Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (18)

Les 1044 commentaires sont triés des plus récents aux plus anciens .

Acces direct aux pages 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21


594. marcel - 02/05/17 17:18
Alors, je suis retourne sur le blog d'Hermann (tenu par Yves H.) ou j'avais choppe l'info et, a moins que ca ait change, c'est bien 5 tomes minimum.

En aout dernier, je donnais cette information trouvee sur le meme blog :
Pour debut 2017 au Lombard. Avant ca, y a Le passeur annonce pour novembre. Et ensuite un Jeremiah a l'automne 2017.
Attention, il s'agit d'un serie, prevue en minimum 5 ou 6 albums. Hermann doit alterner avec les Jeremiah, au detriment de Bois-Maury ou des one-shots. Et c'est toujours avec Yves H.

593. suzix@bdp - 02/05/17 16:18
592. torpedo31200 - 02/05/17 16:14 - (en réponse à : marcel - post # 582)
[...]Et qui continue Jeremiah (le prochain devrait être consacré à Kurdy)


Ah bien ça!

592. torpedo31200 - 02/05/17 16:14 - (en réponse à : marcel - post # 582)
On m' avait dit 2 ou 3, au vu de l' âge d' Hermann. Et qui continue Jeremiah (le prochain devrait être consacré à Kurdy)

591. Victor Hugo - 02/05/17 16:05
Surtout que là c'est fait pour rigoler, alors que l'autre se la pète.

590. Bert74 - 02/05/17 15:59
Bon, j'adore aussi Imbattable.
Déjà tout ce qui procède de la fusion du fond et de la forme, qui allie qualité de l'objet et contenu, me fait tripper par principe. Mais là c'est en plus fait avec énormément d'élégance et de professionnalisme (je crois que même l'autocollant promotionnel collector de couverture fait partie du concept) : un pur bonheur !

Et en plus c'est un manifeste pour la lecture en album (ou en magazine) obligatoirement : quoi de plus beau dans la lutte contre la numérisation inexorable du médium. Yes ! Imbattable va sauver la BD !

On peut craindre des difficultés de l'auteur à se renouveller, mais j'ai confiance : vivement la suite !

(et je ne veux pas les opposer, mais on dira ce qu'on voudra, c'est quand même moins chiant à lire que du Marc-Antoine Mathieu...)

589. suzix@bdp - 02/05/17 14:43
PS: j'ai lu qq livres sur les "natives" : Comanches ("L'empire Comanche"), Apaches (un roman sur les derniers Apaches libres) et Sioux (La vie de Sitting Bull) et d'autres trucs sur leur culture et leur mode de vie en général.

588. suzix@bdp - 02/05/17 14:41 - (en réponse à : quentin)
J'ai dû le voir passer en rayon mais j'ai pu dû être attiré.

587. Quentin - 02/05/17 14:27 - (en réponse à : Suzix)
Si Géronimo t'intéresse, tu devrais lire celui référencé plus bas. Je suis curieux de voir comment tu compares les 2 albums.

586. suzix@bdp - 02/05/17 11:21
Lu Geronimo de Jef & Matz chez Rue de Sèvres (mars 2017)

Un éditeur que je le lis de plus en plus. Ici avec un bon album sur la guerre des Apaches contre les mexicains puis contre les tuniques bleues. On suit la vie de Geronimo, chef de guerre d'une tribu Apache. Le dessin, notamment celui des visages, est très moyen mais il est parsemé de fulgurances sublimes, surtout lorsque le dessinateur sort de la BD pure, de la mise en case. Il est bien meilleur dès qu'il s'agit d'illustrations flamboyantes à la limite de l'allégorie. Ces illustrations font passer cet album de moyen à très bon.
Note 4/5./

585. suzix@bdp - 02/05/17 11:15
Lu L'autoroute sauvage #3 de Xiaoyu & Masmondet chez Les Humanoïdes Associés (mars 2017)

Relu aussi les tomes 1 & 2. Une bonne trilogie façon "Hombre" mais avec une touche SF sur la toute fin. Dommage que cela se termine un peu vite.
Note 4/5.

