Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (18)

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563. froggy - 30/04/17 00:33
Duke 1, La boue et le sang

Que doit-on penser d'un dessinateur recemment prime a Angouleme qui decide de se lancer a l'age de 78 ans dans une nouvelle serie? Qu'il est inconscient ou tres optimiste pour la duree de ses jours sur terre? A t-il voulu faire comme son collegue dessinateur, Tibet, qui avait cree une nouvelle serie a l'age de 75 ans, Aldo Remy, alors que d'autres a cet age pensent a prendre leur retraite. Toujours est-il que je trouve cela tres culotte de sa part et en quelque sorte remarquable, ce mot est a prendre dans son sens propre, c'est a dire quelque chose que l'on remarque. J'aurais bien utilise le mot "admirable' mais malheureusement la lecture de cet album m'a empeche de le faire car il est tout ce qu'on veut sauf admirable.

Qui est Duke, le heros? Un sheriff adjoint d'une petite ville miniere de l'ouest americain. Ce cadre permet a l'auteur de revenir a ses premieres amours, le western, meme si il ne l'avait jamais completement quitte avec les quelques one-shots qu'il a realises. Cette petite ville miniere est dirigee par un potentat, Mullins, qui est proprietaire de toutes les richesses de la ville dont la mine d'or en est la principale. Il fait regner l'ordre a sa maniere aide en cela par un type appele McCaulky epaule par deux acolytes. Ce McCaulky est evidemment une immonde ordure comme en temoigne la scene d'ouverture ou il tue froidement une femme et sa fille dont l'epoux avait vole quelques pepites d'or dans la mine. Le sheriff et son adjoint sont les representants de l'etat dans la petite bourgade mais que peuvent-ils faire? J'oubliais que Duke est aussi amoureux d'une prostituee officiant dans le bordel local. Une lutte s'ensuivra entre les deux hommes et le bon droit gagnera. Je ne pense pas ecrire ici un spoiler car je vous rappelle que c'est une serie dont le heros s'appelle Duke, si il meurt des la fin du premier episode, cela ne sera plus une serie.

Je ne sais pas si vous avez remarque mais cela ne respire pas enormement l'originalite. Quelle est la nouveaute la-dedans? Cela je ne peux pas l'ecrire car cela serait definitivement un spoiler. Tout ce que je peux faire est ecrire que notre heros est beaucoup plus ambi gue qu'il ne le semble ainsi que l'avant-derniere scene finale nous le revele et qu'il n'est pas aussi blanc que la neige qui y fait office de decor.

Bien entendu, c'est Hermann Jr. qui est le scenariste. Je crois que maintenant, il faut en prendre son parti, Hermann ne travaillera plus qu'avec son fiston au scenario. Nous sommes certains que les errements de ses premiers appartiennent au passe, celui-ci comme tous les recents est parfaitement lineaire. On suit toute l'histoire sans aucun probleme. Le dessin du paternel est, aussi, egal a lui-meme c'est a dire avec tous ses defauts et qualites, on ne les presente plus, on aime ou pas. Considerant les albums precedents qui dans leur majorite sont bons si ce n'est tres bons, celui-la n'est que moyen. Pourquoi? Je ne sais pas trop. Ou alors pas encore. Peut-etre que le fait que ce soit une serie necessite au scenariste plus habitue aux one-shots a s'adapter a ce nouveau rythme de raconter un recit en images, on sait tous que le Bernard Prince qu'il a ecrit n'etait pas du tout convaincant. Quoi qu'il en soit, ce Duke est nettement meilleur. Je pense qu'il faut attendre le ou les prochains titres afin de voir dans quelle direction la serie va se diriger.

Note finale, 2,75/5. C'est juste au dessus de la moyenne car c'est quand meme Hermann au dessin et que le scenario n'est pas nul. Mais cela ne vaut vraiment pas plus

562. Quentin - 29/04/17 12:30
Une métamorphose iranienne, de Mana Neyestani chez Art éditions et Ca et Là.

Mana fait des strips pour enfants dans un journal iranien. Il dessine un jour un cafard et l'associe à un mot azéri, ce qui est interprété par ces derniers comme une insulte et provoque des émeutes. Il est arrêté, mis en prison, menacé, obligé de dénoncer ses "complices". A sa sortie de prison, il est toujours menacé d'y retourner et il quitte le pays pour demander l'asile quelque part - le début d'un autre calvaire.

Voyage Kafkaïen dans les arcanes des prisons iraniennes et dans le dédale des réseaux de passeurs de clandestins, ou comment un petit dessin peut change le cours de la vie. Une bonne BD, qui fait froid dans le dos et qui donner à réfléchir.


561. froggy - 28/04/17 01:10
Catherine Meurisse, La légèreté

C'est une seance de rattrapage car l'album est sorti en avril 2016, l'annee derniere donc. C'est grace au fait qu'il avait ete pre-selectionne pour le festival d'Angouleme 2017 que cet album est rentre dans mon radar. En effet, il a tout ce qui me plait en ce moment dans une BD. Je ne sais pas si vous le savez, mais Catherine Meurisse faisait partie de l'equipe de Charlie-Hebdo. C'est par un incroyable miracle qu'elle a survecu a la tragedie du 7 janvier 2015 en etant tout simplement en retard pour la reunion hebdomadaire du mercredi. Dans cet album, Catherine raconte les jours, semaines, mois qui ont suivi ce drame absolument epouvantable qui l'a si douloureusement frappe. C'est donc cela qui m'attirait. Comment a-t-elle pu effectuer sont travail de deuil surtout que le drame ne lui appartient plus considerant l'impact que cette journee a eu dans le monde entier et principalement en Europe. Il n'est pas facile, de faire aussi un travail de deuil collectif.

J'aime le titre de l'ouvrage. Face a des evenements aussi lourds et a sa propre capacite de reaction, que faire? Aller vers le futile, l'insignifiant, etre aussi legere qu'une plume flottant dans l'air et entrainee par le vent. Comment supporter le quotidien quand celui-ci est devenu insupportable? Comment continuer a vivre? Comment retrouver son sens de l'humour et de la derision quand ses amis avec qui elle partageait cela se sont fait massacres par des decerebres laves du cerveau a qui cet humour et cette derision ne plaisaient pas. Ce sont quelques unes des questions que l'auteur se pose durant l'ouvrage. Celui-ci commence le 7 janvier bien sur et se termine un an plus tard, en fevrier 2016. Entre temps, l'auteur aura ete soumise a un toboggan d'emotions. Elle aura ete aide par l'art, Proust, Baudelaire, Stendhal chez les ecrivains mais aussi, Michel-Ange, Le Caravage, Gericault chez les peintres. Cet art si beau qu'elle est alle trouve a Rome, lors d'un sejour a la Villa Medicis, ou elle se trouvera face a tant de beaute en tous genres, total oppose a toute la laideur et l'horreur qu'elle a vecue. Ce que l'homme est capable de faire quand il est a son meilleur. Avec Le Louvre, ces deux endroits contribueront a la reconstruction de l'auteur.

