Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (18)

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982. herve - 22/08/17 10:06 - (en réponse à : froggy)
Pour ma part, j'ai revendu mes albums "Rani" il y a quelques années.
Je devais avoir les 3 ou 4 premiers. Ras le bol d'attendre aussi longtemps pour connaitre la suite surtout que la série TV avait déjà été diffusée.

981. froggy - 22/08/17 01:03
Rani 6, Condamnee

Ou la suite du recit nous racontant les miseres de la pov' p'tite dame. Parce qu'elle en a beaucoup, des miseres; nee batarde, accusee a tort (c'est son demi-frere qui la deteste qui a tout manigance) de parricide et de trahison, elle echappe a la decapitation en prenant l'identite d'une femme de mauvaise vie (comme disait ma grand-mere). De fait elle est marquee au fer rouge d'une fleur de lys (maman, bobo!), envoyee vers les colonies indiennes ou elle servira dans la maison de tolerance locale (comme dit le Code Civil). La, elle y seduit la la tenanciere (ou je ne sais plus trop qui) et comme nous sommes dans du Van Hamme, la belle aime bien gouter a tous les fruits defendus telle l'abeille butinant de fleur en fleur qu'elle soit male ou femelle y deposant ou y amenant son pollen (j'aime bien poeter de temps en temps). Mais, le demi-frere arrive en Inde, decouvrant que la belle est encore vivante malgre toutes les complots et perfidies qu'il a ourdis contre elle. Et de continuer son travail de sape afin de la decredibilisee vis-a-vis de son employeur, le gouverneur Dupleix (qui l'aimait trop). Il y parvient sans trop de mal car sinon, ce ne serait pas une BD d'aventures. La belle va etre executee, elle a la tete posee sur le billot, le bourreau va remplir son office, il leve la hache qui va separer la tete du corps de Rani, celle-ci qui a refuse les derniers sacrements s'ecrie , "Adieu, la vie!! Le suspense est a son comble, personne n'en peut plus. Ah, j'oubliais, a un moment durant ses mesaventures, la belle perd la memoire mais la retrouve au bon moment mais cache ce fait a ses bienfaiteurs. Et tout cela est bien complique a raconter.

Bon, ou en etais-je? Est-ce que la belle va mourir sachant que par contrat, les auteurs doivent encore livrer a l'editeur, Le Lombard, deux albums intitules respectivement, Reine et Marquise qui viendront conclure cette saga? A votre avis?

Il est evident qu'il ne faut pas prendre cette BD tres au serieux. Elle n'a que le but de distraire et selon votre humeur et la qualite de l'album, elle y reussira ou pas. En ce qui me concerne, j'ai ete moyennemment emballe par ce dernier opus. C'est bien car c'est un travail honnete aussi bien dans l'ecriture que dans le dessin mais cela ne merite pas 2 ans d'attente entre deux tomes, cela fait 8 ans maintenant que le premier tome est sorti et on n'en est qu'au sixieme. Une telle serie avec de telles ambitions merite un traitement beaucoup plus rapide, c'est a dire au minimum, un album par an afin de conserver l'interet du lecteur d'autant plus que chacun ne fait que 46 planches, ce qui est relativement court en definitive. Du fait des auteurs, Valles et Van Hamme, on ne peut que rapprocher Rani aux Maitres de l'orge, leur serie commune precedente qui elle connut le rythme regulier de l'album annuel.

Le scenario, etant ce qu'il est, je trouve le dessin de Francis Valles, egal a lui-meme, efficace, mais sans genie et au risque d'etre mechant, je ne lui trouve pas beaucoup de personnalite tel celui de Francq et de Denayer pour reprendre deux autres collaborateurs de JVH. Cela se lit sans probleme car c'est d'une lisibilite exemplaire mais cela ne frappe pas les esprits comme les dessin de Vance et de Rosinski y arrivent.

Note finale, 3/5. Vivement que cela se termine et que l'on puisse lire les 8 albums a la file. C'est tout fait le genre de serie qui ne devrait pas laisser au lecteur le temps de souffler

980. torpedo31200 - 21/08/17 11:58 - (en réponse à : Les nouvelles aventures de Lapinot)
Lapinot - Un monde un peu meilleur (Lewis Trondheim, L' Association)
Le meilleur de la série. Exceptionnel d' intelligence et de génie. Lapinot + Richard à son meilleur niveau, meets une version alternative de Ralph Azham.

979. froggy - 21/08/17 01:15
Le Roux & Brunschwig, La memoire dans les poches (3e partie)

Ou comment les Brunschwig se suivent et ne se ressemblent pas. Fort heureusement.

Apres le ratage de son XIII Mystery, j'aprehendais la lecture de cet album qui selon les mots memes du scenariste a ete engendre dans la douleur. En effet, il s'est explique longuement sur le forum d'en face concurrent mais neanmoins sur la genese de ce troisieme tome, il a eu tellement de problemes pour en ecrire le scenario qu'il a faillit y renoncer et meme abandonner la BD. Si cela vous dit, vous pouvez aller y lire ce qu'il a ecrit, c'est tres interessant. Cette aprehension a ete de courte duree car tres rapidement durant ma lecture et malgre la tristesse de l'histoire qui y est racontee, je retrouvais le sourire de celui qui est en train de lire une bonne BD.

