Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (18)

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178. torpedo31200 - 29/12/16 13:56 - (en réponse à : froggy - post # 174)
Pas une info officielle, mais Rosinski aurait dessiné une grande partie de l' album sur un lit d' hopital. Il va mieux depuis...

177. TILLIERTON - 29/12/16 10:25
Taing! 35 tomes ! Et y'en a qui ont les 35 Thorgaux ? En tout cas ce Khâ Machin-chose, faut le garder pour ceusse qui l'ont en stock (EO svp ! ) Y concourra pour la BD nanard de la décennie et sera coté au BDM (la référence SVP!)

176. marcel - 29/12/16 10:06
Il me reste une petite dixaine de pages pour finir ce Thorgal mais l'impression que j'en ai jusqu'a present, c'est que Dorison doit gerer l'heritage de Sente et se debarasser des dernieres derives qui ont fait sortir la serie de son ambiance d'origine, avant de pouvoir repartir sur un bon pied...

175. Quentin - 29/12/16 09:29
Un bruit étrange et beau, de Zep.

J'avoue que c'est la première chose de Zep que je lis (à part quelques gags de Titeufs ou de son blog lus ici et là sur internet). Alors que le style Titeuf et les gags en une planche ne m'intéressent pas du tout, ma curiosité a été piquée par un style plus adulte, un récit complet, et une bonne critique lue ailleurs sur ce forum.

Mon verdict: une BD qui se laisse lire comme un témoignage sur le choix de vie des moines chartreux (je ne savais pas qu'on en trouvait encore de nos jours). Ca traite de silence et de vacarme, d'introspection et de vacuité, de calme et de frénésie, de chasteté et de désir, de renoncement et d'avidité. Ca se laisse lire agréablement, et même si ca ne va pas beaucoup plus loin qu'un témoignage, ca suffit pour que le lecteur se pose quelques questions existentielles. Il y a beaucoup de sobriété et d'humilité dans cet album, ce qui est à la fois intéressant et rare, mais en même temps déroutant et peu engageant. Bref, pour une première lecture de Zep, je suis plutôt agréablement surpris, sans être pour autant tout à fait emballé.

174. froggy - 29/12/16 01:26
Thorgal 35, Le feu ecarlate

Apres le depart d'Yves Sente aux commandes du scenario, depart que personne ne regrette a part lui bien sur, et son calamiteux dernier album, Kah-Aniel dont, si la lecture en etait une condamnation, cela serait dument sanctionne par la Cour de La Haye pour crime contre l'humanite, c'est vous dire a quel point c'est epouvantable, c'est Xavier Dorison, auteur tres inegal si il en est qui s'y est colle.

De lui, j'ai W.E.S.T, Les Sentinelles, son XIII Mystery, La Mangouste et Undertaker que j'aime bien et Comment faire fortune en juin 40 que je n'ai pas du tout aime. Accessoirement, il est l'auteur d'un commentaire sur sa BD, Ulysse 1781 digne de celui de Sarkozy sur La Princesse de Cleves, c'est vous dire le niveau de connerie du commentaire en question puisque XD a ose declarer que L'Odyssee d'Homere etait tres difficile a lire, que lui meme avait eu enormement de mal a le faire, qu'il en deconseillait donc fortement la lecture et qu'il valait mieux donc lire ce qu'il en avait fait. Un con, je vous dis!

Cela n'empeche qu'il n'a eu aucun mal a faire remonter le niveau de cette serie tombee dans des abimes insondables d'ineptie. Je n'ai pas relu le dernier Sente depuis sa sortie, cela fait donc depuis 3 ans maintenant, et j'ai beaucoup oublie ce qui s'y passait. J'ai donc eu un peu de mal a me replonger dans le bain. Je crois bien qu'il va falloir que je me refarcisse les Sente afin que je comprenne un peu mieux tout cela. Mais cela n'est pas pour tout de suite.

Donc, Thorgal est a la recherche du fils qu'il a eu avec Kriss de Valnor, Aniel, devenu une divinite sacree a Bag Dadh. En cela, il est aide par quelques amis dont une femme qui est amoureuse de lui (mais cela c'est normal car TOUTES les femmes tombent amoureuse de Thorgal sinon il ne serait pas un heros). Il le retrouve, il se passe plein de choses, l'album se conclue sur un cliffhanger. Fin et a suivre.

La fin de l'album est nettement meilleure que son debut. Malgre le petit resume qui l'ouvre, j'ai eu du mal a rentrer dans cet album qui debute par la scene ou Aniel nous montre ses pouvoirs paranormaux, pouvoirs qui effraient son pere. Vous saisissez la metaphore bien sur, l'enfant prepubere est maintenant devenu un homme et cela effraie donc le pere qui voit donc sa virilite rivalisee par celle de son fils. C'est donc le conte de Blanche-Neige revisite et vu sous un aspect masculin dans un cadre d'heroic-fantasy que nous lisons dans cet album. Apres Ulysse donc, voila t-y-pas que Dorison adapte le conte des Freres Grimm (je me demande ce qu'il a en reserve pour le futur). Le debut est tres lent, je pense que Dorison a peine pour imaginer cette histoire et faire marche arriere de l'impasse dans laquelle Sente avait plonge la serie. Insensiblement, le scenario prend de l'allant quand le scenariste a bien repris les choses en main, ce qui m'a permis de reprendre gout a cet album en premier et peut-etre a la serie si le prochain est du meme niveau scenaristique que la deuxieme moitie de cet album.

Je n'en dirais pas autant du dessin que du scenario, Rosisnki avait apporte une note tres exotique dans le monde de la BD FB car on ne peut pas dire que son dessin se rattachait a l'epoque a aucune des ecoles en vigueur, Marcinelle, Bruxelles, Ligne Claire, Gros-Nez etc. C'est moins le cas aujourd'hui. J'aime beaucoup son dessin mais je ne suis pas en extase devant comme je peux le faire devant certains dessins de Franquin par exemple. Le moins que l'on puisse dire est qu'il accuse son age, les defauts sont de plus en plus visibles, des anatomies parfois fantaisistes, des perspectives plus qu'aleatoires, des personnages dont le visage change selon les cases. Je ne sais pas ce que Rosinski a fait pendant 3 ans mais manifestement il a eu du mal a se remettre a Thorgal. Apres tout, il a 75 ans et il a perdu de sa dexterite. J'ai aussi ete perturbe par le fait que les couleurs directes donnent l'impression au lecteur que Rosinski a fait des collages sur ses planches , c'est a dire qu'il dessine d'abord le decor, puis il dessine ses personnages sur une autre feuille de dessin, il en decoupe la silhouette, et la colle sur la planche du decor. La sensation de lecture est bizarre.