Considerant le sujet, j'aurais adore adorer cet ouvrage malheureusement ce ne fut pas le cas, je n'ai fait que bien l'aimer sans plus. Catherine Meurisse n'a pas reussi a me faire rentrer dans sa necessaire catharsis. Je pense que ce qu'elle a vecu est tel qu'il lui a ete tres difficile de le retranscrire par le biais d'une bande dessinee. Je suis absolument certain que la realisation de cet album lui etait devenu indispensable pour se sentir mieux et surmonter la depression qui l'envahissait. En cela, elle a eu parfaitement raison. Cependant, le lecteur que je suis, qui a eu aussi a faire son travail de deuil apres le drame, et bien que cela ne soit en aucune commune mesure avec celui vecu par la dessinatrice, s'est senti frustre. Je pense que cet ouvrage aurait du etre ecrit en collaboration avec quelqu'un afin de mieux structurer l'ouvrage d'un point de vue psychologique. Ou alors, Catherine Meurisse n'a pas encore suffisamment de recul vis-a-vis de l'evenement et peut-etre que patienter un peu avant d'editer cet album n'aurait pu etre que plus profitable a celui-ci. Ce temoignage a chaud avant toute analyse approfondie de cette tragedie est cependant ce qui fait la force du livre. Elle se livre a nous brute de forge, sans fards, sans rien. Seulement elle et toute la douleur du monde en elle. La deuxieme raison pour laquelle je n'ai pas adore le livre est le dessin. Je ne le connaissais pas du tout. Cependant, quand elle se dessine, cela lorgne du cote entre autres de Reiser, Bretecher, Sempe a la fois ou/et simultanement. Par contre, les personnages subalternes sont bien campes.

J'avais predit qu'avec un tel sujet et le fait que l'auteur soit une femme, l'album aurait ete couronne du prix du meilleur album a Angouleme, maintenant, je comprends pourquoi il ne l'a pas eu.

Note finale, 3/5. Je suis un peu severe mais j'attendais tellement plus de l'ouvrage que ma note est la hauteur de ma deception

560. nem° - 27/04/17 16:06 - (en réponse à : Bert)
Jusqu'en Septembre.

559. torpedo31200 - 27/04/17 15:25 - (en réponse à : nem°- post # 557)
Elle te fait sortir, c' est bien. Tu t' éloignes de la famille de Pierrecédric...

558. Bert74 - 27/04/17 14:51 - (en réponse à : nem)
Ah bonne info, je n'étais pas au courant. Et j'ai une réunion familiale à Lyon dans quelques semaines : faut que je programme ça.


557. nem° - 27/04/17 14:21
Hier j'ai été voir l'expo L'art invisible au musée de l'imprimerie de Lyon, et j'y ai découvert Le piano oriental : magnifique album!

556. Victor Hugo - 26/04/17 16:13
Lu La maison de Paco Roca chez Delcourt
Le dessin n'est pas enthousiasmant mais c'est un bon bouquin, bien écrit, bien conduit, sensible et émouvant.

555. Victor Hugo - 26/04/17 16:09 - (en réponse à : Helmut Perchu)
C'est vrai que les couv sont immondes.

554. helmut perchu - 26/04/17 09:34 - (en réponse à : Victor Hugo)
J'ai lu Chronosquad (T1 et T2) et perso j'ai absolument pas accroché. Je piges rien à l'histoire et les dessins me font pas vibrer. Et puis qu'est-ce que c'est que ces couvertures immondes ? ILs ont pas de maquettiste chez Delcourt ?

553. torpedo31200 - 26/04/17 01:27 - (en réponse à : Victor Hugo - post # 551)
Il y en a au moins 1 qui a exercé plusieurs métiers du livre et qui en lit.
Je comprends que ça pourrait choquer quelques personnes, entre le patron issu d' une école de commerce et les directeurs de collection qui signent leurs enfants ou leurs potes...

552. Piet Lastar - 25/04/17 21:50 - (en réponse à : Victor)
Quelle rapidité de lecture !

551. Victor Hugo - 25/04/17 20:57
Lu ChronOsquad tome 1 de Panacione et Albertini chez Delcourt
Pas mal du tout, même si beaucoup trop de longueurs qui confinent au remplissage, mais je suis curieux de lire la suite, j'espère qu'ils l'ont à la médiathèque. Alors il y a peut-être un éditeur chez Delcourt, ou alors c'est un coup de chance.

550. Victor Hugo - 25/04/17 20:53
Lu Wonder de Bégaudeau et Durand chez Delcourt
C'est très mauvais, aucun intérêt. Mal écrit, chiant, le dessin est nul. Y-a-t-il un éditeur chez Delcourt?

549. Victor Hugo - 25/04/17 20:51
Lu Stern 2, La cite des sauvages hier.
Tout comme Froggy, très agréable lecture.

548. suzix@bdp - 25/04/17 18:39 - (en réponse à : froggy)
T'es dans un période d'euphorie nan? Tu prneds des trucs sympa? Ca se fume? Ca se boit? (;o)

547. marcel - 25/04/17 18:29
Euh... Tu parles de Stern, pas d'Undertaker, non ?...

Nan, je deconne !

546. froggy - 25/04/17 18:21
Stern 2, La cite des sauvages

Par une curieuse coincidence (mais en est-ce bien une?), Dargaud a sorti le meme mois deux albums ayant chacun pour heros un croque-mort, Undertaker et Stern. Le hasard de mes lectures a fait que j'ai lu ces deux albums l'un a la suite de l'autre, ce qui a entraine la tres regrettable confusion de ma chronique consacree au troisieme Undertaker. Heureusement que Marcel avec son oeil d'aigle a immediatement repere l'erreur que j'ai dument corrige bien entendu. Si Marcel est un aigle, moi, je ne suis qu'un faucon.

Le premier album de cette toujours nouvelle serie nous avait presente le heros comme un croque-mort installe dans un trou perdu aux fins fonds de l'ouest americain. Tres intelligent, son passe-temps prefere est la lecture. C'est la raison pour laquelle cette aventure le conduit a Kansas City. En effet, en panne de nouveautes et du fait que son fournisseur habituel lui a fait defaut, Elijah, tel est son prenom, doit se rendre dans la grande ville pour aller y querir sa drogue favorite. Et cela ne semble pas lui faire plaisir car il y a de mauvais souvenirs ainsi qu'il le dit a son meilleur ami. Arrive la-bas, il tombe sur une des ses anciennes connaissances, un certain Fergus, la premiere qui resurgit de son passe et prelude a quelques autres qu'il rencontrera a nouveau dont son ex-epouse qui se prenomme Gene. Leurre par Fergus dans un quartier desertique, notre heros se fera depouille completement jusqu'a ses bottes. C'est le debut de ses mesaventures puisqu'il n'aura de cesse de tenter de retouver ses affaires et surtout son argent dont il a besoin pour acheter ses livres. Cela ne sera pas une partie de plaisir.

J'ai beaucoup aime cet album tant aussi bien pour l'histoire que pour le dessin. En effet, le scenario monte crescendo lentement mais surement pour arriver a un final haut en couleur qui a lieu dans les abattoirs de la ville. Les personnages se croisent et se decroisent dans un incessant tourbillon. Le rythme est rapide et ne faiblit pas du tout durant toute cette histoire. Les peripeties se succedent les unes aux autres sans que le scenariste laisse a son heros et a son lecteur par la meme occasion le temps de respirer. J'ai lu cet album d'une traite sans m'arreter entraine par la vivacite de cette histoire. Quasiment tous les personnages qui interviennent dans cette histoire sont formidablement bien decrits et chacun est tres pittoresque dans son genre excepte l'ancienne epouse de Stern, ce qui semble evident du fait du caractere de notre heros. Les scenes varient du cocasse au dramatique sans que le ton general de l'ensemble en soit touche. S'y rajoutent sans que cela ne denote celles ou les deux anciens conjoints se retrouvent seuls durant lesquelles la nostalgie prend le dessus.

