Que venez-vous de lire et qu'en avez-vous pensé? (22)

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73. Piet Lastar - 17/08/22 07:40 - (en réponse à : froggy)
Je viens de relire Le scandale Ric Hochet. Il n'y a qu'une vignette où la BD "s'autocite", comme tu dis. Elle n'a effectivement rien à faire là.
Cependant, c'est un bon Ric Hochet. A l'inverse de BD Meurtres

72. froggy - 16/08/22 00:16
Je deteste les albums ou la serie s'autocite. Cela a commence des 1981, avec Le scandale Ric Hochet, ce gimmick lui enleve toute credibilite si jamais elle en eut une, cela rappelle au lecteur qu'il est en train de lire une fiction. J'ai toujours su que Ric Hochet etait un heros de BD et pas une personne de la vie reelle, pourquoi faire croire que c'en est un. De toutes facons, pour moi, c'est a partir de cet album entame sa pente descendante.

71. pm - 14/08/22 12:32 - (en réponse à : Froggy)
Après le tome 69 je me suis demandé si j’allais pouvoir finir la série, même à dose homéopathique, mais j’ai trouvé un très léger regain d’intérêt à partir du 70 ( sauf les deux derniers ou Tibet devait être très malade puis mourant), mais vraiment léger. L’album que tu cites ne m’a pas spécialement marqué, je n’ai pas trouvé que la série était relancée. L’ajout de grossièretés est quand même assez ridicule. Si c’est tout ce que les auteurs ont trouvé pour faire plus moderne…
C’est quand même une série paresseuse, les auteurs évoquent souvent les bandes dessinées où les aventures de Ric Hochet sont racontées, c’est une belle occasion pour une mise en abîme intelligente, avec au moins un peu d’humour, voire une réflexion sous jacente sur le medium, mais non, ça reste totalement plat, aucun effort.

70. Lien Rag - 14/08/22 01:50 - (en réponse à : Quentin 67)
À propos de Sapiens (le livre surtout, même si l'article mentionne la BD).

69. Piet Lastar - 13/08/22 03:49
J'ai lu le Crime de l'an 2000 à l'âge de 12 ans donc il n'est pas le pire.

C'est très mauvais quand "le monde la BD" intervient et quand il est question de la mère de Ric.

Philippe a raison, le pire est effectivement L'homme de glace. Et sa couverture est au diapason

68. froggy - 12/08/22 18:04 - (en réponse à : Philippe)
Au sujet de Ric Hochet, tu as entierement raison. Les meilleurs sont definitivement dans les 25 premiers. J'ai decouveert la serie quand j'avais 10 ans, ce que je pense etre l'age ideal pour la lire, je ne lui trouvais aucun defaut, ou l'amour est aveugle, c'est bien connu. Outre cela, je ne connaissais pas beaucoup de BD, ce qui explique aussi pourquoi c'etait ma serie preferee. En vieillissant, apres avoir decouvert plusieurs centaines d'autres albums, et finalement, constatant son declin qualitatif, elle a cesse de l'etre, je ne conserve pour elle qu'une tres grande affection, tel un papy qui m'aurait fait sauter sur ses genoux quand j'etais petit.

Cela fait longtemps que je ne les ai pas relus, je ne me souviens aps specialement de L'homme de glace que tu mentionnes comme le pire, pour moi, c'est Le crime de l'an 2000, le 50eme album. Qu'as-tu pense de Dernier duel? J'avais bien aime cet album car il avait redonne un coup de fouet bien venu a la serie alors agonisante.

67. Quentin - 12/08/22 12:40
Sapiens tome 2, de Harari, Vandermeulen et Casanave (version danoise empruntée chez un ami). Au menu : 1) la révolution agricole, qui fut une catastrophe environnementale et une régression sociale, rien de moins. La démonstration est très carrée, avec un soupçon de téléologie douteuse, et la morale de l’histoire est biaisée, mais ça a le mérite de relativiser les bénéfices de la révolution néolithique. 2) Le pouvoir des mythes, qui prolonge le tome 1, et remet une couche sur la grande idée d’Harari qui dit que ce sont les mythes et les croyances qui constituent le ciment des sociétés et des nations. On retrouve un soupçon de téléologie douteuse ici encore, négligeant le pouvoir de la base et suggérant que l’invention des mythes est planifiée d’en haut par les puissants dans le but de maintenir un ordre social fictif. Mais dans l’ensemble, l’idée se tient. 3) L’invention de l’écriture, nécessaire pour gérer un grand nombre de données, mais qui devient rapidement un outil de domination bureaucratique (Harari se promène dans un labyrinthe avec Kafka). 4) Et enfin un long chapitre qui déconstruit les identités de classe, de caste, de race, et de genre, comme autant de mythes servant à légitimer les inégalités sociales. La science, quand elle soutient ces mythes, n’est qu’une pseudo-science, au même titre que quand elle nie que la terre est ronde et tourne autour du soleil, comme si l’égalité des droits pour tous était une évidence que personne ne pouvait remettre en question. Chapitre très politiquement correct et tout à fait dans l’air du temps, militant pour les droits des femmes, des homosexuels, des transgenres, etc. On retrouve ici notre policière Américaine qui mène l’enquête à charge contre les inégalités sociales en général, et en particulier celles liées au genre. Elle comprend bien que les histoires auxquelles on se raccroche légitiment ces inégalités, mais elle veut comprendre (ce) qui se trouve à l’origine de ces inégalités. Pourquoi toutes les sociétés sont-elles patriarcales et non matriarcales ? Il existe bien 3 théories mais elles sont toutes foireuses et méthodiquement déconstruites par Harari et collègues. Alors comment expliquer que les armées britanniques étaient dirigées par des ducs mais pas par des duchesses ? Il n’existe pas de théorie pour expliquer le patriarcat (comprenez : pas de théorie dont Harari ait connaissance et qui est compatible avec les siennes). Comment expliquer que ce sont les hommes et non les femmes françaises qui ont colonisé une partie de l’Afrique ? Les théories existantes n’expliquent pas le patriarcat. Pourquoi tous les Mandarins de Chine étaient des hommes ? Il faut être honnête et reconnaître qu’il n’existe pas de théorie expliquant le patriarcat. Et après avoir scandé trois fois la même incantation magique, les auteurs font un tour de passe-passe qui évacue le problème sans remettre en question leur belle théorie. Mais n’allez pas dire qu’Harari participe à la création d’un nouveau mythe sur le genre ; il se limite exclusivement aux faits scientifiques. La pseudo-science, c’est toujours les autres.

