Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (18)

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114. froggy - 03/12/16 22:14 - (en réponse à : Herve)
Chacun ses gouts, j'en conviens. Ainsi, comme chacun le sait ici, j'aime beaucoup les 2 Sato et Le sanctuaire du Gondwana que j'estime etre le meilleur Juillard/Sente. Sur ce dernier, je n'ose imaginer le fabuleux scenario que Jacobs aurait fait si il avait eu la meme idee. Le probleme de cet album est que pour mieux le comprendre, il faut se farcir le diptyque precedent, Les sarcophages qui s'apparente a un veritable pensum. Mais je crois que j'ai deja ecrit recemment ici meme ou ailleurs. Je fume trop, je perds la memoire.

113. Quentin - 03/12/16 19:43
Charlier a pondu tellement de scénarios qu'il est devenu hyper prévisible. Il se répétait tant qu'il finissait quasiment par radoter. Je me souvient avoir lu tous les Marc Dacier d'une traite quand j'étais ado (ma mère m'avait offert la série complète). Passé un certain nombre d'albums, misère, que c'était chiant, tous ces pseudo rebondissements rocambolesques qu'on pouvait pressentir à l'avance. C'est une des premières séries dont je me suis débarassé, quand j'ai commencé à faire de l'ordre dans ma bibliothèque.

112. herve - 03/12/16 19:38 - (en réponse à : froggy)
Pour ma par, j'ai adoré "le bâton de Plutarque", même si la scène de combat aérien manque de souffle en effet.

Pour Buck Danny, cela faisait un moment que je n'en avais pas lu, mais ce diptyque se laisse lire. (le précédent "le cobra noir" m'était littéralement tombé des mains). On m'avait offert l'an passé "la nuit du spectre" à Noël, et j'avais envie de connaitre la fin...sinon je ne l'aurai sans doute pas acquis.

111. froggy - 03/12/16 19:03 - (en réponse à : Herve)
De mon cote, j'ai arrete les reprises des series de Charlier, il y a bien longtemps. A mon avis, aucunes ne valent celles qu'il a ecrites. Aucun scenariste n'a ses talents de conteurs. Charlier savait merveilleusement bien raconter une hsitoire, ses decoupages sont exemplaires surtout pour ses sequences de bataille d'avion dans ses series aeriennes. On a pu le constater dans un autre album, Le baton de Plutarque, le mauvais Blake et Mortimer, ou le pauvre Yves sente a pathetiquement imagine une sequence de combat aerien dans le ciel de Londres qui degage autant d'energie qu'un plat de nouilles trop cuites.

J'ai enormement de mal a comprendre a comment on peut continuer a apprecier ces albums quand on voit ce qui a ete fait avant. Ainsi, le dernier Tanguy et Laverdure, Taiaut sur bandits! est une enorme bouse. Et ce que j'ai lu des derniers Buck Danny feuilletes dans Spirou quand je suis en France, aussi bien la serie "Buck Danny Classic" que la premiere, ne me font pas regretter ma decisison.

110. pierrecédric - 03/12/16 18:08
J'ai jeté un petit coup d'oeil sur le net avec les quelques pages mis sur ce numéro de Buck Danny, bof, elle ne fait pas tant fuir que ça.
Ce genre d'histoire c'est pas ma came mais c'est pas catastrophique non plus graphiquement.

109. lobabu - 03/12/16 17:30 - (en réponse à : herve)
Il y a quand même des erreurs de proportions assez effarantes et ils ont souvent des têtes massives genre pithécanthropes (ou l'idée que je m'en fais). Pis alors lady X, c'est Lady film X. A fuir!...

108. herve - 03/12/16 12:43
Buck Danny #55 : Defcon one

Avec "Defcon one", Formosa & Zumbiehl achèvent leur diptyque débuté l'an passé avec "la nuit du spectre".
Il faut souligner le changement assez radical de style avec les autres aventures de Buck Danny. Deux couvertures et un dessin résolument modernes, qui peuvent déstabiliser les puristes.
Il faut dire, qu'après le désastreux "Cobra noir" (la seule des aventures de Buck Danny que j'ai pas acheté), on revenait de loin!
Gil Formosa a réussi a se réapproprier les personnages, de façon remarquable.
Mais peut-être que la mise en page souffre d'un peu trop d'audaces pour les vieux lecteurs de Buck Danny, comme moi. Le style "gaufrier" est vraiment loin de ces deux albums.
Sinon, les scènes aériennes sont très réussies et l'épisode du typhon est assez grandiose, il faut l'avouer.
Reste le scénario, qui à mon avis est , comme l'ont souligner certains, un peu trop tournée vers les films d'espionnage.
L'idée de départ, celle d'un groupuscule (du genre de "Spectre") voulant provoquer une guerre entre deux super puissances, relève beaucoup plus d'un James Bond (style "Demain ne meurt jamais" ) que d'un scénario de Charlier ou de Bergèse.
Mais les deux repreneurs de cette série n'ont pas à rougir du résultat, j'ai passé un agréable moment de lecture, même si je préfère la reprise de Buck Danny sous forme de la série "Classic", plus conforme à l'image de ce que je me fait de Buck Danny et de ses compagnons.

