Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (19)

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157. froggy - 06/04/18 01:02
Coutelis et Cucuel; Le depute, la noble assemblee

Ou le député dépité, de pute n'est pas un fils.

Il m'arrive de plus en plus souvent d'acheter des albums uniquement sur le pitch. Parfois ca tombe mal mais le plus souvent, cela tombe bien et meme tres bien, comme c'est le cas presentement car cet album est excellent.

Le pitch en question est celui d'un jeune medecin de campagne, la campagne bordelaise en l'occurrence qui se retrouve depute de sa circonscription par un coup du sort bien improbable. L'album nous raconte la vie de ce nouvel elu au Palais-Bourbon et comment il va s'adapter aux moeurs et coutumes de la vie politique telle qu'elle se pratique a Paris. Il est inutile de dire qu'il sera rapidement surpris aussi bien dans agreablement que desagreablement.

Jusqu'a cet album, je n'avais jamais entendu parler du scenariste, Xavier Cucuel, ce qui ne signifie strictement rien bien entendu. Comme l'indique un preambule ecrit par lui, le scenariste et le dessinateur ont eu un acces privilegie et avaient quasiment portes ouvertes dans tout le batiment grace a l'entremise de son president d'alors qui a aussi preface l'ouvrage, Jean-Louis Debre, qui en exerca la fonction pendant 10 ans, de 2007 a 2016, (merci Wikipedia). Celui-ci leur a raconte de tres nombreuses anecdotes dont certaines particulierement cocasses qui ont du faire jaser le Tout Paris de la politique et susciter des mots assassins car elles mettaient en scenes certaines personnalites de la vie politique francaise dans une situation embarrassante. Bien entendu, les veritables noms ne sont pas reveles, Cucuel a utilise ces petites histoires pour mieux enrichir son recit. En meme temps, la BD nous fait promenener de fond en comble dans tout l'immeuble et comme vous le savez, n'etant pas un depute, j'ai pris beaucoup de plaisir a le visiter. La methode qu'a utilise Cucuel n'est pas sans rappeler celle d'Herge pour l'aventure lunaire et principalement le premier tome, Objectif Lune, particulierment la visite du centre spatial par Tintin et Haddock sous la direction de Tournesol. En effet, avec beaucoup de talent, le scenariste rend vivant et interessant tout en n'oubliant pas des pointes d'humour toute son histoire qui aurait pu s'apparenter a un guide officiel edite par l'Assemblee Nationale, c'est a dire un pensum penible et long qui n'aurait eu d'autres utilites que de gaspiller l'argent public (Suzix aurait encore rale sur le sort et l'utilisation de ses contributions fiscales). Il n'est absolument rien de tout cela et la lecture de ces 150 pages et quelques fut tres agreable, j'ai litteralement devore cet album que j'ai lu d'une traite. Le scenariste a parfaitement dose le melange realite/fiction sans que l'un empiete sur l'autre. Ayant une source d'information de premiere main en la personne de Debre, on apprend entre autres qu'une certaine satue qui orne le bureau du president fait l'objet d'un fetichisme tout particulier de la part de tous les occupants au Perchoir.

Autant l'ecrire d'entree de jeu, je n'ai pas du tout recconnu, mais alors pas du tout le dessin de Coutelis. J'admets que je n'ai pas grand chose de lui et que le pauvre gars a vraiment joue de malchance dans sa carriere. Au debut des annees 80, il rencontre Charlier qui lui ecrit un scenario sponsorise par la boisson Canada Dry, le heros a pour nom Chuck Dougherty, l'album ne sortit chez Casterman en 2002, c'est a dire un tout petit peu moins de 20 ans apres. Le scenariste a du etre satisfait de son nouveau dessinateur car il lui confie une de ses series qui lui est le plus cher, Tanguy et Laverdure. Il en dessine la derniere aventure du cycle en cours et meme plutot mieux que ce faisait Patrice Serres, alors le dessinateur. Il en commence une nouvelle aventure et patatra, Charlier decede prematurement laissant cette histoire inachevee. Un nouveau coup du sort s'abat sur lui, il entre en conflit avec Novedi pour insuffisance de paiements sur le T&L, Novedi fait faillite et est rachete par Dargaud. Du coup, les droits sur cette histoire sont bloques car Coutelis en empeche toute reedition. Contacte par Christian Godard qui vient de se lancer dans l'auto-edition avec les Editions du Vaisseau d'Argent, il dessine sur scenario de ce dernier une serie derivee du Vagabond des Limbes imntitulee Les 13 transgressions. Un deuxieme tome fut annonce, Carnaval sanglant en etait le titre mais il n'a jamais paru car les Editions du Vaisseau d'Argent disparurent dans les limbes n'ayant vecues que le temps d'un dejeuner de soleil. C'est tout ce que j'ai de lui, ce qui est peu. et j'ignore totalement ce qu'il a fait depuis 1990, annee de ces 13 Transgressions. Je n'ai pas reconnu son dessin mais cela ne veut pas dire que cela ne soit pas bien, bien au contraire, je l'ai trouve tres leger mais dans le bon sens du terme, il ne se perd pas en fioritures et en detail. Il va droit a l'essentiel, ce qui pour cet album, se trouve etre une bonne approche pour raconter cette histoire.

Le talent conjugue des 2 auteurs a fait que j'ai lu le lecture d'une traite sans le lacher voulant absolument en savoir la fin et en meme temps en savoir plus sur les dessous de l'Assemblee Nationale. J'ignore si il va y avoir une suite, la fin est ouverte, cela dependra des ventes bien entendu. Une chose est sure, si cela arrive, j'en serai tellement cet album est bon.

