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Igor, mon frère de GriffoYves Swolfs
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8 critiques
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Par :
Sep
  
(06 nov. 2006)
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"Igor mon frère" constitue une très bonne entrée en matière pour cette nouvelle série. Délaissant le western de Durango et le romantisme du Prince de la nuit, Swolfs a pondu un scénario âpre et froid, en parfaite symbiose avec le dessin un peu figé de Griffo. La grosse faiblesse du scénario étant le côté "russe caricatural" (involontaire je pense) que Swolfs a donné à ses personnages. Ici, pas de surprise, on sait exactement dès les premières pages le genre de réactions que nous réservent les différents protagonistes. Du coup, à vouloir faire trop sérieux, il ressort de cet album un petit côté ridicule. Cela dit, ce tome 1 reste un bon album pour une série qui promet d'être une bonne série "B".
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Par :
ArzaK

(07 nov. 2001)
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Je n'ai pas aimé cet album pour plusieurs raisons qui me semblent justifiables. Premièrement tout y est beaucoup trop stéréotypé, aucune originalité dans ce récit qui frise la banalité au sein de la production la plus courante. Le dessin de Griffo est imparfait; s'il n'a jamais pu rivaliser avec Bilal (qu'il a parfois trop copié), il nous avait néanmoins habitué à mieux. Un premier tome raté est un premier qui ne donne pas envie de débourser de l'argent pour lire les autres. Voilà qui est dit.
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Par :
Jean Loup
 
(05 mai 2001)
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"Igor, mon frère" est le premier volume de la série Vlad lancée au Lombard par Swolfs et Griffo. Ce sont tous les deux des auteurs bien connus des bédéphiles : on le constate, la collection "Troisième vague" ne se veut pas franchement novatrice... S'ils ont chacun à leur actif de bonnes séries (je pense à Durango et Le prince de la nuit pour Swolfs, et à SOS Bonheur pour Griffo), leur association n'a vraiment rien d'enthousiasmant. Le premier tome de Vlad se révèle passe-partout au possible : on a déjà lu et relu ce type d'album.
L'intrigue se déroule au milieu du XXIe siècle, dans un futur proche où la Russie essaie de se reconstruire en multipliant les magouilles. Vlad, le personnage principal, hérite d'une fortune colossale, mais il lui faut auparavant retrouver son frère qu'il a perdu de vue depuis bien longtemps. Poursuites, bastons, action sur fond d'espionnage, voilà le credo de Vlad. Le scénario n'est pas mauvais mais il est sans surprise. Le personnage du héros est caricatural dans le genre gros dur, froid et taciturne, sans relief : du coup, on ne s'attache guère à lui. Le dessin ne m'a pas davantage convaincu : Griffo n'est pas à l'aise avec les scènes d'action, son trait manque de mouvement et de vie. Par exemple, la toute première scène ne fonctionne pas à mon avis, à cause de son graphisme. Celui-ci manque d'ailleurs de personnalité et donne l'impression d'un produit standardisé.
L'ensemble reste cependant une lecture agréable, mais qui ne se démarque en rien d'une énorme masse d'autres bandes dessinées. Peut-être que le second tome, déjà sorti, donne un nouveau tonus à la série, mais je ne vais pas me précipiter pour le vérifier. On verra, à l'occasion...
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Par :
Grégory Ronot
  
(02 oct. 2000)
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Action, sexe et brigandage sont les ingrédients de cet album. Ingrédients que l'on a l'habitude de retrouver dans un bon film d'action américain mais à la seule différence que la principale place où se deroule l'action est en Russie! Donc une certaine originalité est apportée. Sinon, le reste est tout à fait classique: un héros à la Bruce Willis (dans le dernier samaritain), une intrigue pas franchement résolue en fin d'album (alors vivement la suite) et des mechants à la hauteur de nos espérances. Un bon album qui malgré quelques lacunes graphiques, est à s'offrir sans surprise!
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Par :
Gérard
  