Note finale, 2,25/5. Un joli mais petit retablissement apres le dernier opus. Malgre tout, pourvu que ca dure!

173. pm - 28/12/16 18:15
Pas une lecture mais j'ai bien aimé l'expo Gaston à Beaubourg. Belle expo entièrement préparée par Jannin, pas prétentieuse ( pas du niveau de celle de La Villette -sauf pour les originaux- d'il y a quelques années, mais elle ne le prétend pas ), pas comme celle d'Hergé au grand Palais qui est bien décevante ( encore une fois sauf pour les originaux ). Dans un autre domaine allez voir celle de Chtouchkine à la fondation Louis Vuitton qui est absolument exceptionnelle.
Pour tout ce qui est culturel j'ai sacrément de la chance d'être parisien ( j'habite la banlieue mais je me sens totalement parisien).
Pour la petite histoire je viens de réaliser que j'ai exactement l'âge de Gaston, né comme lui en février 1957, à quelques jours près car moi le 13 et lui en fin de mois mais on ne va pas chipoter.
Sur ce, je vous souhaite de joyeux excès pour votre réveillon et un peu en avance une excellente année 2017 qui je l'espère sera un peu plus calme et moins dramatique.

172. TILLIERTON - 28/12/16 14:07 - (en réponse à : piètre lascar )
Tartagueulalarecre ! Qu'est ce t'as contre Le Triangle Secret ? Non, il est vrai que seule la première série possède un attrait réel . Après c'est du déléyage avec les spin-offs .
Pour B&M , relis bien l'histoire. Il y a énormément de rythme avec les découpages du scénario. Alors bien sûr il s'agit d'une histoire policière complètement différente des récits où Jacobs nous entraînait avec des inventions SF géniales de son cru

171. Piet Lastar - 28/12/16 11:20
Il ne s'y passe quand même pas grand chose, ça m'a fait penser au Triangle Secret, c'est dire !

170. TILLIERTON - 28/12/16 07:48
"Je résiste à tout sauf à la tentation"
C'est comme moi , jamais pu résister à la vue d'un petit cul"
Sinon l'album est très bon et Juillard s'est surpassé dans les détails au niveau des décors, peintures, costumes,objets d'art, physionomies des personnages.

169. froggy - 27/12/16 20:03
Blake et Mortimer 24, Le testament de William S.

En voila une bonne surprise! Apres les moyens et souvent mauvais opus precedents du tandem Juillard/Sente, je ne m'attendais pas a quelque chose d'aussi bon surtout apres avoir lu de nombreux commentaires sur le site d'en face concurrent mais neanmoins ami. C'est bien simple, c'est non seulement leur meilleur mais c'est aussi un excellent album de BD.

Comme j'en ai fait la remarque pour le nouveau Ric Hochet, Meurtres dans un jardin francais, il faudrait lire cet album en oubliant les Jacobs. La BD est devenue une industrie et les series creees dans les annees 50 et 60 sont devenues des marques comme Coca-Cola, Marlboro, Levi's, Renault, McDonald etc. (reprenez la chanson d'Alain Souchon et vous les aurez toutes). Il y a donc un cahier des charges fixe par les editeurs sur la base des albums passes qui ont fait la renommeee de ces series quitte a tordre le cou a certaines particularites qui faisait que ces series evoluaient dans le temps et avec le temps. La principale etant bien sur la contemporaneite entre les albums et l'epoque de leur sortie. C'est ainsi que B&M et Lefranc sont figes maintenant pour l'eternite dans les annees 50, que Ric Hochet restera un heros des annees 60 etc. Je trouve cela dommage car cela enleve beaucoup du caractere de ces series meme si cela n'etait pas realiste. Mais un heros ne vieillit jamais, et meurt encore moins. Les commerciaux issus des ecoles de commerce ont parle. Au temps de la bible, on les appelerait les marchands du temple.

Cela etant dit, soit on refuse cela, soit on l'accepte, ce que je fais volontiers comme vous le savez tous. Pour Ric Hochet, la cause est entendue, je mourrai avec la collection complete, quant a B&M, j'ai beaucoup de sympathie pour ces deux personnages tels qu'imagines par Jacobs et j'avais envisage d'arreter la serie apres le moyen Serment des 5 lords et l'inutile et surtout mauvais prequel au Secret de l'Espadon, Le baton de Plutarque mais l'envie a ete trop forte car tel Oscar Wilde, je resiste a tout sauf a la tentation.

Pour en revenir a ce Testament, vous savez tous que l'histoire consiste en la recherche par nos 2 heros du dernier manuscrit inedit de Shakespeare, ce qui voudrait donc dire que La tempete ne serait pas sa derniere piece. J'ai trouve le scenario tres bien ecrit et tres bien decoupe entre les scenes qui se passent aujourd'hui et celles qui se deroulant dans le 16e siecle elizabethain. Je ne me suis pas ennuye une seule seconde en lisant cet album que j'ai meme lu d'une traite tellement j'ai ete pris par cette histoire au contraire des 2 albums precites qui sont d'un ennui infini. Les personnages sont bien campes et meme si il y a relativement peu de scenes d'action pures, l'attention du lecteur est constamment maintenue par la qualite de l'histoire. Sente s'est amuse a inserer Olrik, figure oblige de la serie, qui malgre une situation peu glorieuse arrive a mettre des batons dans les roues de notre tandem.

