Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (19)

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1012. stefan - 10/01/19 17:39
Pardon pm, j'ai lu un peu vite.

Oui, je pense vraiment qu'il y a des gens très talentueux qui n'arrivent même pas du tout à se faire publier.

Quand tu vois comment certains galèrent maintenant et essuient des centaines de refus avant d'y arriver. Il y en a, pour tout un tas de raisons qui abandonnent avant, et dans le lot, il peut y avoir des très très bon.

1011. torpedo31200 - 10/01/19 17:38 - (en réponse à : pm - post # 1008)
Tout est possible.
Surtout pour Moebius, qui ne vendait pas beaucoup de son vivant.

1010. stefan - 10/01/19 17:35
Là, la discussion risque de devenir compliquée, ça dépend un peu de ce que tu appelles "succès", et la notion de talent est un peu subjective, mais comme ça je dirai qu'il y a un paquet d'exemples de gens qui sont ultra bons et qui sont totalement inconnus du grand public et pas toujours très connu des "amateurs".

Je suis certain que Marcel pourra nous en sortir une liste longue comme le bras. Moi je pense, je sais pas, à des gens comme Max Cabane, dont parlait Danyel il y a peu. Bézian, pour moi est un dessinateur fabuleux et qui est pas vraiment mis en avant. Chabouté peut être, Wally Wood, même peut être Andréas, tous ces gens ont leur groupe de fans plus ou moins importants qui les suivent, mais je ne suis pas sûr que leur nom parlent à grand monde en dehors de leur petit cercle de fans. Plus pointu, peut-être, Vincent Hardy est pour moi un cas de génie absolu dont quasiment personne n'a entendu parler (sauf Marcel bien sûr).


1009. Victor Hugo - 10/01/19 17:20
Sachant que la plupart des éditeurs sont complètement cons, c'est très possible.

1008. pm - 10/01/19 17:12
Des gens sansbtalents qui publient et ont même du succès, au moins pendant un temps, il y en a plein en effet. Ce n’est pas si grave car le temps fait le tri.
Mais est ce qu’il y a vraiment des gens très talentueux qui n’arrivent pas à se faire publier ?
Est-ce qu’un génie, par exemple du niveau de Moebius ou Franquin pourrait passer inaperçu auprès de l’ensemble des éditeurs ? J’ai peine à le croire.

1007. torpedo31200 - 10/01/19 17:08 - (en réponse à : stefan - post #1006)
Vrai.

Mais la phrase de Desproges citée par Victor Hugo, concernait plutôt les auteurs qui se lamentent de ne pas avoir de succès par manque de talent (ça existe). Et qui ignorent donc que les deux concepts n' ont rien de commun.

1006. stefan - 10/01/19 16:53
malheureusement succès et talent sont très décorrélés.

Il y a heureusement des gens talentueux qui ont du succès mais il y a aussi des gens sans talents qui ont du succès et des gens très talentueux qui n'en ont pas.

1005. Victor Hugo - 10/01/19 16:47
Ca me fait penser à la citation de Pierre Desproges:J'aimerais avoir une pensée pour tous ces artistes qui n'ont pas de succès sous prétexte qu'ils n'ont pas de talent.

1004. torpedo31200 - 10/01/19 16:39 - (en réponse à : post # 1003)
Ca commence à faire qq bouquins d' auteurs qui racontent leurs galères de dessinateurs.
Un jour, ça rejoindra peut-être ceux/celles qui racontent leurs maladies.

1003. Quentin - 10/01/19 16:28

1002. Stefan - 10/01/19 00:19 - (en réponse à : Froggy)
En gros, dans un dossier, présenté à des éditeurs on trouve un résumé de l'histoire, une petite note d'intention qui décrit l'esprit du truc, éventuellement une présentation des personnages principaux et au moins trois planches finalisées. Comme c'est surtout ça qui va être regardé et lu, il faut bien les choisir, bien les soigner, elles doivent donner envie et si il y en a un peu plus on le met quand même. La taille du dossier varie beaucoup d'un projet à l'autre, c'est pas forcément toujours judicieux de faire un truc trop gros.

