Les 78 critiques de bretwalda sur Bd Paradisio...

C'est bien sympa de retrouver l'univers du futur proche de Léo. Ce nouveau cycle mélange plusieurs thèmes, le religieux, la morale (ou son absence) économique d'une colonisation, l'écologie (toujours !) avec une vision déprimante de notre malheureuse planète bleue, et le contact avec des civilisations extra-terrestres. Les ingrédients sont bons, le graphisme sans surprise mais on apprécie toujours de voir les bestioles des mondes de Léo, bref un bon départ, prenez vos billets !
Bataille (Weëna) par Bretwalda
5ème tome de cette série de Dark Fantasy agréable à suivre avec son scénario de plus en plus alambiqué. Alors que les méchants paraissaient trè s méchants, voila que l'un d'eux regagne un peu d'humanité... Heureusement que les gentils restent globalement gentils, ils en auront bien besoin. Cela permet au scénario qui ne parle pas du tout de Weëna de progresser tout de même en rebattant un peu les cartes. Toutefois, il m'a semblé que le dessin perdait en finesse par rapport aux albums précédents, notamment au début ou certaines cases apparaissent faites à la va-vite. Dommage...
Plus ça va et plus les histoires de Largo Winch s'apprécient sur 2 tomes une fois l'affaire dénouée. Alors au milieu du gué, je mets un "moyen" pour cet album. Oui le graphisme de Franck est toujours aussi sympa et les couleurs "fortes" y contribuent pas mal à mon avis. Quant au scénario, Van Hamme en avait un peu parlé donc on savait un peu à quoi s'attendre et l'album se termine avec Largo dans une mouise noire (et ça on savait donc on n'est pas très surpris...). La question va donc être : comment va-t-il s'en sortir cette fois, le scénario sera-t-il bien retors comme Van Hamme sait parfois les faire ? On l'espère, sans trop s'apesantir sur le fait que le futur avion d'affaire à décollage vertical on n'y croit pas une seconde (en même temps ils pourraient ressortir le design du Dornier 31 ça serait drôle...)
Mouais bon c'est joli mais le scénario... Ben c'est un scénario de fin pour Van Hamme sans être la fin du héros ni de la série, bref c'Est tout de même un peu plat... On recycle une dernière fois (?) quelques personnages secondaires, on accumule des passages sans vraiment se sentir impliqué, on fait passer à Jolan le test du gars qui ment toujours et de celui qui dit toujours la vérité, super... Je l'ai lu en prépublication dans Bo Doï, ne l'achèterait pas non plus, fin de l'histoire Thorgal pour moi...
Bon alors, juste un truc, c'est pas Sylvain, c'est Romain le prénom du dessinateur talentueux que tous les fans d'aviation et de BD avaient apprécié dans "le Dernier envol" l'année dernière. Ici, sur fond de coupe Schneider, les bolides des années 30 reprennent vie sous la patte fort capable de Romain, le scénario est sympathique et l'histoire prévue en 2 tomes va vite et fort. Bien évidemment, l'auteur profite de chaque case pour caser des avions, on appréciera donc un magnifique hydravion Latécoère, le trimoteur Dewoitine d'Air France... Et comme les demoiselles sont aussi à l'honneur, sachez que Monsieur Hugault prépare un recueil de jolies pépés et belles carlingues avant d'attaquer la fin de ce diptyque!
Tome 6 et final d'UW1, je prends, je lis. Finalement il y a toujours une petite déception à lire la fin d'une série quand elle est bonne, que l'intrigue se dénoue. Le sujet est parfaitement maîtrisé, le paradoxe temporel "central" finalement très classique mais très bien trouvé et surtout très bien gardé dans les 5 premiers tomes, bravo. Rien à redire côté dessin, c'est très bien et on est plongé dans l'histoire. La fin de l'album contient plusieurs pages de goodies sympathiques. UW1 reste donc du début à la fin une excellente série de SF, amateurs ne pas s'abstenir !
Puisqu'il semble qu'il faille remonter dans le passé des héros dans toute série BD qui se respecte, allons-y gaiement dans ce troisième tome du Régulateur. Je dois dire que je l'ai lu directement sans relire les 2 premiers avant, chose que je ferai dès que possible et cette critique est donc après une lecture "à sec". Ben c'est pas mal mais ça laisse sur sa faim. Ça castagne à tous les étages, à toutes les armes. Bon. Un poil de révélation sur le passé (ben oui c'est le but de ce tome je le rappelle). Bon. Et puis ? C'est tout. Vivement la suite qui devrait revenir plus dans le vif du sujet.
