Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (18)

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1201. froggy - 12/11/17 16:37
Taniguchi, Le journal de mon pere

Apres la divine surprise que j'eu en lisant Quartier lointain du meme auteur et que vous m'aviez chaudement recommande, il est evident que j'ai entame la lecture ce cet album avec plaisir. Or, au risque d'en decevoir certains ici-meme qui ont ecrit que ce Journal est meilleur que Quartier, ce plaisir s'est diminue au fur et a mesure de ma lecture.

Tout d'abord, je ne suis pas autant rentre dans cette histoire qu'avec l'autre meme si j'avais trouve que Taniguchi s'etait servi pour Quartier lointain du meme postulat de depart que pour le film de Coppola, Peggy Sue s'est mariee. Je trouve ce postulat beaucoup plus riche a developper que celui du Journal, un homme raconte son enfance lors du deces de son pere avec qui il a rate sa relation. J'ai trouve que Taniguchi n'a pas a ete tres original dans son scenario et tout y est previsible (ou presque) meme la fin, les amis de son pere lui revele une autre facette de l'homme qu'il fut ou/et que le fils a refuse de voir, c'est un cliche du melodrame. Ce qui sauve le recit est le scenario est par contre tres bien construit.

La deuxieme chose qui m'a gene ici est le dessin des personnages. Je vous en avais deja fait part au sujet de Quartier lointain et je presume que vous savez ou je veux en venir. Et c'est la une question a laquelle j'aimerais bien que Danyel-san reponde, si il veut bien, parce que je ne comprends vraiment pas. Pour quelles raisons, grands dieux, tous les personnages n'ont pas le type asiate? Si cela ne m'a pas derange outre mesure avec Quartier car j'ai ete plus capte par l'histoire, ici, comme cela ne fut pas le cas, cela m'a vraiment derange. L'histoire se passe au Japon, les maisons et l'ameublement sont japonais, les paysages sont japonais. Tout est japonais sauf le plus important, les personnages. C'est exactement comme si je voyais un film d'Ozu, de Kurosawa, de Mizoguchi interprete uniquement par des acteurs de type caucasien. Vous admettrez que c'est bizarre, non? Pourtant, dans les tableaux et estampes japonaises, coquines ou non, les personnages peints ont tous les yeux brides. Pourquoi cela n'est pas le cas ici? Vous imaginez une BD americaine qui se passerait dans le sud du pays au temps de l'esclavage et ou tous les esclaves seraient des blancs? Non. Moi non plus. Vous imaginez le tolle? Pourtant, j'adore l'extraordinaire douceur qui emane du regard des gens, surtout le personnage de la mere, la premiere epouse du pere. Taniguchi excelle dans l'expression des personnages, colere, rire, tristesse, etc. Je suggere a de nombreux dessinateurs du FB de le lire attentivement, cela devrait leur servir d'exemples a suivre.

Pour le reste, j'adore le dessin d'un raffinement et d'une delicatesse exquise, qualificatif que j'emploie volontiers avec l'art japonais. Pas etonnant qu'ils raffolent des patisseries francaises ainsi que je l'ai constate lors de mes visites a Tokyo. Il en est de meme de voir comment se deroule une ceremonie funeraire au Japon bien que j'en avais deja un apercu dans le tres beau film de Kurosawa, Vivre. Mais la, j'ai pris le temps de m'arreter sur les details, costumes, ce qu'ils mangent, boivent. Bref, j'ai aime assister en tant que temoin oculaire aux rites qui accompagnent un enterrement. Il en est de meme pour le mariage, le beau kimono porte la mariee. C'est la ou j'ai regrette que la BD soit en noir et blanc, j'en ai vu la bas porte par des geishas dans le metro qui etaient de toute beaute.

Ceci ecrit, je me demande si il ne faudrait pas lire un manga, ce n'est jamais que mon deuxieme, dans une edition similaire a l'originale c'est a dire de le lire de droite a gauche et ou le debut du recit est a la derniere page du livre. En effet, en voyant certaines cases, j'ai eu l'impression qu'elles etaient inversees en notant deux ou trois details dans le decor que j'ai considere curieux. Il en est de meme pour les phylacteres, je ne connais pas le japonais comme vous en vous doutez, je ne sais donc pas si c'est une langue succincte comme l'anglais peut l'etre, le francais l'etant moins, mais j'ai trouve que regulierement, les bulles prenaient beaucoup de place dans la case. Est-ce que la langue japonaise necessite plus de caracteres que le francais? Ou est-ce que le traducteur francais n'a pas retranscrit tous les dialogues? Aurait-on perdu des subtilites et des nuances qui enrichissent le recit? Bien entendu, je suis incapable de repondre a cette question.

Note finale; 3/5. Je ne suis pas rentre dans l'histoire bien que je comprenne tres bien que d'autres y aient ete plus sensibles. Je mets au dessus de la moyenne grace a la qualite du dessin qui ormis les personnages (pour les raisons evoquees plus haut) releve de l'excellence.