Le dessin est a l'avenant, le personnage de Stern est tres caracterise avec sa silhouette filiforme pour ne pas dire tres maigre que domine son visage emacie. Les autres personnages sont du meme acabit, l'amie de Gene, Trish, etant tres emblematique de cela. Les decors sont egalement bien rendus dans un aspect plutot stylise dans le sens ou Julien Maffre, le dessinateur les represente plutot succinctements en en gardant les caracteristiques principales sans les detailler avec une precision de maniaque. Cela sied tout a fait a la tonalite generale de l'histoire. Les expressions des visages sont egalement bien rendues et dans les cases ou il y a plusieurs intervenants, chacun a l'expression qui convient.

Comem Stern, je suis amoureux des livres et j'ai donc beaucoup apprecie a sa juste mesure la toute derniere case de l'album qui montre la liste des livres qu'il veut acquerir. Le proverbe dit; "Dis-moi ce que tu lis et je te dirais qui tu es". Cette liste demontre que Stern est un homme bien. Nous n'en doutions pas.

Note finale, 4.25/5, Ce deuxieme album confirme tous les espoirs nes du premier, c'est une totale reussite

545. suzix@bdp - 24/04/17 11:22
Désintégration - Journal d'un conseiller à Matignon de Recht & Angotti chez Delcourt (mars 2017)

Bon je l'ai terminé. C'est pas super intéressant. C'est assez larmoyant et égocentrique. Bon du coup c'est une BD humaine.


544. herve - 24/04/17 10:51
Le coup de Prague Hyman & Fromental

Hasard de mes lectures, je m’étais intéressé à ce qui restera dans l’histoire de la Guerre Froide , " Le coup de Prague" en lisant le roman d’Antoine Choplin, "Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar ", qui se déroule en Tchécoslovaquie.
Paradoxe de cette bande dessinée intitulée, " le coup de Prague " ,l’histoire se déroule p presque qu’exclusivement à Vienne, dans l’immédiate après guerre, en hiver 1948. Nous sommes plongé dans un nid d’espion, dans une ambiance-la chaleur en moins- digne du film "Casablanca " mais pendant la guerre froide.
C’est sans nul doute sur le seul nom de Miles Hyman que j’ai acheté ce one shot. Depuis son adaptation du" Dalhia noir ", je ne manque plus un de ses livres, jusqu’à son art-book "Drawings" sorti en 2015.
Voilà un auteur qui me fascine, dont le dessin au fusain est reconnaissable entre tous. Chaque case est un véritable tableau, et les vignettes sous la neige de Vienne sont de toute beauté. On a d’ailleurs souvent rapproché son style à celui d’Edward Hooper.
Cet album, sur un scénario de Jean-Luc Fromental, nous offre une histoire complexe mais passionnante mèlant l’Histoire, la littérature, le cinéma, la création et l’espionnage, le tout sur 96 pages riches et denses. En suivant, Graham Greene à Vienne, puis à Prague dans cet hiver 1948, Fromental explore une zone d’ombre dans la vie de l’auteur, qui se mue ici en espion ou en écrivain en mal d’inspiration pour rédiger ce qui sera son roman le plus connu grâce à l’adaptation cinématographique qui en sera tiré, " le Troisième homme ".
C’est intelligent, parfois difficile à suivre (il ne faut pas s’emmêler les pinceaux entre les services de l’IS, du KGB ou de la CIA) dans un contexte politique assez complexe entre les grandes puissances. Et l’histoire prend toute sa saveur lorsque l’on découvre les dernières pages du livre. Une gageure ! Très habile !
Ce n’est certes pas une bande dessinée qui se lit en 10 minutes, ce qui en fait évidement tout le charme. En tout cas, comme son précédent livre "La loterie " (un de mes coups de cœur de l’année 2016), je relirai avec plaisir cet ouvrage qui, sur un scénario adroit, de Fromental, nous offre de magnifiques planches signées Miles Hyman.
Les éditions Dupuis ont, en outre, eu l’intelligence de présenter à la fin de la bande dessinée, un dossier, signé Jean-Luc Fromental, consacré aux principaux protagonistes de l’histoire, ce qui m’a donné envie de revoir la film de Carol Reed, "le Troisième homme ".

note :4/5

543. froggy - 22/04/17 23:35
Undertaker 3, L'ogre de Sutter Camp

Ce n'est pas le fameux autocollant apposee sur la couverture du premier album qui m'avait fait acquerir le premier album, c'est simplement le fait que ce soit un western et que c'etait dessine par Ralph Meyer dont j'avais apprecie le dessin dans Berceuse assassine, Page noire et La Mangouste, le XIII Mystery qu'il a dessine sur un scenario de Xavier Dorison qui y avait fait du bon travail mais aussi sur des series comme W.E.S.T et Les Sentinelles. Le fait que le heros soit un ordonnateur de pompes funebres ajoutait un element insolite dans le genre et ne pouvait que me tenter. Malgre une intrigue de depart abracadabrantesque, le resultat final m'avait beaucoup plu (n'en deplaise a suzix. MDR). La suite par contre fut nettement en deca de mes attentes et fut tres decevante. Si les auteurs voulaient faire mentir l'autocollant en question (le meilleur western depuis Blueberry), ils avaient reussi leur but. C'est donc avec un petit peu d'aprehension que j'abordais le troisieme opus des aventures de Jonas Crow, l'ordonnateur en question.

Dans cet episode, celui-ci va etre confronte a une partie de son passe durant la Guerre de Secession, (qui a cesse, c'est sur) que l'on devinait mais dont on sait maintenant qu'il fut peu glorieux. Retrouvant par le plus grand des hasards dans son infortune, son ancien colonel, celui-ci lui apprend que l'Ogre de Sutter Camp, un medecin sadique, dont le Dr Mengele aurait pu etre un des plus fervents emules, est toujours vivant alors qu'il etait cru mort. Jonas se met donc en chasse de retrouver ce monstre. Ils le retrouvent plutot rapidement et il s'avere que ce medecin a une apparence tres sympathique, Meyer l'a dessine comme un geant barbu, une force de la nature et toujours tout sourire. Superieurement intelligent, il a collectionne les diplomes comme Jonas a collectionne les emmerdes, l'adversaire est de taille au sens propre comme au sens figure.

Dorison a pris son temps pour mieux developper le caractere de ce personnage hors du commun, car on ne sait pas que et qui croire. Est-ce que cet homme est vraiment le monstre que l'ancien colonel et Jonas nous depeignent? Il seduit tout le monde et enjole tous ceux qui l'ecoutent. Il faut dire qu'installe dans une petite ville miniere de l'Oregon, un trou perdu, il y soigne les habitants. Dorison instille soigneusement le doute chez son lecteur. En meme temps, on en apprend un peu plus sur le passe de Jons Crow qui s'appelait Strickland durant la guerre. Les dialogues de l'Ogre sont excellents et il sait particulierment bien choisir ses mots quand il est en pleine operation de seduction ou pour mieux faire baisser la garde de son/ses adversaires.

Le dessin de Meyer est egal a lui meme, c'est a dire excellent, certaines cases sont superbes de par leur composition, il en est ainsi de la grande de la planche 5 ou Jonas s'apprete a embaumer un corps, Jonas galopant sur son cheval dans la nuit pl.9, le meme echappant aux balles tirees a travers la porte, pl. 12, etc. Le decoupage, la mise en page et la composition generale de chaque planche sont egalement d'excellente facture. Vous avez compris que j'ai beaucoup aime cet album. J'espere sincerement que sa suite sera du meme tonneau.