Il me faut egalement louer le dessin de Juillard que j'ai trouve nettement meilleur que celui vu dans ses precedentrs B&M, a-t-il inspire par la qualite du scenario de Sente? Est-ce que les commerciauax de Dargaud lui ont laisse suffisamment de temps pour peaufiner son travail? On se rappelle qu'ils avaient massacre L'onde Septimus en reprochant a Antoine Aubin de dessiner trop lentement et de lui adjoindre un autre dessinateur qui avait termine l'album. Je ne sais pas toujours est-il que j'ai trouve son dessin tout a fait conforme aux canons jacobsiens et il a meme fait l'effort de mieux dessiner les personnages secondaires de cette maniere et d'effacer discretement son propre style. D'aucuns trouveraient cela dommage, moi pas, quand il s'agit d'un B&M. C'est peut etre pour cela qu'il a annonce qu'il va faire une pause en ce qui les concerne et de dessiner un un album ou il pourra etre-lui meme. On reproche a cet album son cote statique et tres immobile, de mon cote, je n'ai pas vraiment trouve, les scenes ou les personnages sont en mouvement (marchant, se bagarrant, etc.) sont egalement bien dessinees. On y cause beaucoup, c'est sur mais cela n'en plombe pas la lecture.

Note finale, 4,25/5. Un de mes albums de l'annee assurement, chose que je n'aurais imaginee d'un B&M.

168. Piet Lastar - 27/12/16 14:30
marcel a toujours vanté les mérites de cette série. Si je trouve l'intégrale d'occaz, il est possible que je me laisse tenter

167. Murakami - 27/12/16 14:28
Esteban - intégrale, par Bonhomme (Dupuis)
J'ai découvert cette série par le biais de son intégrale et, pour le coup, quelle découverte exceptionnelle. Le dessin de Bonhomme est juste magnifique et il est aussi un scénariste hors pair. J'ai eu plusieurs fois la gorge nouée par l'émotion en suivant le périple d'Esteban dont j'ai dévoré les cinq chapitres dans la foulée. Le cahier graphique en fin d'album est aussi très beau.
Note : 4,5/5

166. TILLIERTON - 26/12/16 15:02
En fait les 6 Albums Deligne en N&B proposent l'intégralité des histoires. Le problème est que la qualité d'impression n'est pas toujours top. On a certainement affaire la plupart du temps à des photocopies . Le mystère demeure sur l'ordre de publication de la même façon puisque l'assemblage est très disparate. Peut-être n'avait-on sous la main qu'une partie des histoires disponibles et qu'il a fallu remettre la main sur certains numéros des Heroic Albums

165. ecureuil - 26/12/16 12:47 - (en réponse à : Tillerton)
Pour l'intégrale Félix, je crois que l'éditeur a commencé par les histoires qui n'avaient été editées ni chez Deligne, ni chez Nifle ni chez Dupuis.

164. Quentin - 26/12/16 09:30
Les voyages d'Ulysse, de Lepage, Follet et Michel

Très bel album, aux superbes dessins, racontant l'histoire d'une fille en quête d'un peintre qui l'aidera à réparer un grand tort commis par le passé. Cette quête moderne se lit en parallèle de la quête antique d'Ulysse: épreuves douloureuses, exil loin de l'époux et de l'enfant, solitude, dialogue avec les morts, retour après avoir été marqué et transformé par l'Odyssée, etc. Cette lecture en miroir arrive à élever un scénario franco-belge relativement classique et quelconque (amourettes, aventurettes, humourettes, personnages très clichés) à un niveau supérieur qui le rend beaucoup plus intéressant et plus universel (je ne suis pas certain que cela ait été voulu par les auteurs, mais ca peut se lire comme ca en tout cas).

En bonus: les illustrations de Follet font merveille et ajoutent beaucoup à l'histoire. Il apporte une énorme force dans cette album, qui le rend bien meilleur. Un autre plus est qu'on peut (re)découvrir avec plaisir des extraits de l'Odyssée insérés dans l'album. Dommage qu'il y ait des coquilles - "un calme sans baleine" au lieu de "un calme sans haleine" par exemple :o)

163. Quentin - 26/12/16 09:10
La loterie, de Hyman, chez Casterman.

Hyman est un illustrateur hors pair, au talent incroyable, qui a pourtant fait jusqu'à présent de bien piètres BD. Il se rattrappe enfin avec la loterie, premier album qu'il réalise sans l'aide d'un scénariste, en adaptant un nouvelle écrite par sa grand-mère. Le grand format de la BD, le grand nombre de pages, le grand format des cases, et le contexte de l'histoire (l'Amérique rurale des années 1950), le rythme lent et l'attention aux détails, font que son talent éclate à chaque page de cette histoire. L'histoire est un peu à la David Lynch. Ca commence par un village ordinaire, des gens ordinaires, des activités ordinaires, et ca glisse progressivement dans l'horreur des tréfonds de la société humaine. Avec cette BD, Hyman tire le gros lot et tient enfin le rang auquel il aurait pu prétendre depuis fort longtemps.

162. nem° - 25/12/16 18:08
Wika, de Day et Ledroit. Impression de relire encore et toujours la mème histoire de vengeance, et pourtant je ne m'en lasse pas. L'effet Ledroit!

161. Quentin - 25/12/16 18:06
Paysage après la bataille, de Lambé et de Pierpont.

Je ne sais pas bien pourquoi je continue toujours à acheter les BD de Lambé, que je lis depuis ses débuts. Je ne me souviens d'aucune des histoires que j'ai lues, mais il me reste toujours une impression diffuse assez forte, qui me pousse néanmoins à acheter l'album suivant. Je suppose que c'est ca, l'art.

Paysage après la bataille est sans doute une de ses BD dont je me souviendrai le mieux. C'est un abum très puissant, qui laisse des marques. L'histoire d'une femme qui va s'enfermer dans un camping de caravanes en hiver, après la mort de sa fille dans un accident de voiture et qui rencontre une brochette de gens qui fuient tous quelque chose, chacun à leur manière. C'est un album très volumineux, où il ne se dit pas grand chose. Beaucoup de successions d'images qui ont l'air anodines mais qui prennent tout leur sens lorsqu'on commence à comprendre l'histoire de la femme. Les auteurs laissent les choses venir à leur rythme, avec beaucoup de pudeur. La manière dont est traitée le désespoir me fait un peu penser aux films des frères Dardenne, la rage en moins. Un album très singulier, dont la sélection à Angoulème est tout à fait méritée.