Pour ta question, un auteur non publié va avoir tendance à envoyer au plus de monde possible mais il vaut mieux pour éviter de faire perdre du temps à des gens qui pourraient t'en vouloir, éviter d'être trop incohérent et s'assurer que le projet a un minimum d'affinité avec la maison à laquelle on envoie.

Les auteurs publiés ont en général établi un lien avec le ou les éditeurs qui les ont déjà publiés, donc tendance à leur en parler en premier. C'est parfois d'ailleurs dans leur contrat d'édition, la contrainte de devoir présenter les prochains projets en exclusivité à la maison et de ne présenter à d'autres qu'en cas de refus. Il y a même parfois des clauses d'exclusivité tout court et je crois bien qu'il y a eu des cas d'auteurs ayant signés des contrats d'exclusivité et voyant tous leurs projets suivants refusés par l'éditeur. Je sais pas si quelqu'un ici en sait plus, je sais plus trop dans quel cadre j'ai entendu parler de ça.

Après, ça arrive souvent, surtout si l'album précédent s'est mal vendu que l'éditeur ne republie pas les projets suivants, l'auteur, peut faire alors jouer d'autres relations nouées au fil du temps, où repartir un peu de zéro et envoyer à tout le monde.

Parfois aussi c'est l'auteur qui va voir ailleurs, à la recherche d'un éditeur plus gros capable de lui donner plus de sécurité financière, plus de garanties, et c'est normal, c'est pas facile de vivre de ce métier.

Les auteurs et les éditeurs passent pas mal de temps en festival et sur facebook, à se rencontrer, créer des liens créer des réseaux. Beaucoup d'auteurs sont des ours pour lesquels c'est très pénibles, certains arrivent à l'éviter, mais c'est assez compliqué de se tenir à l'écart, d'autres prennent leur pied à se créer des réseaux de relations de travail parfois très hypocrites. C'est un milieu assez étrange avec des gens très chouettes mais aussi des gens pas très fiables, beaucoup d'aigreur aussi.

Les auteurs qui vendent beaucoup, je crois que la plupart du temps, ils peuvent tout se permettre, en général, ils ont plutôt carte blanche. Mais ça doit dépendre des gens aussi. Il y a des éditeurs avec plus ou moins de volonté de cadrer les auteurs et des auteurs plus ou moins enclins à suivre des directives. Quand tu as galéré pendant des années et que tu as la chance de te retrouver dans la position de pouvoir décider de faire ce que tu veux, c'est d'autant plus tentant d'en profiter.

Sur les auteurs moins confirmés, beaucoup d'éditeurs donnent pas mal de directive, et ça peut aussi parfois flinguer des albums. Quand un auteur avec un style original et personnel se retrouve avec un éditeur qui essaie de le forcer à rentrer dans un moule qui ne lui correspond pas du tout parce que ce que fait cet auteur lui rappelle vaguement un autre truc qui a bien marché chez un concurrent ça peut complétement flinguer un livre.

Parfois aussi certains auteurs sont persuadés de détenir l'idée du siècle, mais en change tous les deux jours, écoutent rien ni personne et l'éditeur qui pensait pouvoir cadrer un minimum l'auteur se retrouve avec un livre auquel il ne croit plus du tout mais le sort quand même pour tenter de couvrir au moins une partie des frais engagés sur l'avance.