Le plus curieux dans cet album est le fait qu'on pourrait presque le lire sans avoir lu les deux precedents tellement le lien qui les y unit est lache. J'ecris bien presque car je me suis rendu compte pendant que je lisais que ce troisieme tome est bien loin de ce que l'on pouvait attendre a la conclusion du premier. J'ai la tres nette sensation que Brunschwig etait parti sur une certaine idee pour le premier livre, qu'il en a change le cours pour le deuxieme, pour arriver a une conclusion completement differente de ce qu'il avait prevu pour ce troisieme tome. La preuve en est avec le titre general qui n'a plus aucune signification maintenant. Je trouve cela tres interessant car cela donne plus de vie a un recit dont la structure et les etapes narratives auraient ete soigneusmeent elaborees des le debut. C'est comme si les personnages avaient leur mot a dire en definitive. Il parait que cela est frequent chez les ecrivains, on part sur une idee, puis on bifurque sur une autre en cours de route. Il en est ainsi du premier roman de Rene Belletto, Le revenant, accessoirement son meilleur.

L'album debute avec Sidoine qui s'effondre a cause de sa maladie. et est emmene mourant a l'hopital. Son fils, Laurent, qui le recherche depuis le deuxieme tome est sur ses traces ayant retrouve le village d'Alsace ou il a trouve refuge avec le petit maghrebin dont a pris la charge. Laurent rencontre ceux et celles qui se sont occupes de son pere, ils lui racontent son histoire. Celle-ci a commence avant la 2e Guerre Mondiale et la chasse aux juifs operee par les nazis y aura une place preponderante. Je ne veux pas en ecrire plus afin que vous puissiez decouvrir de par vous meme le contenu de cet album si le coeur vous en dit.

Comme d'habitude avec Brunschwig, et je crois que je vais me repeter l'ayant ecrit a plusieurs occasions lorsque je chronique un des ses ouvrages, le moteur de l'action dans ce recit est l'humain. La structure narrative de cet album (comme pour les deux autres) a beau s'apparenter a un roman policier car construit selon la methode du retour en arriere et de la presence d’un mystere, quelle fut la vie de Sidoine Letignal jusqu'a son mariage avec Rosalie?, on est plus dans le drame psychologique chere a la classification des films dans feu l'hebdomadaire Une semaine de Paris-Pariscope qu'autres choses. J'ai aime cette histoire qui ne vous emmene pas toujours la ou vous pensiez, j'ai aime tous ces personnages qui tous ne sont ni bons, ni mauvais, Sidoine en tete car lui aussi a menti et s'est menti a lui-meme une bonne partie de sa vie. Les acteurs de ce drame ne sont pas manicheens, l'epouse de Sidoine, Rosalie, a droit aussi a sa redemption apres les deux premiers episodes qui nous la decrivaient comme un monstre d'egoisme. Il s'est passe quelque chose entre tous ces personnages et Brunschwig nous l'a raconte a sa maniere. Ce n'est pas une tranche de vie, mais ce n'est pas une tranche de gateau non plus.

Depuis le premier tome, qui date de 2006, le dessin de Le Roux a beaucoup evolue et dans le bon sens, cela va sans dire, mais cela ira mieux en le disant. Finies les erreurs du debutant qui marquaient ce premier tome, le dessinateur a gagne en maturite en meme temps que ses personnages et cela se ressent. Les physiques des personnages, les decors, la composition des planches et des cases concourent a la reussite de cet album. Le deuxieme tome a déjà 8 ans et malgre ce hiatus, Le Roux a reussi a faire progresser son dessin sans que cela n’affecte les personnages, ils n’ont pas change ou a peine. J’ai ainsi des histoires decoupees en albums dont la realisation s’est etalee sur plusieurs annees et la difference entre les dessins du premier tome et du dernier est parfois choquante, un exemple entre autres est celui de Victor Hubinon dans le dernier cycle des aventures de Buck Danny qu’il ait dessine, je trouve ses personnages tres differents entre La vallee de la mort verte prepublie dans Spirou en 1972 et Ghost Queen qui y est paru en 1978. Le probleme est que dans ce cycle, l’action n’a lieu qu’en quelques jours. Cela est difficle a croire au seul vu du dessin. Avec ce troisieme tome de cette Memoire, Le Roux a echappe a cet ecueil.

Note finale : 4/5. Une belle histoire toute simple et bien dessinee. Que demander de plus par les temps qui courent ?

978. Quentin - 12/08/17 09:22
Oups, c'est Damour le physicien. Burniat est le dessinateur

977. Quentin - 12/08/17 09:05
Le mystère du monde quantique, par Damour et Burniat, chez Dargaud.

Une BD de vulgarisation scientifique sur la physique quantique. On accompagne les grands physiciens du début du siècle (Planck, Einstein, Bohr, Heisenberg, Shrödinger, etc.) dans leurs découvertes fondamentales qui ont révolutionné notre compréhension du monde et notre technologie.

C'est scénarisé par Burniat, un physicien de haut vol ayant recu des récompenses prestigieuses pour ses travaux. C'est très pointu, mais ca arrive réellement à nous faire entrevoir et comprendre quelque chose sur un domaine extrêmement complexe à appréhender. Aborder ce sujet était une gageure, mais le pari est brilliamment réussi. On retrouve quelques petits défauts classiques de ce genre de BD pédagogique (le voyage farfelu de Rick et Bob à travers un monde "quantique" pour rencontrer les différents physiciens n'est pas convainquant). Mais on trouve également les bons côtés du genre: Bob est parfait dans le rôle du type lambda qui pose les questions naïves et innocentes au nom des lecteurs qui essayent de s'accrocher.

Achetée surtout par nostalgie de l'époque où je me destinais à devenir physicien (j'ai même fait une année de physique à la fac, he oui!), cette BD m'a beaucoup plu et je l'ai trouvée très bien faite. Elle a dû avoir du succès puisque l'album que j'ai acheté est déjà une réédition.


976. froggy - 12/08/17 01:05
La porte des ames est le premier veritable accident narratif de Leloup. Il n'a heureusement jamais fait pire.