160. TILLIERTON - 25/12/16 10:16
Je préfère celui des Editions de l'Elan à Niffle. Il y a un chevauchement avec "la grotte hantée " qui débute le N°5 de Niffle et permet une comparaison
Plusieurs éléments: Les couvertures couleur des Heroïc Albums, la taille des vignettes, la qualité du papier légèrement grisé. Et puis est-ce que Niffle reprend l'intégralité du programme non-stop dans sa suite? Par contre j'aime bien chez Niffle la présentation des histoires

159. herve - 25/12/16 10:01
Car les tomes 8 9 et 10 ont été déja édité chez Niffle il y a qq années sous les numéros d intégrale 5 6 et 7.
Les premieres aventures seront une découvrerte pour ceux qui comme moi ,possédent les intégrales inachevées de Niffle

158. TILLIERTON - 25/12/16 09:01
Félix /No7 / Editions de l'Elan
Formidable travail de Daniel Depessemier avec la restauration des planches parues dans les Heroic Albums ainsi que l'incorporation intégrale du programme Non-stop qui relie les histoires entre elles . La qualité est bien supérieure à celle de Michel Deligne des années 80.
Le seul (petit) bémol est l'ordre de parutions de ces histoires. En effet pourquoi avoir choisi la séquence 5 6 7 1 2 3 4 pour revenir et finir par 8 9 et 10. ? Les premiers épisodes 1 2 3 4 correspondent à des œuvres de tâtonnement et d'expérimentation. Maurice Tillieux n'avait encore pas atteint la maturité dans son dessin et ses personnages sont encore des esquisses. Les 5 6 et 7 sont davantage travaillés et les véritables chefs d'œuvre nous seront révélés avec les 8 9 et 10 même supérieurs à Gil Jourdan.
Les premiers 1 2 3 et 4 intéresseront davantage les collectionneurs . Les autres préféreront les œuvres plus abouties des derniers numéros. Or, à raison de 2 parutions par an , il faudra attendre 2019 pour le numéro 8 et le risque est de s'aliéner une partie importante du lectorat. Il aurait été plus sage d'intercaler tel que 1, 8, 2, 9 , 3, 10.
Peut-être que rien n'est encore complètement décidé. Souhaitons-le

157. froggy - 24/12/16 18:05
Et oui! Il y a le reste....

Soupir.

156. TILLIERTON - 23/12/16 02:04
Et ben voilà 2 excellentes critiques de 2 albums intéressants pour leurs qualités évidentes. Si, si! Il est vraiment dommage que l'on ait des goûts si proches en matière de BD, parce que pour le reste.....

155. froggy - 22/12/16 19:45
Ric Hochet 2, Meurtres dans un jardin francais

Pour tous ceux qui ont vu le film de Peter Greenaway, la reference est evidente mais je crois que 34 ans apres sa sortie sur les ecrans, plus personne n'en parle alors que pendant la decennie des annees 80, la sortie d'un de ses films etait toujours un petit evenement dans le microcosme culturel parisien confine par le boulevard peripherique qui ceinture la capitale. On y comprenait rien mais c'etait tres chic d'avoir vu le dernier Greenaway. Pour en revenir a nos moutons, comme c'est un Ric Hochet, on comprend tout. Cela s'appelle Ric Hochet, mais cela aurait pu tout aussi bien s'appeler "Nick Tamer, detective", cela aurait ete pareil car cela ressemble autant a un Ric Hochet de Tibet et Duchateau qu'un Blake et Mortimer de Juillard et Sente ressemble a un B&M de Jacobs. Le nom "Ric Hochet" a ete appose comme titre de cette serie pour mieux faire vendre car c'est une marque reconnue. Il faut remarquer que je suis tres con de l'avoir achete, je le sais bien mais je suis encore tres irrationnel pour toutes les raisons que vous savez au sujet de cette serie.

Cela etant dit, ce deuxieme opus de Van Liemt et Zidrou est nettement mieux que le precedent meme si il n'est pas exempt de quelques defauts bien entendu. Dans le souci de moderniser la serie et de l'ancrer dans ce qu'il faut considerer comme sa meilleure periode, celle des annees 60, ce qui correspond aux 10 premiers albums, Zidrou a imagine une intrigue aux relents politiques et liee a l'Algerie Francaise (je ne peux pas aller plus loin afin de ne pas deflorer l'intrigue). Le jardin francais du titre est celui du Luxembourg a Paris ou sevit une mante religieuse qui tue les hommes avec qui elle a rendez-vous d'un baiser mortel. C'est pas mal du tout, c'est bien trousse et j'ai lu cet album avec un plaisir evident. Zidrou s'offre le luxe de debuter cette histoire par une scene typique de la serie originale, Ric a un rendez-vous un soir dans un immeuble en construction avec un gangster qui a pris pour surnom "Le Nyctalope" du fait de son don, gangster que l'on reverra ulterieurement dans l'album mais aussi dans les suivants, l'affaire n'est pas finie entre les deux. Il y a un peu d'action meme si les deux courtes scenes de poursuite en voiture sont mal ecrites et mal dessinees, a ce sujet je recommande aux auteurs d'aller relire Sophie et les 4 saisons de Jidehem qui commence par une poursuite en voiture d'anthologie en matiere de BD.

J'aime bien le dessin de Van Liemt auquel je m'habitue maintenant apres la surprise du premier album. Je trouve son Ric Hochet rajeuni compare aux deniers albums dessines par Tibet, il en est de meme de Nadine. Par contre, son commissaire Bourdon me parait un peu plus fatigue de visage, quant a son Ledru, il n'est pas du tout ressemblant a mon avis. Mais ce n'est pas tres grave malgre tout car tous les personnages secondaires ne sont pas dessines a la Tibet, Van Liemt conservant son style en ce qui les concerne. Il est a noter qu'il dessine avec des chaussures, chose que Tibet avait jusque l'album Requiem pour une idole, apres celui-la, il etait passe aux bottines. Probablement parce que cela allait plus vite a dessiner.

