Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (18)

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463. pierrecédric - 02/04/17 10:30
Y'a peut-être aussi le fait que tu sois un vieux con que tu n'ait pas aimé cet Astérix.

462. TILLIERTON - 02/04/17 10:26
Je reviens sur Ferri, ce magnat du tiroir-caisse avec"son"Astérix, formaté, édulcoré, franchouillé. Car il paraît que se profilerait un nouvel opus , pour les fêtes de fin d'Année. On intitule ça le nouvel-Astérix-des -fêtes-de-Noël parce que ça revient tous les ans comme une punition pour ceux qui ont connu la grande époque du Maître Goscinny. Les gags de Ferri sont lourdingues, ses jeux de mots creux, il n'a jamais su trouver l'esprit du personnage.
Vous me direz que je ne suis pas dans le sujet du topic. Eh bien si! Je viens de feuilleter le dernier "la baf' ouille de César", prêté malencontreusement par un ami. Il m'est tombé des mains. Une subite envie de le mettre à la poubelle. Rien à sauver

461. Lien Rag - 01/04/17 22:58
Il faut avouer que California Dreamin' est assez réussi, et que le dessin faussement brouillon est très efficace...

460. froggy - 01/04/17 17:13
Ronald Searle, j'adore.

459. Victor Hugo - 01/04/17 17:03
Et bien graphiquement il y a plein de trucs que j'adore, venant de l'école anglaise cristallisée par Ronald Searle, plein d'attitudes de portraits de physionomies très subtils et évocateurs, des saynettes d'apparence simple mais parfaitement mises en place et efficaces. Les scènes de jeunesse dans les bios me font penser à Molesworth ou St Trinians de Searle, je ne peux qu'adhérer graphiquement, surtout que ce n'est pas du tout de la copie, mais c'est senti, sincère.

California Dreaming était au crayon, ça rendait vachement mieux que son trait informatique quelconque dans le Sfar et le Boulet où les couleurs informatiques en ajoutaient dans l'artificiel. Certains passages étaient franchement expédiés mais l'ensemble était plaisant.

458. Mr Degryse - 01/04/17 13:33 - (en réponse à : victor hugo)
Toi si critique habituellement, je suis surpris que tu adhères. C'est quand même une horreur graphique et vraiment quelconque en mise en page.

Je ne juge pas sur le propos car je ne réussis pas à dépasser 4 pages. je m'étais forcé pour la bio de Mama Cas mais purée le dessin me piquait les yeux..............

457. pierrecédric - 01/04/17 09:55
Ah ouais, très intéressant les bios.

456. Victor Hugo - 01/04/17 08:31
Pas plus que Boulet ou Gotlib en son temps, mais Bagieu fait aussi des bios (Mama Cass dans California Dreaming, et plein d'autres dans Culottées 1 et 2) et c'est vraiment très bien.

455. froggy - 01/04/17 00:50 - (en réponse à : Laurent)
Penelope Bagieu. Ce n'est pas un effet de mode? J'ai l'impression que c'est du parisianisme, c'est a dire, des problemes de pauvre petite fille riche. Si tu vois ce que je veux dire.

454. Kipkool - 31/03/17 21:29
Pareil que Bert.

453. suzix@bdp - 31/03/17 17:47
Etonnant.

452. Bert74 - 31/03/17 17:36
Ben pareil
(que Degryse, hein...)

451. Mr Degryse - 31/03/17 17:08
Et bien moi c'est l'inverse.

Je me suis relu les 2 dans la foulée et à la fin du tome 1, je me suis demandé ce qui m'avait tant plu à l'époque ( parce que bon l'intrigue est ultra basique et prévisible).

Alors j'appréhendais le tome 2 et je me suis éclaté. Je préfère largement ce tome 2 comique et important du sang neuf au western au tome 1

450. suzix@bdp - 31/03/17 14:05
tout pareil.

449. herve - 31/03/17 14:05
Je viens de lire Stern #2 .
Et bien , je suis assez déçu par ce second volume.
La couverture est ratée, et l'histoire ne m'a pas emballée plus que cela.

note:2,5/5

448. Lien Rag - 31/03/17 12:54
Tiens, je viens de finir l'intégrale Harry Mickson, et je suis assez d'accord avec froggy...
Les "copains pleins de pépins" est malgré tout assez sympa par son ambiance, assez bonne description de son époque pour ce que j'en comprends.

