Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (19)

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981. helmut perchu - 07/01/19 17:23
Et autant dire que ça me fait des fois un peu froid dans le dos...

980. helmut perchu - 07/01/19 17:23 - (en réponse à : Les cahiers d'Esther)
En fait je crois que je suis pas très objectif car j'ai l'impression de voir ce que sera ma fille -qui entre autres similitudes partage le même prénom- d'ici quelques années...

979. Bert74 - 07/01/19 17:13 - (en réponse à : marcel)
Sa première dans le genre, c'était Retour au Collège et ça m'avait bien plus.
Mon problème avec les Cahiers d'Esther, que je lis régulièrement dans l'Obs, c'est que je trouve la jeune fille éponyme absolument pas attachante...
Ca me fait penser aux planches uniques de BD sociétale qu'on trouvait dans Astrapi quand j'étais gamin et pré-ado. J'en ai un bon souvenir. Mais là, pourquoi adresser ces histoires de merdeux aux adultes ?

978. marcel - 07/01/19 15:44
J'ai pas lu Petit Verglas, je suis alle voir des planches, c'est... etonnant. Le changement de style des l'annee suivante est tres surprenant.

977. marcel - 07/01/19 15:40
Pipit Farlouse, c'etait mignon et sympa.

976. marcel - 07/01/19 15:39
Je lu que quelques pages d'Esther et ca m'a laisse de marbre. Pareil avec La vie secrete des jeunes, qui part un peu du meme principe.

975. Bert74 - 07/01/19 15:26
Moi aussi j'aime bien Jérémie (au moins les deux premiers, le 3 un peu chiant).
Les Cahiers d'Esther : bof, bien trop surévalué.

974. pm - 07/01/19 14:15
Le seul truc bizarre dans la production de Riad Sattouf c'est Petit verglas mais il n'était pas scénariste.

973. Victor Hugo - 07/01/19 14:15
C'est très bien le hors sujet!


972. marcel - 07/01/19 13:58
faut se rappeler qu'il a commencé avec des trucs que perso je n'aurais jamais édité (Pascal Brutal et Les pauvres aventures de Jérémie)...
C'etait vachement bien, Jérémie ! Peuh !

971. Bert74 - 07/01/19 13:39
Mélanchon est à la ramasse depuis 2012 (critique de l'attribution du prix Nobel de la paix à l'UE).

970. Victor Hugo - 07/01/19 13:11
On écrit où on veut bordel! Mélenchon est complètement con dans cette histoire, à la ramasse le mec, par clientélisme, tout faux, discrédité.

969. pm - 07/01/19 13:06 - (en réponse à : suzix)
On n'est pas sur bdgest, ici on aime polluer !

968. suzix@bdp - 07/01/19 13:05 - (en réponse à : pm & laurent)
j'ai copié/collé vos posts dans le sujet politique pour pas polluer ici.

967. pm - 07/01/19 13:00
Et les masques tombent. Mélenchon a de la fascination pour un type ouvertement facho, qui a demandé l'instauration d'un pouvoir militaire en France et le renvoi des migrants sur sa page facebook.
Mélenchon ce n'est plus Robespierre mais Marcel Déat.

966. Victor Hugo - 07/01/19 12:57
Tu tires les fils et tu tombes vite sur des gens de chez Dupont Aignan, FN, manif pour tous, groupes anti-avortement, soraliens etc...

965. Victor Hugo - 07/01/19 12:54
On le savait avant les premières "manifs" à Paris.

964. pm - 07/01/19 12:54
Critiquer le mouvement populaire, légitime et attendrissant des gilets jaunes n'est pas possible.

Populaire il parait d'après les sondages, ce qui m'étonne quand même et je me demande si on pose les bonnes questions, légitime et attendrissant je ne vois pas. Factieux et inquiétant de mon coté.
Les premières remontées des "cahiers de doléances" qu'est-ce que c'est: 1) abrogation du mariage pour tous 2) Interdiction de la PMA chez les lesbiennes 3) arrêt de la construction des éoliennes. La messe est dite...