Au final donc, j'apparenterai cette suite comme une serie derivee issue de la premiere mais qui aura sa vie propre et qui sera parallele dans le temps avec les 15 premiers albums, il est deja fait une legere reference au premier titre R.I.P. Ric!. On verra bien ce que cela donnera.

Note finale, 4/5. C'est vraiment tres bien, je vous ai dit mais ce n'est plus le meme Ric Hochet

154. froggy - 20/12/16 17:08
Trou de memoire 2, Combien de temps un homme peut-il survivre sans respirer?

La suite de ce diptyque conclus la quete de cet homme en quete de retrouver son identite. Je rappelle qu'au debut de cette histoire, on l'avait trouve allonge et inanime sur un wharf de San Francisco un pistolet a la main pres du cadavre ensanglante d'une femme. Beaucoup de mystere, donc. L'histoire se deroule au milieu des annees 60, ce qui a son importance.

Il est evident que je ne peux pas ecrire plus sur le scenario sans risquer de devoiler des elements cle de l'intrigue savamment imagine par Roger Seiter, son auteur. Ecrivons simplement qu'il y a evidemment de nombreuses fausses pistes mais que tout est resolu a la fin et la scene finale donne son explication au titre de cet album. L'histoire ne vous emmene par forcement la ou vous pensiez qu'elle irait meme si le premier tome laisait presager certains developpements. Une chose est sure est qu'il n'y aura pas de tome 3, cela n'a pas lieu d'etre come vous vous en rendrez compte a l'issue de votre lecture si il vous prend l'envie de lire cet excellent album. C'est de la BD noire, comme il y a les romans de serie noire, auxquels l'auteur rend hommage dans la dedicace qui ouvre l'album. Ce n'est donc pas le debut d'une serie a la XIII, l'amnesique le plus celebre de la BD FB et c'est tres bien comme cela.

J'ai beaucoup aime le dessin realise a l'ordinateur ou les visages des protagonistes sont deformes meme si j'aurais prefere que le dessinateur varie un peu plus la maniere dont il les dessine, ils ont tous et a tous moments, le front en avant et le menton en arriere, le corps penche egalement vers l'avant. Comme il faut pinailler, et que j'aime bien etaler ma culture, j'ai egalement remarquer l'erreur de la case page 35 qui montre le Dakota, le celebre luxueux immeuble de New York qui se toruve a l'angle de la 72e Rue Ouest et de Central Park Ouest, immeuble qui sert de cadre a Rosemary's baby de Polanski et devant lequel John Lennon fut assassine en 1980. Le dessinateur a inverse la perspective, considerant la maniere dont notre heros y arrive en taxi, c'est a dire de l'ouest vers l'est, il n'y a pas d'immeuble a droite du Dakota car celui-ci est a l'angle meme des 2 rues. Aucune importance me direz-vous et vous aurez bien raison.

Note finale, 3,75/5. Une excellente conclusion a ce diptyque

153. TILLIERTON - 20/12/16 10:51
Nic et Mino. Je m'en souviens dans le journal de Mickey des années 60. Dessin agréable de Ache, caractéristique, éminemment valable quôaaa .

152. Murakami - 20/12/16 10:48 - (en réponse à : marcel)
Mais non, reste ! Plus c'est nul, plus ça me fait rire ! :-)

151. Murakami - 20/12/16 10:45
Le vagabond du Pacifique, par Rémy Bourlès (Regards)
Voici la dernière livraison que j'ai obtenue pour mon adhésion à l'association Regards. Comme souvent, il s'agit d'une bande qui m'était complètement inconnue mais je ne m'en plains pas car c'est pour faire des découvertes que j'ai adhéré ! Le dessinateur Rémy Bourlès se tire très honorablement de l'exercice de la bd d'aventure et j'ai apprécié son trait tout en gardant à l'esprit que ça date quand même de plus de 70 ans ! C'est surtout histoire et ses rebondissements téléphonés qui datent... Du coup, il m'est difficile de conseiller cet album sauf aux gens curieux qui, comme moi, sont désireux de découvrir tout un pan complètement oublié de l'histoire de la BD.
Note : 2/5.

150. marcel - 20/12/16 10:41
T'as quelque chose contre Nice, eh, minot ?!

OK, je re-sors.

149. Murakami - 20/12/16 10:34
Cette saloperie de correcteur automatique a encore frappé ! C'est Nic et Mino, et non Nice !

148. Murakami - 20/12/16 10:31
Nice et Mino #5 par Jean Ache et Claude Dupré (Le Coffre à BD)
Quelle bonne idée de rééditer cette série complètement tombée dans l'oubli ! Enfin, pas pour tout le monde vu la vitesse à laquelle les premiers tomes se sont écoulés : parus en septembre et déjà épuisés. Nic et Mino est une série parue au début des années 60 dans le journal de Mickey dans le but avoué de faire concurrence à Tintin. C'est dire si le challenge était de taille ! Autant le dire tout de suite, ces albums n'arrivent pas à concurrencer la perfection de ceux du petit reporter mais le résultat n'est pas déshonorant, loin de là ! Le dessin de Jean Ache en est un peu le point faible, je le trouve un peu raide bien qu'il soit très lisible. Mais les scénarios de Claude Dupré sont très vivants. Ces grandes histoires de 70 pages en moyenne sont pleines de rebondissements et de gags bon enfant. On ne s'ennuie pas une seconde. Certains personnages hauts en couleurs sont hilarants comme Pistoletas, noble espagnol revenu du passé, au comportement complètement décalé et aux insultes très imaginatives (ouvertement inspirées de ce que faisait Hergé avec le capitaine Haddock).
Note : 3/5.

147. Lien Rag - 19/12/16 00:58 - (en réponse à : Hervé post 145)
Perso je l'ai trouvé vraiment très mauvais Shangri-La.
J'aime bien la SF mais pas qu'on raconte n'importe quoi sous son couvert...