note:3/5

107. Quentin - 02/12/16 08:32 - (en réponse à : pm)
Il y a qq thèses de retraités, pas mal de thèses de femmes au foyer qui s'emmerdent et en ont marre de n'être reconnues que comme mère ou femme d'untel. Et puis il y a tous les jeunes qui veulent retarder leur entrée sur le marché du travail le plus longtemps possible ou qui rêvent d'une carrière académique juste pour le prestige, sans en avoir vraiment les compétences (ils ne sont pas assez brilliants ou leurs sujets ne sont pas assez intéressants pour décrocher une bourse). Ceux qui viennent d'une famille aisée se font financer par leurs parents. Les autres travaillent à côté de leur thèse. Et comme une thèse est un boulot à temps plein, ils font 2 temps plein et finissent par abandonner, éreintés (alors que les gosses de riches, eux, peuvent prendre leur temps pour finir à leur aise).

Tous ces gens sont une charge pour l'administration et les enseignants. Ca coûte à l'université, qui ne reçoit rien en échange, et essaye de se rembourser en les faisant travailler plus ou moins gratuitement ou pour des cacahuètes.

Même quand ces étudiants finissent leur thèse, ils n'ont aucune chance de trouver un poste académique (pas grave pour les retraités et les femmes au foyer, mais beaucoup de désillusion pour les jeunes). Les rares postes vont à ceux qui avaient des thèse financées (et encore, il n'y a pas de place pour tout le monde). Leur diplôme ne leur est d'aucune utilité sur le marché du travail. Au contraire même, car s'ils le mettent en avant, on leur dira qu'ils sont surqualifiés et on donnera le poste à quelqu'un d'autre.

Bref, c'est un grand scandale, et il est clair qu'il faudrait interdire les thèses non financées.

106. pm - 02/12/16 00:21 - (en réponse à : Quentin)
Le principe d'une thése c'est d'être financée, en tout cas en sciences je pense que c'est toujours le cas, ne serait-ce que parce que les places dans les labos ne sont extensibles. Je pensais que les exceptions n'étaient que le fait de thèses littéraires du 3ème âge.

105. Quentin - 01/12/16 23:30 - (en réponse à : Torpedo)
Non, en fait elle a abandonné sa thèse pour faire de la BD.

104. torpedo31200 - 01/12/16 22:52 - (en réponse à : Quentin - post # 103)
Peut-être que l' album, qui a bien fonctionné, n' était destiné qu' à financer sa thèse.

103. Quentin - 01/12/16 21:18
Carnet de thèse, de Tiphaine Rivière. Récit du cauchemar que sont les thèses faites par des étudiantes en philo et lettres qui s'autofinancent. Exploitation, dépression, humiliation, explosion du couple, compétition, pression, perte de temps. Le tout dans un monde de mandarins egocentrés et cyniques. Bref, rien de gratifiant. Si cette BD peut contribuer à faire en sorte que plus personne ne s'engage à faire une thèse sans financement, elle devrait être déclarée d'utilité publique.

Le traitement est plutôt plaisant et en partie autobiographique, humoristique et dramatique à la fois, ce qui fait que ca reste assez léger, malgré la lourdeur du sujet. Mais en restant très centrée sur la thésarde, la critique du système perd de sa force. Reste que pour un premier album, c'est assez réussi. La BD a bénéficié d'un grand battage médiatique (pas trop étonnant, vu les 9000 thèses défendues chaque année en France). Ce qui fait qu'on attend l'auteure au tournant, pour voir de quoi traitera son prochain album.


102. TILLIERTON - 01/12/16 18:34
Ouais, on-dit ça ! N'empêche qu'il doit avoir des ancêtres polonais. J'aime pas les Polonais, Varsovie et tout ça....

101. froggy - 01/12/16 18:01 - (en réponse à : Titi)
Il n'est pas polak, il est chilien comme son nom ne l'indique pas.

100. TILLIERTON - 01/12/16 17:33
Connais pas vot'pollak là. D'ailleurs avec un nom comme ça Jodirewskî ou Jaruselski, c'est tout pareil.