Note finale, 4,5/5. Passionnant du debut jusqu'a la fin. Un des meilleurs albums de 2017, assurement

156. marcel - 06/04/18 00:42
Fontaine et Bataille sont deux trouducs de la tele qui ont fait des emissions trash dans les annees 90-2000, c'est pour ca que tu connais pas. Et t'as rien rate.

155. froggy - 06/04/18 00:16 - (en réponse à : Piet)
La, tu m'as largue dans le virage.

154. Piet Lastar - 05/04/18 10:50
Mais dire "Jamais Fontaine et Bataille"

153. marcel - 05/04/18 10:34
Jamais dire fontaine...

152. froggy - 04/04/18 23:48 - (en réponse à : Quentin)
A mon age, plus grand chose ne m'etonne. Ou alors, ce serait pour voir un album de Leo bien dessine ou bien Trump faire quelque chose d'intelligent ou finalement moi, abandonnant le FB a son triste sort pour me plonger a corps perdu dans le comics et le manga.

151. Quentin - 04/04/18 14:08
- Les 4 tomes des vieux fourneaux (froggy s'étonnera sans doute que j'aie attendu si longtemps, puisque c'est un sujet qui devrait à priori me passioner). Série drôle et sympathique, bien dans l'air du temps, avec d'excellents dialogues et des situations cocasses. Les intrigues sont souvent alambiquées, mais le tout se laisse quand même lire avec plaisir. J'ai pensé à Nemo en lisant le tome 3 avec le combat pour les abeilles, et c'est désormais sous les traits de Pierrot que je me l'imagine :o)

- Et si l'amour c'était aimer, de Fabcaro. Satire hilarante et outrancière des romans photos à l'eau de rose. J'ai trouvé ca encore meilleur que Zaï Zaï Zaï Zaï.

150. froggy - 02/04/18 17:38
Greg, Constant Souci, Le mystere de l'homme aux trefles

Cette histoire est parue dans Tintin (Le journal des jeunes de 7 a 77 ans) dans les annees 60. C'est la seule mettant en scene ce heros, ce qui explique pourquoi le Lombard ne la publia pas en album, c'est Glenat qui s'en chargea dans les annees 70 dans une version brochee en noir et blanc. J'ai profite de cette reedition toujours chez le meme editeur pour l'acquerir, ne l'ayant lue que dans le journal alors que je collectionnais les recueils. J'aurais du proceder a des verifications car cette reedition est toujours en noir et blanc alors que j'attendais de la couleur, comme elle avait ete publiee en 1967. Comme chacun sait, Greg n'est pas le meilleur dessinateur du monde, lui meme le reconnaissait volontiers, et je ne pense pas qu'une telle edition rende justice a son histoire, l'absence de couleurs affadit considerablement cette histoire, on n'est pas la a s'extasier sur un de ces planches comme on le fait pour celles de Pratt, Comes, ouo tout autre dessinateur qui maitrise ou a maitrise le noir et blanc.

Cela etant dit, c'est une trame tout a fait classique et digne du createur d'Achille Talon. Sur une idee de Vicq, le scenariste bien connu qui travaillait aussi bien pour Spirou (ami, partout, toujours) que pour Tintin, le recit raconte l'histoire d'un professeur de gymnastique qui rencontre l'homme le plus chanceux du monde, celui-ci devant cette chance totalement incroyable a un breuvage compose exclusivement de trefles a 4 feuilles. Or, cet homme se livre aux trafics les plus divers. Notre heros mettra donc un terme a ses activites illicites et illegales. Bien entendu, cela n'ira pas sans mal.

Je ne vais pas m'etendre tres longtemps sur le dessin car il n'y pas grand chose a ecrire dessus, tous ceux qui ont lu Achille Talon et surtout les longues aventures verront qu'il est pareil. Les decors sont de Dupa, un des membres du studio dirige par l'auteur et il est amusant de voir ce que pouvait etre l'ultra-modernisme tel que cela se concevait il y a 50 ans, la maison de Grozobez en est un bon exemple.

Il est bien connu que Greg est un auteur bavard, il n'y a quasiment pas une seule case qui ne contient aucun phylactere, le plus souvent, on en lit au moins deux, si ce n'est plus. Et ces bulles prennent remplissent souvent la moitie de la case, on cause beaucoup chez l'auteur. Il faut admettre qu'il avait le sens du dialogue ecrit puisqu'il est impossible de dire du Greg dans la vie courante, et on y soliloque beaucoup egalement. Cela fait que la lecture d'un de ses albums est plus longue que cela le laisse presager quand on en commence un. De ce cote la, on en a pour son argent. Impression renforcee par leur qualite car Greg avait un sens du dialogue qui m'epate toujours.

On notera aussi le decoupage et la fameuse chute en fin des planches aux numeros pairs car elle fut publiee a raison de 2 planches par semaine. Meme si ces chutes sont souvent artificielles, j'aime bien cette contrainte que les auteurs d'aujourd'hui n'ont plus a mettre en application du fait qu'il n'y a plus de prepublications a une telle frequence, cela rythmait une lecture telle une montagne russe avec ses accelarations fulgurantes et ses hauts et ses bas.

Note finale, 2,75/5. Cet album est vraiment mineur dans la carriere de Greg, on peut le lire en pensant qu'il a servi d'amorce pour les futures longues histoires d'Achille Talon, c'est du meme niveau.

149. torpedo31200 - 02/04/18 14:55
Azimut # 4, Lupano & Andreae, Vents d' Ouest
Meilleure série franco-belge en cours ?

148. froggy - 02/04/18 00:27 - (en réponse à : Feldoe)
Comme disait Picasso, "Cela prend du temps d'etre jeune"

147. feldoë - 01/04/18 20:45 - (en réponse à : Marcel et Froggy)
En effet, je suis resté assez jeune d'esprit, la preuve en est qu'à plus de 60 ans je lis encore des illustrés (et autres miquets). Je n'ai donc pas vu le temps passer...