Et puis avec tout ça, il faut pas oublier qu'on a souvent non pas un mais deux ou trois auteurs, voir plus sur un livre, un responsable éditorial avec un commité de direction au dessus de lui qui rame pas toujours dans le même sens, des rachats de boites, tout ça sur un album qui met au minimum une bonne année à naitre voir parfois plus, il peut se passer pleins de trucs. Un peu comme dans tous les métiers en même temps, en fait. Mais là difficulté ici c'est qu'on cumule pas mal de paramètres qui rendent le milieu pas facile à gérer. On est sur de l'art, donc des critères subjectifs et changeants. Dans un milieu sur-saturé en terme d'offre, où il est encore possible de gagner beaucoup d'argent, mais où la grande majorité n'arrive pas à en vivre. On est sur un travail, même sur les albums à plusieurs, où on passe beaucoup de temps seul devant sa planche ou son écran (à noter que depuis quelques années beaucoup d'auteur se regroupent dans des ateliers). Le produit final reste relativement cher et très long à produire, difficile à vendre trop trop cher, avec donc des marges faibles. Très peu de couverture médiatique, ou de publicité. Et moi, quelque part, ce qui me déprime le plus quand je vais dans les librairies spécialisées, ce n'est pas de voir le paquet immense de trucs qui me semblent sans intérêt et mauvais, c'est au contraire de constater qu'il y a aussi des quantités de trucs qui ont l'air vraiment bien et dont je n'ai parfois même pas entendu parler et qui vont disparaitre.

1001. suzix@bdp - 09/01/19 18:07 - (en réponse à : froggy)
et oui celui là est valable! (;o)

1000. suzix@bdp - 09/01/19 18:00
Yatta de 1000!

999. froggy - 09/01/19 17:47
Si je vous ennuie avec mes questions a la con, n'hesitez-pas a me le faire savoir.

998. froggy - 09/01/19 17:46
Si je suis ennuie avec mes questiopns a la con, n'hesitez pas a me le faire savoir.

Vous n'avez rien dit sur la maniere dont vous soumettez vos projets. Vous les envoyez par la poste telle une bouteille a la mer en esperant qu'au moins un editeur vous dira qu'il l'adore? Cela me semblerait etr eplus le cas des debutants ou des inconnus. Mais pour un Laurent Colonnier ou ses collegues au meme niveau que lui, cela se passse comment plus concretement, vous prenez rendez-vous et vous vous voyez dans le bureau de l'editeur? Vous envoyez un courriel avec votre projet dans un fichier ajoute en pieces adjointes?

C'est toujours la meme question que je pose, comment se passe la collaboration entre un editeur et son auteur afin de sortir la meilleure BD posssible? Est-ce que les auteurs au succes etabli ont carte blanche jsuqu'a ce que ce succes s'arrete ou s'attenue?

Est-ce qu'il existe un editeur qui pourrait dire a Zidrou, Sente, ou Yann, "ecoutez mon vieux, c'est pas mal mais il faut retravailler tout cela pour telles raisons X et Y"?

997. Victor Hugo - 09/01/19 10:14 - (en réponse à : Froggy post 993)
Ne crois pas ça, la plupart du temps il n'y a aucune réponse aux envois de projets, même avec des personnes que je connais et avec qui j'ai déjà travaillé. Les réponses que j'ai posté ne sont pas du tout stéréotypées, elles sont très personnalisées celles-ci.

996. Stefan - 09/01/19 01:58 - (en réponse à : pm)
En général on commence par présenter l'album à notre diffuseur qui nous dit combien il pense pouvoir en placer. L'estimation n'est pas toujours fiable à 100%, on a eu quelques mauvaises surprises, mais, en général, ça nous donne une idée. En fonction de ça, on détermine à combien on va le tirer.
Nos plus petits tirages on les fait à 1000 exemplaires, en général, je crois, et il me semble que les plus gros ont été à 3000.

Quand on sort des livres, c'est en général qu'on y croit, qu'on y a vu un intérêt. Alors peut être que j'arrive pas toujours à donner envie avec les critiques que je poste ici. Ce sont souvent des livres qui n'ont pas trouvé leur place ailleurs. Ils ont parfois des démarches graphiques atypiques, mais si on les sorts, c'est qu'on pense qu'ils ont des qualités et on essaie de les faire vivre le plus longtemps possible, donc, oui, quand ils se sont vendus pas trop trop mal et qu'on arrive au bout du stock, on fait des retirages. C'est arrivé sur pas mal de nos livres.

995. pm - 09/01/19 01:38 - (en réponse à : stefan)
Tu dis que vos tirages sont petits, combien ? 500, 1000, 2000 ? Est-ce que vous avez déjà réimprimé des albums qui avaient plutôt bien marché et étaient épuisés ou dès qu'ils sont épuisés on passe à autre chose ?