99. froggy - 01/12/16 17:00 - (en réponse à : Quentin)
Tu as raison mais je me permets de cultiver mes propres contradictions.

En premier point, cela fait longtemps que j'ecris que j'aime beaucoup ce que fait Jodorowsky et cela depuis tres longtemps, comme beaucoup de monde, je l'ai decouvert avec la serie "L'Incal" dont la sortie du premier tome en 1981 fut un veritable evenement dans la BD, on ne parlait que de ca. La deuxieme chose est que cela fait longtemps que Jodorowsky a decline l'univers ne de "L'Incal" avec des series comme "Avant/Apres l'Incal, La caste des Meta-Barons, Les Technoperes, Castaka" et ce bien avant tout le monde et que cela ne soit systematique. Le fait que ce soit le meme auteur derriere touts ces albums permet a tout cet ensemble de conserver une certaine cohesion. Cela ne part pas dans tous les sens comme on peut le constater avec Blake et Mortimer par exemple. J'ai tout ca parce que j'aime beaucoup. Je ne dis pas que tout est bien, les deux derniers apres/final incaux sont tres mauvais, la fin de "La Caste des Meta-Barons" est insipide et m'a laisse indifferent mais d'une maniere generale, les BD de Jodorowsky ne sont pas tiedes, elles ne visent pas a plaire a tout le monde, elles vibrent d'une energie feroce grace aux personnages aux personnalites extremes. En outre, les dialogues de Jodorowsky regulierment enormes dans l'outrance me font souvent rire tellement c'est gros.

Cependant, je concois tout a fait que l'on puisse ne pas aimer Jodorowsky. Ce n'est pas pour tout le monde.

98. Quentin - 01/12/16 09:47 - (en réponse à : froggy)
Pour un type qui critique les séries "Les aventures de machin vu par untel", ca m'étonne que tu tombes dans le piège quand il s'agit des métabarons (série que je trouve très mauvaise, au demeurant, comme la grande majorité de ce que fait Jodorowsky)

97. froggy - 30/11/16 23:19
Meta-Baron 3, Orne-8 le techno caridnal

Comme annonce dans le precedent album, ce nouveau cycle a un nouveau dessinateur, Niko Henrichon, qui m'etait totalement inconnu jusqu'a present. Son style est evidemment tres eloigne de celui de Jimenez, le dessinateur de la serie mere, "La caste des Meta-Barons", il a deja le sien propre mais il reste suffisamment proche de l'univers graphique general de l'integralite de la serie pour que cela ne choque pas du tout. La serie reste coherente de ce cote la. Ce n'est pas aussi violent que les changements de dessinateur de "Destins", la serie parue il y a quelques annees deja chez Glenat. Je dois avouer que j'ai trouve le changement de dessinateur plus choquant lorsque les premieres planches de cette histoire furent prepubliees dans le tome 2 de cette serie derivee. La difference ne penchait pas en faveur d'Henrichon compare a celui de Valentin Secher, le dessianteur du premier cycle de 2 albums. 6 mois plus tard, la balance se reequilibre et je dois avouer que j'ai bien aime le dessin de ce nouveau venu. Conforme aux codes de la serie et personnel a la fois, je trouve cela tres bien.

Comme je l'ai souvent ecrit au sujet des series de Jodorowsky dont j'apprecie enormement l'oeuvre, nous sommes dans un univers d'une rare violence qui a banni tout sentimentalisme car dangereux pour la caste des privilegies qui detiennent le pouvoir. Le sentiment amoureux qu'eprouve certains des protagonistes ne peut que les mener a leur perte car ils remettent en cause l'ordre etabli. Cet ordre est d'ailleurs fortement ebranle par l'annonce de l'epuisement de l'epiphyte, source d'energie a l'origine de la caste des Meta-Barons ainsi que de leur fortune. Comme toujours dans cette serie, des personnages ambi gues et violents interviennent, se rencontrent, se haissent, s'entretuent sauvagement mais s'aiment aussi bien qu'ils sachent que cela soit un grand danger pour eux-memes et l'objet de leur affection. Quand ressenti, ils doivent dissimuler ce sentiment amoureux a tout prix sinon ils risquent pire que la mort. Bien evidemment, il faut bien que cela sorte a un moment ou a un autre sinon, il n'y aurait pas d'histoire. Vous connaissez le proverbe, les gens heureux n'ont pas d'histoires.