146. pierrecédric - 01/04/18 12:28
Murata aurait pu s'épargner pas mal de détails dans le chapitre 112 de One punch man, je ne l'ai pas trouvé trop emballant.

145. froggy - 01/04/18 00:41
Tout a fais Marcel, mais il y en a qui vieillisse plus vite que d'autres.

144. marcel - 31/03/18 15:19
30 ans ?... Plus de 40, plutôt, les suppléments Felix dans Spirou, c'est de 1973 a 76... Eh oui, on vieillit, feldoe...

143. feldoë - 31/03/18 15:01
J'ai relu aussi récemment quelques Félix, non pas dans la belle édition de l'Elan, mais dans les suppléments parus dans les Spirou d'il y a une trentaine d'année (relecture au fil de mes rangements).
Et en effet, certains m'ont paru très indigestes. D'autres restent intéressants, d'autant que ce qui semble être des clichés aujourd'hui était assez inventif à l'époque.
J'aime aussi beaucoup Tillieux dans ses Gil Jourdan et César, mais je n'irai donc pas jusqu'à acheter l'édition en cours, malgré toutes ses qualités...

142. froggy - 30/03/18 21:14
Tanguy et Laverdure, Integrale 8, Retour au Sarrakat

Cet album est la reedition du retour des 2 aviateurs de la France Air Force au Sarrakat, pays imaginaire du Moyen-Orient cree par Charlier pour le diptyque Lieutenant Double Bang/Baroud sur le desert, une des meilleures aventures jamais ecrites par le scenariste, toutes series confondues. Une fois de plus, Azraf, le pauvre sultan a bien des miseres, le meme consortium petrolier aux desseins les plus sombres veut le deposer de son trone afin d'y mettre un pantin a leur solde qui leur vendra son petrole a un prix qui fait deja rire au lieu de le fournir a la France qui en a bien besoin depuis qu'elle a perdu l'Algerie en 1962. Fort heureusement pour Azraf en particulier, et la France en general, Tanguy et Laverdure remettront de l'ordre dans tout cela. En doutiez-vous?

Ce diptyque, compose des aventures Mission "derniere chance"/Un D.C 8 a disparu, n'a pas le calibre de la precedente, certes, mais elle reste formidable. Le consortium en question se sert cette fois-ci d'expatries francais, techniciens du petrole (tiens, tiens!) et de leurs familles comme moyen de pression pour agir aussi bien sur le Sarrakat que sur la France. C'est ce que l'on apprend dans les premieres pages quand les autorites francaises confient cette mission, tres delicate, cela va sans dire, aux duettistes. Et puis, il va se passer pleins de choses comme d'habitude chez Charlier qu'il serait vain de vouloir resumer car ce se serait vous oter un veritable plaisir de lectures si vous ne connaissez pas ces histoires. Il n'en est pas le cas pour moi mais a chaque fois que je me plonge dans cette histoire, je suis immediatement capte par elle car quand Charlier est a son meilleur, et c'est le cas ici, il est inegalable et reste inegale a ce jour.

Je ne vais pas elaborer sur le dessin de Jije, que l'on ne presente plus non plus. Disons qu'ici, ils nous offrent un des ses derniers bons travaux, le prochain episode de la serie qu'il dessinera apres une interruption de plusieurs annees, La mysterieuse Escadre Delta sera son dernier et il ne sera pas aussi accompli que les precedents. Les personnages sont bien campes et celui d'Ulla, la suedoise, qui fait fantasmer Laverdure au debut de l'aventure, est bien reussie egalement.

L'ouvrage est complete par la deuxieme partie de l'unique roman de T&L que Charlier avait ecrit et qui fut publie dans la Bibliotheque Verte en 1971 quand la serie etait devenue tres populaire en France a la suite de la serie tele qui en avait ete tiree, L'avion qui tuait ses pilotes, histoire qui fut adaptee en BD recemment.

Comme pour les autres tomes de cette reedition, on trouvera un dossier dont l'objet est les derniers mois de Charlier a Pilote et comment cette double aventure sera finalement publiee dans Tintin-l'Hebdoptimiste, le nouveau contenu de Pilote toujours sous la direction de Goscinny ne convenant plus a une serie comme T&L. Concomitament a cela, c'est le moment ou le scenariste se lancera dans des activites audiovisuelles et deviendra journaliste a FR3 pour y realiser ses Dossiers Noirs. Le dossier traite aussi de la question des assistants de Jije pour la partie technique, c'est a dire les fameux Mirage d'assault.

Note finale4,5/5. Ce livre est le fruit de 2 professionnels au sommet de leurs talents et cela se voit, c'est captivant de la premiere a la derniere page

141. froggy - 30/03/18 17:52 - (en réponse à : Herve)
Je sais bien qu'il faut replacer une BD dans le contexte de son epoque. Mais il m'est impossible de pouvoir critiquer cet album avec les yeux d'un adolescent de 12-13 ans vivant dans les annees 50 a Bruxelles.

Je ne sais pas ce qu'il en aurait ete alors, mais j'ai trouve ces histoires franchement faibles pour ne pas ecrire mediocres quand on sait ce qu'il sera capable de faire plus tard avec certains Felix, Le fourgon No 13, En appuyant sur la gachette, L'homme invisible pour n'en citer que quelques uns et les 6 premiers Gil Jourdan.

140. longshot - 30/03/18 15:43 - (en réponse à : froggy)
« Exposé de psychologie chrétienne à fins d'édification et de réveil » ???

Merci mais ça va, je n'en suis pas encore à ce point !

(Ou alors c'est un désespoir qui s'ignore, mais ce genre de raisonnement est un peu trop irréfutable / infalsifiable (au sens Popperien) pour moi...)