584. suzix@bdp - 02/05/17 11:11
Lu Walking dead #27 de Adlard & Kirkman chez Delcourt (mars 2017)

Un bon volume avec de l'action et un scénar correctement construit. On a un peu avancé mais le danger des "chuchoteurs" reste présent.
Note 4/5.

583. suzix@bdp - 02/05/17 11:08 - (en réponse à : marcel)
bonne nouvelle

582. marcel - 02/05/17 09:45
C'est prevu en 5 ou 6 albums, je sais plus.

581. suzix@bdp - 02/05/17 09:36
574. froggy - 01/05/17 15:39 - (en réponse à : suzix post#571)
L'as-tu lu? L'as-tu aime?


Oui j'ai lu Duke #1. A sa sortie alors j'ai plus tous les détails en tête mais je dirais que rien que le fait que ce ne soit pas un one-shot à augmenter mon intérêt. Car justement ce que je reproche aux albums de Hermann c'est qu'ils sont comme "hors-sol", ratachés à rien. Là on sait que Hermann et Yves H. vont devoir construire qqchose sur plusieurs albums, deux au moins? (;o) Et oui cette lecture m'a laissé un moindre goût d'inachevée comparée aux albums précédents.

580. marcel - 02/05/17 01:44
Formellement, la palette de couleurs me semble avoir encore un peu évolué, en bien (et je crois que ça a déjà été dit par d' autres sur ce forum)
Ah ben enfin quelqu'un d'autre que moi qui le remarque ! J'me sens moins seul...

579. Victor Hugo - 01/05/17 18:28 - (en réponse à : Torpedo)
J'avais pas tellement aimé Rides (La tête en l' air). La maison est vraiment un très bon bouquin oui.

578. torpedo31200 - 01/05/17 18:05 - (en réponse à : Victor Hugo - post # 576)
Le phare est un de ses premiers. De Paco Roca, dont je considère que La Maison est son chef-d' œuvre, tu peux lire La tête en l' air (premier titre = Rides) et La nueve, qui sont ses deux autres les plus connus, le premier ayant été adapté en film, d' où le changement de titre. Tous les deux chez Delcourt.

Mais mon second préféré de lui, est L' hiver du dessinateur chez Rackham.

577. torpedo31200 - 01/05/17 17:55 - (en réponse à : froggy - post # 563)
Beaucoup aimé Duke pour ma part, que je place facilement dans les 5 meilleurs Hermann de ces 10 ou 15 dernières années. Formellement, la palette de couleurs me semble avoir encore un peu évolué, en bien (et je crois que ça a déjà été dit par d' autres sur ce forum) et je le vois comme un mix de Sans pardon et de ses vieilles séries historiques, en piochant plutôt le meilleur.

576. Victor Hugo - 01/05/17 16:00
J'ai lu 2 bouquins de Paco Roca.

Le phare, très bien. Un soldat républicain pendant la guerre d'Espagne est recueilli par un gardien de phare alors qu'il allait se noyer. Noir et blanc, je suis pas fan du dessin mais l'ambiance est bien rendue.

Les rues de sables. Pas bien. Espèce d'histoire onirique où on s'emmerde. Sans intérêt.

575. froggy - 01/05/17 15:44 - (en réponse à : Herve)
Apres le debut de la fin de BDP? Serait-ce le debut de la fin des bdparadisiens? Apres moi, Herve. Qui d'autres va se tromper dans ses critiques? On sait que ce ne sera pas Marcel qui n'en ecrit quasiment jamais. :-))

574. froggy - 01/05/17 15:39 - (en réponse à : suzix post#571)
L'as-tu lu? L'as-tu aime?