963. Victor Hugo - 07/01/19 12:53
Bien sur que si, on sait d'où viennent ceux qui ont lancé ça.

962. suzix@bdp - 07/01/19 12:52 - (en réponse à : laurent)
on va pas polluer ici mais à la base ce n'était ni instrumentalisé ni populiste.

961. Victor Hugo - 07/01/19 12:47 - (en réponse à : suzyx)
On peut très bien critiquer ce mouvement beauf, réac, facho des gilets jaunes. C'est une merde fomentée puis instrumentalisée par l'extrême droite, la façon d'agir et les lieux choisis ne laissent aucun doute, faut être bien con pour y voir autre chose.

960. helmut perchu - 07/01/19 12:21
938. Victor Hugo - 03/01/19 03:36
> Quand on dit qu'il y a beaucoup trop de livres qui sortent, en réalité il y a beaucoup trop de merdes qui sortent.

949. froggy - 04/01/19 23:48
> Si les éditeurs faisaient vraiment leur travail, cela serait moins le cas.

J'aurais tendance à penser la même chose et en même temps est-ce que c'est pas une étape obligée ? Si je prends l'exemple de Riad Sattouf qui en ce moment fait 2 des séries les plus enthousiasmantes actuellement (L'arabe du futur et Les cahiers d'Esther), faut se rappeler qu'il a commencé avec des trucs que perso je n'aurais jamais édité (Pascal Brutal et Les pauvres aventures de Jérémie)...

959. suzix@bdp - 07/01/19 12:17 - (en réponse à : pm)
Critiquer le mouvement populaire, légitime et attendrissant des gilets jaunes n'est pas possible. Cela te classe parmi au choix les privilégiés bobo de gauche ou les cönnards insensibles profiteurs de droite. Et ça c'est pas bien. Même sans aller sur des réseaux sociaux dédiés, juste sur les commentaires des news internet généralistes, tu comprendras que tu dois te taire. Et faire des blagues à ce sujet c'est même pire.

958. pm - 07/01/19 10:19 - (en réponse à : Danyel)
Il y avait un excellent livre d'Hamon et Rothman sur le sujet et plus généralement sur le gauchisme en France, en deux tomes, Génération, ça doit pouvoir se trouver d'occasion.
Ensuite Benny Levy est parti dans une Yeshiva à Jérusalem pour le reste de sa vie, ce qui me fait dire que certains avatars du marxisme ne sont finalement qu'une croyance comme une autre chez des êtres qui en ont besoin personnel.
Mais surtout qu'on ne fasse aucun parallèle avec la situation préinsurrectionnelle actuelle, ces gauchistes étaient des intellectuels très structurés, normaliens pour la plupart, avaient une parfaite conscience de ce qu'ils faisaient et ne faisaient pas. C'est probablement la raison pour laquelle ça n'a que très peu débouché sur de la violence, contrairement aux Brigades rouges italiennes ou à la bande à Baader en Allemagne, comme par hasard dans les deux pays du nazisme et du fascisme.
La référence ultime de la GP était la résistance française, et se comporter comme les bourreaux était inenvisageable. Faire le jeu de l'extrême droite l'était tout autant.
C'est tout le contraire qui se passe actuellement avec le mouvement des gilets jaunes, mouvement totalement déstructuré qui ne peut plus se référer à la gauche car celle-ci a quasiment disparu du paysage politique français ( la FI fait bien attention à ne plus se référer au marxisme et devient par la même, qu'elle le veuille ou non, la courroie de transmission du fn ), et c'est bien le drame.
Et si ce mouvement parvient à ses fins, il sera inévitablement récupéré et ne pourra qu'amener l'extrême droite au pouvoir en France, n'importe quel livre d'histoire le démontre, avec les conséquences que l'on peut facilement imaginer.

957. Danyel - 07/01/19 01:56
La GP s'est auto-dissoute devant son constat d'échec suite à la grande grève chez Lip. Dans cette usine, les ouvriers qui ne comptaient pas d'"établis" parmi eux ont démontré aux militants de la GP qu'ils pouvaient se passer d'eux, mener leur grève (avec l'appui de la CFDT qui n'était pas un syndicat jaune à l'époque) et aboutir à l'auto-gestion en s'appropriant les stocks et les machines.
La direction de la GP, avec Victor Serge/Benny Levy à leur tête a considéré que ce combat social mené sans la GP démontrait finalement l'impasse de leur démarche.