139. herve - 29/03/18 23:46 - (en réponse à : froggy)
Waouh!
Tu es très dur avec ce tome 2 de Félix,qu'il faut replacer dans le contexte de l'époque.

138. froggy - 29/03/18 23:38
Felix, Integrale 2

Il semble que cette fois ci, la reedition des Felix soit enfin sur de bons rails et que cette edition ira jusqu'a son terme.

Ce tome 2 comprend 6 histoires du reporter detective qui travaille pour le compte du Collecteur, un journal imaginaire. Si vous connaissez bien votre Tillieux, ce que je ne doute d'aucun de vous, cela va de soi, et qu'il vous prend de lire cet album, vous remarquerez que l'auteur s'est resservi de certaines plus tard pour des histoires de Gil Jourdan et de Tif et Tondu.

Je n'avais pas relu ces histoires depuis mon edition Dupuis d'il y a 30 ans et j'ai ete affreusement decu, ce qui est un comble pour l'amateur de Tillieux que je suis. L'auteur, alors a l'aube de sa carriere, est manifestement a l'etroit dans le carcan des 16 planches et tous ses defauts y sont encore plus manifestes, les recitatifs et longues tirades de Felix qui font le lien entre les differentes actions et qui ponctuent l'aventure alourdissent les histoires considerablement, c'est particulirement evident dans Felix contre Yen qui est mediocrement construit. Dans le meme ordre d'idee, il faut considerer le denouement totalement improbable de la derniere aventure de l'album, Au Honduras malgre une tres belle derniere case. Vous verrez par vous-meme si le coeur vous en dit.

On le sait, le dessin de Tillieux pour les Felix n'a pas la plenitude de celui qu'il aura quand il sera chez Dupuis et dans les premiers Jourdan, l'interet des ces histoires reside principalement dans les scenarios, meme si la periode couverte par ce tome est particulierement faible de ce cote la. Il a souvent ete ecrit que les premeirs travaux de Tillieux etaient influences par Herge. A moins que ce ne soit evident et parfois revendique par un auteur, ce n'est pas le genre de choses que je remarque facilement, il en fut ainsi de Seron dont je ne lisais que Les Petits Hommes dans le journal Spirou (ami, partout, toujours) quand j'etais petit sans savoir qu'il etait un sous-Franquin dont je ne connaissais alors que les Gaston. Pour en revenir a Tillieux, cela m'a saute aux yeux dans certaines cases que l'on aurait pu croire dessinee par Herge de par leur composition, l'eclairage et l'utilisation du noir et blanc. C'est surprenant de voir cela et ces quelques cases sont vraiment superbes.

Au final, cet album est indispensable pour tous ceux qui aiment l'auteur et veulent decouvrir la premiere partie de son oeuvre mais je ne le recommande pas pour un neophyte en la matiere quand on sait ce qu'il fera plus tard avec Gil Jourdan.

Note finale; 1,75/5. Une lecture tres indigeste en definive

137. herve - 29/03/18 22:12
Tyler Cross #3: Miami

Troisième aventure de "Tyler Cross", et troisième réussite pour le duo Nury-Brüno. Ayant pour décors Miami, cet opus est truffé de références cinématographiques et littéraires comme le souligne sur un ton très humoristique, Fabien Nury, dans le dossier réservé à l'édition noir et blanc de Canal bd.
Cette aventure reprend l'ensemble des canons du genre, avec des traitres, des truands hauts en couleurs, des fusillades et des jolies filles.
L'incipit, par ailleurs, m'a furieusement fait songer à l'épisode de la série Columbo, " Une ville fatale"(1971) où le pilier d'un immeuble en construction servait de tombeau.
S'il fallait pinailler, je pourrai dire que certaines ellipses m'ont obligé de revenir parfois en arrière pour suivre l'histoire, que trop de gros plans coupent les visages, mais c'est juste pour relever un éventuel défaut.
Depuis le lancement de cette série, je n'arrive pas à me départager entre l'achat de la version noir et blanc et celle en couleur, les deux versions ayant leur intérêt. J'ai donc opté pour les deux versions pour chaque volume. D'ailleurs, Brüno est un des dessinateurs dont j'achète systématiquement la version n&b, lorsqu'elle est disponible (comme "Commando colonial" ou encore "Atar Gull". Il faut néanmoins souligner le travail de Laurence Croix qui , au niveau des couleurs, réalise un travail remarquable, j'en arrive même à découvrir une nouvelle histoire avec la version couleur, après avoir découvert cette aventure en n&b.
Cet opus est digne des meilleurs polars des années 50, et le scénario se place, à mon avis au dessus du tome 1, et au niveau d'"Angola", le tome 2, qui avait placé la barre très haute.

J'attendais ce troisième opus avec impatience,
je n'ai pas été déçu.

note:4/5

136. froggy - 29/03/18 21:45
Pour Longshot:

Traité du désespoir

135. longshot - 27/03/18 13:37
Les derniers numéros de Topo et de la Revue dessinée. Toujours aussi bien, mais pff, heureusement qu'il y a quelques chroniques un peu légères entre les reportages sur les abattoirs (centré sur les gens qui y travaillent plutôt que sur les animaux, pour changer : très intéressant), les nouvelles « tendances » du monde de l'entreprise, le bio industriel qui exploite les immigrés sans papiers, la Turquie... Et dans Topo, le conflit en Ukraine, les perturbateurs endocriniens, l'extinction des espèces due à la chasse et à la destruction de leur environnement, la tendance à l'hyper-musculation (et aux commotions cérébrales) dans le rugby..

C'est gai !