1200. herve - 11/11/17 17:14 - (en réponse à : YATTA)
Le Chevalier à la licorne de Piatzszek & Escalada (2015)

Graphiquement, ce one-shot est une véritable claque.
Guillermo Escalada est aussi à l'aise sur les scènes de combat que sur les scènes oniriques, ou encore nocturnes. C'est vraiment bluffant!
Côté scénario, j'ai pris plaisir à suivre les aventures de Messire Juan Fernandez de Heredia.
L'auteur, Stéphane Piatzsezek, nous fait voyager entre la réalité (la fameuse bataille de Crécy, point de départ de l'errance du chevalier) et la fiction (avec la quête de la licorne).
A la fois violent et poétique, cet album qui, certes, se lit très vite, mérite votre attention.

note:3/5

1199. herve - 11/11/17 12:11
Murena #10: le banquet Dufaux & Théo

Après la disparition de Philippe Delaby, on pouvait légitimement s'interroger sur le devenir de cette série.
Mais, il faut avouer que la reprise par Théo, est très réussie, même s'il m'a fallu quelques pages pour m'habituer à son style, notamment pour les visages, qui sont plus anguleux que ceux dessinés par Delaby. J'ai eu du mal à reconnaitre Ruffalo, le centurion de la garde prétorienne, sur les premières planches. (il faut dire que je viens de relire les 9 premiers albums avant d'entamer celui-ci).
Mais Théo met tout son talent au service du scénario de Jean Dufaux, dans les scènes d'orgie ou dans celle du combat sanglant de Murena.; et il faut souligner la construction de la dernière page qui vaut le coup d’œil !
On peut regretter la facilité scénaristique de Dufaux sur l'amnésie de Murena (décidément après Bragon dans "la quête de l'oiseau du temps", l'amnésie est à la mode) mais l'intrigue est telle qu'elle n'émousse pas l'intérêt que j'ai sur cette série depuis son début. A signaler, la sortie concomitante du "Dictionnaire Murena" sous la direction de Claude Aziza, qui reprend l'ensemble des personnages des 9 premiers volumes et les grands événements se déroulant sous le règne de Néron.

A noter que la couverture assez osée (Dufaux s'en amuse dans la préface) est un choix de Théo. Au départ, comme il l'explique dans une interview, l'album devait s'intituler "Nouveaux horizons" , mais Dufaux l'a modifié en "Banquet" au vu de la nouvelle couverture.

note:4/5

1198. Lien Rag - 10/11/17 22:12
Pas trop aimé I hate fairyland moi, malgré un début effectivement sympa (peut-être parce que je l'ai lu en VF aussi)...
Toutes les péripéties se résolvent à coup de masssacre sans grande imagination, donc ça devient vite lassant amha.

1197. marcel - 10/11/17 10:52
J'ai fini Private eye, et je confirme, c'est excellent. Et le dessin et la mise-en-scene de Marcos Martin y sont aussi pour beaucoup. J'aime bien cette utilisation du format a l'italienne.

Sinon, j'ai attaque l'episode special de I hate Fairyland, qui s'appelle I hate Image, et ou notre chere Gertrude deglingue les personnages publies par Image (Walking dead, Spawn, Saga, Invincible...). C'est un episode qui était sorti (gratuitement, donc) en meme temps ici et aux US pour le dernier Free comic book day.

1196. marcel - 09/11/17 15:18
Récemment, j'ai lu les 3 premiers TPB de ca :


J'avais decouvert Skottie Young sur Baby X-Men Vs. Avengers, ou les versions enfants des heros se mettaient sur la gueule dans le quartier, mais surtout dans ses mini-séries consacrees a Rocket Racoon et Groot, dessinees par lui ou pas, qui etaient vraiment excellentes.

Ici, on decouvre Gertrude, mignonne petite fille dans sa chambre rose, qui souhaite a haute voix aller a Fairyland. Boum, vœu exauce, elle est aspiree au royaume des fees. Genial ! Mais bon, elle aimerait bien rentrer, au bout d'un moment.
Elle demande a la Reine Cloudia, qui lui dit qu'il n'y a rien de plus simple : elle doit trouver la cle pour sortir, aidee d'une carte du royaume et guidee par Larry, sorte de Jiminy Cricket, mais en mouche verte alcoolique et desabusee. Ca ne devrait pas prendre plus d'une journee...
On tourne la page apres cette explication : 27 ans plus tard...
Oui, Gertrude n'a pas trouve cette "fluffing key" (les gros mots sont tous detournes, et elle en dit beaaaaaucoup), et elle est passee en mode berserk, butte tout ceux sur son chemin et est prete a tout pour degager de ce monde colore et joyeux qui lui donne la nausee.
C'est drole, delirant, les dialogues sont au top, vraiment, si vous avez rate ca, il faut absolument rattraper cet oubli.
Et les dessins de Young sont vraiment hilarants, sa mise-en-scene vive et intelligente. Bref, j'ai adore.





1195. froggy - 08/11/17 01:24
Les miroirs du crime 2, Carnage blues

Cette suite est sortie tres rapidement apres le premier tome, seulement 4 mois apres. Ce rythme que l'on pourrait presque qualifier d'effrene pour du FB est bien la seule chose de positive dans cet album.

On a parle des albums intermediaires ou il ne se passe pas grand-chose en attendant le climax, on a parle d'album de mise en place trop longue ou quasiment tout se passe dans le deuxieme album. Mais a-t-on jamais parle de suite inutile dans une histoire qui aurait ete concue pour etre un diptyque selon le scenariste? A ma connaissance non, mais peut-etre avez-vous fait cette mauvaise experience de votre cote durant vos seances de lectures.

