Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (18)

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1006. froggy - 29/08/17 19:28
Fabcaro, Pause

C'est grace a Stefan que j'ai decouvert cet auteur quand il avait mis ici meme 2 gags de Talk show qui m'avaient tellement fait rire que je ne pouvais que l'acheter. Cet album fut confirme par le suivant que j'acquis, Zai, Zai, Zai, Zai qui me fit le meme effet. C'est Marcel qui me fit connaitre l'existence de ce Pause, lorsqu'il nous fit connaitre ces dernieres d'acquisition. J'ai beau suivre le mieux que je peux ce qui sort, parfois, certains echappent a ma sagacite surtout quand un album sort chez un petit editeur comme l'est celui de cet ouvrage.

Fabcaro s'y met lui-meme en scene car il est en panne d'inspiration apres le gros succes de Zai, etc.. Il semblerait qu'il en a ete le premier surpris. Pour cela, il nous offre a lire des scenes extremement comiques ou il se rememore des seances de dedicaces embarrassantes pour lui, mais aussi les affres de l'artiste qui se demande ce qu'il doit faire apres un succes. Cela est frequent et parfois cela nous offre des chefs d'oeuvre comme 8 1/2 de Fellini ou alors une panne totale de creation comme ce fut le cas pour l'ecrivain Jean Carriere qui connut un enorme succes de librairie en 1972 avec son roman L'epervier de Maheux, roman qui fut couronne du Goncourt cette annee-la, mais qui fut ensuite incapable d'ecrire pendant des annees. Heureusement pour nous, ce n'est pas le cas pour Fabcaro qui se sert donc de sa panne d'inspiration pour en faire un sujet de comedie. Autant l'ecrire, j'ai souvent eclate de rire en lisant ses affres car l'auteur illustre ses delires et certaines scenes deviennent surrealistes quand il y va a fond, il en est ainsi de l'utilisation du bandeau "Par l'auteur de Zai, zai, zai, zai" que l'on ne trouve pas obligatoirement sur un livre selon le dessinateur. Et il y en a de nombreuses autres. Une fois de plus, je vais me servir d'une reference cinematographique car en lisant cela, je n'ai pas pu m'empecher aux delires de Tom Ewell dans le chef d'oeuvre (encore un! me direz-vous) de Billy Wilder, 7 ans de reflexion, delires que le cineaste a filme et qui sont d'une drolerie irresistible. Fabcaro utilise le meme principe et quand c'est drole, comme c'est le cas ici, c'est un grand bonheur de lire cela.

Concu comme un journal, le dessin est tres relache, cela ressemble plus a des brouillons meme tres travailles qu'a autres choses. Mainifestement pour la publication de ce recueil, Fabcaro a tenu a conserver la spontaneite de son dessin en ne faisant pas quelque chose de beau et de tres leche. Cela ne donne que plus de legerete a l'ouvrage qui ne se veut pas prise de tete. Il se lit tres rapidement, on passe d'une saynete a une autre mais l'humour qui domine tout l'ouvrage fait que l'on occulte les erreurs dans le dessin, je dirais meme plus, elles en ajoutent a son aspect ludique.

Note finale, 4.25/5. Les occasions de rire aux eclats ne sont pas si frequentes de nos jours, ne ratez pas cette occasion qui nous est offerte. J'espere que vous y rirez autant que je le fis

1005. marcel - 29/08/17 17:24
Et alors ?... On a le droit d'aimer le caca. Ca ne change pas le fait que c'en soit.

1004. suzix@bdp - 29/08/17 17:13
règle d'argent car on est plusieurs à avoir vraiment apprécié "Code Mc Callum" !

1003. marcel - 29/08/17 16:07
Je rappelle la regle d'or :
Label Serie B = caca.

1002. Suzix@bdp - 29/08/17 14:58
Cool!

1001. torpedo31200 - 29/08/17 14:47 - (en réponse à : herve + suzix - post # 992+994)
Streamliner # 2 est prévu le 13/09.

1000. suzix@bdp - 29/08/17 13:50
YaaaaaaaattttttttTTTTTTTTTTTTTTTAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!

999. bert74 - 29/08/17 13:15
Moi aussi, j'aime bien Carmen Mc Callum (et son pendant Travis) qui, comme le dit Lien, nous permet d'étancher notre soif de SF-anticipation-cyberpunk en BD.

Les premiers albums sont très sympas, avec des intrigues construites sur des thèmes de SF propres à chaque cycle : l'intelligence artificielle / les nanotechnologies / les modifications génétique. Ce principe de variation de thèmes de sciences-fiction autour des mêmes personnages, un peu comme dans les Blake et Mortimer, donnait beaucoup de peps à la série.
La qualité s'est mise à baisser quand Duval a abandonné ce principe et que Gess ne faisait plus le dessin (à partir du 9).

998. marcel - 29/08/17 12:23
J'avais lu le tome 1, et vu que le dessin d'Aoumri, ca m'emeut pas plus que ca, ca m'était un peu tombe des mains, j'ai vraiment eu du mal a le finir.
La, le 3eme a été publie dans l'Immanquable, si tu me dis que c'est le dernier, je peux peut-être faire un effort...

997. herve - 29/08/17 11:27
Je viens de lire les 3 volumes de "Saga Valta"
J'avais acheté cette série pour deux raisons.
D'une part, le premier volume ,proposé en grand format n&b, était sublime (le dessin noir et blanc de Aouamri est magnifique). D'autre part, l'histoire se clôturait en deux volumes. Peine perdue, Dufaux, fidèle à sa mauvaise habitude (rappelez-vous la série "Barracuda" qui passe de 3 à 6 volumes)rallonge la série d'un troisième volume.
Bien sûr, cette saga nordique fait terriblement songer à Thorgal (même dans les noms employés) et l'intrigue est assez simple voire basique.
Ce qui fait la force de cette série est le dessin de Aouamri que j'ai vraiment apprécié. Je ne le connaissais que pour le préquel de "La quête des oiseaux du temps".
Sinon, le scénario de Dufaux repose sur des légendes nordiques.
C'est assez classique.
On peut s'interroger sur la fin ouverte qui peut éventuellement déboucher sur un nouveau cycle, mais qui se fera sans moi.

Une série honorable, classique servie par un magnifique dessin.

note:3/5

996. Lien Rag - 29/08/17 11:06 - (en réponse à : Carmen)
Je dirais plutôt que c'est de l'assez bon cyberpunk d'aventures (rien de génial certes), domaine peu traité en BD FB...
Personnellement j'ai bien aimé, puisque j'aime le genre.
Ce n'est probablement pas indispensable pour qui n'aime pas, ou trouve son bonheur dans la littérature cyberpunk (certes un cran au-dessus question inventivité ou profondeur de la réflexion).