573. herve - 01/05/17 15:33
Oups, le tome 2 de l'aviateur s'intitule L'apprentissage et non l'envol

572. herve - 01/05/17 15:24
L'aviateur #2 :L'envol Kraehn & Millien

Avec ce second volume, Kraehn confirme tout le bien que je pensais du premier opus.
Changement de décors avec cette nouvelle aventure de Josef l'aviateur. Aux plaines du Tanganyiaka succède la jungle de Paris, avec ses marloux et ses apaches de l'immédiate Grande Guerre.
Mais le Paris des années 20 est aussi bien mis en valeur par Millien que l'était l'Afrique Noire d'Arnoux et Millien.
Le récit est plus dense que dans le volume précédent, en raison sans doute des multiples notes historiques et techniques qui ralentissent parfois la lecture.
Fort bien documenté, ce récit fait la part belle à la banlieue parisienne avec ses bas fond, ses guinguettes, ses bars, ses usines et sa pègre. On se croirait presque dans un film de Gabin des années 30.
Le dessin est soigné, et la lecture agréable.
A conseiller.

note: 4/5

571. Suzix@bdp - 01/05/17 00:08 - (en réponse à : Froggy)
C'est justement le fait que Duke soit un tome 1 qui rend cet album bien différent des albums précédents de Hermann, Jeremiah compris car ce sont en faits presque tous des one-shots sans relation entre eux. Cela laisse le temps de développer la situation. De ne pas terminer l'histoire trop tôt en nous laissant sur notre faim.

570. Murakami - 30/04/17 17:01 - (en réponse à : herve)
Je te conseille donc la lecture du tome 2 qui est aussi bon, voire meilleur !

569. herve - 30/04/17 15:14
L'aviateur : L'envol Kraen, Arnaoux & Millien

Je ne suis pourtant guère un lecteur très assidu de la série maritime "Tramp" (je n'ai lu que le premier cycle sans grande conviction) mais là , avec ce spin off consacré à Josef l'aviateur, alias Tanguy-la-vie-dure, Jean-Charles Kraehn m'a bluffé.
Il faut souligner qu'il est inutile d'avoir lu la série mère, pour suivre ces nouvelles aventures.
Kraehn nous offre une histoire certes classique , avec pas mal de rebondissements, mais qui se lit d'une traite tant on est pris dans l'histoire, le tout dans des superbes décors signés Arnoux et Millien (sans oublier les couleurs signées Patricia Jambers).
On nage dans l'ambiance de "out of africa" ou encore de la très belle bande dessinée "Madame Livingstone" de Cassiau-Haurie et Baruti, qui se déroule également à la même époque, dans la même contrée.
Car le récit repose aussi sur un épisode méconnu de la première guerre mondiale, celui du conflit en Afrique noire.

Cette histoire sous forme d'un récit complet, est fort réussie et me réconcilie avec Kraenh (je vais sans nul doute me replonger dans l'intégrale de "Tramp")

Vivement la lecture du tome 2 pour voir si l'essai est transformé.

note: un généreux 4/5

568. Quentin - 30/04/17 14:18
La coup de Prague, de Hyman et Fromental, chez Aire Libre. A mon grand malheur, Hyman est revenu dans cet album aux recettes des BD classiques, qui ne lui vont pas vraiment bien, et s'est écarté des choix qui avaient fait la grande réussite de son précédent album (la lotterie). Fromental nous sert une histoire d'espionage confuse, mettant en scène le Graham Greene du 3e homme dans Vienne occupée par les forces de la coalition, pendant dans la période précédent tout juste le rideau de fer. C'est assurément érudit et c'est superbement bien dessiné, mais ca ne m'a pas empêché de trouver la BD plutôt chiante et peu convaincante (trop théâtrale). Reste à espérer que, pour son prochain album, Hyman n'essayera plus de faire de la BD comme les autres, et retrouvera des marques plus personnelles.