Un "établi" est une personne, généralement un étudiant, qui abandonne tout pour aller travailler en usine et partager la vie des ouvriers pour les inciter à la révolte contre leurs conditions et in fine faire la révolution. Une sorte de missionnaire maoïste si l'on veut.
L'austérité de vie imposée aux militants par Victor Serge était légendaire et sujet à moquerie dans les milieux gauchistes (notamment chez "Vive la Révolution" qui comptait dans ses rangs Jean-François Bizot, le fondateur d'Actuel).

956. suzix@bdp - 07/01/19 01:55 - (en réponse à : froggy)
Tu devrais te procurer et lire "Petit Paul"! Ca va te plaire gredin! (;o)

955. froggy - 07/01/19 01:14
Vives, Le chemisier

Ou commencons cette annee avec une lecture qui correspond au 50e anniversaire de l'annee erotique si chere a Gainsbourg.

Erotique? Vous avez dit erotique? Je vois deja deja des gens qui fretillent et d'autres qui froncent les sourcils. Je ne vais pas me preoccuper pour les derniers cites, je ne me soucie pas des gens aux pensees etriquees. Si vous rentrez dans cette categorie, cette chronique de lecture n'est pas pous vous. Vive le cul, la bite, et les nichons, nom d'une pipe! Ou autrement dit, y-a-t-il un pompier pour eteindre avec son gros tuyau une jeune femme au cul si chaud qu'il en brule.

Severine est etudiante et prepare son agregation de lettre. Elle vit avec Thomas dont on se sait pas ce qu'il fait car cela n'a aucune importance si ce n'est que c'est un geek fou de jeux videos et de series teles du genre Games of Thrones. Ses parents vivent dans la grande banlieue parisienne, a Meaux. Comme son prenom le laisse presager, elle est quelconque et personne ne lui prete beaucoup d'attention. Pour subvenir a ses besoins financiers, elle fait des gardes d'enfant et parce que la petite fille dont elle a la garde un soir a mange trop de bonbons cet apres-midi la, la vie de Severine va s'en trouver bouleverse. Du tout au tout. La petite fille vomit sur sa garde, sa chemise est souillee et le pere gentiment lui prete un chemisier de sa femme. Ce chemisier transformera la chrysalide a la libido eteinte en un papillon lubrique.

Le scenario est aussi leger que le joli chemisier que la jeune fille porte en permanence sur elle. En effet, dans sa description du personnage principal, Vives la rendu consciente du pouvoir que ce vetement a sur les males qui l'approchent. Tous les males sauf un, Thomas, son compagnon qui obnubile par son violon d'Ingres, ne voit rien, et n'entend rien. Ainsi, elle refuse de quitter son vetement et lorsque sali, elle le lave bien qu'elle le porte toujours. Elle sent confusement que ce chemisier exerce un attrait magique sur les hommes et que ceux-ci meme quand ils l'ignoraient avant, la considerant presque comme un meuble, il en est ainsi des compagnons de jeu de role de son ami Thomas. On l'aborde dans la rue, au cafe et alors meme qu'elle est dans une voiture a attendre patiemment son nouvel ami policier avec qui elle couche, un noir s'en approche, sort son sexe de son pantalon et se masturbe derriere la vitre. Ce qui provoque immediatement chez la jeune femme une reaction similaire et de se masturber egalement. Cette scene est ecrite et dessinee presque comme une reve et cela aurait pu en etre un si ce n'est que Vives l'a conclue par le dessin de taches de sperme ornant la vitre de la voiture. Non ce n'etait pas un reve. Entre ces scenes erotiques, celle-ci etant la plus explicite, Vives nous fait suivre le comportement de Severine qui est pour le moins etrange. Elle colle aux basques du policier qu'elle a rencontre par hasard. On se demande bien pourquoi, est-ce qu'il lui a fait si bien l'amour qu'elle en veut encore? On peut se le demander considerant que la premiere fois ou ils ont couche ensemble, il est probable qu'elle ait eu le premier orgasme qu'elle ait jamais eu. On la comprend si on considere que Thomas est peut etre doue pour beaucoup de choses mais pas pour cela.