Cette deuxieme partie ne sert donc absolument a rien puisque tout a ecrit dit et fait dans la premiere. Quand j'avais fini le premier tome, je m'etais sincerement demande ce que la suite pouvait bien reserver au heros, il me paraissait evident que tout y avait ete dit. En fait, je m'attendais a une grosse surprise, un coup de theatre qui aurait fait redemarrer l'intrigue au quart de tour. Simsolo, le scenariste, n'a pas du tout repondu a mes attentes et a en fait delivrer un album ou en s'ennuie quasiment du debut jusqu'a la fin. C'en est au point qu'on pousse un soupir de soulagement quand on arrive enfin a la derniere page. "J'en voyais plus le bout, j'ai eu peur" me dis-je en mon for interieur alors que je reposais le livre avant d'eteindre la lueur et me plonger enfin dans un sommeil reparateur apres une dure journee de labeur pour le compte de mon employeur qui me paye mes heures afin que je sois acheteur de fleurs qui viennent de l'Eure a l'elu de mon coeur dont je suis le plus fervent admirateur et qui est mon antidepresseur.

Bon, ou en etais-je? Je m'egare, je m'egare. Je suis dans l'erreur dont j'ai horreur. OK, OK j'arrete.

Soyons serieux, cette sensation n'est pas la meilleure (tiens!, je n'avais pas pense a celle-la) quand on lit une BD policiere avec des tueurs tres batailleurs qui vous envoient facilement six pieds sous terre a cause de leur mauvais caractere.

L'action commence en janvier 55, le 24 exactement a Saigon au Vietnam et se termine le 25 decembre de la meme annee. Heureusement que ce n'etait pas une annee bissextile car on aurait encore eu a subir cette histoire 24 heures de plus. Simsolo, a decoupe son histoire par des sections qui debutent toutes comme cela, 24 janvier, 17 fevrier, 3 avril etc. C'est un decoupage penible a lire l'annee derniere avec le dernier Lady S. en date, La faille. Ce procede alourdit considerablement la lecture, chose dont le recit n'a absolument pas besoin car Simsolo n'a rien a raconter. La bonne surprise de l'annee derniere, Pornhollywood, des 2 memes auteurs s'est ici serieusement emoussee.

Le dessin de Dominique He est egal a lui meme, efficace mais sans grande originalite. Il est evident qu'il ne pouvait pas compenser un scenario aussi inepte par son dessin. Je vais faire mon pinailleur, je m'ennuyais tellement durant ma lecture que j'ai seulement remarque une erreur de documentation qui doit etre aussi dans le premier tome, il faudra que je verifie cela. En effet, le pont de chemin de fer de Courbevoie vu dans l'album n'existe pas. Il existe mais du cote de Sevres ou de Meudon. Tres grave erreur totalement impardonnable!

Note finale; 0,5/5. Tout le monde s'entretue dans cet album, d'ou son titre. C'est le lecteur qui a aussi failli y mourir mais d'ennui

1194. froggy - 06/11/17 16:23
Je suis un peu plus jeune que Philippe et ne connaissait pas Pilote. Il faut dire que je ne connaissais quasiment rien en magazines de BD. Je connaissais les albums de Tintin, d'Asterix et de Lucky Luke. J'ai vraiment decouvert Pilote tres tard quand c'etait deja devenu mensuel.

Cela me rappelle des souvenirs tout cela.

1193. pm - 06/11/17 14:55 - (en réponse à : Danyel)
Oui, ben j'avais dix ans et à l'époque ça me plaisait bien.
Je n'avais pas accès à Hara Kiri qui était quand même un peu trash pour un gamin, je pense même que les marchands de journaux de l'époque ne me l'aurait pas vendu. Et dans mon souvenir Charlie Hebdo est apparu un peu plus tard, après le bal tragique à Colombey bilan 1 mort ( mix avec la boite de nuit du "cinq set" qui avait brûlé et fait de nombreux morts) donc plutôt en 70.
Je n'ai pas connu la période HaraKiri première époque avec Fred. Fred pour moi c'était Philémon ( et Timoléon avec Alexis ) que j'aimais déjà beaucoup gamin.
Donc Charlie Hebdo c'est venu plus tard, au lycée et à la fac, c'était en plus adulte et plus cru la continuité de ces pages d'actualité, et c'était bien meilleur bien sûr.

1192. Danyel - 06/11/17 04:04
J'ai toujours trouvé les pages d'actualité de Pilote chiantes. C'était bon enfant et ça tirait plutôt du côté de Mad, sans atteindre à sa folie, que du côté de Charlie Hebdo ou Hara Kiri.
Je me suis débarrassé de ma collection de Pilote hebdo et mensuels sans regret. Une fois les grandes séries parues en albums, je ne voyais plus l'intérêt de garder les numéros, car il ne restait plus dès lors que ces pages d'actu.
A l'occasion d'un déménagement, j'ai tout jeter à la poubelle car personne ne voulait me les racheter.

1191. pm - 06/11/17 00:29
Je ne me souviens pas exactement mais je pense vers 68/69 ( 11/12 ans). Malheureusement j'ai tout donné à un ami vers l'âge de 16 ans , ami que j'ai toujours mais qui a tout perdu depuis longtemps.
Je me suis quand même rattrapé puisque j'ai les recueils de l'hebdo ( pas les mensuels ) , j'ai feuilleté à nouveau les pages d'actualité et à part quelques grands noms (Gébé, Reiser surtout ) ce n'était pas toujours formidable. Faut dire que j'étais un peu spécial, je lisais le Canard enchaîné en 6ème ( je m'étais fait reprendre par un prof ).

