarded as an American-inspired obsession with race. What amounted to an attempt to decolonize Lucky Luke drew angry responses.

A right-wing magazine, L’Incorrect, accused the new book “of prostituting the solitary cowboy to the obsessions of the times” and of turning “one of the major figures of Franco-Belgian comic books and of our childhood imagination” into a figure “as bloated with progressive doctrine as a Netflix series.” Valeurs Actuelles, a right-wing magazine courted by President Emmanuel Macron, complained that the book’s white characters were “grotesquely ugly” and were depicted as suffering from “crass stupidity and nastiness.”
Still, the book garnered generally good reviews and was last year’s best-selling comic book — selling nearly half a million copies. Some prominent Black French praised it as a significant cultural moment.

For Jean-Pascal Zadi, a film director whose parents immigrated from the Ivory Coast, the book was a sign that France was moving, though slowly, “in the right direction.”

“France is the old lady who’s trying her best and who, because things are changing too much around her, is forced to adapt,” Mr. Zadi said. “Incredible movements are taking place, people feel free to talk, and, voilà, despite everything, France has to go with the flow. France doesn’t have a choice.”

Mr. Zadi, 40, said that “A Cowboy in High Cotton” was the first comic book he had read since he was a boy. He had abruptly stopped reading the genre when, one day some three decades ago, his older sister brought home a copy of “Tintin in the Congo.”

Published in 1931 as the second book in the Tintin series, it takes Tintin, a reporter, and his faithful dog, Milou, to what was at the time a Belgian colony. In what amounted to an apology of colonialism, Tintin is the voice of reason and enlightenment while the Congolese are depicted as childlike, uncivilized and lazy. Most of the Black characters are drawn the same way, with exaggerated, red lips and coal-black skin; even Milou speaks better French.

The book has long been the subject of fierce debate, even in Congo itself, and has occupied an unusual place in pop culture: Still one of the top best-sellers among children’s comic books, “Tintin in the Congo” also embodied the classic comic books’ racist representation of Black characters.
Throughout the genre, if Black characters appeared at all, they were in the same racist mold. In “Going up the Mississippi,” published in 1961, the Black characters in the Lucky Luke book are drawn mostly looking alike, lying around singing, and sleeping on the job. In Astérix, the only recurring Black character is a pirate named Baba who cannot pronounce his r’s; in an Astérix book published as recently as 2015, Black characters are drawn “in the classic neocolonialist tradition,” according to the magazine L’Express.

It is not as if change never occurred. In 1983, the trademark cigarette between Lucky Luke’s lips was replaced with a blade of grass — following pressure from Hanna-Barbera, the American studio that turned the comic book into an animated cartoon.

Pierre Cras, a French historian and expert on comic books, said that the traditional depiction of Black people as “savage” and “indolent” was meant to justify colonialism’s “civilizing mission” in Africa. That enduring representation, even six decades after France’s former African colonies gained independence, reflected the psyche of a nation that has yet to fully come to terms with its colonial past, Mr. Cras said.

“It’s extremely interesting that he succeeded in freeing himself from that,” Mr. Cras said of Mr. Berjeaut’s work in “A Cowboy in High Cotton.”

Biyong Djehuty, 45, a cartoonist who grew up in Cameroon and Togo before immigrating to France as a teenager, said that it was only as an adult that he realized how the traditional representation of Black people had affected him.

When he began drawing his own comics, he sketched only white characters. It was not until he discovered Black Panther, the Black superhero in the Marvel comics, and a story about the Zulu emperor Shaka in his middle school library that things changed.
“That’s when, overnight, I started to make drawings of Africans,” said Mr. Djehuty, who self-publishes comic books focusing on African history. “It must have been unconscious, but we identify with a character that looks like us.”

As Mr. Berjeaut — who is 46 and goes by the pen name Jul — reflected on the absence of Black characters in Lucky Luke, he turned to “Tintin in the Congo,” which he had not read in decades.

“It was hideously racist,” he said. “Blacks were ugly, stupid — more stupid than children, as if they were some kind of animal creatures. They’re talked to as though they’re morons in the entire comic book. They have the emotions of idiots.”

And so in “A Cowboy in High Cotton” — the intrigue takes place in a cotton plantation that Lucky Luke inherits during Reconstruction — Mr. Berjeaut said he wanted to create the “antidote” to “Tintin in the Congo.”

By most accounts, he has — though in an American context that has always made it easier for the French to speak about race and racism. If the French government and leading intellectuals have recently denounced the influence of American ideas on race as a threat to national unity, the story of a Louisiana plantation became a source of reflection for Mr. Berjeaut.

“While I was working on the United States, it made me think about Europe and France,” he said. “It was like a kind of mirror. This history of slavery, it’s also our history, though differently. This history of racism, it’s also our history, though differently.”
Mr. Berjeaut, who studied history and anthropology at some of France’s top universities and taught history before becoming a cartoonist, plunged into books on the Old West. He also met French scholars and activists to discuss the representation of Black people in pop culture.

For the first time in a comic book classic, Black characters enjoy full-fledged roles, equal to those of white characters. A Black man — based on Bass Reeves, the first Black deputy U.S. marshal west of the Mississippi — emerges as a hero alongside Lucky Luke himself.

Reeves and a hurricane help avoid turning Lucky Luke into a “white savior” — a trope that Mr. Berjeaut became conscious of during his research. Lucky Luke, the iconic cowboy, also seems less sure of himself, in a society in flux.

Mr. Berjeaut found archive photos that the book’s graphic artist, Achdé, used to draw Black characters. Gone are the dehumanizing traits. Each Black character is drawn as an individual.