Pour la forme, ça ressemble au 1er tome. On retrouve les mêmes personnages et les mêmes mécanismes narratifs – l’enquête policière pour un procès à charge, les comics humoristiques, les annonces de journaux, les pleines pages récapitulatives, etc. Ça fait un peu fouillis et il faut s’accrocher à la lecture (ca m’a pris une semaine à petites doses). Je ne suis pas convaincu, ni sur le fond, ni sur la forme. Mais quoique j’en pense, il est clair que cette BD est un immense succès et se retrouve un peu partout, y compris dans les bibliothèques des gens qui ne lisent que très peu de bandes dessinées. Vous la verrez peut-être au bord des piscines pendant vos vacances (pareil pour le monde sans fin de Blain et Jancovici).

66. heijingling - 11/08/22 21:12
Le pacte était un traité de non agression sur base de neutralité, qui signifie bien qu'officiellement l'URSS ne se mélait pas de cette guerre entre capitalistes. Et l'invasion de la Pologne et des états baltes, c'était dans des protocoles secrets, qui n'avaient pas d'existence officielle.

65. pm - 11/08/22 20:53 - (en réponse à : Heijingling)
Sauf que l’URSS s’en était mêlé avec le pacte germano-soviétique et l’invasion de la Pologne, partagée avec l’Allemagne.

64. heijingling - 11/08/22 20:43
En même temps, les communistes russes parlent de Grande guerre patriotique pour désigner la guerre contre l'Allemagne nazie, donc, avant 41, c'était une guerre entre pays bourgeois dont les communistes n'avaient pas à se méler, après l'entrée en guerre de l'URSS, guerre patriotique contre le fascisme, excroissance du capitalisme selon la doctrine officielle. Aucune spécificité du nazisme reconnue. En Chine, ils désignent la Shoah comme datusha, qui signifie grand massacre, pour eux, ce n'est qu'un massacre à grande échelle de plus, comme il y en a eu plein dans l'histoire du monde.

63. pm - 11/08/22 16:46 - (en réponse à : Heijingling)
Doisy: ces écrits collaborationnistes, que je n’ai pas retrouvé en feuilletant vite fait le bouquin, s’ils existent, ont été rares. Il est d’ailleurs tout à fait possible que ce soit réellement pour tromper l’ennemi. En effet, ça j’ai retrouvé, Doisy a commis au moins un article anticommuniste dans le fureteur. Bon, ça au moins c’était pour tromper le père Dupuis, réfugié non politique à Londres ( suite à l’exode de 40), qui était maurassien.

62. pm - 11/08/22 16:39 - (en réponse à : Heijingling 60)
En fait, la résistance antinazie plutôt qu’anti-allemande est principalement apparue avec l’entrée en résistance des communistes, suite à la rupture du pacte germano-soviétique de 1941. Auparavant les communistes parlaient de guerre bourgeoise.

61. pm - 11/08/22 16:36 - (en réponse à : Piet)
Mis à part les Tziganes, l’extermination des minorités que tu cites, n’a pas été un système industriel comme pour les juifs.

60. heijingling - 11/08/22 16:18
-pm: "J’ai beaucoup lu sur la résistance et si historiquement ils ont eu bien raison, les motivations peuvent nous paraître assez étranges vues d’aujourd’hui."

C'est pour cela que je parlais d'anachronisme, leurs motivations peuvent sembler bizarres aujourd'hui (pas pour les Chinois, ultra patriotes) mais n'avaient rien d'ambi gü ou d'immoral à l'époque.

"Sous la pression d’Hitler le régime fasciste de Mussolini est devenu furieusement antisémite.

C'est bien ça, le fascisme n'est pas intrinsèquement antisémite, et il est raciste mais pas génocidaire.



59. Piet Lastar - 11/08/22 16:09 - (en réponse à : pm)
Entièrement d'accord. Les Juifs, les Tziganes, les homosexuels, les opposants, les handicapés, ...

