Tchiii-tchaaa: du pop corn caramel dans le Gesamtkunstwerk (2e partie)

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278. suzix@bdp - 12/04/18 21:36
qq'un a vu "Dans la brume" avec Romain Duris? C'est sorti semaine dernière.

277. marcel - 12/04/18 14:32
En fait, je crois que pour mieux affiner ta pensee, tout depend de l'atmosphere dans laquelle l'enfant vit.
Je me permets de ne pas etre d'accord. Je viens d'un milieu populaire, mes parents bossaient enormement (commerçants) et leur seule activite culturelle était la tele (et encore, pas beaucoup). Mais, malgré le fait que je sois dans une petite ville, je lisais et voyait des films enormement, j'allais a la mediatheque, je me débrouillais comme je pouvais, uniquement par interet personnel, pas du tout par education (meme si mes parents ne m'ont jamais freine ou juge d'une manière quelconque).
Il n'y a guere que pour la musique ou j'ai du me faire une education plus tardivement, vu qu'on ne captait que RMC et les premieres radios libres genre NRJ, et qu'il fallait pas compter sur la tele pour avoir de la musique de qualite (a part peut-être Les enfants du rock). Du coup, arrive a Nice pour mes etudes, j'ai rattrape mon retard, notamment beaucoup grace a Zegut sur RTL, et aussi grace a M6 qui diffusait tard le soir des clips autres que les stars du Top 50 (ils avaient une sequence metal, une sequence inde, grunge, etc...).

276. nem° - 12/04/18 14:06

275. suzix@bdp - 12/04/18 09:03 - (en réponse à : froggy)
tes parents déconsidéraient la BD et le cinéma mais ils t'ont qd même mis en contact. Ton père lisait Astérix et vous alliez au ciné ... même si c'était du "loisir" pas assez culturel pour eux.

274. froggy - 12/04/18 01:08
C'est tout à son honneur mais, si je ne dis pas moi-même une bétise, sa première apparition était dans le Dracula de Coppola en 93, où elle jouait l'une des concubines du vampire. Le comte est bon.

C'est pour cela que depuis on l'appelle Mademoiselle Fang.

273. froggy - 12/04/18 00:59 - (en réponse à : Suzix)
c'est souvent fonction de ce que tes parents te mettent volontairement ou non entre les mains.

Tu me permettras de ne pas etre d'accord avec toi. J'ai du batailler ferme contre mes parents au sujet de mes BD quand j'avais passe 15 ans. Ils ne consideraient pas cela comme de la vraie litterature. Mon pere lisait Asterix et c'est tout. Quant au cinema, ce n'etait qu'une distraction agreable pour eux. Ils etaient plutot Audiard et Barry Lyndon que Godard et 2001 si tu vois ce que je veux dire. Mon pere adorait la musique classique, Bach et Beethoven enormement mais pas du tout Deep Purple et les Rolling Stones. A se demander pourquoi? LOL. C'est une question de generation bien sur.

En fait, je crois que pour mieux affiner ta pensee, tout depend de l'atmosphere dans laquelle l'enfant vit. Chez nous, il y avait des bouquins partout dans la maison sauf sans la cuisine et j'ai toujours vu mes parents lire. Ils nous emmenaient au concert de musique classique bien sur, au musee, visiter des chateaux et quand on partait en vacances, on regardait les paysages et papa nous racontait l'histoire de tel site, tel chateau, tel bourgade, telle anecdote liee a tel endroit etc.

Le rock, c'est par les copains et ma fratrie que j'ai fait mes decouvertes. En BD, comme vous le savez deja, j'ai grandi avec Spirou (ami partout toujours) et Tintin (le journal des jeunes de 7 a 77 ans), Pilote etait deja devenu mensuel ou sur le point de le devenir, et je n'aimais que tres moyennement Pif Gadget a part Le Grele 7-13 que je trouvais super. Quant au cinema, j'adorais les films d'Hitchcock, de Lautner et de de Broca et puis, j'ai decouvert le reste petit a petit avec le temps.

Chez mon ami d'enfance, c'est different, il repete le schema qu'il y avait chez ses parents, j'y ai vu tres peu de livres. Du coup, il n'y en avait aucun chez lui ou quasiment pas. Du coup, ses enfants ne lisent pas et sont en permanence devant un ecran. Personnellement, je trouve cela terrifiant.