995. suzix@bdp - 29/08/17 10:46
ah oui et "Petites Eclipses" de Fane & Jim est un must-have absolu! (;o)

994. suzix@bdp - 29/08/17 10:44
Streamliner est effectivement une BD rythmée et graphique. J'attends aussi le tome 2! (;o)

993. herve - 29/08/17 10:40
Lu Alger la Noire de Ferrandez & Maurice Attia

Cet album est un polar sur fond de fin de guerre d'Algérie (l'action se déroule entre janvier et mai 1962), et de règlement de comptes entre partisans de l'OAS et du FLN.
Nous suivons une enquête policière particulièrement glauque,le tout dans une atmosphère très sombre. Une famille bourgeoise "pied noir" où les secrets de familles sont pas si bien gardés que cela, des non-dits du côté de la famille d'origine "algérienne", bref un cocktail explosif dans lequel doit s'engouffrer le jeune inspecteur Paco.
L'intrigue ,si elle semble simple au début, finit par s'embrouiller au fil des pages, c'est un peu dommage on finit par s'y perdre.
Même si je ne suis pas trop fan du dessin de Ferrandez (parfois figé, par rapport à d'autres de ses albums que j'ai seulement feuilleté), j'ai passé un agréable moment avec cette bande dessinée.

note:3/5

992. herve - 29/08/17 10:14
Streamliner #1 Fane

J'avoue que je connais très peu l’œuvre de Fane. Le seul livre que j'ai lu était le fruit de sa collaboration avec Jim "Petite éclipse" en 2007,bande dessinée très réussie au demeurant.
Ici, Fane nous offre une histoire très distrayante et rythmée sur les préparatifs d'une course digne des "fous du volant" qui ne connaitra son épilogue QUE dans le second volume.
C'est drôle, on ne s'ennuie pas une seconde et les personnages sont bien campés.
Fane sait tirer de son trait vif et rapide, des personnages haut en couleur.
Même si, je n'ai pas trouvé que c'était l'album de l'année, (je l'ai emprunté à la médiathèque), je me plongerai sans hésiter dans la lecture du tome 2.

note:3/5

991. suzix@bdp - 29/08/17 09:37
à ce point??
Je vais donc lire qq albums (je dois avoir à partir du 5 ou du 6). Et puis après il m'en manque aussi.

990. Quentin - 29/08/17 07:39
Carmen Mc Callum, c'est de la merde. Tout est gras et vulgaire, manichéen, sans aucune créativité. Jamais compris le succès que ca a pu avoir. Passe ton chemin, il y a d'autres trucs plus intéressants

989. Stefan - 29/08/17 02:30 - (en réponse à : #986)
Merci Suzy.

Manichéen, n'est pas le terme que j'aurais choisi. C'est partisan, indéniablement.

988. suzix@bdp - 28/08/17 23:12
ouaip! J'avais pas de réel souvenir mais comme j'aime bcp Cassegrain, j'avais gardé. J'ai bien fait.
Quant à la série Carmen Mc Callum, il me manque les premiers tomes alors j'ai jamais vraiment lu dans le détail. PM vend les premiers albums. Est-ce que ça vaut le coup comme série d'y mettre le prix pour les EO?

987. herve - 28/08/17 23:06 - (en réponse à : suzix)
Je rejoins ton avis sur "code mc callum"
Très bonne série.
J'ai revendu la série mère "Carmen Mc Callum" mais ce prequel est rafraîchissant et bien mené.

986. suzix@bdp - 28/08/17 23:01
Sinon dans les "presque nouveauté", j'ai lu "Hôpital public : Entretiens avec le personnel hospitalier" paru chez Vide Cocagne en septembre 2016. C'est sympa de rentrer dans l'intimité d'un hôpital. J'ai appris pas mal de choses. C'est pas mal fait. Je regrette juste un peu que ce soit un peu manichéen.
Une bonne note : 3,5/5.

985. suzix@bdp - 28/08/17 22:57
J'ai lu et relu aussi les 5 derniers Aquablue depuis la reprise par Hautière et Reno. Cela se laisse lire. J'aime bien, c'est divertissant.

J'ai également terminé Code Mc Callum chez Delcourt (il me restait le 2 derniers tomes depuis des lustres). Une excellente série de 5 tomes que je conseille à ceux qui l'auraient ratée lors de la décennie précédente. C'est vif, haletant et on se prend de passion pour cette jeune femme forte et fragile à la fois. SI on rajoute à cela le trait de Cassegrain, on n'st pas loin d'un petit bijou sans prétention.

984. suzix@bdp - 28/08/17 22:50
De retour en RP! J'ai lu plein de trucs au cours de mes 3 semaines de vacances. J'avais emporté des munitions! (;o)
Pas vraiment de nouveautés puisque j'étais assez à jour (j'ai déjà lu deux fois plus de Bd que toute l'année dernière!). J'avais emmené ps mal de séries dont j'ai forcément relu certains albums.
J'ai terminé "L'assassin qu'elle mérite" (4 tomes) chez Vents d' Ouest. Les 2 premiers tomes sont excellents même à la re-re-relecture. Et le tome 3 reste faible. Le tome 4 réserve une fin effroyable. Il fallait bien cela pour clore cette petite série que je conseille.

983. froggy - 24/08/17 18:19
Colonnier, Gustave Caillebotte

Je n’achete pas toujours des BDs de qualite moyenne ou carrement tres mauvaises, il m’arrive parfois d’en acheter des bonnes, des excellentes et meme parfois un chef d’œuvre qui pointe le bout de son nez. Autant l’ecrire tout de suite, j’ai beaucoup aime cet album car il est excellent.