PS : On pouvait avoir un père tsigane, une mère juive, être gay, communiste et infirme.
PPS : Fais gaffe au détail de l'histoire ;)

58. pm - 11/08/22 16:04 - (en réponse à : Piet Lastar)
La spécificité nazie ce ne sont pas les chambres à gaz mais le projet politique d’exterminer un peuple sans avoir rien à y gagner ( et même plutôt à perdre d’un point de vue militaire).

57. pm - 11/08/22 16:00 - (en réponse à : Heijingling)
Sous la pression d’Hitler le régime fasciste de Mussolini est devenu furieusement antisémite.

56. Piet Lastar - 11/08/22 15:58 - (en réponse à : gling gling)
Les Allemands ont déjà commis des camps de concentration dans l'actuelle Namibie (Deutsch-Südwestafrika) dès 1905.

Et les chambres à gaz de Napoléon à Haïti sont antérieures de plus d'un siècle.

55. pm - 11/08/22 15:57 - (en réponse à : Heijingling)
Je ne fais pas de l’anachronisme puisque c’est justement ce que je dis !

54. pm - 11/08/22 15:55
Les écrits collaborationnistes de Doisy sont référencés dans le bouquin des Pissavy. Apparemment c’était pour tromper l’ennemi…

53. heijingling - 11/08/22 15:50
@pm#48: tu fais de l'anachronisme. L'antisémistisme, comme le racisme, l'homophobie, n'étaient pas avant guerre des délits d'opinion et s'exprimaient librement. Et en dehors des Juifs résistants, qui se battaient pour sauver leur peau, les autres résistaient à l'envahisseur, exactement comme lors de la première guerre mondiale, et très peu de gens faisaient la différence entre les fascistes et les nazis (les pays communistes et ex communistes ne la font d'ailleurs toujours pas). Pour rappel: fascistes=camps de concentration, nazis=camps d'extermination, différence radicale, de nature plus que de degré.

@pm#49: Tu peux me citer des écrits collaborationistes de Doisy? Parce que sinon, qu'un communiste travaille pour la presse catho, cela ne pose aucun problème et n'est pas ambi gü, cela se faisait même beaucoup chez les communistes de s'infiltrer chez l'ennemi pour le noyauter, cela s'appelle l'entrisme.

@pm#50: Je n'avais aucune attente, mais on ne confronte pas Spirou à la Shoah, c'est irresponsable, le projet était mauvais dès le départ. Bravo est fils de réfugiés espagnols, il a souffert du franquisme (d'pù ses attaques permanentes contre les curés, où pas un n'est irréprochable), et ne voit pas la spécificité du nazisme par rapport au fascisme (ou national catholicisme de Franco).


52. Piet Lastar - 11/08/22 15:47
Certes, les Dupuis étaient de fervents catholiques mais on ne peut pas les qualifier d'ultras ou de traditionalistes. Avant Vatican II, il n'y a qu'un courant dans l'Eglise.

D'autre part, la sécularisation et la laïcité n'ont pas du tout la même histoire dans nos 2 pays, pourtant si proches. Pas de Loi de 1905 ici...

Par conséquent, le communisme ne s'est introduit que marginalement en Belgique. Il y a dû y avoir quelques ministres à la sortie de la Seconde guerre mais guère (sic) plus. Alors que chez vous, il y a encore des candidats aux présidentielles et Marie-George Buffet fut ministre ce siècle-ci.
Impensable en Belgique.

Tout ça pour dire que la position de Doisy est beaucoup plus délicate en Belgique que s'il avait été en France.

51. pm - 11/08/22 15:30 - (en réponse à : Torpedo 45)
Je n’ai également pas trouvé ça bien élégant, à moins que Bravo ait des infos.

50. pm - 11/08/22 15:27 - (en réponse à : Heijingling)
Contrairement à de nombreuses bandes dessinées ( Auschwitz de Crocci par exemple, les machins de Brunschwig…), je ne trouve pas que Bravo traite la Shoah à la légère, ce qui m’aurait affreusement gêné. Si elle reste assez présente en toile de fond, Bravo ne traite pas ce sujet, et heureusement.
En bande dessinée il n’y a que Maus qui traite correctement du sujet, et un peu Yossel de Kubert également.
À mon avis ton rejet de l’oeuvre de Bravo vient peut-être d’une méprise entre le projet et ce que tu en espérais.

49. pm - 11/08/22 15:16 - (en réponse à : Heijingling)
Spirou était également un journal de curé comme tu dis, ou plutôt de catholiques ultras, c’est même la raison de la fondation des éditions Dupuis. Il n’y avait, à la base, aucune tolérance vis à vis du dogme et de la pratique religieuse et Jean Dupuis allait à la messe plusieurs fois par jour.
Ce qui rajoute à l’ambi guïté de Doisy, militant communiste, qui laisse quelques écrits collaborationnistes et qui compose assez facilement avec la religion catholique, ennemi historique du communisme.

48. pm - 11/08/22 15:09 - (en réponse à : Heijingling)
Doisy était plus ambi gu qu’il n’y parait, comme le rappellent les auteurs de la véritable histoire de Spirou.
J’ai beaucoup lu sur la résistance et si historiquement ils ont eu bien raison, les motivations peuvent nous paraître assez étranges vues d’aujourd’hui. L’antisémitisme n’était pas un critère, l’antinazisme rarement mais bien plutôt le patriotisme et l’antigermanisme, d’où le nombre important de jeunes militants d’extrême-droite, résistants de la première heure. Lire à ce sujet Daniel Cordier par exemple. L’humanisme d’un Jean Moulin était vraiment l’exception.