994. Stefan - 09/01/19 01:33
J'ai deux planches de Fabien Grolleau sur le sujet:




993. froggy - 09/01/19 00:43 - (en réponse à : Laurent et Stefan)
Je vous remercie pour vos reponses, elles sont tres interessantes. Mais elles m'en amenent d'autres auxquelles j'espere vous voudrez bien repondre.

Les reponses recues par Laurent qu'ils mentionnent au post #988 me semblent assez stereotypees et sont probablement des modeles qu'on ajustre au gre des auteurs auxquels les editeurs repondent. Quand ils repondent. Ce qui ne me semble pas etre le cas pour tous. Sur ce point, Laurent, maintenant que tu as acquis une certaine notoriete dans le petit monde de la BD grace a tes deux derniers albums, est-ce que tu recois systematiquement une reponse meme si c'est un refus? Est-ce que les editeurs font preuve de snobsime en ne repondant qu'a ceux qui ont deja et epublie et ont au moins un joli succes d'estime?

Quand vous soumettez un projet a un editeur, en quoi consiste-t-il? Quelques planches d'essai finies bien sur suivi d'un resume ou d'um synopsis? Ou bien seulement un resume du scenario avec quelques crayonnes? Ou un simple pitch?

Est-ce que les auteurs se parlent entre eux et s'echangent des informations? Est-il arrive que vous compariez vos reponses de refus et que vous ayez constate que c'etait formule exactement de la meme maniere?

992. suzix@bdp - 08/01/19 12:54
Témoignage intéressant Stefan.

991. Stefan - 08/01/19 12:44
Il y a souvent un côté très irrationnel dans les réponses des éditeurs. J'ai présenté deux trois projets à beaucoup d'éditeurs différents, ça m'est arrivé d'avoir des réponses du type : ce projet ne correspond pas à nos développements éditoriaux actuels et d'aller quelques jours plus tard en librairie et de tomber sur un livre qui était pile dans le même genre que mon projet parmi les nouveauté de cet éditeur.

Après peut être que le livre en question avait été signé deux ans auparavant, et que la ligne avait changé depuis. Mais surtout, "ne correspond pas à notre ligne éditorial" est la réponse de refus type envoyée pour pas vexer.

Moi, en général, je suis assez content déjà quand je reçois une réponse un peu détaillée et personnalisée d'un éditeur ça veut dire qu'au moins déjà, j'ai été pris au sérieux et qu'il s'est un minimum penché dessus. Quelque fois les remarques sont très pertinentes, d'autres fois, elles me semblent complètement absurdes.

Mais en gros ce qu'il faut savoir c'est que les éditeurs reçoivent des dizaines de projets tous les jours. En général, la plupart, ils jettent un oeil rapide sur les planches, sans trop lire, et là, si si ça les attirent pas, ils vont pas plus loin. Parfois ils répondent même pas, sinon ils copient collent une réponse toute faite.
Si ça les attire, et là il y a quelque chose de très irrationnel sur ce premier coup d'oeil, ils lisent la page, parfois en diagonal, puis le dossier, parfois en diagonal aussi, parfois ils mettent de côté pour étudier plus en détail plus tard (les réponses arrivent parfois deux trois mois plus tard). Même sur un dossier accepté, je crois que certains éditeur ne lisent même pas en détail le dossier.
En tous cas, je connais pas mal de cas de projet qui ont été finalement rejeté après avoir été accepté, après que le dessinateur en ait dessiné une bonne partie, voire tout, et soit finalement refusé avec des prétextes sur des points qui étaient dès le départ dans le dossier d'origine.

Mais est-ce que les prétextes donnés correspondent à la réalité? Il y a pas mal de gens assez tordus dans ce milieu.

Mais en gros, voila, si ton dossier plait pas complètement, en général il est enterré, et ça sert pas à grand chose de le remanier et de le renvoyer, il risque d'être filtré aussi sec. Et c'est de plus en plus rare un éditeur qui demande explicitement un remaniement, ils attendent, la plupart, LE truc sur lequel ils vont avoir un "coup de cœur".

