Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (18)

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728. pm - 30/05/17 23:10
Trouble is my business je n'ai lu que le premier, je n'y retrouve pas l'esprit de Taniguchi et j'ai arrêté.
J'aime aussi toutes ses bd contemplatives, je trouve ça très apaisant.

727. Quentin - 30/05/17 19:34
C'est très bien le sommet des dieux. Il faut lire plus que quelques pages (disons 2-3 chapitres) pour entrer dans l'histoire, mais une fois dedans, c'est très prenant, et il y a un vrai suspense, très dense par moment.

Trouble is my business, par contre, j'ai trouvé ca assez quelconque (j'ai arrêté après le 2e tome et j'ai revendu). Ces historiettes d'un privé ne sont pas vraiment faites pour lui. Quasiment aucun suspense, l'humour désabusé de rigueur pour les détectives privés. Bref, beaucoup de clichés et pas beaucoup de surprises.

Dans un autre registre, un auteur que je trouve génial est le Coréen Kang Full - surtout dans Timing ou L'idiot. Une fois qu'on s'habitue au dessin simpliste, on est carrément bluffé par les récits. Cet auteur est un magicien qui promène ses lecteurs absolument où il veut. Un mec hyper doué, incroyable.

726. lobabu - 30/05/17 18:43 - (en réponse à : marcel)
Pareil. par contre j'ai bien "Trouble is my business" dans un style graphique plus âpre.

725. marcel - 30/05/17 16:17
Le sommet des dieux, je me suis arrete au bout de quelques pages.

724. pm - 30/05/17 14:24
Comme un film de Mizogushi, il y a des choses qui échappent à l'occidental moyen que je suis mais ce n'est pas grave quand l'oeuvre touche à l'universel.
Bon, je ne mets quand même pas Taniguchi au niveau du cinéaste mais c'est l'idée.

723. pm - 30/05/17 14:22 - (en réponse à : hervé)
Pas moi et pourtant je n'y connais rien, ce n'est pas du tout ma culture et je ne suis pas du tout fan des mangas en général.
C'est une aventure littéraire asiatique.

722. herve - 30/05/17 14:15 - (en réponse à : pm)
J'ai décroché au bout de 2 ou 3 volume pour "Au temps de Botchan"

721. pm - 30/05/17 14:11
Il y a aussi le sommet des Dieux qui est formidable même si Taniguchi n'est pas le scénariste. Et puis tu pourras attaquer ensuite Au temps de Botchan si c'est encore édité, c'est plus densa mais c'est passionnant.

720. marcel - 30/05/17 12:48
Le seul defaut et c'est un defaut majeur, car c'est bien la seule chose qui m'a gene durant ma lecture et c'est fort regrettable, c'est le rendu des yeux, en effet, l'action se passe au Japon avec des japonais et personne n'a les yeux brides?

Et encore, a part les yeux, chez Taniguchi les personnages sont types japonais, ils n'ont pas les cheveux bleus ou blonds ou boucles ou encore un long nez...

Sinon, content que ca t'ait plu, surtout si c'est ton premier manga (autant commencer par la creme). Effectivement, Le journal de mon pere s'impose maintenant a toi.
Dans un genre plus contemplatif, il y a aussi L'homme qui marche (sur un homme qui deambule en ville) et Le gourmet solitaire (sur un homme qui teste plein de restaurants). Puisque tu sembles interesse par la description d'un mode de vie... La difference c'est que, au-dela de l'absence d'action, on a presque la une absence d'histoire. Mais moi j'aime bien.
Je crois qu'ils existent tous en sens de lecture occidental (ce qui n'est pas le cas de tous les Taniguchi).

719. pm - 30/05/17 11:08 - (en réponse à : froggy)
Quartier lointin c'est 2002 pour l'édition française du tome 1 ( 2003 pour le tome 2 ). Epoque bénie où sortait régulièrement les chefs d'oeuvre de Taniguchi qui n'avaient pas encore été traduits.

718. Mr Degryse - 30/05/17 11:06
Moi aussi!

Mais il faut que j'ai découvert Taniguchi avec cette bd en 3 tomes à l'époque chez casterman

717. herve - 30/05/17 10:03 - (en réponse à : froggy)
lis maintenant "le journal de mon père" du même Taniguchi.
Je trouve cet ouvrage encore meilleur que "Quartier lointain"

716. Piet Lastar - 30/05/17 07:48 - (en réponse à : froggy)
Ben oui, c'est souvent le constat mais quand tous les personnages ont les yeux et la tête de Candy, ce n'est pas facile...

715. froggy - 30/05/17 01:32
Taniguchi, Quartier lointain

Vous connaissez la citation que j'ai due utiliser ici meme quelquefois, "Il n'y a pas de vieux livres, il n'y a que des livres que je n'ai pas lus". Cet ouvrage date de 1998 et cela fait donc pres de 20 ans qu'il m'attendait. Je me souviens tres bien de cette epoque pre-internet, pre-BDP, ou il m'etait plus difficile d'etre correctement informe des sorties BD. Je dois admettre que j'avais le prejuge des BD japonaises doont je n'aime ni les histoires, ni le dessin. Je sais bien que vous parliez de temps en temps de Taniguchi mais autant l'ecrire, je n'y pensais pas du tout quand j'allais achete mes bouquins en France, coince entre celles que je rapatrie et mes acquisitions, car c'est un peu lourd. Est-ce son deces qui a remis ce livre dans mon petit radar? Il y a de cela certainement mais aussi le fait que les nouveautes de de debut d'annee etaient si peu nombreuses que j'ai profite de cet accalmie editoriale pour completer cette lacune.