47. heijingling - 11/08/22 14:44 - (en réponse à : torpedo31200)
J'avais écrit en mars 2020, en réponse à
-froggy: "J'avais deja remarque dans ma chronique de lecture, l'inappropriee caricature de Morris dans le deuxieme tome de L'espoir malgre tout qui contredit celle adorable et malicieuse faite par Franquin dans Spirou sur le ring."

C'est une impression que j'ai, Bravo essaie de racheter Spirou en lui inventant un passé de résistant, or, Spirou n'a pas à être racheté sur ce plan, puisque le rédac-chef de Spirou, Jean Doisy, était vraiment résistant, et utilisait Spirou pour maintenir l'éveil, comme le rappelle l'illustration de Jijé en 1943 représentant Spirou, alors interdit, disant "Je dors, mais mon cœur veille."
C'est Tintin, et Hergé, qui auraient par contre grandement besoin de ce rachat. Et comme le dessin de Bravo est plus proche de l'école de Tintin que de celle de Marcinelle, qu'il fait des allusions à Tintin dans son Spirou, qu'il y met des histoires de curés, rapellant que Tintin, et non Spirou, paraissait dans un journal de curés, pourmoi, Bravo fait avec Spirou ce qu'il voudrait faire avec Tintin, ce qui lui est impossible. Mais en faisant cela, il compose une réécriture historique qui me gène.
Et si je voulais aller plus loin dans la surinterprétation, je dirais qu'en tapant sur Morris par rapport à Franquin et Jijé, il tape sur van Meelkebeke par rapport à Hergé."

46. heijingling - 11/08/22 14:32
"Parce qu’il n’a pas pu prendre Tintin, il a donc grimé Spirou en Tintin.

Là dessus, on est entièrement d'accord, sauf que moi, je ne lis pas Spirou pour y voir des règlements de compte d'un auteur avec Tintin.

Parce que Dupuis le lui a demandé.

En effet, parce que son premier Spirou s'est formidablement bien vendu. Traiter un peu à la légère de la Shoah en y mettant Spirou juste parce que ça va rapporter beaucoup d'argent (je ne parle pas de Bravo, que je pense honnête et relativement désintéressé dans sa démarche, mais de Merda participations), ça me bloque.

Avec ces prémisses, il aurait fallu un auteur de génie pour que ça passe. En ce qui me concerne, ça a cassé. Et ma relation à Bravo est devenue la même que celle de suzix avec Lupano.

45. torpedo31200 - 11/08/22 14:28 - (en réponse à : Spirou Bravo)
Je suis le seul à avoir trouvé étrange que Morris fasse une réflexion sur les juifs dans la seconde partie ?

(post # 43) = il reproduit même une case de Tintin dans le Journal d' un ingénu.

44. pm - 11/08/22 14:28 - (en réponse à : Heijingling)
Je ne vois pas du tout les Spirou de Bravo comme des livres d’Histoire, le journal d’un ingénu est une fantaisie sur fond de déclaration de guerre, et l’espoir malgré tout reste un peu «  la seconde guerre mondiale racontée aux enfants ». De ce fait je ne suis pas trop sensible à ce que tu considères comme des ambi guïtés idéologiques, surtout que l’Histoire nous a montré qu’en dehors de la monstruosité du régime nazi, les alliés n’étaient pas dépourvus d’ambi guïtés. Et peut-être qu’une oeuvre plus manichéenne aurait été moins efficace.

43. pm - 11/08/22 14:18
Si c'est cela, pourquoi a-t-il pris Spirou, et pas un autre personnage?

Parce qu’il n’a pas pu prendre Tintin, il a donc grimé Spirou en Tintin.
Parce que Dupuis le lui a demandé.

42. heijingling - 11/08/22 13:54
Le sujet c’est le déclenchement de la seconde guerre mondiale ( par Spip ! journal d’un ingénu) et la vie en Belgique sous la seconde guerre mondiale ( l’espoir malgré tout). Le coté fantaisiste de la série, encore présent dans le journal d’un ingénu, disparait à peu près complètement dans l’espoir malgré tout, ce qui est un peu dommage.

Si c'est cela, pourquoi a-t-il pris Spirou, et pas un autre personnage? Spirou sans fantaisie, ce n'est effectivement pas Spirou. Et Bravo répète à longueur d'interview que son sujet était vraiment de montrer comment la guerre et l'occupation on fait que Spirou était devenu Spirou, la vie quotidienne sous l'occupation est une toile de fonds explicative.

Le pacifisme absolu je le vois chez Spirou mais pas ailleurs, et pas forcément chez l’auteur.

Sauf que Spirou est le héros d'une part, et d'autre part la caution morale absolue, les autres personnages sont tous soit fanatiques, soit exaltés, soit collabos, soit opportunistes. Même le Père Philippe, le seul curé qui ne soit pas monstrueux, est suspicieux, il arrive à procurer des faux papiers à tout le monde sauf aux amis juifs de Spirou, qui lui en fait d'ailleurs le repproche.