567. Quentin - 30/04/17 14:03
Géronimo, de Lugrin et Xavier, chez Delcourt. Un roman graphique mettant en scène la rencontre entre Géronimo et Barrett, l'écrivain qui rédigera les mémoires de Géronimo. Le dessin ne vaut sûrement pas Giraud mais le récit qui décrit les moments clés de la vie de Géronimo (et colle de très près à ses mémoires et aux recueils historiques) est bien plus intéressant que les histoires de Blueberry. On suit la vie de Géronimo, des jours heureux à sa lutte sans merci pour la liberté et la vengence des siens. Le ton de Geronimo est espiègle; il est particulièrement bien balancé et évite l'écueil de la dramatisation et de l'idéalisation de la "sagesse immémoriale" Indienne. Il s'agit tout simplement de raconter une vie - et laquelle! La vie de celui qui fut longtemps l'ennemi public numéro 1 des USA. Bonus: en début et fin d'album, les auteurs font un aller-retour entre le passé et le présent des Apaches, démontrant bien que "la question indienne" n'est pas encore résolue et que les plaies du passé restent beántes.

Une belle découverte de deux auteurs que je ne connaissais pas et qui je suivrai désormais.


566. herve - 30/04/17 12:46 - (en réponse à : oups)
l'écrivain baroudeur

565. herve - 30/04/17 12:34
Groeland Vertigo Tanquerelle

Ce one shot m'a évidemment fait songer à Hergé.
Pourtant l'univers et le style habituel d'Hervé Tanquerelle, que j'avais découvert avec "le legs de l'alchimiste" reste assez éloigné de la ligne claire.
Ici, l'auteur ne nous offre pas un carnet de voyage dans l'esprit de ce que nous propose Emmanuel Lepage, mais un récit assez drôle, même si le scénario repose sur un voyage vécu par Tanquerelle.
Sans le personnage de Jorn, l'écrivain baradeur , véritable frère jumeau du capitaine Haddock, cette aventure n'aurait pas eu la même saveur. L'expédition pour ramener le whisky est un moment d'anthologie de l'album.
Malgré pas mal d'erreurs de frappes et une traduction des textes présente en fin d'album-qui ne nuit en rien à la compréhension du récit- j'ai passé un agréable moment de lecture.

Ce n'est certes pas l'album de l'année, mais j'en conseille vivement la lecture.

note: 3/5

564. Piet Lastar - 30/04/17 03:18 - (en réponse à : froggy)
J'aime beaucoup Hermann et beaucoup moins Yves H. qui s'améliore malgré tout. Par contre, ce Duke #1 n'est qu'une mise en place peu convaincante.

563. froggy - 30/04/17 00:33
Duke 1, La boue et le sang

Que doit-on penser d'un dessinateur recemment prime a Angouleme qui decide de se lancer a l'age de 78 ans dans une nouvelle serie? Qu'il est inconscient ou tres optimiste pour la duree de ses jours sur terre? A t-il voulu faire comme son collegue dessinateur, Tibet, qui avait cree une nouvelle serie a l'age de 75 ans, Aldo Remy, alors que d'autres a cet age pensent a prendre leur retraite. Toujours est-il que je trouve cela tres culotte de sa part et en quelque sorte remarquable, ce mot est a prendre dans son sens propre, c'est a dire quelque chose que l'on remarque. J'aurais bien utilise le mot "admirable' mais malheureusement la lecture de cet album m'a empeche de le faire car il est tout ce qu'on veut sauf admirable.

Qui est Duke, le heros? Un sheriff adjoint d'une petite ville miniere de l'ouest americain. Ce cadre permet a l'auteur de revenir a ses premieres amours, le western, meme si il ne l'avait jamais completement quitte avec les quelques one-shots qu'il a realises. Cette petite ville miniere est dirigee par un potentat, Mullins, qui est proprietaire de toutes les richesses de la ville dont la mine d'or en est la principale. Il fait regner l'ordre a sa maniere aide en cela par un type appele McCaulky epaule par deux acolytes. Ce McCaulky est evidemment une immonde ordure comme en temoigne la scene d'ouverture ou il tue froidement une femme et sa fille dont l'epoux avait vole quelques pepites d'or dans la mine. Le sheriff et son adjoint sont les representants de l'etat dans la petite bourgade mais que peuvent-ils faire? J'oubliais que Duke est aussi amoureux d'une prostituee officiant dans le bordel local. Une lutte s'ensuivra entre les deux hommes et le bon droit gagnera. Je ne pense pas ecrire ici un spoiler car je vous rappelle que c'est une serie dont le heros s'appelle Duke, si il meurt des la fin du premier episode, cela ne sera plus une serie.