Ce mea culpa etant fait, je dois remercier publiquement tous ceux qui m'ont incite a lire ce livre (vous vous reconnaitrez bien sur) car je l'ai A-DO-RE! Je peux d'ores et deja avancer que je l'ai inscrit a mon Pantheon de mes BD preferees avec La Marque Jaune, Les bijoux de la Csatafiore, La ballade de la Mer Salee, Le nid des marsupilamis entre autres, il est donc dans la compagnie de ce qui se fait de meilleur en matiere de BD.

J'ai ete completement pris par cette histoire toute simple de cet homme dont la mere vient de deceder qui retourne au temps de son adolescence et qui a est offert une deuxieme chance de changer le cours de sa vie future. L'intrigue utilise le meme point de depart que celui du film de Francis Coppola, Peggy Sue s'est mariee mais il s'en ecarte rapidement. Le retour au college, ses rapports avec sa famille, ses amis, la jeune fille dont il tombe amoureux, tout cela est traite avec une exquise delicatesse et une sensibilite que je pourrai qualifier de toute japonaise, (il se trouve que je viens de voir 5 a 6 films issus du Pays du Soleil Levant sur TCM dont certains sont d'authentiques chefs d'oeuvre, et je peux vous garantir que c'est le hasard qui a voulu que cela m'arrive au meme moment).Quartier lointain est la premiere BD japonaise que je lis, je ne peux donc pretendre a etre competent sur la question, mais comme tout le monde, je suis capable de reconnaitre une bonne BD et Quartier lointain est plus que cela, c'est un chef d'oeuvre. La narration y est parfaite, le decoupage admirable, la composition des planches remarquable, tout fait que je me suis attache a ce livre comme cela ne m'etait pas arrive depuis longtemps. Je l'ai lu a raison de 2 chapitres par jour car je voulais faire durer le plaisir aussi longtemps que possible et surtout prendre le temps de le deguster a sa juste, on ne boit pas un chateau-latour comme on boit un cru quelconque. Durant les 8 jours qu'a dure ma lecture, le livre est divise en 16 chapitres, je me suis surpris a attendre impatiemment le soir et le moment ou je me replongerai dans le livre. A cela, se rajoute le suspense et l'element central du recit, est-ce qu'Hiroshi, notre heros, arrivera a retenir son pere et a l'empecher de quitter le domicile familial vers lequel il ne reviendra jamais? Et puis, comment tout cela va se terminer? Je ne peux y repondre bien sur pour tous ceux qui ne l'ont pas lu (est-ce qu'il y en a ici?), ecrivons que Taniguchi, le scenariste conclut son histoire avec beaucoup de tact, la fin est legerement ambi gue, suffisamment pour se demander si l'aventure vecue par Hiroshi (car c'est bien d'une aventure qu'il s'agit meme si on n'est pas dans un recit a la Charlier, tres loin de la) fut un reve ou une realite.

Une chose importante que je dois mentionner est le soin et l'attention aux details que l'auteur a apporte pour raconter la vie quotidienne d'une famille japonaise vivant dans une petite ville, c'est une des raisons pour lesquelles, j'ai lu le livre avec une certaine lenteur car je me suis longtemps arrete sur certains moments afin de voir comment les protagnistes mangent, ce qu'ils mangent et a quels moments de la journee, ou ils dorment, comment ils dorment, mais aussi, les vetements, les meubles, l'architecture, tout cela. Je suis toujours tres interesse de voir comment les autres vivent quand ils vivent differemment de moi ou pas, une salle de classe japonaise ressemble beaucoup a une francaise. Le plaisir que j'ai eprouve a la lecture vient aussi de cela car cela m'a fait decouvrir beaucoup de choses que j'ignorais. Et puis, L'auteur a magnifie ces scenes de la vie quotidienne de telle maniere est que cela n'alourdit pas le recit, tel un Claude Sautet qui etait un orfevre en la matiere. Il faut dire que la psychologie de tous les protagonistes est particulierement bien ecrite, ce qui est n'est pas si frequent que cela dans la BD europeenne, encore que cela y soit en train de changer, peut-etre grace a l'influence benefique de cer album. Ce sont des personnages de chair et de sang et on s'attache a tous.

