Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (18)

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434. Victor Hugo - 28/03/17 18:45
J'ai lu Niourk par Vatine d'après Wul. Que c'est tarte, ringard, ça vieillit mal la SF, quelle idée saugrenue d'adapter ce truc. Le dessin ne rattrape pas, plein de trucs bien moches.

433. herve - 28/03/17 18:09
je l'emprunterai peut-être.
En tout cas, dans le dernier magazine Lire (avril 2017), il a une bonne critique

432. froggy - 28/03/17 16:47
Je ne sais pas quand il l'a lu la derniere fois mais dans la BD de Sapin sur Depardieu, celui-ci declare au sujet de Tintin avec sa verdeur coutumiere: "«Moi, Tintin, je n'ai jamais pu le saquer, il m'a toujours fait chier avec son air de faux-cul et son pantalon dans lequel on dirait qu'il a chié dedans!»

A part moi, qui d'autres a l'intention de lire cet album qui est, semble-t-il, nettement meilleur que celui que Sapin a consacre a L'Elysee?

431. marcel - 28/03/17 14:27
Oui, les tomes 10 et 11 de Louis la guigne parlent de la guerre d'Espagne.

430. Lien Rag - 28/03/17 14:11
J'ai un avis partagé sur les Guerres Silencieuses: le sujet était particulièrement intéressant pour moi car je connais la région (des anciens résistants m'ont même montré le lieu d'une des plus grandes batailles de l'insurrection de 58) mais en même temps il ne se passe vraiment pas grand-chose dans l'album (ce qui est certes partiellement le sujet de la BD, je le reconnais) et même si l'ambiance que Jaime Martin installe est assez réussie, au final cela reste un peu superficiel et on se demande quand même si cela nécessitait autant de pages que cela.

A part ça il n'y a pas un épisode de Louis La Guigne qui se passe pendant la guerre d'Espagne?
Barrios de Paracuellos se passe juste après mais a certaines scènes (de mémoire) qui se déroulent pendant.
Il y a au moins trois BDs sur la Retirada et ses suites (dont La Nueve, que j'ai franchement aimée).
Elroy, aux Humanos, parle de la guerre elle-même (je l'ai lue adolescent, je n'avais pas l'âge de vraiment apprécier).
Il y a une autre BD dont le titre comporte "Serpent" qui s'y réfère aussi (Tillierton en avait parlé).
Le premier tome de la Lignée de Berlion et al s'y déroule aussi.

C'est vrai que jusqu'aux années 80-90 il y avait peu de BDs sur le sujet, mais ça a quand même changé depuis...

Sur les gens qui renvoient droite et gauche dos à dos je ne sais plus s'il y a une BD mais il y a un passage de Cavanna dans les Russkofs (en extrapolant un peu) et il y a aussi une citation: Pire que le bruit des bottes est le silence des pantoufles.



429. froggy - 28/03/17 01:01
Jaime Martin, Jamais je n'aurai 20 ans

A ma connaissance, la Guerre d'Espagne n'est pas un sujet enormement traitee dans la BD, on y trouve cependant les 3 derniers albums de la serie de Giardino, Max Fridman. Et je crois bien que c'est tout ce que j'ai sur la question. Paracuellos de Carlos Gimenez traite de la vie en Espagne au temps du franquisme et Christin ne s'est servi de cette guerre que comme un pretexte pour reunir toutes sortes de gens de differents horizons ayant servi dans les Brigades Internationales mais 40 annees plus tard dans Les Phalanges de l'Ordre Noir. Goscinny n'y a fait aucune allusion dans Asterix en Hispanie alors qu'il etait assez loin dans Asterix et les Goths et ses references a le 2e Guerre Mondiale. Pourquoi cette pudeur de la part de nos auteurs? C'est pourtant un super sujet, il y a tellement a ecrire dessus. Et la documentation ne manque pas. Cela nous changerait de la enieme BD sur les 1ere et 2eme Guerre Mondiale.

Pour en revenir a cet album, j'ai decouvert l'auteur avec Les guerres silencieuses en 2013 ou il racontait le service militaire que son pere passa dans une enclave espagnole situee au Maroc. J'avais beaucoup aime cet album comme je vous en avais part a l'epoque. Avec celui-ci, Jaime Martin raconte la jeunesse de ses grands-parents maternels qui eut lieu durant la Guerre d'Espagne, Isabel et Jaime. Ceux-ci seront du cote des republicains c'est a dire qu'ils seront opposes aux nationalistes de Franco. Cela signifie qu'ils seront du cote des perdants. Martin nous fait le recit de ce que fut la vie quotidienne de cette jeunesse dont les reves furent massacres par les coalitions fascistes puisque l'Allemagne hitlerienne et l'Italie mussolinienne avaient apporte leur aide a Franco pendant que les autres democraties europeennes, la France du Front Populaire en tete, regardaient ailleurs. Leon Blum ne fera pas grand-chose en definitive. Il faut croire que leur veritable sujet d'inquietude etait le 3e Reich. Ils avaient bien raison d'ailleurs. C'est entre autres pour cela que furent creees ces fameuses Brigades Internationales financees par Moscou. Communistes de tous pays, venez lutter contre le fascisme qui tue la liberte, nous cria Staline qui en connaissait aussi un brin sur la question. Toujours est-il que loin de toutes ces preoccupations internationales, nos 2 futurs grands-parents tentent de lutter le mieux qu'ils peuvent contre les franquistes. Isabel echappera a la mort de justesse a la difference de ses amis avec qui elle formait un petit groupe tres soude, amis qui furent sommairement executes dans un petit bois. Quant a Jaime, le futur grand-pere, il combattra activement dans des petites unites armees. A la fin de la guerre en 1939, il pretendra qu'il n'avait jamais quitte son champ. Ce mensonge lui sauvera la vie et lui permettra d'epouser Isabel. La deuxieme partie du recit commence 16 ans plus tard et raconte la vie de famille de la mere de l'auteur durant les annees 50, en plein franquisme donc. Alors que la France entame ses fameuses 30 Glorieuses, outre Pyrenees, la situation economique n'est franchement pas terrible. Apres avoir trafique du tabac entre le Maroc et l'Espagne en utilisant les grossesses de la grand-mere pour echapper aux douaniers, la famille se retournera vers la recuperation de bouteilles, flacons de toutes sortes, de toutes tailles et de toutes origines afin de les revendre. Ce petit commerce fonctionnera tant bien que mal, plutot bien que mal d'ailleurs, durant des annees. L'auteur raconte que c'etait sa grand-mere qui etait la plus ambitieuse dans le menage alors qu'elle ne savait ni lire, ni ecrire.