272. froggy - 12/04/18 00:31 - (en réponse à : Torpedo)
Et j' ai commencé à aller régulièrement en salles vers 21 ans, où je pense avoir vu un millier de films.

Seulement? A te lire, je pensais que tu y en avais plus que cela. Ce n'est pas un reproche bien sur, je suis seulement etonne par ton chiffre.

De mon cote, je dois en avoir vu plus de 2500. J'ai arrete de faire le compte il y a une quinzaine d'annees.

271. nem° - 11/04/18 21:03 - (en réponse à : torp')
Parler, ce serait excessif : gémir et soupirer plutôt.

270. suzix@bdp - 11/04/18 17:26
"baigner" dès l'enfance ou l'adolescence c'est être en contact quotidien ou presque avec un media, une activité, un sport.

Perso, j'ai été baigné dans la BD. J'en ai toujours eu et lu. Même chose pour les activités sportives. Pour d'autres ce sera les livres, les films, les dessin animés, la musique, le dessin, les arts ... c'est souvent fonction de ce que tes parents te mettent volontairement ou non entre les mains.

Depuis leur plus jeune âge j'alimente mes gosses en livres, BD, DA, films et je les emmène aux sports et j'en pratique avec eux. Je n'ai pas la fibre musicale alors sur ce point, niet ... dommage pour eux.

C'est ça "baigner" dans une culture, une ambiance, une atmosphere.

269. torpedo31200 - 11/04/18 17:10 - (en réponse à : nem°- post # 266)
Exact 4 ans d' écart entre les 2, mais je ne me souviens plus si elle parlait dans le Coppola. Et aux USA, un acteur muet n' est pas toujours crédité, selon les syndicats.

268. torpedo31200 - 11/04/18 16:50 - (en réponse à : suzix@bdp - post # 267)
C' est quoi "baigner" ? J' ai commencé à mémoriser les noms des acteurs et réalisateurs vers 14 ans (12 ans pour les traductions comics) par les diffusions tv, comme beaucoup j' imagine.
Et j' ai commencé à aller régulièrement en salles vers 21 ans, où je pense avoir vu un millier de films.

267. suzix@bdp - 11/04/18 14:47 - (en réponse à : Torp' & others)
En fait ma demande portait plus sur le fait d'avoir ou pas toujours été baigné dans les films ou pas. Cela ne portait pas sur la définition du cinéphile! Mais j'avoue que cette ouverture quasi-philosophique est intéressante. Cependant, juste se poser la question y répond!

Depuis 15 ans, je vais très peu au cinéma. Genre 1 fois ou deux par an. Un peu plus les années fastes. Là, je prends tout doucement des habitudes dans un petits ciné de banlieue. Facile d'accès et pas cher. Je pense donc que je vais y aller de plus en plus. Par contre, je visionne bcp de DVD .. pas encore passé au blue-ray plus cher. Des trucs justes sortis (en DVD donc) et aussi des trucs un peu plus anciens. Cela dépend de mes envies. Je fais au feeling car je suis rarement content des conseils (comme en BD d'ailleurs). Du coup, je tombe pas que sur des chefs-d'oeuvre! (;o) Rien que cette semaine, deux films de 2016 avec "Ma Loute" (complètement barg' ce truc! ... mais original) et "Premier contact" (ou "Arrival") ... je ne sais pas quoi en penser. Vais-je le garder ?






266. nem° - 11/04/18 13:53 - (en réponse à : pm)
c'est le réalisateur de l'Appartement avec Vincent Cassel et la première apparition de Monica Belucci au cinéma

C'est tout à son honneur mais, si je ne dis pas moi-même une bétise, sa première apparition était dans le Dracula de Coppola en 93, où elle jouait l'une des concubines du vampire. Le comte est bon.