1190. marcel - 05/11/17 23:27
Tu te souviens en quelle annee tu as commence a le lire ?...
J'ai pas encore attaque les pages d'actualite. Je crois que c'est apres 1968.

1189. pm - 05/11/17 22:37
froggy doit avoir quelques petites années de moins que moi et a forcément été contemporain de Pilote hebdo.
Gamin j'aimais surtout les pages d'actualité, c'est bizarre.

1188. marcel - 05/11/17 22:29
T'es trop jeune pour avoir connu le Pilote hebdo ou pas ?...

1187. froggy - 05/11/17 22:16 - (en réponse à : Marcel)
Oui, c'est bizarre et surtout je ne comprenais pas a l'epoque car evidemment la deuxieme partie se refere regulierement a des evenements du premier et je me suis demande pendant plus de 30 ans, ce qui s'y passait. J'etais d'autant plus ignorant que je ne savais pas que cele ne faisait que 30 planches.

Quant a L'Organisation X.X.X et ses suites, chaque histoire fait a peu pres une trentaine de planches, cela donne grosso-modo un truc de 90 planches et c'est tres bien, digne de la premiere aventure. C'est un peu pour cela que j'ai ete un peu decu par Les pirates de la nuit, j'esperais que ce soit aussi bien si ce n'est mieux bien sur.

1186. marcel - 05/11/17 21:36
1. Allo D/M/A est un recit en 2 parties, une de 30 planches reedite chez Sangam et une autre de 103, l'album de chez Glenat de 1976 en noir et blanc.

Attends, j'avais pas tilte : ca veut dire que l'album Glenat ne contient pas les 30 premieres pages ?... C'est cretin, non ?...

1185. marcel - 05/11/17 21:33
Ah OK, je ne savais pas que La cite secrete etait la suite des 2 précédents. Merci. Du coup, je m'excuse, tu as raison. C'est d'ailleurs etrange que Charlier ait donne une pagination si etrange a cette serie (et aussi a Jacques Le Gall), comme s'il n'avait jamais prevu de sortir ca en album.
Pfouuuuu, du coup, ca risque d'etre encore un truc sans fin bien lourdingue comme Allo DMA ?... Pour l'instant, je suis au debut 1965 dans ma lecture chronologique de Pilote, soit environ au premier tiers des Pirates de la nuit.

1184. froggy - 05/11/17 19:20 - (en réponse à : Marcel)
Si tu veux, je considere qu'il n'y a que 4 aventures de Guy Lebleu, c'est une question de point de vue.

1. Allo D/M/A est un recit en 2 parties, une de 30 planches reedite chez Sangam et une autre de 103, l'album de chez Glenat de 1976 en noir et blanc.

2. Les pirates de la nuit

3. L'Organisation X.X.X/Morts en tous genres/La cite secrete de la mort est une meme aventure en 3 parties egalement parue chez Glenat en 1976 sous le titre du 3e recit.

4. 15 milliards de diamants toujours inedit en album.

1183. marcel - 05/11/17 19:07
Elle ne connut que le temps de 4 aventures plus ou moins longues
Ben non, plus.
- Allo DMA (30 pages puis une seconde partie de plus de 120 pages)
- La pirates de la nuit (56 pages)
- L'organisation XXX (28 pages, suivie de 28 autres pages sous le titre Mort en tous genres). Je crois que celui-la aussi est inedit en album, non ?...
- La cité secrète de la mort (34 pages)
- 15 milliards de diamants (74 pages)

C'est vrai que le dessin de Poivet est magnifique. Les pionniers de l'esperance, la narration a vraiment tres mal vieilli, meme les épisodes de 1969 que j'ai essaye de lire, qui ont l'air t'avoir ete realises 15 ou 20 ans plus tot.
Sinon, j'ai lu Tiriel, plus moderne, mais qui n'est pas le meilleur scenario de Dionnet.
J'ai L'echiquier cubique dans ma pile des "a lire" depuis fooort longtemps.

1182. froggy - 05/11/17 17:44
Guy Lebleu 3, Les pirates de la nuit

Le hasard du calendrier des publications ajoute a celui de mes entrees plus l'ordre dans lequel je lis mes nouveautes fait que la lecture de cet inedit de Charlier en album succede immediatement a celle du Benjamin & Benlamin d'Uderzo et Goscinny. Je ne vais pas me lancer dans la theorie du "C'etait mieux avant" car je ne suis absolument pas de ce genre la en ce qui concerne les BD.

Dessine par Raymond Poivet, cette serie mettait en scene un reporter de Radio-Luxembourg (maintenant RTL) qui etait un des sponsors du journal Pilote (Matin! Quel journal!) dans lequel elle etait publiee. On y voit d'ailleurs en special guest-star un veritable journaliste qui fut un peu celebre, Christian Brincourt. Elle ne connut que le temps de 4 aventures plus ou moins longues, deux furent publies en plusieurs episodes que Glenat publia dans les annees 70. Sangam en avait commence une nouvelle edition avec la publication du premier 30 planches intitule Allo D/M/A, D/M/A signifiait Dix Millions d'Auditeurs une emission de la station a l'epoque. Fordis qui a repris la suite du programme Charlier est directement passe au deuxieme episode des aventures du reporter en sautant la suite de ce 30 planches. Guy Lebleu s'arretera a cause des activités débordantes de JMC, de l'absence de projet de publication en albums ainsi que du changement d'orientation du journal Pilote sous l'impulsion de René Goscinny.