447. Victor Hugo - 31/03/17 00:48
Toujours en train de lire Culottée 2 de Bagieu et c'est formidable. Les portraits de Betty Davis et Nellie Bly sont passionnants,j'aurais même envie de lire un album complet sur Nellie Bly tellement sa vie aventureuse est incroyable.

446. froggy - 31/03/17 00:15
Cestac, Harry Mickson and Co, l'integrale

J'ai tourne beaucoup d'elle (si vous me permettez l'expression) avant d'acquerir enfin mon premier livre d'elle, en 2015 seulement, et ecrit par Daniel Pennac, Un amour exemplaire. J'avais bien aime pas mais pas tant que cela en definitive, j'avais ete un peu decu par le scenario, il faudrait que je relise ce que j'ai ecrit dessus. Il n'empeche que j'aime bien son dessin meme si c'est un gimmick dont il est manifeste qu'elle ne s'en lasse pas et qu'elle lasse encore moins ses lecteurs.

Cet album reprend tous les recits mettant en scene son premier heros Harry Mickson mais aussi tous les travaux divers dans lesquels elle a dessine son heros fetiche. Ces travaux sont, des affiches, des calendriers, des pages de jeux, des buvards... Tout cela est repris chronologiquement. Avec son ami, Etienne Robial, ils avaient cree une librairie dans les annees 1970 que j'ai souvent frequente quand je completais ma collection de recueils du journal Spirou (ami, partout, toujours!), la librairie en question s'appelait Futuropolis et se trouvait 130, rue du Theatre Paris 15e. J'ai donc souvent vu Florence Cestac mais sans savoir qu'elle etait aussi auteur de BD. Il faut dire que quand j'avais 15 ans, j'avais quelques oeilleres en ce qui concerne la BD, cela m'a un peu passe fort heureusement. Le nom de la librairie a donne celui de la maison d'edition, premiere mouture car celle d'aujourd'hui n'a strictement rien a voir avec celle-ci. J'ecris cela car Florence Cestac raconte a chaque fois l'origine et les circonstances dans lesquelles ces histoires et travaux sont nes. Ils furent publies un peu partout, Metal Hurlant, (A Suivre), L'echo des savanes, Pilote (Matin, quel journal!). C'est un peu en quelque sorte son autobiographie dessinee.

La part la plus importante de l'album qui fait tout de meme 214 pages est le seul 44 planches des aventures d'Harry Mickson qu'elle ait jamais dessinee, Les vieux copains plein de pepins, histoire pour laquelle elle a remporte l'Alph-Art de l'humour en 1989. Si vous avez pense copinage, je crois que vous auriez bien raison car c'est une BD bien sympathique mais qui ne casse pas 3 pattes a un canard. Cela part un peu dans tous les sens sans que le lecteur sache tres bien ou l'auteur nous mene. J'ai la tres nette impression que cette BD fut dessinee a la petite semaine sans que Cestac ne sache elle meme ou elle allait exactement. Elle retombera sur ses pieds cependant. Il y aurait du y avoir une suite intitulee Paris-Le Havre mais son ami Robial la quitte alors qu'elle a commence a en dessine quelques planches en meme temps que Futuropolis fait faillite. Elle arrete l'histoire a la planche 17 et ne la reprendra jamais. Peut-etre un jour, nous dit-elle. C'est dommage car manifestement Cestac avait appris des choses avec le premier et tout laissait presager un meilleur album que le precedent, pas avec le dessin qui reste le meme mais avec un scenario mieux ecrit, mieux travaille.

Parmi les histoires courtes, les meilleures sont celles qui sont autobiographiques ou qui ont trait au petit monde de la BD qu'elle connaissait bien, tant avec les auteurs qu'avec les lecteurs et collectionneurs. La seule que je n'ai vraiment pas aime est son hommage a Tintin que j'ai trouve de mauvais gout.

Note finale, 2,5/5. Le resultat final est un album tres sympathique malgre tout. L'ensemble est inegal car trop disparate. Il ravira assurement tous les fans de Cestac, les autres seront plus dubitatifs

445. froggy - 30/03/17 00:06
Si mes souvenirs sont bons parce que cela date de 1979 quand meme, Les Phalanges de l'Ordre Noir est la 1e BD (et peut etre la seule a ce jour?) a avoir ete elue meilleur livre de l'annee selon le magazine mensuel "Lire". Ce qui est un exploit car il est de notoriete publique que Bernard Pivot qui en etait a l'epoque un des 2 directeurs, deteste la BD et n'en a jamais quasiment parle aussi bien dans "Apostrophes" que dans "Bouillon de Culture". A ma connaissance, il n'a fait qu'une seule emission d'"Apostrophes" consacree a la BD, elle fut diffusee en aout 1982. Il y avait sur le plateau, Charlier et Giraud, Mouminoux et Tardi entre autres.