Après, il y a d'autres paramètre, à commencer, pour un auteur qui a déjà publié, les chiffres de ventes des albums précédents. Si ils sont très très bon, en général on lui dit oui les yeux fermés. Sinon, plus il a publié, moins il a vendu, plus ça va être compliqué.
Il y a aussi des histoires de copinage, comme partout, et enfin, il y a aussi des paramètres indépendants du projet et bassement terre à terre: le nombre de livres sortis par an n'est pas infini, où est-ce qu'on en est pour cette année et l'année prochaine et l'année d'après? Est-ce qu'on n'a pas déjà un truc qui ressemble beaucoup en cours? Est-ce qu'on n'a pas déjà sorti un truc qui ressemble et qui n'a pas marché? Et on note aussi que beaucoup d'éditeurs cherchent à publier des trucs qui ressemblent à des trucs qui ont bien marché ailleurs à défaut de pouvoir mettre la main sur l'auteur original.

Chez Vide Cocagne, ce n'est pas moi qui m'occupe de ça, moi je donne juste un petit coup de main en essayant de faire la pub sur les forums. Je donne un peu mon avis, parfois.
Ils sont, grosso modo, deux à jouer ce rôle de responsables éditoriales.
Ce sont deux auteurs à la base et ils essaient de ne pas reproduire ce qu'ils ont pu mal vivre : Ils essaient de lire en entier les dossier avant de répondre. De répondre à tout le monde. De faire à chaque fois des réponses personnalisées. Je crois que c'est le cas chez pas mal de petits éditeurs aussi quand même. J'ai eu à chaque fois des réponses personnalisées et pointues de Six Pieds sous terre, Warrum, ou Sarbacane par exemple.
Mais c'est compliqué, parce que même si on reçoit beaucoup moins de dossiers que les gros éditeurs, on en reçoit beaucoup. Il y a forcément, à un moment ou à un autre une part subjective et injuste dans le tri qui est fait. On sort moins d'un livre par mois, on doit refuser beaucoup.
On a une autre contrainte, en plus qui complique beaucoup les choses, on n'a pas d'argent. On essaie de faire en sorte que la part sur les droits d'auteur soit la plus grande possible, au détriment souvent de la part éditeur, et comme on fait des petits tirages on arrive sur la plupart de nos livres à tout vendre (une partie en librairie, beaucoup en festival ou via notre site internet). Du coup les auteurs touchent des sous après, pas énormément, vu que ce sont des petits tirages, mais pas trop mal quand même par rapport à d'autres. Mais on n'a, en général pas de tréso pour faire une grosse avance sur droits. Même quand on arrive à toucher un financement pour un livre, l'avance n'est pas suffisante pour permettre à l'auteur de vivre pendant qu'il crée son album. Et ça, pour nous, c'est horrible.
Du coup, ça limite un peu, on doit prendre, soit des projets déjà terminés: (blogs, reprise après faillite d'un éditeur original, projet non publié après avoir été accepté...) ou alors des auteurs qui ont un autre travail à côté.
On essaie d'avoir un accompagnement de l'auteur de l'aider dans le processus créatif, mais dans le premier, cas, sur une oeuvre déjà finie, c'est toujours un peu délicat, si on lui demande de tout refaire, on retombe sur le problème de l'absence d'avance conséquente, dans le second où l'auteur à un travail à côté, il avance en général lentement, et ça complique aussi pas mal les choses. ça dépend aussi des auteurs et de leur caractère, certains sont plus ou moins ouverts à des suggestions sur leurs travaux.
Je sais que chez nous, on passe quand même beaucoup beaucoup de temps sur un livre. (sachant qu'on a un salarié chez Vide Cocagne et que les deux responsables éditoriaux ne sont pas salariés pour leur travail éditoriale et doivent aussi, en parallèle, mener leurs propres projets et parfois bosser en plus à côté.)

Voila voila. Tout ça, c'est mon point de vu. Je connais pas mal de gens mais je reste assez extérieur. Je crois que ça donne un peu une idée de pas mal de paramètres côté auteurs et côté éditeurs.