Taniguchi dessinateur, est aussi delicat que Taniguchi scenariste. Pendant 8 jours, j'ai eu l'impression d'aller au Japon le temps de ma lecture quotidienne, c'etait un peut voyage que l'auteur m'a offert et c'etait une bien agreable sensation. Les decors sont tres bien rendus mais surtout ce sont les personnages auxquels on s'attache, l'Hiroshi de 48 ans s'avachissant avec l'age qui ouvre et conclut le recit est evidemment bien loin de celui de 14 ans plein de l'energie qui va avec un tel age. Autant l'ecrire, le jeune Hiroshi est tres beau, mais tout le monde l'est aussi, meme la grand-mere. Le seul defaut et c'est un defaut majeur, car c'est bien la seule chose qui m'a gene durant ma lecture et c'est fort regrettable, c'est le rendu des yeux, en effet, l'action se passe au Japon avec des japonais et personne n'a les yeux brides? On en avait traite avec Danyel-san une fois sur le forum et celui-ci nous avait explique que c'etait culturel. Je trouve cela vraiment dommage, je ne comprends pas pourquoi les japonais ont honte de leurs yeux?

Note finale; 5/5 bien sur. J'ai parfois utilise le terme un peu a tort et a travers dans d'autres chroniques mais cette fois-ci, je pense etre dans le vrai, cet album est totalement indispensable pour tous ceux qui aiment la BD

714. froggy - 25/05/17 18:48
Tiphaine Riviere, Carnets de these, Editions du Seuil

C'est grace a la critique de Quentin, faite il y a quelques mois, que j'ai achete cet album. Je n'en avais pas entendu parler mais le sujet m'a interpele au niveau de mon quelque part.

Je ne sais rien sur la vie des etudiants qui galerent pour ecrire leur these, a part mes amis medecins mais c'est assez different manifestement. Le sujet est donc la vie quotidienne d'une jeune professeur qui enseigne dans une classe de 4e d'un college situe dans une ZEP qui se met en suspension de l'Education Nationale pour ecrire sa these dont le sujet est , attention tenez vous bien, "Le motif labyrinthique dans la parabole de la loi du Proces de Kafka". Le probleme est que Jeanne Dargan, notre etudiante, n'a pas obtenu de financement pour ecrire sa these. Celle-ci necessite evidemment d'enormes recherches avant d'en commencer la redaction et il faut bien vivre. Elle accepte un poste de vacataire dans une universite ou elle donnera un cours de litterature medievale, sujet sur lequel elle n'y connait rien, a des eleves en annee de license. Non payee, elle quitte le job et devient secretaire au bureau des theses de la Sorbonne. L'enthousiasme qu'elle avait au debut de l'ouvrage s'estompera rapidement avec le temps car rien ne se passera selon ce qu'elle avait prevu.

Cette histoire est manifestement la vie romancee de la jeune auteur avec des ajouts pris ca et la chez certains de ses amis thesards comme elle. Le parti-pris de l'ouvrage est celui de l'humour, mais un humour sarcastique et d'auto-derision car la scenariste se moque beaucoup d'elle-meme. Tout n'est pas rose dans la vie d'une thesarde et elle affrontera de nombreuses vicissitudes. C'est ce parti-pris qui m'a fait beaucoup apprecie l'ouvrage car il allege enormement l'atmosphere generale du recit qui pourrait etre deprimante sinon. On rit parfois mais on sourit souvent et certaines scenes sont particulierment bien reussies avec la secretaire generale du bureau des theses et celles avec le directeur de la these qui joue aux abonnes absents le plus souvent.

J'ai aime et je n'ai pas aime le dessin en meme temps, il est en parfaite communion avec le sujet mais il est trop inegal, il y a des planches tres reussies et d'autres qui le sont moins de par l'expression des visages, leur composition et le decoupage. C'est dommage car cela nuit a la qualite generale de l'album qui autrement aurait ete tres reussi. Une chose est sure est qu'un tel style graphique empeche l'auteur de faire autres choses que des albums ancres dans le quotidien.

Note finale, 3/5. Un tres agreable moment de lecture malgre une legere frustration a cause du dessin

713. Lien Rag - 24/05/17 15:41
Je viens de le lire, Kobané Calling, et j'ai adoré...
Au début j'ai été désarçonné par l'aspect d'autodérision à la Fabcaro, mais en fait cela rend la BD bien plus honnête, et cela n'empêche pas Zérocalcare de rendre compte très honnêtement de ce qu'il a vu.
Par contre certes il ne pète pas plus haut que son col et ce n'est pas un traité de géopolitique moderne...

712. suzix@bdp - 24/05/17 09:50
Lu Seuls #10 - La machine à Démourir de Gazzotti & Vehlmann chez Dupuis (rentrée 2016).

Les 3 tomes précédents étaient bons. Celui-là est inutile et longuet. Et mon fils de 10 ans est d'accord avec moi! (;o)
Note 2/5.

711. Kipkool - 23/05/17 19:55 - (en réponse à : Kobane)
Fais-toi ton propre avis, suzix. Mais, amha, c'est mieux de lire par tranche de 30-40 planches et non tout d'une traite car là, ça peut devenir indigeste. Le contenu (hors humour) est intéressant et toujours d'actualité. Bref, j'ai plutôt aimé, moi.

710. suzix@bdp - 23/05/17 17:36
rhâââ nan! ... qu'est-ce que je suis allé me fourvoyer dans cette BD!

709. Quentin - 23/05/17 17:17 - (en réponse à : helmut)
Laborieux, c'est bien le mot. Marrant comme un type qui se veut hyper drôle et léger finit par être lourd et pesant.