Durango revient et il n'est pas content. Il a changé de dessinateur donc parfois de tête. Les méchants, eux, ont toujours de grandes bacchantes noires (enfin souvent). Qu'ils cherchent à avoir plus de bétail ou plus de mines, c'est toujours la même histoire et le Mauser du gaucher fait toujours bang bang bang. Bref, ça se laisse lire mais je trouve qu'il n'y a plus guère d'innovations dans cette série depuis longtemps et le délai passé entre ce tome et le précédent n'aura pas servi à changer cette donne. J'avais pas mal hésité à acheter cette BD, je ne suis pas encore au point où je le regrette mais n'en suis plus très loin pour autant...
Quintos par Bretwalda
Andreas est un maître du fantastique dont le dessin sied à merveille à ses scénarios... Quintos en revanche se situe dans un passé historique classique de la guerre d'Espagne, et je trouve qu'Andreas n'est pas le meilleur choix pour illustrer ce scénario. Parlons-en d'ailleurs du scénario. Peut-être suis-je négativement influencé par le fait d'avoir récemment vu "Land and Freedom" de Ken Loach sur ce même sujet. Et force est de dire que le scénario de Ken Loach tient plus la route. Ici on a un groupe de volontaires étrangers... stéréotypés... Le Belge est un peu benet, la Française bourgeoise, l'Allemand bourgeois, l'Américain opportuniste et cynique, l'Espagnol idéaliste... On retrouve le clergé à la solde des Nationalistes, ces derniers plus disciplinés et mieux armés... J'ai eu l'impression d'un remake même si après tout cela était aussi la réalité historique de ce conflit... Dans cet album, tout paraît insuffisamment travaillé, trop facile, malgré une bonne idée de départ. Quant au dessin, et bien je ne m'y suis pas senti. Andréas m'emporte dans ses mondes mais ne me fait pas revenir 70 ans en arrière en Espagne. Ses avions de Capricorne me vont car ils ne sont pas sensés ressembler à des appareils existants, mais quand Andreas dessine des Messerschmidt 109, on remarque juste qu'il ne sait pas dessiner un Messerschmidt 109... Bref un album avec des qualités mais certainement pas assez pour enthousiasmer...
Feu croisé (ARQ) par Bretwalda
Arq est un monument de la bande dessinée fantastique. Arriver ainsi comme le fait Andreas à changer du tout au tout les unités de temps et de lieu de ses histoires sans les dénaturer mais au contraire en les rendant chaque fois plus passionnantes est tout bonnement... fantastique. Comme à chaque nouveau tome, relire l'intégrale de la série est indispensable. bravo M. Andreas !
Je me souviens parfaitement quand je suis revenu à la BD après les années Tintin-Astérix de mon enfance, c'était en 86 avec la Saison des cendres. Du MedFan au graphisme "merveilleux"... Cette introduction pour dire que depuis, bien d'autres sont venus, et du fantastique médiéval on a eu à toutes les sauces, voire ad nauseam... Alors Okko, ça change... un peu... C'est comme de passer du Donjons & Dragons de base à L'Oriental Adventures (les anciens rôlistes me comprendront), on remplace le paladin par le samourai, le voleur par le Ninja, le dragon par le Ryu... C'est plutôt sympa, on a un a priori positif. C'est bien dessiné, c'est efficace, on a une équipe de chasseurs de monstre, une histoire en 2 tomes où l'on chasse un monstre... Bon ça fonctionne bien, je ne me plains pas. Le deuxième tome sera-t-il donc une seconde chasse au monstre ? Notre Samourai gagnera-t-il de l'expérience et passera à un niveau supérieur ? (ah zut, là je retombe dans Donjons & Dragons, désolé...) Je pense que ça peut fonctionner mais il faudra faire des efforts car le petit côté exotique ne permettra pas à lui seul de conserver l'intérêt de la série.
Je l'ai trouvé un peu moins intéressant que les premiers, sauf pour la fin. En fait, Candélabres est une super série quand elle parle des candélabres. Là c'est plutôt le cas à la fin. N'empêche que la révélation sur le tableau donne vraiment envie de savoir le fin mot de l'histoire. Vivement la conclusion !
Pétillon a un vrai talent journalistique, d'écriture et de mise en scène. Moi qui travaille et vit dans ces arrondissements parisiens, je trouve le portait brossé extrêmement pertinent. Cette BD est bien sûr engagée mais montre que rien n'est simple, il faut la lire !