990. suzix@bdp - 08/01/19 10:36 - (en réponse à : laurent)
988. Victor Hugo - 07/01/19 23:02
Je ne sais pas pour les autres, moi on me répond ça:

c’est un projet introspectif et vraisemblablement très personnel. C’est beau, touchant, mais trop pointu pour une maison comme la nôtre, même pour ma collection. Le public qui peut être la cible d’un récit comme celui-ci est à chercher à mon avis chez des éditeurs avec des structures beaucoup plus légères et un catalogue 100% indé. Un livre pareil qui sort chez nous passera malheureusement totalement inaperçu au milieu de ce vaste catalogue.


Le plus hypocrite et faux cul. Pour moi cela signifie "complètement indé donc trop petit tirage pour nous, et on ne fera pas de mise en valeur de toute façon donc c'est mort ..."
En tout cas son dernier argument est juste bien moisi parce que justement un album différent du reste du "catalogue" sera plus visible et sortira du lot.



ou aussi
J’aime bien l’idée une fois encore, mais en terme de réalisation je ne suis pas convaincu, notamment parce qu’il me semble que le projet semble hésiter entre deux tendances. Une tendance plutôt indé / absurde, et le côté roman feuilleton populaire : et à la fois il y en a eu déjà beaucoup ces dernières années, je trouve que le marché est un peu en phase de saturation, et d’un autre côté, je trouve ton projet un peu trop électron libre, un peu trop détaché de toutes contingences commerciales pour pouvoir rentrer dans ce créneau et toucher le public visé.


Je comprends "pas assez mainstream mon gars, reviens nous voir que tu sauras faire des BD qui plaisent à madame Michu".

989. Quentin - 08/01/19 10:00 - (en réponse à : Victor)
Donc les éditeurs font leur boulot et choisissent les livres qu'ils veulent publier et qu'ils pensent pouvoir vendre. Mais toi, comment choisis-tu les éditeurs à qui tu veux soumettre ton projet? As-tu essayé chez Vide cocagne, par exemple?

988. Victor Hugo - 07/01/19 23:02
Ce qui ne l'a pas empêché de refuser tous les projets que j'ai proposé depuis.

quand un auteur soumet un projet a un editeur, est-ce que ce dernier le retourne en lui disant que ce n'est pas assez travaille ou carrement impububliable?

Je ne sais pas pour les autres, moi on me répond ça:

c’est un projet introspectif et vraisemblablement très personnel. C’est beau, touchant, mais trop pointu pour une maison comme la nôtre, même pour ma collection. Le public qui peut être la cible d’un récit comme celui-ci est à chercher à mon avis chez des éditeurs avec des structures beaucoup plus légères et un catalogue 100% indé. Un livre pareil qui sort chez nous passera malheureusement totalement inaperçu au milieu de ce vaste catalogue.

ou encore
Merci de me l’avoir donné à lire, mais je n’accroche pas. Il y a trop de distance pour que je rentre dans le projet, et cette voix-off me laisse à l’extérieur. Et puis j’ai aussi du mal avec le système de deux cases / page… Bref, c’est un projet singulier en tout cas, original et personnel, j’espère que tu trouveras preneur.

ou aussi
J’aime bien l’idée une fois encore, mais en terme de réalisation je ne suis pas convaincu, notamment parce qu’il me semble que le projet semble hésiter entre deux tendances. Une tendance plutôt indé / absurde, et le côté roman feuilleton populaire : et à la fois il y en a eu déjà beaucoup ces dernières années, je trouve que le marché est un peu en phase de saturation, et d’un autre côté, je trouve ton projet un peu trop électron libre, un peu trop détaché de toutes contingences commerciales pour pouvoir rentrer dans ce créneau et toucher le public visé.

987. Victor Hugo - 07/01/19 22:53 - (en réponse à : froggy)
Puisque c'est le dernier auteur qui continue a venir ici, je me tourne vers Laurent qui j'espere voudra bien nous repondre, peux-tu nous expliquer un peu mieux ce qu'un editeur fait, ou/et devrait faire pour qu'il ya ient de meilleures BD sur le marche?