Lorsque j’avais ecrit ici meme la chronique du dernier Goetzinger, Les apprentissages de Colette, je vous avais fait part du probleme qu’une biographie racontee en BD peut contenir quant au scenario. Ici, l’auteur a evite cet ecueil en concentrant son recit sur les annees charnieres de la vie du peintre et aussi collectionneur. Les quelques annees en question auxquelles Colonnier s’est attaque sont celles qui marquent la naissance du mouvement des Impressionnistes, une nouvelle vague avant celle cinematographique qui bouleversa le monde de la peinture d’alors et qui la revolutionna. Le livre commence en 1875 par la creation du Salon des Refuses cree par les peintres que sont Degas, Renoir, Sisley, Pissaro, Manet, Monet, et Caillebotte donc, excusez du peu, salon finance par le marchand de tableau Durand-Ruel qui tient une place predominante dans l’histoire des Impressionnistes car c’est chez lui que passeront quasiment tous ces tableaux qui font maintenant partie du patrimoine de l’humanite. Il se termine quelques annees plus tard au moment de leur troisieme salon qu’ils baptiseront le Salon des Impressionistes, qualificatif qu’un critique d’art avait utillise a leur egard qu’il pensait injurieux et qui contribua a la renommee mondiale de tous ces peintres. Entretemps, Caillebotte peint seul dans son atelier et croise ses amis dont Renoir qui a installe son chevalet a Montmartre pour y composer le celebrissime Moulin de la Galette, tableau que notre heros achetera car il est fortune, qu’il est collectionneur des tableaux de ses amis qu’il aide ainsi financierement car nombre d’entre eux ont peu d’argent. Il est donc leur mecene. Cette colllection est destine a etre legue au Louvre lorsqu’il decedera car on meurt jeune chez les Caillebotte et effectivement Gustave decedera prematurement a l’age de 45 ans. Mais Colonnier a fini son album avant et n’en parle pas d’ailleurs.

Quand on s’attaque a ce monument de la peinture qu’est les Impressionnistes, il vaut mieux avoir du talent. Je ne sais pas si Colonnier avait des aprehensions quand il a commence a realiser son projet, autant ecrire qu’elles etaient injustifiees car le dessin est magnifique et l’auteur rend un tres bel hommage a tous ces peintres. Certaines planches sont magnifiques de par le dessin et leur composition, j’aime particulierement la planche 20 ou on voit Caillebotte en train de créer ses toiles a l’aide d’un appareil photographique. J’aime aussi les incursions en noir et blanc alors qu’il se promene dans Paris montrant ainsi le processus creatif de l’artiste qui trouve son inspiration partout et a tout moment. Je crois d’ailleurs que cela est inherent a tous, quels qu’ils soient, quelque soit l’art qu’ils pratiquent, et de tout temps, un artiste est toujours a l’affut d’un sujet. J’ai aime egalement la sequence ou Caillebotte est en train de peindre sa vue d’une rue parisienne sous la pluie, sequence marquee par un grand dessin qui est celui de la couverture. Je pourrais continuer comme cela longtemps en mentionnant aussi la scene des Raboteurs de parquet mais vous m’avez compris, cet album est un veritable regal pour les yeux et offre ainsi beaucoup de plaisir a son lecture. Je ne sais pas pour vous encore, mais cela fut le cas pour moi.

J’ai lu le livre d’une traite et lorsqu’en j’en suis arrive a la conclusion, j’ai regrette que ce soit si court. En crsant ce livre, Colonnier nous offre non seulement le portrait d’un homme attache a son art mais aussi celui du debut de ce mouvement artistique. En fait de Rapin chez les rupins,le sous-titre qu’il a donne a son ouvrage, il aurait pu mettre aussi Impressions sur les Impressionnistes, et c’est tout a fait ce que j’ai ressenti.

Note finale, 4,75/5. Impressionnant

982. herve - 22/08/17 10:06 - (en réponse à : froggy)
Pour ma part, j'ai revendu mes albums "Rani" il y a quelques années.
Je devais avoir les 3 ou 4 premiers. Ras le bol d'attendre aussi longtemps pour connaitre la suite surtout que la série TV avait déjà été diffusée.

981. froggy - 22/08/17 01:03
Rani 6, Condamnee

Ou la suite du recit nous racontant les miseres de la pov' p'tite dame. Parce qu'elle en a beaucoup, des miseres; nee batarde, accusee a tort (c'est son demi-frere qui la deteste qui a tout manigance) de parricide et de trahison, elle echappe a la decapitation en prenant l'identite d'une femme de mauvaise vie (comme disait ma grand-mere). De fait elle est marquee au fer rouge d'une fleur de lys (maman, bobo!), envoyee vers les colonies indiennes ou elle servira dans la maison de tolerance locale (comme dit le Code Civil). La, elle y seduit la la tenanciere (ou je ne sais plus trop qui) et comme nous sommes dans du Van Hamme, la belle aime bien gouter a tous les fruits defendus telle l'abeille butinant de fleur en fleur qu'elle soit male ou femelle y deposant ou y amenant son pollen (j'aime bien poeter de temps en temps). Mais, le demi-frere arrive en Inde, decouvrant que la belle est encore vivante malgre toutes les complots et perfidies qu'il a ourdis contre elle. Et de continuer son travail de sape afin de la decredibilisee vis-a-vis de son employeur, le gouverneur Dupleix (qui l'aimait trop). Il y parvient sans trop de mal car sinon, ce ne serait pas une BD d'aventures. La belle va etre executee, elle a la tete posee sur le billot, le bourreau va remplir son office, il leve la hache qui va separer la tete du corps de Rani, celle-ci qui a refuse les derniers sacrements s'ecrie , "Adieu, la vie!! Le suspense est a son comble, personne n'en peut plus. Ah, j'oubliais, a un moment durant ses mesaventures, la belle perd la memoire mais la retrouve au bon moment mais cache ce fait a ses bienfaiteurs. Et tout cela est bien complique a raconter.

Bon, ou en etais-je? Est-ce que la belle va mourir sachant que par contrat, les auteurs doivent encore livrer a l'editeur, Le Lombard, deux albums intitules respectivement, Reine et Marquise qui viendront conclure cette saga? A votre avis?

Il est evident qu'il ne faut pas prendre cette BD tres au serieux. Elle n'a que le but de distraire et selon votre humeur et la qualite de l'album, elle y reussira ou pas. En ce qui me concerne, j'ai ete moyennemment emballe par ce dernier opus. C'est bien car c'est un travail honnete aussi bien dans l'ecriture que dans le dessin mais cela ne merite pas 2 ans d'attente entre deux tomes, cela fait 8 ans maintenant que le premier tome est sorti et on n'en est qu'au sixieme. Une telle serie avec de telles ambitions merite un traitement beaucoup plus rapide, c'est a dire au minimum, un album par an afin de conserver l'interet du lecteur d'autant plus que chacun ne fait que 46 planches, ce qui est relativement court en definitive. Du fait des auteurs, Valles et Van Hamme, on ne peut que rapprocher Rani aux Maitres de l'orge, leur serie commune precedente qui elle connut le rythme regulier de l'album annuel.