265. torpedo31200 - 10/04/18 17:03 - (en réponse à : suzix@bdp - post # 251)
Jeune, j' ai travaillé dans un video-club avec des gens qui ont vite dépassé la question de l' opposition entre cinéphile et cinéphage. Les deux plus passionnés me semblait correspondre à ces deux définitions, peut-être obsolètes maintenant. L' un avait fait 2 courts-métrages (avant le numérique, donc en pellicule) et lu + de 2000 bouquins, et a par la suite travaillé un peu dans le monde du cinéma. L' autre était capable de se repasser 30 fois le même film en 45 jours, de se procurer des films en VO (non sous-titrée) avant Internet, des premières périodes de De Palma et De Niro (Hi mom + Greetings) à l' explosion du cinéma asiatique que les anglais ont parfois découvert un peu plus tôt que la France (Kitano, Wong Kar-wai et à un degré moindre Tsui Hark) voire des séances de films de Miyazaki 18 mois avant qu' ils ne soient diffusés hors Japon, avec des sous-titres "fait à la main" (programmes informatiques et data de 1500 mots) et projection clandestine en comité privé.
J' avais aussi des patrons qui tournaient des films de cul sur leur temps libre. Et il m' est arrivé de croiser des gens qui allaient à l' étranger voir des films en avant-première.
Et j' ai probablement vu quelques films qui n' existent plus.

Jeune, être cinéphile correspondait pour moi à voir des films que je n' avais pas envie de voir. Et je l' ai fait.
Maintenant, ça serait plutôt aller voir des films en salles, et un des critères de mon dernier déménagement consistait à me rapprocher de salles d' exploitation Arts et Essais.
Mais il est certain que ma définition de la cinéphilie évolue en fonction des gens que je rencontre.

264. Stefan - 10/04/18 11:15
(c'était en réponse à Froggy, l'auto-remplissage des formulaires de mon navigateur a buggé on dirait...)

263. Stefan - 10/04/18 11:13 - (en réponse à : Stefan)
Moi aussi bien aimé Ready Player One.

Assez déroutant ce film qui n'existe que par référence à d'autres oeuvres, il fallait bien un Spielberg pour arriver à en faire quelque chose d'à peu près cohérent.

Un peu dérouté quand même par cette scène somptueuse d'incursion dans Shining. Le ton du film est globalement "tous publics", et assez fun, parfois limite gentillet sur certaines scènes et ce passage, hommage très réussi où l'on sent que Spielberg se fait plaisir, est carrément glauque et flippant. Il est franchement en rupture avec le ton global du film.

262. froggy - 09/04/18 23:21
Je suis alle voir Ready Player One. C'est vraiment tres bien, je me suis bien amuse en le regardant. Je ne sais pas si la 3D est necessaire cependant, je l'ai vu comme cela.

Comme vous le savez, c'est rempli de references a la pop culture des annees 70 et surtout 80. Je n'ai pas pu tout deceler bien entendu, cela va tres vite et je ne suis pas le meilleur pour detecter toutes les allusions aux jeux video. Une chose est sure, vous reverrez Shining de Kubrick differemment, j'ai trouve que c'est la meilleure sequence du film.

261. pm - 09/04/18 17:24
Sans doute peu commun pour un prof de maths

Je n'ai jamais eu de vocation pour faire des maths et si j'ai choisi ces études c'est curieusement, pour les non matheux, par facilité, car elles me permettaient de m'y consacrer très peu , autour d'une dizaine d'heures par semaine, et de faire beaucoup d'autres choses par ailleurs.
Pour te montrer ma motivation initiale c'est un copain qui m'avait inscrit ( oui, à l'époque, l'inscription universitaire était ultra simple ). Je me souviens qu'au départ j'avais hésité avec des études d'Histoire, je m'étais donc inscrit aux deux mais les cours universitaires étaient d'une telle nullité ( n'importe quel bouquin m'en apprenait bien davantage ) que j'ai arrêté au bout d'un mois.
J'ai appris plus tard à aimer les mathématiques et leur enseignement mais c'est une autre histoire.

260. pm - 09/04/18 17:15 - (en réponse à : suzix)
Ca ne s'est pas vraiment passé comme ça, ou alors très inconsciemment et à plusieurs niveaux. A priori nos enfants ont été très libres de choisir leur orientation, nous sommes juste là pour répondre à leurs questions. L'aîné a beaucoup hésité en fait, et l'élément décisif a été la petite amie américaine, qu'il a épousée, bien plus qu'une pression parentale.

259. suzix@bdp - 09/04/18 16:14
et oui bien entendu, l'aîné est resté dans les clous! La fantaisie c'est pour les suivants qu'on laisse plus peinards.

258. pm - 09/04/18 15:50 - (en réponse à : suzix)
deux gosses (sur 2?)
Non, sur trois, l'aîné est chercheur en neurosciences aux USA. Il était aussi doué artistiquement pour le dessin et l'écriture, mais pas la musique.