"Bravo ne traite pas la Shoah, elle n’est qu’en toile de fond. J’ai été d’abord étonné de voir que les juifs étaient déportés dans des trains de voyageurs, jusqu’à ce que je me rende compte qu’en Belgique cela a été le cas au début. Même si ce n’est pas analysé j’ai trouvé intéressant que Spirou fasse tout pour éviter l’explosion de la bombe sur un train de déportés, qui seront gazés dès leur arrivée, alors que l’efficacité aurait justement été de détruire ce pont sans laisser passer ce train, quitte même à le sacrifier."

Là aussi, c'est ambi gü, comme tout l'album: Spirou s'oppose d'abord à l'attentat contre le train qui est censé contenir des renforts pour les nazis (son pacifisme absolu, on ne doit pas tuer des nazis), et il s'y oppose ensuite plus fermement parce qu'il a cru voir ses amis dans le train, pas spécifiquement donc parce que c'est un train de déportés.

"Et je n’ai jamais eu le sentiment que Bravo mettait les nazis et les alliés sur le même plan, mais racontait de manière assez juste le ressenti de la majorité de la population sur le moment."

Gros problème aussi, Spirou est un héros, dans cette histoire il devient attentiste, comme l'ensemble de la population (ni collabos, ni résistants), Bravo s'est pris les pieds dans l'aporie morale et conceptuelle qu'il a lui-même créée.


"Globalement j’ai trouvé ça un ton en dessous du journal d’un ingénu"

Tu parles bien de l'album dans lequel les nazis sont certes un peu intolérants mais tout de même ouverts à la discussion et où l'on découvre que la guerre n'est pas de leur fait mais de l'imbécilité de Fantasio (ou de la vengeance de Spip)?

41. pm - 11/08/22 13:24 - (en réponse à : Heijingling)
Le sujet c’est le déclenchement de la seconde guerre mondiale ( par Spip ! journal d’un ingénu) et la vie en Belgique sous la seconde guerre mondiale ( l’espoir malgré tout). Le coté fantaisiste de la série, encore présent dans le journal d’un ingénu, disparait à peu près complètement dans l’espoir malgré tout, ce qui est un peu dommage.
Le pacifisme absolu je le vois chez Spirou mais pas ailleurs, et pas forcément chez l’auteur. J’ai d’ailleurs trouvé ce point de vue intéressant, j’ai dans mes proches des personnes qui ont ce point de vue, même si je ne le partage pas.
Bravo ne traite pas la Shoah, elle n’est qu’en toile de fond. J’ai été d’abord étonné de voir que les juifs étaient déportés dans des trains de voyageurs, jusqu’à ce que je me rende compte qu’en Belgique cela a été le cas au début. Même si ce n’est pas analysé j’ai trouvé intéressant que Spirou fasse tout pour éviter l’explosion de la bombe sur un train de déportés, qui seront gazés dès leur arrivée, alors que l’efficacité aurait justement été de détruire ce pont sans laisser passer ce train, quitte même à le sacrifier.
Et je n’ai jamais eu le sentiment que Bravo mettait les nazis et les alliés sur le même plan, mais racontait de manière assez juste le ressenti de la majorité de la population sur le moment.
Je reste sur ma fin sur quelques points, par exemple comment Spirou et Fantasio sont devenus amis alors qu’au départ Fantasio ne fait qu’exaspérer Spirou et qu’il n’y a guère de raisons que cela change.
L’idée d’arriver au Spirou de Franquin, je vois ça comme un simple clin d’oeil voire un hommage à Franquin.
La série n’a ni la profondeur ni l’ambition littéraire d’un Zweig ( l’un de mes écrivains préférés).
Globalement j’ai trouvé ça un ton en dessous du journal d’un ingénu, mais tout de même d’un bon niveau.


40. heijingling - 11/08/22 13:07
Bien sûr, en France aussi (dans les grandes villes, Le Havre a été presque totalement détruit) mais il s'est passé plein d'horreurs pendant la guerre, et que Bravo mette l'accent là-dessus plutôt que sur les exactions nazies me reste en travers de la gorge.
L'excuse de Bravo est qu'il ne pouvait pas montrer les camps nazis et la torture dans Spirou. Excuse facile, et dans ce cas, qu'il choisisse un autre contexte.

39. Piet Lastar - 11/08/22 12:59 - (en réponse à : gling gling)
En Belgique, les bombardements alliés ont effectivement causé de nombreuses victimes. A l'est, des villes et villages ont été rasés.

38. heijingling - 11/08/22 12:45
Les TB ont un enjeu, la guerre de sécession, avec ce qui s'y rapporte (esclavage, racisme, guerre civile, patriotisme...), Ric Hochet n'en a pas, hormis raconter des enquêtes, c'est toute la différence.

-pm: " le sujet est bien traité"

Quel est le sujet du Spirou de Bravo selon ta compréhension? Selon l'auteur, c'est montrer comment Spirou est devenu Spirou, ce qui me semble trop ambitieux (montrer comment ont devient soi, même Zweig, dont c'était la spécialité, n'y a que partiellement réussi, malgré des dizaines de volumes) ou pas assez (invoquer la seconde guerre mondiale et la shoah pour ça, cela me choque).
Et son pacifisme absolu, qui lui fait mettre nazis et alliés sur le même plan, ne t'a pas géné? (certes, les Juifs ont particulièrement souffert, mais pour l'ensemble de la population, Bravo met en avant le fait que les bombardements alliés causent autant sinon plus de souffrance que l'occupation nazie, et si on résiste par les armes on se met au même niveau que les nazis, la seule option valable est la résistance pacifique).