708. suzix@bdp - 23/05/17 11:44
ah merde! Je l'ai acheté il y a peu justement ... ouille. Je l'ai pris chez Cultura. JE sais pas si je peux le ramener si c'est une bouse.

707. helmut perchu - 23/05/17 11:42
Je suis en train de lire Kobane Calling et pour l'instant (lu les 50 premières planches) c'est assez laborieux...

706. suzix@bdp - 23/05/17 09:40
Je viens de relire les tomes 7 (Les Terres Basses - 2012) et 8 (Les Arènes - 2013) de la série pré-ado "Seuls" de Gazzotti & Vehlmann chez Dupuis afin de lire les deux derniers tomes 9 (Avant l'Enfant-Minuit - 2015) & 10 (La machine à Démourir - 2016).

C'est qd même une série vraiment bien faite pour plaire aux pré-ado et jeunes ados (disons de 8 à 14 ans). De ce point de vue là, c'est quand même une belle réussite. Pour des adultes, je trouve que cela se lit aussi. C'est du même niveau que la plupart des Spirou "fantastiques" m&ais c'est les "Seuls" jouent bcp plus sur le tragique et la peur que dans Spirou qui reste bon enfant (sauf dans "Machine qui rêve" , mon album préféré depuis au moins 30 ans, peut-être 40 même.)

705. TILLIERTON - 22/05/17 16:55
Merci pour l'excellent commentaire. C'est le ressenti exact pour "l'empire de l'atome " dessin "fifties nostalgic style " mais scénario creuse-méninge trop alambiqué. Annonciateur du très bon "l'été diabolik"

704. suzix@bdp - 22/05/17 11:19
merci pour les précisions. Je regrderai si je le trouve en rayon.

703. stefan - 22/05/17 11:04 - (en réponse à : Suzix)
Alors attention cependant, la commune est présente en toile de fond, mais ce n'est pas vraiment le sujet du livre. C'est dans la collection jeunesse de Sarbacane. Le traitement historique est sérieux mais sur un ton qui reste léger. C'est avant tout une BD d'aventure qui se déroule à cette époque.
Et enfin, Fabien a juste fait le scénar, les dessin sont de Benjamin Miallet et les couleurs de Lou Bonelli.

702. suzix@bdp - 22/05/17 09:30
Le Grolleau sur la Commune, je veux voir cela car j'aime bcp cet auteur et parce que cette période historique me fascine.

701. froggy - 21/05/17 22:53
Clerisse & Smolderen, Souvenirs de l'empire de l'atome

J'ai decouvert ce duo d'auteurs tres talentueux l'annee derniere avec L'ete Diabolik qui m'avait beaucoup plu, suffisamment pour que j'acquiers leur opus precedent, celui-la en l'occurrence. Une des raisons supplementaires a cet achat est que j'avais lu des commentaires tres elogieux sur ces Souvenirs a l'epoque de sa sortie (2013) et que j'avais garde cela en tete. J'ai profite de l'offre de vente de Suzix a un prix tres raisonnable et connaissant sa maniaquerie sur l'etat de ses albums, je savais a l'avance que j'en aurais un impeccable.

La difference entre ces deux albums est comme celle entre le jour et la nuit, l'un se lit sans problemes du fait de la linearite de son scenario, L'ete, l'autre nettement moins et c'est de celui-ci qu'il s'agit. J'avoue sans honte que la construction du scenario m'a laisse plus que perplexe car je n'en vois absolument pas l'utilite. Le point du depart se situe au Mexique puis l'histoire nous emmene aux USA, Washington et New York entre autres et en Belgique avec des retours en arriere sur l'enfance du heros dans le Shanghai des annees 20 et quelques intermedes a Zakopane en Pologne ou le temps se gate. On pourrait se croire dans un film de James Bond si ce n'est que le scenario nous entraine sur une autre planete dans un futur tres lointain car notre heros y est en contact telepathique avec un seigneur, veritable heros sur cette planete pour les exploits qu'il a realises. Tout cela serait tres bien si ce n'est que Thierry Smolderen, a decide de situer les differentes scenes de son recit a differentes epoques situees dans les annees 50 et 60 mais dans un ordre non chronologique, on commence donc au Mexique en 1964, puis on est en Chine en 1926, la troisieme sequence nous emmene a Bruxelles en 1958, la quatrieme a Zakopane en 1950, la suivante a Rhode Saint Genese en 1956, puis nous sommes a Washington en 1953, etc. Comme chaque scene ne fait que quelques pages seulement et que les informations sont distillees au compte-goutte, on a l'impression d'assister a une suite de sketch sans lien apparent qui les relieraient, ce que je trouve fort desagreable. En effet, l'humble lecteur que je suis avec un QI normal a envie de se detendre en lisant une bonne BD, je veux bien des faire des efforts mais il ne faut pas trop m'en demander non plus. Tous ceux qui ont lu les premieres histoires ecrites par Yves H., le fils d'Hermann, savent de quoi je parle. Il faut etre tres fort ou avoir beaucoup d'experience pour ecrire un tel scenario afin que le lecteur ne soit pas largue dans le premier virage, ce qui fut mon cas durant ma lecture. Je pensais au tres beau film d'Alain Resnais, Je t'aime, je t'aime au fur et a mesure de ma lecture. Ce film de science-fiction a un montage completement eclate avec des scenes parfois tres courtes jusqu'a atteindre un seul plan dans certains cas car c'est l'histoire d'un homme joue par Claude Rich qui se souvient de son passe, ce qui fait que sa memoire va et et vient sans logique apparente mais tout reste parfaitement clair pour le spectateur quand on voit le film. J'ai la tres nette sensation que Smolderen avait beaucoup d'ambition quand il a ecrit son histoire mais il aurait du travailler dessus beaucoup plus afin de rendre la chose beaucoup plus comprehensible. Il a ouvert beaucoup de portes, en a referme certaines mais pas toutes. J'admets les fins ouvertes qui laissent au lecteur la possibilite de terminer ou de donner la conclusion qu'il desire a l'ouvrage mais pas au point ou on l'impression que le scenariste s'est laisse deborde par son oeuvre et ne sait pas ou plus comment le finir intelligemment effare par son trop plein. Cela fait qu'on ne sait pas tres bien l'interpretation qu'il faut donner a cette histoire. Mais peut-etre etait-ce le but de Smolderen? Pour conclure sur le scenario, je pense qu'il a ete tres pretentieux ou trop confiant dans sa capacite a raconter cette histoire a la structure completement casse, je devrais ecrire plutot avec une structure hors du commun. Tels les Shadoks, il a voulu faire complique quand il pouvait faire simple. Ou alors, plus prosaiquement, il souffrait de troubles de deficits de l'attention.