C'est cette deuxieme partie que j'ai trouvee la plus interessante. En effet, dans la premiere, c'est a dire la guerre proprement dite, l'auteur a un peu de mal a raconter les destinees simultanees de ses deux protagonistes principaux (le terme "heros" me semble inaproprie pour la circonstance), ils ne se croisent pas souvent. Le recit n'est souvent qu'une succession d'anecdotes qui ne m'ont pas toutes interesse. Par contre, il y a un veritable enjeu dramatique dans la deuxieme partie, comment vivre sous le Franquisme? De toutes facons, c'est toujours cela qui m'interesse, la vie quotidienne des gens dans des conditions politiques destestables et ou les conditions economiques sont difficiles, que ce soit aussi bien dans une dictature de droite que dans une de gauche. Le recit est mieux structure, bien equilibre et souvent passionant.

J'avais beaucoup aime le dessin de Martin dans le premier ouvrage que j'ai lu de lui. C'est moins le cas ici. Cette fois, je l'ai trouve moins accompli, certains personnages sont carrement rates meme surtout dans la premiere partie alors que dans la deuxieme, il est beaucoup plus a l'aise. Est-ce pour cela que je prefere la deuxieme partie a la premiere ou est-ce parce que le sujet de la deuxieme partie m'interesse beaucoup plus en tant que tel que j'y trouve le dessin plus consistant? Je n'ai pas encore la reponse a cette question. Peut-etre le saurais-je lors de ma relecture de cet album? En attendant ce jour,

Note finale, 3.5/5. Une excellente BD qui merite d'etre lue par le plus grand nombre de par son sujet, vraiment tres interessant

428. froggy - 25/03/17 17:26
Je continuerai donc a attendre. Cela tombe bien, je suis d'une patience legendaire.

427. Mr Degryse - 24/03/17 16:54
Fausse intégrale pour Estéban car la série n'est pas finie

426. torpedo31200 - 24/03/17 16:16 - (en réponse à : froggy - post # 425)
Tu sous-estimes Marcel et son appréhension de tes problèmes logistiques. Les deux séries évoquées (Esteban et Green Manor) existent en intégrales.

425. froggy - 24/03/17 15:35 - (en réponse à : Marcel)
Je prends bonne note de cela mais j'attendrai la parution d'une integrale.

424. Mr Degryse - 24/03/17 10:02 - (en réponse à : froggy)
Une série que je relis régulièrement avec toujours autant de plaisir.

423. marcel - 24/03/17 09:42
Pour Vehlmann, j'ai quasiment tout lu de lui, et il y a beaucoup de très bonnes choses, particulièrement dans les one-shots.
Green manor est une très bonne série de récits courts dans l'Angleterre victorienne, et mon petit coup de coeur personnel est Les derniers jours d'un immortel.
Mais il y a tout un sujet sur son oeuvre.

422. marcel - 24/03/17 08:37
Content que ça t'ait plu. Du coup, puisque tu aimes le dessin de Bonhomme, et pour pouvoir continuer à voyager avec lui, je ne saurais trop te conseiller Esteban, série maritime qui varie bien les décors et est vraiment dans le genre aventure.

421. froggy - 23/03/17 23:25
Bonhomme et Vehlmann, Le marquis d'Anaon, l'integrale

J'ai profite de l'edition de cette integrale parue l'automne dernier pour combler, semble-t-il, une lacune selon de nombreux forumiens d'ici et d'en face. Il faut dire que je n'ai decouvert l'auteur qu'en 2011 avec Texas cowboy c'est a dire 9 ans apres les debuts de cette serie. J'avais beaucoup apprecie son dessin et encore plus apres avoir lu son "Lucky Luke par..." sorti l'annee derniere. C'est la raison pour laquelle ce "Marquis d'Anaon" est venu occuper un peu de place sur une de mes etageres. De Vehlmann, par contre, j'ai son premier album, Des lendemains sans nuage et ses Spirou et Fantasio bien sur. Autant l'ecrire, pas de quoi sauter en plafond en ce qui le concerne. Par contre, le dessin de Bonhomme m'enthousiasme nettement plus.

Cet album comprend 5 longues aventures plus 3 courtes histoires de 2 ou 3 planches inserees entre chaque. Cette edition indique que ces saynetes etaient deja parues dans la premiere integrale publie en 2005, ce qui signifie que les 2 dernieres histoires publiees posterieurement n'y sont pas. Un entretien croise avec les deux auteurs conclut le volume. En substance, ils disent qu'ils ont beaucoup aime faire cette serie et qu'ils regrettent evidemment qu'elle n'ait pas rencontre le succes, celui ne fut que d'estime mais les professionnels de la profession aimaient beaucoup.

Pour en revenir a ce Marquis d'Anaon, qui signifie les ames en peine en breton, c'est le surnom que lui ont attribue les ilotiers de la-bas a l'issue de la premiere histoire qui y avait mene notre heros. On voyage beaucoup en sa compagnie, la Bretagne donc, le Massif Central, les Alpes, la Baie de Gascogne et finalement l'Egypte. Jean-Baptiste Poulain, tel est son nom, se specialise pour resoudre des mysteres a priori insolubles en se servant de son sens pratique et de connaissances acquises lors de ses voyages aupres de gens de toutes sortes. Cela donne lieu a la tres bonne scene d'ouverture du 3e episode, La Providence qui se trouve etre celui que je prefere des 5 (bizarre autant qu'etrange n'est-ce pas?) ou l'on voit notre heros confronte lors d'une soiree dans un salon parisien a des nobles perruques et poudres, j'ai oublie de preciser que l'action de la serie se passe au 17e Siecle, soiree dont je pense que le film Ridicule de Parice Leconte a servi de reference pour restituer son ambiance. Des 5 episodes, celui que je prefere le moins est le dernier, La chambre de Kheops meme si j'ai beaucoup aime le pied de nez malicieux du scenariste a ses lecteurs sur la nature du secret de la pyramide. En effet, j'ai parfois considere que la resolution du mystere n'est pas a la hauteur du dit mystere, on en arrive a se dire, "Tout ca pour ca!". C'est entre autres pour cela que je prefere le troisieme episode car c'est plus une question d'atmosphere sur ce bateau maudit qu'autres choses. Et puis Poulain y devient un etalon quand il passe la nuit avec la belle dame esseulee sensible aux charmes de notre heros. Ce qui n'empeche que j'ai trouve le scenariste plus inspire ici que dans les autres albums qui me l'ont fait connaitre. Je ne sais pas ce qu'il en est de ses autres series. A mon avis, il faut y aller au cas par cas en ce qui le concerne, Vehlmann n'est pas encore fiable a 100%. Malgre tout cela, je n'ai pas peur de reconnaitre que ses scenarios sont un beau support pour mettre en valeur son dessinateur.