37. Piet Lastar - 11/08/22 11:08 - (en réponse à : pm)
Je partage tes avis concernant le Spirou de Bravo et Ric Hochet (y compris les albums cités).

Pour les TB, la trajectoire est sensiblement la même mais globalement de qualité supérieure.

36. pm - 11/08/22 09:39
Dans la série des défis je viens de terminer les 78 Ric Hochet de la série de Tibet et Duchâteau ( je ne compte pas la reprise que je ne possède pas). C’est un défi en ce qui me concerne car je goûte peu les romans à énigme genre Agatha Christie.
J'ai mis un an et demi pour tout lire, dans l’ordre. Après une mise en place lors des premiers albums la série atteint son meilleur avec la deuxième dizaine d’albums, particulièrement Les spectres de la nuit et le monstre de Noireville. Puis la série garde un rythme de croisière acceptable et même agréable avant de sombrer peu à peu, par routine, par peur d’expérimenter… Le fond du fond est atteint avec l’album 69 «  L’homme de glace », nullité absolue, aussi bien scénaristique que graphique. Dans les derniers numéros la série se relève un peu avec tout de même des incongruités difficiles à avaler ( Ric Hochet retrouve une mère plus de 60 albums après avoir retrouvé un père, il devient grossier…).
Globalement ce n’est tout de même que rarement très bon, jamais de profondeur ni de vrai suspense ( la résolution des énigmes est sans enjeu), au mieux une ambiance intéressante, les personnages ne sont que des mécaniques et le dessin est plutôt faiblard et sans beaucoup de charme ni beaucoup de dynamisme.

Je vais maintenant essayer de m’attaquer aux Tuniques bleues que je connais finalement très mal également. Ça ne va pas être simple car je les possède en eo
, je n’ai pas d’exemplaire de lecture ( sauf les deux intégrales de Salvérius), et je ne sais pas lire facilement des brochés à l’état neuf sans marquer le pli de lecture sur la couverture.

35. pm - 10/08/22 20:20
Je viens de lire d’une traite les 4 tomes de Spirou, l’espoir malgré tout, précédé de ma relecture du journal d’un ingénu et j’ai globalement bien apprécié. J’aime beaucoup le dessin de Bravo, même si son Fantasio est sans grand charme, alors que son Spirou est très beau, la narration est bonne bien que parfois un peu redondante, le sujet est bien traité quoiqu’un peu trop pédagogique. Sans être un chef d’oeuvre ça reste un bon moment de lecture.

Un peu plus tard je me suis enfilé les 4 tomes de Notre mère la guerre de Kris et Maël, suivi du hors série «  chroniques de nmlg » qui est collectif puis des 4 tomes de notre Amérique.
Le premier cycle n’est pas trop mauvais mais le dessin de Maël est de plus en plus bordélique, avec un lettrage vraiment affreux. Il y a de bonnes choses sur la première guerre mondiale, mais après avoir lu Tardi ce n’est pas très novateur. Par ailleurs la fiction policière est assez poussive avec un twist final mal raconté.
Le second cycle, très ambitieux( trop), est lui bien raté, à vouloir mettre trop de choses ( révolution mexicaine, prohibition, anarchisme, agitation politique aux USA, nazisme…) ça part dans tous les sens, avec un dessin tellement relâché ( ne parlons pas du lettrage et des fautes d’orthographe ) qu’on peine à reconnaître les personnages et une narration bien confuse. Bref, une lecture finalement pénible, alors que les sujets sont passionnants, et une belle déception.
Ces deux cycles pêchent globalement par leur narration, dessin et scénario, et par le manque d’empathie avec les personnages principaux. En huit tomes ( le HS est anecdotique), aucun n’est attachant car finalement peu développé, et ce n’est pas une question de pagination mais de choix narratifs. On a un peu l’impression d’avoir un story board mais que l’histoire reste à raconter.
Je crois que les auteurs veulent encore faire deux cycles, mais ce sera sans moi, et si j’ai besoin de place je n’hésiterai pas trop ( au moins pour le second cycle).

34. froggy - 08/08/22 21:31
Vives & Quenehen, Ocean Noir

Ou Corto Maltese vu par un des dessinateurs les plus doues, si ce n'est le plus doue de sa generation.

En septembre 2001, Corto est sur la piste d'un tresor. Cette quete l'emmenera du Japon au Perou pour finir en Espagne. Je pense que resumer ainsi ce superbe album suffit amplement puisqu'une part de la magie de la serie telle que son createur, Hugo Pratt, l'a concue reside dans son atmosphere, une atmosphere faite de rencontres diverses et variees ou le gentleman-marin peut philosopher a son aise. Il rencontre regulierement des hommes et des femmes, aventuriers comme lui, qui le plus souvent vont jusqu'au bout de leur destinee, ce que Corto se refuse a faire, lui qui a allonge sa ligne de vie dans sa paume droite car elle etait trop courte a son gre.