257. suzix@bdp - 09/04/18 12:49 - (en réponse à : pm)
intéressante ton histoire! Tu as grave influencé tes gosses!
Sans doute peu commun pour un prof de math d'avoir deux gosses (sur 2?) dans la branche artistique. Souvent les enfants reproduisent le schéma familial par mimétisme et aussi parce qu'ils ont les clefs et les codes.
J'ai pensé à toi lorsque ce week-end pour la première fois mon gamin (11 ans) qui a déjà vu plein de films m'a demandé comment on fait pour "jouer un héros dans un film". Une question très naïve à laquelle je n'ai pas donné grande attention ... mais il y es revenu en fin de week-end. Il a donc fallu que je lui explique un peu plus en détail (le peu que je sais) ... il a déjà un côté artiste avec notamment un sympa coup de crayon (pour son âge et sans avoir pris aucune leçon ... et piquant le matos à l'un de ses potes à l'étude). Est-ce que mon coeur survivrait aux décisions d'un fils qui s'imaginerait "saltimbanque" !? ... (;o)

256. pm - 07/04/18 17:15
Depuis les débuts de l'adolescence ( avant pas tellement ) j'ai toujours été cinéphile, à des degrés divers selon les périodes. Avec mes amis on y allait plusieurs fois par semaine, et, étudiant à Jussieu, je me souviens avoir passé davantage de temps dans les cinémas du quartier latin qu'en cours où j'allais quand même très peu. Je me souviens également avoir passé des étés entiers fourrés à la cinémathèque de Chaillot à voir deux ou trois films par jour.
J'ai même passé le concours de l'IDHEC, trop jeune, mon classement était honorable mais je n'ai pas été pris et je n'ai pas insisté. Mon meilleur ami a été plus malin que moi en le passant un peu plus tard et en le réussissant ( c'est le réalisateur de l'Appartement avec Vincent Cassel et la première apparition de Monica Belucci au cinéma). Je n'en ai aucune frustration, je pense que ce métier comporte trop d'aléas sur lesquels on n'a aucune prise et n'aurait pu me convenir ( trop angoissé par l'avenir).
Ceci dit ma fille est actrice ( théâtre) et mon plus jeune fils monteur et probablement bientôt réalisateur, ce qui n'est pas sans doute pas complètement un hasard.

255. nem° - 07/04/18 17:06
Si ètre cinéphile est aimer les films, aimer les regarder avec des amis sur un vidéo-projo avec du son de qualité correcte, aller voir des films intéressants/originaux de temps en temps dans de bons vieux cinoches de quartier, alors je le suis.
Si ètre cinéphile c'est s'informer constamment sur le monde du ciné, les dernières sorties qui font le buzz, la hype, même si l'on sait d'avance que le film sera chiant, voire mauvais, si c'est aller régulièrement dans des multiplex avec les familles, la marmaille, les emballages de bonbons qui craquent, les appuie-tète qui filent des pellicules et des poux, et polémiquer avec des abrutis sur le forum d'Allociné, alors je ne suis pas du tout cinéphile.

254. froggy - 07/04/18 16:54
Je suis comme Marcel et Suzix, j'ai ete plus enseigne par la tele que d'aller dans une salle, mes parents ne pratiquaient pas le concept de l'argent de poche. C'est pour cela que j'aiamsi beaucoup regarder Monsieur Cinema a la television car il passait plein d'extraits de films.

Je me souviens tres bien du premier film que j'ai vu au cinema, c'etait Le vieil homme et l'enfant et je m'etais bien identifie a ce gamin de Paris qui allait dans une ferme a la campagne comme c'etait le cas pour moi quand j'allais chez ma grand-mere dans le Poitou. J'ai mieux compris le contexte beaucoup plus tard bien entendu. La semaine d'apres, mes parents nous avaient tous emmenes voir la grande vadrouille et je me souviens aussi tres bien des citrouilles.

Sinon, au temps de l'ORTF, il passait a 20h30 des films commes Les raisins de la colere, ca marque quand on a 11 ans. Il a laisse une trace indelebile en moi, et puis aussi Rebecca d'Hitchcock. C'est pour cela que quelques temps plus tard, nous etions aller voir Les bidasses en folie qui etait un enorme succes a l'epoque. J'ai trouve cela nul ne comprenant pas pourquoi cela faisait rire la France entiere.