(29 juin 2000)
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Swolfs, l'auteur du Prince de la Nuit et de Durango a choisi de placer les personnages de la série Vlad dans une Russie du XXIè siècle, qui ressemble à s'y méprendre à un far west moderne. Devant les lois bafouées par la corruption et les micro-pouvoirs de tous genre, Vlad, surnommé dans l'armée "Le loup", incarne l'archétype du justicier, errant et héroïque. Il se déplace tel un Mad Max du bloc de l'Est dans un véhicule blindé, armé jusqu'aux dents. Ex-officier décoré à plusieurs reprises pour sa bravoure, c'est un être robuste, rompu aux techniques du combat, mais aussi un homme fêlé intérieurement. Seule valeur que la civilisation pourrie n'a pas réussi à éradiquer, la relation affective qui le lie à son frère devient sa raison de vivre.
A l'instar de nombreuses utopies négatives, tel le Brazil de Terry Giliam ou le 1984 d'Orwell, la ville de Moscou où se déroule une partie de l'histoire est devenue en 2050 un havre d'insécurité, insalubre et gris. Où chacun tente de survivre avec les moyens du bord. Jamais futur n'a paru aussi proche d'une déréliction sociale pour nous bien contemporaine.
Le scénario est d'une grande efficacité, accumulant scènes d'action sur scènes d'action : à partir d'ingrédients somme toute de facture classique dans un thriller SF politico-économique, Swolfs parvient a donner une indéniable consistance, charnelle et psychologique, à ses personnages. Tout en ménageant un rythme haletant, digne de toute production hollywoodienne qui se respecte. Il est remarquablement secondé en cela, il est vrai, par la rigueur du dessin de Griffo, passant avec une aisance époustouflante de Giacomo C, gentilhomme vénitien du XVIIIème siècle (avec Dufaux) et de la Pension du Dr Eon (avec Cothias) à cette Russie futuriste décadente. Entre truands pourris et politiciens véreux, Vlad esquisse dans ce premier volet de la série le portrait sans concessions ni tabous d'un certain déclin de l'ex-URSS dont on peut difficilement s'empêcher de penser qu'il n'est qu'hypothétique à l'heure actuelle...
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Par :
Thierry Bellefroid
(21 mai 2000)
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« Vlad », Tome 1 : par Griffo et Swolfs dans la collection Troisième Vague du Lombard.
La cohérence de la collection Troisième Vague s'affirme avec de plus en plus de clarté. Ce qui paraissait encore très confus lors de la première livraison (composée, pour rappel, de deux séries pré-existantes : Alpha et Capricorne) a depuis trouvé une véritable justification... ne fût-ce que commerciale. Au Lombard, on se félicite en tout cas des chiffres réalisés depuis la création de cette collection. C'est vrai qu'Yves Sente a réussi à sortir la BD-Lombard de placards qui sentaient dangereusement la naphtaline. Mais qu'on ne s'y trompe pas, si Troisième Vague regroupe des récits aux héros et au contexte modernes, il ne s'agit nullement d'un vivier de jeunes auteurs. Jugez sur pièces. D'abord, il y a eu les deux séries citées plus haut, déjà bien installées dans le paysage, et dont les auteurs n'étaient plus des inconnus (sauf peut-être Jigounov). Puis il y a eu IRS, Niklos Koda et Alvin Norge, des séries scénarisées ou dessinées par des auteurs présents dans le circuit depuis bien longtemps. Voilà que les rejoignent Griffo et Swolfs. On ne peut pas vraiment parler de « petits nouveaux » ici non plus. En clair, les auteurs Troisième Vague ont plutôt tendance à avoir vingt ans de métier ! Pourtant, fidèles à ce qu'ils ont ressenti comme un esprit d'écurie, les voilà qui « font » du Troisième Vague comme d'autres « feraient » du Vécu. Ca donne Vlad, un album que je considère comme l'un des plus réussis de la collection, même s'il véhicule pas mal de poncifs.
Vlad. Swolfs n'a pas dû se creuser beaucoup pour trouver le nom de son héros. Prenez un nom de ville russe et enlevez-lui la moitié. Vous obtiendrez un prénom de héros de BD tout à fait acceptable. A quand les aventures de « Nov », le héros qui rappellera « Novgorov », la ville où le KGB avait installé sa célèbre école ? Vlad, donc, est un ancien héros de l'armée... russe. Aïe. On sent qu'Alpha n'est pas loin. Quand une série marche, il y a toujours du monde qui se bouscule dans son orbite ! Va-t-on assister à une « alphaïsation » de Troisième Vague ? Le risque est là. Mais la lecture de cet album vous rassurera. Vlad est plus qu'un alibi pour promouvoir le succès de la collection. Contrairement à un certain Larry B Max (IRS) auquel je n'arrive pas à croire, ce Vlad semble crédible. Premier bon point : Swolfs a créé un personnage qui, pour outrancier qu'il soit, peut exister. Second bon point, un scénario solide, même s'il n'est pas d'une originalité renversante. Le coup du frère jumeau qui cache une sorte de négatif du héros, l'industrie du cinéma en 3-D complètement aux mains de la mafia russe, l'organisation internationale aux pouvoirs illimités, tout ça fonctionne plutôt bien. Pour le reste, c'est davantage l'action qui est le fil conducteur et l'assurance contre l'ennui du lecteur. Quant à Griffo, il semble moins à l'aise dans la Russie futuriste que dans la Venise de Giacomo C. Les couleurs sont moins soignées (même si l'on sent qu'il y a ici une volonté de ne pas céder à l'esthétisme) et les décors en général sont moins réussis que dans d'autres travaux récents (comme La pension du Dr Eon) Mais son Vlad est animé du même souci de crédibilité et il ne s'en sort pas trop mal. Reste la talon d'Achille de l'ensemble. Tout cela est très attendu et conventionnel. A tel point qu'on a presque froid dans le dos quand Yves Swolfs déclare dans le dossier de l'album que ce qu'il aime de plus en plus dans ses histoires, c'est de « travailler » la psychologie de ses héros. Où est la psychologie de Vlad ? Où est cette fêlure que son auteur se vante d'avoir voulu restituer ? Il n'y a aucune honte à faire de la série B honnête. Mais dans ce cas, il faut assumer. La lecture de Vlad est plutôt agréable. Elle repose sur un certain nombre de recettes que Swolfs a appris à gérer « en routier de la BD » et que Griffo restitue avec le même professionnalisme. N'empêche. On attendra la suite pour voir s'il y a lieu de parler de « psychologie de personnages ».
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Par :
Thierry
  