Mais a tout bien considerer, est-ce que c'est vraiment ce chemisier qui revele Severine? Ou bien est-ce le fait qu'elle a pris de la confiance en soi apres avoir brillament reussi un oral avec un professeur particulierement difficile? Oral durant lequel elle portait le fameux chemisier. Severine va le considerer comme un fetiche qu'il ne faut surtout pas enlever, il lui reussit si bien et lui donne une si jolie silhouette. Vives a intelligemment intersecte dans son scenario ces deux faits et si il porte l'accent sur le vetement, on ne peut ignorer le deuxieme car l'avant derniere-scene du recit nous ramene a l'universite ou Severine passe l'oral de l'agregation. La conclusion nous ramene au point de depart, chez le pere de la petite fille, pere auquel elle ramene le chemisier. Elle n'en a plus besoin pour vivre sa vie. Le vetement n'aura ete qu'un revelateur. Quant a la derniere case, il m'a ete difficile de ne pas penser au plan final de Beau-pere, un des plus plus beaux et meilleurs de film de Bertrand Blier. Le reproche que l'on pourrait faire au scenario est que l'itineraire psychologique de l'heroine est difficile a cerner et a comprendre en tant que tel. Quelques scenes ou/et dialogues n'auraient pas ete de trop pour que le lecteur entre plus en empathie avec elle. Vives ne recourt pas aux recitatifs pour faire avancer son recit.

Ma decouverte du dessinateur avec Polina a ete comme une revelation, j'ai ete subjugue par son style, absolument unique ou il pratique l'art de l'ellipse non seulement entre deux cases ou deux scenes mais surtout dans la case meme. Soit il fait dans la suggestion, soit il dessine tout ce qu'il est estime necessaire de montrer. A mon avis, ce style fonctionnait a merveille dans Polina, mais tournait a vide avec Une soeur, le dernier ouvrage que j'ai de lui. Dans Le chemisier, je trouve que cela fonctionne mieux a nouveau mais pas autant que dans Polina. C'est donc un style qui a deja ses limites, son efficacite depend bien entendu du scenario. Il n'empeche que je considere Bastien Vives comme un virtuose du dessin que je considere extremement elegant et surtout tres beau bien que ce mot soit un peu faible. Il y a de tres jolies scenes comme celle ou Severine endosse pour la premiere fois le vetement ou cases comme celle ou le chemisier bien blanc au milieu de tous les autres lui fait de l'oeil et lui intime de le prendre. Et beaucoup d'autres bien sur.

Note finale 3,75/5. C'est le dessin qui fait la note, le scenario est trop mince pour lui en donner une meilleure, l'etude psychologique de la jeune femme n'est pas assez developpe.

954. herve - 06/01/19 21:50
L'arabe du futur #4 Riad Sattouf

J’ai relu les trois premiers volumes de "l’arabe du futur",dont le dernier remonte à 2016 avant de me lancer dans la lecture de cet imposant quatrième opus de 280 pages que j’ai dévoré d’une traite.
J’ai trouvé cet opus encore plus passionnant que les autres pour plusieurs raisons. Peut-être que les années « collèges » de Riad Sattouf m’ont directement fait écho à certains souvenirs personnels. Les rapports entre le père et la mère de Riad , de plus en plus tendus, donnent à cette histoire du piment à cette aventure. D’ailleurs plus on avance dans l’histoire personnelle de Riad Sattouf, plus on a de la sympathie pour cette femme, qui a tant endurée. Et puis, il y a les premières amours du petit Sattouf qui sont assez drôles
Au début des albums, le père apparait comme le plus souvent maladroit, radin, distrait et drôle, souvent loin des considérations matérialistes mais au fur et mesure des livres, l’obscurantisme de son père devient flagrant (on se demande encore comment un docteur diplômé de la Sorbonne puisse s’offusquer d’une reproduction d’un Degas affiché dans l’appartement) pour arriver à la page dramatique finale.
Quelle évolution ! Car ce n’est pas seulement de sa jeunesse que nous parle Riad Sattouf, mais aussi d’une certaine vision politique de notre société.
Bref, j’ai adoré ce quatrième opus. Pour tout dire, j’ai lu en deux jours les quatre volumes qui composent cette saga familiale encore inachevée. Vivement le suivant.

une de mes meilleures lectures pour un livre de 2018.