Je ne sais pas si vous avez remarque mais cela ne respire pas enormement l'originalite. Quelle est la nouveaute la-dedans? Cela je ne peux pas l'ecrire car cela serait definitivement un spoiler. Tout ce que je peux faire est ecrire que notre heros est beaucoup plus ambi gue qu'il ne le semble ainsi que l'avant-derniere scene finale nous le revele et qu'il n'est pas aussi blanc que la neige qui y fait office de decor.

Bien entendu, c'est Hermann Jr. qui est le scenariste. Je crois que maintenant, il faut en prendre son parti, Hermann ne travaillera plus qu'avec son fiston au scenario. Nous sommes certains que les errements de ses premiers appartiennent au passe, celui-ci comme tous les recents est parfaitement lineaire. On suit toute l'histoire sans aucun probleme. Le dessin du paternel est, aussi, egal a lui-meme c'est a dire avec tous ses defauts et qualites, on ne les presente plus, on aime ou pas. Considerant les albums precedents qui dans leur majorite sont bons si ce n'est tres bons, celui-la n'est que moyen. Pourquoi? Je ne sais pas trop. Ou alors pas encore. Peut-etre que le fait que ce soit une serie necessite au scenariste plus habitue aux one-shots a s'adapter a ce nouveau rythme de raconter un recit en images, on sait tous que le Bernard Prince qu'il a ecrit n'etait pas du tout convaincant. Quoi qu'il en soit, ce Duke est nettement meilleur. Je pense qu'il faut attendre le ou les prochains titres afin de voir dans quelle direction la serie va se diriger.

Note finale, 2,75/5. C'est juste au dessus de la moyenne car c'est quand meme Hermann au dessin et que le scenario n'est pas nul. Mais cela ne vaut vraiment pas plus

562. Quentin - 29/04/17 12:30
Une métamorphose iranienne, de Mana Neyestani chez Art éditions et Ca et Là.

Mana fait des strips pour enfants dans un journal iranien. Il dessine un jour un cafard et l'associe à un mot azéri, ce qui est interprété par ces derniers comme une insulte et provoque des émeutes. Il est arrêté, mis en prison, menacé, obligé de dénoncer ses "complices". A sa sortie de prison, il est toujours menacé d'y retourner et il quitte le pays pour demander l'asile quelque part - le début d'un autre calvaire.

Voyage Kafkaïen dans les arcanes des prisons iraniennes et dans le dédale des réseaux de passeurs de clandestins, ou comment un petit dessin peut change le cours de la vie. Une bonne BD, qui fait froid dans le dos et qui donner à réfléchir.


561. froggy - 28/04/17 01:10
Catherine Meurisse, La légèreté

C'est une seance de rattrapage car l'album est sorti en avril 2016, l'annee derniere donc. C'est grace au fait qu'il avait ete pre-selectionne pour le festival d'Angouleme 2017 que cet album est rentre dans mon radar. En effet, il a tout ce qui me plait en ce moment dans une BD. Je ne sais pas si vous le savez, mais Catherine Meurisse faisait partie de l'equipe de Charlie-Hebdo. C'est par un incroyable miracle qu'elle a survecu a la tragedie du 7 janvier 2015 en etant tout simplement en retard pour la reunion hebdomadaire du mercredi. Dans cet album, Catherine raconte les jours, semaines, mois qui ont suivi ce drame absolument epouvantable qui l'a si douloureusement frappe. C'est donc cela qui m'attirait. Comment a-t-elle pu effectuer sont travail de deuil surtout que le drame ne lui appartient plus considerant l'impact que cette journee a eu dans le monde entier et principalement en Europe. Il n'est pas facile, de faire aussi un travail de deuil collectif.