Cet album introduit le nouveau personnage d'Orne-8, un techno cardinal donc qui est charge par le techno pape de trouver un moyen pour fabriquer de l'epiphyte de synthese. En effet, le futur epuisement de cette source d'energie risque de mettre un terme a l'Empire. Il s'avere qu'Orne-8 va devoir chercher du cote du Meta-Baron pour remplir sa mission. Or, ce dernier est l'ennemi jure du Techno Vatican. Comment le techno cardinal fera? Suspense donc. On reconnait aisement la patte de Jodorowsky avec ses heros soumis a des conflits corneliens, je tombe amoureux de la descendance de mon pire ennemi, que dois-je faire?. L'adaptateur fait un bon travail bien que ses recitatifs et dialogues n'aient pas toujours le caractere exacerbe qui font tout le sel de la prose jodorowskienne. Cela bouge beaucoup, il y a de nombreux retournements de situation et une fin en cliffhanger qui ne peut qu'inciter le lecteur a lire la suite. J'en serai bien sur. Une derniere chose, le heros de cette histoire est Orne-8, le Meta-Baron n'intervient principalement que dans le dernier tiers de l'album mais cela ne m'a pas du tout gene car le personnage, bien qu'epouvantable, est tres interessant et a ete bien caracterise.

Note final, 3.5/5. C'est vraiment tres bien




96. Lien Rag - 29/11/16 16:50
L'interprétation des rêves en psychanalyse est une chose, celle des rêves en littérature peut en être une autre.
Classiquement, le rêve étant une fiction, le rêve dans une fiction étant une fiction de la fiction il en devient l'image du réel.

Si Götting reprend cette fonction classique du rêve dans la littérature, la séquence du rêve est celle qui doit indiquer au lecteur la vérité de l'histoire. Or franchement, je n'ai pas saisi le message qu'il veut y faire passer...

95. TILLIERTON - 29/11/16 13:41
De l'interprétation des rêves en psychanalyse. J'avoue ne pas saisir le sens de ce cauchemar, s'il y en a un. Les paroles de Clarke," l'eau de la rivière"ou "l'au-delà rivière ". La rivière, omniprésente, les rameurs.....

94. Lien Rag - 29/11/16 12:51
Justement, le rêve qu'il fait signifie quelque chose?

93. TILLIERTON - 28/11/16 22:16
Ma fin préférée est qu'il a loupé la dernière marche

92. Quentin - 28/11/16 22:13
La conclusion est tout à fait à l'image du reste: indécise. Tout le bouquin tourne autour de ca: on ne sait jamais s'il a ferré quelque chose ou s'il affabule. C'est à la fois ce qui fait l'intérêt du livre et ce qui limite l'intérêt du livre.

91. TILLIERTON - 28/11/16 20:35
Et que penses-tu de la conclusion? J'avoue que c'est assez troublant avec plusieurs interprétations possibles. La fin est ouverte....

90. Quentin - 28/11/16 10:59 - (en réponse à : Lien Rag)
Je n'ai ni adoré ni détesté. Juste un moment de lecture assez plaisant, rien de plus. Ca parle d'un type qui joue au détective et qui s'invente des histoires ... ou pas. C'est plus à lire pour l'ambiance que pour l'histoire.

89. pierrecédric - 28/11/16 09:29
La recherche sur le site ne fonctionne même plus, ça donne une page blanche.
Belle mise à jour du site.

88. froggy - 28/11/16 00:05 - (en réponse à : Lien rag)
De rien! Ou de tout! C'est comme on veut. C'est tout a fait comme un roman de Simenon, il semble qu'il ne se passe rien mais pas du tout en fait, il se passe pelin d echoses.

De mon cote, j'ai moyennement aime Watertown. Il faudrait que je relise ce que j'ai ecrit dessus.

87. Lien Rag - 27/11/16 20:46
J'ai lu Watertown de Götting et je comprends aussi bien ceux qui ont adoré que ceux qui ont détesté, mais pour les premiers j'ai une question: de quoi parle cette BD?

86. lobabu - 27/11/16 19:20
Au-delà du dessin qui me semble inférieur à celui de Barral, je trouve que les Burma de Moynot ont des problèmes de découpage par rapport au roman. Je ne comprends pas les choix qu'il fait: il adapte "La nuit de St Germain-des-prés" qui est un des plus faibles et celui-là qui est très compliqué à suivre.