A la difference du scenario, j'ai adore le dessin d'Alexandre Clerisse que j'avais deja fort apprecie avec L'ete Diabolik. J'aime beaucoup ce style qui me rappelle celui pratique dans les dessins animes des annees 50 de la UPA, le studio de dessins animes qui revolutionna le genre dans les annees 50 avec des cartoons tels que Gerald Mc Boing-Boing (si vous ne connaissez pas ca, courez vite en voir car c'esty sublime). Ils influencerent grandement l'industrie du dessin anime, meme les animateurs de chez Disney y succomberent avec Les 101 dalmatiens par exemple. Avant eux, Tex Avery avait adopte cette nouvelle charte graphique pour les derniers cartoons qu'il realisa a la MGM abandonnant le style classique qui faisait sa marque. C'est un style graphique tres particulier qui va a l'essentiel ou les decors sont reduits a leur plus simple expression, parfois vaguement esquisses, les personnages et animaux etant egalement dessines dans la meme veine. A ma connaissance, il n'y pas de dessinateurs de la BD FB qui aient choisi un tel graphisme a part peut-etre les decors realises par Will pour Tif et Tondu, Spirou et Fantasio et Benoit Brisefer, toutes BD realisees dans les annees 50 comme ceux de l'age d'or de la UPA. L'avantage de ce scenario qui se deroule principalement dans les annees 50 est qu'il est en parfaite osmose avec ce type de dessin.

J'ai note quelques references ici et la cependant, Franquin et Zorglub, bien sur mais aussi Greg et les hommes-grenouilles volant vus dans une de ses series parues dans le journal Tintin, Christine Hendricks de la serie tele Mad men. Il doit m'en manquer mais j'etais trop accapare a essayer de reconstituer les fils de cette histoire.

Note finale, 2.5/5. Seulement pour le dessin car ce n'est pas que ce soit mauvais, loin de la, je ne suis pas du tout rentre dedans a cause du scenario

700. Quentin - 21/05/17 08:46
Elle s'appelait Tomoji, de Taniguchi. Ca ressemble un peu aux "saisons de la vie" de Servais, version nippone. Nostalgique et mignon.

Les rêveries d'un gourmet solitaire, de Taniguchi. La recette est un peu éculée, mais la sauce prend toujours et ca se laisse déguster sans indigestion.

699. stefan - 21/05/17 00:53
Hé hé, oui, c'est une rafale de Grolleau.

Les deux sont sortis.

698. froggy - 20/05/17 23:10
Un gros lal, deux Grolleau.

C'est par ou la sortie?

697. Suzix@bdp - 20/05/17 22:45
Ces deux Grolleau sortent en même temps?

696. stefan - 20/05/17 17:52
L'écureuil 2 Par dessus la Commune Par Grolleau, Bonelli et Miallet. Éditions Sarbacane



Paris, Juillet 1870, suite et fin des aventures du bondissant écureuil dont les origines sont ici éveillées.



Ce second tome tiens toutes les promesses du premier avec une histoire épique et dynamique sur les toits de Paris. La plus grande réussite de ce diptyque étant toujours de réussir à doser parfaitement un savant équilibre entre la gravité des événement Historiques en toile de fond , où l'on voit ici se mettre en place la commune de Paris, et l'histoire de ce jeune gamin roux, électron libre dansant insouciant au dessus des événements.



Ce dosage parfait nous offre un livre passionnant qui nous donne l'impression de voyager dans le temps et de nous instruire sans jamais perdre ce souffle épique qui nous entraîne vers un final époustouflant dans les brumes des combats et de la fumée des canons.