En effet, le point fort de la serie est bien sur le dessin de Bonhomme dont je decouvre ainsi les tout debuts. Il faut admettre qu'il avait deja un sacre talent le bougre. Son point fort est dans son rendu des scenes nocturnes qui sont de toute beaute, qu'elles se passent en Bretagne, dans la montagne enneigee, dans les cales d'un bateau ou a l'interieur de la Grande Pyramide. Il faudrait que je relise les autres albums de lui que j'ai pour mieux comparer. Mais il n'y a pas que cela, il y a les gens, ils sont tous plus vrais que nature et certaines trognes sont pariculierement reussies. Les expressions sont bien rendues ainsi que leurs gestuels. Le personnage principal evolue physiquement tres dramatiquement au 5e episode, on a du mal a reconnaitre le jeune homme un peu gauche de la premiere planche du premier episode. C'est normal, il a muri, forge par les experiences passees et qui lui furent parfois douloureuses. J'ai beaucoup aime la scene du recit des naufrageurs raconte par le pecheur breton dans le premier episode, Bonhomme y a procede par un brutal changement de style dans son dessin, passant du semi-realisme a un plus veritable realisme avec aussi un changement dans le dessin, je n'y connais pas grand chose malheureusement dans la technique, il semble que ce soit un crayonne tres pousse sans encrage avec un peu de lavis (planches 22 et 23 de L'Ile de Brac pour ceux qui veulent aller voir). Je pourrai continuer comme cela pendant longtemps mais je voudrai terminer cette critique avec les dernieres pages que j'ai trouvees superbes de par leur apparente simplicite La Providence, dessin, couleurs, composition generale de chaque planche, decoupage, cadrage etc. Ces quelques pages sont un enchantement et une veritable fete pour les yeux.

Note finale, 4.5/5. Je remercie tous ceux qui m'ont conseille cette BD, vous n'avez pas oblige un ingrat

420. suzix@bdp - 23/03/17 12:08
par donc "docteur en physique" ... pas "de" physique! ... très physique peut-être!

419. suzix@bdp - 23/03/17 10:40
suis en train de lire Le Mystère du monde quantique de Burniat & Damour chez Dargaud (mars 2016).

J'en suis à la moitié. Alors comment dire, pour un docteur de physique, je devrais être plus au point sur l'histoire de la physique quantique. A ce titre, la BD éclaircit un peu le binz. Par contre, les notions sont tellement basiques, que je me rends compte que je fais chaque jour de la physique quantique sans m'en apercevoir, n'est-ce pas Monsieur Jourdain? ... je pourrais me documenter un peu mais autant lancer un petit débat ici avec les physiciens qui y naviguent à vue : est-ce que l'on considère que la physique quantique débute dès que l'on considère la lumière comme ondulatoire et corpusculaire ? ... il me semblait que la physique quantique commençait plutôt quand on considère des nuages atomiques avec Schrödinger ?

418. suzix@bdp - 23/03/17 10:31
Ce Delisle, je peux pas. Tant pis si je rate un super album. Quand le thème et le traitement me paraissent pas attirants, j'ai arrêté de me forcer à prendre sous l'influence des bonnes critiques. Je n'ai que très exceptionnellement été séduit par une BD que j'avais jugé comme n'étant pas ma came et que j'avais fini par acheter et lire. Cela a été le cas pour Walking Dead par exemple. Cela remonte déjà pas mal. Par contre, le nombre de BD que j'ai achetées parce que cela plaisait à plein d'amateurs, c'est chaque année. Tant pis, je lirai pas ce chef d'oeuvre de Delisle.

417. torpedo31200 - 23/03/17 00:29 - (en réponse à : froggy - post # 416)
Je le lirais peut-être, au vu de l' unanimité des critiques.
Je doute y croiser un bourgeois occidental qui raconte ses problèmes de poussette dans une dictature, ou un odieux personnage qui s' énerve contre une femme de ménage.

416. froggy - 22/03/17 23:50
Delisle; S'enfuir, recit d'un otage

De lui, je ne connais jusqu'a present que Chroniques de Jerusalem que j'avais beaucoup aime et si mes souvenirs sont bons, je n'etais pas le seul d'entre nous dans ce cas.

Je n'ai pas encore lu ses autres BD que sont Pyongyang et Chroniques birmanes qui m'interessent beaucoup et qui sont similaires a Chroniques de Jerusalem dans le fait que ces albums racontent les experiences de l'auteur en Extreme et au Moyen-Orient. Avec S'enfuir, Delisle opere un radical changement de cap puisque l'ouvrage raconte le temoignage d'un jeune francais travaillant pour "Medecins Sans Frontieres" qui se fait enlever lors de sa premiere mission qui l'avait conduit en Tchetchenie en ete 1997. Au debut, il croit que ce sont des rebelles qui agissent pour faire avancer leur cause mais en fait les ravisseurs ont des ambitions beaucoup plus terre a terre, leur but est strictement crapuleux, ils veulent une rancon de la part de l'ONG.

L'auteur raconte son recit du seul point de vue de l'infortune francais, Christophe de son prenom. Le recit peut sembler aride car on ne sait rien (ou presque) des ravisseurs dont on ne voit seulement que ceux qui lui apportent a manger, le conduisent aux toilettes. Parfois, il va croiser une femme qui s'affaire dans la cuisine de l'appartment ou il est sequestre. Mais des qu'ils disparaissent de son champ de vision, ils disparaissent aussi du recit pour n'y re-entrer que dans la scene suivante lorsque Christophe les verra a nouveau. Ce recit est extremement simple, il raconte les longues journees de l'otage incertain sur son sort. Que se passe-t-il? Est-ce qu'il est aide? Pourquoi ci? Pourquoi ca? Il est evident que le pauvre gars se pose des centaines de questions dont il ne connait pas les reponses et pour cause. Les ravisseurs ne parlent que le tchetchene, langue que notre kidnappe ne comprend pas. Cela limite forcement la communication.