134. suzix@bdp - 27/03/18 10:49
Ce n'est pas une note qui assure qu'une BD va plaire mais les 3 albums que j'ai achetés dimanche ont de très bonnes notes sur BDGest : 4,6/5 (Résilience) & 4,1/5 (eXilium) & 4,9/5 (Tyler Cross) ... jolie tir groupé pour cette fin mars.

133. suzix@bdp - 27/03/18 10:43
paf achetés et lus direct cette nuit d'insomnie.

eXilium #1 de Stalner & Simon chez Glénat (mars 2018)

Entre SF, Fantastique et Mondes lointains matinée d'intelligence artificielle. Cette BD balade pas mal le lecteur. C'est une bonne chose. Qui est le héros de l'histoire ? ... on hésite encore à la fin du tome 1.
Une lecture sympa au scénario imprévisible. Note 4/5.


Tyler Cross #3 de Brüno & Nury chez Dargaud (mars 2018)

On s'y croirait! Le dessin façon ligne claire (les puristes vont sans doute hurler mais je m'en fous), des aplats de couleurs très beau. Des noirs profonds qui mettent dans l'ambiance. Des expressions glaçantes des visages et surtout une ambiance, un rythme qui enveloppe le lecteur pour l'imprégner jusqu'aux os de ces 88 (!!) pages de Tyler Cross. Les perso sont très humanisés. On se plonge parfois dans leur vie intime ... même lorsqu'ils vont finir les pieds dans le béton. Un excellent album à ne pas rater : Note 4,75/5.

132. froggy - 25/03/18 17:44
Katanga 2, Diplomatie

Ou les diamants sont eternels.

Ce deuxieme tome d'un triptyque annonce continue donc a nous raconter l'histoire de ce sac de diamants voles par un noir au tout debut du premier tome et que beaucoup de gens convoitent, le tout sur fond sur guerre de decolonisation au Congo Belge ou mercenaires aussi bien sadiques que sans scrupules, politiciens vereux ou nons (mais les non vereux ne sont pas des anges, loin s'en faut, ils sont sans aucune pitie), tribus s'affrontant sans aucune merci, et une belle congolaise repondant au doux nom d'Alicia qui essaye tant bien que mal de survivre dans ce panier de viperes et peut-etre de tirer son epingle du jeu, un jeu qui s'avere mortel pour celui qui commet le moindre faux pas.

Telle que montree par les auteurs, la diplomatie que l'on voit dans cet album n'est pas celle que l'on pratique dans les couloirs feutres et sous les lambris dores du Quai d'Orsay mais plutot celle enseignee dans les ecoles militaires et autres camps d'entrainement pour bas du front car comme le disait si bien Georges Clemenceau a propos du premier conflit mondial, "La guerree est une chose trop serieuse pour etre confiee a des militaires". La scene d'ouverture, qui est une anecdote veritable nous plonge immediatement dans le bain. Maintenant que je sais a quoi m'en tenir sur la violence omnipresente dans la bande, je ne peux pas la lui reprocher, elle est bel et bien la. On s'entretue plus que jamais au fil des pages et les cadavres criblees de balles s'amoncelent telles des ordures dans un depot d'immondices. Entre deux scenes violentes, le recit avance au rythme de soirees mondaines dont les invites profitent avant l'apocalypse et de discussions entre politiciens locaux et hommes de l'ombre. Ces scenes ne sont pas violentes en tant que tel mais elles continuent a accentuer la pression sur les protagonistes de cette histoire a la nervosite bien palpable, on le serait a moins en ces temps tres troubles.

Je ne comprends toujours pas pourquoi Sylvain Vallee, le dessinateur, a pris le choix de la caricature pour dessiner certains de ces personnages, certains mais pas tous et c'est un probleme en ce qui me concerne. Il y a la quelque chose qui m'echappe, une intention de la part des auteurs qui veulent faire une demontration, mais laquelle? Aussi bien les mercenaires blancs au nez aussi large qu'une patate et les noirs aux levres bien epaisses qui participent aux scenes violentes sont representes sous cet angle. Les autres, ceux qui restent dans le confort de leurs bureaux et salons a boire du whisky, ne le sont pas. Curieux, n'est-ce pas? Cela fait que ce recit d'aventures se situe le cul entre deux chaises (vous me pardonnerez cette expression triviale, s'il vous plait), je considere que cela enleve de la force a l'ensemble. Je ne demande pas a voir un dessin similaire a un de ceux que l'on voit dans la collection Troisieme Vague au Lombard ou chaque dessinateur est quasiment interchangeable, j'aurai prefere une unite graphique entre les personnages afin qu'il y ait plus de coherence.

Note finale, 3/5. C'est un bon recit d'aventures mais qui ne convainc pas completement a cause de la dichotomie entre la nature du recit et le dessin.


131. froggy - 24/03/18 00:29
Morice et Quella-Guyot, L'ile aux remords

J'ai decouvert ce duo d'auteurs avec le tres bon Facteur pour femmes, un autre album qui avait ete chaudement recommande ici meme par certains d'entre nous. Emballe, j'ai fait l'acquisition de leur suivant, Boitelle et le Cafe des Colonies tire d'une nouvelle de Guy de Maupassant qui s'est avere aussi une bonne lecture. Je ne pouvais qu'etre amene a lire leur troisieme opus, et j'ai eu raison car celui-ci se revele etre une fois de plus un tres bon album. Ou jamais deux sans trois comme dit le proverbe.