975. longshot - 11/08/17 13:02
Le premier que j'ai trouvé vraiment mauvais, je veux dire où arrivé au bout je n'avais rien compris à l'histoire, c'était La Porte des âmes. Sinon, comme j'ai un faible pour les voyages dans le temps, je tiens jusqu'à l'album précédent, l'Astrologue de Bruges — qui est aussi celui où Leloup donne à Paul une relation amoureuse, et achève ainsi de l'écarter des aventures de Yoko où il n'était déjà plus guère présent, au profit, encore plus qu'avant, de nouvelles amies rencontrées à chaque album.

974. Lien Rag - 11/08/17 11:17
C'est marrant parce que pour moi le dernier bon est La Proie et l'Ombre, j'ai pas du tout aimé le Feu de Wotan ni le Dragon de Hong Kong.
Et pour ma soeur c'est la Fille du Vent, elle n'a pas aimé les Lumières d'Ixo...
Y'a pas une question d'âge à la lecture dans tout ça?

973. Mr degryse - 11/08/17 10:32
J'ai un bon souvenir de l'astrologue de Bruges et aussi le dragon de Honk Kong . J'ai énormément lu ce dernier gamin ( une des premières bds que j'ai achetée avec mes étrennes )

972. Victor Hugo - 10/08/17 23:30
Je considère que le dernier vraiment bon est Le feu de Wotan.
Tout pareil, et c'est le 14e je crois, pile poil la moitié de 28.

971. froggy - 10/08/17 21:52
Yoko Tsuno 28, Le temple des immortels

Si les heros de BD ne vieillissent pas generalement, il n'en est pas de meme de leurs dessinateurs. Cela fait longtemps que je n'attends plus rien d'un Yoko Tsuno alors qu'avant, c'etait une de mes series preferees. Vous savez que c'est elle, entre autres, qui m'a fait tomber dans la marmite de la BD, je l'ai relate dans le sujet sur les BD de ma vie. C'est pour cela que je continue a a acheter, pour des raisons purement sentimentales.

J'ai toujours prefere les aventures terrestres a celles faisant intervenir les vineens, n'etant pas un grand fan de science-fiction. Roger Leloup ayant decide de ne plus envoyer Yoko et son gynecee sur Vinea, les aventures faisant intervenir Khany et sa bande ont lieu dorenavant dans notre systeme solaire, le precedent album mettant en scene les vineens se deroulait sur la planete Mars, celui-ci se deroule sur la Terre, en fait, et vous me permettrez ce jeu de mots, je l'espere, sous la terre. Il est la suite du Yoko opus 25, La servante de Lucifer, que malheureusement j'ai un peu oublie. De toutes facons, ce n'est pas tres grave, Leloup a suffisamment de talent pour que n'importe qui puisse lire ce Temple sans immediatement se reporter a La servante. Suffisamment de talent peut-etre, mais plus suffisamment malheureusment pour ne plus rendre ses histoires aussi palpitantes qu'elles ne l'etaient avant. Je considere que le dernier vraiment bon est Le feu de Wotan.

Dans cet album, Leloup fait confronter son heroine a une bande de moines immortels menee par leur chef, Marzin. En effet, Khany s'est rebellee contre le gouvernement central de Vinea et decide de se refugier avec tous les vineens restes avec elle sous la terre une fois de plus comme pour les deux premiers titres des aventures vineennes, Le Trio de l'Etrange et La forge de Vulcain. Pour reussir son projet, elle a encore besoin de la japonaise. Le probleme ici est que l'enjeu est plutot vague et meme confus au point que Yoko demande a aller se coucher quand Khany lui explique la situation. Il y a egalement le fait que l'intrigue n'est revelee qu'a la planche 13. c'est a dire un peu avant la fin du premier tiers d'un album qui en fait 46, cela laisse moins de place pour sa resolution. Nous ne doutons pas que Yoko va reussir mais pas cela ne sera pas tout a fait comme Khnay l'avait souhaitee. Comme a son habitude maintenant, Leloup introduit un nouveau personnage feminin qui evidemment devient illico presto l'amie de Yoko. De mon cote, j'ai renoncer a faire l'inventaire de toutes ces femmes, jeunes ou vieilles ou petites filles, qu'elles soient terriennes, vineennes ou androides, il y en a tellement maintenant qu'un album de Yoko Tsuno ressemble de plus en plus a la cabine des Marx Brothers dans Une nuit a l'opera, version 100% femme.

Toujours est-il que j'ai beaucoup aime l'originalite du cadre de cet album, cela se passe sous la terre mais Leloup y a imagine un monde qui aurait tres bien pu etre sur la terre. Je ne connais pas les romans de Jules Verne, seulement quelques adaptations au cinema, j'ai pense au film tire Voyage au centre de la terre que j'avais beaucoup aime lors de mon adolescence. J'ai egalement pense au Seigneur des anneaux avec la statue geante de la deesse. En effet, le dessinateur a fait beaucoup d'efforts pour creer cet univers souterrain ou les habitants ont meme reproduits un cycle solaire quotidien avec la nuit et le jour, systeme qui tous les soirs genere un orage, ce qui sert le scenario. J'ai l'impression que c'est la dessus que Leloup a porte le plus ses efforts et cela au detriment de ses personnages que je trouve etre de moins en moins bien dessines. Ainsi, les tetes sont de moins en moins rondes et de plus en plus de visages sont plats, Yoko incluse, pour certains et certaines, le menton part meme en arriere, ce qui n'est pas terrible quand on les voit de profil, surtout quand c'est une femme.

Il y a de jolies scenes bien dessinees, l'arrivee de Yoko sous terre avec une eglise creusee dans la craie et une croix celtique geante, l'attaque du dragon et la destruction du mur de metal. Mais tout cela ne suffit pas a rendre tres vivant un recit plutot inerte en general.