Mais je crois que le film qui m'a vraiment fait tomber dans la cinephilie est La mort aux trousses, toujours d'Hitchcock, ce film est un bonheur pour moi, car il contient beaucoup de choses que j'aime au cinema. Je le connais par coeur et je ne m'en lasse jamais. Et comme pour vous, le Cine-Club de la 2 et Le Cinema de Minuit n'ont fait qu'entretenir cela. Livres et cinema sont vraiment mes paradis artificiels.

253. Piet Lastar - 07/04/18 14:24
Je ne suis pas cinéphile du tout, ce média m'ennuie. J'ai beaucoup d'amis cinéphiles qui m'ont conseillé un grand nombre de films, rien n'y fit. Je pense que c'est dû au rythme imposé (souvent très lent) et linéaire. A la médiocrité des scénarios aussi. Ceci dit j'apprécie beaucoup quelques films que j'ai vu et revu. Par exemples, Le Bon, la Brute et le Truand; C'est arrivé près de chez vous; ...



252. marcel - 07/04/18 13:53
J'etais dans la meme situation que toi enfant, mais, au-dela de la derniere seance, il y avait le cine-club et le cinema de minuit a la tele, grace auxquels je me suis fait enormement de vieux films. Plus tard, il y a eu l'apparition d'Arte, qui a également beaucoup fait pour ma culture cine.

251. suzix@bdp - 06/04/18 19:47
Je reprends un échange Marcel vs PM dans le sujet sur Gaston.

272. pm - 06/04/18 18:14
Dans l'absolu, on n'a meme pas besoin de voir des films.

Ah si, c'est vital !



Je suis un gosse de la campagne des 70's et 80's. Le cinéma le plus proche c'était 40 bornes (aller) et on n'avait pas les moyens de se payer des VHS (;o) et il n'y avait pas de loueur ... quant à la "médiathèque", le mot n'avait pas été encore inventé! Donc j'ai été très peu baigné dans la culture cinéma. Pour le ciné c'était Monsieur Eddy! Alors depuis une dizaine d'année, je me rattrape. Je visionne pas mal de films récents et un peu de trucs plus anciens. Petit-à-petit j'approfondis. J'aime bien. Et l'avantage c'est pour mes gosses. Eux auront une vraie culture cinéphile à laquelle je n'ai pas eu droit.

Et vous, avez-vous toujours été un cinéphile?

250. froggy - 04/04/18 23:43
C'est sur que ca, ce n'est pas 2001, l'odyssee de l'espace!

249. Odrade - 04/04/18 14:56
Magnifique !

O.

248. marcel - 04/04/18 14:32
Les vieux fourneaux...




247. marcel - 04/04/18 14:30


246. Odrade - 03/04/18 13:29
OK, merci nem !

O.

245. nem° - 03/04/18 00:19
Ca y est, je sais à quoi me font penser certaines scènes, celle de l'ours à collier surtout : The Thing, de Carpenter.

244. nem° - 03/04/18 00:09
Ah oui, ça spoile comme un ukulélé. Mieux vaut regarder après le film. Qui n'est pas déprimant, ni incompréhensible, plutôt énigmatique et relativement bien rythmé. Mon gros souci c'est Portman qui est aussi présente qu'un pneu crevé.
Ah oui, toi qui est un peu...sensible, lors de la scène du caméscope, je te conseille de fermer les yeux.

243. Odrade - 02/04/18 23:59
Il spoile beaucoup, le Fossoyeur ?
Mon inquiétude, c'est de perdre 2 heures à voir un film tarkowskien déprimant et incompréhensible.


O.

242. nem° - 02/04/18 23:46 - (en réponse à : O.)
Intrigué, oui. C'est un film à revoir plusieurs fois. Le Fossoyeur parle de la théorie temporelle, et effectivement, y'a des trucs bizarres, comme la peinture de la chambre!

241. marcel - 02/04/18 18:26
2001, je ne l'ai vu qu'un fois vers 10, 12 ans. J'ai evidemment rien compris. Ado, j'ai lu non pas le roman de Clarke, mais la (tres courte) nouvelle qui a donne envie a Kubrick de faire un long film : l'histoire est d'une grande simplicite, des terriens trouvent sur la Lune le fameux monolithe, on apprend a la fin que c'est un poste d'observation de la Terre pose la par des exterrestres depuis des millénaires. Pas de quoi se reveiller la nuit...
Depuis, j'ai essaye de le revoir, mais n'ai jamais pu depasser la valse du debut, je m'endors systématiquement en moins de 20 minutes. Bon, vu que j'ai rarement aime les Kubrick que j'ai vu (a part Orange mecanique et Lolita), c'est pas bien grave.