Le tout est toujours servi par un dessin impeccable et des couleurs magnifiques.


695. stefan - 20/05/17 17:18
Mikaël ou le mythe de l'homme des bois - Fabien Grolleau editions 6 pieds sous terre, collection Plantigrade.



J'ai toujours aimé les balades en forêts. Cette impression de paix, de sécurité et de menace, de mystère, d'aventure, d'être dans un immense château végétal. Je ne suis pas le seul. Nombreuses sont les fictions où elles jouent un rôle central.



Mikaël, est garde forestier, il est le gardien de la forêt noire, cette forêt c'est un peu toutes les forêts, réelles ou imaginaires, celles de Blanche neige, de Totoro, de Mononoke, des castors junior, de Peter Pan, de David Crocket, de Bilbo le hobbit, de Frodon et Gandalf, de Twin Peaks...



celles que vous avez lues, celles que vous avez vues, celles que vous avez vécues, elles se rejoignent toutes en une seule grande forêt et Fabien Grolleau, amoureux de la nature a chargé Mikaël de nous la faire visiter.



De nous faire découvrir ses arbres majestueux sa faune composée d'animaux réels et imaginaires, amicaux ou dangereux, imposants ou minuscules, ses cours d'eaux et ses galeries souterraines, bref tous ses secrets.



Mikaël est un personnage qui suit Fabien depuis quelques temps, depuis 2007, exactement, d'abord sous forme d'une expérience de Bande dessinée en ligne, que vous pouvez découvrir ici : foretdemikael.free.fr, il arrive maintenant sous la forme d'un album de 254 pages, et quel album !



Non content de créer une mythologie, un univers magique et forestier contenant une infinité de sentiers menant chacun tout droit vers une infinité de mystères, en plus de nous raconter une histoire d'amour perdu,



tout en nous peignant une galerie de personnages secondaires attachants, bûcherons pieds nickelés, braconnier repenti, diva mystique, et gourou disparu,



sans oublier de créer une Némésis, un vrai salaud lié au héros par un secret tragique, et bien sûr, en n'oubliant pas de mettre en avant la dimension écologique de son histoire, Fabien nous y raconte, avant tout, un vrai et beau héros d'aventure, un Dean Martin, un Corto Maltese, un Indiana Jones. Avec sa plume et ses lavis, Fabien donne vie à cet univers foisonnant de contrastes et de clairs obscurs pour une promenade en forêt qu'on aimerait voir durer encore de nombreux albums.


694. froggy - 18/05/17 16:54
Mademoiselle Caroline et Julie Dachez, La difference invisible

Cette semaine, je viens de lire ma deuxieme BD sur une maladie. Simple hasard du calendrier de mes lectures car La difference invisible est sorti en aout 2016 alors que L'avenir perdu date de 1992. Apres le sida, l'autisme, particulierment le Syndrome d'Asperger et encore plus particulierement le Syndrome d'Asperger chez les femmes. Encore une BD chiante me direz vous. Et je vous repondrai que vous auriez tort car sur une sujet peu facile, les auteurs ont realise une tres bonne BD qui ferait un excellent telefilm sur FR3 ou un film anglais realise par Stephen Frears que Telerama adorerait tout en se demandant pourquoi les francais sont incapables de faire de tels films, ce a quoi, je repondrai les francais n'ont pas de Stephen Frears mais on a des BD.

La BD raconte la vie romancee de la scenariste, Julie Dachez, elle-meme victime de ce syndrome. L'heroine du recit s'appelle Marguerite, elle vit quelque part en France, le lieu n'est pas precise et elle se sent anormale. En effet, elle ne se lie pas avec ses collegues de bureau, n'a aucun sens de l'humour car prenant tout au pied de la lettre, ne supporte pas le bruit ambiant d'une atmosphere de bureau, en soiree, elle reste seule dans son coin sans converser avec qui que ce soit malgre la presence de son ami avec qui elle vit, etc. Bref, elle a un caractere asocial et adore les week-ends ou elle peut rester chez elle loin du monde exterieur en comapgnie de ses chats et de son chien. Elle est cependant intelligente et meme plutot jolie. Quel est son probleme? Elle a pourtant tout pour etre heureuse. N'en pouvant plus de ne pas comprendre ce qu'elle a et devant l'inacpacite de son entourage aussi bien a son travail, que celle de son compagnon et de sa famille, Marguerite va chercher des elements de reponse a toutes les questions qu'elle se pose sur Google. Et elle va decouvrir qu'elle est donc atteinte de ce Syndrome d'Asperger. Comment va-t-elle reagir? Quelle sera egalement egalement la question de son entourage? Le reste de cette histoire nous raconte tout cela.