Delisle a construit son recit en chapitres qui correspondent aux journees durant lesquelles la sequestration dura. Ces chapitres sont plus ou moins longs selon ce qui se passe ou non et ce que Christophe pense. Les planches sont concues selon un gaufrier de 6 cases de dimension egale par planches. On y voit Christophe dont les conditions de detention sont particulierement dures, il est continuellement attache a un radiateur par une paire de menottes et le regime alimentaire consiste principalement en un bouillon de legume accompagne d'une tasse de the a chaque repas. Il est emmene aux toilettes 2 fois par jour pour satisfaire ses besoins et occasionnellement, il peut se laver. Et c'est tout! Il passe ses journees allonge sur son matelas et attache. Malgre tout cela, ce recit est veritablement passionnant car Delisle nous met dans la peau de notre heros involontaire et son parti pris genere un veritable suspense car comme lui, nous ne savons pas ce qui va se passer dans la minute suivante car tout peut arriver et les agissements des ravisseurs sont parfois imprevisibles et deroutants. Il est evident que le lecteur ne peut qu'eprouver de l'empathie pour Christophe dont on ne sait pas combien de temps son calvaire va durer. Il ne le sait pas et nous non plus. Delisle alterne le point de vue de son recit de 2 facons, nous voyons Christophe et nous voyons ce que voit Christophe. Ce qui veut dire que nous voyons la chambre dans laquelle il est reclus, les 4 murs, le sol et le plafond. Cela ne peut que renforcer l'identification du lecteur au heros de cette histoire. L'ouvrage fait 424 pages et je ne dirais pas que je l'ai lu d'une traite, cela serait mentir mais je l'ai devore en 3 ou 4 jours car j'etais vraiment pris par cette histoire vraie, ce recit est tout sauf ennuyeux, ce qui represente un veritable tour de force de l'auteur.

Du cote du dessin, comme Delisle n'est pas l'interprete principal de cette histoire, il ne caricature pas Christophe de la meme maniere qu'il ne le fait pour lui meme. Celui-ci est dessine de facons realiste. De par la nature meme du recit, les decors sont reduits a leur plus simple expression puisque 90% de l'action se resume a la chambre au meublement plus que sommaire, un matelas pose par terre, une ampoule electrique en guise de plafonnier et un radiateur. Ce realisme voulu de la part de l'auteur ne peut qu'accentuer l'identification du lecteur a Christophe.

Si vous voulez savoir comment ce dernier recouvrera la liberte, je ne peux que vous inviter a lire le livre si j'ai reussi a convaincre ceux qui ne l'avaient pas encore fait.

Note finale, 4.75/5. Une incontestable reussite

415. suzix@bdp - 21/03/17 09:53
Lu Doggybags #13 collectif chez Ankama (février 2017)

Le dernier Doggy! snif. J'aime bien le format d'histoires courtes sur un ouvrage collectif. Ca change. Ce 13e et dernier volume est vraiment bon. Ils ont visiblement gardé le meilleur pour la fin. Tant mieux. Ils finissent bien. Merci RUN!
Note 4,5/5.

414. froggy - 19/03/17 16:43 - (en réponse à : Marcel)
Je n'ai lu que les 2 ou 3 premiers albums des "7 vies de l'epervier". J'aime beaucoup mais je ne les ai pas encore achete. En effet, je privilegie toujours les nouveautes sur les anciennes series. Cela est du a un manque de place dans mes valises ainsi que dans celle de mes fournisseurs. Si j'etais reste en France, je crois que j'aurais deja la serie.

413. marcel - 18/03/17 19:29
Que-ouah ?! T'as pas lu Les 7 vies de l'Epervier ?...
Le probleme, c'est que Cothias a fait derriere des suites plus une dizaine de spin-off, et tout ca partait rapidement en eau de boudin. Le premier cycle du Vent des dieux (5 tomes) etait pas mal, mais pareil, c'est parti en couille apres.
Du coup, quand toutes ses series se sont arretees en meme temps, il a arrete la BD (en gros, toutes les annees 2000) puis est revenu avec cette Ambulance 13 en 2010.

412. froggy - 18/03/17 17:02 - (en réponse à : Marcel)
Je ne peux pas te dire car je n'ai rien de lui a part cette Ambulance 13.

411. marcel - 18/03/17 12:18
Ou voici la serie qui avait tout pour plaire en general et me plaire a moi en particulier qui s'enlise de plus en plus dans l'insignifiance.

T'as bien resume la carriere de Cothias...

410. froggy - 18/03/17 00:07
L'ambulance 13 7, Les oublies d'Orient

Ou voici la serie qui avait tout pour plaire en general et me plaire a moi en particulier qui s'enlise de plus en plus dans l'insignifiance. Elle etait pourtant tres bien partie mais depuis que Cothias n'en cosigne plus les scenarios, elle a perdu tout ce qui en faisait le sel. La serie raconte la vie d'un medecin issu de la noblesse francaise durant la Premiere Guerre Mondiale. Il semblait que le parti pris de la serie etait de raconter une histoire tres romancee sur fond de grande Histoire. Cela a donne de merveilleux romans tels que Les trois mousquetaires, Autant en emporte le vent et son remake non officiel, La bicyclette bleue par exemple. Le fait que ce medecin tombait amoureux d'une religieuse, amour impossible a priori, ajoutait un tres gros plus en ce qui me concerne. Les scenaristes jouaient la carte du romantisme a fond. J'imaginais deja les albums se succedant les uns aux autres a cadence reguliere qui raconterait cette histoire d'amour difficile a vivre pour les protagonistes. Cela aurait dure le temps de quelques albums, l'histoire d'amour se serait bien ou mal termine et cela aurait une belle source de plaisir. Maintenant vous savez que je suis un grand romantique et que j'aime les histoires d'amour. Quand elles sont bien faites.

Ce qui n'est pas le cas ici, ou plutot, ce qui n'est plus le cas. L'histoire d'amour entre notre medecin et notre religieuse s'est arretee au debut du troisieme episode. Et rien n'a remplace notre bonne soeur. Bien sur, le beau medecin croise de nouveau des femmes sur son chemin dont une en particulier qui l'aidera a survivre son handicap. En effet, notre medecin s'est fait affreusement defigure par un obus qui lui a arrache la moitie du visage. Il ressemble maintenant plus a Harvey Dent alias Two-Face, le maire de Gotham City dans Batman, qu'autre chose. Une nouvelle histoire d'amour semblait naitre entre ces deux personnages, on suivait cette femme depuis quelques albums deja mais le scenariste en a decide autrement puisqu'elle meure des la premiere planche de ce nouvel album. Et c'est bien la que le bat blesse car il expedie l'infortunee jeune fille ad patres en 1 case au lieu de prendre son temps et raconter sa mort en quelques cases et planches comnme n'importe quel romancier ou scenariste l'aurait fait. Quelle opportunite gachee! Si au debut, on pouvait eprouver de l'empathie pour les heros de cette histoire, ce temps est maintenant revolu. L'aspect documentaire domine maintenant l'ensemble de la serie au lieu de l'aspect fictionnel et les personnages ne sont plus que des pantins sans ame pour lequel je n'eprouve aucune empathie. Le depart de Cothias a manifestement porte un coup mortel a la serie.