Note finale: 4.25/5. Tres, tres bon album. Je ne sais qu'ecrire de plus

542. froggy - 22/04/17 23:31
Comme je ne peux pas faire de correction sur ce site digne de l'ere jurassique, je recopie ma chronique avec la rectification qui s'impose. Vous etes pries d'ignorer l'erronee.


541. froggy - 22/04/17 22:55 - (en réponse à : Marcel)
bi g oups! Tu as entierement raison, c'est d'Undertaker qu'il s'agit.

540. marcel - 22/04/17 22:39
Euh... Tu parles d'Undertaker, pas de Stern, non ?...

539. froggy - 22/04/17 21:36
Stern 3, L'ogre de Sutter Camp

Ce n'est pas le fameux autocollant apposee sur la couverture du premier album qui m'avait fait acquerir le premier album, c'est simplement le fait que ce soit un western et que c'etait dessine par Ralph Meyer dont j'avais apprecie le dessin dans Berceuse assassine, Page noire et La Mangouste, le XIII Mystery qu'il a dessine sur un scenario de Xavier Dorison qui y avait fait du bon travail mais aussi sur des series comme W.E.S.T et Les Sentinelles. Le fait que le heros soit un ordonnateur de pompes funebres ajoutait un element insolite dans le genre et ne pouvait que me tenter. Malgre une intrigue de depart abracadabrantesque, le resultat final m'avait beaucoup plu (n'en deplaise a suzix. MDR). La suite par contre fut nettement en deca de mes attentes et fut tres decevante. Si les auteurs voulaient faire mentir l'autocollant en question (le meilleur western depuis Blueberry), ils avaient reussi leur but. C'est donc avec un petit peu d'aprehension que j'abordais le troisieme opus des aventures de Jonas Crow, l'ordonnateur en question.

Dans cet episode, celui-ci va etre confronte a une partie de son passe durant la Guerre de Secession, (qui a cesse, c'est sur) que l'on devinait mais dont on sait maintenant qu'il fut peu glorieux. Retrouvant par le plus grand des hasards dans son infortune, son ancien colonel, celui-ci lui apprend que l'Ogre de Sutter Camp, un medecin sadique, dont le Dr Mengele aurait pu etre un des plus fervents emules, est toujours vivant alors qu'il etait cru mort. Jonas se met donc en chasse de retrouver ce monstre. Ils le retrouvent plutot rapidement et il s'avere que ce medecin a une apparence tres sympathique, Meyer l'a dessine comme un geant barbu, une force de la nature et toujours tout sourire. Superieurement intelligent, il a collectionne les diplomes comme Jonas a collectionne les emmerdes, l'adversaire est de taille au sens propre comme au sens figure.

Dorison a pris son temps pour mieux developper le caractere de ce personnage hors du commun, car on ne sait pas que et qui croire. Est-ce que cet homme est vraiment le monstre que l'ancien colonel et Jonas nous depeignent? Il seduit tout le monde et enjole tous ceux qui l'ecoutent. Il faut dire qu'installe dans une petite ville miniere de l'Oregon, un trou perdu, il y soigne les habitants. Dorison instille soigneusement le doute chez son lecteur. En meme temps, on en apprend un peu plus sur le passe de Jons Crow qui s'appelait Strickland durant la guerre. Les dialogues de l'Ogre sont excellents et il sait particulierment bien choisir ses mots quand il est en pleine operation de seduction ou pour mieux faire baisser la garde de son/ses adversaires.

Le dessin de Meyer est egal a lui meme, c'est a dire excellent. certaines cases sont superbes de par leur composition, il en est ainsi de la grande de la planche 5 ou Jonas s'apprete a embaumer un corps, Jonas galopant sur son cheval dans la nuit pl.9, le meme echappant aux balles tirees a travers la porte, pl. 12, etc. Le decoupage, la mise en page et la composition generale de chaque planche sont egalement d'excellente facture. Vous avez compris que j'ai beaucoup aime cet album. J'espere sincerement que sa suite sera du meme tonneau.

Note finale: 4.25/5. Tres, tres bon album. Je ne sais qu'ecrire de plus

538. froggy - 19/04/17 02:09
Orbital 7, Implosion

Je ne suis pas un grand fan de SF compare a certains d'entre vous meme si certaines de mes BD preferees appartiennent au genre (Yoko Tsuno, Valerian, les bandes de Moebius entre autres). Ne parlons pas du cinema ou si j'aime bien La guerre des etoiles et ses suites mais pas plus que ca, je mets 2001, l'odyssee de l'espace au Pantheon de mes films preferes au meme titre que Chantons sous la pluie et La grande vadrouille. Mais revenons sur le terrain de la BD. Je ne ne me souviens plus des raisons qui m'avaient fait acheter le premier tome, probablement, quelques uns ici meme ont du en ecrire suffisament de bien et avec les mots qu'il faut pour me faire tenter. C'etait en 2006 et les albums se succedent a une cadence plus ou moins reguliere, 3 ans s'etaient ecoules entre les titres 5 et 6. Si mes souvenirs sont bons (il faudrait que j'aille me relire mais la, je n'ai pas le temps), j'avais ecrit au moment de la sortie de ce tome 6, Resistance en 2015 que j'arrivais a reprendre immediatement le rythme de lecture sans aucun probleme grace au talent des auteurs malgre le laps de temps passe entre 2 albums. J'aurais mieux fait de me pendre plutot que d'ecrire une betise pareille.

Je ne suis pas editeur, loin de la. J'ai cependant tendance a croire que lorsqu'ils lancent une collection, ils esperent toujours que les ventes vont augmenter avec chaque nouveau titre en un rythme croissant. Il faut donc que les auteurs elaborent chaque album dans cette perspective. Ce tome 7 qui ouvre un nouveau cycle me donne a penser que cela n'est pas le cas chez Dupuis. Etais-je tres fatigue (trop peut-etre) lorsque j'ai lu cet album? Je ne sais pas. Toujours est-il qu'il a fallu que je le lise 2 fois coup sur coup afin que je le comprenne mieux, meme si tout n'est pas encore tres clair. J'ai toujours peur d'ecrire une telle chose au risque de passer un con, chose que je ne pense pas toujours etre. Je me considere comme le lambda moyen qui adore la BD FB et qui a envie de se detendre le soir en lisant une BD qui ne lui prendra pas la tete. Il n'en fut pas le cas ici.

Je me demande ce que cela aurait coute aux auteurs et a l'editeur d'inserer une page qui commencerait par ses mots qui me paraissent tres simples: "Resume des episodes precedents". Je pense que cela m'aurait ete tres utile afin de mieux me faire rentrer dans cette histoire et de ne plus se dire: "c'est qui lui? c'est qui elle? c'est qui eux?" La clarte est primordiale dans un recit. J'ai suffisament mal critique Yves H. la dessus. Le dernier Spirou de Yann est un tres mauvais album mais au moins, il a le merite d'etre clair meme si cela y part dans tous les sens. D'emblee, le scenariste nous presente les heros dans une situation critique car ils sont en train de voler des larves "nakruides" mais il y a le retour des "nevronomes" qui posent un terrible danger. C'est quoi tout ca?