J'aime le titre de l'ouvrage. Face a des evenements aussi lourds et a sa propre capacite de reaction, que faire? Aller vers le futile, l'insignifiant, etre aussi legere qu'une plume flottant dans l'air et entrainee par le vent. Comment supporter le quotidien quand celui-ci est devenu insupportable? Comment continuer a vivre? Comment retrouver son sens de l'humour et de la derision quand ses amis avec qui elle partageait cela se sont fait massacres par des decerebres laves du cerveau a qui cet humour et cette derision ne plaisaient pas. Ce sont quelques unes des questions que l'auteur se pose durant l'ouvrage. Celui-ci commence le 7 janvier bien sur et se termine un an plus tard, en fevrier 2016. Entre temps, l'auteur aura ete soumise a un toboggan d'emotions. Elle aura ete aide par l'art, Proust, Baudelaire, Stendhal chez les ecrivains mais aussi, Michel-Ange, Le Caravage, Gericault chez les peintres. Cet art si beau qu'elle est alle trouve a Rome, lors d'un sejour a la Villa Medicis, ou elle se trouvera face a tant de beaute en tous genres, total oppose a toute la laideur et l'horreur qu'elle a vecue. Ce que l'homme est capable de faire quand il est a son meilleur. Avec Le Louvre, ces deux endroits contribueront a la reconstruction de l'auteur.

Considerant le sujet, j'aurais adore adorer cet ouvrage malheureusement ce ne fut pas le cas, je n'ai fait que bien l'aimer sans plus. Catherine Meurisse n'a pas reussi a me faire rentrer dans sa necessaire catharsis. Je pense que ce qu'elle a vecu est tel qu'il lui a ete tres difficile de le retranscrire par le biais d'une bande dessinee. Je suis absolument certain que la realisation de cet album lui etait devenu indispensable pour se sentir mieux et surmonter la depression qui l'envahissait. En cela, elle a eu parfaitement raison. Cependant, le lecteur que je suis, qui a eu aussi a faire son travail de deuil apres le drame, et bien que cela ne soit en aucune commune mesure avec celui vecu par la dessinatrice, s'est senti frustre. Je pense que cet ouvrage aurait du etre ecrit en collaboration avec quelqu'un afin de mieux structurer l'ouvrage d'un point de vue psychologique. Ou alors, Catherine Meurisse n'a pas encore suffisamment de recul vis-a-vis de l'evenement et peut-etre que patienter un peu avant d'editer cet album n'aurait pu etre que plus profitable a celui-ci. Ce temoignage a chaud avant toute analyse approfondie de cette tragedie est cependant ce qui fait la force du livre. Elle se livre a nous brute de forge, sans fards, sans rien. Seulement elle et toute la douleur du monde en elle. La deuxieme raison pour laquelle je n'ai pas adore le livre est le dessin. Je ne le connaissais pas du tout. Cependant, quand elle se dessine, cela lorgne du cote entre autres de Reiser, Bretecher, Sempe a la fois ou/et simultanement. Par contre, les personnages subalternes sont bien campes.

J'avais predit qu'avec un tel sujet et le fait que l'auteur soit une femme, l'album aurait ete couronne du prix du meilleur album a Angouleme, maintenant, je comprends pourquoi il ne l'a pas eu.

Note finale, 3/5. Je suis un peu severe mais j'attendais tellement plus de l'ouvrage que ma note est la hauteur de ma deception

560. nem° - 27/04/17 16:06 - (en réponse à : Bert)
Jusqu'en Septembre.

559. torpedo31200 - 27/04/17 15:25 - (en réponse à : nem°- post # 557)
Elle te fait sortir, c' est bien. Tu t' éloignes de la famille de Pierrecédric...