Ce qui est bien dommage car le dessinateur, Alain Mounier, ne menage pas ses efforts pour restituer cette guerre mondiale. Il est bien documente, ses personnages sont bien campes et expressifs. Mais cela ne suffit pas a alleger un scenario plombe par un auteur qui ne sait pas ecrire un personnage et s'attarde sur l'aspect documentaire en envoyant son heros sur les differents champs de bataille de la guerre. Comme il est charge de reconstituer son equipe apres le front francais, Mounier gaspille quelques planches a raconter comment ses membres sont contactes. Vieux cliche qui a la vie dure, on a deja vu cela dans Commando Caiman, le deuxieme Bruno Brazil et dans toute autre histoire faisant intervenir des baroudeurs plus ou moins sur le retour. Le probleme est que L'Ambulance 13 n'est pas une serie d'aventure. On ne saut plus ce que c'est d'ailleurs. Mounier aurait mieux fait d'utiliser ces pages pour le debut et de raconter avec plus de details la mort d'Emilie. Le heros est maintenant sur le front oriental dans ce qui sera la Yougoslavie apres 1945. Il n'y sera pas tout seul car il y a du monde aux Balkans.

Note finale, 2.25/5. Le dessin sauve tout mais de mon cote je m'arrete ici. C'est devenu trop ennuyeux.

409. froggy - 12/03/17 21:58 - (en réponse à : Piet)
C'etait a peu pres ce que j'avais mis aussi; 2,25/5 et d'habitude notre ami Herve aime tout (ou presque), beaucoup plus que moi de toutes facons qui peut me montrer tres severe quand c'est franchement mauvais.

Pour en revenir a ce Feu ecarlate, je pense que cela les vaut bien mais certainement pas plus.

408. froggy - 12/03/17 21:44
Voici la photo de la couverture de l'édition normale:

Image result for couverture de si ce n'est toi

407. froggy - 12/03/17 21:42
De cape et de crocs 12, Si ce n'est toi...

Voici donc le tout dernier tome de cette série qui se trouve être aussi le dernier tout court puisque cet album conclut ces aventures.

Je n'ai pas relu l'ensemble de la collection avant la lecture de ce dernier opus. J'en avais ainsi completement oublié le running gag du passé d'Eusebe, le mignon petit lapin, passé qui fait l'objet des 2 derniers tomes de la série. En effet, les aventures de Don Lope de Villalobos y Sangrin et d'Armand Raynal de Maupertuis s'étaient arrêtées au tome 10, les auteurs ont décidé de remettre le couvert pour faire d'Eusèbe le héros principal le temps de 2 albums et raconter ainsi comment il se retrouva dans une galere.

Les 4 premiers tomes de la série sont exceptionnels de par la qualité du dessin et du scénario. J'avais trouvé que c'était nettement moins bien lorsque les auteurs décidèrent d'envoyer nos héros sur la Lune. Ce n'est pas le dessin que je mettais en cause, c'était le scénario qui me semblait aller dans une mauvaise direction. Cependant, le tome 10 qui pendant un temps fut annoncé comme le dernier avait ramené la série à un tres bon niveau même si il n'était pas le même que celui des 4 premiers épisodes. J'avais bien aimé mais pas plus que cela le tome 11, je préfère de loin celui-ci qui permet a la série de finir sur une note tres haute.

Le dessin de Jean-Luc Masbou est toujours aussi bon, précis, mignon, détaillé, rigoureux. J'ai eu la sensation qu'il s'était beaucoup appliqué sur ce tome afin de donner le meilleur de lui-même pour la série qui lui a apporté gloire et fortune. Il est indiscutable que le succes de celle-ci est du aussi bien à son dessin qu'aux excellents scénarios d'Alain Ayroles. Ici, le scénariste se fait malicieux inventant un frère jumeau a notre lapin préféré (apres Bugs Bunny bien sur), frère jumeau qui est tres blanc a l'extérieur mais a l'âme bien noire car il est le chef de la Cour des Miracles (si chère a Angélique de Sancé de Monteloup, Comtesse de Peyrac), la bande de voleurs et truands de toutes sortes qui s'était installée au coeur de Paris au 17e siècle. Il va se passer pleins de choses et notre pauvre Eusèbe va passer de Charybde en Scylla ne perdant cependant jamais sa bonne humeur. Come Masbou a dessiné le lapin d'une manière absolument adorable, on ne peut que fondre devant les infortunes de notre héros victime des agissements de son frère maléfique. Le scénario d'Ayroles etant tres astucieux, le problème est que l'on connait déjà la fin, je me suis beaucoup amusé a lire cet album qui m'a bien détendu.

2 bémols cependant, le premier est inhérent a l'histoire, Ayroles n'y a pas ecrit les alexandrins qui me délectaient tant dans les premiers albums. Le second est du aux commerciaux de chez Delcourt, l'éditeur, il existe en effet une édition spéciale et limitée pour la FNAC et je trouve cette couverture beaucoup mieux que celle de l'édition normale qui se trouve être celle que j'ai, forcément. Les voici l'une apres l'autre, dîtes-moi ce que vous en pensez.

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Note finale, 4,5/5. Une tres belle fin pour une tres belle série. Que demander de plus?

406. Piet Lastar - 12/03/17 17:59 - (en réponse à : herve)
Tu es très généreux dans ta critique et dans ta cotation.

405. herve - 12/03/17 17:46
Thorgal #35

Comme certains, j'ai eu du mal à aller jusqu'au bout de cet album.
Mais il fallait absolument que Thorgal quitte cet Orient où l'avait mené Yves Sente, Orient où notre valeureux viking n'avait rien à faire.
Xavier Dorison a donc réalisé le "sale boulot" en terminant ce cycle, qui depuis deux ou trois albums finissait par lasser .
Je n'ai guère apprécié la violence de cet album, violence très éloignée de l'univers développé par Jean Van Hamme dans les précédents albums. D'ailleurs les couleurs rouges dominantes nuisent à la lecture. On a connu un Rosinski plus inspiré dans le dessin, par le passé.
Même si Thorgal reprend un rôle de premier plan, ce tome reste assez décevant et trop bavard.
J'espère que Xavier Dorison ramènera Thorgal sous des cieux plus nordiques dans le prochain volume.

note: 2/5

404. pm - 11/03/17 22:26 - (en réponse à : Tillierton)
Non tu n'es pas seul, j'ai aussi les 6 Deligne n&b mais je n'ai pas conservé les couleurs, ni les Dupuis d'ailleurs. J'ai également gardé les niffle pour le moment et je dois avoir quelques numéros d'Héroïc album.
Je crois que les 6 Deligne n&b sont à peu près complet mis à part les programmes non stop , mais leur qualité d'impression est médiocre.
Si les éditions de l'élan vont au bout ce sera la collection ultime et définitive.