444. Bert74 - 29/03/17 19:11 - (en réponse à : Les Phalanges)
Et quel couverture !

Pendant longtemps, cette BD a été la seule vision que j'avais de la guerre d'Espagne (avec Guernica que j'avais étudié à l'école).

443. froggy - 29/03/17 01:00 - (en réponse à : Philippe)
Pour moi aussi, c'est un de mes albums preferes mais comme je l'ai ecrit dans ma chronique de lecture, la Guerre d'Espagne n'y est pas traitee du tout, elle est seulement un pretexte justifiant la reunion 40 ans plus tard d'anciens membres d'une Brigade Internationale pour lutter contre des groupuscules d'extreme-droite. Les Phalanges est pour cela un excellent apercu de la situation politique en Europe de l'Ouest et des groupes terroristes de factions diverses qui commettaient des attentats, enlevaient ou assassinaient des personnalites de toutes sortes en France, en Italie et en Allemagne de l'Ouest principalement. Bien loin de ceux qui sement la terreur aujourd'hui.

442. pm - 29/03/17 00:28
C'est vrai que jusqu'aux années 80-90 il y avait peu de BDs sur le sujet,

Les phalanges de l'ordre noir, 1979. Une de mes bandes dessinées préféres.

441. Mr Degryse - 28/03/17 23:05 - (en réponse à : Froggy)
Non seulement j'ai l'intention de le lire mais c'est déjà fait.

Beaucoup aimé. Ni complaisant avec Depardieu mais pas à charge non plus.

C'est le portait d'un homme complexe et étrange.. Beaucoup plus intéressant que son image de gros beauf vinassé. Et je n'envie pas sa vie.

440. froggy - 28/03/17 20:11 - (en réponse à : Laurent)
J'ai adore le dernier Veyron comme tout le monde le sait ici meme. La fin, qui donne tout son sens au titre, est sublime. Je ne recommanderai jamais assez cet album.

439. Victor Hugo - 28/03/17 18:56 - (en réponse à : suzix)
J'aime bien son trait moi, on y sent les influences Punch, UPA. Elle a moins de talent que Margaux Motin (pour le dessin en tout cas) mais c'est très efficace dans sa narration, ce qui est le principal en BD.

438. Victor Hugo - 28/03/17 18:52
Lu Ce qu'il faut de terre à l'homme par Veyron. Bon bouquin d'après Tolstoï (Léon, pas Alexis), le dessin semble répétitif, je n'ai rien à reprocher au boulot de Veyron, mais il m'a manqué quelque chose.

437. suzix@bdp - 28/03/17 18:50
Bagieu je l'ai pas suivi dans ses derniers albums justement parce que je trouve son trait bâclé et moche !

436. suzix@bdp - 28/03/17 18:49 - (en réponse à : Laurent)
Avec cette vieille SF, faut jouer le jeu et pas attendre de la nouveauté ... forcément. C'est vintage. C'est le principe de la collection. Voire même quand les auteurs de BD ont "modernisé" le binz comme avec Yann et Cassegrain au dessin, ben, ça rend encore moins bien car ils ont cassé cette impression de SF datée, de "déjà vu".

435. Victor Hugo - 28/03/17 18:48
En train de lire Culottée 2 de Bagieu, très bien, intéressant et plein de perles dans le dessin. Après l'excellent California Dreaming ça confirme le talent de Bagieu qui s'était perdu dans les scénarios nuls des mauvais Sfar et Boulet, elle valait mieux que ça (graphiquement aussi, parce que son dessin était vraiment moche dans Page blanche et Star of stars).

434. Victor Hugo - 28/03/17 18:45
J'ai lu Niourk par Vatine d'après Wul. Que c'est tarte, ringard, ça vieillit mal la SF, quelle idée saugrenue d'adapter ce truc. Le dessin ne rattrape pas, plein de trucs bien moches.

433. herve - 28/03/17 18:09
je l'emprunterai peut-être.
En tout cas, dans le dernier magazine Lire (avril 2017), il a une bonne critique

432. froggy - 28/03/17 16:47
Je ne sais pas quand il l'a lu la derniere fois mais dans la BD de Sapin sur Depardieu, celui-ci declare au sujet de Tintin avec sa verdeur coutumiere: "«Moi, Tintin, je n'ai jamais pu le saquer, il m'a toujours fait chier avec son air de faux-cul et son pantalon dans lequel on dirait qu'il a chié dedans!»