558. Bert74 - 27/04/17 14:51 - (en réponse à : nem)
Ah bonne info, je n'étais pas au courant. Et j'ai une réunion familiale à Lyon dans quelques semaines : faut que je programme ça.


557. nem° - 27/04/17 14:21
Hier j'ai été voir l'expo L'art invisible au musée de l'imprimerie de Lyon, et j'y ai découvert Le piano oriental : magnifique album!

556. Victor Hugo - 26/04/17 16:13
Lu La maison de Paco Roca chez Delcourt
Le dessin n'est pas enthousiasmant mais c'est un bon bouquin, bien écrit, bien conduit, sensible et émouvant.

555. Victor Hugo - 26/04/17 16:09 - (en réponse à : Helmut Perchu)
C'est vrai que les couv sont immondes.

554. helmut perchu - 26/04/17 09:34 - (en réponse à : Victor Hugo)
J'ai lu Chronosquad (T1 et T2) et perso j'ai absolument pas accroché. Je piges rien à l'histoire et les dessins me font pas vibrer. Et puis qu'est-ce que c'est que ces couvertures immondes ? ILs ont pas de maquettiste chez Delcourt ?

553. torpedo31200 - 26/04/17 01:27 - (en réponse à : Victor Hugo - post # 551)
Il y en a au moins 1 qui a exercé plusieurs métiers du livre et qui en lit.
Je comprends que ça pourrait choquer quelques personnes, entre le patron issu d' une école de commerce et les directeurs de collection qui signent leurs enfants ou leurs potes...

552. Piet Lastar - 25/04/17 21:50 - (en réponse à : Victor)
Quelle rapidité de lecture !

551. Victor Hugo - 25/04/17 20:57
Lu ChronOsquad tome 1 de Panacione et Albertini chez Delcourt
Pas mal du tout, même si beaucoup trop de longueurs qui confinent au remplissage, mais je suis curieux de lire la suite, j'espère qu'ils l'ont à la médiathèque. Alors il y a peut-être un éditeur chez Delcourt, ou alors c'est un coup de chance.

550. Victor Hugo - 25/04/17 20:53
Lu Wonder de Bégaudeau et Durand chez Delcourt
C'est très mauvais, aucun intérêt. Mal écrit, chiant, le dessin est nul. Y-a-t-il un éditeur chez Delcourt?

549. Victor Hugo - 25/04/17 20:51
Lu Stern 2, La cite des sauvages hier.
Tout comme Froggy, très agréable lecture.

548. suzix@bdp - 25/04/17 18:39 - (en réponse à : froggy)
T'es dans un période d'euphorie nan? Tu prneds des trucs sympa? Ca se fume? Ca se boit? (;o)

547. marcel - 25/04/17 18:29
Euh... Tu parles de Stern, pas d'Undertaker, non ?...

Nan, je deconne !

546. froggy - 25/04/17 18:21
Stern 2, La cite des sauvages

Par une curieuse coincidence (mais en est-ce bien une?), Dargaud a sorti le meme mois deux albums ayant chacun pour heros un croque-mort, Undertaker et Stern. Le hasard de mes lectures a fait que j'ai lu ces deux albums l'un a la suite de l'autre, ce qui a entraine la tres regrettable confusion de ma chronique consacree au troisieme Undertaker. Heureusement que Marcel avec son oeil d'aigle a immediatement repere l'erreur que j'ai dument corrige bien entendu. Si Marcel est un aigle, moi, je ne suis qu'un faucon.