Magie noire - Magie blanche est un superbe dyptique, le meilleur avec les 2 premiers tomes. C'est sûr que Niklos Koda (la BD) en aventures d'espionnage n'apporte rien et que toute l'âme de cette série repose dans le fantastique contemporain qu'elle manipule à merveille. Pas d'effets pyrotechnique, ni de super-méga-magos bardés d'objets magiques, non, mais une ambiance sourde, des manipulations, des explications qu'il faut bien croire dans une ambiance de mystère permanent. Vous l'aurez compris, ce tome est dans cette veine et c'est vraiment une réussite, scénaristique donc mais également graphique avec un trait particulièrement élégant.
Le dernier envol par Bretwalda
Pour qui aime les avions et les BD, cet album est une superbe sortie. Le dessinateur rend très bien les machines et sort 4 histoires de 4 pilotes tout à fait marquantes. Cela change aussi agréablement des aventures en série de nos amis Buck, Michel, Ernest et consorts. Décidément un bien bel album pour un premier coup, espérons qu'il donnera envie à ce talentueux illustrateur de poursuivre dans cette voie.
Bon d'accord, le scénario n'est pas de prime fraîcheur (c'est bien la 48ème fois que le thème est utilisé, vous verrez bien lequel pour ceux qui liront l'album). On ne sait même pas trop qui sont les cerveaux derrière l'opération, la fin étant menée au pas de charge mais en fait ce n'est pas non plus si important que ça. Ce qui est plus intéressant, ce sont le cadre antarctique, la présence des Français et des Super Étendards qui changent un peu. Se lit sans aucun déplaisir mais sans plus.
Soda revient et on ne lui fait pas que des fleurs dans cet album sombre (on retrouve les "yeux en noir" déjà vus dans un précédent tome). Avec une intrigue que certains scénaristes feraient tenir en 14 albums, on a ici une histoire ramassée, violente, à la Soda, avec des personnages secondaires qui gagnent eux aussi en épaisseur. Bref c'est du bon Soda qui pique à consommer sans modération.
C'est drôle d'être un fan de la série et de ne pas aimer ce tome qui en est la quintescence... Giacomo, c'est du théâtre, la vie est une pièce et les albums oscillent entre différents genres, de la comédie à la tragédie en passant par le vaudeville (un peu le cas ici, "ciel mon mari, ciel le mari, ciel moi"). Et ce tome, qui effectivement marque, si ce n'est la fin de la série, du moins la fin d'une époque vénitienne, est parfaitement maîtrisé. Pour ce dernier (?) acte, les acteurs font part au public de leurs pensées intimes de face, et ça marche (sauf si on ne connaît pas ou n'aime pas le théâtre). Je trouve donc cet album parfaitement maîtrisé et avec un grand brio, bravo aux auteurs.
C'est un peu de la nostalgie de jeunesse qui me fait acheter le tome 12 des chroniques de la lune noire. Question scénario, il tient sur une carte de visite, écrit gros, alors il faut meubler et on meuble. Bref, ce tome se réume encore une fois à une grosse baston de gros-bills, en même temps c'est la marque de fabrique de la série. Assez d'accord pour dire que le dessin n'est franchement pas au top. Je ne suis pas cependant certain que ma nostalgie des parties de Donjons et Dragons d'antan suffisent à me faire acheter le prochain tome...
Il y a des dessinateurs qui ont un style. Il y a, je crois, un style "Pratt" par exemple ou encore un style "Marini". Et il y a indubitablement un style "Gimenez". Pour les amateurs de cet auteur, la caste des Méta-barons a été un long et savoureux intermède mais pour ceux qui avaient acheté au lycée Léo Roa ou le Quatrième Pouvoir, Titania ou Mutante, le temps se faisait long. Aussi ce tome 2 d'une histoire apparemment terminée tombe-t-il comme du pain béni pour Noël. L'histoire est sympathique, le décor SF est sublime et Gimenez et avec Manchu le meilleur designer d'engins futuristes qui soit (à mon humble avis)... Donc si vous ne connaissez pas et aimez la SF, découvrez vite Juan Gimenez. Ah, tant que j'y suis, j'ai lu (Bo Doï sûrement) que Gimenez avait dessiné en Espagne pas mal d'histoire d'Aviation de la seconde guerre mondiale... Pas traduit en français, pas trouvé en Espagne (passage trop court) je lance un appel à qui veut l'entendre : si quelqu'un veut bien les publier en français vous avez un client sûr :o))
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