403. herve - 11/03/17 18:08
L'érection #2/2 Jim & Chabane

Passé la bonne surprise du précédent volume, je me suis rué dans la lecture de la seconde partie, dès sa parution.
Je dois avouer que cet album est un cran en dessous du précédent.
En effet, Jim nous décrit ici des situations plus convenues sur le couple, sur l'adultère, sur la différence d'appréciation de l'âge entre les hommes et les femmes, et il nous livre un album plus bavard, avec un peu moins d'humour, où Florent passe en second plan derrière une Léa métamorphosée (ah! son apparition dans la fête des voisins du dessus !), plus explosive que jamais.
Malgré ces faiblesses, j'ai passé un agréable moment de lecture, surtout grâce au superbe dessin de Lounis Chabane

note:3/5

402. herve - 11/03/17 18:08
L'érection #2/2 Jim & Chabane

Passé la bonne surprise du précédent volume, je me suis rué dans la lecture de la seconde partie, dès sa parution.
Je dois avouer que cet album est un cran en dessous du précédent.
En effet, Jim nous décrit ici des situations plus convenues sur le couple, sur l'adultère, sur la différence d'appréciation de l'âge entre les hommes et les femmes, et il nous livre un album plus bavard, avec un peu moins d'humour, où Florent passe en second plan derrière une Léa métamorphosée (ah! son apparition dans la fête des voisins du dessus !), plus explosive que jamais.
Malgré ces faiblesses, j'ai passé un agréable moment de lecture, surtout grâce au superbe dessin de Lounis Chabane

note:3/5

401. TILLIERTON - 10/03/17 21:47
C'est bien le 1 qui devrait suivre. En principe c'était un rythme de 2 par an mais on ne peut rien leur reprocher tellement le travail est remarquable . Objectivement la qualité de ces ouvrages rend les Deligne moins intéressants/indispensables et devrait rendre leur prix d'acquisition plus raisonnable. On peut tabler sur 100€ maxi par exemplaire en très bon état dorénavant ce qui est un prix correct

400. lobabu - 10/03/17 20:40
J'avais trouvé il y a 20 ans chez un bouquiniste 3 recueils qui reprenaient la majorité des Félix édités par Deligne dans les années 1970. Je les ai achetés pour un prix dérisoire. Je crois que le bouquiniste ne se rendait pas compte de ce qu'il avait. Je reconnais que je ne l'ai pas renseigné...

399. froggy - 10/03/17 20:14
Titi: non, je n'ai pas les Deligne noir et blanc, ils etaient trop cher pour moi a l'epoque. J'ai les 3 premiers Deligne en couleur du debut des annees 80 lorsque celui-ci avait fait la premiere tentative de l'edition en plus petits recueils. Dupuis ayant ensuite pris la releve pour des raisons que j'ai oubliees mais qui sont dites par Thierry Martens alias Mr Archive dans le premier tome qu'ils editerent.

Piet; n'etant pas dans le secret des dieux, je ne peux pas te le dire mais je presume que cela sera pour l'automne prochain. Je n'ai rien vu d'annoncer pour ce printemps. De toutes facons, le premier qui sait informe tous les autres. D'ac'? D'ac'!

398. Piet Lastar - 10/03/17 19:20 - (en réponse à : froggy/Tillierton)
Le prochain, c'est le Tome 1 ? Vous savez pour quand ?

397. TILLIERTON - 10/03/17 17:47
Ça m'attriste de le dire, mais nous sommes en phase sur ce point. T'as vraiment les 6 tomes de Deligne, en parfait état ? Je croyais que j'étais un des rares. En tout cas ils font partie du voyage (déjà partis).

396. froggy - 10/03/17 17:14
Felix, Integrale Tome 7

Comme vous le savez tous probablement, l'edition de cette integrale etait attendue comme le Messie par tous les admirateurs de Tillieux. Apres moultes et moultes vicissitudes, apres tout les Editions de l'Elan n'est jamais que le quatrieme editeur a avoir tente la chose, meme Dupuis s'y est casse les dents aussi etonnant que cela puisse paraitre, il semblerait que nous tenons enfin le bon bout et que la serie anterieure a Gil Jourdan aura enfin droit a une integrale digne de ce nom. Entamee en plein milieu de la serie, cette nouvelle integrale a commence par un tome 5, il est evident que le nouvel editeur a pris en compte les infructueuses tentatives precedentes et pour ceux qui comme moi ont les albums de chez Deligne, Dupuis et Niffle, ce tome 7 comble enfin le dernier trou et nous avons enfin a notre disposition l'entierete des aventures de Felix. Je pourrais m'arreter la bien sur mais la qualite de cette nouvelle integrale est telle que je me vois mal ne pas continuer alors que Felix a pris un nouvel elan.

En effet, planches restaurees, le fameux programme non-stop, format d'origine, premiere page en couleur telle que publiee dans "Heroic-Albums", la revue belge dans laquelle Felix paraissait, qualite de l'impression, dossier introductif, tout cela ne peut que plaire a l'amateur le plus exigeant et meme a celui pour lequel cela a une moindre importance et qui veut seulement lire une bonne BD.

Et Dieu sait si Felix est une bonne BD! Pour ceux qui ne connaissent Tillieux que par Gil Jourdan, son talent ne venait pas de nulle part, il avait travaille l'art d'ecrire une bonne histoire sur cette serie avant qu'il n'integre l'equipe du journal Spirou (ami, partout, toujours). J'avais deja lu certaines des histoires comprises dans cet album dans les supplements du journal Spirou dans les annees 70, initiative entreprise par le redacteur en chef d'alors, Thierry Martens, une des meilleures choses qu'il y ait faites d'ailleurs. Martens ne reedita pas les histoires dont les scenarios avaient ete reeutilises pour les series qu'il ecrivait chez Dupuis, Tif et Tondu, Jess Long et Natacha principalement. Sur les 6 histoires contenues dans cet album, il y a 3 de ces scenarios recycles (en l'occurrence pour Jess Long), c'etait donc la premiere fois que je les lisais. Ce qui n'est pas trop tot.