Pour le noir au debut, j'avais vu Dancer in the dark a sa sortie, et il commence par un long ecran noir avec de la musique (l'heroine perdant la vue au fur et a mesure du film). Sans partir, le public a cru a un probleme technique de la salle, tout simplement.
Pour la diffusion tele et le DVD, le noir a ete remplace par des images psychédéliques. Dommage.

240. froggy - 02/04/18 16:48 - (en réponse à : Torpedo)
Il y a un livre de 500 pages qui est sorti ici recemment et qui relate l'histoire du film, il s'appelle Space Odyssey; Stanley Kubrick, Arthur C. Clarke and the making of a masterpiece par Michael Benson. D'apres une critique parue dans le Washington Post ce week-end, il est tres bien malgre quelques passages un peu ardus ou l'auteur explique des details techniques. Je vais peut-etre me l'acheter.

239. Odrade - 02/04/18 15:32 - (en réponse à : Nem 235)
Oui, j'ai vu qu'il était dispo sur Netflix.
Mais j'ai vachement hésité... Tu en es sorti comment ? Totalement déprimé ? Intrigué ? Enervé ?


O.

238. torpedo31200 - 02/04/18 14:46 - (en réponse à : froggy - post # 236)
Pour les premiers spectateurs qui auraient quitté la salle durant les premières projections, tu oublies de spécifier un truc important : c' est que Kubrick voulait imposer un écran noir très long en début de film pour préparer les spectateurs (on parle de 7 mn dans les années 60) Raccourci à 4 ou 5 mn, puis à nouveau raccourci un peu avant le décès de Kubrick à environ + 2 mn (qui estimait que les spectateurs avaient un rapport plus moderne à l' image et qu' ils pouvaient plus vite se libérer l' esprit). Et peut-être plus court encore pour les versions dvd.
Et pour l' avoir revu en salles il y a quelques années, sans annonce vocale au début du film pour prévenir, les gens hésiteraient à sortir de la salle au bout de 40 secondes...

Pour le premier extrait choisi, dans le roman la scène d' éveil philosophique (l' outil qui distingue l' homme de l' animal) se traduit par des nœuds effectués avec des brins d' herbes. Ce qui est évidemment un peu moins cinématographique.

Et pour les dialogues et certaines séquences dans la station orbitale, plus je vois le film, plus je les trouve drôles.

237. nem° - 02/04/18 03:22 - (en réponse à : froggy)
Je n'ai toujours pas bien compris la fin mais je me demande si cela est vraiment necessaire. Doit-on toujours avoir une reponse a tout?

J'avais jamais vraiment compris jusqu'à ce que je lise 3001, de Clarke. Dans ce roman, l'un des deux astronautes est "ressuscité" cette année là au moyen d'une technologie capable de revitaliser son corps retrouvé errant en orbite autour de Jupiter. On y apprend également que les monolithes sont en fait des IA, des sondes, mais aussi des portes stellaires. Le "trip" hyperspatial de Bowman à la fin de 2001 est en fait un passage dans une autre dimension, dans le monolithe, où le temps "machine" n'est pas linéaire.
La toute fin, avec le fœtus dans l'espace, reste toutefois énigmatique. Clarke parlait de "starchild", d'enfant cosmique, p-e l'union entre Bowman et le monolithe a-t'elle engendré le premier-né des post-humains.
A notre, Marvel avait publié dans les années 70 le graphic novel du film, et la série Machine man voyait son héros androïde bosser avec le monolithe de 2001. COMME QUOI!

236. froggy - 02/04/18 01:32
Il y a 50 ans aujourd'hui avait lieu la premiere mondiale dans un cinema de Washington de 2001, l'odyssee de l'espace, le film de SF de Stanley Kubrick. Il est etonnant que cette premiere ait eu lieu ici et non a New York, Los Angeles ou Londres. Bizarre autant qu'etrange.

Selon un article paru ce week-end dans le Washington Post, beaucoup de gens ont quitte la salle durant la projection, il en fut de meme quelques jours plus tard a New York. Est-ce la raison pour laquelle, Kubrick refit le montage et en reduit la duree de 20 mn? On ne le saura jamais et on ne saura jamais non plus en quoi consiste ces 20 mn car le realisateur les detruisit quelques temps avant son deces. Aucune importance de toutes facons, car tel qu'il c'est un chef d'oeuvre et c'est genial.