Note finale, 2.5/5. C'est bien mais ce n'est plus cela. C'est comme pour les derniers Matisse et les derniers Renoir

970. froggy - 10/08/17 01:15 - (en réponse à : Quentin)
S'enfuir, recit d'un otage est effectivement une tres bonne BD, je l'ai beaucoup aimee egalement.

969. Quentin - 09/08/17 18:20
Je viens de lire avec beaucoup de retard le dernier Delisle: S'enfuir, récit d'un otage, paru chez Dargaud. C'est le récit de Christophe André, un employé de Médecin Sans Frontière qui se fait enlever en Ingouchie en 1997 et qui vit 3 mois de captivité psychologiquement éprouvante avant d'arriver à s'évader et à rentrer chez lui sain et sauf.

Très bonne BD, à mon avis la meilleure de Delisle, et de loin. C'est très prenant malgré la longue monotonie de la captivité. On entre dans la tête et le quotidien de l'otage, sans que ca soit ni lourd, ni lassant (mais suffisamment long pour qu'on sente le poids du temps qui passe). C'est bien équilibré. Delisle change son style et adopte un dessin plus réaliste, ce qui convient très bien à l'histoire (exit les nez pointus traditionnels des autres albums de Delisle). Bref, j'ai beaucoup aimé cet album, et il me réconcilie avec Delisle, un auteur dont j'ai pourtant dit beaucoup de mal sur BDP.

968. Lien Rag - 09/08/17 13:01
De TaDuc Chinaman est très bien et j'aime vraiment beaucoup le premier tome de Mon Pépé est un Fantôme (la nouveauté s'émousse un peu ensuite...).

967. froggy - 08/08/17 01:02
XIII Mystery 11, Jonathan Fly

J'attendais beaucoup de cet album. En effet, le personnage de Jonathan Fly, le pere de XIII et journaliste, defendeur de la veuve et de l'orphelin et de toutes les croisades contre les injustices qui sevissent malheureusment dans ce monde cruel mais surtout aux USA en ce qui nous concerne, est dans la saga de l'amnesique celui dont le scenariste de cet album, Luc Brunschwig, est probabelement le plus proche et celui dont il etait le plus a meme d'ecrire un thriller, genre de predilection de l'ecrivain. L'attente fut vaine car malheureusement je trouve que Brunschwig a rate son opus et je suis le premier a en etre desole, vous savez ici meme combien j'apprecie beaucoup ce qu'il fait.

Il y a plusieurs raisons a ma deception, la principale est que Brunschwig s'est mis dans les traces de Yann qui avait ecrit le mauvais Little Jones. On se rappelle que ce dernier y avait melange dans un cocktail indigeste au possible la lutte des droits civiques des noirs americains qui eut lieu dans les annees 50 et 60 et le massacre de Sharon Tate et de ses amis par Charles Manson. Dans cet album, Brunschwig fait intervenir un certain Jasper Konrad Glover, nom a peine deguise de J. Edgar Hoover, l'homme qui contribua a creer le FBI en 1935 et y fut a sa tete jusqu'a sa mort en 1972, on y trouve egalement le pasteur noir Isayah Caton-Wood, evident decalque du Dr Martin Luther King Jr. J'ai enormement de mal a accepter ces identites a peine masquees dans une oeuvre qui se veut de fiction. Si on veut impliquer un directeur du FBI et un pasteur noir menant la lutte pour les droits civiques, autant y aller carrement et leur inventer un patronyme qui ne rappelle en rien les veritables personnes.

Je sais tres bien que Van Hamme avait fait la meme chose dans la serie originelle, l'evocation des epoux Mountrose dans l'episode de Greenfalls fait ouvertement reference aux Rosenberg et l'intrigue des premiers albums est evidemment une fantaisie sur l'assassinat de Kennedy et de la theorie du complot si chere a Oliver Stone. Mais pourquoi cela ne passe pas la alors que cela le faisait si bien sous la plume de JVH? J'ose suggerer que JVH a pu raconter toute son histoire en plusieurs tomes alors que la contrainte pour ceux qui ecrivent les albums de cette serie derivee est de n'avoir qu'un seul album, j'ai la nette impression que toute cette histoire aurait pu etre racontee en 2 tomes si Brunschwig avait pu beneficier d'un traitement de faveur.

La deuxieme chose est l'enchainement des evenements dans le deroulement du recit. Je passerai outre la scene d'ouverture completement ridicule durant laquelle je me disais pendant ma lecture, "Oups! Ca commence mal!". Ainsi, une scene importante se deroule lors d'une reception organisee a Greenfalls par le potentat local, Dwight Rigby, en l'honneur de l'illustre visiteur qu'est Glover/Hoover dans ce trou perdu qu'est cette ville. Or, durant cette scene, Brunschwig y fait intervenir le fils Rigby, David, l'ami de Jason Fly en etant partie prenante parmi les invites. J'ai trouve cette presence du gamin de 11/12 ans totalement invraisemblable. Le gamin devrait etre au lit sous la garde de sa nanny en train de soupirer sur le fait de ne pas etre invite. Je n'ai jamais eu l'impression que son pere etait un homme terriblement moderne sur beaucoup de choses notamment l'education des enfants. Qui plus est, David, telephone a son copain Jason de rappliquer illico presto pour assister a la soire, ce qu'il fait bien sur sinon il n'y aurait pas d'histoire et tout d'un coup, dans cette soiree, tout le monde de voir 2 petits garcons et personne de se demander ce qu'ils font la. En meme temps dans cette soiree guindee ou tout le monde a sorti ses habits du dimanche, une partie de l'assistance est en maillots de bains et profite de la piscine comme si c'etait une "pool party". Et toujours personne de s'offusquer. C'est tellement surrealiste que l'on se croierait dans un film de Bunuel, le talent en moins cependant.