146. froggy - 18/12/16 20:24
Sattouf, L'arabe du futur 3

Voici donc la suite du recit de l'enfance du petit Riad qui deambule entre la Syrie des annees 80, pays du pere, et la Bretagne natale de sa mere. La difference entre ces deux endroits est le jour et la nuit, et ce n'est rien de l'ecrire comme s'y attarde longuement l'auteur dans le deroulement de son histoire.

J'avais moyennement apprecie le premier, nettement plus le deuxieme et j'attendais beaucoup de cette suite. Autant l'ecrire tout de suite, c'est bien mais sans plus. L'enfant a atteint maintenant l'age de raison, 7 ans, et se rend compte de plus en plus de choses qu'il nous relate fidelement. Il en est ainsi de la facade de respectabilite du pere qui se fissure petit a petit. Le petit Riad reussit maintenant a decoder ce qui se passe autour de lui. Il absorbe tout bien sur mais il a dorenavant la possibilite d'analyser (une analyse toute relative cela va de soit) son environnement quotidien. La chance qu'a eu l'auteur est le fait que du fait de ses parents et de leur relative aisance financiere est qu'il a pu comparer les modes de vie, o combien differents, entre la Syrie et la France. Encore que la violence sevit partout, il nous decrit ainsi comment la voisine de sa grand-mere en Bretagne se debarrasse d'une portee de chaton ou comment un autre voisin a froidement tue ses chiens de chasse lorsqu'ils ne lui etaient plus utiles. Ce n'est pas mieux que les gamins syriens lapidant les chiens errant dans le petit village.

De mon cote, le suspense (et ce n'est pas un suspense hitchcockien, ne nous meprenons pas) reside dans l'attente du jour ou la mere va craquer et decider de revenir definitivement en France ne supportant plus le mode de vie local. Je sais bien que l'amour rend aveugle et qu'elle suit donc fidelement son mari mais la difference entre la vie la-bas et celle en France est telle que malgre tout ce que l'on peut en dire et ecrire et tous les problemes existant, on y vit beaucoup mieux qu'en Syrie. Et le recit se passe dans une periode de paix, il est evident que cela n'a aucune commune mesure avec les evenements qui s'y deroulent en ce moment. L'autre suspense reside dans le personnage du pere, jusqu'ou va-t-il aller? Et comme j'ignore si il est toujours vivant, j'aimerai connaitre la reaction de la famille de l'auteur sur ses souvenirs d'enfance. C'est malgre tout un recit tres intime qui devoile beaucoup de la vie tres privee de ses parents et de ce qui se passse dans leur chambre a coucher. Et evidemment, il ne nous les montre pas tout le temps sous un jour tres favorable.

Quant au dessin, il ne faut pas se le cacher, Sattouf ne sais pas dessiner, ou a peine, ou tres mal, selon les points de vue. Je ne vais pas m'apesantir sur cet aspect de l'oeuvre. De toutes, c'est mieux que Leo mais cela n'est pas difficile car tout le monde est mieux que Leo. J'ai lu l'album avant le deces de Gotlib mais je n'ai pas pu m'empecher de penser a l'auteur de La rubrique-a-brac dans la calligraphie enfantine que Sattouf emploie pour decrire certains objets dans ses cases, c'est evidemment la meme que celle de l'eleve Chaprot. Reminiscence ou hommage de la part de sattouf? Il faudrait le lui demander.

Note finale, 2.75/5. Legere deception compare au tome2

145. herve - 18/12/16 14:47
En passant, j'ai fait parti d'un jury de lecteur pour élire la meilleure bd parmi:

- "Homicide, une année dans les rues de Baltimore" #1
- "l'inversion de la courbe des sentiments"
- "De rien"
- "Luisa: ici et là"
- "l'odeur des garçons affamés"
- "qu'ils y restent"
- "l'érection" #1
- "la loterie"
- "Pereira prétend"
- "A coucher dehors"
- "Ziyi"
- "Shangri-La"

Le prix des lecteurs est allé à "Pereira prétend"
et comme on avait du mal à se départager, "Ziyi" a reçu le prix spécial des lecteurs....comme au festival de Cannes :-)

144. Murakami - 18/12/16 09:26
Pour Harmony, j'avais aussi trouvé étrange de le trouver planqué au rayon jeunesse. Je l'avais signalé à mon libraire qui l'a remis dans les nouveautés générales. Résultat : il m'a confirmé que, depuis ce nouveau positionnement, il s'en est vendu deux fois plus.
Je crains donc que, victime de la façon dont elle a été vendue, cette bonne série ne puisse trouver son public... Et c'est bien dommage car le tome 2 est excellent.

143. torpedo31200 - 17/12/16 22:23 - (en réponse à : posts # 141 + 142)
Et ça espérait viser les 12-15 ans, d' où le côté comics/français. Le 2nd tome est un peu plus méchant.

142. marcel - 17/12/16 22:06
Etrangement classé dans le rayon jeunesse de la médiathèque
Ca a ete prepublie dans Spirou...

141. herve - 17/12/16 19:16
Harmony #1 Reynes

Etrangement classé dans le rayon jeunesse de la médiathèque, j'ai tout de même cédé à la curiosité de découvrir ce tome 1 .
Et bien il faut avouer que les premières pages sont assez énigmatiques. On passe d'une époque à l'autre sans transition. Et puis, on découvre le personnage d'Harmony, jeune fille amnésique, enfermée dans une cave.
La mise en place de cette trilogie est en route....superpouvoirs, traque par les militaires, une mystérieuse adepte du chamanisme...bref tous les ingrédients d'une série prometteuse.
Je dois souligner la qualité du dessin de Mathieu Reynes, sans lequel je n'aurai sans doute pas prêter attention à ce livre.
Allez, je vais de ce pas rechercher le deuxième volume.

note:3/5

140. TILLIERTON - 16/12/16 11:36
Borf! 4 acides aminés, beaucoup d'eau, au milieu d'une multitude d'éléments gazeux, liquides, solides, métaux, métalloïdes , oligo-éléments. Mélangez le tout , ça s'entropise tout seul!