85. herve - 27/11/16 15:41
Les aventures de Blake et Mortimer : le testament de William S. Yves Sente et André Juillard

J'avais lu, comme beaucoup, la prépublication de ce 24ème volume dans le figaro magazine cet été.
J'avoue que la lecture de cet opus m'avait profondément déçue. Il faut dire que cet album succédait au "Bâton de Plutarque", superbe préquel du "secret de l'Espadon", signé des mêmes Juillard et Sente.
Pourtant, ici la magie n'opère pas.
Nous assistons à une énigme que l'on pourrait retrouver dans un roman d'Agatha Christie - à l'image du "serment des cinq lords"- mais ne convainc guère pour nos intrépides aventuriers. Avec le parti pris de développer un pan de la vie de William Shakespeare sous forme de flash-back, nos héros passent en arrière plan. Je n'ai pas compté les cases mais il me semble que jamais dans une de leur aventure,Blake et Mortimer auront été aussi absent d'un album !
Et que dire du génial Olrik ? Relégué un rôle de chef de Maffia téléguidant des opérations douteuses du fonds de sa cellule! Mais que diable allait-il faire dans cette galère? On ne la reconnais pas, tout comme on ne reconnais pas Sharkey, qui semble avoir subi une cure d'amaigrissement.Même si on voyage pas mal entre Londres et Venise, entre Vérone et Ravenne, je n'ai pas réussi à m'embarquer complètement dans cette histoire.
Certes, contrairement aux albums de Jacobs, les femmes sont assez présentes dans cet opus, Yves Sente levant à peine le doute en fin d'album sur la filiation d' Elizabeth McKenzie.

Malgré toutes ces imperfections,j'ai cédé à mon côté collectionneur en achetant la version forma à l'italienne (qui a l'avantage de souligner le dessin de Juillard qui, malgré de nombreuses critiques en ce moment,reste un bon repreneur de Blake et Mortimer, même si je lui préférais le regretté Ted Benoit et surtout Antoine Aubin) et le tirage "normal" de l'album, mais avec la couverture déclinée pour la Fnac,plus intéressante que la version tout commerces.

Bref,un sentiment plus que mitigé pour cette vingt-quatrième aventure d'une série que je suis depuis près de 40 ans.

Parallèlement à cette sortie, je voudrais vous signaler la parution d'un ouvrage intitulé "l'héritage Jacobs" de Jean Luc Cambier et Eric Verhoest qui avaient déjà signé en août 1996 un superbe livre d'entretiens avec Jean Van Hamme et Ted Benoit, "Blake et Mortimer [histoire d'un retour]".
Cet "Héritage Jacobs" bénéficie de riches illustrations (crayonnés,reproduction d'ex libris...)et en fait un livre indispensable pour ceux qui, comme moi, sont attachés aux aventures de Blake et Mortimer.

note : un généreux 3/5

84. TILLIERTON - 26/11/16 19:24
J'ai pas aimé la fin, bien que ce soit bien construit dans l'ensemble, mais trop cafardeux.
Ici, pas de romantisme, mais de la tristesse sur le pavé Parisien.

83. froggy - 26/11/16 18:58
Nestor Burma 10, Nestor Burma contre C.Q.F.D

Au risque de passer pour un con, ou a tout le moins aux capacites intellectuelles reduites, il a fallu que je lise cet album 2 fois afin de tout comprendre car l'intrigue est tres compliquee avec de nombreux intervenants qui changent de nom en cours de recit. Le moins que l'on puisse dire est que l'intrigue imaginee par Leo Malet n'est pas la plus simple. A t-il voulu faire a la Raymond Chandler et son Grand sommeil qui est egalement rigoureusement incomprehensible? Certains de ses romans n'etaient pas d'une rare evidence, Le soleil nait derriere le Louvre par exemple, mais celui-la bat le pompon.

Comme d'habitude chez Malet, Burma va devoir resoudre une intrigue commencee des annees plus tot avec un vol d'or. C'est une constante dans ses intrigues. C'est son parti pris. A partir de cette trame simple, Malet s'ingenie et s'amuse probablement a la compliquer en multipliant les acteurs et les rebondissements meme si certains sont plutot alambiques. Il en est ainsi de celui-ci ou C.Q.F.D est un journal a scandale et qui n'est meme pas l'ennemi de notre heros. Cela vaut presque le titre du roman de Boris Vian, L'automne a Pekin qu'il a intitule comme cela parce que cela ne se passe ni en automne, ni a Pekin. Avec cette BD, on a droit maintenant a un titr emensonger apres avoir eu de nombreuses couvertures mensongeres.

Vous aurez compris que je ne vais pas m'amuser a vous resumer l'intrigue. Disons simplement que l'action se passe a Paris en 1942 avec un tout jeune Burma et qu'il retrouvera apres maintes difficultes un stock l'or vole quelques annees plus tot par des gangsters au Havre. Cela se passe juste apres 120, rue de la Gare qui avait connu Burma libere d'un stalag.