Les auteurs nous racontent une histoire tres banale qui se passe durant les annees 1950 en France dans les Cevennes. Un pere et son petit-fils se retrouvent isolee dans la maison familiale a la suite d'une grosse inondation. Avant guerre, ce petit-fils avait quitte la maison pour devenir medecin aux colonies ou il travaillait pour le compte de l'administration penitentiaire d'abord a Cayenne puis au bagne de Poulo-Condor en Indochine. Le grand-pere lui est reste en France dans sa ferme natale avec son epouse. Durant toutes ces annees et meme apres son retour en metropole, le petit-fils ne donnera quasiment aucune de ses nouvelles a sa famille. Les circonstances donneront l'occasion aux deux hommes de renouer le dialogue et surtout a l'aine de reveler un certain nombre de secrets familiaux et au fils de dire a son pere ce qu'il fait dans ces bagnes en tant que medecin.

Comme vous pouvez le constater, c'est une histoire extremement banale et qui ne brille pas par son originalite. On pourrait cependant reprocher la meme chose a un roman d'Agatha Christie ou on decouvre le nom du coupable que dans le dernier chapitre ou a une BD de Charlier, est-ce que Buck (ou Sonny, Jerry, Michel, Ernest) va se sortir de son avion en perdition car sabote et trouvera-t-il le nom du saboteur? Je l'ai souvent ecrit ici meme et cet album en est une nouvelle preuve bien qu'il n'en soit nul besoin, toute la question releve du traitement, du rythme donne par l'ecrivain a son histoire et de sa description des personnages. Jean Gabin repetait a l'envi que "Le cinema, c'est d'abord une bonne histoire, puis c'est une bonne histoire et enfin, c'est une bonne histoire". Et pourtant, il en a tourne des navets entre les annees 1950 et 1970. En BD, c'est la meme chose.

Le scenariste, Didier Quella-Guyot, a ecrit son histoire en se servant de la methode du retour en arriere ou les informations relatives au passe des deux hommes et qu'ils se racontent l'un a l'autre. Cela ne donne evidemment que plus de vie a l'ensemble. Quand les personnages sont bien ecrits et existent vraiment et que ces retours en arriere se suivent logiquement sans que le lecteur ne soit perdu et avec une conclusion triste et heureuse en meme temps, cela nous donne une BD telle que que celle-ci et cela est un veritable plaisir de lecture malgre un point de depart qui n'est pas tres plausible c'est a dire les circonstances qui forcent les deux hommes a rester ensemble quelques jours. Il y a un veritable suspense et on se prend d'empathie pour ces deux hommes meme si l'un des deux n'est pas aussi sympathique que l'autre.

Des son premier album, j'ai immediatement aime le dessin de Sebastien Morice. Il n'aura jamais le grand prix d'Angouleme car son style est tout sauf revolutionnaire. Ce n'est pas un beau dessin, c'est un joli dessin qui plait instantanement car il est tres agreable a l'oeil, il n'a pas d'asperites, il est rond, il est un peu plus dur que celui de Dodier cependant, l'auteur de Jerome K. Jerome Bloche. Des qu'on le voit, on se sent bien, on est en terrain connu et on sait qu'il n'y aura pas de violences car cela serait deplace. Qui plus est, le dessinateur croque tres bien ses heros mais aussi les autres, leurs expressions sont tres bien rendus, ce qui ajoute bien entendu a la qualite de l'ecriture. Et puisque l'on a traite des dessins animes de Disney tres recemment, Morice a donne la visage de la belle-mere de Cendrillon a celui de la vieille teigne qui changera le destin de nos deux hommes. Hommage ou facilite? Je ne sais pas. On pourrait cependant croire a un hommage car comment ne pas penser a Surboum pour 4 roues, le Gil Jourdan, quand on lit les premieres pages de cet album.

Note finale:3,75/5. C'est tout a fait le genre de BD qu'on aimerait lire plus souvent

130. helmut perchu - 23/03/18 11:32
Tout pareil que Stefan, du coup j'attends beaucoup des 2 derniers, qui soit feront passer la série dans la catégorie "bonne série" soit dans la catégorie "série myhthique".

129. stefan - 23/03/18 11:11
Oui c'est ça. Si on l'accepte comme une série de one shots dès le début, on y prend plaisir. Si la façon dont ça a été vendu a fait envisager quelque chose de plus complexe, on est un peu déçu.

128. marcel - 23/03/18 11:02
Du coup, là où on nous vend une saga entremêlées avec une intrigue complexe, on a plutôt une série de one shots. L'intrigue réelle pourrait commencer au 6, en réalité, les 5 précédents ne servent pas à grand chose, ou presque pas.

C'est marrant parce que, justement, j'ai plutôt pris la serie des le debut comme une serie de one-shots, ou des auteurs jouent avec un meme univers (d'où le stratageme, qui pour moi n'est vraiment rien d'autre). Apres, l'intrigue globale, c'est juste un petit plus...

127. Stefan - 23/03/18 10:39 - (en réponse à : Infinity 8)
Disons que la faille dans Infinity 8, je trouve, c'est que l'on voit un peu trop le stratagème.

On est sensé avoir une enquête qui évolue au fur et à mesure de reboots temporels sur toujours la même période. Chaque album correspondant à une exploration alternative de la même période temporelle par un agent (toujours une héroïne sexy) différent entre deux reboots.

Mais à chaque fois, le fait de mettre un agent particulier sur l'enquête, fait qu'il y a autre chose qu'il aurait dû faire et qu'il ne fait pas, qui cause un bordel monstrueux, et tout l'album est passé à corriger le tir, du coup, l'enquête n'avance pas d'un poil jusqu'au numéro 6 où tout d'un coup, des éléments nouveaux arrivent.

Du coup, là où on nous vend une saga entremêlées avec une intrigue complexe, on a plutôt une série de one shots. L'intrigue réelle pourrait commencer au 6, en réalité, les 5 précédents ne servent pas à grand chose, ou presque pas.

Malgré cette réserve il y a quand même une belle qualité globale, parce que c'est fait intelligemment. Trondheim a une certaine exigence, comme d'habitude, vis à vis de lui même et des gens qui travaillent avec lui.