A part moi, qui d'autres a l'intention de lire cet album qui est, semble-t-il, nettement meilleur que celui que Sapin a consacre a L'Elysee?

431. marcel - 28/03/17 14:27
Oui, les tomes 10 et 11 de Louis la guigne parlent de la guerre d'Espagne.

430. Lien Rag - 28/03/17 14:11
J'ai un avis partagé sur les Guerres Silencieuses: le sujet était particulièrement intéressant pour moi car je connais la région (des anciens résistants m'ont même montré le lieu d'une des plus grandes batailles de l'insurrection de 58) mais en même temps il ne se passe vraiment pas grand-chose dans l'album (ce qui est certes partiellement le sujet de la BD, je le reconnais) et même si l'ambiance que Jaime Martin installe est assez réussie, au final cela reste un peu superficiel et on se demande quand même si cela nécessitait autant de pages que cela.

A part ça il n'y a pas un épisode de Louis La Guigne qui se passe pendant la guerre d'Espagne?
Barrios de Paracuellos se passe juste après mais a certaines scènes (de mémoire) qui se déroulent pendant.
Il y a au moins trois BDs sur la Retirada et ses suites (dont La Nueve, que j'ai franchement aimée).
Elroy, aux Humanos, parle de la guerre elle-même (je l'ai lue adolescent, je n'avais pas l'âge de vraiment apprécier).
Il y a une autre BD dont le titre comporte "Serpent" qui s'y réfère aussi (Tillierton en avait parlé).
Le premier tome de la Lignée de Berlion et al s'y déroule aussi.

C'est vrai que jusqu'aux années 80-90 il y avait peu de BDs sur le sujet, mais ça a quand même changé depuis...

Sur les gens qui renvoient droite et gauche dos à dos je ne sais plus s'il y a une BD mais il y a un passage de Cavanna dans les Russkofs (en extrapolant un peu) et il y a aussi une citation: Pire que le bruit des bottes est le silence des pantoufles.



429. froggy - 28/03/17 01:01
Jaime Martin, Jamais je n'aurai 20 ans

A ma connaissance, la Guerre d'Espagne n'est pas un sujet enormement traitee dans la BD, on y trouve cependant les 3 derniers albums de la serie de Giardino, Max Fridman. Et je crois bien que c'est tout ce que j'ai sur la question. Paracuellos de Carlos Gimenez traite de la vie en Espagne au temps du franquisme et Christin ne s'est servi de cette guerre que comme un pretexte pour reunir toutes sortes de gens de differents horizons ayant servi dans les Brigades Internationales mais 40 annees plus tard dans Les Phalanges de l'Ordre Noir. Goscinny n'y a fait aucune allusion dans Asterix en Hispanie alors qu'il etait assez loin dans Asterix et les Goths et ses references a le 2e Guerre Mondiale. Pourquoi cette pudeur de la part de nos auteurs? C'est pourtant un super sujet, il y a tellement a ecrire dessus. Et la documentation ne manque pas. Cela nous changerait de la enieme BD sur les 1ere et 2eme Guerre Mondiale.