Je n'aime plus autant le dessin de Moynot qu'avant mais je dois noter qu'il a fait des efforts avec cet album. Si il dessine a la Tardi, leur createur graphique les personnages recurrents de la serie, Burma, la secretaire Helene, le journaliste Marc Covet et le commissaire Faroux, il a evidemment plus de liberte pour ceux qui interviennnet pour la premiere fois dans le petit monde de Leo Malet. L'unite graphique est respectee et ces personnages secondaires se marient bien avec ceux imagines par Tardi. De meme, le dessin est moins fatras et fouillis que celui vu dans les deux derniers albums de Moynot, L'homme qui assassinait sa vie et L'original, albums que je n'avais pas aime a cause du dessin entre autres.

Note finale, 2,75/5. On peut faire des intrigues compliquees mais toutesfois faciles a suivre. Mais la ce n'est pas le cas et je n'aime pas ca.

82. marcel - 24/11/16 18:47
Deux remarques :
- Pour une fois, j'ai trouve le scenar de Duval lisible. Mais, bon, pas exceptionnel, puisque qu'il se contente d'approfondir le parallele que faisait Van Hamme entre l'assassinat de Kennedy et celui de Sheridan (en y ajoutant donc une Marilyn, etc...). Bref, pas tres surprenant.
Mais, au moins, la narration est pour une fois maitrisee.
- Concernant Corentin Rouge, je trouve qu'il est deja plus doue que son pere (qui a toujours les memes defauts depuis ses debuts). Je serais curieux de voir ce que donnerait un album entierement en couleurs directes, comme certains des dessins bonus de l'EO. J'y trouve son dessin plus elegant, mais aussi plus proche de Boucq que de Giraud.

81. froggy - 24/11/16 17:55
XIII Mystery 10, Calvin Wax

J'ai lu cet album quelques jours apres les dernieres elections americaines et je n'ai pas pu m'empecher de faire un leger rapprochement entre cette fiction europeenne realisee entre l'annee derniere et cette annee et la realite americaine. Est-ce que Fred Duval, le scenariste, serait une espece de Mme Irma, qui saurait lire l'avenir dans une boule de cristal? On ne peut pas y penser quand on songe au fait que le nouveau president americain est en train de s'entourer de personnes aux idees plus que nauseabondes et dangereuses sur la "suprematie de la race blanche" et sur l'ecrasement des minorites. Cela rappelle de douloureux souvenirs sur ce qui s'est passe en Allemagne en 1933. Nous savons tous ou cela a mene le monde.

Pour ceux qui ont lu la serie mere, Calvin Wax est le numero 2 de la Conspiration des 20 dont le but etait de d'instaurer une dictature de droite aux USA. Cet album raconte comment il va convaincre Wally Sheridan, le frere du president en exercice, de devenir le numero 1. le fait que Wax est quelqu'un de profondement intelligent et tres dangereux, et que la BD est assimilee au genre litteraire du thriller, il est inutile de dire qu'il ne recule devant rien pour arriver a ses fins, chantages, meurtres etc. Tel est son mode operatoire.

Je connais tres peu de choses de Duval, de lui, je n'ai que la mini-serie de SF, une uchronie, realisee avec Berthet, "Nico" qui etait plaisante a lire. D'apres ce que j'ai pu lire ici et la, il a une reputation de scenariste plutot inegal. Aurais-je de la chance en ce qui le concerne? En effet, j'ai trouve qu'il avait tres bien agence son histoire en arrivant a faire intervenir les personnages de Martha Shoebridge, le docteur alcoolique, qui soigne XIII au tout debut de la saga et celui de Dwight Rigby, le potentat de Greenfalls, ou XIII ira dans le diptyque, Le dossier Jason Fly et La nuit du 3 aout. Cela enrichit le scenario et incite a considerer cette serie derivee comme une gigantesque fresque ou certains intervenants se croisent plus ou moins a certains moments de cette histoire. Le scenario est bien mene, meme si il n'y a pas de scenes d'actions purs mais la tension ne faiblit pas, bien au contraire, et Duval reussit a mener son histoire jusqu'au bout sans encombre.

Le dessinateur Corentin Rouge est le fils de Michel Rouge et c'est la premiere BD de lui que je lis, il faut dire qu'il est tout jeune, il n'a que 33 ans. Bien evidemment, son dessin ressemble a celui de son pere, mais il il a deja un style bien a lui qui convient tres bien au scenario. Il n'y a pas d'esbrouffes, de trucs m'as-tu-vu. Les personnages bougent bien dans les cases, il restitue bien leurs mouvements, il en est de meme des expressions de leurs visages, toutes bien rendues egalement. Je ne sais pas ce que l'avenir lui reserve mais la notoriete que va lui apporter cet album ne pourra que l'aider pour la suite de sa carriere.

On peut d'ores et deja mettre cet album parmi les meilleurs de cette serie.

Note finale, 3,5/5. Une excellente lecture.