Apres avoir avoir sauve le monde d'une organisation composee d'anciens nazis, Guy Lebleu affrontera ici un autre gang qui vole des camions routiers. Evidemment, c'est moins glamour et cela se sent car durant toute la premiere partie, Lebleu fait de la figuration intelligente au cote de la principale victime du gang, un transporteur nomme Louis Lepois. C'est lui qui tient la vedette au debut du recit, c'est aussi lui qui apporte la touche humoristique en deformant systematiquement le patronyme du heros.

Durant ma lecture, j'ai imagine Charlier en train d'ecrire son scenario; il a eu une idee, en a ecrit les premieres pages rapidement, puis est passe a autres choses, y est revenu quand son dessinateur lui a fait comprendre qu'il attendait la suite, et le scenariste de continuer sur sa lancee ne sachant pas trop quoi imaginer comme rebondisssements n'ayant qu'une vague de son point d'arrivee si jamais il en avait une dans le cas present. C'est ce que je j'appelle les scenarios laborieux de JMC, il y en a quelques uns comme cela. Il faut tout son talent de raconteur d'histoires et de roi du decoupage pour que cela passe a peu pres. Cela passe ici mais de justesse, quand Charlier remet en premiere ligne le heros titre qui evidemment va resoudre l'histoire avant la police. On ne peut faire plus classique comme serie ou tout est bien qui finit bien. Decouvrant cet album, il m'a saute aux yeux que Charlier reprendra la trame de ce recit 6 ans plus tard avec le diptyque de Tanguy & Laverdure, Les Vampires attaquent la nuit/La terreur vient du ciel ou pareil, T&L, ne font que de la figuration dans la premiere partie pour mieux revenir sur le devant de la scene dans la deuxieme. Or, le T&L est nettement mieux que le Lebleu. En effet, dans le Lebleu, les gangsters piratent camion apres camion pendant des semaines et des semaines et Charlier n'y a pas rendu aussi bien la menace a l'ordre public qu'il le fera avec le T&L. J'ai l'impression que Charlier y a eu un peu peur de mettre en scene les gouvernants de l'epoque. Il faut dire qu'avec Alain Peyrefitte comme Ministre de l'Information, il fallait jouer profil bas dans la fiction ou les foudres de la censure s'abbateraient sur vous avec fureur et fracas. Dans le T&L, il se lachera completement puisqu'on voit les politiques de l'epoque, Pompidou, Chaban-Delmas, Giscard d'Estaing. A cause de cela, la grandeur du peril dans le Lebleu s'en trouve tres amoindrie.

Je n'ai rien lu d'autre de Poivet que ses Guy Lebleu. Je ne connais sa grande serie, Les Pionniers de l'Esperance, que de nom. Comme vous le svez, je n'ai jamais ete tres attire par les recits de SF et cela associe au fait que l'editeur de Vaillant, l'ancetre de Pif-Gadget, dans lequel la serie paraissait n'editait pas d'albums de ses series vedettes ne m'a pas beaucoup aide a combler cette lacune. Je presume que ces Pionniers furent une de leurs series vedettes car elle y parut de 1945 a 1973. Toujours est-il que j'aime beaucoup ce dessin. Il me rappelle d'une certaine maniere celui de son contemporain, Paul Gillon; classique, elegant, efficace. Le seul probleme de cet album vient de la reproduction des planches. J'avais eprouve le meme avec le Benjamin & Benjamine (j'avais oublie de l'y mentionnner dans ma critique). En lisant l'ouvrage, j'ai eu la tres nette impression que Fordis n'a pas eu a sa disposition les planches originales et qu'ils ont du scanner celles telles que parues dans Pilote. Cela ne gene pas la lecture outre mesure mais les details et l'encrage ne sont pas rendus avec justice. De toutes facons, c'est deja bien d'avoir enfin acces a cette serie. Cela me permet de decouvrir des pans de la carriere d'un des mes scenaristes de BD preferes, ce ne sont evidemment pas les pans les plus importants, mais ce ne sont pas les plus ininteressants non plus.

Note finale: 3/5. C'est du pur Charlier mais ce n'est pas son meilleur.

1181. herve - 05/11/17 16:46
Shelton & Felder #1: la mort noire J. Lamontagne

En s 'inspirant d'un fait réel (l'explosion d'une citerne de mélasse à Boston en 1919), Jacques Lamontagne nous offre une enquête policière digne d'un très bon "Sherlock Holmes".
Il ajoute des pointes d'humour en confrontant les deux caractères de Shelton et Felter, dans cette sombre histoire.
Côté dessin , c'est du pur Franco-Belge mais de très bonne qualité (jetez un coup d'oeil au cahier graphique en fin d'album, pour vous rendre compte du travail de Jacques Lamontagne).
Je trouve que l'atmosphère de ces années de "prohibition" est parfaitement rendue avec ces dessins.
Une bonne bande dessinée qui repose sur un scénario solide.
Amateur des aventures du locataire de Baker street, ce livre est pour vous.