Le scenario, etant ce qu'il est, je trouve le dessin de Francis Valles, egal a lui-meme, efficace, mais sans genie et au risque d'etre mechant, je ne lui trouve pas beaucoup de personnalite tel celui de Francq et de Denayer pour reprendre deux autres collaborateurs de JVH. Cela se lit sans probleme car c'est d'une lisibilite exemplaire mais cela ne frappe pas les esprits comme les dessin de Vance et de Rosinski y arrivent.

Note finale, 3/5. Vivement que cela se termine et que l'on puisse lire les 8 albums a la file. C'est tout fait le genre de serie qui ne devrait pas laisser au lecteur le temps de souffler

980. torpedo31200 - 21/08/17 11:58 - (en réponse à : Les nouvelles aventures de Lapinot)
Lapinot - Un monde un peu meilleur (Lewis Trondheim, L' Association)
Le meilleur de la série. Exceptionnel d' intelligence et de génie. Lapinot + Richard à son meilleur niveau, meets une version alternative de Ralph Azham.

979. froggy - 21/08/17 01:15
Le Roux & Brunschwig, La memoire dans les poches (3e partie)

Ou comment les Brunschwig se suivent et ne se ressemblent pas. Fort heureusement.

Apres le ratage de son XIII Mystery, j'aprehendais la lecture de cet album qui selon les mots memes du scenariste a ete engendre dans la douleur. En effet, il s'est explique longuement sur le forum d'en face concurrent mais neanmoins sur la genese de ce troisieme tome, il a eu tellement de problemes pour en ecrire le scenario qu'il a faillit y renoncer et meme abandonner la BD. Si cela vous dit, vous pouvez aller y lire ce qu'il a ecrit, c'est tres interessant. Cette aprehension a ete de courte duree car tres rapidement durant ma lecture et malgre la tristesse de l'histoire qui y est racontee, je retrouvais le sourire de celui qui est en train de lire une bonne BD.

Le plus curieux dans cet album est le fait qu'on pourrait presque le lire sans avoir lu les deux precedents tellement le lien qui les y unit est lache. J'ecris bien presque car je me suis rendu compte pendant que je lisais que ce troisieme tome est bien loin de ce que l'on pouvait attendre a la conclusion du premier. J'ai la tres nette sensation que Brunschwig etait parti sur une certaine idee pour le premier livre, qu'il en a change le cours pour le deuxieme, pour arriver a une conclusion completement differente de ce qu'il avait prevu pour ce troisieme tome. La preuve en est avec le titre general qui n'a plus aucune signification maintenant. Je trouve cela tres interessant car cela donne plus de vie a un recit dont la structure et les etapes narratives auraient ete soigneusmeent elaborees des le debut. C'est comme si les personnages avaient leur mot a dire en definitive. Il parait que cela est frequent chez les ecrivains, on part sur une idee, puis on bifurque sur une autre en cours de route. Il en est ainsi du premier roman de Rene Belletto, Le revenant, accessoirement son meilleur.

L'album debute avec Sidoine qui s'effondre a cause de sa maladie. et est emmene mourant a l'hopital. Son fils, Laurent, qui le recherche depuis le deuxieme tome est sur ses traces ayant retrouve le village d'Alsace ou il a trouve refuge avec le petit maghrebin dont a pris la charge. Laurent rencontre ceux et celles qui se sont occupes de son pere, ils lui racontent son histoire. Celle-ci a commence avant la 2e Guerre Mondiale et la chasse aux juifs operee par les nazis y aura une place preponderante. Je ne veux pas en ecrire plus afin que vous puissiez decouvrir de par vous meme le contenu de cet album si le coeur vous en dit.

Comme d'habitude avec Brunschwig, et je crois que je vais me repeter l'ayant ecrit a plusieurs occasions lorsque je chronique un des ses ouvrages, le moteur de l'action dans ce recit est l'humain. La structure narrative de cet album (comme pour les deux autres) a beau s'apparenter a un roman policier car construit selon la methode du retour en arriere et de la presence d’un mystere, quelle fut la vie de Sidoine Letignal jusqu'a son mariage avec Rosalie?, on est plus dans le drame psychologique chere a la classification des films dans feu l'hebdomadaire Une semaine de Paris-Pariscope qu'autres choses. J'ai aime cette histoire qui ne vous emmene pas toujours la ou vous pensiez, j'ai aime tous ces personnages qui tous ne sont ni bons, ni mauvais, Sidoine en tete car lui aussi a menti et s'est menti a lui-meme une bonne partie de sa vie. Les acteurs de ce drame ne sont pas manicheens, l'epouse de Sidoine, Rosalie, a droit aussi a sa redemption apres les deux premiers episodes qui nous la decrivaient comme un monstre d'egoisme. Il s'est passe quelque chose entre tous ces personnages et Brunschwig nous l'a raconte a sa maniere. Ce n'est pas une tranche de vie, mais ce n'est pas une tranche de gateau non plus.

Depuis le premier tome, qui date de 2006, le dessin de Le Roux a beaucoup evolue et dans le bon sens, cela va sans dire, mais cela ira mieux en le disant. Finies les erreurs du debutant qui marquaient ce premier tome, le dessinateur a gagne en maturite en meme temps que ses personnages et cela se ressent. Les physiques des personnages, les decors, la composition des planches et des cases concourent a la reussite de cet album. Le deuxieme tome a déjà 8 ans et malgre ce hiatus, Le Roux a reussi a faire progresser son dessin sans que cela n’affecte les personnages, ils n’ont pas change ou a peine. J’ai ainsi des histoires decoupees en albums dont la realisation s’est etalee sur plusieurs annees et la difference entre les dessins du premier tome et du dernier est parfois choquante, un exemple entre autres est celui de Victor Hubinon dans le dernier cycle des aventures de Buck Danny qu’il ait dessine, je trouve ses personnages tres differents entre La vallee de la mort verte prepublie dans Spirou en 1972 et Ghost Queen qui y est paru en 1978. Le probleme est que dans ce cycle, l’action n’a lieu qu’en quelques jours. Cela est difficle a croire au seul vu du dessin. Avec ce troisieme tome de cette Memoire, Le Roux a echappe a cet ecueil.

Note finale : 4/5. Une belle histoire toute simple et bien dessinee. Que demander de plus par les temps qui courent ?

978. Quentin - 12/08/17 09:22
Oups, c'est Damour le physicien. Burniat est le dessinateur

977. Quentin - 12/08/17 09:05
Le mystère du monde quantique, par Damour et Burniat, chez Dargaud.

Une BD de vulgarisation scientifique sur la physique quantique. On accompagne les grands physiciens du début du siècle (Planck, Einstein, Bohr, Heisenberg, Shrödinger, etc.) dans leurs découvertes fondamentales qui ont révolutionné notre compréhension du monde et notre technologie.