Il faut beaucoup de talent pour magnifier le quotidien. Ici, on n'est pas chez Charlier ou chez Jean Van Hamme. Je dirais meme plus que c'est beaucoup plus difficile de reussir ce genre de BD car il faut transcender une vie de tous les jours et la rendre passionnante pour le lecteur. Choisir les moments cles d'une journee, ecrire des bons dialogues, donner de la chair aux personnages subalternes, qu'ils soient aussi bien la boulangere que l'on verra regulierement dans l'ouvrage que la directrice des relations humaines et le premier psychiatre que Marguerite ira voir, c'est tout cela que les 2 femmes, auteurs de l'album ont reussi a faire. Je ne me suis pas ennuye une seule seconde en lisant cette BD et je tournais meme les pages rapidement durant ma lecture tellement j'avais envie de connaitre la suite. Certains me diront que tout dans cette histoire est previsible car evidemment, le recit n'hesite pas a utiliser des nombreux cliches, la reunion des Asperger racontant leur problemes par exemple, la reaction de quelques amis qui pensent qu'autisme rime avec Dustin Hoffman dans Rainman, mais justement, pour le lecteur que je suis, totalement ignorant de ces questions, cela m'a dessille les yeux, cette BD m'a fait rendre compte que j'avais eu l'occasion d'engager un jeune garcon africain-americain dont j'ignorais qu'il etait autiste, probablement atteint de ce symptome. Cela n'aurait rien change a ma decision de l'engager, il avait ete excellent a l'entretien d'embauche et il fut un excellent collaborateur mais je l'aurai mieux aide durant ses journees au travail, comme par exemple, respecter ses horaires de repas. La scenariste, Julie Dachez s'est servie de son blog et d'autres bien sur pour ecrire cette histoire dans le but de distraire son lecteur bien sur mais aussi l'eduquer. En ce qui me concerne, mission reussie.

J'avais decouvert la dessinatrice, Mademoiselle Caroline, il y a deux ans dans un ouvrage que l'on m'avait offert, Touriste que j'ai chronique ici meme. J'avais beaucoup aime son dessin alors. Cela est moins le cas ici, je l'ai trouve nettement moins accompli, moins maitrise. Les erreurs graphiques sont nombreuses presque surprenantes. J'ai l'impression qu'elle n'a pas voulu faire de coquetterie dans son dessin afin de mieux servir son sujet qui n'a pas la futilite et la legerete de Touriste. Malgre cela, elle a beaucoup travaille sur les couleurs de l'album, elles servent a refleter les etats d'ame de Marguerite et d'une maniere generale elles passent d'une teinte generale toute en noir, blanc et gris avec des scenes rouges pour exprimer les moments ou Marguerite est fortement stressee, a la pleine couleur utilisee dans les planches finales quand l'heroine est enfin en paix avec elle-meme et donc avec les autres.

Je pourrais continuer encore un peu d'ecrire au sujet de cet ouvrage qui m'a beaucoup touche mais je crains d'avoir ete encore une fois un peu trop long.

Note finale, 3.75/5. Un livre que je ne suis pas pres d'oublier

693. suzix@bdp - 18/05/17 01:08
alors, pour une fois j'ai qd même recherché!

1204. suzix@bdp - 09/05/16 11:05
Lu L'homme qui ne disait jamais non de Balez & Tronchet chez Futuropolis (février 2016)

Amnésique à l'atterrissage à Paris, le héros compl_ètement à côté de la plaque est pris en charge par une hôtesse de l'air débrouillarde. Ils redécouvrent sa vie qui ne lui plait pas du tout. Bien évidemment, un meurtre vient épicer le tout.
Une lecture sympa et fluide. Note 4/5

692. suzix@bdp - 18/05/17 00:58
"conseillé"!

691. suzix@bdp - 18/05/17 00:55
Lui aussi "La page blanche" de Bagieu et "Trou de mémoire"! ... mais je me souviens pas avoir conseiller ce dernier. Quant à mon post sur le Tronchet, franchement, tu as meilleure mémoire que moi ... remarque cela n'a pas l'air difficile! (;o)

690. Victor Hugo - 18/05/17 00:35
Le pire bouquin sur le sujet c'est peut-être La page Blanche que la pauvre Bagieu s'est fadé sur un scénar pourrave de Boulet. C'est tellement mieux quand elle fait ses scénarios elle-même.

689. froggy - 18/05/17 00:27 - (en réponse à : Laurent)
J'avais bien aime cet album. C'est suzix qui en avait ecrit beaucoup de bien ici meme. Il faut dire qu'a un moment, il s'etait speacialise dans l'amnesique puisque c'est lui qui m'avait fait achete Trou de memoire d'excellente memoire par ailleurs.

688. suzix@bdp - 17/05/17 20:12
"lu" ... il manque dans mon post précédent.

687. suzix@bdp - 17/05/17 20:10 - (en réponse à : laurent)
Même si j'ai cela à parution (février 2016) cet album de Balez (au dessin!) et Tronchet "L'homme qui ne disait jamais non", j'ai un ressenti qui se rapproche de ton post à chaud. C'est intriguant au début puis cela s'enlise un peu ... mais on garde une impression sympa. Un peu comme tous les Tronchet d'ailleurs!

686. Victor Hugo - 17/05/17 17:40
J'ai lu L'homme qui ne disait jamais non, de Tronchez et Balez chez Futuro
Une histoire d'amnésique, rien d'original, d'ailleurs les personnages eux-mêmes s'en moquent dans les dialogues. Mais ça marche, on est intrigué et on suit ça avec intérêt, la tension monte et on se dit "ouah quel bon bouquin!" et puis paf, climax, et les persos partent à l'étranger pour la suite,et là ça retombe,on lâche l'affaire. Bon ça se lit quand même, mais ça ne tient pas ses promesses.