Marc N’Guessan, a cartoonist whose father is from the Ivory Coast, said that the representation of the “diversity of Black faces” was a belated recognition of the humanity of Black people in a classic comic book.

“We don’t all look the same,” he said.



31. heijingling - 24/02/21 00:32
Merci pour les infos et les remarques. Effectivement, je me passerai de lire l'article.Mais je suis d'accord autant avec torpedo31200 qu'avec Quentin, bien que vous soyez en désaccord. Mais aussi en désaccord avec vous deux.

Je m'explique: Quentin ne s'intéresse ici qu'à l'aspect socio-politique, ce que regrette torpedo31200, qui aurait voulu une critique de ce qui est avant tout un album de B.D. On peut le regretter en effet, mais pas de la part du NY Times, que je n'imagine pas un instant faire la chronique d'une B.D. européenne pour elle-même. torpedo31200, tu en attends trop de ce journal, c'est Quentin qui a le point de vue réaliste.

D'un autre côté, seuls les mauvais journalistes parlent du buzz, les bons parlent de ce qui est important (un buzz peut parfois l'être, mais rarement).Et ici,le journaliste est à côté de la plaque en mettant ses grilles de lecture et ses problèmatiques étatsuniennes sur cet album. Lucky Luke est une série parodique, qui n'a jamais voulu commenter l'histoire du far west, mais uniquement ses légendes, et qu'il n'y ait jamais eu de héros noir dans cette série exprime simplement qu'il n'y a pas eu de héros noir dans la légende historique du far west. Je veux dire qu'il y en a eu, mais, célèbres à leur époque, il ne sont pas entrés dans la légende. Le problème ne vient pas absolument pas de Lucky Luke ou de ses auteurs d'origine, mais uniquement des ÉUA.

Et Jul est aussi à côté de la plaque, Tintin au Congo a participé à la construction de la légende de la colonisation, ce n'a jamais été le propos de Lucky Luke, créé bien après la conquête de l'Ouest. Ça m'énerve ces auteurs qui utilisent des personnages d'autres séries pour régler leurs comptes personnels avec Tintin (je pense à Bravo aussi).



30. torpedo31200 - 23/02/21 17:09 - (en réponse à : Quentin - post # 29)
Mais il n' y a pas eu de buzz, hors qq publications d' extrême droite. Et le journaliste du NY Times n' est pas obligé de rapporter tous les propos de Jul... surtout les plus ridicules.

29. Quentin - 23/02/21 16:14
Les journalistes parlent en général de ce qui fait le buzz. En BD, ca se résume le plus souvent aux séries connues ou aux albums qui gagnent de grands prix. Tintin au Congo a lui aussi fait le buzz pour la raison inverse de Lucky Luke, et c'est Jul lui-même qui parle de Tintin au Congo en disant qu'il a voulu faire l'antidote de cet album. Donc logiquement, le journaliste en parle. Que l'album soit réussi ou raté n'entre pas en ligne de compte.

28. torpedo31200 - 23/02/21 15:45 - (en réponse à : Quentin - post # 26)
Il peut être intéressant d' un point de vue sociologique et politique (et encore, n' est-ce pas trop tôt pour mesurer ces impacts ?)

Mais ça me fatigue que les journalistes n' évoquent l' art que par ces prismes, sur un bouquin très très moyen, pour être poli. Et ramener le truc à Tintin au Congo, pitié !
Et les 500 000 exemplaires vendus, ils sortent d' où ? Peut-être le tirage mondial, mais il y a qq années Lucky Luke se vendait entre 50 000 et 100 000 exemplaires en France.

Et la chambre de Jul à 35 m2 en plein Paris... A priori, pas concerné par la fracture sociale !

27. pm - 23/02/21 14:51
On peut aussi faire une analyse a contrario trouvant la démarche un brin démago et politiquement correcte. Parce que si l’on se replace dans la situation des noirs à l’époque où se passe Lucky Luke... J’ai lu l’album et ce n’est quand même pas trop mal amené.
Sinon je me permets de corriger car elle est récurrente, c’est réflexion pas réflection.

26. Quentin - 23/02/21 14:24
L'article du NY Times est intéressant. Le fait qu'il ait fallu attendre 3/4 de siècle pour voir un noir qui joue un rôle de premier plan dans un Lucky Luke, que ca se soit vendu à 500.000 exemplaires, la réaction des journaux d'extrême droite, les réflections sur le travail de décolonisation, etc. C'est plutôt un bon article. De toute facon, rien à foutre de l'analyse artistique du 77e album d'une série qui n'en finit pas.

25. pm - 23/02/21 13:34
Ils sont fous ces américains ( Pour Piet Lastar-des états-unis- fin de la note pour Piet )!
J’ai mis un certain temps avant de comprendre que Mr Berjeault n’est autre que Jul. Ils devraient faire un papier sur Mr Rémi, Mr Culliford ou Mr De Bevere, et s’ils ajoutent Mr De Maesmaker on n’y comprendra vraiment plus rien.
Si les media n’appellent plus les artistes par leur pseudo d’artiste où va-t-on ?

24. torpedo31200 - 23/02/21 13:25 - (en réponse à : heijingling - post # 22)
Pas grave, l' article n' a aucun intérêt.
Pas d' analyse artistique du dernier Lucky Luke traduit aux USA, mais juste une notation d' impact social ="For the first time there is a Black hero." Et les quelques réactions que ça a provoqué dans 2 journaux européens.

23. marcel - 23/02/21 13:01
Rha, la dedicace immonde de Jul.

22. heijingling - 23/02/21 12:54
Pas accès au NY Times. Aurais-tu la possibilité d'en mettre l'image (capture d'écran ou autre), je t'en saurais bien gré.



 
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