(17 mai 2000)
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Vlad, un ancien militaire reconverti dans le metier de mercenaire, apprend que sa mere vient de mourr, laissant une fortune colossale. Il est alors charge par le notaireen charge de la succession de retrouver son jumeau Igor, introuvable. Or, ce dernier a trempe dans une affaire aux ramifications enormes.
A defaut d'originalite, la collection "troisieme vague" de Lombard semble plutot miser sur les recettes qui marche, afin de redorer son blason (au moins ses ventes). Cela donne des series pas specialement enthousiasmantes, mais distrayantes.
Dans le cas de Vlad, le scenario a deja ete vu 100 fois, surtout en videoclub ;o). La principale originalite est de situer l'intrigue en Russie. Pour le reste, les elements sont connus et eprouves. Swolfs agence tout cela avec rigueur, tandis que Griffo renoue avec un style qui rappelle celui de beatifica Blues et surtout Samba Bugatti. Cet album se lit donc avec plaisir, mais sans laisser de souvenirs particuliers. C'est de la BD popcorn, sans pretention, mais bien faite. Un succes potentiel, a mon avis.
A+
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Par :
pm
 
(15 mai 2000)
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Nouvelle série de la collection 3ème vague du Lombard et petite déception.Ce récit d'anticipation sur un ancien militaire russe à la recherche de son frère pour pouvoir récupérer l'héritage légué par sa mère est somme toute assez prévisible.Swolf ne renouvelle pas ses thèmes de prédilections et l'on se met à penser que ça aurait très bien pu être un Durango;héros peu sympathique et égoïste mais tout de même justicier.D'autre part les personnages secondaires ne risquent pas d'encombrer la série.Bref le suspens est léger, ça se laisse lire mais on attendait mieux de cette association de deux anciens(pas très nouvelle vague tout ça).
Le dessin de Griffo est correct mais à nouveau pas très personnel.Ici on dirait un peu du Bilal en moins bien.C'est un peu son problème ,dans d'autres albums ça ressemble à du Yslaire(Monsieur Noir qui d'ailleurs est excellent) voir même dans certains Giacomo C à du Juillard.
Enfin ,attendond le prochain Prince de la nuit car Swolf n'est jamais aussi bon qu'en tant qu'auteur complet et personnellement son dessin me touche beaucoup plus.
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