80. totom - 23/11/16 18:21
Sympa le 7 sur les cannibales , largement le meilleur de cette série concept

79. Piet Lastar - 23/11/16 07:35 - (en réponse à : froggy)
Je fais le même constat en ce qui concerne l'évolution des trois scénarios d'Aymond. Le premier était très bien, les deux suivants moyens. Mais bon, ne soyons pas trop sévère, on a une aventure dont on a peine à croire si on y réfléchit mais si on se laisse gentiment porter, ça passe. Quand on va au McDo, on ne s'attend pas à autre chose qu'un hamburger.
Le "27 mai" à la place de "plus tard" n'importe peu. Par contre, peu d'action ? J'espère ne jamais devoir vivre le quart du dixième...

Comme bouse de l'année, mon vote ira sans contestation au dernier Thorgal dont tout est à jeter. Le scénario est d'une médiocrité consternante et le dessin bâclé. Peut-on encore parler de dessin, à ce niveau-là ? Après "Thorgal au Pôle Nord", nous avons "Thorgal et Daech". Bientôt "Thorgal cherche son fils et des Pokémon" et ensuite "Thorgal contre le Brexit"

78. froggy - 23/11/16 00:09
Lady S. 12, Rapport de forces

C'est le troisieme album signe par Philippe Aymond seul depuis que JVH, createur de la serie, la lui a laissee et pour eviter tout suspense qui serait de mauvais aloi, cela sera probablement mon dernier car il est il est plus que pas terrible, il est mauvais purement et simplement.

Le premier opus post-JVH, A.D.N etait vraiment tres bien et il laissait presager de bonnes augures pour la suite de la serie. Le deuxieme, La faille, etait par contre mauvais et je m'etais demande pour le coup, si JVH n'avait pas donne un gros coup de main a Aymond sur le scenario du premier. Il semblerait que cela ait ete le cas au vu du resultat final de ce titre. Cette fois-ci, notre heroine doit trouver un vaccin contre une epidemie accidentellement provoquee par le vol d'un virus bacteriologique imagine au sein d'un laboratoire de recherches travaillant pour le compte de la CIA, epidemie qui a decime les habitants d'une petite ville du nord du Mexique. Entre les mains d'un scenariste aussi expert que JVH l'ait, cela aurait pu donner un formidable album d'aventure ou l'action et le suspense n'aurait jamais faibli. Or ce n'est pas cela du tout, au contraire, j'ai eu l'impression en lisant cet album que je lisais une aventure qui ressemblerait a un film de serie B au maigre budget qui aurait tente d'etre un film de serie A avec stars et financement adequats. Au risque d'etre vulgaire, c'est une BD qui pete plus haut que ses fesses, le resultat est tres loin d'etre a la hauteur des probables ambitions du scenariste. Pour prendre un exemple des choses a ne pas faire a moins que cela ne soit utile pour le scenario et en l'occurrence, cela ne l'est pas du tout, c'est le decoupage de l'histoire qui commence comme cela: "Nord su Sonora, Mexique, 13 mai", a la page suivante nous avons, "Mexico 17 mai" et 2 planches plus tard, nous pouvons lire, "La Casa, hopital securise de la CIA, Nouveau-Mexique, 19 mai" et ainsi de suite, ce qui nous emmene a Washington le 31 mai. Il faudrait rappeler a Aymond qu'un bon thriller doit voir son action condensee en un minimum de temps, quelques jours a peine, et non sur plusieurs semaines. Il ne faut pas laisser le temps au lecteur de souffler. En outre, je trouve que le fait de structurer son recit de telle maniere casse legerement le rythme de lecture. En outre, la notion de temps n'a qu'une importance que relative dans cette histoire, il n'ya pas de compte a rebours qui alimenterait le suspense Comme narratif, je prefere de loin un vague "plus tard", cela marche tout aussi bien sinon mieux. En outre, cette histoire manque de scenes d'action, il n'y en a qu'une situee au milieu de l'histoire, le reste du temps, ca cause! Ce qui veut dire qu'on s'ennuie. En tout cas, moi, je me suis ennuye en lisant cette histoire.

Le dessin est par contre impeccable pour une telle BD, il est nette, precis, sans fioritures. Les personnages sont bien campes, aisement reconnaissables, cadrages et decoupages sont egalement bien reussis. Aymond se sert manifestement de la table lumineuse pour les decors, l'aeroport international de Washington DC, (que je commence a bien connaitre maintenant) est plus vrai que nature. Or, comme d'autres dessinateurs que l'on retrouve generalement dans la collection "Troisieme Vague" du Lombard, il le fait plutot bien car il apporte une touche personnelle a ses dessins de decors urbains au lieu de recopier servilement des photos trouvees sur Internet.