Pour en revenir a cet album, j'ai decouvert l'auteur avec Les guerres silencieuses en 2013 ou il racontait le service militaire que son pere passa dans une enclave espagnole situee au Maroc. J'avais beaucoup aime cet album comme je vous en avais part a l'epoque. Avec celui-ci, Jaime Martin raconte la jeunesse de ses grands-parents maternels qui eut lieu durant la Guerre d'Espagne, Isabel et Jaime. Ceux-ci seront du cote des republicains c'est a dire qu'ils seront opposes aux nationalistes de Franco. Cela signifie qu'ils seront du cote des perdants. Martin nous fait le recit de ce que fut la vie quotidienne de cette jeunesse dont les reves furent massacres par les coalitions fascistes puisque l'Allemagne hitlerienne et l'Italie mussolinienne avaient apporte leur aide a Franco pendant que les autres democraties europeennes, la France du Front Populaire en tete, regardaient ailleurs. Leon Blum ne fera pas grand-chose en definitive. Il faut croire que leur veritable sujet d'inquietude etait le 3e Reich. Ils avaient bien raison d'ailleurs. C'est entre autres pour cela que furent creees ces fameuses Brigades Internationales financees par Moscou. Communistes de tous pays, venez lutter contre le fascisme qui tue la liberte, nous cria Staline qui en connaissait aussi un brin sur la question. Toujours est-il que loin de toutes ces preoccupations internationales, nos 2 futurs grands-parents tentent de lutter le mieux qu'ils peuvent contre les franquistes. Isabel echappera a la mort de justesse a la difference de ses amis avec qui elle formait un petit groupe tres soude, amis qui furent sommairement executes dans un petit bois. Quant a Jaime, le futur grand-pere, il combattra activement dans des petites unites armees. A la fin de la guerre en 1939, il pretendra qu'il n'avait jamais quitte son champ. Ce mensonge lui sauvera la vie et lui permettra d'epouser Isabel. La deuxieme partie du recit commence 16 ans plus tard et raconte la vie de famille de la mere de l'auteur durant les annees 50, en plein franquisme donc. Alors que la France entame ses fameuses 30 Glorieuses, outre Pyrenees, la situation economique n'est franchement pas terrible. Apres avoir trafique du tabac entre le Maroc et l'Espagne en utilisant les grossesses de la grand-mere pour echapper aux douaniers, la famille se retournera vers la recuperation de bouteilles, flacons de toutes sortes, de toutes tailles et de toutes origines afin de les revendre. Ce petit commerce fonctionnera tant bien que mal, plutot bien que mal d'ailleurs, durant des annees. L'auteur raconte que c'etait sa grand-mere qui etait la plus ambitieuse dans le menage alors qu'elle ne savait ni lire, ni ecrire.

C'est cette deuxieme partie que j'ai trouvee la plus interessante. En effet, dans la premiere, c'est a dire la guerre proprement dite, l'auteur a un peu de mal a raconter les destinees simultanees de ses deux protagonistes principaux (le terme "heros" me semble inaproprie pour la circonstance), ils ne se croisent pas souvent. Le recit n'est souvent qu'une succession d'anecdotes qui ne m'ont pas toutes interesse. Par contre, il y a un veritable enjeu dramatique dans la deuxieme partie, comment vivre sous le Franquisme? De toutes facons, c'est toujours cela qui m'interesse, la vie quotidienne des gens dans des conditions politiques destestables et ou les conditions economiques sont difficiles, que ce soit aussi bien dans une dictature de droite que dans une de gauche. Le recit est mieux structure, bien equilibre et souvent passionant.

J'avais beaucoup aime le dessin de Martin dans le premier ouvrage que j'ai lu de lui. C'est moins le cas ici. Cette fois, je l'ai trouve moins accompli, certains personnages sont carrement rates meme surtout dans la premiere partie alors que dans la deuxieme, il est beaucoup plus a l'aise. Est-ce pour cela que je prefere la deuxieme partie a la premiere ou est-ce parce que le sujet de la deuxieme partie m'interesse beaucoup plus en tant que tel que j'y trouve le dessin plus consistant? Je n'ai pas encore la reponse a cette question. Peut-etre le saurais-je lors de ma relecture de cet album? En attendant ce jour,

Note finale, 3.5/5. Une excellente BD qui merite d'etre lue par le plus grand nombre de par son sujet, vraiment tres interessant

428. froggy - 25/03/17 17:26
Je continuerai donc a attendre. Cela tombe bien, je suis d'une patience legendaire.

427. Mr Degryse - 24/03/17 16:54
Fausse intégrale pour Estéban car la série n'est pas finie

426. torpedo31200 - 24/03/17 16:16 - (en réponse à : froggy - post # 425)
Tu sous-estimes Marcel et son appréhension de tes problèmes logistiques. Les deux séries évoquées (Esteban et Green Manor) existent en intégrales.

425. froggy - 24/03/17 15:35 - (en réponse à : Marcel)
Je prends bonne note de cela mais j'attendrai la parution d'une integrale.

424. Mr Degryse - 24/03/17 10:02 - (en réponse à : froggy)
Une série que je relis régulièrement avec toujours autant de plaisir.

423. marcel - 24/03/17 09:42
Pour Vehlmann, j'ai quasiment tout lu de lui, et il y a beaucoup de très bonnes choses, particulièrement dans les one-shots.
Green manor est une très bonne série de récits courts dans l'Angleterre victorienne, et mon petit coup de coeur personnel est Les derniers jours d'un immortel.
Mais il y a tout un sujet sur son oeuvre.