Note :5/5

953. lobabu - 06/01/19 19:15 - (en réponse à : froggy)
La GP, c'était, sauf erreur de ma part, la "Gauche prolétarienne" qui s'est sabordée après l'assassinat d'un de ses membres, Pierre Overney, par un vigile de Renault en 1972.
Les NAPAP, c'étaient les "Noyaux Armés pour l'Autonomie Populaire" qui ont fait des attentats à la fin des années 70 (assassinat du vigile qui avait assassiné Overney).

952. froggy - 06/01/19 18:14 - (en réponse à : Danyel-san)
Le recours à la violence terroriste était vivement débattue en France, pays qui fera exception bien que la GP, très populaire dans les milieux intellectuels, se soit dotée d'un bras armé clandestin (la NRP). Il faudra attendre les NAPAP et son avatar Action Directe pour que les choses évoluent.

Pour la personne que je suis, plutot hermetique aux acronysmes, GP? NRP? NAPAP? Quesaco?

(Je fais mon Froggy, pardon)

Mais je ne t'en veux pas du tout. Bien au contraire. C'est tres bien. Il y a pire comme exemple, je trouve. L'imitation n'est-elle pas la forme la plus sincere de la flatterie? :)))

951. Danyel - 05/01/19 08:26 - (en réponse à : Froggy post 908)
Voilà, j'ai lu "Nada".
Eblouissant !
Le dessin et la mise en couleurs sont vifs et jetés comme faits dans l'urgence et ramenés à l'essentiel. Exactement en accord avec le style sec de Manchette. Certes la couleur est beaucoup moins travaillée que dans "Fatale". Mais elle pose merveilleusement les ambiances et quelle maîtrise du découpage et de la caractérisation des personnages !
La reconstitution de l'époque est exemplaire et m'a paru moins poussive que celle de Tardi dont les adaptations ne sont pas ce qu'il a fait de mieux.
Cabanes est décidément un tout grand qui ne remporte pas le succès qu'il mérite surtout quand on voit toutes les merdes que nous montre Stephan (je plaisante).
En consultant la liste de ses œuvres, je trouve particulièrement affligeant qu'il y en ait autant qui ne soient plus du tout disponibles. J'ai lu pas mal de ses bouquins, mais j'en ai encore découvert d'autres dans sa biblio de fin de volume dont j'ignorais même le titre. Le monde de la BD a décidément la mémoire courte.

Côté scénar, rien à dire, Headline s'en tire bien mieux que Tardi. Les longs descriptifs passent mieux. La dérive nihiliste des personnages dépeinte par Manchette dénote avec l'époque du roman (1972). Malgré son aversion pour la bourgeoisie et le fait qu'il se réclame de l'extrême-gauche, la critique qu'il fait du terrorisme de ses motivations, comme de ses impasses est sans concession. Comme si Manchette en percevait déjà l'impuissance à renverser un pouvoir totalement cynique. D'ailleurs il se garde bien de donner à lire le communiqué du groupe car il aurait alors semblé donner une couleur politique trop précise (entre Maoïsme et anarchisme). Il était plus prudent de s'en tenir à la stricte intrigue policière. J'ai lu le livre il y a longtemps, je ne sais plus si le communiqué y figure.
Le livre et les personnages ont au fond quelque chose de romantique. Un romantisme noire, certes.

La tentation terroriste au sein des groupes d'extrême-gauche battait alors son plein à l'époque de l'écriture du roman, que ce soit en Italie ou en Allemagne.
Le recours à la violence terroriste était vivement débattue en France, pays qui fera exception bien que la GP, très populaire dans les milieux intellectuels, se soit dotée d'un bras armé clandestin (la NRP). Il faudra attendre les NAPAP et son avatar Action Directe pour que les choses évoluent. (Je fais mon Froggy, pardon). A ce moment, la position de Manchette est sans ambi guïté.