Je suis un peu de mauvaise foi car je sais tres bien que si j'avais voulu, j'aurai pu relire les albums precedents avant d'entamer celui-la mais c'est une chose que je ne fais quasiment jamais car j'essaye toujours de lire la suite d'un album sans relire le titre precedent. J'ai generalement bonne memoire, elle ne flanche pas encore trop. Et puis, je me mets dans la peau d'un nouveau lecteur qui decouvrirait ainsi la serie en plein milieu. Comme de plus, l'histoire nous fait passer d'une planete a une autre, avec plein d'extra-terrestres avec des apparences physiques parfois monstrueuses, il est rien de plus facile que de s'y perdre. C'est ce qui m'est arrive ici

Si j'ai bien compris l'histoire, les heros, Caleb et Mezoke, sont les seuls a empecher une terrible catastophe qui menace la Confederation, menace qui a priori viendrait des nevronomes. Mais en fait pas du tout meme si cela en a toutes les apparences. Quant aux larves nakruides, ce sont des larves qui donneraient l'immortalite selon une legende. Elles sont tres bien protegees mais nos heros arriveront a en subtiliser quatre afin de subvenir a leurs besoins car ils on ete mis au ban de la Confederation, laquelle a maintenant besoin d'eux a nouveau. Je vous l'ai dit, ce n'est pas tres simple car les informations sont distillees au fur et a mesure que le recit avance. En plus, Runberg, le scenariste, ajoute des fausses pistes a tout cela, il m'a laisse dans le virage comme dit ma soeur. Et puis finalement, la scene d'action finale, s'eternise et est nettement trop longue.

Je n'aime pas lire des dialogues emailles de mots grossiers tels que celui-ci que Runberg a mis dans la bouche de la soeur de Caleb des la planche 3; "Il ya tout un tas de con-nards qui sont prets a payer une fortune pour ce placenta...arrete de m'emmerder... avec ta bonne conscience de merde" Si dans une BD de Reiser, cela ne me derange absolument bien au contraire, ici, dans une BD de SF, je trouve cela totalement deplace. Un dialogue de BD est un dialogue ecrit et ce n'est pas Greg qui me dirait le contraire, il est impossible de parler l'Achille Talon, le roi de la science-diction. Je suis en train de lire, je veux donc que les dialogues soient litteraires et non un decalque du langage parle de tous les jours. On peut ecrire des dialogues qui expriment les memes sentiments mais de maniere plus elegante et surtout tout aussi efficace, bordel de merde!

Le dessin de Pelle est toujours aussi bien et sied bien a l'histoire mais certaines cases qui ne sont pas accompagnees d'un recitatif m'ont laisse perplexes. Visuellement belles, mais qu'est ce qui s'y passe? Je ne demande pas du Jacobs, simplement un minimum d'explication sur ce qui se passe. Je ne suis pas certain que le dessinateur comprenait egaleemnt les intentions de son scenariste. J'aime beaucoup la couverture qui est tres riche de details. Malheureusement, l'ensemble de l'album n'est pas a la hauteur.

Note finale, 1.5/5. Premier accident dans un parcours jusqu'a present sans fautes, il fallait bien que cela arrive un jour


537. froggy - 19/04/17 00:33 - (en réponse à : Herve)
Je suis ravi de savoir que tu vas decouvrir parmi les meilleures BD jamais ecrites. Les T&L de Jije sont nettement superieurs a ceux d'Uderzo. Je ne vais pas revenir la-dessus, j'ai deja suffisamment glose dessus. Quand tu auras fini de les lire, n'hesite pas a nous (me) faire savoir ce que tu en penses. Le (tres gros) bemol par contre est pour lire le dernier ecrit par Charlier, Survol interdit. On en discutait a ce sujet avec Marcel la semaine derniere. Il n'a connu qu'une seule edition. Et il coute cher sur ebay. Apres ce tome, laisse tomber la serie, c'est tout simplement de la merde.

Pour Sasmira, je suis entierement d'accord avec toi. La magie du premier tome n'y est plus. Mais qu'est-il donc arrive a Laurent Vicomte?

536. suzix@bdp - 18/04/17 10:56
commencé à lire Désintégration - Journal d'un conseiller à Matignon de Recht & Angotti chez Delcourt (mars 2017)

... même pas failli terminé le premier chapitre tellement c'est chiantissime. C'est larmoyant et sans intérêt. On s'emmerde grave à tenter de comprendre les arcanes inintéressantes de la politique politicienne française. De plus, je sens venir à plein nez les bons sentiments du bob. Marre.
'tain j'aurais dû lire cela direct après achat pour pouvoir le ramener ... je vais tenter de terminer au cas où la suite serait meilleure mais je sens que cela va être pénible.

535. herve - 18/04/17 10:47
Sasmira #3 Laurent Vicomte & Anaïs Bernabé

On pourrait écrire des pages et des pages sur la création et la gestation de cette série, débutée, mon Dieu, en 1997. Trois albums en 20 ans!
La qualité du lecteur de "Sasmira" repose donc essentiellement sur la patience.
Trois albums et trois dessinateurs différents. A Laurent Vicomte,avec un dessin élégant, raffiné et minutieux, succède Claude Pellet, aux dessins sans fausse note et? à présent, Anaïs Bernabé.
Je dois avouer que son style tranche avec celui de ses prédécesseurs, et cela sans nul doute en raison des couleurs employées.
Je n'ai pas retrouvé le souci du détail,que Vicomte maitrisait à la perfection, (relisez "Virages" ouvrage de Daniel Maghen, consacré à Laurent Vicomte et vous comprendrez)dans le dessin d'Anaïs Bernabé.
Bien sûr, Bertille est toujours bien dessinée mais j'ai eu du mal à reconnaître Stan dans cet opus.
Je regrette un peu que le scénario donne une part trop belle à la période égyptienne, avec des explications un peu trop alambiquées.
Bref, la magie du premier album de Sasmira tend à s'estomper.

Fallait-il pour autant que "Sasmira" reste l'arlésienne de la bande dessinée?

On jugera lorsque la série sera, enfin, achevée.

note: un généreux 3/5

534. herve - 18/04/17 10:03
Après avoir lu le dernier "Tanguy et Laverdure" Classic,-qui mérite le détour- j'ai eu envie de me replonger dans les albums originaux.
Pourtant cette série ne m'avait jamais trop attiré. Je préférais nettement "Buck Danny"
Dans la lecture des T&L, je m'étais arrêté à la période Uderzo & Charlier.(je ne possède que les 3 premières intégrales)
Et bien, je dois dire que j'avais eu tort.
Je viens de découvrir les premiers albums de "Tanguy & Laverdure" version Jijé, et c'est pas mal du tout.
Certains éléments scénaristiques de "Mission spéciale" se retrouvent dans "l'avion qui tuait ses pilotes", sorti la semaine dernière, bref la patte de JM Charlier est reconnaissable entre toutes! Et le dessin de Jijé est vraiment bien.

Il me reste donc pas mal d'albums à découvrir.

533. froggy - 18/04/17 01:15
Le Spirou de Schwartz et Yann, Le maitre des hosties noires

Je n'en ai fait pas mystere, (ce qui me fait penser que je ne fais pas mystere de beaucoup de choses sur ce forum), j'aime beaucoup la serie Spirou et Fantasio. Je l'ai decouverte en la lisant dans l'hebdomadaire, mon premier y fut Le gri-gri du Niokola Koba qui par chance est un des meilleurs Fournier. Je n'ai decouvert ceux de Franquin que quelques temps plus tard, mais pour moi celui-ci etait avant tout l'auteur de Gaston, je me suis souvent explique sur ce point ici-meme. Je n'ai donc pas grandi dans le culte Franquin, ni dans le culte Fournier, ni Tome & Janry, ni qui que ce soit d'autres. Quand Dupuis annonca la sortie de cette serie derivee, le principe de base etait que ce serait uniquement des one-shots signes par des auteurs reconnus dans la BD qui nous montreraient leur vision de la serie et ne signeraient qu'un seul album. Concept interessant auquel j'ai immediatement adhere. On le sait aujourd'hui, le principe de la collection n'existe plus, ainsi le scenariste Yann en a ecrit 4 titres dont ce dernier et Emile Bravo, deja auteur du meilleur titre de la collection, Le journal d'un ingenu est en train de plancher dur sur une tres longue histoire qui devrait faire pres 200 planches si ce n'est plus. En attendant, cette serie d'albums est tres inegale et leur qualite varie du tres bon au tres mauvais si ce n'est carrement mediocre. Je peux d'ores et deja vous annoncer que cet opus fait tomber dramatiquement la moyenne generale de l'ensemble des titres.