Le premier album de cette toujours nouvelle serie nous avait presente le heros comme un croque-mort installe dans un trou perdu aux fins fonds de l'ouest americain. Tres intelligent, son passe-temps prefere est la lecture. C'est la raison pour laquelle cette aventure le conduit a Kansas City. En effet, en panne de nouveautes et du fait que son fournisseur habituel lui a fait defaut, Elijah, tel est son prenom, doit se rendre dans la grande ville pour aller y querir sa drogue favorite. Et cela ne semble pas lui faire plaisir car il y a de mauvais souvenirs ainsi qu'il le dit a son meilleur ami. Arrive la-bas, il tombe sur une des ses anciennes connaissances, un certain Fergus, la premiere qui resurgit de son passe et prelude a quelques autres qu'il rencontrera a nouveau dont son ex-epouse qui se prenomme Gene. Leurre par Fergus dans un quartier desertique, notre heros se fera depouille completement jusqu'a ses bottes. C'est le debut de ses mesaventures puisqu'il n'aura de cesse de tenter de retouver ses affaires et surtout son argent dont il a besoin pour acheter ses livres. Cela ne sera pas une partie de plaisir.

J'ai beaucoup aime cet album tant aussi bien pour l'histoire que pour le dessin. En effet, le scenario monte crescendo lentement mais surement pour arriver a un final haut en couleur qui a lieu dans les abattoirs de la ville. Les personnages se croisent et se decroisent dans un incessant tourbillon. Le rythme est rapide et ne faiblit pas du tout durant toute cette histoire. Les peripeties se succedent les unes aux autres sans que le scenariste laisse a son heros et a son lecteur par la meme occasion le temps de respirer. J'ai lu cet album d'une traite sans m'arreter entraine par la vivacite de cette histoire. Quasiment tous les personnages qui interviennent dans cette histoire sont formidablement bien decrits et chacun est tres pittoresque dans son genre excepte l'ancienne epouse de Stern, ce qui semble evident du fait du caractere de notre heros. Les scenes varient du cocasse au dramatique sans que le ton general de l'ensemble en soit touche. S'y rajoutent sans que cela ne denote celles ou les deux anciens conjoints se retrouvent seuls durant lesquelles la nostalgie prend le dessus.

Le dessin est a l'avenant, le personnage de Stern est tres caracterise avec sa silhouette filiforme pour ne pas dire tres maigre que domine son visage emacie. Les autres personnages sont du meme acabit, l'amie de Gene, Trish, etant tres emblematique de cela. Les decors sont egalement bien rendus dans un aspect plutot stylise dans le sens ou Julien Maffre, le dessinateur les represente plutot succinctements en en gardant les caracteristiques principales sans les detailler avec une precision de maniaque. Cela sied tout a fait a la tonalite generale de l'histoire. Les expressions des visages sont egalement bien rendues et dans les cases ou il y a plusieurs intervenants, chacun a l'expression qui convient.

Comem Stern, je suis amoureux des livres et j'ai donc beaucoup apprecie a sa juste mesure la toute derniere case de l'album qui montre la liste des livres qu'il veut acquerir. Le proverbe dit; "Dis-moi ce que tu lis et je te dirais qui tu es". Cette liste demontre que Stern est un homme bien. Nous n'en doutions pas.

Note finale, 4.25/5, Ce deuxieme album confirme tous les espoirs nes du premier, c'est une totale reussite

545. suzix@bdp - 24/04/17 11:22
Désintégration - Journal d'un conseiller à Matignon de Recht & Angotti chez Delcourt (mars 2017)

Bon je l'ai terminé. C'est pas super intéressant. C'est assez larmoyant et égocentrique. Bon du coup c'est une BD humaine.




 
Actualité BD générale
Actualité editeurs
Actualité mangas
Actualité BD en audio
Actualité des blogs des auteurs
Forum : les sujets
Forum : 24 dernières heures
Agenda : encoder un évènement
Calendrier des évènements
Albums : recherche et liste
Albums : nouveautés
Sorties futures
Chroniques de la rédaction
Albums : critiques internautes
Bios
Bandes annonces vidéos
Interviews d'auteurs en videos
Séries : si vous avez aimé...
Concours
Petites annonces
Coup de pouce aux jeunes auteurs
Archives de Bdp
Quoi de neuf ?
Homepage

Informations légales

(http://www.BDParadisio.com) - � 1996, 2012 BdParadisio