Une réussite réjouissante, donc.
Qui va se coltiner "L'Affaire N'Gustro", sur la France-Afrique ?

Toujours pour Froggy, j'ai le Bravo mais j'hésite à le lire bientôt ou attendre que les autres volumes soient tous parus. Il se peut donc que tu doives attendre cinq ans avant que je te réponde.

950. Stefan - 05/01/19 03:21 - (en réponse à : Froggy #948)
Pour le Darwin, je ne sais pas, je suis sincère dans ce que j'écris mais, parfois, quand on vante trop un album, les gens sont déçus. Et puis je connais bien le scénariste que j'aime beaucoup personnellement, alors ça fausse peut être mon jugement, mais vu que j'aimais déjà ce qu'il faisait avant de bien le connaitre, je me dis que ça doit pas tant fausser que ça. Pour leur livre sur Audubon, ils ont été édités en anglais par Nobrow et été nominés aux Eisner Awards, c'est quand même un gage de qualité, je crois.

Longshot en fait une critique plutôt positive aussi post #872 du Darwin.

Pour le Guerse/Terreur Graphique, c'est vraiment, ici, un exercice cathartique de regarder la mort en face et d'en rire. Guerse je ne le connais pas, mais pour Terreur Graphique, je sais que ce n'est pas quelque chose d'anodin pour lui de faire ça. Alors sur ce livre là, surement qu'effectivement, ma connaissance de l'auteur me permet de donner une dimension plus importante à ce livre qu'un lecteur lambsa, mais je ne peux pas trop être d'accord avec ces jugements.

De Terreur Graphique, je vous conseille de lire son Rorschach, qui est sans doute son livre le plus ambitieux et le plus réussi, j'en avais fait une critique particulièrement enthousiaste à l'époque, il y a 8 ans déjà.

949. froggy - 04/01/19 23:48
938. Victor Hugo - 03/01/19 03:36
Quand on dit qu'il y a beaucoup trop de livres qui sortent, en réalité il y a beaucoup trop de merdes qui sortent.


Si les editeurs faisaient vraiment leur travail, cela serait moins le cas.

948. froggy - 04/01/19 23:45
Herve #946:

Tu es de mauvaise foi sur ce coup la. Meme si la serie s'appelle, Le Spirou de..., j'estime impensable dans cette serie derivee une histoire sans la presence de Fantasio, il n'est pas un personnage secondaire, loin de la.

Stefan:

Si le Terreur Graphique releve a mon avis du gaspillage de papier et qu'il a fallu abattre des arbres a cause de cela, considerant tes exemples, le livre sur Darwin me tente bien selon ce que tu as ecrit. C'est vraiment si bien que cela? Avec Danyel-san et ses monographies, vous etes de veritables demons tentateurs.

947. froggy - 04/01/19 23:37
D'un cote, il y a ceux qui sont restes au pays, Herve, Torpedo et Feldoe qui approuvent ce que Bravo a fait de Fantasio et de l'autre, les expatries, Heijingling, Quentin et votre serviteur qui ont emis de serieuses reserves a ce sujet. Hasard ou coincidence?

Danyel-san, si jamais tu l'as lu, quel est ton camp? Si tu veux bien repondre.

:-)

946. herve - 03/01/19 21:18 - (en réponse à : heijingling )
la série mère est certes intitulée "les aventures de Spirou & Fantasio" mais en l'espèce, le livre de Bravo a comme titre principal : "Spirou" :-)

945. heijingling - 03/01/19 17:42 - (en réponse à : stefan, pm, Quentin...)
Le message de VH est trop étriqué, la vérité est qu'il y a trop de mauvaises choses en général, trop de mauvais films, de mauvais messages sur les forums ou sur les réseaux sociaux, trop de mauvaises patisseries, etc...
Quant au message de stefan, je n'ai lu aucun des livres dont il parle, mais pour le premier de la liste, j'aime beaucoup ce que je connais de Yoon Sun-Park, donc, a priori positif sur ce livre.