Comme je l'ai ecrit dans mes chroniques sur les albums 5 et 6 de la presente integrale, Felix est un dur a cuire qui vit de courtes aventures de 16 planches. Comme le dossier introductif nous le fait savoir, c'est du hard boiled, c'est a dire que la source d'inpsiration principale de Tillieux etait les romans noirs de Raymond Chandler, Dashiell Hammett, James Hadley Chase et consorts, tous auteurs publies dans la celebre collection "Serie Noire" de chez Gallimard. L'autre source etait bien sur les films noirs americains qui etaient produits a cadence reguliere par les studios d'Hollywood apres la guerre. A cela, il faut ajouter l'humour de Tillieux qui etait tres drole. Cela donne comme resultat final, un cocktail sublime, au gout tres fort mais qui laisse un souvenir imperissable en bouche.

Note finale, 5/5. Evidemment car totalement indispensable

395. froggy - 10/03/17 01:04 - (en réponse à : Philippe)
Oui, c'est peut-etre le meilleur. De toutes facons, les albums de sannees 60 sont de loin ceux qui dominent l'ensemble de la serie d'un point de vue qualitatif.

394. pm - 09/03/17 00:38
je ne suis pas un fan du dessin de Martin ni d'Alix ( je préfère les trois premiers Lefranc ) mais les dix premiers sont quand même pas mal du tout, mon préféré étant les Légions perdues.

393. Piet Lastar - 08/03/17 19:45 - (en réponse à : froggy)
Oui mais je dois expliquer. C'est le seul Alix que j'ai eu pendant très longtemps. Mon père m'a donné son EO quand je devais avoir 10 ans. Epoque où je lisais tout car j'étais moins sélectif et j'avais beaucoup moins de BD. J'ai essayé récemment La Griffe noire que je ne pu finir...

392. Stefan - 08/03/17 16:35 - (en réponse à : nem° #391)
C'est pas moi qui vais te dissuader de craquer.

391. nem° - 08/03/17 16:21 - (en réponse à : stefan)
Du lourd! L'album sur Marinaleda me fait de l'oeil.

390. froggy - 08/03/17 15:50 - (en réponse à : Piet)
Je n'ai jamais pu finir un Alix de Martin, sauf peut-être l'intrépide il y a très longtemps.

Alors la, tu fais fort, je considere que c'est le plus difficile a lire. Dessin, lettrage, scenario. Tout quoi!

389. stefan - 08/03/17 03:00
Le cas Fodyl Par Lomig, chez Sarbacane.



Troisième album de Lomig après Vacadab et Magic Dream Box, Le cas Fodyl reprend un thème récurrent et cher à son auteur, celui de l'être inadapté, doux rêveur perdu dans un système inhumain. Ici Marcus Fodyl, naïf idéaliste, dans une société futuriste ultra libérale où l'on fait la chasse aux chômeurs pour les envoyer en travaux forcés.



Marcus Fodyl travaille à l'agence pour l'emploi et est mal vu de ses supérieur. Il cherche à aider les gens à leur trouver une place adaptée. Il n'est pas rentable, il n'est pas efficace, du travail de toutes façons, il n'y en a pas.



Lomig construit son histoire avec brio, mélangeant subtilement les échos de notre actualité présente à une ambiance urbaine, froide et futuriste envahie de mouettes et de guano. Il accumule petit à petit les poids et les pressions sur les épaules de son héros dont on sait dès le début qu'il ne pourra pas conserver à la fois sa place et son intégrité.


388. stefan - 08/03/17 02:51
Les Chiens de Pripyat 1, Saint Christophe, Par Aurélien Ducoudray et Christophe Alliel, Collection Grand Angle chez Bamboo.



Dans les Chiens de Pripyat, Ducoudray et Alliel s'intéressent au no man's land qui entoure Tchernobyl depuis la catastrophe de 1986. Zone invraisemblable qui matérialise tous les fantasmes des films post-apocalyptiques, mais qui, malheureusement est bien réelle, ce qui renforce encore tout ce qu'elle peut avoir d'à la fois fascinant, édifiant et glaçant.
Sujet en or, donc, qui permet aux auteurs de nous mettre face aux thématiques habituelles des récits post apocalyptiques : écologie, inconscience, mensonges d'états, propagande, survie, tout en interdisant au lecteur la possibilité de ne pas y croire, de ne pas les prendre au sérieux, vu que les lieux et situations décrites dans ce livre ne sont pas des fantasmes lointains mais notre passé proche.



Dans ce premier tome d'une histoire complète qui en comptera deux, on suit Kolia, un jeune garçon qui part avec son père à la tête d'un petit groupe de marginaux chargés d'abattre les animaux irradiés, majoritairement des chiens retournés à l'état sauvage, qui se promènent en liberté dans la zone. L'état offre trente rouble par tête et le groupe du père de Kolia est constitué d'êtres suffisamment désespérés pour que cette offre leur semble alléchante.



Ce road trip offre à Ducoudray la possibilité de nous peindre avec subtilité une succession de portraits d'êtres inconscients ou désespérés venus se perdre dans cet enfer terrestre. Mais pour que ces tableaux fonctionnent, il faut que les dessins arrivent à retranscrire l'ambiance improbable, morbide et inquiétante du lieu. Cette impression de mort permanente.



Avec un trait réaliste et détaillé, Alliel joue sur les contrastes, entre les architectures froides et imposantes de l'ex union soviétique, avec tout le folklore de véhicules et de monument qui les accompagne, la végétation envahissante qui a peu à peu repris ses droits et s'insinue partout, les animaux féroces retournés à l'état sauvage, les hommes que l'on distingue mal des bêtes et Kolia, juvénile et innocent qui semble perdu au milieu de tout cela.



Ce premier tome s'achève, au bout d'un voyage hypnotisant, de manière un peu brutale et inattendue, nous suggérant un second tome très différent sans nous dévoiler grand chose de la direction que prendra celui-ci, laissant le lecteur dans une appréciable expectative.


387. stefan - 08/03/17 02:33
Les tueurs, Par Jean-Christophe Mazurie, Collection Alimentation Générale chez Vide Cocagne.



Et si au fond, tueur, c'était un métier comme un autre ? Après tout, il n'y a pas de sot métier, ce sont des gens comme vous et moi exerçant leur activité professionnels et rencontrant les mêmes problème que tout un chacun. Ce recueil de strips est une démonstration par l'absurde de l'inexactitude de ce postulat.