Je ne connaissais rien de TaDuc, le dessinateur. C'est le premier album de lui et il a fourni un excellent travail en general malgre quelques erreurs factuelles qui la aussi m'ont empeche d'aimer cet album autant que je l'aurais voulu et que je l'avais espere. La premiere erreur reside dans le physique donne a Jonathan Fly quand il etait plus jeune et qu'il etait reporter pour les plus grands journaux du pays (sic), on sait que l'action se deroule en 1972, et que le proces des epoux Mountrose/Rosenberg a eu lieu au moins une bonne dizaine d'annees auparavant, c'est a dire afin des annees 50 ou du debut des annees 60 selon la chronologie illusoire de la saga XIII. Or, jamais, au grand jamais, vous n'auriez vu un grand reporter avec des cheveux longs, une barbe et des lunettes rondes, habille d'un jean, d'une veste longue, d'une chemise et d'un pull over dans ces annees la. TaDuc a commis l'erreur de lui donner un physique d'une personne typique des annees 70, en ce temps-la, un grand reporter aurait ete habille d'un costume et aurait porte une cravate, il aurait eu les cheveux courts et serait imberbe, bref, l'exact oppose de de cque le dessinateur a represente. C'est peut etre un detail pour vous mais pour moi ca veut dire beaucoup, cela ne veut pas dire qu'il etait libre, heureux d'etre la, cela veut dire que le dessinateur s'est emmele les pedales

Il y a aussi le detail des petits fours offerts a la reception. Je rappelle a l'aimable assistance que c'est une soiree de pequenots americains qui a lieu en 1972 dans la province profonde du pays, alors, on oublie les petis canapes, les pains surprises et les cocktails deja prepares sur le buffet. On sort le barbecue, les patates douces, la salade de pommes de terre et autres epis de mais grilles, on sort aussi la biere servie en fut metallique, le bourbon et le Coca. Ca c'est manger! Et pas de ces trucs bons our les rupins de la ville.

Finalement et cela aussi m'a beaucoup gene, pour son modele de l'immeuble du Washington Today, le journal pour le compte duquel officie Jonathan, TaDuc s'est servi de la facade du nouvel immeuble du New York Times qui se trouve a l'angle de la 41e rue et de la 8e avenue a Manhattan. L'architecture d'un tel immeuble dans les annees 70 a Washington de surcroit est totalement irrealiste, cela releve plus de la divination qu'autres choses, il aurait du utiliser en fait la facade du Washington Post, reference evidente, qui est tout aussi bien et meme mieux selon les gouts. Manifestement, le dessinateur a peche dans sa documentation.

Note finale, 1.25/5. Une veritable deception considerant que la rencontre entre le scenariste et le personnage de Fly aurait du nous offrir peut-etre le meilleur de la serie. Au lieu de cela, il rejoint Little Jones comme le pire. Quel dommage!

966. Achab - 08/08/17 00:08 - (en réponse à : Suzix)
Ben moi ces thèmes m'emmerdent. Qu'il fassent une SF, un western, un truc de zombies, du post-apo, du fantastique ...

Ben justement, Lastman c'est un peu tout ça à la fois (peut-être pas western quand même).

Les 2 premiers tomes sont effectivement un peu orientés "arts martiaux", mais une fois ce thème exploité, les auteurs passent rapidement au suivant. Ils ont manifestement trop de chats a fouetter pour rester bloquer là dessus.
Je ne dis pas que c'est la lecture du siècle - je pense que l'univers multi-thème peut aussi déstabiliser un Suzix - mais personnellement c'est une série que j'apprécie justement parce que je ne sais pas où elle va m'emmener...

965. longshot - 07/08/17 10:49 - (en réponse à : suzix 155)
J'ai lu le premier Lastman il y a quelques semaines (les nombreux avis si positifs m'en avaient plutôt tenu éloigné, mais après l'avoir recommandé à quelqu'un pour un cadeau, je voulais quand même me faire ma propre opinion), j'ai trouvé ça très bien fichu. Je ne sais pas où ça va mener (on soupçonne que comme dit torpedo, ça ne va pas durer, le perso de Richard qui semble être le véritable héros étant complètement étranger à cet univers de « magiciens » à la Naruto et autres shonen, dont les codes sont parfaitement intégrés), mais c'est suffisamment intrigant pour m'avoir donné envie de lire la suite.

964. froggy - 04/08/17 21:23
Michel Vaillant 6, Rebellion

C'est la crise dans le clan Vaillant. En effet, la mort de Jean-Pierre a cree une scission au coeur meme de la famille qui etait tres unie jusqu'a present et certains de ses membres vont se rebeller, d'ou le titre.

L'album commence par l'enterrement de l'ingenieur, ancien pilote, qui avait quitte les circuits a la fin du premier album de la serie, Le grand defi, et definitivement apres l'episode reste fameux du Pilote sans visage, le casque qu'il portait dans cet album est celui pose sur son cercueil. Je pensais que ce serait un cancer du poumon qui l'emporterait car Jean-Pierre fumait comme un sapeur et en fait non, il s'est suicide apres avoir entraine la firme creee par son pere dans la faillite. Or les circonstances de son suite et la presence de son fere, Michel, sur les lieux de l'accident en Suisse font presumer la police locale, que ce dernier n'est pas etranger au deces et qu'en fait la mort de Jean-Pierre serait due a la malveillance. Michel est donc suspecte. Cette histoire se deroule durant une des courses, si chere au createur de la serie, Jean Graton, les 24 Heures du Mans.