685. Victor Hugo - 17/05/17 17:22
J'ai lu Tu sais ce qu'on raconte... de Rochier et Cazenave chez Warum
D'abord on se dit "c'est quoi cette connerie?", le dessin est moche et la bichromie dégueulasse, ça part mal. Puis on est pris par la montée dramaturgique, c'est vachement bien écrit, bien maitrisé, on se demande où ça va et on y va.
En revanche, on a là l'équivalent d'une histoire courte étalé artificiellement sur un paquet de pages pour donner un bouquin à 15 euros, ça c'est du foutage de gueule, ils se font pas chier chez Steinkis.

684. suzix@bdp - 17/05/17 13:29
mouais ... si les couv sont meilleures que l'intérieur, ça donne pas vraiment envie d'ouvrir ces albums.

683. marcel - 17/05/17 11:29
FRUS-TRE !!!
J'ai fini l'episode 50 de Morning glories et... C'est pas la fin ! Et il semble qu'aux US, il y ait des gros doutes sur la future saison 3, qui doit dependre des ventes des TPB. Le dernier episode est sorti en aout 2016.

Je presente donc un peu la serie : un nouveau groupe d'etudiants a ete selectionne pour integrer la Morning Glory Academy, pretigieuse universite, ou ils sont rapidement coupes de tout. Ils se rendent compte qu'ils sont tous nes le meme jour, et lorsqu'ils appellent leurs parents, ceux-ci ne savent plus (ou font semblant) qu'ils ont une progeniture. Pire pour la jeune Casey, a qui on montre directement dans une cellule digne du moyen-age les cadavres de ses parents accroches sur un mur.
Bref, cette ecole est un lieu de sequestration, et personne ne sait ni ce qu'il fout la, ni ce qu'on veut de lui... Si ce n'est que certaines "aptitudes" inhabituelles se font jour chez eux...

Je ne parle la que des premieres pages, l'histoire etant extremement difficile a resumer, il est question de lignes temporelles, de reincarnation, de dieux, bref, un beau bordel.
On est typiquement dans un delire a la Lost, le lecteur est balade (et un peu perdu) dans les mysteres, et a vrai dire, les revelations tardent un peu a venir. Certes, on est accroche tout du long, mais aussi frustre d'etre toujours aussi perdu, d'autant que meme a l'episode 50, on ne sait toujours pas ce qu'est reellement cette ecole ni quel est son but.

Le truc atteint meme un tel niveau que, arrive vers l'episode 30, un rubrique reguliere a ete creee en fin de numero pour faire l'exegese (et surtout le tri des informations) de l'episode qu'on vient de lire. Ca, c'est vraiment le signe que la serie devenait trop complexe et qu'ils commencaient a perdre les lecteurs impatients.

Au final, j'ai pris plaisir a lire cette serie, mais j'aimerais quand meme bien savoir si le fin mot de l'histoire vaut le detour !

Graphiquement, c'est assez classique et sympathique, malgre quelques defauts ponctuels qui sentent le dessinateur a la bourre.
Une mention speciale aux couvertures, pour le dessin comme pour la maquette (comme d'hab', c'est pas le dessinateur des pages interieures qui fait les couvs). En voici quelques exemples :





682. suzix@bdp - 17/05/17 10:04
Lu Les mondes de Thorgal - La jeunesse #4 "Berserkers" de Surzhenko & Yann Le Lombard (avril 2016)

Relu aussi les tomes 1 à 3. Les deux premiers tomes, diptyque sur l'enfance de Thorgal et Aaricia, ne me plaisent toujours pas à la relecture. Trop "enfant", trop simpliste, trop facile et avec des erreurs graphiques. Par contre le tome 3 "Runa" qui forme un dyptique avec le #4 est un très bon Thorgal. Ce dernier est devenu ado et donc Yann peut lui donner un panel plus large d'émotions et de "solutions" pour se sortir de sa vie tumultueuse. Diptyque à lire.
Note 4,5/5 ... les 0,5 sont perdus sur à nouveau qq perspectives et/ou proportions ratées. Par contre chapeau car on oublie que ce n'est pas Rosinski au dessin. C'est fort qd même ce qu'a fait Surzhenko.

681. Quentin - 17/05/17 07:57
Charlier a fait des chefs d'oeuvres, des bouses infâmes, et toute la panoplie entre ces deux extrêmes. C'était un scénariste très inégal.

680. TILLIERTON - 17/05/17 05:58
Espérons que personne n'ait l'idée de sortir Belloy des oubliettes: à chier !

679. TILLIERTON - 17/05/17 05:04
Ça a coulé Fordis. Le flop intégral car les nombreux invendus, à juste titre, ont grevé le budget de ce petit éditeur . Il aurait fallu maintenir l'ordre initial de parution qui était de poursuivre Guy Lebleu, entamé par Sangam . Mais ça a été le choix éditorial, préférentiel et catastrophique du dirlo de la boite.



 
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