note:3,5/5

1180. herve - 05/11/17 12:17
le Chevalier Brayard Zidrou & Porcel

Le très prolifique Zidrou nous amène ici sur les chemins de la croisade, avec un personnage haut en couleur, le chevalier Brayard.
Je dois dire que j'ai été agréablement surpris. C'est drôle, les dialogues font mouche,sans en faire trop, avec un mélange d'expressions moyenâgeuses (surtout les grivoises) et de références actuelles (ah! le "par saint Titanic! ").
Évidement, on y parle religion (l'histoire de Sainte Bertrude est assez édifiante), intolérance, valeur de la chevalerie, et même de ceinture de chasteté ( épisode qui m' a fait beaucoup rire) sous couvert d'un humour assez fin.
Une bande dessinée très distrayante et assez surprenante dans sa conclusion, que je n'attendais vraiment pas.
C'est drôle, bien enlevé, et le tout sur près de 80 pages.

A lire.

note:3,5/5

1179. marcel - 04/11/17 22:37
Le Petit rien tout neuf avec un ventre jaune
Ah non ! Celui-là aussi je l'ai lu !

1178. herve - 04/11/17 22:07
oui

1177. Piet Lastar - 04/11/17 22:04
Crève saucisse, c'est bien l'hommage à la Voiture Immergée ?

1176. torpedo31200 - 04/11/17 20:44 - (en réponse à : marcel - post # 1173)
Il n' a fait que 2 bouquins tout seul et 3 ou 4 films depuis. Le Petit rien tout neuf avec un ventre jaune, vers 2009 et La déconfiture 1/2 (dont le 2 sort en février 2018), les deux sont très bien.
+ Crève saucisse avec Hureau et Vive la marée avec Prudhomme (à 4 mains), qui plaît beaucoup mais que je trouve trop virtuose.

1175. herve - 04/11/17 19:04 - (en réponse à : marcel)
j'avais lu seulement "crève saucisse" il y a quelques années, et c'était pas mal.

1174. marcel - 04/11/17 19:00
"rends comPte".

1173. marcel - 04/11/17 19:00
Tiens, moi je me rends comte que ca fait des annees que je n'ai pas lu du Rabate (depuis Les petits ruisseaux en 2006). J'ai rate quelque chose ?...

1172. herve - 04/11/17 17:52
Alexandrin, ou l'art de faire des vers à pied Kokor & Rabaté

Cela fait des années que je n'avais pas lu une bande dessinée signée Kokor,depuis "balade, balade", en 2003. Bien que le scénario soit de Pascal Rabaté, je trouve que l'on reste dans son univers, c'est d'ailleurs ce qui fait le charme de ce one-shot.
J'avais peur que la lecture des dialogues , la plupart en alexandrin, soit fastidieuse au final, et bien non, on finit comme Kevin, le jeune garçon qui accompagne le poète, par attraper ce virus.
En suivant quelques jours dans la vie de curieux poète,mi clochard, mi séducteur, Alexandrin,j'ai beaucoup ri (ah! la scène des bains douches) mais la seconde partie de cet ouvrage devient plus émouvante, voire touchante toute empreinte de spleen.

Ce livre est une véritable bouffée d'oxygène dans ce monde matérialiste.

Touchant.

note:4/5

1171. Lien Rag - 04/11/17 13:19
Prof Fall, de Tristan Perreton et Ivan Brun.
Je l'avais commencé il y a longtemps et pas aimé le dessin, et le hasard a fait que je l'ai repris juste après lu cet excellent article, ce qui ne m'a pas fait plus apprécier le dessin mais aidé à comprendre sa parfaite adéquation au scénario.
Loin des clichés habituels sur l'Afrique, il présente une histoire solidement documentée sur une (double) situation précise (même si l'histoire des manches courtes - manches longues, a ma connaissance, n'a existé qu'en Sierra Leone), mélangée de façon très intelligente à la réalité lyonnaise d'aujourd'hui.

1170. herve - 04/11/17 12:53
je vais , je pense rejoindre l'avis de Suzix, sur cet album

Giant Mikaël

Il faut reconnaitre que le dessin de Mikaël sur cet album est superbe. Il décrit parfaitement l'atmosphère de la Grande Dépression des années 30. Le dessin est sombre et reflète assez bien le quotidien des bâtisseurs de buildings à New York (la photo en introduction de l'album est assez édifiante!)
Cependant, je n'ai pas été embarqué par ce récit, qui à mon avis, traine parfois en longueur. Ces échanges épistolaires sur fonds de crise en Irlande et aux Etats Unis, ne m'ont guère touché.
Je lirai sans nul doute le second volume de ce diptyque au vu de la dernière page qui annonce un rebondissement presqu'attendu, tout de même.

note:2/5 (c'est sévère mais, je me suis un peu ennuyé en le lisant)