Chaque album on a un bon scénariste qui visiblement se fait plaisir à développer et explorer un "sous genre" SF pulp très différent à chaque fois. On a des liens bienvenus créés entre les albums par des personnages que l'on retrouve dans des situations familières mais à chaque fois différentes et qui réagissent différemment, avec des conséquences parfois inattendues.

Graphiquement c'est plutôt varié et toujours soigné.
Au final, c'est un bel exercice de style plutôt plaisant à lire. J'espère que les derniers nous ménageront quelques surprises plaisantes et que le dénouement final sera intéressant et donnera un peu de perspective à l'ensemble. S'ils y arrivent, ça restera comme une très bonne série, sinon, comme un truc assez anecdotique mais quand même plutôt sympa. à mon avis.

126. froggy - 22/03/18 23:37
J' attends quand même le dernier car Killofer.

Il faut laisser Killofer faire.

125. torpedo31200 - 21/03/18 18:41 - (en réponse à : marcel - post # 119)
Pas d' accord sur Infinity 8, le meilleur étant nettement pour moi le Vatine (2), et j' aime bien le Balez (3).
Mais je trouve que ça baisse de tome en tome sur les derniers et j' ai du mal à comprendre pourquoi 2 co-scénaristes pour des scripts aussi moyens, voire très faibles, (pas encore lu le 7).

J' attends quand même le dernier car Killofer.

124. torpedo31200 - 21/03/18 18:29 - (en réponse à : suzix@bdp - post # 123)
Oui revolver sur couverture.
Mais probablement un changement de fichier argumentaire, ça arrive régulièrement.

123. suzix@bdp - 21/03/18 18:11 - (en réponse à : lobabu)
mais j'en sais rien mon bon! (;o)
Je pense que la FNAC a une couv obsolète. Ce doit être un simple oubli de modif parce que la véritable couv' est avec un flingue n'est-ce pas?

122. lobabu - 21/03/18 17:40 - (en réponse à : suzyx)
Mais c'est quoi cette censure à la con? Cela rappelle les années 50 quand la censure française exigeait que Morris dessine Lucky Luke tirant dans une case et la balle dans une autre case pour que les enfants ne soient pas choqués par ce qu'il voyaient. Ou encore le timbre avec Malraux sans sa cigarette. Mais quelle connerie!

121. marcel - 21/03/18 17:24
J'ai lu aussi le tome 2 de Duke.

J'ai bien aime celui-là aussi, avec un scenario qui reste classique mais solide. Comme j'ai pu le dire sur les derniers, c'est ce qu'il faut qu'Yves H. fasse : pas chercher a faire tordu, mais se contenter de raconter une histoire lineaire, avec suffisamment de scènes de bravoure pour qu'Hermann se charge de rendre ca epique.
Et c'est vraiment la pour moi le point essentiel de l'album : depuis qu'il a change sa technique de coloriage, je trouve qu'Hermann a retrouve la niaque, et une certaine luminosite que son dessin avait perdu. Et ca fait vraiment plaisir a lire.

120. marcel - 21/03/18 16:58
J'ai également lu Sandman : Ouverture.



Raaaaah ! Quel plaisir, apres tant d'annees, de retrouver l'univers onirique de Gaiman, ses envolees poétiques, ses royaumes étranges...
Et la prestation graphique de Williams III est vraiment impressionnante. Je ne sais pas jusqu'à quel point Gaiman donne des indications sur la mise-en-scene et le traitement graphique, mais son boulot est vraiment tres reussi, avec meme des différences de rendu a l'interieur d'une meme case, selon le personnage concerne.
Vraiment une bonne lecture, meme si, en fait, l'ambiance etrange creee me semble plus importante que l'histoire elle-même (qui est un prequel direct au tome 1 de la serie precedente).

119. marcel - 21/03/18 16:51
J'ai un peu rattrape mon retard et lu les tomes 4 a 6 d'Infinity 8.
Je continue de bien aimer cette serie, bien ecrite et bien dialoguee. Sur ces trois, je mettrais un bemol sur le dessin de Biancarelli sur le 6, que je trouve en dessous des autres (moins d'elegance et surtout, a l'interieur du vaisseau, on ne retrouve pas le cote foisonnant de creatures qu'on avait chez les autres).

Mais je voudrais surtout souligner la reussite du tome 5, a mon avis le meilleur, co-ecrit avec Davy Mourier (le co-createur avec Trondheim de la web-serie Reboot) et Lorenzo De Felici (dessinateur du nouveau projet de Kirkman).
C'est une histoire de morts-vivants, c'est tres rythme, tres drole, et Trondheim se lache vraiment sur les dialogues.
Ce volume a été le premier ecrit, et l'univers s'est ensuite etendu a partir de celui-ci. Je pense que ce n'est donc pas un hasard.

Bref, une serie-concept qui tient vraiment ses promesses.

118. helmut perchu - 21/03/18 09:54
Quatre couleurs de Blaise Guinin (DL 2014)
J'avais un bon souvenir de cet album entièrement dessiné au stylo quatre couleurs (ce qui donne un truc étonnement sympa), je me le suis relu hier soir et j'ai encore bien aimé. L'histoire tourne autour de 2 étudiants en Fac qui grugent en intervertissant leur identité pour valider un de leur cours.





117. Stefan - 21/03/18 09:29
Docteur Radar 2, Terreur en Italie Par Simsolo et Bézian



Un scénario bien écrit, une mise en scène soignée et le dessin de Bézian virtuose et magistral, à la fois unique, plein de personnalité, torturé, mouvementé et épuré, rehaussé par un superbe traitement des couleurs. Un bien bel exercice de style parfaitement maîtrisé, hommage aux romans feuilletons français de la fin du XIXème et du debut du XXème siècle, mais aussi aux cinémas italiens et allemands des années 20 chers au scénariste.