422. marcel - 24/03/17 08:37
Content que ça t'ait plu. Du coup, puisque tu aimes le dessin de Bonhomme, et pour pouvoir continuer à voyager avec lui, je ne saurais trop te conseiller Esteban, série maritime qui varie bien les décors et est vraiment dans le genre aventure.

421. froggy - 23/03/17 23:25
Bonhomme et Vehlmann, Le marquis d'Anaon, l'integrale

J'ai profite de l'edition de cette integrale parue l'automne dernier pour combler, semble-t-il, une lacune selon de nombreux forumiens d'ici et d'en face. Il faut dire que je n'ai decouvert l'auteur qu'en 2011 avec Texas cowboy c'est a dire 9 ans apres les debuts de cette serie. J'avais beaucoup apprecie son dessin et encore plus apres avoir lu son "Lucky Luke par..." sorti l'annee derniere. C'est la raison pour laquelle ce "Marquis d'Anaon" est venu occuper un peu de place sur une de mes etageres. De Vehlmann, par contre, j'ai son premier album, Des lendemains sans nuage et ses Spirou et Fantasio bien sur. Autant l'ecrire, pas de quoi sauter en plafond en ce qui le concerne. Par contre, le dessin de Bonhomme m'enthousiasme nettement plus.

Cet album comprend 5 longues aventures plus 3 courtes histoires de 2 ou 3 planches inserees entre chaque. Cette edition indique que ces saynetes etaient deja parues dans la premiere integrale publie en 2005, ce qui signifie que les 2 dernieres histoires publiees posterieurement n'y sont pas. Un entretien croise avec les deux auteurs conclut le volume. En substance, ils disent qu'ils ont beaucoup aime faire cette serie et qu'ils regrettent evidemment qu'elle n'ait pas rencontre le succes, celui ne fut que d'estime mais les professionnels de la profession aimaient beaucoup.

Pour en revenir a ce Marquis d'Anaon, qui signifie les ames en peine en breton, c'est le surnom que lui ont attribue les ilotiers de la-bas a l'issue de la premiere histoire qui y avait mene notre heros. On voyage beaucoup en sa compagnie, la Bretagne donc, le Massif Central, les Alpes, la Baie de Gascogne et finalement l'Egypte. Jean-Baptiste Poulain, tel est son nom, se specialise pour resoudre des mysteres a priori insolubles en se servant de son sens pratique et de connaissances acquises lors de ses voyages aupres de gens de toutes sortes. Cela donne lieu a la tres bonne scene d'ouverture du 3e episode, La Providence qui se trouve etre celui que je prefere des 5 (bizarre autant qu'etrange n'est-ce pas?) ou l'on voit notre heros confronte lors d'une soiree dans un salon parisien a des nobles perruques et poudres, j'ai oublie de preciser que l'action de la serie se passe au 17e Siecle, soiree dont je pense que le film Ridicule de Parice Leconte a servi de reference pour restituer son ambiance. Des 5 episodes, celui que je prefere le moins est le dernier, La chambre de Kheops meme si j'ai beaucoup aime le pied de nez malicieux du scenariste a ses lecteurs sur la nature du secret de la pyramide. En effet, j'ai parfois considere que la resolution du mystere n'est pas a la hauteur du dit mystere, on en arrive a se dire, "Tout ca pour ca!". C'est entre autres pour cela que je prefere le troisieme episode car c'est plus une question d'atmosphere sur ce bateau maudit qu'autres choses. Et puis Poulain y devient un etalon quand il passe la nuit avec la belle dame esseulee sensible aux charmes de notre heros. Ce qui n'empeche que j'ai trouve le scenariste plus inspire ici que dans les autres albums qui me l'ont fait connaitre. Je ne sais pas ce qu'il en est de ses autres series. A mon avis, il faut y aller au cas par cas en ce qui le concerne, Vehlmann n'est pas encore fiable a 100%. Malgre tout cela, je n'ai pas peur de reconnaitre que ses scenarios sont un beau support pour mettre en valeur son dessinateur.