Il est la deuxieme partie de La femme-leopard qui nous avait montre un Spirou devenu alcoolique et un Fantasio plus zazou que jamais, l'action se deroulant dans l'immediate apres 2eme Guerre Mondiale, ce qui permit aux auteurs d'emmener nos heros a Paris et plus particulierement dans le quartier de St Germain des Pres ou ils croiseront Sartre et Beauvoir entre autres. Je n'ai pas relu cet album depuis sa sortie mais j'en ai garde un plutot bon souvenir si ce n'est qu'il consistait plus en une mise en place dont l'aboutissement serait ce Maitre qu'autre choses. Nous aurons donc attendu 3 ans pour se dire, tout ca pour ca! En effet, pour prendre la recette de Yann, vous prenez 1 Spirou et Fantasio, quelques savants nazis, un potentat africain assiste de son ame damnee/souffre douleur, un Congo Belge en periode post 2e Guerre Mondiale et pre-Independance, une tribu de femmes amazones africaines (?)(oui je sais mais nous sommes dans du Yann, il faut donc s'attendre a tout et a n'importe quoi), un ecureuil femelle, un fetiche, des robots, une bombe atomique, des aviateurs de la Sabena, une femme reporter americaine nommee Tallulah Bankett avec le physique de l'actrice au presque meme nom, Tallulah Bankhead, un petit indigene congolais fort debrouillard, un pere missionnaire qui tourne des films inspires de Laurel et Hardy pour les autochtones, un sorcier et une sorciere qui se detestent, une survivante d'un camp de concentration. Ouf! Il ne manque a tout cela que quelques ratons-laveurs. Vous melangez le tout aussi bien que vous pouvez de maniere a ce que tout cela tienne dans 62 planches et vous assaisonnez tout cela avec des expressions bruxelloises, congolaises et quelques jurons allemands. Donnerwetter! N'oublions pas les pincees de reference a Tintin au Congo saupoudrees ici et la. Vous donnez votre tapuscrit a votre dessinateur en esperant qu'un miracle aura lieu. Le miracle, c'est que l'editeur n'a pas fait son boulot et qu'il publie cela sans rire. Quant au lecteur, il se demande si il n'est pas de trop dans tout cela car manifestement, ce n'est pas lui qui etait vise dans l'elaboration de l'album. Je ne demandais a lire qu'une bonne histoire au moins digne du precedent en esperant qu'il soit aussi bon que le premier opus du tandem bien qu'il contenait quelques maladresses. Le GROS probleme ici est qu'il n'y a PAS de scenario construit, ce ne sont que des idees eparses et rassemblees tant bien que mal (plutot mal que bien evidemment) en un espece de Meccano qui serait tout de guingois. Je ne vais pas m'apesantir dessus car il n'y a rien d'autres a ecrire.

J'aime bien le dessin de Schwartz mais la je me demande si la lassitude ne l'a pas frappe. J'ai trouve qu'ici, il se relachait beaucoup et d'une maniere generale, son dessin est nettement moins accompli que dans les autres albums que j'ai de lui (S&F et Gringos Locos). Il y a cependant quelques oasis de grande qualite dans ce desert, ce sont les grandes cases qui sont particulierement reussies grace au fourmillement de detail qu'elles contiennent, je me suis arrete longuement sur elles. J'apprecie quand le dessinateur fait de reels efforts pour demontrer son talent d'une part et faire plaisir a ses lecteurs d'autre part, je prends celles des planche 4, 6, 8 et 39 par exemple. Il y en beaucoup d'autres. J'ai la nette impression qu'Olivier Schwartz s'est plus amuse a dessiner ces cases que le reste de l'album. Mais ce n'est pas suffisant pour sauver l'album et compenser la vacuite du scenario puisqu'il faut bien appeler ce qu'a ecrit Yann comme cela du fait de sa fonction de scenariste.

Note finale. 0,75/5. Ce n'est pas que ce soit une daube, c'est encore pire, c'est mauvais purement et simplement. Avec ce Maitre, Yann nous a bien mis

532. torpedo31200 - 17/04/17 00:03 - (en réponse à : Danyel - post # 527)
Tu vas voter ?

531. pm - 16/04/17 19:08
J'aime assez quand certains se sentent au dessus de la mêlée du bas peuple car ils en ont compris tous les rouages et ne se font pas avoir, bref sont plus intelligents que les autres et aiment le faire savoir, et votent probablement pour rendre ce peuple enfin "heureux" !

530. Danyel - 16/04/17 12:58 - (en réponse à : Froggy.)
Au Japon, pour ne m'en tenir qu'à la télévision, on parle surtout de Marine Lepen, on a parlé aussi de François Fillon au moment de ses affaires, un peu d'Emmanuel Macron et pas du tout de Jean-Luc Mélanchon.
Mais il n'y a pas de sujets réguliers, bien sûr.

Je suis l'agitation autour des élections de près car c'est pour moi une illustration passionnante de tous les livres que je lis à longueur d'années sur la communication, les techniques de manipulation de masse, l'argumentation, la fabrique de consentement et le fonctionnement des grands médias.
Une fois tous les cinq ans, c'est la grande foire de la mise en pratique, le grand bal des communicants.

Indépendamment des mes choix personnels, je constate ici ou là l'efficacité des techniques mises en œuvre.
Et ça me désole.

529. pierrecédric - 15/04/17 18:27
surtout de Marine le Pen
'tainnnn, même là bas elle fait couler de l'encre cette grouinasse.

528. froggy - 15/04/17 17:25 - (en réponse à : Danyel)
Je ne sais pas comment tu fais parce que j'arrive a peine a le lire. Est-ce que tu suis les elections de chez toi? On en parle dans les medias japonais?

De mon cote, je les suis a peine. La tele n'en parle pas du tout, trop occupee avec Trump. Le Washington Post couvre un peu la chose et s'inquiete surtout de Marine le Pen.

527. Danyel - 15/04/17 10:40
Je viens de lire "La politique c'est nase, lisez plutôt des BD! tome 3".

J'avais abandonné cette série depuis un bail découragé par sa grande bêtise. Mais je voulais découvrir le tome 3 espérant naïvement une remontée du niveau.

Que ne suis-je resté sur ma position ! Là, c'est franchement n'importe quoi.
Les personnages inventent des situations invraisemblables en se fiant à des oracles, tiennent des propos incohérents glanés ailleurs qu'ils répètent en boucle, en changeant au gré de ce que leur annoncent les oracles.
Certains sont déjà tétanisés par l'avènement de super-méchants auxquels on leur a dit de croire, alors que d'autres se rêvant en super-héros invoquent un talisman utile pour combattre les forces du Mal et changer le Monde (la grosse ficelle).