139. Quentin - 16/12/16 10:06
Il ne dit pas vraiment que "tout est dans tout". Il parle d'identité, pas de boulons ou de crottes de chien, et il dit que le particulier est dans l'universel et vice versa. L'homme est l'aboutissement de l'histoire de l'humanité et il porte en lui l'humanité toute entière (idée qu'on retrouve d'ailleurs dans l'adage que "sauver un homme c'est sauver l'humanité toute entière"). Mais il n'arrive à cette conclusion qu'après avoir exploré plein de niveaux intermédiaires. Il ne prend pas ton raccourci; il fait au contraire une démonstration assez lourde et studieuse :o)

138. froggy - 15/12/16 23:44 - (en réponse à : Quentin)
Ou pour resumer ta pensee, tout est dans tout et reciproquement.

Sinon, tu as remarque que le prenom choisi par MAM pour son heros, Otto, est un palindrome. Ce qui ne peut pas etre le fruit du hasard bien sur.

137. Quentin - 15/12/16 09:03 - (en réponse à : froggy)
J'ai fait un peu de philo, un peu de physique, mais pas besoin de ca pour comprendre ou apprécier MAM. Le fractal, c'est un objet qui garde la même structure quelque soit l'échelle à laquelle tu l'observes (quand tu zoomes dedans ou dehors). Prend par exemple la couverture d'Otto: les nervures de la feuille sont une sorte de fractal. Si tu regardes le bout d'une nervure de plus près ou sous un microscope, tu vas retrouver la même structure à une plus petite échelle (compare d'ailleurs la couverture avec le 4e de couverture, c'est un peu cette idée. C'est encore plus clair à la page 49). Mathématiquement, la dimension n'est pas un nombre entier (dans le bouquin, il parle d'une dimension située quelque part entre 3 et 4). Tu retrouves un peu la même idée dans les hommes qui s'agglutinent pour faire la silhouette d'un homme. Tu zommes en dehors, tu vois un homme. Tu zommes en dedans, tu trouves un homme. Ce n'est pas un vrai fractal car ca s'arrête là, mais c'est un peu l'idée du bouquin: tu zoomes dans Otto, et tu trouves d'autres Otto. Tu zoomes dans un de ces Otto, et tu trouves ses gènes. Tu zoomes dans les gènes et tu trouves l'humanité toute entière. Tu zoomes dans l'humanité et tu retrouves... un homme. C'est sans fin

MAM développe ce thème dans plusieurs autres livres, par exemple dans le petit pattes de mouches Labyrinthum (le truc à lire si tu n'as toujours pas compris ce qu'est un fractal), ou dans le 5e Julius Corentin ("la 2,333 dimension").


136. TILLIERTON - 15/12/16 08:47
Les objets fractals de Benoît Mandelbrot

135. pm - 15/12/16 00:39
"concept de dimension fractale"
C'est pas de la philo c'est des maths.
Pour faire simple tu prends un flocon de neige, quel est son périmètre ? Plus tu rentres dans les détails du contour plus ça augmente le périmètre. Tu peux faire la même chose avec les cotes de la Corse, si tu commences à mesurer les anfractuosités des rochers ça ne va pas être la même chose que si tu mesures de plus loin.
Je ne sais pas si je suis clair mais sur wikipedia il y a des dessins qui expliquent ça très bien ( ils ont pris la Grande Bretagne et pas la Corse mais c'est le même principe (;o))).

134. froggy - 14/12/16 22:17 - (en réponse à : Quentin)
Tu as fais des etudes de philo? Egalement, qu'est ce que c'est que le "concept de dimension fractale"? J'avoue mon ignorance en la matiere.

133. Quentin - 13/12/16 21:35 - (en réponse à : froggy)
Effectivement, Otto n'est pas son meilleur livre. C'est bavard, pesant, les effets photoshops ne sont pas des plus réussis. Mais ca reste du MAM et donc c'est loin d'être mauvais. Pour moi, l'album n'est pas vraiment, ou pas seulement, sur la prédestination. C'est plutôt une quête de sens qui passe par la fusion entre soi et les autres, le particulier et l'universel, l'infiniment grand et l'infiniment petit, le début et la fin. On retrouve même le concept de dimension fractale. Bref, il ressasse un peu ses thèmes de prédilections, les mêmes que ceux qu'il a déjà développé ailleurs. Ca reste donc du bon MAM, même s'il y a moins de surprise.

132. Quentin - 13/12/16 09:05
Magritte - ceci n'est pas une biographie, de Campi et Zabus.

Acheté plus par intérêt pour Magritte qu'autre chose, je n'avais pas vraiment d'a priori. J'ai pourtant été assez agréablement surpris à la lecture de cette BD. L'histoire arrive à nous présenter un beau voyage dans la vie et dans l'oeuvre de Magritte, malgré un parcours onirique décousu. Alors que les pérégrinations oniriques ont d'habitude le don de m'exaspérer (chez Dumontheuil, par exemple, qui fait du grand importe quoi), quand ca s'applique à Magrittte, c'est plus justifié et ca passe mieux, même si ca reste quand même une solution de facilité pour opérer des transitions improbables entre des sujets éloignés.

J'ai en tout cas eu beaucoup de plaisir à redécouvrir l'oeuvre et l'esprit de Magritte dans cette BD. C'est mystérieux, intéressant, ludique et pédagogique, donc finalement assez réussi dans l'ensemble, malgré un petit côté Dumontheuil qui m'horripile.

Après avoir lu cet album, je me suis souvenu que le nom des auteurs me disait quelque chose, et je me suis rappelé qu'ils avaient également fait "les larmes du seigneur Afghan", un album qui avait également réussi à accrocher ma curiosité, même si c'est dans un registre complètement différent et si ca reste du franco-belge très classique.


131. Lien Rag - 13/12/16 02:04
Les Meilleurs Ennemis c'est avec JP Filiu c'est ça?
J'ai lu le premier tome, il m'a appris des trucs mais Filiu qui intervenait dans Rue89 est tellement bouffi de prétention (alors qu'il n'a aucune épaisseur historique ni profondeur d'analyse) qu'il est assez cohérent qu'il aie du mal à tenir la longueur...
Dommage parce que l'idée de faire une BD sur le sujet était bonne!