1169. herve - 03/11/17 10:23
Le travailleur de la nuit Matz et Chemineau

Lorsque j'ai commencé la lecture de cette bande dessinée , je ne savais pas où je m'embarquais. Et bien, je n'ai pas lâché ce livre jusqu'à la dernière page. Véritablement passionnant de bout en bout.
La vie d'Alexandre Jacob, scénarisée par le talentueux Matz, m'a enthousiasmé. "Gentleman cambrioleur" avant l'heure, Alexandre Jacob a traversé le XXième siècle avec plus ou moins de bonheur. Mais quelle vie il a eu, digne d'un roman !
Du mouvement ouvrier aux sombres anarchistes, aux préparations des vols (Ah! la visite "amicale" chez Pierre Loti) en passant par la guerre de 39-45 et le bagne de Cayenne (qu'Albert Londres contribuera à fermer), tout y est!
Et le tout parfaitement mis en scène par Matz, qui en ancrant le récit à partir d'un prétoire, donne encore plus de force à cette incroyable aventure.
Dès le début, on sympathise avec le jeune Alexandre, dans un Marseille formidablement dessiné par Chemineau.
Car Léonard Chemineau illustre de manière magistrale cette aventure (dessin et couleurs sont superbes)
C'est sans aucun doute, une des meilleures bandes dessinées que j'ai lu depuis ce début d'année.
Alors, achetez- la, empruntez- la, volez- là mais lisez cette bd !
Vous ne serez pas déçu du voyage.

note:5/5

1168. herve - 02/11/17 19:14
Edelweiss Mayen & Mazel

Je ne m'attendais pas du tout à une telle bande dessinée lorsque j'en ai débuté la lecture.
Les auteurs nous offrent un très belle chronique familiale, entre 1947 et les années 80. Histoire d'un couple que tout oppose, histoire d'amour touchante et émouvante tout au long de ces années.
Avec comme fil rouge, la montagne.
Cédric Mayen y aborde également la condition des femmes (avec l'apparition de Simone de Beauvoir), mais aussi l'évolution de la société des années 50 (Indochine, la mode, le monde du travail...)
Une chronique sociale réussie,une très belle histoire d'amour qui ne peut que vous émouvoir.
Le tout rehaussé par un dessin très élégant de Lucie Mazel.

note;4/5

1167. herve - 02/11/17 10:53
A coucher dehors #2/2

Fin de l'histoire avec ce second volume d'ailleurs très (un peu trop, même) riches en péripéties, où Amédée se démène sans compter pour retrouver le jeune Nicolas.
C'est d'ailleurs le problème principal de ce second opus : le nombre de rebondissements finit par nous faire perdre pied dans cette aventure. Autant dans le premier volume,la volonté de faire du Audiard , nuisait à la lecture, autant celui-ci souffre d'un certain manque de réalisme pour croire à cette histoire d'amitié.
En outre, on crie beaucoup trop dans cet opus. A croire que les personnages , en particulier Amédée, ne savent s'exprimer que comme cela.

Un diptyque qui se laisse lire, mais qui avec ce final, m'a un peu déçu.

note:3/5

1166. herve - 01/11/17 20:48
Sara Lone #3: sniper lady Arnoux & Morancho

Changement de décor, changement d'histoire aussi avec ce troisième et avant dernier volume de cette belle série.
Tout d'abord, nous abandonnons la mystérieuse Sara, dirigeante d'une petite entreprise familiale , pour découvrir Sara, agent n°7047, travaillant pour les services secrets américain.

Ce virage est assez étonnant voire inattendu.

Nous sommes plongés dans les complots (véridiques) et coups foireux fomentés par la CIA pour abattre le jeune régime Castriste. Bref l'ensemble de l'album tourne autour de Janus, au détriment de Sara, qui reprendra un rôle de premier plan vers la fin de l'album. On reste plus proche d'une ambiance style XIII (période "Spads") que des débuts de "Sara Lone", dans cet épisode.

Je pense que cet opus, véritable parenthèse dans la série, va servir de prétexte pour justifier le rôle que jouera Sara dans le final de cette aventure qui tournera, à mon avis, sur l'assassinat de Kennedy.

note:3/5

1165. herve - 01/11/17 19:32 - (en réponse à : marcel)
oui, j'avais oublié de compter Aouamri

1164. marcel - 01/11/17 19:27
Mallie, qui a tenu son rythme d'un album tous les 3 ans.
En dessinant Le grand mort en parallele !

1163. marcel - 01/11/17 19:25
Cinquième volume, mais aussi troisième dessinateur!
Quatrieme ! Lidwine, Aouamri, Mallie (2 albums) et Etien.
Les deux premiers, c'est parce qu'ils etaient trop lents (5 albums depuis 1998, sans compter l'album de Lidwine qu'il avait deja mis un temps fou a dessiner). Mais j'ai pas compris pourquoi ils ont pas garde Mallie, qui a tenu son rythme d'un album tous les 3 ans.

1162. lobabu - 01/11/17 18:50 - (en réponse à : froggy)
Ton vrai nom c'est pas le sar rabindrana duval?

1161. froggy - 01/11/17 18:24 - (en réponse à : Lobabu)
Oui

1160. lobabu - 01/11/17 18:19
Au fait quelqu'un sait pourquoi ils changent de dessinateur aussi souvent?