Il y a peu de dialogues dans le film et quand ils existent, ils sont d'une affligeante banalite. "Bon anniversaire ma cherie" dit l'astronaute dans une cabine telephonique installee dans une station spatiale a sa fille via un videophone. Et comme cette cabine depend de Bell Telephone, la communication est donc payante, et notre astronaute de payer les $2 pour celle-ci. C'est un detail parmi tant d'autres mais qui reflete bien l'esprit du cineaste, le film est de SF mais seulement pour les spectateurs de 1968, pas pour les personnages du film, il faut donc que ce soit le plus realiste possible. J'ai vu le film pour la premiere fois en 1981 dans une belle salle des Champs-Elysees et la scene a fait rire toute la salle, a l'epoque, un tel outil etait vraimen tde la science-fiction avant Facetime et autres applications similaires.

J'ai vu le film apres La guerre des etoiles et j'avais ete stupefait de constater que les effets speciaux du film de Lucas n'etait pas aussi revolutionnaires que cela puisqu'ils etaient deja dans celui de Kubrick. Et cela y est meme plus beau, car comment ne pas succomber au charme du Beau Danube Bleu de Strauss qui illustre musicalement le veritable ballet des vaisseaux spatiaux dans l'espace, le vaisseau toujours en construction c'est aussi deja dans 2001. Et combien d'autres scenes qu'on y entende aussi bien aussi Also sprach Zaratoustra que les pieces de Ligeti, 2001, c'est aussi un concert.

On a beaucoup glose sur le film, il y a deja des tonnes de litterature et sa commemoration cette annee va probablement en generer bien d'autres. Chacun a son explication sur la fin ouverte, qu'est-ce que tout cela veut bien dire? Qu'est ce qu'on a vu l'ecran? C'est quoi ce plan final? Je ne sais pas qui l'a deja vu ici meme et je ne veux pas le reveler pour ceux qui ne l'ont pas fait car c'est un plan inoubliable et une des plus belles fins de toute l'hisoite du cinema.

Parmi les films les plus importants de l'histoire, on compte La sortie des usines Lumiere,, ce qui est normal car c'est le premier film jamais tourne; les premiers films de Melies car il a compris que le cinema etait une illusion et que l'on pouvait faire beaucoup de choses amusantes avec une camera et un peu d'ingeniosite; les premiers films de Griffith et ceux de Dziga Vertov qui ont compris l'importance du montage; Le chanteur de jazz, premier film parlant; Citizen Kane et A bout de souffle et puis donc 2001, tous ces films ont revolutionne l'art de faire du cinema. 2001 offrant une veritable experience inedite jusque l'a pour le spectateur car c'est plus une sensation et qu'il faut que celui ci rentre dans le film pour en tirer ses propres conclusions. C'est probablemnt le premier film philosophique de l'histoire du cinema. Je n'ai toujours pas bien compris la fin mais je me demande si cela est vraiment necessaire. Doit-on toujours avoir une reponse a tout?

Comme c'est le cas pour L'annee derniere a Marienbad, le film de Resnais, on peut parler pendant des heures de ce film et toutes les conversations sont interessantes. Il y a de nombreuses scenes marquantes, le premier extrait que j'ai choisi est celui de l'effet de transition entre l'os et le vaisseau spatial, il est devenu le plus celebre aussi et il est d'une audace inouie, sur lequel on peut aussi discuter pendant des heures:



c'est genial, non?

Le deuxieme est celui ou HAL, l'ordinateur tue les passagers endormis de Discovery, le vaisseau spatial en route vers Jupiter, la partie la plus longue du film. Vous allez croire que j'aime bien les scenes de meurtre au cinema, mais celle-la depasse en violence meme celles de Psychose. On n'entend personne crier dans cet espace, il n'y pas de sang qui gicle, rien de tout cela, ces passagers ne savent pas qu'ils vont mourir a cause d'un ordinateur devenu fou. L'ambiance est glaciale, c'est ineluctable, ils sont en train de mourir et on ne peut rien faire, c'est horrible:



C'est une des scenes qui me perturbe et me derange le plus de tous les films que j'ai vus, elle me met profondement mal a l'aise.