130. froggy - 13/12/16 00:00
M.A Mathieu; Otto, l'homme reecrit

C'est a grace a vous que j'ai decouvert cet auteur dont mon premier album fut Dieu en personne. C'est mon quatrieme de lui, apres 3" et Sens, je n'ai pas encore les Julius-Corentin Acquefacques qui est evidemment prevu dans mon programme d'acquisitions futures, le probleme est que je ne sais pas encore quand. Il n'est rien de dire que j'ai immediatement aime cet auteur qui pratique l'art de la contrainte en BD, l'Oubapo, avec une rare maestria. J'ai ainsi adore 3" et Sens comme je vous en avais fait part ici meme lorsque je les ai chroniques. Je suis fascine par ces exercices tres cerebraux qui m'emmenent, moi, lecteur feru de BD FB, vers des contrees dans lesquelles, je ne pensais pas qu'un auteur de BD pourrait m'emmener un jour.

Ici, point de contraintes puisque Mathieu nous offre a lire le recit d'un artiste specialise dans un art tres conceptuel dont il est l'auteur et l'acteur et adule par les foules, cet artiste recoit comme leg de ses parents decedes une malle remplie de documents et d'archives ou les 7 premieres annees de sa vie ont ete enregistrees, minute par minute. Fascine par ces documents qui lui permet de faire une introspection sur son passe et donc sur meme, notre artiste, Otto donc, abandonne tout pour se plonger dans la lecture des rapports faits sur son enfance et sur les documents video les accompagnant. Il se rend compte que des evenements a priori insignifiants pour lui se revelent en faite d'une importance majeure, pourquoi il aime telle ou telle chose et pas telle ou telle autre, ce qui a conditionne son travail et son oeuvre. A l'inverse, d'autres evenements qui lui semblaient important ne s'averent pas l'etre tant que cela en definitive.

Mathieu nou sinvite donc a lire l'itineraire d'un homme qui se rend compte que sa vie a ete conditionnee des sa plus tendre enfance et qu'en fait, il subit plus sa vie qu'il ne la dirige. Comme beaucoup d'entre nous, je n'ai etudie de la philosophie qu'en Terminale et j'ai quelque peu oublie mes cours sur Platon, Descartes et Kant. J'ai beau avoir toujours ces livres dans ma bibliotheque, ce qui fait tres chic coince entre 2 Gaston Lagaffe et quelques Gotlib mais un oeil acere remarquerait tout de suite le centimetre de poussieres qui s'est accumule sur mes quelques bouquins de philosophie et pas sur mes BD, on se demande pourquoi!

Plus serieusement, Mathieu a mis en epigraphe, en debut du livre, une citation de Spinoza que je recopie, "Les hommes se trompent en ce qu'ils se croient libres; et cette opinion consiste en cela seul qu'ils ont conscience de leurs actions et sont ignorants des causes par ou ils sont determines". Voila vous avez 4 heures pour disserter dessus! De mon cote, meme si je suis certain qu'il y a beaucoup de predeterminisme dans nos vies et cela des l'accouchement, nous ne choisissons rien de ce qui se sera le cadre de notre enfance, par la suite, je nuancerai l'affirmation spinozienne car il y a des moments de votre vie ou vous faites des choix importants. Toute la question est de savoir si ce que vous avez choisi releve du predeterminisme ou d'un pur libre-arbitre? Il y plus de 7 milliards d'habitants sur notre planete, je pense qu'il devrait y avoir 7 milliards de reponses differentes. Baudelaire nous offrait une invitation au voyage, Mathieu, aussi mais lui nous propose un voyage interieur. Et c'est tout aussi interessant.

Il est donc difficile de ne pas penser a soi durant la lecture de cet ouvrage. Cependant, je l'ai trouve moins brillant, moins accompli que les 2 autres BD que j'aime tant. Je me demande si Mathieu n'est pas au faite de sa forme si il ne s'entoure pas de contraintes a priori insurmontables pour realiser une BD. J'y ai meme trouve son dessin plus faible que pour les deux autres. J'aime bien cet album mais pas plus que cela. Il est fait par un auteur talentueux mais qui m'a habitue a meilleur.

Note finale, 3/5. C'est difficile de critiquer une BD de philosophie quand on est seulement un grand amateur de BD et pas un philosophe

129. dens - 12/12/16 22:29
Un peu perdu de Chris Haughton

Oui je m'aventure un peu dans un univers editorial différent du FrancoBelge 48CC SF ou du comics. La c'est une aventure un peu plus intimiste avec un graphisme minimaliste et une structure simplifiée.

Le héros de cette odyssée est une petite chouettounette qui par suite d'un assoupissement incontrolé se retrouve séparé de sa figure maternel et isolé dans un monde etrange et mysterieux dont le design n'est pas sans évoquer le style graphique de Samurai Jack. Au cours de son périple (car oui cette quete- sans vouloir spoiler - est circulaire et ramenera le protagoniste à son point de départ) il rencontrera des personnages enigmatiques et hauts en couleur heureusement de bonne disposition à son endroit.

En évitant les dangers toujours présents dans un monde élargi pour la premiere fois au dela du cercle familial (et peut on vraiment parler de cercle dans le cas d'une famille monoparentale?)

Après quelques quiproquos hilarant du à la difficulté de notre petit égaré à décrire sa génitrice de facon adequate les retrouvailles pleine d'émotion sont de rigueur. Et je ne peux que voir dans la scene finale un hommage au banquet qui cloturait toujours les aventures d'Asterix.

A noter tout de meme la sobriété du texte (une centaine de mots en tout) qui permet à l'histoire d'etre cloturé en 14 pages (le livre aurait pu etre beaucoup plus fin si les pages n'etaient pas aussi epaisses et rigides ...

Je le recommande chaudement ... m'enfin c'est quand meme à reserver à la lecture à voix haute à un nourrisson...


LA prochaine fois je vois raconte 10 P'tits Pingouins ou Au Dodo si vous voulez ...




 
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