Les scénaristes se foutent vraiment de la gueule du monde et leurs personnages agissent comme des pantins. On n'y croit pas un instant, tellement c'est gros. Mais il faut croire qu'il y a un public pour ça.

Mon verdict : à éviter.

Note finale : 0/5 (et je suis généreux).

526. froggy - 15/04/17 01:47
Berthet et Runberg, Motorcity

C'est la nouvelle BD policiere du dessinateur de Pin-up qui a cree une collection portant son nom chez Dargaud. Le principe est que Berthet s'associe avec un scenariste plus ou moins connu qui lui aura concocte un scenario policier. Apres Philippe Hautiere et Zidrou, c'est Sylvain Runberg, le scenariste entre autres d'Orbital, la serie de SF qui parait chez Dupuis et qui lorgne gentiment sur Valerian, qui lui a ecrit celui-la.

Les auteurs nous emmenent en Suede ou une charmante et jolie jeune policiere fraichement emoulue de l'ecole de police est chargee d'enqueter sur la disparition d'un jeune homme. A priori, c'est une enquete d'une banalite desarmante mais evidemment, cette disparition cache quelque chose de beaucoup plus grave. Je ne peux pas et ne veux pas ecrire plus afin de ne pas deflorer plus de l'intrigue. Cela gacherait le plaisir de votre premiere lecture de ce livre. Le scenario permet au lecteur ignorant des us et coutumes suedoises de decouvrir un versant inconnu de la sous-culture locale, a savoir celle des raggare qui est une espece d'adulation par une petite partie de la population suedoise pour une certaine culture populaire americaine des annees 50 seulement c'est a dire James Dean au cinema, Elvis Presley pour la chanson, et des automobiles americaines de cette epoque, une consequence imprevue du Plan Marshall en quelque sorte. Chaque annee, tous ces gens se reunissent dans un festival baptise Motorcity. D'ou le titre de cet album. Afin de mieux relever la sauce de ce point de depart d'une banalite affligeante, Runberg a imagine que notre jeune fliquette revenait dans sa petite ville natale apres avoir passe plusieurs annees a l'Academie de police de Stockholm. Elle y revient parce qu'elle le veut preferant l'habitat rural a l'habitat urbain. Accessoirement, son pere y habite toujours. L'enquete va mener notre inspectrice a croiser des gens qu'elle a connu au lycee, elle meme fut un peu raggare mais cela lui a passe. Durant son enquete, elle suivra parfois des fausses pistes mais elle arrivera bien sur a decouvrir la verite.

J'ai bien aime cette histoire mais pas autant que Perico. Il est evident que Runberg a travaille sur son intrigue dont les fils au depart semblent un peu touffue mais tout prend son sens naturellement au fur et a mesure que l'histoire se developpe. D'ou vient cette legere gene qui m'a empeche d'adherer completement a cet album? Je ne sais pas trop. Disons que tout cela est un peu mecanique bien que le scenariste ait fait l'effort de developper les characteres de ses protagonistes, j'ai l'impression qu'il manque un petit quelque chose qui aurait permis d'humaniser completement ces etres de papier. Il y a aussi le fait que le decoupage de l'histoire qui montre une victime du coupable obscurcit l'histoire, son identite n'est pas revelee et on se dit que ces sequences ne sont presentes dans la narration que pour mieux manipuler le lecteur.

Le dessin de Berthet est egal a lui-meme, je vais peut-etre me repeter (il faudrait que je relise ce que j;ai ecrit sur lui), il est elegant et classique, je dirais meme plus, il a de la classe. On pourrait rapprocher son dessin a celui de Floc'h, le cote precieux et pedant en moins. Pour ma part, j'aime beaucoup et je ne lui trouve que des qualites. Cet album nous offre par contre la demonstration qu'il est beaucoup plus a l'aise pour dessiner des voitures americaines anciennes comme nous avons souvent eu l'occasion de le voir dans ses BD qu'une simple Volvo beaucoup plus moderne. Manifestement, la seule carrosserie suedoise qui l'ait inspiree est celle de son heroine principale.

Note finale, 3,25/5. Cela aurait merite plus si les scenes avec la victime avaient ete mieux expliquees.

525. froggy - 15/04/17 00:42
Je ne sais pas si ils continueront cette serie, "T&L Classic" mais de toutes facons cela sera sans moi. J'acheterai bien sur cet album car le scenario est une adaptation du roman de Charlier mais cela sera le seul avec son precedent car la reprise de T&L est une des plus desastreuses qui soit. J'ai eu l'occasion de lire le dernier en date, Taiaut sur bandits!, c'est pire que mauvais, c'est une bouse innommable. On devrait mettre les commettants de cette chose au pilori et leur jeter des tomates et oeufs pourris a la figure en leur criant des quolibets. De mon cote, si je l'avais achete, je les aurai este en justice pour insulte a l'intelligence. Vous m'avez compris, il faut en rester a Charlier et personne d'autres en ce qui concerne ses series.

524. herve - 14/04/17 14:40
L'avion qui tuait ses pilotes Tanguy & Laverdure Classic

"L'avion qui tuait ses pilotes" vient conclure le diptyque débuté avec "Menace sur Mirage F1", d'après un roman signé Charlier.
Et bien, je dois dire que cet album, toujours scénarisé par le regretté JM Charlier, mérite toute votre attention.
Fort bien mené, nous suivons une intrigue riche en rebondissements, où les séquences aériennes sont un peu moins nombreuses au profit de l'enquête dirigée par Michel Tanguy.
On échappe ici au traditionnel Ernest Laverdure gaffeur, ce qui fait du bien, pour se plonger dans l'atmosphère digne d'un roman d'espionnage de la grande époque.
Et que dire du dessin de Durand, qui sans plagier ses illustres prédécesseurs, rend hommage à cette série, que je pensais honnêtement, tombée en désuétude.

Cette reprise est assurément une réussite pour les Editions Zephir et, donne aux lecteurs, moment de nostalgie rafraichissante.

note:4/5


523. herve - 14/04/17 14:28
LaoWai #1

J'étais passé à côté de cet album lors de sa sortie. Séance de rattrapage donc avec emprunt à la médiathèque.
Alcante et Bollée, rompus aux scénarii bétons, nous offrent là une très bonne histoire, dépaysante, sur fond historique et qui ne manque pas de rythme.
Grand fan du film hollywoodien "les 55 jours de Pekin", je suis ravi de retrouver la Chine, celle des légations étrangères, une Chine objet de toutes les convoitises du vieux continent
Même la première partie, plus marquée sur la vie militaire et l'entrainement du soldat François Montagne, se lit avec plaisir.
Le dessin de Xavier Bessen, que je découvre ici, est très réussi et fonctionne à merveille sur cette histoire.

De l'aventure, de l'action, une romance que l'on devine à venir, bref une série prometteuse.

note: 3,5/5

522. marcel - 14/04/17 09:39
Je pense tout simplement que la serie s'appelle Comanche parce que le journal Tintin manquait d'heroines, et qu'il fallait aussi attirer les jeunes lectrices. Je ne crois pas que ce soit un hasard qu'a peu pres a la meme periode apparaissaient Natacha et Yoko Tsuno dans Spirou...