J'avais ete tres surpris par l'annonce de cet album, sorti l'annee derniere. Bastien Vives sur les traces d'Hugo Pratt? Je n'etais pas tres chaud mais j'aime trop le dessinateur pour ne pas tenter l'experience. Et bien m'en a pris car j'ai retrouve tout ce que j'aime parmi les meilleurs Corto de Pratt, ce charme absolument incroyable qui emane de l'homme entrainant dans son sillage sa melancolie et une humanite tres particuliere que je trouve irresistible.

Transporter Corto au tout debut du 21e siecle ne m'a pas du tout derange, bien au contraire. Vives a ainsi demontre que le personnage est intemporel et pouvait s'accommoder de vivre a toute epoque moderne sans risquer d'etre denature.

De premier abord, je n'aurais jamais pense a inscrire Vives dans la liste des dessinateurs qui se sont inspires de son dessin. Et j'aurais eu tort car il s'est glisse avec une aisance confondante dans son style tout en restant parfaitement fidele au sien. Durant ma lecture, je voyais aussi bien du Pratt que du Vives, c'est remarquable.

Note finale, 5/5. J'ai adore cet album de bout en bout. C'est une totale reussite.

33. Quentin - 05/08/22 18:22
David Sala: le poids des héros, chez Casterman. Comme d’autres l’ont déjà écrit plus bas, c’est un très beau livre. Sala raconte son enfance et rend hommage à ses grands-pères, réfugiés de la guerre d’Espagne, l’un déporté à Mauthausen et l’autre résistant. Ils n’ont tous deux échappé à la mort que sur le fil du rasoir. L’intérêt de cet album ne réside pas tellement dans les anecdotes familiales, mais surtout dans la manière dont Sala se construit autour et construit son récit avec le tout. Les dessins et les couleurs sont absolument fantastiques. Sala a surtout fait carrière comme illustrateur, et cela se voit tout de suite. Cet album est une incontestable réussite.

Le petit frère, de Jean-Louis Tripp, chez Casterman. Le petit frère de Tripp meurt à 11 ans, dans un accident sur la route. Trip raconte en 300 pages le choc, l’angoisse à l’hôpital, les remords, l’enterrement, l’enquête policière, le procès, le vide et le sentiment de culpabilité qui a hanté pour le reste de leur vie tous les membres de la famille. Le dessin est principalement en noir et blanc, mais Tripp introduit des couleurs à certains moments clés pour en souligner l’impact. Mon impression de lecture est un peu mitigée. D’un côté, on n’a aucun doute sur l’aspect dramatique et traumatique de l’accident. D’un autre côté, le récit s’étale sur 300 pages, a tendance à tirer en longueur, avec une longue succession de pages sans paroles montrant des gens qui pleurent. Malgré le laps de temps depuis l’accident, Tripp garde son nez dans le guidon et montre très peu de recul. 40 ans plus tard, il reste encore indigné que l’avocat de la défense ait réussi à faire baisser de 7811 euros les compensations financières que le chauffard a dû payer pour la mort du petit frère. Enfin, Tripp n’arrive toujours pas à se débarrasser de son habitude de toujours trop en faire dans les expressions de son personnage. En essayant de dessiner une douleur indicible, Tripp prend le parti d’exagérer les sentiments qu’on lit sur les visages, et il en arrive à la limite de la caricature, ce qui a tendance à déforcer plutôt qu’à renforcer sa démonstration (un défaut qu’on retrouve dans tous ses albums, d’ailleurs). Le choix de Sala, par contraste, est d’avoir recourt à l’allégorie et à la retenue, en montrant plutôt une douleur intérieure qu’extérieure, ce qui marche beaucoup mieux que chez Tripp.

32. torpedo31200 - 03/08/22 17:57 - (en réponse à : The Goddamned 2 - Urban comics)
Suite qui n' en est pas vraiment une, Jason Aaron et RM Guéra reviennent avec une certaine fureur blasphématoire (mix de La Bible et Conan en mode berseker).
Très supérieur au premier volume, qui était déjà pas mal.

31. froggy - 25/07/22 01:27
Cabanes & Manchette, Morgue pleine

Ce n'est pas que ce soit impossible de resumer l'intrigue de cet album en quelques lignes, c'est surtout inutile car elle est tres compliqueee, tellement qu'elle est aux limites du comprehensible, comme si Manchette avait voulu ecrire son Grand sommeil, le roman noir de reference que meme son auteur, Raymond Chandler, reconnaissait s'y perdre un peu. En France, il y en a certains de Leo Malet qui sont du meme calibre. J'ai eu l'impression que Manchette l'a ecrit au gre de son inspiration et faisant confiance a son talent pour s'en sortir, ce qu'il a toutefois fait.

Le heros, qui est en fait un anti-heros, est un ancien gendarme, devenu detective prive a la suite d'une bavure qu'il a commise. Il est alcoolique et absolument fauche. Plein de choses vont lui arriver. Cela se passe au debut des annees 70. Manchette a multiplie les personnages dont chacun est le moteur d'un intrigue, il les fait croiser et recroiser. Il y a des fausses pistes, des meurtres, des hommes sans scrupules, tout cela sur son fond habituel de nihilisme qui ne peut que me faire songer au dialogue dit par Marguerite Duras dans Le camion, "ce monde est pourri, qu'il aille a sa perte".