En effet, le point fort de la serie est bien sur le dessin de Bonhomme dont je decouvre ainsi les tout debuts. Il faut admettre qu'il avait deja un sacre talent le bougre. Son point fort est dans son rendu des scenes nocturnes qui sont de toute beaute, qu'elles se passent en Bretagne, dans la montagne enneigee, dans les cales d'un bateau ou a l'interieur de la Grande Pyramide. Il faudrait que je relise les autres albums de lui que j'ai pour mieux comparer. Mais il n'y a pas que cela, il y a les gens, ils sont tous plus vrais que nature et certaines trognes sont pariculierement reussies. Les expressions sont bien rendues ainsi que leurs gestuels. Le personnage principal evolue physiquement tres dramatiquement au 5e episode, on a du mal a reconnaitre le jeune homme un peu gauche de la premiere planche du premier episode. C'est normal, il a muri, forge par les experiences passees et qui lui furent parfois douloureuses. J'ai beaucoup aime la scene du recit des naufrageurs raconte par le pecheur breton dans le premier episode, Bonhomme y a procede par un brutal changement de style dans son dessin, passant du semi-realisme a un plus veritable realisme avec aussi un changement dans le dessin, je n'y connais pas grand chose malheureusement dans la technique, il semble que ce soit un crayonne tres pousse sans encrage avec un peu de lavis (planches 22 et 23 de L'Ile de Brac pour ceux qui veulent aller voir). Je pourrai continuer comme cela pendant longtemps mais je voudrai terminer cette critique avec les dernieres pages que j'ai trouvees superbes de par leur apparente simplicite La Providence, dessin, couleurs, composition generale de chaque planche, decoupage, cadrage etc. Ces quelques pages sont un enchantement et une veritable fete pour les yeux.

Note finale, 4.5/5. Je remercie tous ceux qui m'ont conseille cette BD, vous n'avez pas oblige un ingrat

420. suzix@bdp - 23/03/17 12:08
par donc "docteur en physique" ... pas "de" physique! ... très physique peut-être!

419. suzix@bdp - 23/03/17 10:40
suis en train de lire Le Mystère du monde quantique de Burniat & Damour chez Dargaud (mars 2016).

J'en suis à la moitié. Alors comment dire, pour un docteur de physique, je devrais être plus au point sur l'histoire de la physique quantique. A ce titre, la BD éclaircit un peu le binz. Par contre, les notions sont tellement basiques, que je me rends compte que je fais chaque jour de la physique quantique sans m'en apercevoir, n'est-ce pas Monsieur Jourdain? ... je pourrais me documenter un peu mais autant lancer un petit débat ici avec les physiciens qui y naviguent à vue : est-ce que l'on considère que la physique quantique débute dès que l'on considère la lumière comme ondulatoire et corpusculaire ? ... il me semblait que la physique quantique commençait plutôt quand on considère des nuages atomiques avec Schrödinger ?

418. suzix@bdp - 23/03/17 10:31
Ce Delisle, je peux pas. Tant pis si je rate un super album. Quand le thème et le traitement me paraissent pas attirants, j'ai arrêté de me forcer à prendre sous l'influence des bonnes critiques. Je n'ai que très exceptionnellement été séduit par une BD que j'avais jugé comme n'étant pas ma came et que j'avais fini par acheter et lire. Cela a été le cas pour Walking Dead par exemple. Cela remonte déjà pas mal. Par contre, le nombre de BD que j'ai achetées parce que cela plaisait à plein d'amateurs, c'est chaque année. Tant pis, je lirai pas ce chef d'oeuvre de Delisle.

417. torpedo31200 - 23/03/17 00:29 - (en réponse à : froggy - post # 416)
Je le lirais peut-être, au vu de l' unanimité des critiques.
Je doute y croiser un bourgeois occidental qui raconte ses problèmes de poussette dans une dictature, ou un odieux personnage qui s' énerve contre une femme de ménage.

416. froggy - 22/03/17 23:50
Delisle; S'enfuir, recit d'un otage

De lui, je ne connais jusqu'a present que Chroniques de Jerusalem que j'avais beaucoup aime et si mes souvenirs sont bons, je n'etais pas le seul d'entre nous dans ce cas.

Je n'ai pas encore lu ses autres BD que sont Pyongyang et Chroniques birmanes qui m'interessent beaucoup et qui sont similaires a Chroniques de Jerusalem dans le fait que ces albums racontent les experiences de l'auteur en Extreme et au Moyen-Orient. Avec S'enfuir, Delisle opere un radical changement de cap puisque l'ouvrage raconte le temoignage d'un jeune francais travaillant pour "Medecins Sans Frontieres" qui se fait enlever lors de sa premiere mission qui l'avait conduit en Tchetchenie en ete 1997. Au debut, il croit que ce sont des rebelles qui agissent pour faire avancer leur cause mais en fait les ravisseurs ont des ambitions beaucoup plus terre a terre, leur but est strictement crapuleux, ils veulent une rancon de la part de l'ONG.