Enfin! L'accident de Jean-Pierre est arrive a la fin du quatrieme album de cette serie, Collapsus, le precedent titre nous le montrait dans le coma a l'hopital. La scene d'ouverture met fin au suspense et nous montre que les auteurs de cette nouvelle serie n'ont peur de rien au point de faire mourir un des personnages principaux de la saga. Cela n'est pas nouveau, on se rappelle de Greg decimant une partie des Caimans dans Bruno Brazil dans Des Caimans dans la riziere et Quitte ou double pour Alak 6. Plus recemment, Tibet et Duchateau en avaient fait de meme dans l'episode de Ric Hochet, Dernier duel. La Bd americaine en avait fait de meme avec la mort de Gwendoline dans Spider-Man et bien avant, dans les annees 40, dans Terry et les Pirates, la BD sublime de Milton Caniff. Si certains vont crier a l'heresie, d'autres, comme moi, pensent que c'est une excellente chose et que cela rajoute du suspense a l'ensemble de la serie puisque dorenavant, il faut s'attendre a tout et si il y a bien une chose que j'aime dans une fiction (BD, romans, films), c'est son imprevisibilite. Seulement voila, imprevisibilite ne signifie pas improbabilite et je pense que les auteurs ont un peu trop force la corde en imaginant les consequences de la mort de Jean-Pierre.

Je l'ai ecrit dans mes chroniques precedentes concernant le reboot de cette serie et cela se confirme d'album en album, les auteurs ont manifestement lorgne sur Dallas, la serie americaine qui battit des records d'audience dans le monde entier dans les annees 70. Je me permets de vous en rappeler le principe, un premier episode fait debuter une intrigue qui trouvera son apogee dans le suivant, cela en sera l'arc narratif principal et qui se concluera dans le troisieme. Chaque album contient donc, la fin de l'intrigue commencee 2 titres avant, l'intrigue principale nee dans l'album precedent et enfin le debut d'une nouvelle qui continuera dans le suivant et ainsi de suite. Cela fait que selon ce principe, l'acquereur d'un album ne peut que continuer si il veut connaitre la suite et la fin, on le leurre avec une nouvelle a chaque album, c'est un procede d'une tres grande efficacite qui a fait ses preuves et qui fonctionne tres bien tant que cela ne devient pas invraisemblable et que les scenaristes ont encore des bonnes idees en reserve. Ainsi, il n'y aucun lien direct entre le premier titre, Au nom du fils et ce dernier mais il est difficile de comprendre completement celui-la sans avoir lu le precedent et ainsi de suite de remonter au premier. Je vous avais bien dit que c'est une methode roublarde.

Or ici, je trouve que les auteurs ont mal developpe cette suite, je devrais plutot ecrire, ils ont emmene la serie dans une zone dangereuse ou a force de vouloir creer des rebondissements en pagaille, la serie perd de sa coherence et je trouve que c'est ce qui est arrive avec cet episode. Ainsi, et je me risque a un petit spoiler, les auteurs font devenir Agnes, la veuve de Jean-Pierre, une alcoolique sombrant dans la boisson. Pourquoi pas? Me direz-vous. Le probleme est que rien dans le personnage, tel qu'ecrit jusqu'a present meme si c'est un charactere que l'on ne voit pas souvent, ne laisse presager une telle decheance. Je ne peux devoiler l'autre qui est l'intrigue principale mais ecrivons qu'il est invraisemblable, l'album se finit sur un suspense mais un suspense truque, c'est a dire que nous ne remettons pas en cause le personnage de Michel Vaillant.

Les scenaristes sont ainsi le cul entre deux chaises si vous voulez bien me permettre cette trivialite, ils veulent que les nouveaux lecteurs fassent abstraction de tous les albums de la premiere serie puisque maintenant la nouvelle releve plus d'une saga familiale a rebondissements multiples que de l'album unique avec personnages recurrents comme c'etait le cas avant mais en meme temps, ils ne peuvent pas l'occulter completement car sinon, tout l'univers dans lequel les personnages evoleuent ne riment plus a rien, il faut bien qu'ils viennent de quelque part. J'espere que je me suis bien fait comprendre.

Jusqu'a present, j'avais beaucoup aime cette nouvelle serie et j'avais trouve que ce reboot avait apporte une bouffee d'air frais tres bienvenue dans une serie devenue completement encroutee. Cela est moins le cas avec ce dernier opus, j'ai peur que la direction vers laquelle se dirige la serie soit une voie de garage.

Le dessin est egal a lui-meme et tres respectueux des canons gratoniens. Cependant, j'ai trouve dans celui-la, que le dessinateur des personnages, je ne sais plus qui fait quoi dans le tandem, ne rend plus le personnage de Michel Vaillant aussi bien qu'avant mais surtout tel que Jean Graton l'avait cree graphiquement. Je ne lui trouve pas la surete de soi exprimee par son visage carre et l'aplomb de son menton, il s'est afadi physiquement. Mais peut-etre est-ce voulu par tous les auteurs afin de refleter la nouvelle fragilite du charactere qui est aujourd'hui moins monolithique qu'il ne le fut?

Note finale, 2.75/5. C'est dommage que les auteurs n'aient pas reussi cet album qui aurait du etre plus memorable que cela du fait de la mort de Jean-Pierre

963. froggy - 04/08/17 20:21 - (en réponse à : suzix)
Il n'y pas d'heure pour les braves.

962. suzix@bdp - 04/08/17 19:21
Jim est si vieux que cela?

961. froggy - 04/08/17 19:21
960. suzix@bdp - 04/08/17 19:10
Bref, je vois bien que c'est un auteur à suivre mais qu'il me fasse bander merde!


Il est trop jeune pour faire une BD sur le Viagra. Il te faudra attendre encore quelques decennies...