521. froggy - 14/04/17 01:43
Comanche 4, Le ciel est rouge sur Laramie, edition integrale

Je sais bien qu'un album qui date de 1975 n'est pas vraiment une nouveaute. Il se trouve cependant que pour la premiere fois au monde, cette quatrieme aventure de Red Dust, pardon, je voulais dire Comanche, est ENFIN publiee dans son integralite des 52 planches, l'edition que nous connaissions tous n'en comptait que 47. Seuls les de plus en plus rares lecteurs du journal Tintin (le journal des jeunes de 7 a 77 ans) en avaient eu la primeur et l'exclusivite. 42 ans plus tard, les amateurs de la serie peuvent enfin en profiter. C'est donc pour ces 5 planches manquantes que je considere cet album comme une nouveaute et que j'ecris cette chronique de lecture ici-meme et non dans le forum relatif a nos relectures.

Cette aventure est la deuxieme partie de ce que l'on peut bien qualifier une trilogie, elle est comprise entre Les loups du wyoming et Le desert sans lumiere. De ces 3 albums , Le ciel est rouge sur Laramie est celui que j'aime le moins, mon prefere de toute la serie est Le desert. Mais attention, cela ne veut pas dire que ce Ciel est mauvais loin de la, c'est un excellent album que j'aime enormement mais pas autant que le dernier volet de ce cycle de 3 albums.

Je ne sais pas pour quelles raisons, Greg, le scenariste, a appele cette serie Comanche puisqu'en fait le veritable heros est Red Dust, c'est d'ailleurs le premier personnage que l'on voit dans le premier album de la serie qui comme par hasard, s'appelle Red Dust. Bizarre autant qu'etrange, n'est-ce pas? Le personnage de Comanche ne fera generalement que de la figuration plus ou moins intelligente durant toute la serie quand Greg ne se debarrasse d'elle completement des la deuxieme planche a deux ocasions, dans cet album et dans Le Doigt du Diable ou elle ne prononce meme pas un mot et qu'on l'apercoit a peine. Toujours est-il qu'ici, Red s'est charge d'une mission que lui a confie un chasseur de primes vu dans Les loups lorsqu'ils etaient confrontes au terrible gang des Freres Dobbs. Des 4 freres, un seul a survecu, Ross et Greg nous offre un des plus epouvantables mauvais de la BD FB. Clairement un psychopathe qui tue aussi pour le plaisir ("Un benisseur, mes preferes" eructe-t-il avant de tuer de sang froid un pauvre fermier mormon qui esperait le faire revenir a de meilleurs sentiments), Russ Dobbs est le mal au sens propre du mot. Malin et ruse et totalement denue de scrupules et de sentiments car manifestement la mort de ses 3 freres lui en a touche une sans faire bouger l'autre, il meme son chemin en laissant ruine et desolation derriere lui tel un moderne Attila du 19e siecle dans le continent nord-americain. Greg aurait pu appeler cet album "Le cavalier de l'apocalypse" pour qualifier ce monstre sanguinaire. Il faut admirer l'intelligence du scenario qui en decrivant un homme d'une telle maniere manipule le lecteur afin de justifier la fin. On la connait tous et je ne pense pas que je vais commettre un gros spoiler en ecrivant a ce sujet, Red tuera Ross Dobbs de sang-froid et sans sommation dans une ruelle coincee entre 2 rangees de maisons obscure et malodorante a cause des ordures qui y sont jetees, il a la fin qu'il meritait, le nez dans la pourriture. Il faut rappeler qu'a cette epoque, au debut des annees 70, 2 films americains que je presume que Greg avait vu avait fait du theme du justicier solitaire le sujet du film, je n'ai jamais eu l'occasion de voit le deuxieme, Un justicier dans la ville avec Charles Bronson alors que le premier est un de mes films preferes, c'est L'inspecteur Harry avec Clint Eastwood. Red Dust fait comme eux, quand la justice est deficiente et que le systeme protege plus les assassins que les victimes, il n'y a plus qu'une seule a chose a faire pour de debarrasser de gens comme Dobbs, rendre justice soi-meme. Il est evident qu'une telle fin dans un album de BD FB a marque les esprits, je me demande ce qu'a du en penser Herge quand l'histoire paraissait dans le journal qu'il avait contribue a creer. Il a quand meme du pas mal tique. Surtout que Dust retrouvera Dobbs dans un bordel et que celui est dans les bras d'une prostituee qui bien qu'on l'apercoit a peine en est manifestement une, cela devait bien etre la premiere fois que l'on voyait une catin dans les pages de Tintin. Des assassins monstrueux, un bordel, des prostituees, le heros qui tue de sans-froid dans une ruelle jonchee d'ordures, la suite des aventures de Red Dust montrera que le scenariste n'ira jamais aussi loin dans cette voie, il fera marche arriere des l'album suivant car Red Dust ira au penitencier pour avoir tue Dobbs de cette maniere meme si ce type etait une veritable ordure.

Comme vous le savez tous, j'adore Hermann et la periode durant laquelle cet album est paru est pour moi, le sommet de sa carriere. Dans Bernard Prince, son autre serie qu'il menait concomitament alors, ce sont les albums La fournaise des damnes et La flamme verte du conquistador. On sent que ces hommes, ces femmes et ces enfants ont un vecu, ils ne sont pas toujours propres car ils n'ont pas toujours la possiblite d ese laver. On devine que leurs vetements sont vieux, uses, elimes, pas propres. Ces gens sentent, ont des dents en moins, ont probablement une haleine fetide. Au diapason, les habitations sont vieilles, on voit les sordures, on devine que ce sont la, dans ces ruelles, que les gens jettent au petit matin le contenu de leurs pots de chambres sans souci d'hygiene. Il doit bien y avoir des rats qui trainent. Hermman reussit tout cela avec un talent qui avait peu d'egal a l'epoque et qui n'en a toujours pas aujourd'hui. Alfred Hitchcock avait mis ce dialogue dans la bouche de Joseph Cotten en 19432, le tueur en serie d'un de ses chefs d'oeuvres, L'ombre d'un doute: "Le monde est une porcherie". C'est ce qu'Hermann a dessine dans cet album.

Note finale, 4.75/5. Cette trilogie est le sommet de la bande et c'est ce qui en a fait une serie legendaire et inoubliable

520. herve - 12/04/17 14:24
Shi #1 de Zidrou & Homs

Le dessin de Homs est très élégant voire très raffiné sur une histoire tout de même sombre. J'ai été très surpris par le changement d'époque au bout de que 4 pages, et comme certains , je me suis demandé s'il n'y avait pas une erreur d'édition ! c'est dire si la transition est brutale!
Ce premier volume nous offre une mise en place assez lente d'une vengeance que l'on suivra sur 4 volumes. Et c'est bien là que le bât blesse, car j'ai bien peur que cela paraisse un peu trop long à suivre, surtout lorsque l'on sait que Zidrou travaille sur plusieurs séries ou one shot en même temps.
Je suis donc assez mitigé sur ce premier volume qui manque un peu de crédibilité à mon goût.
A suivre tout de même.

note :3/5

519. suzix@bdp - 11/04/17 11:29
yek yek yek

518. marcel - 11/04/17 10:49
Je suis deg'.

517. pierrecédric - 11/04/17 10:40
Non, là 30 euros pour ce bouquin c'est pour ceux qui aiment bien se faire entuber, on peut le trouver moins cher, suffit de chercher.

516. suzix@bdp - 11/04/17 10:37
pareil que Marcel.


... hey finalement, Marcel, on a qd même pas mal de références en commun! Ca te fout pas un peu les boules! (;o)

515. marcel - 11/04/17 09:34
Quand je lis Novedi, je vois Eric Castel.
Et moi Jeremiah...

514. Piet Lastar - 11/04/17 01:31 - (en réponse à : c'est écrit derrière: 30,00 euros )
ça m'étonne toujours, le prix fixe des livres en France



 
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