944. heijingling - 03/01/19 17:27 - (en réponse à : herve#928)
Sacré personnage que ce Fantasio qui est capable d'adopter toutes les postures pour arriver à ses fins! Emile Bravo a, de ce point de vue, réussi à faire d'un personnage secondaire un personnage incontournable de cette aventure
Personnage secondaire? La série n'est-elle pas intitulée "Les aventures de Spirou et Fantasio"?
Bon, je colle ici ce que j'ai dit de ce bouquin sur bulledair, parce que, que l'on aime ce livre, soit, mais qu'on l'aime pour des raisons imaginaires me dérange.
"Ce Fantasio insuportable de beauferie et ce Spirou saint laïc halluciné (dont "on a toujours l'impression qu'il va tout d'un coup se mettre a pleurer", comme dit froggy sur BDP) ne rentreront pas dans l’histoire des couples célèbres de la littérature. Bravo a reproduit en eux, au physique comme au mental, Jules et son frêre, mais ceux-ci ne se peuvent cotoyer que par leurs liens familiaux, ici, je n’ai pas l’impression que Spirou veuille tant que cela rédimer son ami, alors, que font-ils ensemble, une attirance inavouable (et pédophile de Fantasio?) Des amitiés mal assorties sont fréquentes chez les enfants (Boule et Pouf, les Chevaliers de l’Aposcasdype), leurs chemins divergeront quand ils grandiront, mais ici, psychologiquement, cela ne tient pas. Etrange, parce que parallèlement, l’histoire est historiquement réaliste et juste.
Moralement me dérange le message que seule l’ épreuve du feu peut batir un humain. Il est évident, quand on voit Fantasio partir comme volontaire au S.T.O. (alors qu’il affirmait son anti-germanisme quelques pages plus tôt) que la contradiction psychologique sera résolue en construisant l’amitié dans la douleur et la violence.
L’ouvrage, sérieusement documenté, se veut pédagogique, mais celle-ci est doublement lourde: le sermon, présent dans tout Bravo, et la volonté de tout expliquer: raconter que Spirou est ainsi, a cette personnalité de gentil aventurier, parce qu’il a vécu telle chose, est d’un rationalisme vraiment trop simplet., mais surtout, il est absurde de vouloir mettre une complète cohérence psychologique et historique dans un personnage imaginaire. Borges, dans sa préface à l’Invention de Morel (si je me souviens bien), disait que depuis les romancier russes, dans la fiction, tout est psychologiquement possible.

943. pm - 03/01/19 14:00
Quant à Odrade, même si elle a l'insigne honneur d'être née le même jour que moi ( mais 7 ans plus tard ), je ne suis pas non plus le coeur de cible. Son ancienne Bd chez Nucléa ne paraissait quand même pas terrible et ses BD sur les chats et autres bestioles , si elles marquent de nets progrès graphiques ne m'évoquent rien du tout car si je n'ai rien contre les animaux je n'ai rien spécialement pour non plus.

942. pm - 03/01/19 13:53
Il semble évident que VH faisait référence au post précédent de Stephan, et j'avoue que même si je le dirai différemment, j'ai un peu le même avis. Je n'ai même pas lu mais la charte graphique ne me plait pas du tout.

941. Stefan - 03/01/19 10:58
il n'a pas dit que tout était de la merde, il a dit qu'il y en avait beaucoup.

940. Quentin - 03/01/19 10:25 - (en réponse à : Victor)
Tu trouves qu'Odrade fait de la merde?

939. Stefan - 03/01/19 10:06 - (en réponse à : Laurent)
Ah ah, Bim, dans les dents. Magistral.



Il y a un truc en particulier qui te hérisse ci dessous ou c'est tout ce que je poste de manière générale?

938. Victor Hugo - 03/01/19 03:36
Quand on dit qu'il y a beaucoup trop de livres qui sortent, en réalité il y a beaucoup trop de merdes qui sortent.

937. stefan - 03/01/19 03:06
Pan ! t’es mort ! par Guillaume Guerse et Terreur Graphique, éditions Pataquès.