960. suzix@bdp - 04/08/17 19:10
globalement, Vivès fait des BD sur des thèmes qui me laissent de marbre, voire qui me repousseraient:
- la danse avec "Polina"
- la piscine avec "Le goût du chlore" ... bon d'accord y'a autre chose derrière mais putain c'est dur nan?
- les combats d'arts martiaux avec "Lastman"
- des trucs de cambrioleurs avec "La grande Odalisque" ...

Ben moi ces thèmes m'emmerdent. Qu'il fassent une SF, un western, u truc de zombies, du post-apo, du fantastique ...

Bon y'a les qq albums avec des nichons qui m'ont interpellés comme "Elle(s)".

... le truc sur l'Empire c'est quoi? En tout ca c'est moche.

Bref, je vois bien que c'est un auteur à suivre mais qu'il me fasse bander merde!

959. suzix@bdp - 04/08/17 19:01
bah, et alors, j'ai bien le droit d'être pas attiré par ce qui fait trop de bruit nan? (;o)
WD, j'ai acheté le tome 15 à sa sortie soit juste 5 ans après la relance par Delcourt! J'ai été assez rapide pour une fois!

958. torpedo31200 - 04/08/17 18:20 - (en réponse à : suzix@bdp - post # 955)
Pas plus dithyrambique que sur Une sœur. Et le tournoi d' arts martiaux ne dure qu' un ou deux tomes, plutôt un prétexte à présenter et mélanger des personnages rapidement (ce qui est phénoménal en terme d' exposition).

Ca pourrait être l' équivalent d' un Walking Dead pour toi (sauf que la fin est programmée au # 12). Faudrait juste que tu hésites encore 1 ou 2 ans avant de t' y lancer, comme pour Walking Dead qui était trop format "comics". Et tu auras des difficultés à trouver les EO avec autocollants.

957. torpedo31200 - 04/08/17 18:13 - (en réponse à : suzix@bdp - post # 956)
Collection BDCul des Requins Marteaux. Mais épuisé depuis qq mois.

956. suzix@bdp - 04/08/17 16:09
"Les melons de la colère" c'est un peu subversif, les scènes de sexe mais le contexte ?

955. suzix@bdp - 04/08/17 16:00
"Lastman" j'ai fait une réactionnite aigue au vu de l'engouement dithyrambique. De surcroit le fond (combats d'art martiaux c'est ça?) c'est pas ma tasse de thé.

954. torpedo31200 - 04/08/17 15:05 - (en réponse à : suzix@bdp - post # 952)
T' as lu Lastman ou Les melons de la colère (épuisé je cois), du même Vives ?
Ca pourrait te plaire.

953. Quentin - 01/08/17 22:16
J'ai oublié Debeurme, l'autre grande révélation de ces 15 dernières années, qui pond chef d'oeuvre sur chef d'oeuvre (Vivès est plus inégal).

952. suzix@bdp - 01/08/17 21:27
Polina, je me suis fait chié d'une force ... bon après je suis pas allée au bout.
Globalement les thèmes de Vivès me laissent froid. Par contre, il est très très fort pour raconter une histoire, des sentiments, des émotions dans mot avec qq traits et postures. Ca c'est très très fort.

951. Quentin - 01/08/17 21:07
On trouve de bonnes BD chaque année. Mais Bastien Vivès est clairement la meilleure révélation de ces 10 dernières années, et Polina est pour moi la meilleur BD produite sur cette période. Point.

Ceci dit, quand on voit la masse de BD qui sort chaque année, le nombre de bonne surprises devrait être bien plus élevé. Et c'est vrai que la grande majorité des trucs sont formattés et inintéressants. Toutes ces BD de "Machin vu par Trucmuche" m'horripilent au plus haut point. Si ce sont ces BD qui se vendent le mieux, c'est bien le signe que le monde de la BD va mal.

950. Lien Rag - 01/08/17 20:08
Le côté formaté de Jolies Ténèbres ou du Grand Rouge, j'ai un peu de mal à le voir...

Pareil pour Le Grand Méchant Renard ou Hilda et le Géant de Pierre, pour prendre des BDs plus légère - ou même l'Enfant-Montagne, d'ailleurs.

949. suzix@bdp - 01/08/17 19:56
LOL!!

948. marcel - 01/08/17 19:53
La flatterie ne te menera a rien.

947. suzix@bdp - 01/08/17 19:46 - (en réponse à : pm)
sinon oui, "Une soeur" de Vivès est excellent. C'est, je crois, le premier Vivès que je peux terminer. Les autres sont restés au niveau de projets de lectures dans les rayons des librairies!

946. suzix@bdp - 01/08/17 19:45
je crois que vous êtes surtout des gros asociaux voire misanthropes comme tout vieux bibliophile!

945. marcel - 01/08/17 18:59
Ouh, ben on est plus sur 8, 10 ans, la...

944. pm - 01/08/17 18:58 - (en réponse à : Suzix)
Oui, partiellement ( d'où l'intérêt des classiques ), mais aussi à cause de ce coté industriel formaté et du manque de substance, souvent par manque de fond ou d'un évident manque de culture des auteurs.
Complètement d'accord avec Marcel sur l'indé qui est dans une phase de creux.
Bon, tout ça pour dire que j'ai beaucoup aimé ce Bastien Vivès.

943. suzix@bdp - 01/08/17 18:44
est-ce que cette impression de déception ne vient pas du fait que tu (et pm aussi du coup) compares les années actuelles (sur 3 à 5 ans max voire même les sorties annuelles) avec 20, 30, 40, 50 autres années ?