Comment cela s'est passe chez Glenat pour toi au sujet de ton Gustave Caillebotte, est-ce qu'on t'a fait des remarques que tu as pris en compte pour modifier ton album?


Non, aucun travail éditorial. Pour Caillebotte, on m'a proposé de proposer un projet pour la Collection des Grands Peintres, on m'a accepté le projet sur 2 pages finies (les 2 et 3 de l'album) et un synopsis. J'ai envoyé les pages au fur et à mesure, l'éditeur disait "elles sont super tes pages!", puis quand j'ai fini il a lu l'ensemble et m'a écrit:
Hello Laurent,

J’ai lu et littéralement dévoré l’album.
C’est vraiment hyper bien.
tu donnes toutes les clefs pour plonger dans l’univers et dans l’époque,

C’est passionnant, riche, documenté, tes dialogues sont super bons, on est dans l’histoire immédiatement,

Et ton amour du détail et de la précision se retrouve aussi dans le dessin, j’adore notamment la façon dont tu utilises des tableaux célèbres, de Caillebotte bien sûr mais pas seulement, et que tu t’en sers comme décors pour y faire évoluer tes personnages.
C’est assez savoureux.
Donc bravo à toi !

Et bon week-end, du coup.

A bientôt


Voilà.

986. froggy - 07/01/19 22:32
Non, je n'y crois pas beaucoup considerant la mediocrite de nombreuses BD que j'ai achetees l'annee derniere.

Mais il doit y en avoir cependant quelque part si on prend en compte ceux qui sont bons.

C'est une question qui me turlupine (comme Lola le fait si bien) depuis bien longtemps, quand un auteur soumet un projet a un editeur, est-ce que ce dernier le retourne en lui disant que ce n'est pas assez travaille ou carrement impububliable?

985. marcel - 07/01/19 20:54
froggy ?... Un editeur qui ferait du travail editorial ?... De nos jours ?... Tu crois vraiment a ce que t'ecris ?...

984. marcel - 07/01/19 20:52
Sa première dans le genre, c'était Retour au Collège et ça m'avait bien plus.
Moi aussi, mais c'etait plus construit sur la longueur.

983. froggy - 07/01/19 19:54
960. helmut perchu - 07/01/19 12:21
938. Victor Hugo - 03/01/19 03:36
> Quand on dit qu'il y a beaucoup trop de livres qui sortent, en réalité il y a beaucoup trop de merdes qui sortent.

949. froggy - 04/01/19 23:48
> Si les éditeurs faisaient vraiment leur travail, cela serait moins le cas.

J'aurais tendance à penser la même chose et en même temps est-ce que c'est pas une étape obligée ? Si je prends l'exemple de Riad Sattouf qui en ce moment fait 2 des séries les plus enthousiasmantes actuellement (L'arabe du futur et Les cahiers d'Esther), faut se rappeler qu'il a commencé avec des trucs que perso je n'aurais jamais édité (Pascal Brutal et Les pauvres aventures de Jérémie)...


Je suis d'accord avec toi. Mais il faut donc se demander si cette fois-ci, Sattouf a eu un editeur qui l'a incite a travailler mieux et peut-etre plus, ce qui donne l'excellent resultat que l'on peut constater avec L'arabe du futur.

Puisque c'est le dernier auteur qui continue a venir ici, je me tourne vers Laurent qui j'espere voudra bien nous repondre, peux-tu nous expliquer un peu mieux ce qu'un editeur fait, ou/et devrait faire pour qu'il ya ient de meilleures BD sur le marche?

Comment cela s'est passe chez Glenat pour toi au sujet de ton Gustave Caillebotte, est-ce qu'on t'a fait des remarques que tu as pris en compte pour modifier ton album?

982. froggy - 07/01/19 19:31
956. suzix@bdp - 07/01/19 01:55 - (en réponse à : froggy)
Tu devrais te procurer et lire "Petit Paul"! Ca va te plaire gredin! (;o)


Petit Paul ne me dit rien du tout.

981. helmut perchu - 07/01/19 17:23
Et autant dire que ça me fait des fois un peu froid dans le dos...