Un peu comme il l’avait déjà fait avec La rupture tranquille, Terreur Graphique exorcise ses démons, en particulier, la peur de la mort, par l’humour. Il s’associe ici avec Guillaume Guerse pour une série de petits gags morbides autour du passage de vie à trépas. Humour noir, forcément.






936. stefan - 03/01/19 02:51
Midnignt Tales Volume 2 - L’étrange cas de M Bartholomew par Mathieu Bablet et Da Coffee Time, éditions Ankama.



Midnight Tales est un recueil d’histoires courtes lancé par Mathieu Bablet en collaboration avec divers dessinateurs. Des histoires courtes à différentes époques autour de l’ordre de minuit, « société secrète de sorcières protégeant l’Humanité des monstres, des peurs primales et des forces occultes. » Le volume 2 vient de sortir, volume au sein duquel le second récit « L’étrange cas de M Bartholomew » est superbement illustré par Da Coffee Time.



Egypte, fin des années 30, deux sorcières de l’ordre de minuit sont sollicitées par un chasseur de trésor victime d’une malédiction égyptienne pour l’en délivrer. La situation va vite dégénérer. Le récit solidement documenté et particulièrement bien servi par le soin apporté par le dessinateur aux décors.


935. stefan - 03/01/19 02:18
Le temps où on enfilait des perles par Eric Colocho, éditions Vide Cocagne, collection Soudain.



Dans ce récit autobiographique Eric Colocho, nous raconte ses années 90. Alors étudiant en arts, passionné par les indiens d’Amériques, il décide avec une bande de copains, fans comme lui du film « Danse avec les loups », de partir dans un bled paumé au milieu de la Bourgogne pour rencontrer Pierre Brice acteur qui interprétait l’indien Winnetou dans une série de westerns allemands des années 70.



Le traitement graphique, de l’album, avec ses personnages disproportionnés aux bras énormes et aux têtes minuscules et tout aussi improbable que son pitch. Et pourtant, le tour de force d’Eric Colocho et d’arriver à accrocher solidement son lecteur. Une esthétique étrange et primaire, tribale, se dégage de ces pages, et le road trip raconté, intimiste et décalé, est, non seulement touchant de sincérité mais aussi véritablement haletant grâce à une narration impeccable.



On est littéralement happé par le récit et on s’attache à ses personnages et à leur quête d’autres racines plus authentiques, d’autres horizons plus séduisants.


934. stefan - 03/01/19 02:01
L’île aux crabes par Anna Conzatti, éditions Vide Cocagne, collection Grand Souk.



Henri vit seul sur une île peuplée de crabes de toutes les couleurs. Il est leur gardien et leur ami. Henri rêve de voyages, mais ne veut pas quitter son île. Ses amis à pinces vont trouver une solution. Un récit jeunesse illustré magnifiquement.


933. stefan - 03/01/19 01:57
Feya tome 2 par Marc Lataste, éditions Vide Cocagne, collection Grand Souk.


Suite et fin des aventures de Feya, dernière représentante de la race humaine dans un monde post apocalyptique et mystique, peuplé d’animaux et de créatures étranges. Une fable écologique rythmée, amusante à dévorer.



932. stefan - 03/01/19 01:48
Le chat qui n’aimait pas les coquettes Par Odrade, chez Sandawe.



Comme son titre le laisse deviner, le héros de ce recueil de petites histoires amusantes est un chat que sa maitresse nourrit exclusivement avec des croquettes et qui va chercher par tous les moyens à trouver de la viande.



Ces petites histoires amusantes sont merveilleusement servies par un dessin minutieux et élégant, au trait blanc sur fond noir, qui, en plus d’apporter de belles ambiances nocturnes et beaucoup de vie et de mouvement, laisse transparaitre un réel amour du trait.



Mais au-delà de la fable légère et amusante, ce chat à qui on essaie de refourguer de la bouffe industrielle au contenu incertain et qui part inlassablement à l’aventure pour tenter de trouver une nourriture plus saine, ben, moi, je m’y suis vachement identifié.




 
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