C'est scénarisé par Burniat, un physicien de haut vol ayant recu des récompenses prestigieuses pour ses travaux. C'est très pointu, mais ca arrive réellement à nous faire entrevoir et comprendre quelque chose sur un domaine extrêmement complexe à appréhender. Aborder ce sujet était une gageure, mais le pari est brilliamment réussi. On retrouve quelques petits défauts classiques de ce genre de BD pédagogique (le voyage farfelu de Rick et Bob à travers un monde "quantique" pour rencontrer les différents physiciens n'est pas convainquant). Mais on trouve également les bons côtés du genre: Bob est parfait dans le rôle du type lambda qui pose les questions naïves et innocentes au nom des lecteurs qui essayent de s'accrocher.

Achetée surtout par nostalgie de l'époque où je me destinais à devenir physicien (j'ai même fait une année de physique à la fac, he oui!), cette BD m'a beaucoup plu et je l'ai trouvée très bien faite. Elle a dû avoir du succès puisque l'album que j'ai acheté est déjà une réédition.


976. froggy - 12/08/17 01:05
La porte des ames est le premier veritable accident narratif de Leloup. Il n'a heureusement jamais fait pire.

975. longshot - 11/08/17 13:02
Le premier que j'ai trouvé vraiment mauvais, je veux dire où arrivé au bout je n'avais rien compris à l'histoire, c'était La Porte des âmes. Sinon, comme j'ai un faible pour les voyages dans le temps, je tiens jusqu'à l'album précédent, l'Astrologue de Bruges — qui est aussi celui où Leloup donne à Paul une relation amoureuse, et achève ainsi de l'écarter des aventures de Yoko où il n'était déjà plus guère présent, au profit, encore plus qu'avant, de nouvelles amies rencontrées à chaque album.

974. Lien Rag - 11/08/17 11:17
C'est marrant parce que pour moi le dernier bon est La Proie et l'Ombre, j'ai pas du tout aimé le Feu de Wotan ni le Dragon de Hong Kong.
Et pour ma soeur c'est la Fille du Vent, elle n'a pas aimé les Lumières d'Ixo...
Y'a pas une question d'âge à la lecture dans tout ça?

973. Mr degryse - 11/08/17 10:32
J'ai un bon souvenir de l'astrologue de Bruges et aussi le dragon de Honk Kong . J'ai énormément lu ce dernier gamin ( une des premières bds que j'ai achetée avec mes étrennes )

972. Victor Hugo - 10/08/17 23:30
Je considère que le dernier vraiment bon est Le feu de Wotan.
Tout pareil, et c'est le 14e je crois, pile poil la moitié de 28.

971. froggy - 10/08/17 21:52
Yoko Tsuno 28, Le temple des immortels

Si les heros de BD ne vieillissent pas generalement, il n'en est pas de meme de leurs dessinateurs. Cela fait longtemps que je n'attends plus rien d'un Yoko Tsuno alors qu'avant, c'etait une de mes series preferees. Vous savez que c'est elle, entre autres, qui m'a fait tomber dans la marmite de la BD, je l'ai relate dans le sujet sur les BD de ma vie. C'est pour cela que je continue a a acheter, pour des raisons purement sentimentales.

J'ai toujours prefere les aventures terrestres a celles faisant intervenir les vineens, n'etant pas un grand fan de science-fiction. Roger Leloup ayant decide de ne plus envoyer Yoko et son gynecee sur Vinea, les aventures faisant intervenir Khany et sa bande ont lieu dorenavant dans notre systeme solaire, le precedent album mettant en scene les vineens se deroulait sur la planete Mars, celui-ci se deroule sur la Terre, en fait, et vous me permettrez ce jeu de mots, je l'espere, sous la terre. Il est la suite du Yoko opus 25, La servante de Lucifer, que malheureusement j'ai un peu oublie. De toutes facons, ce n'est pas tres grave, Leloup a suffisamment de talent pour que n'importe qui puisse lire ce Temple sans immediatement se reporter a La servante. Suffisamment de talent peut-etre, mais plus suffisamment malheureusment pour ne plus rendre ses histoires aussi palpitantes qu'elles ne l'etaient avant. Je considere que le dernier vraiment bon est Le feu de Wotan.

Dans cet album, Leloup fait confronter son heroine a une bande de moines immortels menee par leur chef, Marzin. En effet, Khany s'est rebellee contre le gouvernement central de Vinea et decide de se refugier avec tous les vineens restes avec elle sous la terre une fois de plus comme pour les deux premiers titres des aventures vineennes, Le Trio de l'Etrange et La forge de Vulcain. Pour reussir son projet, elle a encore besoin de la japonaise. Le probleme ici est que l'enjeu est plutot vague et meme confus au point que Yoko demande a aller se coucher quand Khany lui explique la situation. Il y a egalement le fait que l'intrigue n'est revelee qu'a la planche 13. c'est a dire un peu avant la fin du premier tiers d'un album qui en fait 46, cela laisse moins de place pour sa resolution. Nous ne doutons pas que Yoko va reussir mais pas cela ne sera pas tout a fait comme Khnay l'avait souhaitee. Comme a son habitude maintenant, Leloup introduit un nouveau personnage feminin qui evidemment devient illico presto l'amie de Yoko. De mon cote, j'ai renoncer a faire l'inventaire de toutes ces femmes, jeunes ou vieilles ou petites filles, qu'elles soient terriennes, vineennes ou androides, il y en a tellement maintenant qu'un album de Yoko Tsuno ressemble de plus en plus a la cabine des Marx Brothers dans Une nuit a l'opera, version 100% femme.

Toujours est-il que j'ai beaucoup aime l'originalite du cadre de cet album, cela se passe sous la terre mais Leloup y a imagine un monde qui aurait tres bien pu etre sur la terre. Je ne connais pas les romans de Jules Verne, seulement quelques adaptations au cinema, j'ai pense au film tire Voyage au centre de la terre que j'avais beaucoup aime lors de mon adolescence. J'ai egalement pense au Seigneur des anneaux avec la statue geante de la deesse. En effet, le dessinateur a fait beaucoup d'efforts pour creer cet univers souterrain ou les habitants ont meme reproduits un cycle solaire quotidien avec la nuit et le jour, systeme qui tous les soirs genere un orage, ce qui sert le scenario. J'ai l'impression que c'est la dessus que Leloup a porte le plus ses efforts et cela au detriment de ses personnages que je trouve etre de moins en moins bien dessines. Ainsi, les tetes sont de moins en moins rondes et de plus en plus de visages sont plats, Yoko incluse, pour certains et certaines, le menton part meme en arriere, ce qui n'est pas terrible quand on les voit de profil, surtout quand c'est une femme.