1159. herve - 01/11/17 16:48
Avant la Quête #5, par Etien, Loisel & Le Tendre (Dargaud)

J'avais peur, au vu des critiques lues ici ou là, que ce 5ème tome ne fasse pas avancer l'histoire. C'est vrai que l'intrigue reposant essentiellement sur la perte de mémoire de Bragon, on aurait pu s'attendre au pire. Mais non, lorsque je suis arrivé au terme de cet opus, j'ai trouvé cette idée bienvenue pour expliquer le destin des principaux protagonistes.
Cinquième volume, mais aussi troisième dessinateur!
Etien tire parfaitement son épingle du jeu, en se moulant dans le style de ses prédécesseurs, même si j'ai trouvé que les décors en arrière plan étaient moins fouillés que ceux proposés par Mallié.
Par contre , j'ai tiqué sur les couleurs, un peu fades à mon avis.
J'espère ne pas attendre 4 ans pour découvrir le tome 6.

note:4/5

1158. Quentin - 01/11/17 14:57
Calypso, de Cosey, chez Futuro. Cosey a atteint l'âge de la retraite, et de manière logique, il raconte maintenant l'histoire de types qui partent à la retraite. Mais ce n'est que le début de nouvelles aventures, qui les ramènent à leur enfance et à leurs premières amours. Difficile d'en dire plus sans spoiler. Les dessins sont en noir et blanc, ce qui change et fait bel effet (surtout pour les paysages Suisses, qui s'y prêtent bien). L'histoire, quant à elle, se tient, mais a un rythme inégal: trop lente (limite chiante) au début et trop rapide sur la fin (un moment clé de l'histoire est expédié en qq pages). C'est quelque part entre Voyage en Italie et les vieux fourneaux, mais ca ne transmet pas les émotions du premier et ca n'a pas l'humour des seconds. C'est une histoire qui se laisse lire mais qui reste assez froide et n'arrache aucune larme ni sentiment de mélancolie, malgré l'ambition de le faire (le sujet s'y prêterait bien, en tout cas). C'est loin d'être sa meilleure BD.

1157. herve - 01/11/17 12:11
L'aimant Lucas Harari

Avant tout, il faut souligner la qualité éditoriale de cet ouvrage apportée par "Sarbacane":grand format, dos toilé et superbes illustrations,où le rouge, le bleu et le noir dominent.

Dans un style très épuré, style ligne claire (d'ailleurs, pages 51 à 53, le héros,Pierre, est habillé comme "Tintin"),Lucas Harari nous propose un scénario qui oscille entre fantastique et polar.(un étudiant en architecture est persuadé que les thermes de Vals abritent un secret, une porte dérobée). A cela vient s'ajouter une légende , "les pierres qui volent", qui donne un côté encore plus mystérieux à cette aventure. Même les prénoms choisis (Pierre, Ondine) sont en parfaite adéquation avec le thème de ce récit intriguant.

Mais ce qui fait la force de cette bande dessinée , c'est le dessin très architectural d'Harari. (les pleines pages consacrées aux thermes sont incroyables).

Malgré son format et sa pagination (149 pages), cette bande dessinée se lit assez vite, et l'auteur apporte une touche presque réaliste à cette aventure avec une incipit et une fin assez originale.

Très belle découverte, en tout cas.

note:4/5

1156. Quentin - 30/10/17 23:24
Et à propos de harcèlement, je viens de lire "Silencieuses", de Sibylline Meynet et Salomé Joly, chez Perspectives Art, sur le harcèlement de rue subi au quotidien par les femmes qui se font suivre, insulter, toucher par des pervers, et qui en sortent salies, culpabilisées et démolies. Une histoire toute simple, bien dessinée, sur la banalisation du machisme et de la maltraitance des femmes.

1155. Quentin - 30/10/17 22:42
Je plussoie pour faire l'éloge de La sage de Grimr, de Jérémie Moreau chez Delcourt. Cet album se retrouvera à coup sûr dans les incontournables d'Angoulème de 2017.

De Jérémie Moreau, j'avais lu tempête au haras, BD que j'avais trouvé bien faite et convaincante, malgré une trame somme toute très classique. Mais avec la saga de Grimr, on est véritablement dans un tout autre registre, infiniment plus ambitieux et très innovant. Il se dégage de cette BD une puissance extraordinaire, venant à la fois de la volonté surhumaine de Grimr et des forces telluriques d'Islande, les deux se mélangeant pour ne plus faire qu'un. C'est très, très bien. Vraiment.

1154. marcel - 30/10/17 16:30
Merci, froggy, je le note.

1153. froggy - 30/10/17 16:20 - (en réponse à : Marcel)
Belloy est different car d'abord c'est Charlier qui en ecrivait les scenarios. C'est d'ailleurs une des tres rares incursions du scenariste dans le comique surtout personnifie par son comparse, le Pere Hoc, si mes souvenirs sont bons. Cela a effectivement vieilli. Il faut admettre que Charlier n'etait pas tres a l'aise dans ce registre, son humour n'etant pas aussi fin que celui de Goscinny, il etait plutot du genre tarte a la creme comme on a pu le voir avec les gaffes de Sonny Tuckson, Laverdure et de Tapir dans Buck Danny, Tanguy et Laverdure, et La Patrouille des Castors respectivement.

Il en est de meme pour Jehan Pistolet que j'aime bien sans plus. J'en ai 4 albums et je n'ai pas achete l'integrale qui comprend une cinquieme aventure car ce n'est pas si bien que cela necessitait de ma part un nouveau doublon (j'en ai deja suffisamment comme cela) uniquement pour un inedit.

Pour conclure tout cela, je mettrai Bienjamin et Benjamine comme la troisieme meilleure serie de Uderzo et Goscinny apres Asterix, bien evidemment, et Oumpah-Pah. C'est vraiment tres bien.

1152. marcel - 30/10/17 01:43
Tiens, d'ailleurs, non, c'est pas un Benjamin et Benjamine que j'ai lu chez Lefrancq, c'est un Luc Junior, j'ai confondu !



 
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