Note finale, 1/5. Le dessin ne suffit cependant pas a compenser la vacuite du scenario

77. torpedo31200 - 20/11/16 00:41 - (en réponse à : herve - post # 75)
Ca ne sera pas tout de suite, il fait un album de la série Sept chez Delcourt (à paraître vers février)

76. TILLIERTON - 19/11/16 18:10
Très bon ce Sara Lone ! David Morancho se révèle un maître des cadrages et du mouvement.

75. herve - 19/11/16 17:20
Sara Lane #2: Cargona Girl

Un tome 2 qui se laisse lire avec plaisir.
Erik Arnoux nous offre là un polar certes classique , où se mêlent Mafia, FBI, et complot politique le tout sur une recherche au trésor pendant les premières années de la Présidence Kennedy, mais très efficace. On y trouve, comme dans les albums de XIII (s'il faut en faire une référence flatteuse) le Ku Klux Klan mais aussi une mystérieuse conspiration, encore assez énigmatique dans ce deuxième opus.
Les dessins de David Morancho sont soignés .
Je serai au rendez vous pour le troisième volume.

note:3/5

74. herve - 19/11/16 10:19 - (en réponse à : pm)
Normal
Je viens de lire une dizaine de bd que je n'ai pas choisi dans le cadre d'un jury de concours.

73. froggy - 19/11/16 00:53 - (en réponse à : Lien rag post#66)
De mauvaise foi, moi? Certainement pas!

Loin de moi cette pensee saugrenue.

72. pm - 18/11/16 23:49 - (en réponse à : hervé)
Depuis que je t'ai dit que tu avais l'air de tout aimer tu mets des notes pourries partout (;o) !

71. torpedo31200 - 18/11/16 20:33 - (en réponse à : herve - post # 70)
Du sous-Vives qui a l' air plus joli mais bien plus vide, pour la moitié que j' ai lu.

70. herve - 18/11/16 17:25 - (en réponse à : helmut)
c'est vrai qu'il y a une parenté avec le dessin de Vivès dans "De rien"

69. helmut perchu - 18/11/16 16:24 - (en réponse à : hervé)
Intrigué par ton post je suis allé jeter un oeil au bouzin et on dirait un truc à la croisé des chemins entre Vivés, Ruppert&Mulot et Fabcaro, ça me donne pas mal envie d'autant que le double graphisme décor/personnages fonctionne bien je trouve. Qqn d'autre a lu ça ? Mon petit marcel maybe ?

68. herve - 18/11/16 15:22
Avec De rien de Geoffroy Monde, j'achève enfin ma lecture des 12 ouvrages sélectionnés par mon libraire pour le prix du meilleur album 2016 (délibérations en décembre)

=>Il s’agit d’abord d’un bel objet éditorial : couverture cartonnée, avec incrustation en relief, le tout assez sobre mais très classe. Bref du beau travail signé " Delcourt".
Par contre, je ne suis pas très fan d’histoires courtes en bandes dessinées. Ces saynètes m’ont parfois esquissé un sourire (surtout les dernières) mais sans plus. A titre de comparaison, j’avais préféré l’humour grinçant voire très dérangeant de la série Durandur parue entre 2005 et 2007
Je ne suis vraiment pas dans la cible de cette bande dessinée humoristique. Je reconnais par contre que le dessin est très soigné et va à l’essentiel mais je n’ai pas du tout accroché à ce côté absurde.
Dommage car le dessin complètement décalé en quatrième de couverture me donnait envie de lire ce livre.

note : 2/5

67. herve - 18/11/16 11:49
"le monde d'après" Chauzy

Verdict rapide :

Ce second volume débute comme le roman "la route" de Cormac McCarthy et s'achève sur un air de "Gung Ho" (la bd)

66. Lien Rag - 18/11/16 11:38 - (en réponse à : froggy)
C'est de la mauvaise foi, certaines BDs (la plupart) sont intéressantes par leur récit, d'autres par leur dessin, mais certaines sont effectivement intéressantes du fait de leur suspense ou du retournement final, et ces dernières n'ont pas tant d'intérêt à la relecture, ça ne me paraît pas difficile à comprendre...

65. froggy - 18/11/16 01:23
60. herve - 16/11/16 22:14 - (en réponse à : froggy)
C'est vrai qu'une fois que l'on connait la fin, je ne vois pas l'utilité de le relire.


C'est le cas de tous les livres que tu as lus. Une fois arrive a la derniere page, tu connais la fin. Si je suis ton raisonnement jusqu'au bout, tu ne devrais jamais relire tes livres. Comme Danyel-San nous l'avait fait savoir un jour.

A propos, il est passe ou celui-la?



 
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