Il y a de jolies scenes bien dessinees, l'arrivee de Yoko sous terre avec une eglise creusee dans la craie et une croix celtique geante, l'attaque du dragon et la destruction du mur de metal. Mais tout cela ne suffit pas a rendre tres vivant un recit plutot inerte en general.

Note finale, 2.5/5. C'est bien mais ce n'est plus cela. C'est comme pour les derniers Matisse et les derniers Renoir

970. froggy - 10/08/17 01:15 - (en réponse à : Quentin)
S'enfuir, recit d'un otage est effectivement une tres bonne BD, je l'ai beaucoup aimee egalement.

969. Quentin - 09/08/17 18:20
Je viens de lire avec beaucoup de retard le dernier Delisle: S'enfuir, récit d'un otage, paru chez Dargaud. C'est le récit de Christophe André, un employé de Médecin Sans Frontière qui se fait enlever en Ingouchie en 1997 et qui vit 3 mois de captivité psychologiquement éprouvante avant d'arriver à s'évader et à rentrer chez lui sain et sauf.

Très bonne BD, à mon avis la meilleure de Delisle, et de loin. C'est très prenant malgré la longue monotonie de la captivité. On entre dans la tête et le quotidien de l'otage, sans que ca soit ni lourd, ni lassant (mais suffisamment long pour qu'on sente le poids du temps qui passe). C'est bien équilibré. Delisle change son style et adopte un dessin plus réaliste, ce qui convient très bien à l'histoire (exit les nez pointus traditionnels des autres albums de Delisle). Bref, j'ai beaucoup aimé cet album, et il me réconcilie avec Delisle, un auteur dont j'ai pourtant dit beaucoup de mal sur BDP.

968. Lien Rag - 09/08/17 13:01
De TaDuc Chinaman est très bien et j'aime vraiment beaucoup le premier tome de Mon Pépé est un Fantôme (la nouveauté s'émousse un peu ensuite...).

967. froggy - 08/08/17 01:02
XIII Mystery 11, Jonathan Fly

J'attendais beaucoup de cet album. En effet, le personnage de Jonathan Fly, le pere de XIII et journaliste, defendeur de la veuve et de l'orphelin et de toutes les croisades contre les injustices qui sevissent malheureusment dans ce monde cruel mais surtout aux USA en ce qui nous concerne, est dans la saga de l'amnesique celui dont le scenariste de cet album, Luc Brunschwig, est probabelement le plus proche et celui dont il etait le plus a meme d'ecrire un thriller, genre de predilection de l'ecrivain. L'attente fut vaine car malheureusement je trouve que Brunschwig a rate son opus et je suis le premier a en etre desole, vous savez ici meme combien j'apprecie beaucoup ce qu'il fait.

Il y a plusieurs raisons a ma deception, la principale est que Brunschwig s'est mis dans les traces de Yann qui avait ecrit le mauvais Little Jones. On se rappelle que ce dernier y avait melange dans un cocktail indigeste au possible la lutte des droits civiques des noirs americains qui eut lieu dans les annees 50 et 60 et le massacre de Sharon Tate et de ses amis par Charles Manson. Dans cet album, Brunschwig fait intervenir un certain Jasper Konrad Glover, nom a peine deguise de J. Edgar Hoover, l'homme qui contribua a creer le FBI en 1935 et y fut a sa tete jusqu'a sa mort en 1972, on y trouve egalement le pasteur noir Isayah Caton-Wood, evident decalque du Dr Martin Luther King Jr. J'ai enormement de mal a accepter ces identites a peine masquees dans une oeuvre qui se veut de fiction. Si on veut impliquer un directeur du FBI et un pasteur noir menant la lutte pour les droits civiques, autant y aller carrement et leur inventer un patronyme qui ne rappelle en rien les veritables personnes.

Je sais tres bien que Van Hamme avait fait la meme chose dans la serie originelle, l'evocation des epoux Mountrose dans l'episode de Greenfalls fait ouvertement reference aux Rosenberg et l'intrigue des premiers albums est evidemment une fantaisie sur l'assassinat de Kennedy et de la theorie du complot si chere a Oliver Stone. Mais pourquoi cela ne passe pas la alors que cela le faisait si bien sous la plume de JVH? J'ose suggerer que JVH a pu raconter toute son histoire en plusieurs tomes alors que la contrainte pour ceux qui ecrivent les albums de cette serie derivee est de n'avoir qu'un seul album, j'ai la nette impression que toute cette histoire aurait pu etre racontee en 2 tomes si Brunschwig avait pu beneficier d'un traitement de faveur.

La deuxieme chose est l'enchainement des evenements dans le deroulement du recit. Je passerai outre la scene d'ouverture completement ridicule durant laquelle je me disais pendant ma lecture, "Oups! Ca commence mal!". Ainsi, une scene importante se deroule lors d'une reception organisee a Greenfalls par le potentat local, Dwight Rigby, en l'honneur de l'illustre visiteur qu'est Glover/Hoover dans ce trou perdu qu'est cette ville. Or, durant cette scene, Brunschwig y fait intervenir le fils Rigby, David, l'ami de Jason Fly en etant partie prenante parmi les invites. J'ai trouve cette presence du gamin de 11/12 ans totalement invraisemblable. Le gamin devrait etre au lit sous la garde de sa nanny en train de soupirer sur le fait de ne pas etre invite. Je n'ai jamais eu l'impression que son pere etait un homme terriblement moderne sur beaucoup de choses notamment l'education des enfants. Qui plus est, David, telephone a son copain Jason de rappliquer illico presto pour assister a la soire, ce qu'il fait bien sur sinon il n'y aurait pas d'histoire et tout d'un coup, dans cette soiree, tout le monde de voir 2 petits garcons et personne de se demander ce qu'ils font la. En meme temps dans cette soiree guindee ou tout le monde a sorti ses habits du dimanche, une partie de l'assistance est en maillots de bains et profite de la piscine comme si c'etait une "pool party". Et toujours personne de s'offusquer. C'est tellement surrealiste que l'on se croierait dans un film de Bunuel, le talent en moins cependant.