Je ne peux pas dire que j'ai beaucoup aime cette histoire car j'ai trouve cela trop complique justement, je suis toujours du genre a croire que les bonnes fictions ne necessitent pas forcement une plethore d'intervenants, je continue a preconiser la simplicite. Une bonne intrigue et seulement un petit nombre de personnages suffisent amplement pour faire une bonne histoire mais c'est plus dur, Manchette l'avait deja prouve.

Dans cet album, Cabanes a fait un gaufrier, quasiment toutes les planches sont de 9 cases de taile egale, a raison de 3 pour 3 bandes, seule la derniere est une grande case qui sert d'epilogue et qui nous montre la Porte St Martin a Paris, (a moins que ce ne soit la St Denis). Les decors sont bien rendus et il faut reconnaitre que certains papiers peints des annees 70 sont bien hideux quand on les revoit aujourd'hui. Comment representer graphiquement un heros qui repond au doux nom que Manchette a choisi aussi peu glamour et clinquant que possible, Eugene Tarpon loin des plus claquants, Sam Spade, Philip Marlowe? Meme celui d'Hercule Poirot sonne mieux, c'est dire. Avec un tel blaze, on est en droit d'imaginer un petit homme rondouillard ou maigrelet (au choix) au physique insignifiant, tel Jack Palmer de Petillon par exemple. En lieu et place, Cabanes a cree un homme plutot grand et fort au nez casse et au visage bien burine (son ancetre serait-il un certain Mike Steve Blueberry, lieutenant de la cavalerie americaine au XIXeme siecle?) et qui s'en prend plein la gueule entre deux cuites car l'homme a une bonne descente, mais pas autant que celle du commissaire Maigret, celui qui bat tout le monde a ce jeu la. C'est une bonne idee de la part du dessinateur qui prend ainsi a contrepied un cliche tres courant dans les romans et films policiers. J'ai trouve que les personnages masculins etaient moins bien dessines que d'habitude chez Cabanes, les yeux conservent souvent la meme expression au fil des cases. La fille, celle par qui tout arrive, s'en sort mieux. Manifestement, Cabanes a prefere la dessiner que les autres. Il me rappelle le traitement privilegie que Gibrat reserve a ses heroines.

Note finale, 3/5. Bien mais pas plus que cela, moins que les autres adaptations par les memes auteurs assurement.

30. heijingling - 18/07/22 15:01
@Ce n'est pas qu'il a accepté bien qu'en désaccord avec la ligne éditoriale, pensant pouvoir la changer, c'est qu'il a été expressément nommé pour la changer, c'est assez différent du point de vue de l'effet escompté. Après, l'a-t-il fait, je l'ignore.

@pm#26: tu fais un anachronisme; aujourd'hui on ne peut se dire ouvertement fasciste, mais dans les années 30, ceux qui l'étaient pouvaient le proclamer ouvertement, et parfois s'en vantaient, donc, ce n'est pas pour une question d'image que le rédac-chef du XXème siècle a été remplacé, mais bien pour une question de désaccord politique.

29. pm - 18/07/22 13:36
D’ailleurs le XX ème siècle a cessé de paraître avec l’occupation.
Mais Wallez avait grandement influencé Hergé et Germaine, sa première épouse.

28. suzix@bdp - 18/07/22 12:21
Je peux comprendre qu'on accepte de prendre la tête d'un journal ou d'une organisation ou qu'on participe à un mouvement voire à un gouvernement alors qu'on n'est pas complètement d'accord avec les lignes directrices, surtout si de par sa nouvelle position, on est capable d'infléchir cette ligne.

27. heijingling - 18/07/22 12:13
Selon Wikipedia, après 1933, il n'était pas même subrepticement fasciste, mais carrément le contraire: "De 1924 à 1933, Norbert Wallez, prêtre diocésain, dirige le journal. C'est lui qui embauche Georges Remi qui n'est pas encore Hergé, puis lui confie en 1927 la direction du supplément pour la jeunesse Le Petit Vingtième, et lui fait créer le personnage de Tintin reporter1.

Wallez est écarté en 1933 par le cardinal Van Roey en raison de ses convictions fascistes.

Après le renvoi de Wallez, William Ugeux, qui allait devenir une figure importante de la résistance durant la seconde guerre mondiale, fut mis à la tête du journal. Il en resta le rédacteur en chef jusqu'en 1940."

Je serais étonné qu'un type qui allait devenir une figure de la résistance ait accepté de diriger un journal ne serait-ce qu'un tant soit peu fasciste. Il était catholique conservateur, comme De Gaulle, qui n'était pas franchement fasciste (quoi qu'ait pu insinuer Mitterand par la suite).

26. pm - 18/07/22 11:23 - (en réponse à : Quentin)
Tu as raison, je retire « ouvertement » car il ne fallait pas que ce soit trop visible.

25. Quentin - 17/07/22 22:58
Le XXe siècle n'était pas un journal ouvertement fasciste. Il était catholique et conservateur, ce qui n'est pas pareil. L'abbé Wallez a d'ailleurs été écarté de la direction en 1933, justement à cause de ses sympathies fascistes, ce qui prouve bien que le journal n'était pas fasciste.

24. pm - 17/07/22 21:14 - (en réponse à : Froggy)
Hergé était jeune et ignorant, tout le contraire d’un intellectuel et une cible idéal pour être manipulé.



 
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