980. helmut perchu - 07/01/19 17:23 - (en réponse à : Les cahiers d'Esther)
En fait je crois que je suis pas très objectif car j'ai l'impression de voir ce que sera ma fille -qui entre autres similitudes partage le même prénom- d'ici quelques années...

979. Bert74 - 07/01/19 17:13 - (en réponse à : marcel)
Sa première dans le genre, c'était Retour au Collège et ça m'avait bien plus.
Mon problème avec les Cahiers d'Esther, que je lis régulièrement dans l'Obs, c'est que je trouve la jeune fille éponyme absolument pas attachante...
Ca me fait penser aux planches uniques de BD sociétale qu'on trouvait dans Astrapi quand j'étais gamin et pré-ado. J'en ai un bon souvenir. Mais là, pourquoi adresser ces histoires de merdeux aux adultes ?

978. marcel - 07/01/19 15:44
J'ai pas lu Petit Verglas, je suis alle voir des planches, c'est... etonnant. Le changement de style des l'annee suivante est tres surprenant.

977. marcel - 07/01/19 15:40
Pipit Farlouse, c'etait mignon et sympa.

976. marcel - 07/01/19 15:39
Je lu que quelques pages d'Esther et ca m'a laisse de marbre. Pareil avec La vie secrete des jeunes, qui part un peu du meme principe.

975. Bert74 - 07/01/19 15:26
Moi aussi j'aime bien Jérémie (au moins les deux premiers, le 3 un peu chiant).
Les Cahiers d'Esther : bof, bien trop surévalué.

974. pm - 07/01/19 14:15
Le seul truc bizarre dans la production de Riad Sattouf c'est Petit verglas mais il n'était pas scénariste.

973. Victor Hugo - 07/01/19 14:15
C'est très bien le hors sujet!


972. marcel - 07/01/19 13:58
faut se rappeler qu'il a commencé avec des trucs que perso je n'aurais jamais édité (Pascal Brutal et Les pauvres aventures de Jérémie)...
C'etait vachement bien, Jérémie ! Peuh !

971. Bert74 - 07/01/19 13:39
Mélanchon est à la ramasse depuis 2012 (critique de l'attribution du prix Nobel de la paix à l'UE).

970. Victor Hugo - 07/01/19 13:11
On écrit où on veut bordel! Mélenchon est complètement con dans cette histoire, à la ramasse le mec, par clientélisme, tout faux, discrédité.

969. pm - 07/01/19 13:06 - (en réponse à : suzix)
On n'est pas sur bdgest, ici on aime polluer !

968. suzix@bdp - 07/01/19 13:05 - (en réponse à : pm & laurent)
j'ai copié/collé vos posts dans le sujet politique pour pas polluer ici.

967. pm - 07/01/19 13:00
Et les masques tombent. Mélenchon a de la fascination pour un type ouvertement facho, qui a demandé l'instauration d'un pouvoir militaire en France et le renvoi des migrants sur sa page facebook.
Mélenchon ce n'est plus Robespierre mais Marcel Déat.

966. Victor Hugo - 07/01/19 12:57
Tu tires les fils et tu tombes vite sur des gens de chez Dupont Aignan, FN, manif pour tous, groupes anti-avortement, soraliens etc...

965. Victor Hugo - 07/01/19 12:54
On le savait avant les premières "manifs" à Paris.

964. pm - 07/01/19 12:54
Critiquer le mouvement populaire, légitime et attendrissant des gilets jaunes n'est pas possible.

Populaire il parait d'après les sondages, ce qui m'étonne quand même et je me demande si on pose les bonnes questions, légitime et attendrissant je ne vois pas. Factieux et inquiétant de mon coté.
Les premières remontées des "cahiers de doléances" qu'est-ce que c'est: 1) abrogation du mariage pour tous 2) Interdiction de la PMA chez les lesbiennes 3) arrêt de la construction des éoliennes. La messe est dite...

963. Victor Hugo - 07/01/19 12:53
Bien sur que si, on sait d'où viennent ceux qui ont lancé ça.



 
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