Cette série de strips explore les différents aspects du monde du travail et multiplie les situations décalées et amusantes nous montrant bien que non, ces ordures n'ont rien d'ordinaires, même si quelques piques, vers d'autres professions laisse sous entendre qu'ils n'ont pas non plus le monopole de l'absence de coeur. Derrière le ton léger, le graphisme épuré arrive tout du long à maintenir une ambiance sombre qui rend la lecture du tout très agréable.


386. stefan - 08/03/17 02:22
El Mesias, Par Mark Bellido et Wauter Mannaert, Collection Soudain ! chez Vide Cocagne.



Depuis 1989 et la chute du mur de Berlin, le capitalisme est devenue l'idéologie dominante dans le monde. Elle nous est imposée brutalement et en boucle selon une propagande bien huilée. Devant l'absurdité de ce modèle économique qui anéanti la planète et écrase les peuples, générant toujours plus de misère et d'inégalité, nombreuses sont les personnes sensées qui se disent : « Ce n'est pas possible, un autre monde doit être possible. » A ces gens, le rouleau compresseur idéologique, condescendant et dédaigneux fait toujours la même réponse : « Non, il n'y a pas d'alternative. »
Et pourtant, soigneusement ignorées par ses idéologues, des alternatives existent telles de villages de Gaulois gavés de potion magique (à ne pas confondre avec des Galloises gavées d'argent publique).



Parmi ses initiatives alternatives, le village de Marinaleda en Espagne existe bel et bien :

« Marinaleda est une commune de la province de Séville située dans le comarque de Sierra sud de Séville, dans le bassin de Genil, en Andalousie, Espagne. Elle compte une superficie de 24,8 km² et une population de 2 778 habitants (…).
Son économie repose essentiellement sur l'agriculture. Elle est connue pour son expérience sociale fondée sur une idéologie de gauche. Expérience dirigée par Juan Manuel Sánchez Gordillo maire de la commune depuis 1979 (...). La lutte ouvrière et paysanne organisée a permis d'atteindre quasiment le plein emploi pour tous les habitants.
(...)
L'économie locale est principalement portée par le secteur agricole. (...) Les bénéfices produits par la communauté ne sont pas distribués, mais réinvestis pour financer la création de nouveaux emplois ainsi que divers services et équipements municipaux (piscine, terrain de sport, etc.) que sont tous gratuits, exceptée la piscine pour laquelle l'abonnement annuel bon marché coûte 3 €.
(...)
Le salaire de tous les travailleurs, quel que soit leur poste, est de 47 euros par jour à raison de six heures et demie de travail quotidien aux champs et huit quand il s'agit d'un poste à l'usine. La moyenne du salaire dans le reste de l'Andalousie est de 30 à 35 euros par jour.
Le coût de la vie à Marinaleda est faible, à l'image du prix de location des logements (15 euros/mois) ou de celui de la garderie d'enfant (12 euros/mois cantine comprise)
(…)
La mairie offre divers services aux habitants :
à part la piscine, l'accès à toutes les installations sportives est gratuite ;
les habitants règlent seulement la moitié de leurs taxes d'habitation. Le reste est pris en charge par la commune ;
un restaurant communal dit : « syndicat » offre une restauration très bon marché, subventionnée par la mairie. Un plat y coûte au consommateur 1 € ;
l’eau potable est distribuée à la population par une régie communale. Le montant à payer est de 5 € par mois. Il est inchangé depuis 1979 ;
la crèche pour un enfant coûte 12 € par mois nourriture comprise ;
la mairie a créé une chaîne de télévision locale et associative où les habitants ont la possibilité de venir s'exprimer ;
la population est invitée à se servir des murs pour s'exprimer graphiquement et ne s'en prive pas.
(…)
La somme à acquitter pour un logement se monte finalement à 15,52 euros par mois, dont 50 centimes de frais bancaires.
À tout fils ou à toute fille d'habitant qui a besoin d'une maison, la mairie fournit le terrain, le matériel et l'architecte gratuitement, à condition que le futur habitant de ladite maison participe à la construction.
Les ouvriers qui édifient la structure sont des professionnels de la construction, des maçons sous contrat de la mairie, qui viennent en renfort pour diriger les « autoconstructeurs » et pallier le manque de savoir-faire des habitants. Les futurs voisins d'un même quartier se mettent à travailler ensemble sur le groupe de maisons à construire … » (source Wikipédia)



Mark Bellido et Wauter Mannaert sont allés à Marinaleda, ils ont rencontré ses habitants et observé leurs vies. En partant de ce lieu bien réel et de ce qu'ils y ont observés, ils ont créé une fiction.
Ils se sont inspiré d'un autre personnage bien réel, l'espagnol, Francisco Hernando surnommé « El Pocero » fils d'égoutier devenu l'une des plus grande fortune d'Espagne en spéculant sur la bulle immobilière de la fin des années 90.



Ils ont imaginé leur « El Pocero », ruiné par la crise de 2001 (ce qui a failli arriver au vrai) qui atterrirai à Marinaleda plein de désillusions après avoir été trahi par le capitalisme.



Comme tout choc des cultures, la rencontre entre l'ex-homme d'affaire impitoyable et le maire communiste de la ville (inspiré du vrai maire de Marinaleda) est propice à des situations cocasses, magnifiées par le caractère picaresque et hors normes des deux personnages.



Mais là où El Mesias est à la fois admirable et habile, c'est qu'il se garde bien d'idéaliser la réalité. Ce livre est une farce, au sens noble du terme, qui n'épargne personne et surtout n'essaie à aucun moment de faire croire que Marinaleda est un village parfait ou règne un bonheur total. Au contraire, il s'attaque de face à tous les problèmes et les défauts du système.
Parce que pour gagner, El Mesias n'a pas besoin de nous faire croire qu'un monde parfait est possible. Il lui suffit juste de nous montrer qu'un autre monde est possible, en plein coeur du système capitalisme. Il le fait avec brio, et ça fait sacrément du bien.


385. stefan - 08/03/17 02:04
La boite, Par Olivier Texier, Collection Alimentation Générale chez Vide Cocagne.



Dans La Boite, Olivier Texier applique au monde de l'entreprise son humour trash si particulier, à la logique absurde totalement déconstruite et à l'incohérence poussée à l'extrême.



Et le plus étonnant c'est qu'il en ressort une sorte de cohérence, de logique comme si au fond, l'incohérence et l'absurdité étaient dans le fond une règle naturelle du monde de l'entreprise. Rien que pour ce constat déroutant, ce livre est une expérience étonnante.




 
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