116. suzix@bdp - 20/03/18 18:29
question : est-ce que sur la couv, Undertaker tient ou non un revolver?

Sur FNAC.com non! mais sur le site de Dargaud oui!! ... comme sur bdtheque.

115. suzix@bdp - 20/03/18 18:23
froggy, tu peux pas dire que cette couv est réussie! Les 3 précédentes je peux te l'accorder mais celle-là ... un mec sur un gros tas de boue qui ruisselle comme un torrent et en fond comme posé, un bourrin (l'animal pas le cow-boy) et un corbac sur un arbre. Waouww!!

114. suzix@bdp - 20/03/18 18:21
LOL! Tu as reconnu la couv' ! (;o) ... dis t'es pas en avance. J'ai cru que tu parlais d'un nouveau tome ... bon faut dire que je ne suis pas ceal de très près.

113. bert74 - 20/03/18 18:12
si c'est celle-là la couverture du 4

112. suzix@bdp - 20/03/18 16:08
Undertaker n'a pas uriné sur une fourmilière cette fois?

111. froggy - 20/03/18 15:53 - (en réponse à : Bertrand )
Je ne trouve pas, elle est tres bien composee.

110. bert74 - 20/03/18 15:51
Cependant, il y a un beau bemol dans cet album, c'est la couverture qui est trompeuse et n'est qu'une scene anecdotique dans le recit.

... et qui est surtout très moche...

109. froggy - 20/03/18 00:33
Undertaker 4, L'ombre d'Hippocrate

Cet album est la suite de L'ogre de Sutter Camp que j'avais enormement apprecie. Je vous en rappele rapidement l'histoire, Undertaker et ses deux comparses feminines sont a la poursuite d'un medecin que le croque-mort a connu durant la Guerre de Secession (qui a cesse c'est sur), ce medecin, c'est l'ogre de Sutter Camp qui est un etre monstreux sous une apparence tres debonnaire. En effet, non seulement, il est maitrise l'anesthesie comme personne ayant des connaissances medicales tres poussees, mais il anesthesie aussi tous les gens qu'il croise grace a son bagout et ses paroles doucereuses. La poursuite sera feroce et sans merci de part et d'autres.

J'aime bien la cadence rapide a laquelle sorte ces albums, 10 mois entre les 2 titres, cela nous change du quasi sacro-saint calendrier de 12 a 24 entre deux albums, cher au FB. Le lecteur a ainsi la suite d'une histoire a suspense tres vite surtout que le resultat n'est pas bacle, loin s'ne faut. Je presume que cette deuxieme partie etait a moitie terminee quand la premiere est sortie. C'est vraiment bien de faire cela. Je prefere attendre un peu plus longtemps entre deux cycles mais que les deux ou 3 albums qui en forment un sortent en accelere. Je ne sais pas ce que vous en pensez.

Comparee a la premiere partie, j'ai trouve que cette deuxieme etait un peu moins bien. Elle est bien mais pas aussi bien que la premiere, pour etre plus clair. Les evenements se suivent et Dorison, le scenariste, n'est pas avare de nous montrer la monstruosite du medecin, il est franchement epouvantable, et je me permets d'ecrire qu'il est un des plus beaux mechants que j'ai eu l'occasion de lire dans une BD, je le mettrais volontiers de pair avec Russ Dobbs et Doc Wetchin que Red Dust poursuit dans le Comanche, Le ciel est rouge sur Laramie. Ce type est un authentique fou sadique. Il aime faire mal pour le plaisir de faire du mal.

Ralph Meyer, le dessinateur, illustre parfaitement ce scenario au moyen de grandes planches a fond noir s'etalant sur 2 pages comme il en est de la scene d'ouverture mais aussi plus tard dans le recit. Autrement, il s'est mis au service de son histoire afin de lui donner le maximum d'impact et d'intensite. Je sais qu'ici, la serie a ses detracteurs, mais de mon cote, je ne lui vois rien de reprehensible. Meyer a tres tres bien reussi le personnage de Jeronimus Quint, l'abominable medecin, tel que presente physiquement, il a l'air d'un gros nounours parfaitement inoffensif qui ne ferait pas de mal a une mouche, tout a fait comme Norman Bates, l'aspect nounours en moins.

Cependant, il y a un beau bemol dans cet album, c'est la couverture qui est trompeuse et n'est qu'une scene anecdotique dans le recit.

Note finale; 3/5. Cet album est une conclusion satisfaisante au diptyque mais j'attendais quelque chose de plus fort apres la tres reussie premiere partie

108. Victor Hugo - 19/03/18 23:36

Là je viens de lire Essence de Bernard et Flao chez Futuro. C'est pas très intéressant, une connerie onirique (le purgatoire) qui tire en longueur, qui louche fortement sur Moebius avec des resucées de Fred et des clins d'oeil inutiles à Tintin. Il y a quelques séquences bien foutues, mais au service de quoi? Le dessin est super inégal (mais il y a du très bon), mais l'ensemble est ennuyeux au possible. 27 euros, c'est vraiment se foutre de la gueule du lecteur.


J'ai lu La balade nationale de Davodeau. C'EST DE LA MERDE! Déjà le dessin c'est du gribouilli d'amateur sans talent, digne d'un débile profond parkinsonien, mais le propos est affligeant de connerie, c'est honteux d'être aussi con, lamentable. Comment trouve-t-on des abrutis pour éditer ça? Je vois que c'est la bande d'enculés de la revue dessinée, ce groupe de sacs à merde qui pensent qu'il faut faire moche pour faire mode, bande de connnards!Et le CNL file du pognon pour cette merde????? Tas d'cons!



 
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