Je ne connaissais rien de TaDuc, le dessinateur. C'est le premier album de lui et il a fourni un excellent travail en general malgre quelques erreurs factuelles qui la aussi m'ont empeche d'aimer cet album autant que je l'aurais voulu et que je l'avais espere. La premiere erreur reside dans le physique donne a Jonathan Fly quand il etait plus jeune et qu'il etait reporter pour les plus grands journaux du pays (sic), on sait que l'action se deroule en 1972, et que le proces des epoux Mountrose/Rosenberg a eu lieu au moins une bonne dizaine d'annees auparavant, c'est a dire afin des annees 50 ou du debut des annees 60 selon la chronologie illusoire de la saga XIII. Or, jamais, au grand jamais, vous n'auriez vu un grand reporter avec des cheveux longs, une barbe et des lunettes rondes, habille d'un jean, d'une veste longue, d'une chemise et d'un pull over dans ces annees la. TaDuc a commis l'erreur de lui donner un physique d'une personne typique des annees 70, en ce temps-la, un grand reporter aurait ete habille d'un costume et aurait porte une cravate, il aurait eu les cheveux courts et serait imberbe, bref, l'exact oppose de de cque le dessinateur a represente. C'est peut etre un detail pour vous mais pour moi ca veut dire beaucoup, cela ne veut pas dire qu'il etait libre, heureux d'etre la, cela veut dire que le dessinateur s'est emmele les pedales

Il y a aussi le detail des petits fours offerts a la reception. Je rappelle a l'aimable assistance que c'est une soiree de pequenots americains qui a lieu en 1972 dans la province profonde du pays, alors, on oublie les petis canapes, les pains surprises et les cocktails deja prepares sur le buffet. On sort le barbecue, les patates douces, la salade de pommes de terre et autres epis de mais grilles, on sort aussi la biere servie en fut metallique, le bourbon et le Coca. Ca c'est manger! Et pas de ces trucs bons our les rupins de la ville.

Finalement et cela aussi m'a beaucoup gene, pour son modele de l'immeuble du Washington Today, le journal pour le compte duquel officie Jonathan, TaDuc s'est servi de la facade du nouvel immeuble du New York Times qui se trouve a l'angle de la 41e rue et de la 8e avenue a Manhattan. L'architecture d'un tel immeuble dans les annees 70 a Washington de surcroit est totalement irrealiste, cela releve plus de la divination qu'autres choses, il aurait du utiliser en fait la facade du Washington Post, reference evidente, qui est tout aussi bien et meme mieux selon les gouts. Manifestement, le dessinateur a peche dans sa documentation.

Note finale, 1.25/5. Une veritable deception considerant que la rencontre entre le scenariste et le personnage de Fly aurait du nous offrir peut-etre le meilleur de la serie. Au lieu de cela, il rejoint Little Jones comme le pire. Quel dommage!

966. Achab - 08/08/17 00:08 - (en réponse à : Suzix)
Ben moi ces thèmes m'emmerdent. Qu'il fassent une SF, un western, un truc de zombies, du post-apo, du fantastique ...

Ben justement, Lastman c'est un peu tout ça à la fois (peut-être pas western quand même).

Les 2 premiers tomes sont effectivement un peu orientés "arts martiaux", mais une fois ce thème exploité, les auteurs passent rapidement au suivant. Ils ont manifestement trop de chats a fouetter pour rester bloquer là dessus.
Je ne dis pas que c'est la lecture du siècle - je pense que l'univers multi-thème peut aussi déstabiliser un Suzix - mais personnellement c'est une série que j'apprécie justement parce que je ne sais pas où elle va m'emmener...

965. longshot - 07/08/17 10:49 - (en réponse à : suzix 155)
J'ai lu le premier Lastman il y a quelques semaines (les nombreux avis si positifs m'en avaient plutôt tenu éloigné, mais après l'avoir recommandé à quelqu'un pour un cadeau, je voulais quand même me faire ma propre opinion), j'ai trouvé ça très bien fichu. Je ne sais pas où ça va mener (on soupçonne que comme dit torpedo, ça ne va pas durer, le perso de Richard qui semble être le véritable héros étant complètement étranger à cet univers de « magiciens » à la Naruto et autres shonen, dont les codes sont parfaitement intégrés), mais c'est suffisamment intrigant pour m'avoir donné envie de lire la suite.

964. froggy - 04/08/17 21:23
Michel Vaillant 6, Rebellion

C'est la crise dans le clan Vaillant. En effet, la mort de Jean-Pierre a cree une scission au coeur meme de la famille qui etait tres unie jusqu'a present et certains de ses membres vont se rebeller, d'ou le titre.

L'album commence par l'enterrement de l'ingenieur, ancien pilote, qui avait quitte les circuits a la fin du premier album de la serie, Le grand defi, et definitivement apres l'episode reste fameux du Pilote sans visage, le casque qu'il portait dans cet album est celui pose sur son cercueil. Je pensais que ce serait un cancer du poumon qui l'emporterait car Jean-Pierre fumait comme un sapeur et en fait non, il s'est suicide apres avoir entraine la firme creee par son pere dans la faillite. Or les circonstances de son suite et la presence de son fere, Michel, sur les lieux de l'accident en Suisse font presumer la police locale, que ce dernier n'est pas etranger au deces et qu'en fait la mort de Jean-Pierre serait due a la malveillance. Michel est donc suspecte. Cette histoire se deroule durant une des courses, si chere au createur de la serie, Jean Graton, les 24 Heures du Mans.

Enfin! L'accident de Jean-Pierre est arrive a la fin du quatrieme album de cette serie, Collapsus, le precedent titre nous le montrait dans le coma a l'hopital. La scene d'ouverture met fin au suspense et nous montre que les auteurs de cette nouvelle serie n'ont peur de rien au point de faire mourir un des personnages principaux de la saga. Cela n'est pas nouveau, on se rappelle de Greg decimant une partie des Caimans dans Bruno Brazil dans Des Caimans dans la riziere et Quitte ou double pour Alak 6. Plus recemment, Tibet et Duchateau en avaient fait de meme dans l'episode de Ric Hochet, Dernier duel. La Bd americaine en avait fait de meme avec la mort de Gwendoline dans Spider-Man et bien avant, dans les annees 40, dans Terry et les Pirates, la BD sublime de Milton Caniff. Si certains vont crier a l'heresie, d'autres, comme moi, pensent que c'est une excellente chose et que cela rajoute du suspense a l'ensemble de la serie puisque dorenavant, il faut s'attendre a tout et si il y a bien une chose que j'aime dans une fiction (BD, romans, films), c'est son imprevisibilite. Seulement voila, imprevisibilite ne signifie pas improbabilite et je pense que les auteurs ont un peu trop force la corde en imaginant les consequences de la mort de Jean-Pierre.