L'auteur raconte son recit du seul point de vue de l'infortune francais, Christophe de son prenom. Le recit peut sembler aride car on ne sait rien (ou presque) des ravisseurs dont on ne voit seulement que ceux qui lui apportent a manger, le conduisent aux toilettes. Parfois, il va croiser une femme qui s'affaire dans la cuisine de l'appartment ou il est sequestre. Mais des qu'ils disparaissent de son champ de vision, ils disparaissent aussi du recit pour n'y re-entrer que dans la scene suivante lorsque Christophe les verra a nouveau. Ce recit est extremement simple, il raconte les longues journees de l'otage incertain sur son sort. Que se passe-t-il? Est-ce qu'il est aide? Pourquoi ci? Pourquoi ca? Il est evident que le pauvre gars se pose des centaines de questions dont il ne connait pas les reponses et pour cause. Les ravisseurs ne parlent que le tchetchene, langue que notre kidnappe ne comprend pas. Cela limite forcement la communication.

Delisle a construit son recit en chapitres qui correspondent aux journees durant lesquelles la sequestration dura. Ces chapitres sont plus ou moins longs selon ce qui se passe ou non et ce que Christophe pense. Les planches sont concues selon un gaufrier de 6 cases de dimension egale par planches. On y voit Christophe dont les conditions de detention sont particulierement dures, il est continuellement attache a un radiateur par une paire de menottes et le regime alimentaire consiste principalement en un bouillon de legume accompagne d'une tasse de the a chaque repas. Il est emmene aux toilettes 2 fois par jour pour satisfaire ses besoins et occasionnellement, il peut se laver. Et c'est tout! Il passe ses journees allonge sur son matelas et attache. Malgre tout cela, ce recit est veritablement passionnant car Delisle nous met dans la peau de notre heros involontaire et son parti pris genere un veritable suspense car comme lui, nous ne savons pas ce qui va se passer dans la minute suivante car tout peut arriver et les agissements des ravisseurs sont parfois imprevisibles et deroutants. Il est evident que le lecteur ne peut qu'eprouver de l'empathie pour Christophe dont on ne sait pas combien de temps son calvaire va durer. Il ne le sait pas et nous non plus. Delisle alterne le point de vue de son recit de 2 facons, nous voyons Christophe et nous voyons ce que voit Christophe. Ce qui veut dire que nous voyons la chambre dans laquelle il est reclus, les 4 murs, le sol et le plafond. Cela ne peut que renforcer l'identification du lecteur au heros de cette histoire. L'ouvrage fait 424 pages et je ne dirais pas que je l'ai lu d'une traite, cela serait mentir mais je l'ai devore en 3 ou 4 jours car j'etais vraiment pris par cette histoire vraie, ce recit est tout sauf ennuyeux, ce qui represente un veritable tour de force de l'auteur.

Du cote du dessin, comme Delisle n'est pas l'interprete principal de cette histoire, il ne caricature pas Christophe de la meme maniere qu'il ne le fait pour lui meme. Celui-ci est dessine de facons realiste. De par la nature meme du recit, les decors sont reduits a leur plus simple expression puisque 90% de l'action se resume a la chambre au meublement plus que sommaire, un matelas pose par terre, une ampoule electrique en guise de plafonnier et un radiateur. Ce realisme voulu de la part de l'auteur ne peut qu'accentuer l'identification du lecteur a Christophe.

Si vous voulez savoir comment ce dernier recouvrera la liberte, je ne peux que vous inviter a lire le livre si j'ai reussi a convaincre ceux qui ne l'avaient pas encore fait.

Note finale, 4.75/5. Une incontestable reussite

415. suzix@bdp - 21/03/17 09:53
Lu Doggybags #13 collectif chez Ankama (février 2017)

Le dernier Doggy! snif. J'aime bien le format d'histoires courtes sur un ouvrage collectif. Ca change. Ce 13e et dernier volume est vraiment bon. Ils ont visiblement gardé le meilleur pour la fin. Tant mieux. Ils finissent bien. Merci RUN!
Note 4,5/5.

414. froggy - 19/03/17 16:43 - (en réponse à : Marcel)
Je n'ai lu que les 2 ou 3 premiers albums des "7 vies de l'epervier". J'aime beaucoup mais je ne les ai pas encore achete. En effet, je privilegie toujours les nouveautes sur les anciennes series. Cela est du a un manque de place dans mes valises ainsi que dans celle de mes fournisseurs. Si j'etais reste en France, je crois que j'aurais deja la serie.



 
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