Il est evident que le film merite d'etre vu au moins une fois sur un grand ecran afin de mieux apprehender et capter tout ce que Kubrick et son scenariste Arthur C. Clarke y ont mis. Bonne nouvelle, le Festival de Cannes va en montrer une version restauree puis il ressortira dans les salles un peu partout, si il passe pres de chez vous, profitez de l'occasion pour le decouvrir ou le redecouvrir. De mon cote, je vais en profiter si il rejoue ici, ne l'ayant vu qu'une seule fois dans le confort d'une salle obscure.

235. nem° - 01/04/18 18:21
Je viens de voir Annihilation, d'Alex Garland. Film très étrange, qui m'a rappelé Sphère, puisqu'on parlait de Sharon Stone. Ici c'est la bien moins charismatique Natalie Portman (Tessa Thompson est dix fois plus présente, avec un personnage secondaire plus effacé) qui traverse ce film comme un fantome. Mais c'est approprié. L'histoire est simple : une météorite est tombée sur un phare de la cote Sud des Etats-unis (ils se ramassent toutes les merdes); et un étrange phénomène, le Miroitement, s'étend depuis le phare, modifiant l'environnement. La région, marécageuse, est évacuée, et un centre d'étude scientifique est installé près du périmètre du Miroitement, qui continue d'avaler tout. Des équipes de soldats sont envoyées en reconnaissance, mais personne n'en revient et les communications sont mortes dès l'entrée dans le phénomène.



Le film rappelle aussi beaucoup, évidemment, le Stalker de Tarkovski, en moins mou et sans les interminables monologues philosophiques. La Zone X est également moins déprimante que celle de Stalker qui préfigurait celle, bien réelle, imposée après l'accident nucléaire de Tchernobyl en 1986. Tchernobyl qui est, coïncidence intéressante, le nom slave de la comète biblique qui détruit le monde.
Le film évoque aussi l'autre Tarkovski, Solaris, avec ses personnages flottants, leurs doubles irisés et le malaise grandissant qui les gagne, et nous avec. En revanche, Hollywood oblige, le film ne peut pas éviter d'utiliser les tropes habituels de l'horreur, avec attaques de monstres, ce qui le classe dans les slashers style Alien ou Predator.
Mais quelque chose se dégage, derrière le miroir et la fumée des effets spéciaux à la gravité et la colorimétrie douteuse. On ne peut s'empècher de ressentir un sentiment approchant celui de la fameuse scène de Sphère, dans les cuisines, quand le personnage de Sam Jackson lit 20 000 lieues sous les mers avec une attitude très suspecte, et quand Dustin Hoffman ouvre ensuite tous les placards, remplis de copies du livre. Cette impression de réalité qui se décompose, se transforme en autre chose. Mais quoi? Le film ne nous le dit pas.
Et tant mieux.


234. froggy - 01/04/18 00:44 - (en réponse à : Jerome)
Je connaissais le titre du roman sans savoir quel en etait le sujet. De toutes facons, je n'ai jamais lu de Merle, je ne lis que des grives.

->

233. froggy - 01/04/18 00:42 - (en réponse à : Murakami)
Je l'avais oubliee celle-la, c'est gentil de la rappeler.

232. Mr Degryse - 31/03/18 10:33 - (en réponse à : froggy)
Cela avait déjà été fait par Robert Merle dans la mort est mon métier et cela 60 ans avant Litell

231. Murakami - 31/03/18 08:42 - (en réponse à : froggy)
Moi, j'avais découvert cet acteur avec la célèbre pub Gerflor :


230. froggy - 31/03/18 00:44 - (en réponse à : Jerome)
Au sujet des Bienveillantes, je n'ose penser au film que Kubrick aurait pu en tirer si il avait ete encore vivant quand le roman est sorti. L'horreur de la Shoah vue par les yeux d'un officier SS etait un sujet qui aurait pu l'attirer considerant l'ambi guite du roman et de son personnage principal, faire d'une authentique pourriture humaine le personnage principal d'un film sur un sujet aussi douloureux, ca, c'est du challenge. Et je suis certain que Kubrick aurait ete a meme de le faire.

229. Mr Degryse - 30/03/18 18:27 - (en réponse à : Froggy)
J'ai largement préféré au revoir la haut au Litell que j'avais trouvé très lourd et pas particulièrement bien écrit.



 
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