Je l'ai ecrit dans mes chroniques precedentes concernant le reboot de cette serie et cela se confirme d'album en album, les auteurs ont manifestement lorgne sur Dallas, la serie americaine qui battit des records d'audience dans le monde entier dans les annees 70. Je me permets de vous en rappeler le principe, un premier episode fait debuter une intrigue qui trouvera son apogee dans le suivant, cela en sera l'arc narratif principal et qui se concluera dans le troisieme. Chaque album contient donc, la fin de l'intrigue commencee 2 titres avant, l'intrigue principale nee dans l'album precedent et enfin le debut d'une nouvelle qui continuera dans le suivant et ainsi de suite. Cela fait que selon ce principe, l'acquereur d'un album ne peut que continuer si il veut connaitre la suite et la fin, on le leurre avec une nouvelle a chaque album, c'est un procede d'une tres grande efficacite qui a fait ses preuves et qui fonctionne tres bien tant que cela ne devient pas invraisemblable et que les scenaristes ont encore des bonnes idees en reserve. Ainsi, il n'y aucun lien direct entre le premier titre, Au nom du fils et ce dernier mais il est difficile de comprendre completement celui-la sans avoir lu le precedent et ainsi de suite de remonter au premier. Je vous avais bien dit que c'est une methode roublarde.

Or ici, je trouve que les auteurs ont mal developpe cette suite, je devrais plutot ecrire, ils ont emmene la serie dans une zone dangereuse ou a force de vouloir creer des rebondissements en pagaille, la serie perd de sa coherence et je trouve que c'est ce qui est arrive avec cet episode. Ainsi, et je me risque a un petit spoiler, les auteurs font devenir Agnes, la veuve de Jean-Pierre, une alcoolique sombrant dans la boisson. Pourquoi pas? Me direz-vous. Le probleme est que rien dans le personnage, tel qu'ecrit jusqu'a present meme si c'est un charactere que l'on ne voit pas souvent, ne laisse presager une telle decheance. Je ne peux devoiler l'autre qui est l'intrigue principale mais ecrivons qu'il est invraisemblable, l'album se finit sur un suspense mais un suspense truque, c'est a dire que nous ne remettons pas en cause le personnage de Michel Vaillant.

Les scenaristes sont ainsi le cul entre deux chaises si vous voulez bien me permettre cette trivialite, ils veulent que les nouveaux lecteurs fassent abstraction de tous les albums de la premiere serie puisque maintenant la nouvelle releve plus d'une saga familiale a rebondissements multiples que de l'album unique avec personnages recurrents comme c'etait le cas avant mais en meme temps, ils ne peuvent pas l'occulter completement car sinon, tout l'univers dans lequel les personnages evoleuent ne riment plus a rien, il faut bien qu'ils viennent de quelque part. J'espere que je me suis bien fait comprendre.

Jusqu'a present, j'avais beaucoup aime cette nouvelle serie et j'avais trouve que ce reboot avait apporte une bouffee d'air frais tres bienvenue dans une serie devenue completement encroutee. Cela est moins le cas avec ce dernier opus, j'ai peur que la direction vers laquelle se dirige la serie soit une voie de garage.

Le dessin est egal a lui-meme et tres respectueux des canons gratoniens. Cependant, j'ai trouve dans celui-la, que le dessinateur des personnages, je ne sais plus qui fait quoi dans le tandem, ne rend plus le personnage de Michel Vaillant aussi bien qu'avant mais surtout tel que Jean Graton l'avait cree graphiquement. Je ne lui trouve pas la surete de soi exprimee par son visage carre et l'aplomb de son menton, il s'est afadi physiquement. Mais peut-etre est-ce voulu par tous les auteurs afin de refleter la nouvelle fragilite du charactere qui est aujourd'hui moins monolithique qu'il ne le fut?

Note finale, 2.75/5. C'est dommage que les auteurs n'aient pas reussi cet album qui aurait du etre plus memorable que cela du fait de la mort de Jean-Pierre

963. froggy - 04/08/17 20:21 - (en réponse à : suzix)
Il n'y pas d'heure pour les braves.

962. suzix@bdp - 04/08/17 19:21
Jim est si vieux que cela?

961. froggy - 04/08/17 19:21
960. suzix@bdp - 04/08/17 19:10
Bref, je vois bien que c'est un auteur à suivre mais qu'il me fasse bander merde!


Il est trop jeune pour faire une BD sur le Viagra. Il te faudra attendre encore quelques decennies...

960. suzix@bdp - 04/08/17 19:10
globalement, Vivès fait des BD sur des thèmes qui me laissent de marbre, voire qui me repousseraient:
- la danse avec "Polina"
- la piscine avec "Le goût du chlore" ... bon d'accord y'a autre chose derrière mais putain c'est dur nan?
- les combats d'arts martiaux avec "Lastman"
- des trucs de cambrioleurs avec "La grande Odalisque" ...

Ben moi ces thèmes m'emmerdent. Qu'il fassent une SF, un western, u truc de zombies, du post-apo, du fantastique ...

Bon y'a les qq albums avec des nichons qui m'ont interpellés comme "Elle(s)".

... le truc sur l'Empire c'est quoi? En tout ca c'est moche.

Bref, je vois bien que c'est un auteur à suivre mais qu'il me fasse bander merde!

959. suzix@bdp - 04/08/17 19:01
bah, et alors, j'ai bien le droit d'être pas attiré par ce qui fait trop de bruit nan? (;o)
WD, j'ai acheté le tome 15 à sa sortie soit juste 5 ans après la relance par Delcourt! J'ai été assez rapide pour une fois!

958. torpedo31200 - 04/08/17 18:20 - (en réponse à : suzix@bdp - post # 955)
Pas plus dithyrambique que sur Une sœur. Et le tournoi d' arts martiaux ne dure qu' un ou deux tomes, plutôt un prétexte à présenter et mélanger des personnages rapidement (ce qui est phénoménal en terme d' exposition).

Ca pourrait être l' équivalent d' un Walking Dead pour toi (sauf que la fin est programmée au # 12). Faudrait juste que tu hésites encore 1 ou 2 ans avant de t' y lancer, comme pour Walking Dead qui était trop format "comics". Et tu auras des difficultés à trouver les EO avec autocollants.

957. torpedo31200 - 04/08/17 18:13 - (en réponse à : suzix@bdp - post # 956)
Collection BDCul des Requins Marteaux. Mais épuisé depuis qq mois.



 
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