942. marcel - 01/08/17 18:17
Quand c'est bon, c'est bon. Je l'ai dit ici, j'ai decouvert, par exemple, Jerry Spring, Gil Jourdan, les Spirou de Franquin ou Johan et Pirlouit tres tard, donc pas d'effet madeleine, et j'ai juste ete scotche par la qualite, l'inventivite, la fluidite, bref, je les ai classes en chef-d'oeuvre immediatement.
Et j'ai ressenti ca sur la plupart des periodes de l'histoire de la BD (decouvertes en direct ou par la suite). Sur la periode recente, meme si j'achete moins, je me tiens au courant du mainstream (notamment par L'immanquable) et je suis beaucoup plus rarement ebloui, c'est un fait. Je ressens la meme chose pour le cinema. Peut-etre un trop grand formatage. Ou alors, une production trop grande qui rend le tri difficile.
Je dis tout ca concernant le mainstream, hein, pas la BD dite inde. Encore que, la aussi, je ne trouve plus la meme effervescence qu'au debut de L'association, et son essaimage chez tout les editeurs.

Au passage, le dernier nouveau truc mainstream ou je me suis dit "Ouah, la vache, mais c'est vraiment vachement bien ce truc !", c'est Choc de Maltaite et Colman. C'est vraiment un exemple de maitrise et de generosite narrative et graphique.
Vous allez me dire que c'est pas nouveau (puisqu'issu de Tif et Tondu) mais ca a tellement rien a voir que ca aurait pu exister sans le decorum initial.

941. suzix@bdp - 01/08/17 18:06
y'a de mauvais Valerian et de très bons Sillage ! (;o)

940. pm - 01/08/17 17:54 - (en réponse à : Suzix)
Je sais, je suis un garçon étonnant.
Plus sérieusement le coté purement mercantile, formaté, marketé , industriel, qu'on trouve généralement dans de nombreux produits culturels actuels, y compris en BD, m'ennuie profondément lorsqu'il est lié à une culture personnelle indigente ou à un graphisme peu maîtrisé.
Et on a beau dire mais sur les classiques yappa, c'est pas comme ça, le temps a dû faire le tri et peut-être les éditeurs de l'époque. Si je lis les bijoux de la Castafiore, le spectre aux balles d'or ou Spirou et les héritiers, je m'y retrouve sur de nombreux plans. Si je lis un Valerian de la bonne période puis un Sillage il n'y a pas photo, bien que Buchet soit un bon dessinateur, mais Morvan un scénariste qui ne me parle pas du tout.
Il y a sans aucun doute quelques très bons actuellement mais le commerce et le temps n'ont pas fait le tri.

939. suzix@bdp - 01/08/17 17:26
ah ok. Etonnant alors!
Parce que les "grands classiques franco-belges", ben moins m'ennuient. C'est de la BD d'un autre âge. Ce sont des Bd éternelles certes mais je me fais chier à lire 90% d'entre elles. Certaines ont un charme désuet et d'autres peuvent encore étonner comme les Jerry Spring m'ont surpris quand je les ai lu en N&B (toujours trouvé les JS en couleur à chier). Mais globalement, je trouve que la BD actuelle est florissante et qu'on y trouve aisément de très bons albums pour se divertir, pour suivre des sagas, pour adultes, pour ado, pour enfants, sur tous les thèmes. Bref, je ne pense pas que c'était mieux avant dans n'importe quelle période. C'est mon avis et je le partage. (;o)

938. pm - 01/08/17 17:19 - (en réponse à : Suzix)
Tout d'abord il va de soi que ce que j'énonce n'est que mon opinion, pas une vérité révélé et intangible.
Sinon tu te trompes complètement car j'ai finalement lu assez peu de BD dans mon enfance. Je me suis rattrappé très tardivement au tournant des années 2000. De ce fait j'ai une grande tendresse pour la "nouvelle BD" de ces années là.
Mes séances de rattrapage intensif et mon esprit collectionneur m'ont peu à peu recentré sur les classiques mais sans le coté madeleine de Proust.

937. suzix@bdp - 01/08/17 11:00 - (en réponse à : pm)
Tu as apprécié la BD de ton enfance et de ton adolescence parce que tu étais moins critique. Tu as ensuite aimé celle des 80's parce qu'il y avait un nouveau souffle. Là, t'es blasé mais cela ne signifie pas que la BD actuelle est moins bonne ou moins originale. Cela signifie que TOI tu gardes comme référence des madeleines de Proust.

936. pm - 01/08/17 10:56
Une soeur de Vives : très bien, très beau dessin, ensemble très bien mené, très fluide, excellente lecture. Ce livre m'a un peu réconcilié avec la bande dessinée d'aujourd'hui.
Le Depardieu de Sapin: mouais, sympa mais dispensable. Pas mal fichu mais on n'y apprend pas grand chose en fait et on reste plutôt dans l'anecdotique du début à la fin.

935. Quentin - 29/07/17 13:09
Chiisakobé, de Mochizuki, en 4 tomes au Lézard Noir. Je viens de lire le quadriptyque, sélectionné 2 fois de suite (en 2016 et 2017) dans la liste des incontournables d'Angoulème, et chaudement recommandé par mon libraire et par ma cousine (ca c'est rare). J'ai passé un excellent moment de lecture. Beaux dessins et belle histoire, bien construite et bien agencée. Ca fait un peu penser à Taniguchi, même si ca fait quand même plus "manga" et plus japonais (dans le rythme des chapitres, dans la pudeur et dans l'humour, par exemple). Je met Mochizuki dans ma liste des auteurs à suivre

934. marcel - 26/07/17 10:56
Maintenant a toi de me dire si tu as retrouve les scenes ou les gadgets intervenaient.

933. froggy - 26/07/17 04:58 - (en réponse à : Marcel)
Tu es bien bon avec moi. Dieu te le rendra au centuple.



 
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